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Discussions-Psy Ce forum traite de santé psychique et de santé mentale. Il est ouvert à tous, et surtout aux personnes désireuses de s’informer à propos des soins psychologiques et psychiatriques.

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Vieux 02/09/2005, 06h15   #1
Aloes
Aloès
 
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Date d'inscription: février 2005
Localisation: Québec, Canada
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Sourire Présentons-nous !

Bonjour tous et toutes,

Suite aux suggestions d’Hervé (Pinback) et de Pandore voici un espace de discussion réservé pour se présenter les uns les autres, anciens et nouveaux participants, afin de mieux se connaître. C’est une manière de se mouiller un peu plus, pour ceux et celles qui le souhaitent, de tendre nos arabesques respectives vers autrui.

Il peut être intéressant d’y mettre un témoignage sur nos parcours respectifs, les difficultés vécues, les moyens mis en place pour les surmonter, nos réussites.

Il est aussi possible de parler un peu plus de soi, de qui l’on est, nos intérêts dans la vie, nos projets, nos espoirs. Chacun dans ce qu'il ou elle se sent confortable de dire, de partager aux autres.

Je suggère aussi d’user de prudence afin de ne pas dévoiler trop de détails personnels de nos vies qui permettraient d’être reconnus hors du net par des gens avec qui nous ne souhaitons pas partager ces petits coins de jardin.

Pour les commentaires, réflexions suite aux présentations, c'est par ici :
http://www.atoute.org/n/forum/showth...101#post216101

Merci pour cette belle initiative .

À bientôt et au plaisir de se connaître mieux,
__________________
Aloès
ex-modératrice de Santé Psy

Dernière modification par Aloes 03/09/2005 à 04h02.
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Vieux 02/09/2005, 12h01   #2
Slideman
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Date d'inscription: août 2005
Messages: 127
Re : Présentons-nous !

Bonjour à tous

je me lance. Pas mauvaise l'idée !
Je me prénome Walter, vis en Belgique à Bruxelles, et j'ai 48 ans. Je sui célibataire, et vis seul. Suis actuellement sans emploi et pas vraiment à sa recherche pour être honnête. (pour l'instant du moins. J'ai d'autres choses à règler avant cela).
Ca fait très C.V non ?
Bien. Ma vie jusqu'à présent fut plutôt cahotique à tout niveau. Amours, amitiés (je ne sais pas si par dépit ou par pitié...!), travail ...
De nombreux voyages, démenagements, qui étaient probablement des fuites pour échapper à un problème de dépendance.
Suis en psychothérapie depuis deux ans et demi, thérapie qui approche de la fin . Ceux qui ont lu mes billets sont au courant, je les ai suffisament "bassiné" avec mes pleurnicheries !! lol.
Pour terminer, je parcours journellement ce forum depuis environ un mois et le trouve plutôt génial.
J'aimerais beaucoup echanger avec d'autres membres et j'attends vos nouvelles.
Bises à tous
Walter
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Vieux 02/09/2005, 12h06   #3
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Re : Présentons-nous ! -Pinback

Quelle importance, tout le monde s'en fout !

Bon, puisque ma présentation intéresse quelques personnes, je la remet.

J'ai commencé à voir régulièrement un psy il y a maintenant deux ans. Enfant, j'étais déjà allé voir des psychologues après qu'une orthophoniste ait tout tenté pour me faire parler droit.
J'ai failli aussi voir un psychiatre après ma maîtrise d'histoire parce que je me sentais déprimé. Ma maîtrise avait été en effet mal noté de telle sorte que je n'ai pas obtenu de bourses d'études pour poursuivre en DEA. Dès cette époque et un peu avant j'ai commencé à avoir des symptômes de ma maladie mais ils ne m'ont pas empêché de poursuivre mes études. J'avais tout de même un tempérament mélancolique.
Après la maîtrise, je me suis donné un an de réflexion pour me réorienter et je suis entré sur concours à l'IUT des métiers du livre. L'année s'est bien passé hormis mes symptômes qui ont doucement commencé leur lent travail de sape sans que je m'en aperçoive. Il y avait un mémoire à préparer parrallèlement à l'année d'études. Je ne sais pas comment je me suis débrouillé, mais les profs qui m'ont corrigé l'ont détesté au point de me casser violement comme jamais de vrais profs d'université ne se le serait jamais permis. Je ne m'en suis jamais remis.

C'est alors qu'Hélène que j'ai rencontré à l'IUT m'a conseillé d'aller voir un psychiatre, ce que je fis. Il m'a gardé un an. Auparavant j'ai été hospitalisé. C'est ma conseillère à l'emploi de l'époque qui me trouvant très mal alors que mon psy était en vacances me proposa de faire un tour aux urgences psy de ma ville. Ils m'ont gardé. Je me disais suicidaire, ils me voyaient bipolaire. Mais c'est un service qui a la réputation de voir des troubles de l'humeur partout. J'y suis resté trois semaines...

Si mon premier psy m'a viré (pour reprendre le titre de la discussion que j'ai ouverte à l'époque) c'est parce que quelques mois plus tard je suis retourné voir la psy du service où j'avais été hospitalisé pour lui demander un avis médical dont je savais que mon psy ne medonnerait jamais. Elle lui a fait une lettre qu'il n'a pas du tout apprécié : il a cru que je la voyais dans son dos et a conclu "qu'il n'était pas le bon psy pour moi" ce qui n'était pas tout à fait faux. C'était au mois d'août 2005.

Après une tentative avec un psy du cmp de mon secteur je suis allé voir une psy libérale parce que le délais entre les rendez-vous était plus raisonnable. J'en suis très content. Au début de cette année, elle m'a proposé de voir une psychologue qui travaillait avec elle dans un CMPS pour me faire passer des tests. C'est ainsi que j'ai fait le test de Rorschach et TAT. La fois prochaine on se servira de mes photos comme support à l'analyse.

Parrallèlement à tout ça, ma psy m'a conseillé de remplir un dossier de demande d'AAH voyant que j'étais incapable de travailler. En effet, je ne suis capable que d'avoir des "activités" pas du travail. C'est ainsi que je suis récemment passé devant un expert qui m'a reconnu inapte au travail et donc m'a accordé l'AAH.

Pour finir, je rajouterai que nous avons depuis presque deux ans un chien nommé Velvet, un Cavalier King Charles, et depuis janvier de cette année un chat, Sacré de Birmanie nommé Aramis.

Enfin, je suis un passionné de photographie.

Voila, c'est fait !

Edit : aux dernières nouvelles, je ne suis plus bipolaire. En tout cas ma symptomatologie ne correspond plus à cette maladie selon ma psychiatre. Je l'ai peut-être été, mais je ne le suis plus.

Elle pense que je fais de la dissociation, raison pour laquelle elle m'a augmenté le traitement : de 15 à 22,5mg de zyprexa et 5 puis 4 comprimés de théralithe 250 par jour contre 6 avant.



Dernière modification par Pinback 13/06/2007 à 20h01. Motif: Nouvelle présentation
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Vieux 02/09/2005, 15h50   #4
Giulia
 
Messages: n/a
Re : Présentons-nous !

Kalimera
Donc moi c'est Giulia, 19 ans et demi, parisienne, je viens d'avoir un bac L Langues Italien, Anglais et Grec et je rentre en fac de droit à la Sorbonne. J'aimerais devenir interprète, mais y a encore du boulot

Ma famille
Famille monoparentale du coté de ma mère, recomposée du coté de mon père. J'ai une soeur de 17 ans.
Papa et sa femme ont eu un enfant, mon petit frère Thomas, adopté aux USA par le système de l'adoption ouverte : Virginia est américaine, papa, Gilbert, est français.
Ma mère et mon père ont divorcé alors que j'avais huit ans.
Ma mère, Brigitte, est juive sépharade. Elle est née en Tunisie (à Sfax précisément), elle est la dernière d'une famille de 3 enfants. Elle et sa famille ont du quitter la Tunisie en 1962, soit 5 ans après l'indépendence de la Tunisie. En Tunisie, la communauté juive était très mélangée : des Italiens, Libanais, Grecs, Espagnols... se cotoyaient et vivaient ensemble. Ma grand-mère maternelle est d'origine italienne, son père était le Consul d'Italie à Sfax ; tandis que mon grand-père était d'origine espagnole, d'Andalousie précisément.

