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Schizophrénie Ce forum est destiné aux personnes souffrant de schizophrénie ou de psychose apparentée à cette maladie. Lisez sa charte pour des informations plus précises.

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Vieux 12/12/2010, 14h19   #1
rose_noire
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Date d'inscription: février 2005
Localisation: Bordeaux
Messages: 634
Passerelles entre schizophrénie et trouble bipolaire (hors trouble schizoaffectif)

Bonjour,

Je suis une ancienne participante d'atoute, où j'ai souvent été décriée comme "voulant" être schizophrène" alors que le ressenti des autres participants était que je ne l'étais pas.

Je voudrais lancer un débat sur un article que j'ai lu il y a un mois ou 2, et que malheureusement je ne retrouve plus sur la toile, j'aurais aimé mettre le lien. Il était dit que la schizophrénie est diagnostiquée trop souvent à tort après quelques années de troubles seulement, alors que la maladie peut "migrer" : quelqu'un qui a eu des symptômes schizophréniques pendant quelques années peut voir son état migrer vers un trouble bipolaire. On trouve des cas sur atoute de cette réalité : Luc a récemment dit qu'après plusieurs années de diagnostic de schizophrénie, son psy considérait maintenant qu'il est bipolaire.
Dans l'autre sens, un trouble bipolaire peut être une porte d'entrée vers une schizophrénie.
Par ailleurs, une schizophrénie peut donner lieu à une rémission sur le long terme, avec des patients qui ne sont plus obligés de prendre des neuroleptiques et qui retrouvent leurs facultés normales (j'entendais un psychiatre le dire à la radio, c'est un phénomène qui était largement sous-estimé auparavant et qui commence à être étudié sérieusement).
Dans l'article que j'avais lu, il était dit que les schizophrènes qui avaient des antécédents de troubles bipolaires dans la famille, ou les schizoaffectifs avaient plus de chance de voir leur maladie "migrer" vers un trouble bipolaire.

Je me demande si je ne suis pas dans ce cas de figure : j'ai récemment changé de psychiatre, et celui-ci m'a trouvé logorrhéique et a commencé à dire que mon solian était inadapté et qu'il me fallait un thymorégulateur. Il m'a mis sous dépakote et a insisté pour téléphoner à mon ancien psy pour savoir comment ce dernier m'avait trouvé. Je sais maintenant qu'après m'avoir soufflé le chaud et le froid pendant des années à propos de mon diagnostic, mon ancien psy me voyait schizoaffective (il m'a virée de ses patients quand j'ai demandé mon dossier médical). Mon nouveau psy m'a dit que j'étais soit bipolaire, soit schizoaffective et qu'on garderait le solian + dépakote.

Je dois dire que si j'ai été déphasée pendant des années, ma situation s'est très nettement améliorée depuis 3 ans : passage du permis de conduire, réussite à un concours de fonctionnaire de catégorie B, et depuis cette année réussite professionnelle avec une bonne intégration avec mes collègues et un travail fourni satisfaisant. Je ne me sens plus déphasée comme avant, j'ai l'impression d'être guérie malgré le traitement que je continue à prendre : je n'ai plus de fatigabilité au travail, je ne sens pas un besoin de m'enfuir du bureau quand je voir arriver mon supérieur comme lors de ma première année dans mon précédent boulot, je commence à prendre de l'autonomie et des responsabilités, mes réussites me donnent confiance en moi. L'an dernier je me suis grillée au boulot parce que j'ai du faire face à des collègues malveillants et je n'ai pas su comment réagir, mais après une mutation j'ai trouvé des gens bienveillants et corrects, voire aidants, et tout se passe au mieux. Malgré tout, je garde en mémoire qu'il y a 3 ans, j'allais tellement mieux que mon ancien psy m'a fait progressivement arrêter le solian, et j'ai rechuté dans la dépression et l'apragmatisme et les hallus sensorielles, les troubles de la mémoire. Je dois donc continuer à prendre mon traitement...
rose_noire is offline   Réponse avec citation
Vieux 12/12/2010, 15h17   #2
Mimic
 
Messages: n/a
Re : Passerelles entre schizophrénie et trouble bipolaire (hors trouble schizoaffectif)

Citation:
Posté par rose_noire
Bonjour,

Je suis une ancienne participante d'atoute, où j'ai souvent été décriée comme "voulant" être schizophrène" alors que le ressenti des autres participants était que je ne l'étais pas.

