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Vieux 14/11/2011, 15h48   #1
Indianamou
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La peur de l'anéantissement

S’il est vrai que je n’ai pas, contrairement à certaines et certains d’entre vous –je l’ai lu hélas au fil de trop nombreux posts- subit de traumatismes immondes de négation absolue de son être (viol, mauvais traitements dans l’enfance…) ma situation actuelle d’abstinent futur divorcé m’a conduit à de nombreuses réflexions, plus ou moins solitaires, hélas –c’est d’ailleurs pour cette raison, que j’ouvre cette discussion -, qui m’ont presque toutes amené au pied du mur d’une des réalités de ma maladie alcoolique et évidemment, je crois, d’un des conflits internes d’autant plus destructeurs qu’il a toujours été ou tu, ou très mal digéré et dissimulé par l’alcool et autres produits devenus eux-mêmes, à leur tour, encore plus destructeurs, façon crocodile qui se mord la queue,-« Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer ! »devise Shadoks que « je m’applique avec une rigueur méthodique » à suivre inexorablement (petit emprunt et adaptation à Carmen, pas de Bizet, non, Carmen Maria Véga dans la chanson « En attendant » écrite, je crois, par Max Lavegie, à découvrir, si vous ne connaissez pas… une p’tite bébête qui monte, qui monte…)

Bon, alors là Indianamou, comment tu veux qu’on te suive, entre tes digressions un tantinet trop cérébrales –Cérébrales killer, à vos claviers-, tes références surannées et tes citations imbriquées qu’à la fin, on est tous tout perdu et planté là, comme des truffes à vouloir retrouver le fil du post (à galènes évidemment !)

Pouf,pouf…
Je crois que cette omniprésence (au fil de mon existence, des situations que j’ai pu traverser, de mon entourage et de mes relations) de la possibilité réelle ou projetée de mon anéantissement, m’ont entraîné, m’entraîne et m’entraîneront, si je ne parviens pas à la domestiquer, vers des horizons, certes toujours nouveaux et donc chargés de joyeuses promesses, mais hélas, anxiogènes et malsains à souhait -et une nouvelle contradiction, une !-

Et c’est justement dans l’objectif de cette maîtrise, que je me permets de vous interpeler, afin de savoir si vos expériences, vos réflexions –personnelles, en groupe de parole, ou assisté d’un psy- vous ont permis de dépasser le simple constat, vers l’apaisement et par quel biais (aide psycho, sophro, lâcher-prise)…

Je sais, bien sûr, que ce qui fonctionne pour l’une ou l’un n’est souvent valable que pour elle ou lui, but talking is free, n’est-il pas ? – et la mise en mots, en mode virtuel encore pour l’instant, me soulage et semble me convenir plus que la vraie communication… et avec qui d’ailleurs ?

( Indianamou, au lieu de te victimiser, secoue-toi, fais confiance au temps, aux gens et va de l’avant.Promis.)
Indianamou is offline   Réponse avec citation
Vieux 14/11/2011, 16h56   #2
Bougie
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Re : La peur de l'anéantissement

Bonjour Indianamou,

je me retrouve beaucoup dans ce que tu dis(même si je ne l'aurais surement pas exprimé de la même façon que toi).
Certes un peu compliqué pour mes neurones,mais je crois comprendre..
En gros,je dirais qu'il y a tout ce qui nous "pète à la gueule" quand on a posé le verre,et on en fait quoi et surtout on fait comment?
C'est ce que j'appelle chez moi en ce moment le "sevrage affectif",à la suite du "sevrage d'alcool"....
On a arrêté de boire,certes pour nous d'abord et pas pour l'autre,mais les changements ont fait que "l'autre" a changé peut-être aussi et nous ne sommes plus sur le même chemin.
Sentiment que tout s'écroule en quelques sortes...
Tu rajoutes à ça,le "pas de boulot" et pas de "tunes"...tu vois à peu près où j'en suis
Bref!
On fait comment pour s'en sortir?Et surtout ne pas replonger sur un verre?
Je sais,et tu sais certainement aussi que ça ne servirait à rien!ça c'est fait,c'est dit ,on peut passer à autre chose.
Personnellement,je vois mon psy 2 fois par semaine maintenant,et franchement,il m'aide beaucoup(c'est son job),à me faire réfléchir différemment.

Je me retrouve aussi dans ce que tu dis,ou dans ce que je crois en comprendre,sur le fait de ne pas avoir subi de "violents traumatismes"(viols,maltraitance,ect..).
Mais,nous sommes tous différents et la douleur ou souffrance ne se mesure pas,je crois comme ça.
Chacun ressent les "choses"différemment,en fonction des évènements,et je crois que c'est là,le noeud du problème,en fait.
Il n'y a pas de compétition ou de comparaison des douleurs des uns par rapports aux autres(ce qui quelques fois fait aussi qu'on se tait en se disant,j'ai pas à ma plaindre,par rapport à lui ou elle,ect..)
J'ai appris ici,en écrivant(et c'est déjà un bon exercice pour toi,je trouve),à dire ce que je ressentais,sans honte ,sans peur d'être jugée.
Apprendre à dire,à lâcher ce qu'on ressent,c'est peut-être ça aussi le "fameux" lâcher-prise.
Que ce soit la peur de ne pas y arriver,la tristesse,la souffrance,nos propres interrogations,ect..
Je re-fais aussi de la sophrologie,que j'avais laissé tomber depuis quelques mois.
J'apprends à reconnecter mon corps et mon esprit,ou à les déconnecter suivant le cas(ouais là je sais,c'est pas très clair..)

Et j'ai lu un truc hier,qui disait que,"ce qu'on voit de prime abord comme une crise,n'est en fait qu'une ouverture supplémentaire sur le champ des possibles"...ça me fait réfléchir ..