Mon père est né à Biarritz, il a deux soeurs ainées, l'une née à Reims et l'autre à Antananarivo (Madagascar).
Mon grand-père était originaire du Nord de la France puis il a quitté sa famille pour partir à l'armée, où il était militaire dans les colonies africaines francophones. C'est au Maroc, durant une mission militaire, qu'il a rencontré ma grand-mère puis se sont mariés un an plus tard.
Ma grand-mère... Tout un poème, ma grand-mère paternelle... Sa grand-maman était une escalve de l'ile de Malabar, son père était son maitre. Ceci date d'avant l'abolition de l'esclavage par Napoléon. Puis elle a pris un bateau pour le Maroc et elle arrive à Casablanca, au Maroc, là où ma grand-mère est née.


Mon histoire avec la psy
J'y suis tombée dedans quand j'étais toute petite. Je rentrais en maternelle, ne supportais pas les séparations, le sentiment d'abandon....
Pour moi, la psy, c'est comme partout, avec des gens biens et des idiots, quelle que soit la méthode utilisée. Pour ma part la méthode psychanalytique me convient mieux, j'ai essayé la méthode comportementaliste qui ne me convient pas du tout.
Avec ma psy actuelle, je suis comprise, je me sens plus structurée, davantage capable de prendre des décisions par moi-meme. Le fait de m'etre révoltée avec ma précédente psy a été thérapeutique en soi

Aujourd'hui s'ajoute un nouvel élément. Je viens d'apprendre que je suis atteinte de troubles de l'humeur, et que je vais etre sous neuroleptique, Zyprexa 5mg.
Le Zyprexa m'a été augmenté mais il me faisait dormir tout le temps, alors je vais tester l'Abilify 10.


Santé
Un thème important, car dans notre famille maternelle, soit on a des problèmes de santé soit on est médecin.
Mon oncle Alain (frere de ma mère) et ma cousine (la fille de ma tante Claude) sont respectivement médecin généraliste et interne en radiologie.
Ma tante Claude a fait une thyroidite d'Hashimoto, puis actuellement on (en tout cas les médecins qui la soigne) se rend compte qu'elle est bipolaire. Là elle a appris qu'elle est diabétique.
La cousine de ma mère est sidéenne.
Ma mère est diabétique.
Mon grand-père maternel est décédé d'un cancer du poumon lié à la cigarette (dixit les médecins), comme sa myopie a été mal suivie, il a fait un décollement de la rétine. Je suis également myope, comme ma mère et ma soeur.
Mon oncle, le mari de ma tante, est décédé d'un cancer du poumon très probablement lié à l'amiante.
Du coté paternel, ils sont en parfaite santé et heureusement !
Quant à moi, je suis atteinte de surdité unilatérale de naissance, très probablement liée à un virus. C'est dingue d'ailleurs à quel point l'information sur ce sujet circule peu !! Je dois normalement traduire 24 pages de rapport médical, mais comme l'ordi maternel est en rade...
Le sujet Santé me permet de dire ici à Dr Dupagne, Cafe_Sante et Ln2 qu'ici, j'ai trouvé un sens à mes problèmes de santé. Merci à tous et chapeau bas pour votre travail !!

Dernière modification par Giulia 10/12/2006 à 00h48. Motif: Mise à jour
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Vieux 02/09/2005, 17h49   #5
letotor
multiposteur
 
Date d'inscription: mars 2005
Messages: 5 561
Re : Présentons-nous !

Bonjour,
Letotor 35 ans médecin généraliste.
Je suis étiquetté BIPOLAIRE depuis 1997.
J'ai eu une enfance merveilleuse, des études faciles et presques brillantes.
En 1997 alors que je faisais mon internat, patatras ma vie à basculée:
Je vivais depuis deux ans avec une superbe femme qui s'est révélé être alcoolique et perverse, je me suis ruiné la santé à vouloir l'aider, jusqu'à ce que je fasse trois tentatives de suicide coup sur coup. On m'a mis alors en secteur psychiatrique libre et sous antidépresseur ce qui m'a fait virer maniaque avec retentative de suicide, hospitalisation sous la contrainte etc...
Je m'en suis sorti trés (trop) rapidemment en faisant la connaissance toujours en 1997 de celle qui allait devenir ma femme et la mère de ma fille.Jai été traité de 1997 à 2004 par lithium seul.
J'ai du vivre normalement jusqu'en 2002 et puis là de nouveau à la faveur de difficultés pour avoir un enfant, de difficultés professionelles et financière, de difficulté dans ma vie de couple j'ai rebasculé le 3 janvier 2005 avec une tentative de suicide trés grave qui m'a valu 2 mois de réa et une trés longue convalescence.
J'y ai perdu une partie de ma clientèle (6 mois d'absence), mon couple.
Je suis donc Actuellement toujours en dépression avec des idées suicidaires permanentes ayant du mal à me projeter dans l'avenir.
Je suis suivi par un psychiatre (depakine, zyprexa 10) et je démarre tout juste une analyse.
Pour ce qui est des idées suicidaires je me soigne chaque jour par la méthode Coué: "ça ira mieux demain, ça ira..."

Dernière modification par letotor 05/09/2005 à 17h11.
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Vieux 02/09/2005, 19h48   #6
Pan
 
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Re : Présentons-nous !

Bonjour moi c'est Pan , j'ai 21ans, bientôt 22, et j'ai passé la plus part de ma vie à me sentir malheureuse, et la plus part des gens qui m’entourent, de leur point de vu extérieur, vous diront sans raison.

Ma Famille, mes 2 parents, et mon frère. Mais difficile de savoir par où commencer, tout est tellement compliqué.

Mon père est je dirai quelqu'un d'absent, il est là mais ne parle pas ne dit rien, ou l’alors pour râler, ou me dire ce qu’à son avis je devrai faire sur un ton impératif.

Ma mère, il y aurait tant de choses à dire, elle ne m'a jamais témoignés de gestes de tendresse. Lorsque que plus jeune je pleurai, d'avoir trop mal, elle continuai à étendre son linge, ou faire autre chose, sans vraiment me regarder, me laissant là toute seule dans ma solitude. Femme froide, presque lunatique, faisant la tête pour un rien. Depuis toute petite, je sais reconnaître le début de ses périodes, où je suis seule et où je ne sais pourquoi elle m’en veut.

Du coup j’ai donc toujours vécu dans l’anxiété, la peur et la culpabilité.

Par la suite elle, ma mère, a été malade, un premier cancer du sein à 45ans, puis une récidive vers 55 ans, du coup mastectomie puis chimiothérapie. Je sais qu’elle a mal, mais moi dois-je recevoir le contre coups de sa douleur ? Pour vous donner un exemple,

Lors de sa mastectomie, je suis venue la voire à l’hôpital, j’avais un peu de retard à cause des embouteillage, et je me suis retrouvée là face à elle, me disant sur un ton méprisant depuis son lit : « j’aurai préféré que tu nettoie la salle de bain, plutôt que de venir me voire ». Certain pourront trouver ça insignifiant, mais ça ne l’est pas croyez moi. J’ai eu mal comme toujours, comme elle a toujours su me faire mal. Et ce n’est qu’un exemple.

Mon frère, lui est parti, loin, marié. Il ne comprend pas, me dit que je fabule, quand je lui dis que rien ne va, que c’est dur avec « les parents ». Il ne veut pas m’écouter, ou ne veut pas comprendre. Mais lui il n’est plus là il s’en est « sorti ».



Mon mal depuis toujours, une date ma rentrée de 4eme, les enfants sont méchants entre eux. Je fus à partir de ce jour de rentré considérée comme un paria, une moins que rien, une grosse sans amis, qui pu, qui est sale, et surtout seule. A la maison, le soir j’étais agressive d’avoir du me défendre toute la journée contre les moqueries des autres. Du coup l’atmosphère était électrique. Mon frère et mon père me disaient : « c’est normal que tu n’ai pas d’amis, vu comme t’es », et ma mère ne disait rien ne les contredisait pas. Tout ceci à duré plus de 3ans, jusqu’en seconde. Mais résultat toujours en baisse, j’ai décidé de redoubler. Aujourd’hui encor quand j’y repense, et au moment même où j’écris, je pleure, j’en souffre encor. Et je me demande pourquoi, mais pourquoi n’ont-ils rien vu ou rien fait, mes professeurs devaient le voire, pourquoi ne m’ont-ils pas aidée ?


