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Arrêter l'alcool Ce forum est destiné aux personnes ayant un problème avec l'alcool. Son objet est l'entraide et les échanges.

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Vieux 13/07/2010, 20h15   #1
Acetate Zero
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Date d'inscription: juillet 2010
Messages: 7
Salutations de Montréal

Bonjour à toutes et à tous,

Je me présente: Acetate Zero (on va dire cela...), 33 ans. J'habite la ravissante ville de Montréal au Canada depuis maintenant presque huit ans.

Comme beaucoup je pense, j'ai d'abord lu anonymement vos témoignages ainsi que vos précieux conseils.
Et me voilà aujourd'hui à vous écrire...

L'alcool s'est lentement mais sûrement installé dans mon quotidien il y a environ six ans et sans grande surprise me voilà maintenant dépendant. J'ai d'abord nié l'évidence, me réfugiant de plus belle dans la fuite par le goulot. Dois-je préciser que les quantités ont augmenté au fil du temps? Là où avant six consommations me procuraient l'ivresse recherchée, je peux maintenant "tolérer" plus du double en une seule soirée... Ridicule et pathétique je sais, mais je me dois de reconnaitre et d'assumer mes actes, même les moins glorieux si je veux avancer. Aussi, je bois seul, de manière quasi exclusive car ma vie est très solitaire même si j'ai un charmante compagne qui elle ne boit pas une goutte (atout de taille pour moi, j'en conviens)

Si je vous écris, c'est que j'estime être arrivé à un point de bascule, un stade ou des mesures drastiques se doivent d'être prises.
Les lendemains de "cuite" sont à chaque fois plus horribles, physiquement et psychologiquement. Je sens que si je continue ainsi, je vais tout perdre...
Aussi, et sans trop m'épancher, j'ai récemment accompagné un proche membre de ma famille durant un combat (perdu) contre le cancer et je mentirais en affirmant en être sorti indemne. Surtout quand ledit cancer fût un pur produit de la combinaison clope et alcool. J'ai donc oui vu les conséquences physiques d'une trop grande consommation, en plus de ses inhérents ravages sociaux...

Je consulte désormais dans un centre spécialisé, j'en suis au tout début certes mais..... il faut bien commencer.
Je ne peux plus me détruire seul, à petit feu; l'alcool a pris le dessus sur moi et je veux définitivement inverser les rôles.

J'ai à la fois peur et suis épris d'un immense espoir, celui de m'en sortir...


Voilà, c'était mon petit bout d'histoire de ce coté de l'océan.


Merci de m'avoir lu.
Merci pour votre forum, sincèrement.

AZ
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Vieux 13/07/2010, 21h08   #2
Gwenlan
 
Messages: n/a
Re : Salutations de Montréal

Citation:
Posté par Acetate Zero
L'alcool s'est lentement mais sûrement installé dans mon quotidien il y a environ six ans
Bonjour, et sois le bienvenu.

Que s'est-il passé il y a "environ 6 ans"?

Ou demandé autrement:
Quelle solution t'a apporté l'alcool à ce moment là?
Solution à quel problème?
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Vieux 13/07/2010, 21h29   #3
Acetate Zero
Membre
 
Date d'inscription: juillet 2010
Messages: 7
Re : Salutations de Montréal

Merci pour cette réponse, grandement appréciée.

Avec le recul, je pense pouvoir dire que je me suis d'abord mis à boire pour tromper le temps et la solitude, le soir après le travail. Puis, le temps aidant, ce qui était devenu un plaisir isolé s'est transformé en petit rituel un peu plus fréquent puis en habitude quotidienne. L'engrenage quoi, dans sa "belle forme classique" (j'ironise ici, évidemment). La bouteille a alors pris le dessus sur la raison.