Donc,ouverture d'esprit,changement de regard sur les situations,mais je suis bien d'accord que ça demande encore et toujours de la patience...mais ça vient,petit à petit.
En parlant,se laisser le droit de retrouver nos aspirations profondes,ce ne sont pas que de vaines phrases,c'est effectivement le chemin à suivre(ou à se faire),je crois..
Et il se peut qu'il faille creuser,en arrière,pour nous réapproprier notre vie,même si de façon consciente,rien ne laisse paraître de traumatisme apparent...

Enfin,c'est juste mon avis .

Bon courage Indianamou et continue d'écrire,tes mots me font du bien.



Bougie.
__________________
0 alcool depuis le 17/12/2010
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Vieux 14/11/2011, 21h46   #3
iseulta
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Re : La peur de l'anéantissement

Bonsoir India

J'ai repris cette phrse:

Citation:
Je crois que cette omniprésence (au fil de mon existence, des situations que j’ai pu traverser, de mon entourage et de mes relations) de la possibilité réelle ou projetée de mon anéantissement, m’ont entraîné, m’entraîne et m’entraîneront, si je ne parviens pas à la domestiquer, vers des horizons, certes toujours nouveaux et donc chargés de joyeuses promesses, mais hélas, anxiogènes et malsains à souhait -et une nouvelle contradiction, une !-

parce que je ne la comprend pas.

Ou veux tu en venir en fait?
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Vieux 15/11/2011, 06h12   #4
svaincra
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Re : La peur de l'anéantissement

Bon-jour,

Citation:
et c’est justement dans l’objectif de cette maîtrise, que je me permets de vous interpeler, afin de savoir si vos expériences, vos réflexions –personnelles, en groupe de parole, ou assisté d’un psy- vous ont permis de dépasser le simple constat, vers l’apaisement et par quel biais (aide psycho, sophro, lâcher-prise)…

tout dépend Videment de ce que tu veux/peux mettre derrière (ou devant) le mot "apaisement".
Si j'essaye de capter ça serait donc "un apaisement"
Citation:
d’un des conflits internes d’autant plus destructeurs qu’il a toujours été ou tu, ou très mal digéré et dissimulé par l’alcool et autres produits devenus eux-mêmes, à leur tour, encore plus destructeurs,
J'ai faux ?

Vu que y a pu la tize, alors oui, je pourrais dire qu'effectivement pour moi (je parle bien sûr pas pour les z'autres ), forcééééééééééément y a du mieux vivre, du mieux-être, du mieux-vieillir.

Alors, tu pourrais dire ben pourquoi et comment peut-elle dire "forcééééééééément" puisque c'est tout le sens de ma question ?
et du coup, j'te dirais juste ;
il y a encore des conflits internes (quoique le mot "conflit" ne me correspond plus autant qu'"avant".
disons plutôt des bidules de ma tête qui pourraient parfois m'amener vers des réfléxions qui m'prennent un peu l'chou.
et encore...
me prennent-elles vraiment l'crâne ???
pas vraiment...

Comme je suis pas une plante verte (pourtant y en a de très zolies), ben... oui, oui, il peut m'arriver à mes heures (perdues ? pas que ) de m'poser des questions, d'avoir mal, d'analyser des trucs pour finalement m’apercevoir ensuite que j'm'en fou royal (ou pas ).

en fait ...
j'me dis que c'est difficilement explicable...
parce que vraiment incomparable avec mes tergiversations d'avec ou après quelques mois/années sous picole...

Je dirais même que... de toute façon, difficile de faire pire que les quelques dernier(e)s mois/années que j'ai pu passer à picoler.

et avant ?
ben... j'ai toujours tisé ou me suis depuis très jeune défoncée donc... j'aurais là aussi du mal à l'dire.

Disons que ...
c'était de la "torturation" mentale avec un outil (l'alcool).
et que ?
t'enlèves l'outil et tu te rends compte que ?
le bourreau c'était toi.

et qu'un bourreau sans ses outils ; il est comme un con dans un premier temps.
il sait pu comment faire mumuze.

alors ?
il se transforme en ?
ben... après c'est p'tete selon chacun(e).
perso, je me suis transformée (sans baguette magique et sans incantations) en crèèèèèè zoli papillon multicolore (pfffffffffffffff ; n'importe quoua ).
hihihihihihihi ; nan, me suis transformée en rien du tout.
j'ai juste ( = enlevé mon masque et jeté mon jouet-doudou.

alors bis ?
me suis rendue compte que d'une part je n'étais pas zen et que d'autre part j'avais pas spécialement envie de le devenir et paf

pour finir de répondre à ta question ( )
oui ça m'apporte un certain apaisement.
ensuite ; tout dépend ce que je veux/peux mettre derrière (ou devant bis) ; "certain".
la différence ?
je peux choisir de !!!!
et ?
ça fait toute la différence je trouve

je ne suis pas de celles qui disent que l'arrêt de l'alcool à terme apporte un graaaaaaaand bonheur sans nom (ou sans non).
je dis juste ; c'est vraiment vraiment vraiment plus confortable
je sais pas si ça te rassure là tout ce que je t'écris ?

là, dans ta situation (arrêt alcool + divorce (avec ses conséquences matérielles), tu te poses j'imagine pleins pleins de questions, tu fais des liens, tu regroupes, tu cherches, tu explores, tu as mal, tu découvres etc.
dis toi que ce n'est qu'une période de ta vie.
et que ... ta vie tu peux, puisque pu de picole, choisir d'aller là ou là ou ici ou là-bas et c'est ça qu'est apaisant je trouve

Avec quels outils j'ai pu aller "mieux" ?
je crois les avoir tous essayé.
puis, j'ai expérimenté plus ou moins longtemps avec certains.



Citation:
Indianamou, au lieu de te victimiser, secoue-toi, fais confiance au temps, aux gens et va de l’avant.Promis.