Pendant c’est 3années, j’ai été seule, le soir dans mon lit je haïssais tout le monde, j’aurai voulu les tuer, les faire disparaître. Puis je me disais que c’était moi que c’était de ma faute, et là c’est moi que je voulais tuer. Je finissais en larmes au pied de mon lit, n’ayant pas réussi à m’étouffer avec mon coussin, sans personne à qui en parler.

Mon redoublement, en seconde, m’a était en quelque sorte salvateur, j’ai été mieux pour un temps seulement. J’ai eu mon bac de justesse, n’ayant bossé vraiment qu’au dernier moment. Du lycée, je ne peux pas dire que j’en ai gardé des amis tout au plus quelque copain.

Puis la fac est arrivé je me suis inscrite en médecine, dans la grande ville près de chez moi. Mais médecine c’est des amphis immenses et bondés. Entourée de monde, j’étais à nouveau toute seule, à nouveau malheureuse, avec cette boule dans la poitrine, ce mal-être permanent. Je ne dormais plus et paradoxalement je m’endormais en cours. Lorsque j’en parlai à ma mère, elle me disais « accroche toi, considère nous comme un roché auquel tu peut t’accrocher », malheureusement le roché était et est encor trop souvent glissant. A la fin du premier semestre à la reprise des vacances de noël, je n’y suis pas retourné, je n’ai même pas passé mes partiels.
Je suis alors resté pendant 6 mois à ne rien faire, passant de garçon en garçon, sans satisfaction.


A la rentrée 2003, je me suis inscrite en compta (je ne vous l’ai peut être pas dit mais ma mère est comptable). Après une nouvelle déception amoureuse, qui fut comme un déclic, j’ai a nouveau tout arrêté, après 2semaines de cours. Je restai cloîtrée à la maison, seule et male.
J’en étai à un point ou je débuté l’auto mutilation, je me griffé les mains jusqu’au sang. Mais personne ne m’a aidé, alors que je vivais chez mes parents, eux n’ont plus n’ont rien fait.


Un dimanche matin, ou je n’en pouvais plus, je leur ai dit qu’il fallais qu’il m’emmène a l’hôpital psychiatrique, ils ont paru sidéré. Le diagnostic est tombé, j’étais phobique sociale, agoraphobe, et hypersensible. J’ai eu un traitement (Xanax 0.5, et seroprame).
J’ai vu un psy comportementaliste, mais ça n’allai pas mieux. J’ai vu alors, en parallèle, un autre psy 6 mois plus tard. Rentrée 2004, je me suis inscrite dans une nouvelle faculté, biologie. Cela va un peu mieux. Bilan de fin d’année quelques connaissances et un refus catégorique de copain depuis un an, mais aussi mon petit bonus après 2 ans d’inactivité la réussite de mes partiels.

Aujourd’hui 2septembre, rien ne va mieux avec ma mère, je me refuse, moi et mon inconscient, à avoir quelqu’un dans ma vie, et j’ai peur car le 12 je rentre en seconde année, et j’ai peur de me retrouver seule. Pourtant ma thérapie avance bien et m’a aidée, mais j’ai peur.




Là a ce moment j'ai peur à l'idée de poster, peur à l'idée d'être jugée... encor ma phobie.

Je vous laisse, je reviendrai sûrement.
Pour ceux qui ont écrit ici au paravent, je les ai lu en entier, avec avidité, parce que je voulais connaître leur histoire.

Merci à Aloes pour son idée.

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Vieux 03/09/2005, 14h17   #7
Barbu
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Re : Présentons-nous !

Bonjour moi c'est barbu 31 ans enfance assez heureuse malgré le fait que mon pere en depression profonde ne nous parlait quaisment pas a ma mere et moi .Scolarité cahotique malgré des capacités largement au dessus de la moyenne d'ou la visite chez un pedo psy tres renommé qui s'est averé etre un pedophile.A 21 ans je perds ma moitié (mon meilleur ami suicide) A ce moment la rien n'allait plus et je tombe amoureux d'une femme politoxicomane que j'ai bien sur voulu aider pendant 7 ans j'y ai laissé pas mal de plume et entamé une therapaie analitique (tombé dans l'alcool a cette periode) .Ensuite je suis tombé sur une femme manupulatrice et castratrice qui m'a fait encore plus de mal .Tentative de ts le 1er aout 2005 .J'ai pris des vacances pris du recul et a decouvert ce site qui me fait sentir moins inutile parfois et ou je puise une certaine force .Je vais sous peu changer completement ma vie et j'espere que toutes ces epreuves seront plus qu'un mauvais souvenirs a l'avenir . Gros bisous a tous
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Vieux 03/09/2005, 17h58   #8
Isidore
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Re : Présentons-nous !

bonjour, je m'appelle Isidore.

et bien euh... je crois que ma vie, tout le monde s'en branle. (c)

on est pas sur terre pour emmerder les autres avec nos problèmes. on a tous nos casseroles (c).

(c'est pour un concours ou quoi ?)

c'est déjà bien beau d'être suivi par un psy.

je vois dans les blogs, autres sites de ce genre et dans les pseudo-amitiés internet une exploitation de la misère humaine. (c)

allez donc étaler vos problèmes dans la "vraie vie" avec des "vrai gens", vous serez vite rejetés. (c)

j'écoute ballavoine : "vivre ou survivre" nan nan nan "et se dire qu'on est pas les plus malheureux....."

à part ça, je n'ai pas d'amis et je me réfugie dans les relations internet.
Isidore is offline   Réponse avec citation
Vieux 03/09/2005, 18h41   #9
eschi
 
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Re : Présentons-nous !

moi,
j'ai 30 ans, je suis tombé malade à 21-22 ans : schizophrénie simple. je poste donc surtout sur "schizophrénie".
mon principal problème ce sont les voix que j'entend toujours, mais qui sont gentilles la plupart du temps. (c'est peut-être lié à mon comportement leur attitude vis à vis de moi ? j'en ai l'impression).
je poste sur atoute depuis fin juin dernier, j'y viens tous les jours, dans certaines situations j'ai pu trouvé du réconfort et un peu d'aide de la part des membres. actuellement, il me reste qq problèmes à résoudre pour vraiment re-devenir monsieur tout le monde : j'ai 8 à 10 kilos de trop à cause des médocs, je me replis souvent sur moi en société mais fais des efforts, j'ai du mal à trouver un travail (ça fait deux ans que je n'arrive pas à trouver une solution stable), je dors trop (pour être en forme il me faut 11 à 12 heures de sommeil) sinon, c'est déjà pas mal, la maladie fait presque partie du passé.
je ne me suis jamais laissé abattre, et tous les moments que la maladie m'a donné en répit, je les ai utilisé pour chercher le meilleur moyen de m'en sortir.
@+
eschi
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Vieux 03/09/2005, 20h41   #10
khenpo
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Messages: 3 836
Re : Présentons-nous !

Modification par discrétion

Dernière modification par khenpo 14/05/2006 à 01h06.
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Vieux 04/09/2005, 20h11   #11
Karpat
 
Messages: n/a
Re : Présentons-nous !

Bonjour, je me lance :

J'ai 50 ans, célibataire, deux filles dont une vit encore avec moi dans le sud de la France. Actuellement au chômage, je garde ponctuellement des enfants.

Parents séparés dont le divorce a trainé pendant des années de bagarres, un frère malade qui réclamait toute l'attention maternelle, presque toujours avec nos grand-parents, m'a donné le sentiment d'une enfance solitaire. J'ai le souvenir d'avoir souvent pleuré dans mon lit. Mais bonne élève, ayant sauté une classe.

Vers 10 ans je suis allée rejoindre mon père en Afrique pour 1 an, qui en a duré 7, j'ai cédé au chantage affectif. Nombre de redoublements. A 17 ans envie de suicide, mais d'imaginer la peine de mes parent m'en ote l'idée, je me dis que je ne suis pas malheureuse à ce point, que j'ai tenu jusque là et donc que je verrai bien ce que sera ma vie. Problème j'en suis restée là, plus ou moins spectateur de ma vie...

Enfin je rentre en France pour mes études, un peu comme ça en passant, car pour continuer plus d'un an il faut pouvoir assumer de prendre la parole en public, donc abandon, d'autant que je n'ai pas d'ambition professionnelle. Je n'ai eu que des CDD, sauf une fois et j'en ai pleuré de l'angoisse d'être coincée. A 24 ans je fais ma première grosse dépression à la suite d'une déception amoureuse, soignée avec succès.