Cependant, j'insiste, il n'y a pas eu de détonateur particulier (comme une rupture, un licenciement ou un deuil), juste le lent travail de ce poison qui tranquillement s'est imposé car je lui ai laissé la porte ouverte....
Acetate Zero is offline   Réponse avec citation
Vieux 13/07/2010, 21h31   #4
Daisy.O
 
Messages: n/a
Re : Salutations de Montréal

Bonsoir
Citation:
Posté par Acetate Zero

J'ai à la fois peur et suis épris d'un immense espoir, celui de m'en sortir...
Et de quoi as-tu peur, si tu as réussi à l'identifier ?
La rechute ? La vie sans alcool ? Autre chose ?
  Réponse avec citation
Vieux 13/07/2010, 21h34   #5
Gwenlan
 
Messages: n/a
Re : Salutations de Montréal

Citation:
Posté par Acetate Zero
Cependant, j'insiste, il n'y a pas eu de détonateur particulier (comme une rupture, un licenciement ou un deuil), juste le lent travail de ce poison qui tranquillement s'est imposé car je lui ai laissé la porte ouverte....
Tu vois, j'ai bu pendant des années.
Pour me détendre, me relâcher.
Sans détonateur.

Jusqu'à l'engrenage.
La culpabilité, la honte...
Et puis un jour je me suis libéré.
Et bien plus tard j'ai compris que ce n'était pas seulement un engrenage.

L'alcool m'apportait une réponse.
Il était devenu un anti-stress et ma vie était devenue insupportable, AVEC ou SANS alcool.

Par contre une fois libéré j'en ai pris conscience.
Et j'ai changé dans ma vie ce qui n'allait pas, choses que je n'imaginais pas, et que je ne voulais surtout pas imaginer.

La peur de changer me tenait en prison.
  Réponse avec citation
Vieux 13/07/2010, 21h46   #6
Acetate Zero
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Date d'inscription: juillet 2010
Messages: 7
Re : Salutations de Montréal

Citation:
Posté par Daisy.O
Bonsoir Et de quoi as-tu peur, si tu as réussi à l'identifier ?
La rechute ? La vie sans alcool ? Autre chose ?

Merci.

Je crois que ce dont j'ai le plus peur c'est la baisse momentanée de volonté, le faux-pas, amenant donc à la rechute.

J'ai déjà eu de "grande résolutions", pris quelques (petites) pauses et je suis toujours sidéré de voir à quel point une seule consommation, une seule tentation, peut tout faire flancher....

Et plus je "chute", plus l'abstinence totale m'apparait comme la seule et unique solution. Encore faut-il ne pas craquer.....
Acetate Zero is offline   Réponse avec citation
Vieux 13/07/2010, 21h51   #7
Acetate Zero
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Date d'inscription: juillet 2010
Messages: 7
Re : Salutations de Montréal

Citation:
Posté par Gwenlan
Tu vois, j'ai bu pendant des années.
Pour me détendre, me relâcher.
Sans détonateur.

Jusqu'à l'engrenage.
La culpabilité, la honte...
Et puis un jour je me suis libéré.
Et bien plus tard j'ai compris que ce n'était pas seulement un engrenage.

L'alcool m'apportait une réponse.
Il était devenu un anti-stress et ma vie était devenue insupportable, AVEC ou SANS alcool.

Par contre une fois libéré j'en ai pris conscience.
Et j'ai changé dans ma vie ce qui n'allait pas, choses que je n'imaginais pas, et que je ne voulais surtout pas imaginer.

La peur de changer me tenait en prison.


Merci beaucoup pour ces belles paroles qui font du bien.
Acetate Zero is offline   Réponse avec citation
Vieux 13/07/2010, 21h51   #8
Daisy.O
 
Messages: n/a
Re : Salutations de Montréal

Citation:
Posté par Acetate Zero
Je crois que ce dont j'ai le plus peur c'est la baisse momentanée de volonté, le faux-pas, amenant donc à la rechute.
J'ai déjà eu de "grande résolutions", pris quelques (petites) pauses et je suis toujours sidéré de voir à quel point une seule consommation, une seule tentation, peut tout faire flancher....
Et plus je "chute", plus l'abstinence totale m'apparait comme la seule et unique solution. Encore faut-il ne pas craquer.....
Le volonté ne sert pas à grand'chose pour arrêter l'alcool.
La détermination oui.
Le risque de craquer existe à mon avis, si on pose seulement le verre.
C'est là qu'intervient la privation, et la privation ce n'est pas
tenable sur le long terme.
Comprendre avec le temps à quoi te servait l'alcool, te permet
de changer ta façon de vivre, ne plus te mettre en danger, ne plus
avoir besoin d'alcool en résumé.
Tu peux lire dans la signature de Gwenlan "arrêter de boire ou arrêter
l'alcool", tu nous diras ce que tu en penses si tu veux.
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Vieux 13/07/2010, 22h14   #9
Acetate Zero
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Re : Salutations de Montréal