Pourquoi entre parenthèses ?

en te lisant, j'ai pas lu un mec qui se victimisait.
j'ai surtout lu une personne qui se posait des questions.
et tant qu'à faire pas qu'une seule héhé...
j'ai également lu que tu te sentais seul. que tu étais seul.

donc ?
aller de l'avant pour aller où d'abord ????
disons que...
si je puis me permettre...
la question qui me parait "intéressante" serait plutôt ;
comment je vais faire pour justement moins m'en poser ?
si, si c'est possible !!!!
disons que ... trier le bon grain de l’ivraie en fait...
et parfois (souvent) seul c'est difficile...
paumé and co !
donc ?
faire confiance aux autres (mais lesquels ???) et au temps qui passe (qui passera de toute façon et qui ne t'attends pas).

je trouve que c'est justement cela qui m'a permis de ... doucement ... prendre (et pas voler) confiance en moi.

bisous,
s.
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Sevrage physique
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Vieux 15/11/2011, 13h45   #5
Maryvonne
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Re : La peur de l'anéantissement

Bonjour
Citation:
Posté par Indianamou
des horizons, certes toujours nouveaux et donc chargés de joyeuses promesses, mais hélas, anxiogènes et malsains à souhait
Ce qu'il y a avant le "mais" est toujours collé à ce qu'il y a après (le "mais") pour toi?
__________________
Toutes les limites sont des conventions, qui attendent d’être dépassées. Chacun peut dépasser n’importe quelle convention si d’abord, on peut concevoir soi-même de le faire.
In Cloud Atlas
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Vieux 15/11/2011, 23h33   #6
Indianamou
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Re : La peur de l'anéantissement

Hello petite Bougie, toute vacillante et frêle, mais si doucement chaleureuse et réconfortante

Citation:
Posté par bougie2444
je me retrouve beaucoup dans ce que tu dis(même si je ne l'aurais surement pas exprimé de la même façon que toi).
Certes un peu compliqué pour mes neurones,mais je crois comprendre..
En gros,je dirais qu'il y a tout ce qui nous "pète à la gueule" quand on a posé le verre,et on en fait quoi et surtout on fait comment?
C'est ce que j'appelle chez moi en ce moment le "sevrage affectif",à la suite du "sevrage d'alcool"....
On a arrêté de boire,certes pour nous d'abord et pas pour l'autre,mais les changements ont fait que "l'autre" a changé peut-être aussi et nous ne sommes plus sur le même chemin.
Sentiment que tout s'écroule en quelques sortes...
C'est vrai, que déjà au naturel, je suis du genre à ne pas livrer, à dissimuler sous une possible lecture à plusieurs niveaux, qui peuvent me faire passer pour un cérébral suffisant et arrogant alors que je pense qu'il s'agit, au contraire, de ne pas heurter, de ne pas décevoir aussi sans doute...

"Le sevrage affectif", l'émancipation, grandir et lâcher son doudou, rentrer dans l'âge de raison et la maturité... oui, oui,ça va, ça va, on y va, on y va, mais j'aurais bien voulu avoir le temps et l'option du choix ou, pourquoi pas, "avoir bien du talent pour devenir vieux sans être adulte" à la manière de Brel.

"Sentiment que tout s'écroule en quelques sortes..."... Disons que j'ai l'injuste sentiment judéo-chrétien à la noix -pour rester poli- de ne pas vraiment être récompenser comme j'aurais pu l'espérer -chez les Bisousnours sans doute- de toutes mes tentatives à arrondir mes angles pour accéder à un p'tit "bonheur" conforme et sans histoire, et ça ravive un ressentiment d'une destiné, la mienne, qui ne serait donc jamais un long fleuve tranquille... et je suis un peu las!

Citation:
Posté par bougie2444
Tu rajoutes à ça,le "pas de boulot" et pas de "tunes"...tu vois à peu près où j'en suis
Effectivement, pas gai comme lendemain qui chante et nouveau départ au bord du quai et je ne veux pas, car je n'aime pas ça, entrer dans la compassion faussement optimiste du "Allé, ça va rebondir, accroche-toi!"
Resserre les boulons de tes intimes qui peuvent de filer un coup de louche, tache de faire fonctionner le système social au mieux de ce qu'il peut pour toi, mais, je t'en prie, s'il te plaît, reste à flot, t'es vraiment quelqu'une de bien, qui mérite que la vie lui sourie à la fin des comptes.

Citation:
Posté par bougie2444
On fait comment pour s'en sortir?Et surtout ne pas replonger sur un verre?
Je sais,et tu sais certainement aussi que ça ne servirait à rien!ça c'est fait,c'est dit ,on peut passer à autre chose.
Personnellement,je vois mon psy 2 fois par semaine maintenant,et franchement,il m'aide beaucoup(c'est son job),à me faire réfléchir différemment.
Espérons que le piton du hors alcool, soit effectivement bien scellé, -je le crois dans une humble vigilance- et continuons donc contre vents et marées.
Pour ce qui est du suivi, j'ai un rencart en fin de mois, et on verra bien ce qui en ressort... mais, réfléchir, réfléchir, même différemment, j'avoue qu'au contraire, je me vautre plutôt dans une gesticulation plus ou moins constructive, mais qui a le mérite de m'éviter de trop penser tout en pansant un peu, j'espère, quand même.

P'tain, Indianamou, tu peux pas t'empêcher de phraser à la toulousaine, con, mais, ne rêve pas, tu ne réssuscitera pas non plus Nougaro."