Après avoir élevé mes enfants, petite crise à 39 ans, besoin de me recadrer dans ce petit monde familial en évolution, de prendre un peu de recul. Malheureusement je vois un généraliste qui se prend pour un psy et transpose ses problèmes. Il me refuse un petit séjour en maison de repos, mais veut m'envoyer dans un hôpital psychiatrique, j'accepte d'abord puis grosse panique à l'idée que je n'en sortirai plus ! Il me donne un traitement qui m'assomme complètement mais ne calme pas les angoisses, au point que j'ai l'impression de devenir folle tant j'ai le désir de m'ouvrir le ventre pour enlever cette boule douloureuse au niveau du plexus et je fais une overdose médicamenteuse avec lavage d'estomac.

Au final en 97, décé de mon mère, de mon grand-père maternel , séparation d'avec mon compagnon après 15 ans de vie commune, fin de contrat de travail, hôspitalisation pour une journée qui se ralonge 1 mois à cause de complications. Mon généraliste actuel m'a prescrit un traitement : céropram et stresam qui m'a très bien convenu et une rencontre qui m'a beaucoup apporté. J'ai peu à peu espacé puis arrêté le traitement, sûre d'en être sortie. Mais peu à peu le négatif est remonté à la surface au point de chercher tout ce qui ne va pas. En train de tout gâcher en toute conscience sans pouvoir faire autrement jusqu'à la rupture : de nouveau Mr Hyde plus ou moins sous le regard lucide de Dr Jack Hill. J'ai donc décidé de commencer une thérapie auprès d'un psychiatre recommandé par le géné.

Le spy a confirmé ce dont je me doutais, 'je suis une vieille petite fille'...

Merci de votre patience et excusez les fautes et erreurs, mais si je me relis je vais tout effacer pour recommencer 15 fois et ne rien envoyer

Dernière modification par Karpat 04/09/2005 à 23h01.
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Vieux 05/09/2005, 13h48   #12
Timea
 
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Re : Présentons-nous !

Hello,


Avant de me présenter, je tenais à te dire, Pandore, que ton témoignage m'a beaucoup émue. Il existe en effet certaines similitudes entre ton enfance et la mienne. Mais je te laisse seule juge.

Mon pseudo, tout d'abord. Une simple féminisation de "timeo", qui, en latin, signifie "je crains". Puisque l'angoisse dirige ma vie, ce choix me semblait logique.

Je suis le fruit d'un couple cahotique, qui a divorcé lorsque j'avais trois ans. Ma mère, qui connut un amour de jeunesesse passionné et platonique demeura chez ses parents jusqu'à l'âge de 36 ans. Elle n'avait alors aucune expérience de la vie, et rencontra un hommme intelligent, beau-parleur, manipulateur (et alcoolique) qui devint son mari, puis mon père.
J'ai failli mourir alors que je n'étais qu'un foetus de 4 mois. Mais je survécu à cette "fausse-couche" avortée des raisons que le gynéco de ma mère ne s'explique toujours pas. Quelques heures apres ma naissance, je manquai de mourir à nouveau, par étouffement. Pourtant, je suis née à terme et par césarienne.

Ma grand-mère maternelle mourrut quand j'avais six mois. un détail d'importance puisque ma famille "nucléaire" se réduisait déjà à peau de chagrin: aucun contact avec les nombreux frères et soeurs de mon père, me restaient donc un oncle maternel en vie et sa femme (stérile), et mon grand-père paternel.
Ces trois êtres, ainsi que ma mère, allaient former le "noyau dur" d'une famille dont j'étais le seul enfant. Et reporter tous leurs espoirs sur moi. J'ai dû héals endurer pendant trois ans le calvaire de mon oncle, décédé prématurément d'un cancer alors que j'avais 9 ans, puis celui de mon grand-père emporté par l'emphysème alors que j'avais 17 ans. Deux figures paternelles "marquantes" et bientôt manquantes, alors que mon géniteur, lui battait ma mère avant son divorce, puis n'a jamais véritablement "endossé" son rôle de père.
La justice ne lui en a d'ailleurs pas laissé l'occasion: il ne reçut qu'un droit de visite le samedi matin, chez ma mère et une heure de promenade. Cette heure lui a cependant suffi pour détruire ma vie de femme. ça ne s'est passé qu'une fois, mais j'en ai été marquée au point de me taire pendant plus de 20 ans. Ce n'est qu'en analuse que j'ai trouvé le courage d'en parler.
J'avais alors 8 ans, et je passais d'un hôpital à l'autre, accrochée à la survie de mon oncle qui se mourrait du cancer. Et que j'aimais comme un père. En un an, j'ai été atteinte par une grave myopie bilatérale.

Ma mère n'a rien vu. Car, scolairement parlant, je répondais parfaitement à l'image qu'on attendait de moi: pas question de descendre en dessous du seuil des 95 %. Je pouvais, à la limite me permettre d'être seconde, en classe mais certes pas troisième. J'étais une enfant polie, réservée, qui se mêlait toutefois aux convesrations d'adultes car je ne voyais pas beaucoup d'autres enfants. Je donnais l'impresion, par le niveau de mes conversations, de mûrir avant l'âge. Mais émotionnellement, j'étais la toute petite fille que je suis toujours aujourd'hui, à trente ans. Je disais "bonjour madame", "merci, vraiment, merci (comme si chaque attention qui m'était apportée représentait une faveur spéciale)" et surtout "excusez-moi de vous déranger". Car j'avais l'impression d'être toujours la troisième roue de la charette.

J'ai eu une adolescence asexuée et insipide: boulotte, boulimique, complexée, sans histoires d'amour. Je faisais le "clown" dans la cour de récré pour échapper à l'image d'intello qui m'avait été collée en primaire. Je faisais rire pour ne pas pleurer moi-même. Scolairement, j'ai traversé mes années de lycée,et plus tard,l'université sans aucune difficulté. C'est le seul secteur de ma vie qui n'a jamais souffert des effets de ma névroses. J'ai toujours été paresseuse, comme mon père, mais n'ai jamais dû beaucoup étudier pour réussir à maintenir le "niveau" qu'on attendait de moi. Si je n'avais pas eu cette chance, j'aurais redoublé plus d'une fois. Car je ne suis ni ambitieuse, ni carriériste. J'abandonne au premier obstacle. Je suis vélléitaire, craintive, n'ai aucune confiance en moi, et je fais douter les autres de mes propres capacités. Beaucoup m'ont fui en prétextanbt ce manque de confiance en moi, qui finit par agacer et lasser.


A 17 ans, je me suis effondrée (dépression), suite au décès de mon grand-père maternel . Moi qui pleurait peu autrefois, j'ai perdu pied, et suis rentrée dans le cycle des maladies psychosomatiques: fausse tumeur au cerveau, fausses crises cardiaques, paresthésies, fausse crise d'appendicite, et j'en passe. j'ai reçu des benzos (calmday) et ensfin, suite au conseil avisé de mon médecin généraliste, j'ai entamé une psychothérapie. Trois ans plus tard, j'ai eu l'impression d'en avoir fait le tour, sans en avoir vraiment retiré la substantifique moëlle. j'avais alors 20 ans.
J'ai "vivoté" jusqu'à l'âge de 23 ans, et entamé une seconde licence universaitaire ( en partie par crainte de rejoindre trop précocement le marché du travail). Et me voilà éperdument amoureuse d'un étudiant. Le grand amour, le coup de foudre qui emporte tout sur son passage, qui ne laisse plus rien à perdre. Car je n'allais pas tarder à comprendre ses préferences homosexuelles. Il me parlait mariage, mais nous n'allions pas très loin. Quand il m'a quittée (sans doute parce qu'il a réalisé l'impasse dans alquelle il se dirigeait), à 26 ans, je me suis à nouveau effondrée, j'ai fait un TS (pas grave) et ai entamé la psychanalyse que je suis depuis 7 ans maintenant.
A 17 ans, j'avais vécu quelques expériences de depersonnalisation légère, et, étant hypocondriaque de nature, j'avais lu pas mal d'ouvrages qui ont fini par me persuader que j'étais, au mieux schizoïde, au pire, schizophrène.
Mon médecin traitant a réfuté avec force ce diagnostic. Ma première psy aussi. Mais aucun des deux ne m'a donné une explication qui englobe tous ces symptômes de convesrion et cet épisode de dépersonnalisation (impresison de regarder le monee à travers une vitre d'être "a coté de mes pompes"). J'étais donc convaincue plus que jamais de ma schizophrénie.