Je voudrais lancer un débat sur un article que j'ai lu il y a un mois ou 2, et que malheureusement je ne retrouve plus sur la toile, j'aurais aimé mettre le lien. Il était dit que la schizophrénie est diagnostiquée trop souvent à tort après quelques années de troubles seulement, alors que la maladie peut "migrer" : quelqu'un qui a eu des symptômes schizophréniques pendant quelques années peut voir son état migrer vers un trouble bipolaire. On trouve des cas sur atoute de cette réalité : Luc a récemment dit qu'après plusieurs années de diagnostic de schizophrénie, son psy considérait maintenant qu'il est bipolaire.
Dans l'autre sens, un trouble bipolaire peut être une porte d'entrée vers une schizophrénie.
Par ailleurs, une schizophrénie peut donner lieu à une rémission sur le long terme, avec des patients qui ne sont plus obligés de prendre des neuroleptiques et qui retrouvent leurs facultés normales (j'entendais un psychiatre le dire à la radio, c'est un phénomène qui était largement sous-estimé auparavant et qui commence à être étudié sérieusement).
Dans l'article que j'avais lu, il était dit que les schizophrènes qui avaient des antécédents de troubles bipolaires dans la famille, ou les schizoaffectifs avaient plus de chance de voir leur maladie "migrer" vers un trouble bipolaire.

Bonjour rose_noire,

Ce serait mieux d'essayer de trouver la source de tes infos.
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Vieux 12/12/2010, 15h22   #3
rose_noire
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Messages: 634
Re : Passerelles entre schizophrénie et trouble bipolaire (hors trouble schizoaffectif)

Pour le passage cité en gras, la source, c'est un psychiatre qui parlait sur France inter. C'est maigre, mais j'ai pas mieux.
rose_noire is offline   Réponse avec citation
Vieux 12/12/2010, 16h15   #4
Isidore
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Re : Passerelles entre schizophrénie et trouble bipolaire (hors trouble schizoaffectif)

Citation:
Posté par rose_noire
Pour le passage cité en gras, .


bonjour.

àma, effectivement, si on classe quelqu'un qui n'a fait qu'une BDA dans les schizophrènes (comme le fait le monde entier sauf les français ) , oui :

" une schizophrénie peut donner lieu à une rémission sur le long terme, avec des patients qui ne sont plus obligés de prendre des neuroleptiques et qui retrouvent leurs facultés normales "

Isidore is offline   Réponse avec citation
Vieux 12/12/2010, 17h37   #5
soleilnoir
Hola! Como andas?
 
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Re : Passerelles entre schizophrénie et trouble bipolaire (hors trouble schizoaffectif)

re bienvenue!

Citation:
Posté par rose_noire
Bonjour,

Je suis une ancienne participante d'atoute, où j'ai souvent été décriée comme "voulant" être schizophrène" alors que le ressenti des autres participants était que je ne l'étais pas.

Je voudrais lancer un débat sur un article que j'ai lu il y a un mois ou 2, et que malheureusement je ne retrouve plus sur la toile, j'aurais aimé mettre le lien. Il était dit que la schizophrénie est diagnostiquée trop souvent à tort après quelques années de troubles seulement, alors que la maladie peut "migrer" : quelqu'un qui a eu des symptômes schizophréniques pendant quelques années peut voir son état migrer vers un trouble bipolaire. On trouve des cas sur atoute de cette réalité : Luc a récemment dit qu'après plusieurs années de diagnostic de schizophrénie, son psy considérait maintenant qu'il est bipolaire.
Dans l'autre sens, un trouble bipolaire peut être une porte d'entrée vers une schizophrénie.
Par ailleurs, une schizophrénie peut donner lieu à une rémission sur le long terme, avec des patients qui ne sont plus obligés de prendre des neuroleptiques et qui retrouvent leurs facultés normales (j'entendais un psychiatre le dire à la radio, c'est un phénomène qui était largement sous-estimé auparavant et qui commence à être étudié sérieusement).
Dans l'article que j'avais lu, il était dit que les schizophrènes qui avaient des antécédents de troubles bipolaires dans la famille, ou les schizoaffectifs avaient plus de chance de voir leur maladie "migrer" vers un trouble bipolaire.