Citation:
Posté par bougie2444
Je me retrouve aussi dans ce que tu dis,ou dans ce que je crois en comprendre,sur le fait de ne pas avoir subi de "violents traumatismes"(viols,maltraitance,ect..).
Mais,nous sommes tous différents et la douleur ou souffrance ne se mesure pas,je crois comme ça.
Chacun ressent les "choses"différemment,en fonction des évènements,et je crois que c'est là,le noeud du problème,en fait.
Il n'y a pas de compétition ou de comparaison des douleurs des uns par rapports aux autres(ce qui quelques fois fait aussi qu'on se tait en se disant,j'ai pas à ma plaindre,par rapport à lui ou elle,ect..)
J'ai appris ici,en écrivant(et c'est déjà un bon exercice pour toi,je trouve),à dire ce que je ressentais,sans honte ,sans peur d'être jugée.
Apprendre à dire,à lâcher ce qu'on ressent,c'est peut-être ça aussi le "fameux" lâcher-prise.
Que ce soit la peur de ne pas y arriver,la tristesse,la souffrance,nos propres interrogations,ect..
Je re-fais aussi de la sophrologie,que j'avais laissé tomber depuis quelques mois.
J'apprends à reconnecter mon corps et mon esprit,ou à les déconnecter suivant le cas(ouais là je sais,c'est pas très clair..)
Si,si, c'est tout à fait clair et ça entre bien en résonnance avec moi...
Pourquoi accorder une quelconque importance à sa propre et auto-négation, hein, je vous l'demande... quand on a du mal à s'aimer, pourquoi aimerait-on sa douleur, hein, pourquoi?
Il était temps de s'occuper, malgré tout, un peu de soi, non?

Citation:
Posté par bougie2444
Et j'ai lu un truc hier,qui disait que,"ce qu'on voit de prime abord comme une crise,n'est en fait qu'une ouverture supplémentaire sur le champ des possibles"...ça me fait réfléchir ..

Donc,ouverture d'esprit,changement de regard sur les situations,mais je suis bien d'accord que ça demande encore et toujours de la patience...mais ça vient,petit à petit.
En parlant,se laisser le droit de retrouver nos aspirations profondes,ce ne sont pas que de vaines phrases,c'est effectivement le chemin à suivre(ou à se faire),je crois..
Et il se peut qu'il faille creuser,en arrière,pour nous réapproprier notre vie,même si de façon consciente,rien ne laisse paraître de traumatisme apparent...

Enfin,c'est juste mon avis .
Et là encore, je plussoie comme on dit chez les geeks.
Mais, faut tout de même, de temps en temps, voir briller une ch'tiote lueur, -celle d'une p'tite bougie, pourquoi pas et encore merci du temps consacré- et que les circonstances viennent pas trop à en remettre une couche, on y croit.
Citation:
Posté par bougie2444
Bon courage Indianamou et continue d'écrire,tes mots me font du bien.
Et si tu savais à quel point, la perspective de cette utilité toute virtuelle qu'elle soit -mais je suis sûr, qu'il y a malgré tout, des petits doigts légers et menus pour frapper les touches du clavier derrière tout ça- comme donc cette soudaine utilité, dont j'espère que, ni pour toi, ni pour les autres lecteurs, la sympathique et confraternelle tendresse ne heurtera ni n'offusquera la morale ou la sensibilité... bref comme elle m'a fait chaud au coeur.
Grand merci et préserve-toi au mieux.
Indianamou is offline   Réponse avec citation
Vieux 16/11/2011, 00h58   #7
Indianamou
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Re : La peur de l'anéantissement

Hello Iseulta,

Citation:
Posté par iseulta
Bonsoir India

J'ai repris cette phrse:
Je crois que cette omniprésence (au fil de mon existence, des situations que j’ai pu traverser, de mon entourage et de mes relations) de la possibilité réelle ou projetée de mon anéantissement, m’ont entraîné, m’entraîne et m’entraîneront, si je ne parviens pas à la domestiquer, vers des horizons, certes toujours nouveaux et donc chargés de joyeuses promesses, mais hélas, anxiogènes et malsains à souhait -et une nouvelle contradiction, une !-




parce que je ne la comprend pas.

Ou veux tu en venir en fait?

Je n'en ai, pour l'heure, pas vraiment encore une idée précise, plutôt, une sorte d'intuition -et ça me plairait bien d'être plus chaleureusement intuitif que froidement analytique mais j'suis même pas sûr d'en assumer les tenants et les aboutissants.

Je tente cependant l'explication de texte:
Les différents "tsunamis" affectifs de ma tendre enfance, une sensibilité trop féminine -eh, oui, le géniteur, s'étant fait la malle au sein d'une fratrie de 5 mecs tenue tant bien que mal par une mère qui y a alliéné sa propre existence, mais qui a su préserver l'essentiel, c'est à dire la vie- des difficultés de tous ordres avec des vrais bouts de drame dedans -mais pas de ceux dont se régalent les journaux- m'ont, j'en suis de plus en plus convaincu, conduit à penser que je n'étais rien, ou pas grand chose, -d'ou la possibilité de l'anéantissement réel -car très peu de ressources et très peu de réseaux d'aide à l'époque et puis, la fierté aussi, la bonne fierté qui pousse à ne rien montrer aux autres et à se refermer sur sa petite misère- ou envisagé -pa'c'qu'un môme pris dans la tourmente des histoires d'adultes auxquelles il ne comprend rien, croit toujours, qu'il en est un peu responsable d'une part et que tout peut disparaître rien qu'en fermant les yeux de l'autre.