Après 2 ans, ma psychanalyste actuelle (qui a elle aussi réfuté le diagnostic de schizo) m'a diagnostiquée hystérique. Il paraît que je suis un cas typique. Effectivement, l'hystérie englobe classiquement les symptomes que j'ai subi.Paradoxalement, ce diagnostic, peu agréable en soi (le mot hystérie étant connoté de manière très négative dans le langage populaire), m'a donné une identité provisoire. Mes souffrances bizarres étaient parfaitement identifiées et connues, on pouvait donc les soigner et espérer en guérir. OUi, on en guérit !

Je poursuis toujours mon travail avec cette thérapeute, et me reconstruis jours après jour.
Sept ans plus tard, je ne ressens pas encore de véritables changements dans ma vie. Sauf un grand nettoyage opéré dans mes relations sociales. Volontairement, j'ai fait le choix de m'entourer de très peu d'amis. Je suis "abandonnique" et dès qu'une relation commence, et que j'y investis des sentiments, l'angoisse de l'abandon me rejoint. je préfère quitter avant qu'on ne me quitte, et cela m'arrive de plus en plus souvent de rompre toute relation amicale sans autre forme de procès. On profite souvent de mon côté "serviable" pour m'utiliser à l'envi. je travaille également sur cet aspect des choses avec ma psy. Je vends des services pour récolter de l'amour, et immanquablement, j'attire les gens sans scrupules qui no'nt que faire de mes sentiments.

Depuis sept ans, je travaille dans la même entreprise (la seule que j'ai jamais connue), entourée de collègues qui sont pour moi une seconde famille. C'est le paramètre le plus stable de ma vie ,dans la droite ligne de me études. Je continue donc à "jouer" les petites filles modèles. Mes collègues sont majoritairement masculins, ce sont donc autant de "papas" potentiels envers qui je me dois d'être exemplaire (en faisant bien mon travail).
Mon vrai père ne s'est jamais intéressé à moi, peut-être parce que je n'ai pas fait ce qu'il fallait? Que je n'étais pas assez polie, ou gentille ou intelligente? Inconsciemment, le mécanisme de culpabilité/soumission est toujours bien en place. J'ai mis une partie de mes collègues au courant de ma situation, pour être franche avec eux, et leur permettre de se dégager du "jeu" que je leur impose inconsciemment, si tel est leur souhait.

Je n'ai connu qu'une unique aventure sexuelle, c'était avec un inconnu, en voyage. Une expérience étrange, qui m'a ouvert l'accès vers un autre moi, plus libre.
A part cet épidode, je me sens incapable d'avoir une relation accomplie pour l'instant. Je ne force pas les choses, de crainte de voir ressurgir mes terreurs enfantines.
J'attends la fin de ma métamorphose, la rencontre avec ce "vrai" moi, occulté actuellement par l'hystérie. J'apprends à m'aimer moi-même, avant d'aimer à nouveau un autre.


J'espère ne pas avoir été trop longue. si tel est le cas, pardonnez-moi
Timea


PS: j' ai ajouté une citation de Harry Potter à ma signature. N'ayant pas encore réussi à vaincre seule mes angoisses les plus primitives, je compte toujours sur l'émergence d'un "patronus" pour m'y aider. les pottermaniaquaes me comprendront peut-être

Dernière modification par Timea 05/09/2005 à 16h22.
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Vieux 05/09/2005, 14h25   #13
aimée
 
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Re : Présentons-nous !

Citation:
Posté par Timea
Hello [...]peut-être

Bonjour,

très beaux vos témoignages, moi mon "pseudo" c'est Aimée, je suis une toute jeune séniorette de 50 ans '(le 24 de ce mois), je suis mère célibataire, j'ai 2 grandes filles 30 et 27 ans et je suis mamie de 2 petits bouts adorables un petit garçon de 6 ans et une petite fille de 3 ans.

J'ai beaucoup de mal à parler de mes "pathologies", une cardiopathie très sévère (pontage en 2001), insuffisance coronarienne, cardiaque et arythmie. C'est une athérosclérose précoce familiale et une hypercholestérolomie pure génétique.

Quand j'avais 10 ans ma mère est décédée d'un infarctus, elle n'avait que 36 ans, puis mon frère est décédé de la même maladie à l'âge de 39 ans (je suis la rescapée)!

Depuis ma naissance je souffre d'anxiété chronique , névrose d'angoisse avec dépersonnalisation, attaques de paniques très invalidantes et agoraphobie voilà 12 ans que je ne suis pas sortie de chez moi! je suis suivie médicalement .

A part ça tout va bien j'apprends à vivre avec mes "bobos", je me suis organisée une vie à ma hauteur, j'apprends à gérer les crises et profiter des moments de répits. J'apprécie un joli chant d'oiseau, le rire d'un enfant le sourire d'une vieille dame, le bruit de la pluie sur les carreaux tout est beau!

Comme tout le monde certaines choses me révoltent et sont quelquefois presque insoutenables ! C'est la vie il faut apprendre à composer avec elle et croire!!!

Voilà je vous offre un petit poème (naîf), mais sincère

Il y a des jours et des soleils, des nuits et des lunes
Des jours sans soleil, des nuits sans lunes
Des momments, des saisons

Le temps passe et nous laisse en héritage
Une farandole de souvenirs d'anniversaires
dans la tête et le coeur

Mais aussi la promesse certaine
de sourires, de rires
de bonheurs à venir......

à bientôt

Aimée


PS : je sais que souvent quand on parle de "pontage" on imagine une dame un peu trop gourmande, pas du tout je suis petite et mince, comme quoi ça veut riendire!!!

Dernière modification par Pandore 05/09/2005 à 14h40. Motif: Suppression du message cité
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Vieux 06/09/2005, 18h25   #14
eliande
 
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Re : Présentons-nous !

Bonjour,

j'ai 20 ans et j'ai eu comme pas mal de monde une vie assez mouvementée diront nous.

Dès mes 2 ans, mes parents se sont separés et je suis allée avec ma mère. Je voyais mon père le week end.
Ma mère avait à cette epoque refait sa vie avec un homme dont elle s'est separée 9 ans plus tard.
Mon père avait lui aussi refait sa vie, s'était marié et a deux enfants de ce mariage.

Après cet homme, ma mère s'est mise avec un homme violent. Il buvait et quand il rentrait à la maison il trouvait le moindre petit truc pour hurler et taper sur ma mère qui avait aussi sombrée dans l'alcoolisme à ce moment. Voyant ma souffrance, elle en est sortie et quand nous nous sommes installés en pavillon avec cet homme il a essayé de la tuer.

Elle s'est separée de lui et nous avons vécues toutes les deux jusqu'à il y a 4 ans quand elle a rencontré un homme genial avec qui elle s'est marié l'an dernier.

Du coté de mon père, sa femme était horrible avec moi. Elle me rabaissait tout le temps. Elle en est même venue à refuser que je parte en vacances avec eux. Elle est partie il y a environ 2 ans dans le lot et garonne en lui disant qu'elle lui "abandonnait les enfants". Mon père s'est battue pour avoir ses enfants et il a reussi. Il en a la garde mais ma soeur a la tête bourrée des conneries de sa mère et c'est très dur.

A 16 ans j'ai eu mon premier petit copain qui avait 27 ans et après une dispute avec ma mère, je suis allée vivre chez mon père pendant environ 2 mois (c'était insuportable). Mon ami m'a quitté. Je suis retournée chez ma mère.

Niveau scolarité c'est le ko. Des crises d'angoisses m'empêchait d'aller en cours depuis la 1ère. Je suis quand même passé en terminale et ai tenté le BAC L. Mon grand père est decedé la veille de ma dernière epreuve où j'ai quasiment rendue copie blanche et j'ai loupé le BAC de pas grand chose(7,77/20).

Je travailles en tant que caissière depuis 2 ans mais ça ne me plais pas du tout.

Je suis depuis 1 an avec mon compagnon et nous avons un studio depuis avril. Depuis que je suis arrivée ici, je suis retombée dans la depression et les crises d'angoisses. Il ne comprend pas et moi non plus d'ailleurs.