Oui, entièrement raison. Le but est ici de reprendre le contrôle de sa vie et d'exister ensuite pleinement hors du prisme de l'alcool.
Merci aussi pour la pertinente nuance "volonté/détermination", bien vraie...

J'avais eu la chance de lire déjà le texte de Gwenlan et ses conseils me sont d'une grande utilité. Il est bon de les relire.

"Ne plus en avoir besoin, pour ne plus avoir envie".

C'est exactement cela: se réapproprier le terrain cédé et vivre, pleinement.
Acetate Zero is offline   Réponse avec citation
Vieux 13/07/2010, 22h16   #10
Daisy.O
 
Messages: n/a
Re : Salutations de Montréal

Citation:
Posté par Acetate Zero
C'est exactement cela: se réapproprier le terrain cédé et vivre, pleinement.
Alors, donc, tu n'as plus besoin d'avoir peur.
Tu sais quelle route il faut prendre.
Fais-toi confiance
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Vieux 14/07/2010, 00h53   #11
Yuk
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Localisation: Lille
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Re : Salutations de Montréal

Bonjour Acetate Zero,

C'est courageux ta démarche, et si je me permets de te le dire ainsi, c'est parce que je me souviens de la première fois où j'ai poussé la porte d'un "spécialiste" , j'étais mort de peur ...

Je précise que je suis "simplement" alcoolique et abstinent et donc ce qui suis comme remarque s'inscrit dans ce cadre :

En lecteur attentif de tes messages je constate que tu attaches apparemment une importance certaine pour la maîtrise du processus :


Citation:
l'alcool a pris le dessus sur moi et je veux définitivement inverser les rôles


Citation:
qui tranquillement s'est imposé car je lui ai laissé la porte ouverte....

Citation:
ce dont j'ai le plus peur c'est la baisse momentanée de volonté

Ce n'est pas facile à expliquer mais je ne crois pas que tu pourras inverser les rôles, je ne crois pas non plus que ce soit toi, en tant qu'instance consciente qui a laissé la porte ouverte à la substance, et je ne crois pas non plus que c'est la baisse de ta volonté qui puisse être seule à l'origine d'une éventuelle rechute (que je ne te souhaite pas, cela va sans le dire)


Si je me permets de te le dire, c'est parce que moi aussi j'étais dans la "maîtrise" au début, lors de ma première tentative il y a 4 ans.

Même si plus ou moins pour dire comme tout le monde, j'admettais qu'il fallait me faire aider, tout au fond de moi je concevais la chose comme une lutte, comme un redressement, comme un match où j'allais reprendre le dessus sur l'alcool.

Cette façon de procéder a fait que je me suis cassé la gueule, et la chute a été très violente.

Peut-être je pourrai en dire plus si tu me dis déjà ce que tu penses de ma lecture de tes messages ... je peux en effet aussi me tromper compte tenu des tournures quebequoises...
__________________
"Sans destruction pas de construction ; sans barrière pas de courant ; sans arrêt pas d'avance" M. Z.
I Mon conjoint est alcoolo I Aller aux AA ? I Consulter près de chez soi I
Yuk is offline   Réponse avec citation
Vieux 15/07/2010, 16h56   #12
Acetate Zero
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Re : Salutations de Montréal

Bonjour Yuk,

Merci pour ton mot, pardonne ma réponse tardive (nous mettrons cela sur le compte du décalage horaire).

Je crois saisir le point que tu apportes: ne pas vivre cela désormais comme un combat perpétuel (tu parles de "match" et de "lutte" justement).
Et j'avouerais humblement que je me retrouve dans l'exemple que tu nous donnes, à savoir la rechute XXL dans le cadre d'un duel tendu "c'est l'alcool ou moi!".