Alors, solution post alcoolisme... imiter les bons et beaux modèles, tout bien faire pour que ça clique comme ça devrait... Bon élève, bonnes relations, bon petit singe savant -oh,oh, ça permet aussi d'éviter le pire au plan social pour l'avenir, faut pas déconner quand même- et pis l'adolescence, la grande construction, que comme bon élève d'avant tu fais parmis "l'élite" - les litres viendront plus tard!- situation en entonoir de plus en plus difficile à tenir - et, oui, bon élève, mais quand même pas trop fort en thème, surtout qu'à partir d'un certain niveau, tu pouvais toujours te brosser pour l'aide -attention , j'ai pas dit le soutien- de ce qui restait de ta famille (qui partait tranquillement en couille les uns après les autres vu que je suis le p'tit dernier) et des petits compétiteurs de la meilleure place au soleil qu'étaient devenus tes p'tits copains de bahut et puis un jour, révélation, la cuite, la défonce et plein de gens pour te trouver super formidable et tout et tout...
Mode fin de construction prématurée, nouveau carquant en fait mais bien dissimulé par les effets bénéfiques, nouveaux horizons chargés des joyeuses promesses de tant de nouvelles rencontres et de nouvelles expériences, ou tu te pousses dans les bras de toutes et tous, pourvu qu'ils t'accordent un rien de considération, même et surtout si ce ne sont pas les bras qu'il te faudrait, mais ça, tu ne le sais pas encore.

D'autant plus que l'éducation, t'as rendu curieux, curieux mais naïf, et qu'il faut l'avouer, sinon, il n'y aurait pas eu addiction, cette philosophie de vie un peu babosse "me gusta tu" et tu t'y tiens...
Pis, tu fréquentes, tu parentes, tu veux éviter la beaufitude par de solides amitiés de couples bien trempées de cannabis, d'alcool et, de bonne et simple joie de vivre, sans te rendre compte, que ben, les autres, sans le faire exprès, ben, y fument moins, y picollent que pour la photo et y construisent, y élaborent... Ben, oui, parce qu'eux, ils ont une vie après toi, ils t'attendent pas pour exister et se forger leur petit bonheur tranquille...

Enfin, un matin, tu tombes du déni -si,si, faut avouer, celle-là, elle est pas mal, non?- et tu te soignes.
Mais, en râclant pour bien enlever tous les p'tits morceaux d'alcool qui se sont foutus un peu partout dans ton être, t'oublies de communiquer, de dire que t'es bien toujours le même mais que t'aurais quelques nouvelles vélléités pour ton redépart (libido, environnement et relation...) et tu te recentres sainement, peut-être un peu trop, sur toi -mais tu pouvais pas trop savoir la limite, vu que tu l'avais jamais fait- et paf(le chien) divorce!

Bref, tout ça pour dire, que, du fait de ta trouille d'être broyé comme une noix, ben t'as exploré tout un tas de voies -qui n'étaient pas vraiment les tiennes mais que tu as adoré parcourir- et que tu trouves qu'elles t'ont un peu conduit dans l'impasse quand même.

Et de rebondir, t'en as un peu ta claque, pis surtout tu te demandes si tes ascendants auraient pas été maudits à l'époque des Templiers, parce que, c'est bien gentil, toutes ces situations à découvrir, mais tu sais bien, qu'au fond de toi, ça te fout de plus en plus les j'tons de risquer de te gourrer à nouveau et, comme t'as l'impression d'avoir coller une grosse chape de plomb pour remplir le gros vide de tout ce que t'as du et que tu dois à nouveau enlever, ben, tu doutes même de tes envies, de tes désirs, de tes réactions et ça ne me parait pas trop sain, tout ça.

Tu finis même par penser, qu'elle n'a peut-être pas eu si tord que ça de quitter un mec comme ça, certes bien sain et vigoureux, mais totalement paumé après son presque demi-siècle.

J'sais pas si j'ai vraiment dévellopé, ce que tu avais quoté Iseulta, et si tu piges un peu mieux mes états d'âme... en tous cas, c'est le paquet que j'voulais lâcher ce soir.

Merci de me supporter dans mes longueurs.
Indianamou is offline   Réponse avec citation
Vieux 16/11/2011, 01h32   #8
Indianamou
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Messages: 178
Re : La peur de l'anéantissement

Bonjour, Svaincra
Citation:
Posté par svaincra
tout dépend Videment de ce que tu veux/peux mettre derrière (ou devant) le mot "apaisement".
Si j'essaye de capter ça serait donc "un apaisement"
J'ai faux ?
J'aimerais peut-être pas un bonheur facile, non, mais voir au moins une ligne conductrice se tracer devant moi, avec un horizon envisageable et possible, au calme -puisque l'horizon n'est jamais accessible-

Citation:
Posté par svaincra
Vu que y a pu la tize, alors oui, je pourrais dire qu'effectivement pour moi (je parle bien sûr pas pour les z'autres ), forcééééééééééément y a du mieux vivre, du mieux-être, du mieux-vieillir.
C'est vrai, c'est incontestable, je me sens mieux, plus lucide, plus calme pour affronter les aléas de la vie... mais un peu seul, tout de même.
C'est peut-être le prix à payer, le prix de l'authenticité, de sa réalisation et de l'accord avec soi-même... un peu cher tout de même, ou faut plus de concessions, alors?

Citation:
Posté par svaincra
Alors, tu pourrais dire ben pourquoi et comment peut-elle dire "forcééééééééément" puisque c'est tout le sens de ma question ?
et du coup, j'te dirais juste ;
il y a encore des conflits internes (quoique le mot "conflit" ne me correspond plus autant qu'"avant".
disons plutôt des bidules de ma tête qui pourraient parfois m'amener vers des réfléxions qui m'prennent un peu l'chou.
et encore...
me prennent-elles vraiment l'crâne ???
pas vraiment...

Comme je suis pas une plante verte (pourtant y en a de très zolies), ben... oui, oui, il peut m'arriver à mes heures (perdues ? pas que ) de m'poser des questions, d'avoir mal, d'analyser des trucs pour finalement m’apercevoir ensuite que j'm'en fou royal (ou pas ).

en fait ...
j'me dis que c'est difficilement explicable...
parce que vraiment incomparable avec mes tergiversations d'avec ou après quelques mois/années sous picole...