Ma mère est seropo depuis environ 10 ans et j'ai très peur.

Merci de m'avoir lu.

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Vieux 06/09/2005, 21h18   #15
mataora
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Re : Présentons-nous !

Bonjour,

Née à Aubervilliers, le 4 août 1979, la petite agathe a eu une enfance heureuse en apparence bien que pourvu de parents "qui ne l'ont pas aidé" dixit l'entourage.
Jusqu'à 14 ans tout va normalement en apparence.
Et là, 1er rapport sexuel, 1ere clope, 1er joint...
redoublement...
Puis rencontre d'un mec de la haute bourgeoisie avec qui je reste un an.
Puis changement d'univers, 2 an et demi chez un mec qui vend de l herbe, grosse consommation, deal, jeux video, soirée...
Bac en pohe, quand même, on se demande bien comment, je pars vivre seule dans un quartier pourri et reprend le business de mon ex à mon compte: alcool, shit, fête, mecs, conneries...
2 ans de fac et hôtesse ds les trains enparrallèle, bref j' abandonne la fac pour le boulot et le deal.
Puis qlqs temps plus tard, petage de plombs, hallu pendant un mois.
HP pendant un autre mois
Je pars vivre 6 mois à Tours avec le fric des conneries passées.
Retour à Paris pour bosser dans l'informatique
J'y reste un an, reprend le shit et mes anciens potes entre temps = repetage de plomb. virée par mes parents, je me balade chez des potes chaque soir puis en France chez tt le monde et n'importe qui, a l hotel, dans la rue... Finalement je vais à Lille - mois chez m tante puis en repars suite a une menace d hospitalisation chez un pote à paris. toutjours en train d'halluciner.
Puis je fait de l argent et m installe dans un hotel. Mes parents reprennent contact avec moi et m envoient un psy qui me convainct d aller a la clinique
2 mois de clinique.
Retour chez mes parents, boulot dans l info que je supporte pas a cause du traitement. Je demissionne et prepar des concours de la fonction publique que j'ai brillement raté 304eme sur 5000 et ils en prennent 135.
Resultat, je cherche un boulot et pars vivre chez un ami car ma mere me rends la vie insupportable: pas normal que je m assume pas et je coute trop cher (la bouffe car j ai l aah).
Voila
La suite bientot
J'ai 2 rdv cette semaine, advienne que pourra, en tout cas je suis operationnelle pour bosser car plus de traitement depuis 4 mois!!!
__________________
le fou est celui qui a tout perdu sauf sa raison
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Vieux 07/09/2005, 08h22   #16
d_dupagne
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Re : Présentons-nous !

Bonjour,

N'étant pas anonyme, je ne peux me présenter de façon intime sans mettre à nu mes proches.

Je peux vous dire que je n'ai jamais vécu de problème psychologique important en dehors mon arrêt du tabac, même si j'ai vécu comme tout le monde mon lot de difficultés.

Je peux en revanche vous dire pourquoi j'ai créé cette plate-forme de forums.

Je me suis intéressé à internet en 1996, avec les forums de discussion usenet et notamment fr.bio.medecine sur lequel j'ai posté des milliers de messages sous le pseudo "dom" puis en mon nom propre.
Il m'est apparu progressivement qu'un forum non modéré devenait rapidement une foire d'empoigne à l'intérêt limité, et surtout que la majorité des internautes ne savaient pas se servir d'Usenet.

Ayant un peu d'argent devant moi, j'ai alors décidé de créer un site de forum (Atoute = "a toute à l'heure") pour répondre aux questions médicales qui foisonnaient sur fr.bio.medecine avec l'objectif de créer un sorte d'encyclopédie au fur et à mesure des contributions, d'où la charte sévère sur le forum maladie.

J'ai été peu à peu rejoint spontanément par des personnes de grande qualité qui m'ont aidé dans cette entreprise, ou qui ont voulu créer et modérer un forum sur un sujet qui leur tenait à coeur. Certains sont partis, d'autres sont restés et font un travail remarquable. J'ai fait sur ce forum des rencontres exceptionnelles.

On me demande souvent pourquoi je fais cela et y passe du temps. Je réponds "parce que cela me plaît". L'utilité sociale de ce forum est supérieure à celle de toute mes autres activités, et nous ne sommes pas censés faire que des choses rémunératrices dans la vie.

Même face à la violence ou à la bêtise, j'arrive à rester motivé la plupart du temps. Pourvu que ça dure !
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Vieux 08/09/2005, 06h21   #17
Aloes
Aloès
 
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Re : Présentons-nous !

Bonjour à tous et à toutes,

Merci pour vos belles présentations. À mon tour.

Je suis une femme de 34 ans, du Québec. J’étudie présentement à la maîtrise en littérature, après avoir travaillé pendant une dizaine d’années dans un métier de relation d’aide.

Il y a quelques années, suite à des événements de vie difficiles et une grave maladie, j’ai connu des souffrances morales importantes qui m’ont incitée à consulter.

Je me suis réparée petit à petit à l’aide d’une psychothérapie et de médicaments. Avec les soins reçus, le travail et le temps, j’ai appris à me connaître mieux, à comprendre et gérer avec plus d’aisance les moments difficiles. J’ai terminée ma psychothérapie à l’automne 2005, après près de quatre ans de chemin. Ce que j’y ait appris, continue de travailler en moi.

Aujourd'hui il ne me reste qu'un suivi avec un psychiatre avec qui je fais le point, me met à jour et renouvelle mes prescriptions. Je continue à me réparer, me solidifier en souplesse à travers mes autres activités (études, écriture, création, jardinage, etc.).

Pour finir, moi et Atoute :
Le forum est mon moment de détente du soir, ça me fait du bien et plaisir de m’y poser. J'aime vous lire, dans tous vos états et surtout dans vos petites et grandes avancées, j'aime aussi y poster.

Ce forum me tient à cœur, je me sens bien ici.

Au plaisir de vous y (re)trouver,
__________________
Aloès
ex-modératrice de Santé Psy

Dernière modification par Aloes 28/06/2006 à 02h12. Motif: Mise à jour
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Vieux 08/09/2005, 14h07   #18
natalina
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coucou, c'est natalina...

Natalina, 30 ans,mariée, angliciste, marseillaise d'origine donc un peu "grande gueule".

Je suis anxio-dépressive depuis toujours, avec un fond nosophobe ou hypocondriaque, c'est selon.La plus grosse nosophobie en ce qui me concerne, c'est le VIH, je sais que ce n'est pas très original mais ça fait quand même dix ans que ça dure!J'ai eu un temps la crainte d'un cancer ORL du fait de ma grosse consommation de cigarettes mais le VIH reste quand même mon sujet de prédilection : je suis incollable en termes de séroconversion, fenêtre sérologique, j'en passe et des meilleures!Ah...Si seulement je pouvais montrer le même engouement pour Shakespeare ou Hawthorne, il y a longtemps que j'aurais eu mon Capes!
Je viens d'une famille qui a peur de tout ce qui touche à la psychiatrie : pour ma mère, "il n'y a pas de fous chez elle (dans sa famille, s'entend) alors que je l'ai toujours connue dépressive, un brin paranoïaque et atteinte de TOC , par ex. elle ouvre ses portes avec du papier essuie-tout, je vous laisse imaginer le nombre de rouleaux qu'elle achète par semaine, elle a peur de toutes les bactéries et virus existant sur terre et prétend que sa crainte est légitime car du temps où elle était secrétaire médicale, les médecins avec lesquels elle travaillait lui demandaient de redoubler d'efforts quant à l'hygiène et de se laver les mains plusieurs fois par jour (une secrétaire, ça tape à la machine, reçoit les patients, non?Et à l'entendre, c'est comme si elle avait été le biologiste qui, lui, manipule toutes sortes de fluides corporels).Nonsense!
Toujours est-il qu'elle nous a élevées, mes deux soeurs et moi dans une atmosphère "stérile" où la crainte des microbes se mêlait à la crainte de l'Autre(tous les gens sont des méchants et des envieux, sauf maman et la famille de maman, car la famille de papa c'est tous des imbéciles, des malhonnêtes qui vous veulent du mal...).Cette mèe a une propension naturelle a glorifier sa famille d'origine, et depuis que nombre d'entre eux sont décédés, elle ne parle que d'eux et àa fait de sa salle à manger une sorte de funérarium avec tous les photos des défunts accompagnées de plantes, ça me fait froid dans le dos!
Heureusement que je vis à 1000 km d'elle, ça me permet d'échapper à ce que ma dernière psy appelait "une mère toxique".le seul problème reste que quand mon mari et moi descendons dans les Bouches-du-Rhône, on est bien obligés de passer plusieurs jours en sa compagnie, mais au moins pas de risque de la voir débarquer tous les week-ends!
Mon père est quelqu'un d'effacé qui a eu un temps une forte attirance pour l'alcool.Son diabète l'a presque sauvé de son mauvais penchant.Il était officier de marine et a cessé son activité pour travailler dans la pétrochimie suite au chantage affectif de ma mère.Il faut dire qu'elle donne l'impression qu'elle nous a mises au monde comme "monnaie d'échange" et a toujours exercé un chantage auprès de mon père concernant les enfants.
Quand je me dispute avec ma mère (ce qui continue d'arriver parfois), elle me dit qu'elle aurait mieux fait de me "faire dans les toilettes" à 7 mois de grossesse.Elle doit certainement le penser vu que je suis née prématurée à 7 mois (En réalité ,nous sommes nées à 7 mois car j'avais une soeur jumelle qui est décédée il y a 10 ans d'un accident de moto).
Ma soeur cadette a été davantage protégée que nous les aînées.En dépit d'une peur de la maladie qui la touche aussi, elle a réussi sa carrière professionnelle et est ingénieur.Son problème a elle tient davantage de la "névrose de classe" et d'un sentiment de supériorité qui la rend parfois antipathique et blessante.
Il y a tellement de problèmes psy dans ma famille en réalité, et je suis la seule à avoir un temps fréquenter les HP, à connaître les antidépresseurs et les "benzo" et à avoir du mal à tirer un trait sur un passé douloureux.La reconstruction, c'est certainement très long!
Merci de m'avoir lue.
natalina is offline   Réponse avec citation
Vieux 08/09/2005, 14h47   #19
fine
 