Comment dire.... Chaque fois, je dis bien chaque fois, que j'ai voulu moi aussi en effet me dire: "ok mon grand, sevrage strict - donc combat - puis une fois ce que cela va mieux, je reprends ma vie d'antan mais sans alcool, problème résolu et générique de fin", et bien oui à chaque fois au bout de quelques jours ou semaines, comme toi, la chute n'en a été oui que plus dure.

Merci donc pour cette remarque, top pertinente.

D'où à mon sens l'extrême importance à apporter en effet au processus.
Une profonde introspection me semble être la première étape. L'aide essentielle des spécialistes intervient ici: comprendre le pourquoi du comment, essayer d'analyser ce à quoi avec le temps l'alcool s'est substitué et aussi pourquoi. Bref, tout mettre à plat afin de mieux reconstruire, mais reconstruire de manière intelligente!

Et c'est pour cela que je perçois désormais ma situation actuelle comme différente: je regarde à long terme, avec comme horizon global et entier mon seul et unique bien être.
Ou, dit autrement: faire de sa vie comme un roman, une vraie aventure et non une succession de moments "cools" isolés"; c'était dans cette optique que j'évoquais le fait de se "réapproprier" sa vie.

Oh certes, je ne crie nullement victoire, vraiment pas, puisque nous sommes au-delà de la logique de combat.
Mais, j'avoue que de penser comme cela change beaucoup de choses dans mon quotidien.
Sérieux.

Encore merci à toi, à vous, pour vos précieux messages.
Acetate Zero is offline   Réponse avec citation
Vieux 15/07/2010, 17h19   #13
MissLogan
 
Messages: n/a
Re : Salutations de Montréal

Bonjour,
Je commence égalemet une thérapie dans un centre de Montréal, Quel est le tien? Comment trouves-tu cela?
Miss logan
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Vieux 17/07/2010, 07h53   #14
Yuk
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Messages: 235
Re : Salutations de Montréal

Citation:
Une profonde introspection me semble être la première étape. L'aide essentielle des spécialistes intervient ici: comprendre le pourquoi du comment, essayer d'analyser ce à quoi avec le temps l'alcool s'est substitué et aussi pourquoi. Bref, tout mettre à plat afin de mieux reconstruire, mais reconstruire de manière intelligente!

Et c'est pour cela que je perçois désormais ma situation actuelle comme différente: je regarde à long terme, avec comme horizon global et entier mon seul et unique bien être.
Ou, dit autrement: faire de sa vie comme un roman, une vraie aventure et non une succession de moments "cools" isolés"; c'était dans cette optique que j'évoquais le fait de se "réapproprier" sa vie.

Pardon pour le retard aussi !

Il y a beaucoup de choses évoquées dans ce que tu écris.

Ou en es-tu justement avec les spécialistes ? Es-tu satisfait du déroulement du processus actuel ?
__________________
"Sans destruction pas de construction ; sans barrière pas de courant ; sans arrêt pas d'avance" M. Z.
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Yuk is offline   Réponse avec citation
Vieux 21/07/2010, 17h55   #15
Acetate Zero
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Date d'inscription: juillet 2010
Messages: 7
Re : Salutations de Montréal

Hey, salut Yuk, salut tout le monde,

Allez, c'est l'été et il est normal de ne pas être scotché devant l'ordi; on ne se formalisera pas des délais de réponses, hein?.
J'attendais aussi mon prochain rendez-vous avec mon spécialiste avant d'écrire, et c'est chose faite.

Pour répondre donc à tes questions: voilà maintenant plusieurs mois que je consulte et j'en suis plus que satisfait, j'ai d'ailleurs - voir ci-haut - répondu en privé à MissLogan afin de lui faire part des mes impressions (positives les impressions cela va sans dire.....).

Deux, trois remarques ici tirées de mon expérience et concernant ces rencontres, j'ignore si elles pourront aider du monde réticent ou effrayé à l'idée de consulter mais bon....