Je dirais même que... de toute façon, difficile de faire pire que les quelques dernier(e)s mois/années que j'ai pu passer à picoler.
Même combat en gros... version mec.

Citation:
Posté par svaincra
et avant ?
ben... j'ai toujours tisé ou me suis depuis très jeune défoncée donc... j'aurais là aussi du mal à l'dire.
En tous cas, foirage complet de la construction d'une belle personnalité bien équilibrée et sereine, je parle pour moi, évidemment.

Citation:
Posté par svaincra
Disons que ...
c'était de la "torturation" mentale avec un outil (l'alcool).
et que ?
t'enlèves l'outil et tu te rends compte que ?
le bourreau c'était toi.

et qu'un bourreau sans ses outils ; il est comme un con dans un premier temps.
il sait pu comment faire mumuze.

alors ?
il se transforme en ?
ben... après c'est p'tete selon chacun(e).
perso, je me suis transformée (sans baguette magique et sans incantations) en crèèèèèè zoli papillon multicolore (pfffffffffffffff ; n'importe quoua ).
hihihihihihihi ; nan, me suis transformée en rien du tout.
j'ai juste ( = enlevé mon masque et jeté mon jouet-doudou.
J'ai encore un peu de mal à m'y retrouver et je prends encore volontiers ma totosse pour m'endormir.

Citation:
Posté par svaincra
alors bis ?
me suis rendue compte que d'une part je n'étais pas zen et que d'autre part j'avais pas spécialement envie de le devenir et paf

pour finir de répondre à ta question ( )
oui ça m'apporte un certain apaisement.
ensuite ; tout dépend ce que je veux/peux mettre derrière (ou devant bis) ; "certain".
la différence ?
je peux choisir de !!!!
et ?
ça fait toute la différence je trouve
Belle leçon d'indépendance... mais in-dépendant doit inexorablement rimer avec isolement?


Citation:
Posté par svaincra
je ne suis pas de celles qui disent que l'arrêt de l'alcool à terme apporte un graaaaaaaand bonheur sans nom (ou sans non).
je dis juste ; c'est vraiment vraiment vraiment plus confortable
je sais pas si ça te rassure là tout ce que je t'écris ?

là, dans ta situation (arrêt alcool + divorce (avec ses conséquences matérielles), tu te poses j'imagine pleins pleins de questions, tu fais des liens, tu regroupes, tu cherches, tu explores, tu as mal, tu découvres etc.
dis toi que ce n'est qu'une période de ta vie.
et que ... ta vie tu peux, puisque pu de picole, choisir d'aller là ou là ou ici ou là-bas et c'est ça qu'est apaisant je trouve
Faut que je digère, mais c'est assez difficile à faire passer.

Citation:
Posté par svaincra
en te lisant, j'ai pas lu un mec qui se victimisait.
j'ai surtout lu une personne qui se posait des questions.
et tant qu'à faire pas qu'une seule héhé...
j'ai également lu que tu te sentais seul. que tu étais seul.

donc ?
aller de l'avant pour aller où d'abord ????
disons que...
si je puis me permettre...
la question qui me parait "intéressante" serait plutôt ;
comment je vais faire pour justement moins m'en poser ?
si, si c'est possible !!!!
disons que ... trier le bon grain de l’ivraie en fait...
et parfois (souvent) seul c'est difficile...
paumé and co !
donc ?
faire confiance aux autres (mais lesquels ???) et au temps qui passe (qui passera de toute façon et qui ne t'attends pas).

je trouve que c'est justement cela qui m'a permis de ... doucement ... prendre (et pas voler) confiance en moi.

C'est rassurant sans l'être... mais ça a le mérite d'être bien franc, pragmatique, de ne pas forcer de faux espoir, et d'envisager un retour au calme, sans aucun doute possible, mais lent, sinueux et pas spécialement simple ni facile.
Ce sont des propos de grandes personnes à grandes personnes... et c'est ça ,sans doute, dont je n'avais pas l'habitude.

Sois-en remerciée du fond du coeur, profondément.
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Vieux 16/11/2011, 01h43   #9
Indianamou
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Re : La peur de l'anéantissement

Citation:
Posté par Maryvonne
Bonjour

"des horizons, certes toujours nouveaux et donc chargés de joyeuses promesses, mais hélas, anxiogènes et malsains à souhait"
Ce qu'il y a avant le "mais" est toujours collé à ce qu'il y a après (le "mais") pour toi?

Je réponds oui... ce doit être ma dualité...
J'aime le nouveau, la découverte, c'est même un bon moteur chez moi, mais je me méfie, de plus en plus hélas, de ma nature -que j'ai la nette impression de très mal connaître et de très, très mal maîtrisée, entre autre.
Et les plantages successifs, me foutent un traquezire...une peur malsaine de mal négocier ces virages, un peu trop successifs et serrés de ma vie.

Merci de m'avoir lu et interpelé en tous cas.
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Vieux 16/11/2011, 08h41   #10
Maryvonne
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Re : La peur de l'anéantissement

Bonjour
Citation:
Posté par Indianamou
J'aime le nouveau, la découverte, c'est même un bon moteur chez moi, mais je me méfie, de plus en plus hélas
A mon avis, ce ne sont pas les horizons nouveaux qui te posent problèmes, mais les "joyeuses promesses", ... les projections kôa.
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Toutes les limites sont des conventions, qui attendent d’être dépassées. Chacun peut dépasser n’importe quelle convention si d’abord, on peut concevoir soi-même de le faire.
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Vieux 16/11/2011, 13h26   #11
Indianamou
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Re : La peur de l'anéantissement

Citation:
Posté par Maryvonne
... les projections kôa.