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Re : Présentons-nous !

bien le bonjour
cette année j'ai trente ans.
j'avais toujours pensé que cette année, cette sacrée année 2005 serait celle de ma transformation en créature de type barbaragouldesque. sans plus l'ombre d'un noeud de neurones. avec toutes mes petites obsessions bien rangées, toutes mes bricoles de jeunesse bien digérées, des cheveux qui volent dans mon dos quand je marche et plus jamais ces crises de sauvagerie qui me font rentrer sous terre. je me voyais fringante, je me suis ramassée.
cet hiver, on a diagnostiqué un cancer du poumon à mon père. mon père est un type extraordinairement soupe au lait. mon père est un type déraisonnablement chiant mais quand je pense que je vais peut-être le perdre, mes jambes se dérobent sous moi.
je gère. pas bien, mais je gère.
cet été, mon meilleur ami a fait un accident vasculaire cérébral qui ne lui a laissé qu'une moitié de lui. cette moitié-là, pour l'instant, ni lui, ni moi, ni personne ne saît très bien comment la faire fonctionner.
je gère. pas bien, bien, mais je gère.
pan dans le nez de notre amie barbara. qui, sentant quand même la faucheuse lui tourner autour, décide de commencer à prendre soin d'elle. d'arrêter de fumer par exemple.
je gère plus, j'explose.
ça fait quatre mois. je cherche encore mes plus petits morceaux, éparpillés partout ici et là, je me ramasse à la pelle et aux pincettes. j'ai du mal à remettre les pièces où elles étaient. je ne me ressemble plus. voilà. c'est un travail de fourmi. des fois je le poursuis ici. parler aux autres, entendre leur souffrance, comprendre leur façon de se rebâtir, ça m'aide à me remettre d'aplomb. c'est long.
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Vieux 09/09/2005, 12h33   #20
Paul69
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Re : Présentons-nous !

message effacé

Dernière modification par Paul69 15/11/2007 à 13h28.
Paul69 is offline   Réponse avec citation
Vieux 09/09/2005, 20h42   #21
mariepi
 
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Re : Présentons-nous !

Bonjour,

Moi c'est marie-pierre, je suis parisienne mais je vie en province depuis plusieurs années maintenant, fille d'un père artiste schizophrène, j'ai grandi comme j'ai pu avec beaucoup d'angoisse, de solitude, d'incompréhension et de souffrançe.

Je n'ai compris qu'à la naissance de mon petit garçon qu'il fallait que je coupe cette relation destructrice avec mon père, pour proteger mon fils de la folie.

J'ai mis beaucoup de temps à me construire, je me suis toujours battue pour ne pas perdre pied, je me suis longtemps demandé ce que je venais faire dans cette histoire, je suis si différente des autres membres de ma famille .

Aujourd'hui, je fais partie des soignants, ce n'est certainement pas un hazard, j'aime mon métier et m'éfforce d'etre à l'écoute.

J'espère apporter Amour, sécurité et harmonie à mon petit garçon afin qu'il puisse vivre son enfance comme un petit enfant heureux de vivre.
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Vieux 10/09/2005, 13h48   #22
carla45
carla45
 
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Re : Présentons-nous !

Bonjour à toutes et à tous,

Ce n'est pas facile de se mettre à nue en se présentant,de peur de dire du mal de ceux qui nous aiment...

Je suis suivie en psychothérapie depuis l'âge de 28 ans, je travaillais comme infirmière à l'AP,puis en cabinet libéral.

Mes troubles ont commencé annonçant une dépression sévère,avec anorexie, insomnie,etc. On a évité l'hospitalisation,mais j'ai eu des traitements lourds,neuroleptiques,AD,benzos,etc,plus tard lithium et puis hospitalisations pour état suicidaire et récidives.
1984: suite à la prise de médicaments,massages cardiaques sur les lieux en dehors de chez moi, réanimation,coma.
1986,1988,1990: récidives de TS,avec réanimation cette fois, puis suivi en centre CMP.

Née 3ième fille d'une mère qui a perdu son fils bébé .
Départ à 5mois chez ma tante,car ma mère était trop nerveuse pour s'occupper de moi
Retour chez mes parents à 1an et demi.

A 5ans, je vois ma mère hospitalisée en urgence,j'ai peur qu'elle ne revienne plus.Je serai placée avec mes soeurs très tôt chez les religieuses,en pensionnat.

Quand je reviens à la maison,Je crie souvent,on m'enferme dans un placard avec des oreillers,pour éviter que je me tape contre les murs,puis on me fait peur en me parlant d'un croque-mitaine! pour que je comprenne qu'il faut être sage sinon...
Je fais des cauchemars,un médecin dira à ma mère de ne pas me frapper,car j'ai des terreurs nocturnes...

Mon père est absent et voyage pour son métier d'ingénieur,sa direction est loin de chez nous.


Ma mère ira de cliniques en cliniques,je connais à cette âge précoce, la notion de maladies qui me suivra toute la vie...Ma mère se réfugie dans l'alcool plus tard pour trouver des forces.

Je suis donc éduquée dans des pensionnats catholiques des années 60, où certaines pensionnaires connaîtront l'humiliation, la quarantaine,la notion du pêché,les confessions, les curés,la discipline plus qu'autoritaire,les punitions le soir tard jusqu'à minuit.

Je deviens rebelle,et on m'interdit la sortie dominicale chez mes parents.
Mes parents sont aisés, les vacances se déroulent dans les colonies de vacances catholiques.


On me met de force d'abord chez les jeannettes puis chez les guides de France,j'ai honte de mon uniforme,du bleu-marine,je veux me cacher mais je ne peux pas ,je fais la fierté de mes parents,à l'exemple de mes soeurs.

Le fait de devoir porter un béret,un siflet,et les cheveux très courts me font ressembler à un garçon,et je souffre...

Plus tard,je porte des mini-jupes,je me maquille, la Mère Supérieure du secondaire me fera frotter les yeux devant la classe pour désobéissance,je suis en externat,section mathématique,sur la demande mon père,je suis avec les élèves les plus matheuses.Moi,je voulais être en phylo,mais je dois obéir.