-Une vérité bonne à rappeler selon moi: outre la motivation première de vouloir s'en sortir (essentielle), ces rencontres ne peuvent être réellement efficaces que si l'on joue "franc jeu", à savoir avec honnêteté, sincèrité et respect (ne pas arriver intoxiqué). Si je souligne ce point, c'est que nous sommes tous confrontés je crois aux sentiments de honte et de culpabilité. Beaucoup de discussions dans le forum évoquent ce point, très important. Et de fait il n'est pas forcément facile de remuer, d'exposer des expériences ou souvenirs peu glorieux. Ne jamais oublier donc que mon interlocuteur n'est pas là pour me juger mais pour m'aider.

-Tiens l'aide en question oui, parlons-en. Un peu comme avec les psys "classiques", beaucoup pensent que ces professionnels arriveront avec des solutions sur mesure à nos problèmes, tels des remèdes miracles. Pour ma part, j'ai toujours aimé imaginer que les solutions se trouvaient bien enfouies en moi et que ces rencontres, conseils et discussions avaient pour but de me les révéler (mes solutions à mes problèmes). C'est à la fois d'autant plus gratifiant qu'efficace selon moi (ok, disons simplement que cela me convient).

-Enfin, un dernier mot sur la démarche de consulter.
Sans trop me dévoiler, j'évoquerai ici ma petite expérience. Disons déjà que c'est la première fois que j'entreprends une telle démarche et que je consulte dans un centre spécialisé exclusivement dans le traitement des addictions et non dans une structure hospitalière "classique". Bref, ceci pour dire que non, je ne me sentais pas franchement fier en franchissant pour la première fois la porte de l'établissement. Cependant cette impression s'est rapidement estompée car j'ai vite, très vite réalisé que 1) je n'étais pas tout seul à souffrir et 2) toutes ces personnes autour de moi (toutes) avaient eu la franchise de reconnaitre, de s'avouer leur dépendance pour entreprendre en conséquence les démarches de s'en sortir, d'aller mieux. Et peut être suis-je un poil trop sensible mais je trouve cela véritablement admirable car j'ai un profond respect pour les personnes qui décident de se prendre en charge.

Cotoyer donc d'autres personnes dans un tel cadre, dans un tel contexte m'est donc apparu très motivant, pour ne pas dire essentiel.

Exactement comme avec ce forum.


Morale de l'histoire?
Je suis sobre depuis mon premier message ici et suis bien déterminé (!) à le rester.


Bonne journée à toutes et à tous.
Acetate Zero is offline   Réponse avec citation
Vieux 21/07/2010, 21h39   #16
MissLogan
 
Messages: n/a
Re : Salutations de Montréal

Merci pour ce bon compte-rendu! J'ai pour ma part aussi consulté dans ledit centre, avec la même honte et de gros verres fumés. Ma première rencontre s'est très bien déroulée, je me sentais libre de parler, encadrée, pas sermonnée... Et j'ai eu l'heure juste sur ma consommation jugée comme sévère. Se le faire dire par un psychologue spécialisé dans les dépendances, ça frappe davantage que par sa belle-mère!

J'ai commencé mon sevrage mercredi le 14 juillet, avec une chute samedi en raison d'un bbq qui avait été prévu depuis plus d'un mois. Je me le suis pardonné d'avance, et ne considère donc pas cela réellement comme une chute, mais un écart programmé. Depuis, j'ai refusé une invitation à sortir dans les bars et une bouteille de champagne gentiment offerte pour mon anniversaire. Mon conjoint n'amène plus de boisson à la maison. Cela fait donc 8 jours (oui, je refuse de compter samedi!!! Surtout que j'ai peu bu comparativement à mes tristes exploits du passé) que je suis sobre. Pour moi, c'est incroyable comme sentiment, je ressens pratiquement la même fierté que lorsque j'ai obtenu ma maîtrise. Cela fait plus d'un an que je bois 6 jours sur 7, à raison d'une moyenne de 8 consommations par jour. Je me sens bien, en forme, énergisée! Et quand l'envie me prend de consommer (alcool ou cigarette, j'ai arrêté les deux), j'imagine avec plaisir le premier verre et la première bouffée, et je songe avec dégoût à la dégringolade qui s'ensuit fatalement. Et hop! L'envie me passe.