Effectivement? Comme beaucoup de dépendants, la ou les projections dans l'avenir, souvent envisagées comme glauques ou du moins difficiles, sont monnaie courante.
On se fait des films, comme dirait d'autres, on vit sa vie par procuration, on est présent mais on s'excuse déjà de n'être pas demain... c'est quand même bien la manifestation d'une sérieuse négation,ça.
De là, à un sentiment d'anéantissement possible ou imminent, y'a pas loin, je trouve.

Et pour mettre fin à ces projections, je n'ai, pour l'instant, trouvé que l'activisme, l'occupationnel à outrance, la gesticulation un tantinet forcenée... et ça ne conduit pas vraiment au tranquille apaisement, faudra voir.

Bonne journée, ensoleillée dans mon est natal.
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Vieux 16/11/2011, 14h10   #12
Maryvonne
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Re : La peur de l'anéantissement

Citation:
Posté par Indianamou
les projections dans l'avenir, souvent envisagées comme glauques ou du moins difficiles, sont monnaie courante.
et les "joyeuses promesses" seraient aussi intrinsèquement glauques?
Citation:
On se fait des films, comme dirait d'autres, on vit sa vie par procuration, on est présent mais on s'excuse déjà de n'être pas demain... c'est quand même bien la manifestation d'une sérieuse négation,ça.
...ou la classique vie d'un mental indiscipliné. Il parait. Je m'intéresse aux déplacements de conscience et autre yoga, c'est intéressant à ce niveau là, entre autres.
Citation:
De là, à un sentiment d'anéantissement possible ou imminent, y'a pas loin, je trouve.
Oui, dans le mental uniquement. Faut dire que lui est périssable en effet.
Citation:
Et pour mettre fin à ces projections, je n'ai, pour l'instant, trouvé que l'activisme, l'occupationnel à outrance, la gesticulation un tantinet forcenée... et ça ne conduit pas vraiment au tranquille apaisement, faudra voir.
Même quand tu es content de toi, de tes réalisations?

Bonne fin de journée, attention la pluie quitte le far west
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Vieux 17/11/2011, 00h18   #13
cartonpâte
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Re : La peur de l'anéantissement

Bonsoir Indianamou

Ce mot d’anéantissement, il me parle aussi et ce malgré une enfance et une vie bien moins difficile que beaucoup d’autres, également.


Je le ressens encore, au sens d’avoir le sentiment de ne plus exister (pas au sens du nirvana ), quand j’ai l’impression que la personne aimée (ami, amour), me demande d’être autre que je ne suis, pour m’aimer et m’accepter en retour. Comme si, dans ma tête fumeuse, il était impossible d’être à la fois soi et aimée, acceptée. Je parle d’une impression, parce que j’ai bien conscience que ce n’est pas forcément la réalité, mais que mon cerveau maladivement malade l’interprète de cette façon.


Alors, je ne peux pas dire que j’ai résolu ce truc-là, même si ça progresse un peu, car il me parasite encore et réapparaît, à certaines occasions.


Je crois avoir compris pour ma part, avec la psychothérapie (en cours), et en farfouillant un peu dans les générations passées, qu’il est probable qu’au moment où, petit bébé, on a besoin d’être rassuré et compris dans ses besoins essentiels, ce truc-là a manqué, pour des raisons diverses ( que j’ai sans doute mis longtemps sur le compte du fait que j’étais un mauvais bébé). Je relie aussi à ça le fait que dans ma famille, les (mauvaises) filles ne sont pas aimée par leurs mères, parce qu’elles ne sont pas suffisamment aimables (il aurait fallu qu’elles soient autrement). Et puis, mon père aurait préféré zéro bébé, ou alors un garçon. Bon, enfin, bref, on s’en fiche un peu, mais c’est pour dire que je crois que j’ai ancré très fortement l’idée que je devrais être une autre personne, pour être aimée, sauf que c’est précisément ce que je me suis évertuée à faire pendant longtemps, et que ce n’est pas tenable (d’où, en grande partie, l’alcool).


Je vois là-dedans un défaut, un manque de sécurité et confiance intérieure, qui me place devant une équation impossible à résoudre : vouloir être aimée (mais alors anéantie), vouloir exister (mais alors à coup sûr ne pas être aimée, et donc… être anéantie aussi… bouh ça m’ennuie de penser que je pense ça, encore, bon sang de bois).


Et je ne sais pas vraiment comment faire pour remettre les trucs à leur place, et donc je ne fais pas avancer d’un pouce le schmilblick.
(Si ce n’est avoir intégré que l’alcool décuplait le malaise infernal, au lieu de le résoudre, et, aussi, que le sentiment d’anéantissement ne dégénère plus de la même façon qu’avant, cad en dépression – bon, du coup, en écrivant ça, je me dis que c’est déjà pas mal).


Mais ce qui est (relativement) inquiétant, c’est que les preuves du contraire ne changent pas sur le fond ma façon inconsciente de voir ; tout comme les "rationalisations" a posteriori, les incursions dans le passé.


J’en suis à me dire que c’est moi qui cherche ponctuellement à m’anéantir, à me sentir anéantie pour un oui ou pour un non, moi qui cultive des faux machins pour éviter de grandir,de prendre place, je ne sais pas. Il faudrait trouver en soi le truc qui dise t’as pas besoin de ça, existe comme tu es, on t’aimera ou pas, mais toi, t’as le droit de t’aimer comme t’es, avec toutes tes contradictions, tes erreurs, tes désirs, tes manques, tes "je sais pas"… (Mais il est où, le truc ?)