Je me demande si je ne suis pas dans ce cas de figure : j'ai récemment changé de psychiatre, et celui-ci m'a trouvé logorrhéique et a commencé à dire que mon solian était inadapté et qu'il me fallait un thymorégulateur. Il m'a mis sous dépakote et a insisté pour téléphoner à mon ancien psy pour savoir comment ce dernier m'avait trouvé. Je sais maintenant qu'après m'avoir soufflé le chaud et le froid pendant des années à propos de mon diagnostic, mon ancien psy me voyait schizoaffective (il m'a virée de ses patients quand j'ai demandé mon dossier médical). Mon nouveau psy m'a dit que j'étais soit bipolaire, soit schizoaffective et qu'on garderait le solian + dépakote.

Je dois dire que si j'ai été déphasée pendant des années, ma situation s'est très nettement améliorée depuis 3 ans : passage du permis de conduire, réussite à un concours de fonctionnaire de catégorie B, et depuis cette année réussite professionnelle avec une bonne intégration avec mes collègues et un travail fourni satisfaisant. Je ne me sens plus déphasée comme avant, j'ai l'impression d'être guérie malgré le traitement que je continue à prendre : je n'ai plus de fatigabilité au travail, je ne sens pas un besoin de m'enfuir du bureau quand je voir arriver mon supérieur comme lors de ma première année dans mon précédent boulot, je commence à prendre de l'autonomie et des responsabilités, mes réussites me donnent confiance en moi. L'an dernier je me suis grillée au boulot parce que j'ai du faire face à des collègues malveillants et je n'ai pas su comment réagir, mais après une mutation j'ai trouvé des gens bienveillants et corrects, voire aidants, et tout se passe au mieux. Malgré tout, je garde en mémoire qu'il y a 3 ans, j'allais tellement mieux que mon ancien psy m'a fait progressivement arrêter le solian, et j'ai rechuté dans la dépression et l'apragmatisme et les hallus sensorielles, les troubles de la mémoire. Je dois donc continuer à prendre mon traitement...
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soleilnoir



soleilnoir is offline   Réponse avec citation
Vieux 12/12/2010, 17h41   #6
rose_noire
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Localisation: Bordeaux
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Re : Passerelles entre schizophrénie et trouble bipolaire (hors trouble schizoaffectif)

Citation:
Posté par Isidore
bonjour.

àma, effectivement, si on classe quelqu'un qui n'a fait qu'une BDA dans les schizophrènes (comme le fait le monde entier sauf les français ) , oui :

" une schizophrénie peut donner lieu à une rémission sur le long terme, avec des patients qui ne sont plus obligés de prendre des neuroleptiques et qui retrouvent leurs facultés normales "


Mais on peut aussi considérer que la distinction "schizophrénie à vie" et BDA est imparfaite, qu'on est dans un continuum de troubles, et qu'une schizophrénie peut se résorber 20 ans après être apparue comme une BDA pourrait se résorber, selon le même mécanisme ? Ce psychiatre à la radio disait qu'il y a un certain nombre de patients dont ils perdent la trace, tout simplement parce qu'ils vont mieux, et qu'on les retrouve 20 ans ou 40 ans après avec une vie normale, à la grande surprise des psychiatres ! Et qu'on ne s'est focalisé que sur ceux qu'on continuait à voir sur le long cours parce qu'ils vont mal.

Je suis un peu dégoutée que la discussion ne se focalise que sur ce point de mon post qui n'était qu'un détail. Il s'agissait pour moi de parler de la maladie psychique comme un continuum de troubles perméables, où l'on peut muter d'une schizophrénie vers un trouble bipolaire (c'était l'essentiel de mon post), où sur le fait qu'une schizophrénie de bon pronostic pourrait se résorber sur le long cours.