Merci la vie, courage à vous tous, n'hésitez pas à vous faire prendre en charge, même si vous n'avez pas l'impression de faire partie des cas-types clichés (cela m'a freiné lgts à consulter.)

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Vieux 22/07/2010, 00h21   #17
Daisy.O
 
Messages: n/a
Re : Salutations de Montréal

Citation:
Posté par Acetate Zero
Je suis sobre depuis mon premier message ici et suis bien déterminé (!) à le rester.
Je pense que ça devrait fonctionner.
Je trouve que tu as déjà mis le doigt sur pas mal de choses
importantes
  Réponse avec citation
Vieux 22/07/2010, 15h56   #18
Yuk
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Date d'inscription: juillet 2010
Localisation: Lille
Messages: 235
Re : Salutations de Montréal

Citation:
Sans trop me dévoiler, j'évoquerai ici ma petite expérience. Disons déjà que c'est la première fois que j'entreprends une telle démarche et que je consulte dans un centre spécialisé exclusivement dans le traitement des addictions et non dans une structure hospitalière "classique". Bref, ceci pour dire que non, je ne me sentais pas franchement fier en franchissant pour la première fois la porte de l'établissement. Cependant cette impression s'est rapidement estompée car j'ai vite, très vite réalisé que 1) je n'étais pas tout seul à souffrir et 2) toutes ces personnes autour de moi (toutes) avaient eu la franchise de reconnaitre, de s'avouer leur dépendance pour entreprendre en conséquence les démarches de s'en sortir, d'aller mieux. Et peut être suis-je un poil trop sensible mais je trouve cela véritablement admirable car j'ai un profond respect pour les personnes qui décident de se prendre en charge.

Cotoyer donc d'autres personnes dans un tel cadre, dans un tel contexte m'est donc apparu très motivant, pour ne pas dire essentiel.

Exactement comme avec ce forum.

Heureux d'avoir de tes nouvelles, de mon côté j'ai décidé de ne pas devenir addict à ce forum et de passer un peu moins.

C'est l'été, profitons de l'air et de la nature, comme tu le suggères.

Je lis avec intérêt tes lignes.

ça me conforte dans mon idée d'aller vers un Mouvement d'anciens buveurs.

Là je profite de l'été pour faire le point.

@ très bientôt.
__________________
"Sans destruction pas de construction ; sans barrière pas de courant ; sans arrêt pas d'avance" M. Z.
I Mon conjoint est alcoolo I Aller aux AA ? I Consulter près de chez soi I
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Vieux 22/07/2010, 21h14   #19
Evanat
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Date d'inscription: juillet 2010
Messages: 1
Re : Salutations de Montréal

Bonjour Acetate Zero,

Je suis aussi de Montréal et j'aimerais savoir quel est le centre que tu consultes.

Pour ma part, je dois dire que j'ai très honte de moi et que ça m'a pris du temps à vouloir écrire sur le site...

Pour moi, tout a commencé il y a 2 ans, suite à ma culpabilité d'avoir mis fin à une relation de plus de 21 ans avec un homme très gentil qui m'aimait profondemement mais que je n'aimais plus. J'ai rencontré un amour foudroyant et nous avons ensemble pris la décision de laisser nos couples respectifs. Ceci a été très difficile et j'ai commencé à boire pour ne plus sentir la culpabilité et mettre ma '' switch à off ''. Après 2 ans, je suis très heureuse, avec mon nouvel amoureux et nous filons le parfait bonheur. Par contre, ma consommation d'alcool continue d'augmenter. Je suis rendue à 1 bouteille de rosé par jour. Je ne veux pas de cette vie là. Je me sens coupable à chaque jour lorsque je me réveille. Je commence aussi à faire de l'insomnie et j'ai pris du poid. J'ai besoin d'aide mais je ne sais pas par ou commencer. J'ai peur que ma vie soit si plate sans alcool. je suis déjà allée à une réunion AA (Alcoolique Anonyme) mais je n'ai vraiment pas aimé ça. Je suis allée consulté une psychologue mais je n'ai pas senti qu'elle pourrait m'aider. Que me conseillez vous?

Merci!
Evanat is offline   Réponse avec citation
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