Je n'arrive plus à suivre mes cours,j'ai des résultats très moyens, je ne suis 1ière qu'en dessin et seconde en gymnastique...
Ma soeur aînée se marie jeune pour quitter la famille, puis la seconde part à Paris faire des éudes d'infirmières,je vais la voir en vacances.
A 17ans ,je demande à mes parents de me laisser partir à Paris,ils acceptent en me plaçant dans un foyer catholique de jeunes filles d'où je suis renvoyée pour avoir reçu des lettres d'un ami citant un passage de Baudelaire.Mes lettres sont lues.
Je suis replacée ailleurs,je prépare mon examen d'entrée à l'école d'infirmières de l'AP,entre temps ,mon père a été convoqué pour que je reparte de l'autre foyer,je lui demande de vivre dans une chambre de bonne sous les toits, il accepte.

Mai 1968,je participe aux évènements,je me sens libre et moi-même.

Je suis reçue à mes examens,mais je tombe enceinte de celui qui deviendra mon mari,je suis mineure,mes parents nous forcent à nous marier.Ma mère me dit que l'on cachera le mois de naissance de l'enfant à venir aux amis, pour sauvé la face car c'est interdit de tomber enceinte avant le mariage chez les catholiques, et on fera croire, qu'il est né prématuré. Je veux cet enfant,je l'aime,mais je le perds en faisant une fausse-couche spontanée, ma mère est heureuse,elle a prié pour que je ne le mène pas à terme.Je suis éffondrée.

Je deviens maman 1an après d'un beau garçon,que je chéris, mon plus beau cadeau.
Je travaille dur,mon mari s'absente souvent pour le sport,et je commence à ressentir l'abandon,comme celui que je connaissais enfant. Bien qu'un mari ne doive pas remplacer un père? Mais le fait d'être seule,me fait penser aussi à la solitude qu' a connu ma mère.

Si je fais le bilan de mon passé,je m'aperçois que je n'ai eu des rapports de force qu'avec des femmes autoritaires,des Mères supérieures aux Surveillantes Générales des hôpitaux.

J'ai la notion de la peur,du pêché,de la mort pour l'avoir affronté en soignant puis l'avoir désiré.
Trop d'ordre et de désordres!Trop de mensonges et d'hypocrisie religieuse,trop de souffrances,et d'interdits.
Je me sens toujours coupable.

Et je voudrais trouver une amélioration.
Merci de m'avoir découverte.
Carla
carla45 is offline   Réponse avec citation
Vieux 13/09/2005, 01h21   #23
abcdef
 
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Re : Présentons-nous !

Bonjour,

Toute nouvelle sur ce forum, découvrant tout simplement ce que peut être un forum, je ne suis pas sure d'être au bon endroit au bon moment (et sans doute est-ce là une question qui me poursuit depuis ... toujours ???) !!!
J'ai 44 ans. Je vis en couple et je suis mère de deux enfants. "Responsable" (mais si peu !) d'une équipe de travailleurs sociaux, je suis par ailleurs militante syndicale et militante associative. Complètement prise par mes activités diverses, malgré toutes les interrogations sur le sens de mes engagements, je passe mon temps à courir et donc à éviter de me confronter à ce que je veux, à ce que je suis. Je cours, mais après quoi ? Mon histoire n'est pas simple, comme pour beaucoup d'entre nous. Non désirée par ma mère dépressive, un père quasi absent, des agressions sexuelles à 8 ans par un voisin, une répétion de ces agressions à 17 ans par un homme que je connaissais depuis toujours (bien sûr, vécues différemment !). Je reste assez surprise de m'en être tirée aussi bien. Je suis obèse, mais où est le problème ? J'ai pu avoir une vie sentimentale ayant l'apparence du bonheur, des enfants intelligents vraiment sympas, des boulots successifs où j'ai pris mon pied, de nombreuses occasions de me révolter. Mais dans cette course qui me donnait le sentiment d'exister, il y avait des dérapages : agressivité, angoisses, colère, déprime. Puis des fuites, nombreuses, avec des boulots successifs, avec des amis à qui je ne donnais plus de nouvelles, avec des enfants que je voyais peu, avec un compagnon que j'évitais (que j'évite toujours).
Pendant toutes ces années, je croyais en une auto-analyse. J'ai lu ... pleins de bouquins ; mon activité professionnelle me permettait de suivre des séminaires ayant trait à la psychanalyse et je croyais avoir quelques outils pour comprendre, seule, ce qui m'arrivait. Et parce que confrontée un jour à une situation professionnelle devant laquelle je me suis trouvée dans l'impossibilité de faire face (moi qui parvenait à tout si bien gérer !), parce que, à nouveau, surgissaient des angoisses face à mon fils ainé, jeune adulte, pas bien dans sa peau (et qui a décidé d'entamer des études de psycho ...), j'ai entamé il y a un an 1/2 une analyse (avec un lacanien, ce fut un choix), pensant un peu naïvement, malgré tout ce que je pouvais en savoir auparavant, qu'il suffisait de "dire" et d'attendre de l'analyste qu'il interprète. Je me confronte, sur le divan, à quelque chose de douloureux et j'aurais aimé échanger avec d'autres sur ce type d'expérience.
Sur le divan... Des interrogations, plein d'interrogations. Un sentiment de tourner en rond. Est-ce le "bon" (analyste, s'entend) ? Est-ce que je m'y prend mal ? Est-ce "normal" d'être hyper angoissée à chaque séance ? Comment comprendre, alors que je m'exprime habituellement avec aisance, que je perdre tous mes moyens sur le divan ? Et ses questions du type "c'est quoi la peur ?", "c'est quoi le désir ?" qui m'amènent systématiquement à rechercher la "bonne" réponse, alors que je sais, en dehors de ce lieu, hors de sa présence, pouvoir en dire quelque chose qui me concerne. Qu'est-ce qui rend impossible cette parole ?
Je m'aperçois, en écrivant, que je continue à me leurrer. Que ce que je cherche tout simplement, c'est de comprendre, à travers d'autres, ce qui m'arrive. Et/ou que je me laisse prendre, moi aussi, par le caractère illusoire du "dire" pour comprendre ou du "dire" pour se soulager. Mais quelle est la fonction, pour chacun d'entre nous, de ce type de témoignage ? Qu'est-ce que nous recherchons vraiment ? Je n'y répond pas, pas même pour moi. ce ne sont que des questions ...
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Vieux 13/09/2005, 13h01   #24
ladystanhope
 
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Re : Présentons-nous !

Bonjour,

Je suis une femme de 40 ans. La famille...Il m' a fallu bien du temps pour comprendre qu'elle avait fait.. ce qu'elle avait pu, des choses bien, des moins bien, comme tout un chacun.

D'aussi loin que je me souvienne, je n'ai jamais été experte en sentiments joyeux, pas plus qu'en sérénité ou en insouciance. Et "rester en ce monde" ne m'a jamais paru une évidence.

Il a fallu que la réalité vienne frapper bien sauvagement à ma porte pour que je me décide, à 27 ans, à entamer une analyse.

Le mieux survint très rapidement, et pourtant je ne quittai le divan que huit ans plus tard, recevant alors timidement mes premiers patients.
De formation initiale infirmière, j'ai, depuis lors, repris des études de psychologie clinique, qui se termineront dans quelques mois.

A ce jour, les coups du réel surviennent encore.( bien sûr, pourquoi en irait-il autrement?). Mais un apaisement certain me permets de les supporter, porter, attendre que les vents mauvais se calment.

Alors oui, la psychanalyse a radicalement changé ma vie, et le cours de celle-ci. Elle n'a pas fait de moi un moine bouddhiste, ni un ange.
Mais contrairement à hier, je ris souvent de mes gros défauts.
Et de chaque sujet qui me fait l'honneur de venir tenter "d'en dire quelque chose", je salue silencieusement le courage.

J'espère pouvoir être, sinon d'une quelconque utilité ici, au moins un interlocuteur valable, pour ceux qui le désirent.

Bien cordialement.
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Vieux 14/09/2005, 16h53   #25
hypolithe
 
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Re : Présentons-nous !

bonjour a tous!!
enfin je peut m'exprimée car il faut bien le dire sur internet c'est plus facile, j'ai deja essayer de consulter des psy mais j'ai toujours abandonné car je croit en beaucoup de chose surnaturel, pas tout quand une preuve scientifique est apporter je la prend mais lorsque l'on a envie que le psy nous regarde et essaye de nous comprendre le fait qu'il nous regarde comme un extratereste (ah non pardon il n'y croit pas) limite vite mes envie de lui confier ma vie.
a bientot
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