Désolée de ne pas retrouver cet article qui m'a tant marqué, j'aurais du le mettre dans mes favoris. A défaut, j'ai toujours trouvé celui-ci :
http://bipolairemd2008.forum-actif.e...enie-t2091.htm
rose_noire is offline   Réponse avec citation
Vieux 12/12/2010, 17h57   #7
Isidore
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Messages: 1 017
Re : Passerelles entre schizophrénie et trouble bipolaire (hors trouble schizoaffectif)

Citation:
Posté par rose_noire
Il s'agissait pour moi de parler de la maladie psychique comme un continuum de troubles perméables, où l'on peut muter d'une schizophrénie vers un trouble bipolaire (c'était l'essentiel de mon post

si une BDA est une schizophrénie, 1/3 des BDAs évoluant vers un trouble bipolaire, donc oui : une schizophrenie peut évoluer vers un trouble bipolaire.
Isidore is offline   Réponse avec citation
Vieux 12/12/2010, 18h00   #8
rose_noire
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Re : Passerelles entre schizophrénie et trouble bipolaire (hors trouble schizoaffectif)

Pourquoi mets tu des smileys méprisants ?
rose_noire is offline   Réponse avec citation
Vieux 12/12/2010, 18h35   #9
dundee
dundee
 
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Re : Passerelles entre schizophrénie et trouble bipolaire (hors trouble schizoaffectif)

Citation:
Posté par rose_noire
Bonjour,

Je suis une ancienne participante d'atoute, où j'ai souvent été décriée comme "voulant" être schizophrène" alors que le ressenti des autres participants était que je ne l'étais pas.

Je voudrais lancer un débat sur un article que j'ai lu il y a un mois ou 2, et que malheureusement je ne retrouve plus sur la toile, j'aurais aimé mettre le lien. Il était dit que la schizophrénie est diagnostiquée trop souvent à tort après quelques années de troubles seulement, alors que la maladie peut "migrer" : quelqu'un qui a eu des symptômes schizophréniques pendant quelques années peut voir son état migrer vers un trouble bipolaire. On trouve des cas sur atoute de cette réalité : Luc a récemment dit qu'après plusieurs années de diagnostic de schizophrénie, son psy considérait maintenant qu'il est bipolaire.
Dans l'autre sens, un trouble bipolaire peut être une porte d'entrée vers une schizophrénie.
Par ailleurs, une schizophrénie peut donner lieu à une rémission sur le long terme, avec des patients qui ne sont plus obligés de prendre des neuroleptiques et qui retrouvent leurs facultés normales (j'entendais un psychiatre le dire à la radio, c'est un phénomène qui était largement sous-estimé auparavant et qui commence à être étudié sérieusement).
Dans l'article que j'avais lu, il était dit que les schizophrènes qui avaient des antécédents de troubles bipolaires dans la famille, ou les schizoaffectifs avaient plus de chance de voir leur maladie "migrer" vers un trouble bipolaire.

Je me demande si je ne suis pas dans ce cas de figure : j'ai récemment changé de psychiatre, et celui-ci m'a trouvé logorrhéique et a commencé à dire que mon solian était inadapté et qu'il me fallait un thymorégulateur. Il m'a mis sous dépakote et a insisté pour téléphoner à mon ancien psy pour savoir comment ce dernier m'avait trouvé. Je sais maintenant qu'après m'avoir soufflé le chaud et le froid pendant des années à propos de mon diagnostic, mon ancien psy me voyait schizoaffective (il m'a virée de ses patients quand j'ai demandé mon dossier médical). Mon nouveau psy m'a dit que j'étais soit bipolaire, soit schizoaffective et qu'on garderait le solian + dépakote.

Je dois dire que si j'ai été déphasée pendant des années, ma situation s'est très nettement améliorée depuis 3 ans : passage du permis de conduire, réussite à un concours de fonctionnaire de catégorie B, et depuis cette année réussite professionnelle avec une bonne intégration avec mes collègues et un travail fourni satisfaisant. Je ne me sens plus déphasée comme avant, j'ai l'impression d'être guérie malgré le traitement que je continue à prendre : je n'ai plus de fatigabilité au travail, je ne sens pas un besoin de m'enfuir du bureau quand je voir arriver mon supérieur comme lors de ma première année dans mon précédent boulot, je commence à prendre de l'autonomie et des responsabilités, mes réussites me donnent confiance en moi. L'an dernier je me suis grillée au boulot parce que j'ai du faire face à des collègues malveillants et je n'ai pas su comment réagir, mais après une mutation j'ai trouvé des gens bienveillants et corrects, voire aidants, et tout se passe au mieux. Malgré tout, je garde en mémoire qu'il y a 3 ans, j'allais tellement mieux que mon ancien psy m'a fait progressivement arrêter le solian, et j'ai rechuté dans la dépression et l'apragmatisme et les hallus sensorielles, les troubles de la mémoire. Je dois donc continuer à prendre mon traitement...

Bonsoir Rose noire,

merci beaucoup de ta note d'espoir apportée par le témoignage de ton parcours et contente de te lire ici...

Pour ma part, je n'ai aucun doute concernant le lien schizo-affectif et bipolarité (de source maigre, ou de source sûre avec lien ou pas), de part mon vécu.
dundee is offline   Réponse avec citation
Vieux 12/12/2010, 18h37   #10
rose_noire
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Re : Passerelles entre schizophrénie et trouble bipolaire (hors trouble schizoaffectif)

Merci beaucoup Dundee !
rose_noire is offline   Réponse avec citation
Vieux 13/12/2010, 18h37   #11
Cépaduluxe
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Re : Passerelles entre schizophrénie et trouble bipolaire (hors trouble schizoaffecti

Bonjour,

il me semble évident que la schizophrénie a été beaucoup plus étudiée dans sa première phase, la période prodromique et la phase aigue

la phase finale, qu'on appelle aussi résiduelle intéresse beaucoup moins les médecins, alors qu'elle peut durer beaucoup plus longtemps

beaucoup de schizos stabilisés ne se retrouvent plus dans les descriptions que l'on fait habituellement de la schizophrénie
de là à envisager de changer de diagnostic...

je suis contente que tu te sentes mieux...

Cep
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Cépaduluxe
Cépaduluxe is offline   Réponse avec citation
Vieux 13/12/2010, 18h43   #12
Persouille
 
Messages: n/a
Re : Passerelles entre schizophrénie et trouble bipolaire (hors trouble schizoaffecti

Citation:
Posté par Cépaduluxe
Bonjour,

il me semble évident que la schizophrénie a été beaucoup plus étudiée dans sa première phase, la période prodromique et la phase aigue

la phase finale, qu'on appelle aussi résiduelle intéresse beaucoup moins les médecins, alors qu'elle peut durer beaucoup plus longtemps

beaucoup de schizos stabilisés ne se retrouvent plus dans les descriptions que l'on fait habituellement de la schizophrénie
de là à envisager de changer de diagnostic...

je suis contente que tu te sentes mieux...

Cep

Salut Cep
justement, c'est le point de vue de mon psy : je suis dans une phase résiduelle, maintenant deux choses différent ; la première c'est mon état qui à son avis ne peux plus être catégorisée comme une schizophrenie parceque je prends des médicaments (nuance !), et la deuxième chose, ce qu'il a écrit pour la mdph, l'ald, où là il met "schizophrenie"

je suis d'accord avec lui : je suis actuellement à 10 000 lieux d'une BDA, et ce depuis quelques années.

c'est pas juste une façon de parler, mais une réalité. de son avis, la schizophrenie n'existe plus chez ceux qui se soignent depuis l'avènement des neuros, puisque ils empêchent la manifestation de symptômes.
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Vieux 13/12/2010, 18h55   #13
Cépaduluxe
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Messages: 721
Re : Passerelles entre schizophrénie et trouble bipolaire (hors trouble schizoaffecti

Citation:
Posté par Persouille
de son avis, la schizophrenie n'existe plus chez ceux qui se soignent depuis l'avènement des neuros, puisque ils empêchent la manifestation de symptômes.

C'est un avis assez tranché et qui laisse supposer que les neuros réussissent à éradiquer tous les symptômes, ce qui n'est pas forcément le cas
Mais je comprends assez bien ce qu'il veut dire, car nous sommes nombreux je pense à vivre normalement sous traitement après avoir connu des épisodes de schizophrénie, et on est assez bien placés pour voir que l'état dans lequel on se trouve aujourd'hui est bien différent de celui dans lequel on était...
quel voyage !

Cep
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Cépaduluxe
Cépaduluxe is offline   Réponse avec citation
Vieux 13/12/2010, 19h56   #14
nocturnal
 
Messages: n/a
Re : Passerelles entre schizophrénie et trouble bipolaire (hors trouble schizoaffecti

Bonjour,

Citation:
Posté par Cépaduluxe
quel voyage !

Je parlerais plutôt d'un atterrissage violent dans la gadou du réel après une chute vertigineuse d'une fusée spatiale explosée en plein vol.

Pour ma part sur les quatre psys que j'ai vu(e)s dans ma vie, seuls deux m'ont dit schizos. L'une ne m'a rien dit. Et la dernière, que je vois maintenant ma dit : "troubles de l'humeur." Elle n'a pas parlé d'évolution, elle a dit que les précédents s'étaient lamentablement gourrés.

Au final je ne sais pas ce que j'ai, ce que je suis... moi, le rejeton indigne des catégorisations, moi, la persona non grata en terre du diagnostic précis, moi, le bâtard illégitime du DSM IV, moi, l'homme à abattre de la psychiatrie normative... moi, le déchet fécal de la cohérence symptomatologique.
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Vieux 13/12/2010, 20h09   #15
luc
chti ' zonaute - 50 ans
 
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Re : Passerelles entre schizophrénie et trouble bipolaire (hors trouble schizoaffectif)

Bonsoir,

Sans les médicaments nous sommes psychotiques et pouvons vivre des BDA, avoir des propos délirants. C'est le côté symptômes positifs de la schizophrénie qui se manifeste là. C'est la phase active de la maladie

Après stabilisation et sous longue médication, la schizophrénie devient résiduelle avec une prédomination de symptômes négatifs qui permettent de travailler pour quelques uns d'entre nous, non sans souffrir de troubles psy (ex :le relationnel ou troubles cognitifs).

Avec les médicaments actuels, les psychotiques (acception large) peuvent passer par des états limites et même être tout a fait heureux dans leur vie de tous les jours, tout de même !

Surtout je ne veux pas généraliser car il existe bien des psychotiques sur lesquels la médication n'a pas d'effets et qui souffrent beaucoup.

Luc
luc is offline   Réponse avec citation
Vieux 14/12/2010, 13h11   #16
HSA
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Messages: 105
Re : Passerelles entre schizophrénie et trouble bipolaire (hors trouble schizoaffecti

c'est pas juste une façon de parler, mais une réalité. de son avis, la schizophrenie n'existe plus chez ceux qui se soignent depuis l'avènement des neuros, puisque ils empêchent la manifestation de symptômes.[/quote]

Bonjour,

je ne comprends pas ce point de vue, c'est bien parce que l'on est malade que l'on prend des médicaments, si on les arrête enfin dans mon cas c'est le délire et les angoisses assurés... les symptômes reviennent. Les médicaments permettent une stabilité mais sans eux pas de vie normale et stable. Enfin moi je n'ai jamais fait de bda, mes symptômes ont commencés ado, j'ai fait une entrée progressive dans la maladie.
Du coup je n'arrive pas à comprendre ce que veut ca veut dire "plus de schyzo chez ceux qui ceux soignent". J'ai l'impression que c'est prendre le problème à l'envers...
HSA is offline   Réponse avec citation
Vieux 14/12/2010, 18h58   #17
rose_noire
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Localisation: Bordeaux
Messages: 634
Re : Passerelles entre schizophrénie et trouble bipolaire (hors trouble schizoaffectif)

Oui, je crois que le problème se pose très différemment selon la forme de maladie qu'on a :

- soit on fait des BDA très costaudes en hallus et délires, et on peut s'en tirer avec les neuros soit quasiment en redevenant normal (comme Persée) soit avec plus de troubles résiduels malgré les neuros (troubles cognitifs par exemple)

- soit on a un début insidieux de maladie,et on peut avoir un tableau clinique de symptômes négatifs : troubles de la mémoire, apragmatisme, clinophilie, retrait social et de la dissociation et là encore je dirais qu'il y a plusieurs évolutions possibles : Valérianne (je pense qu'elle est dans ce cas) ou moi arrivons à mener une vie normale sous neuro, mais pour toutes les 2 on a pas de troubles cognitifs associés, je crois que ça aide beaucoup. Et je vois mon mari qui a le même tableau clinique mais des troubles cognitifs qui persistent sous neuros, une évolution moins favorable et qui se retrouve en hopital de jour au long cours sans possibilité de pouvoir travailler, malgré ses études universitaires qu'il avait pu mener avant.

J'ai l'impression, mais je me trompe peut être, que le fait d'avoir des troubles cognitifs associés à sa maladie conditionne pas mal le pronostic, je ne sais pas si on peut récupérer de façon tangible ces facultés...
rose_noire is offline   Réponse avec citation
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