Bon, tout ça pour dire que je n'ai pas encore trouvé...
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Vieux 17/11/2011, 06h47   #14
svaincra
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Re : La peur de l'anéantissement

bon-jour CD,

Citation:
J’en suis à me dire que c’est moi qui cherche ponctuellement à m’anéantir, à me sentir anéantie pour un oui ou pour un non, moi qui cultive des faux machins pour éviter de grandir,de prendre place, je ne sais pas. Il faudrait trouver en soi le truc qui dise t’as pas besoin de ça, existe comme tu es, on t’aimera ou pas, mais toi, t’as le droit de t’aimer comme t’es, avec toutes tes contradictions, tes erreurs, tes désirs, tes manques, tes "je sais pas"… (Mais il est où, le truc ?)

y a pas de truc miraculeux ('m'fin j'crois pas en tout cas).
p'tete déjà qu'en demandant autour de toi ?
genre ?
"hé dis donc ; pourquoi tu m'aimes ? et pis de rajouter juste après ? pas de trucs méchants, jugement de valeurs à la con, ou de choses gratuites histoire de te soulager hein !!! nan, nan ; juste ; pourquoi je suis formidable à ton avis ? "

ça sera que l'avis de personne de ton entourage.
et ?
ça fait déjà plaiz j'trouve

par exemple si "on" imagine que tu m'demandes (héhé )

je trouve, sans te connaître dans la vie réelle, que tes écris transpirent de sincérité (je mets pas de points) je trouve que toutes tes contradictions, tes paradoxes nous montrent que tu es une personne qui sait et veux se remettre en question.
Tes désirs, tes "je ne sais pas", tes erreurs font que tu es "comme ça" et que ? je trouve ça vraiment vraiment chouette !
c'est une déclaration d'amour ?
p'tete remarque

et si les autres ils t'aiment ; ça change quelque chose pour toi (à l’intérieur te sens tu plus "aimable" ?).

Pour t'aimer toi ; il te faut quelles preuves ?
je trouve que les preuves si "on" veut "on" en trouve.
ce que je trouve intéressant c'est de se voir de façon globale.
essaye de te voir "comme un(e) autre" et qu'est ce que tu lui dirais à c'tte personne ?

bisous,
s.
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Vieux 17/11/2011, 07h19   #15
svaincra
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Re : La peur de l'anéantissement

bon-jour India,

Citation:
En tous cas, foirage complet de la construction d'une belle personnalité bien équilibrée et sereine, je parle pour moi, évidemment.

je l'ai beaucoup pensé (je parle pour moi, évidemment )
et puis...
même punition que CD (videment le mot "punition" est moche à iech )
c'est quoi une "belle personnalité" ?
"on" peut parler d'équilibre à partir de quand ?
idem pour la sérénité d'ailleurs ?

je souris parce que lorsque je lis "foirage complet" j'me dis ;
allez allez !!! z'y va que je charge la mule !!!
je suis tout moche, un gros con, une personnalité merdique qu'a "tout" fait foiré alors qu'il avait toutes les chances de son côté etc...
alalalalalalalala India ; tu dé.onnes ou wouat ???

Il n'existe pas de personnes lisses comme il n'existe pas de personne toute pourrite !!!

Citation:
Je réponds oui... ce doit être ma dualité...

et tant mieux !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
ce n'est pas une faiblesse c'est au contraire toute ta beauté !
bon... en même temps, j'me dis que je sais (pt1 j'en sais des trucs moua ) ; que c'est super fatiguant ...
(pour moi je sais en tout cas).
et ?
ben ouai ; mais je suis aujourd'hui comme ça (et ça dure depuis un bon paquet d'années même).
ché pas comment je serais demain (je suppose que ça va pas changer énorme 'm'fin bon ; j'aime bien de toute façon donc ? m'en fou )

j'aimerais être quelqu'un d'autre ?
bah... p'tete remarque
mais ? (ou et ?) je suis moi (avec mes contradictions, mes erreurs, mes machins chouettes, mes trucs rigolo etc. (voir post de CD).

si y a des "jeux"' qui m'prennent le chou plus que de raison alors ? j'essaye de le changer.
parfois ça fonctionne et pis parfois me faut plus de temps, plus d'échanges etc.

seulement : globalement, à 39 piges j'me dis que ; y a un fond chez moi.
pas un fond sans fond et sans fin
p'ete un ainsi font font font remarque (mouai facile la blague ).

n'empêche ;
je pense au poème de Prévert ;

Je suis comme je suis
Je suis faite comme ça
Quand j'ai envie de rire
Oui je ris aux èclats
J'aime celui qui m'aime
Est-ce ma faute à moi
Si ce n'est pas le même
Que j'aime chaque fois
Je suis comme je suis
Je suis faite comme ça
Que voulez-vous de plus
Que voulez-vous de moi


Citation:
Mais je me méfie, de plus en plus hélas, de ma nature

ta nature serait-elle si moche que cela ?????

lorsque "on" parle de vigilance p'tete... être en veille sur certains de ses schémas connus...
mais pas de ta nature profonde, j'ai comme un gros doute là...

défois j'ai merdé.
bon ; okey.
et d'ailleurs je merde encore parfois héhé.
y a un truc qui interdit de jamais déconner ???
(une loi qui vient d'être pondue sans les budgets derrières ??? ahhhhhhh si c'est comme d'hab ; ça va je risque pas grand chose (et puis je suis pas une "assistée" que l'on va chasser pour contrôler, enfermer, mal-traiter, montrer du gros doigt qui sort d'une main même pas sale (beurkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkk !!!! la chasse aux sorcières (les coupables ne sont pas responsables !!! bref, je m'égare s'xuse )

et pis d'abord ; entendons nous bien sur le mot "déconne" hein, nan ?

j'vois à peu près (je pense) ce dont tu parles.
disons que ...
je me connais (plutôt pas trop mal quand même (même si bien sûr blablabla )
je vois à peu près où il faut qu'j'fasse un peu gaffe à ne pas aller.
sous peine de ?
je sais pas et c'est p'tete ça le truc justement.
Comme je vois à peu près certains de mes fonctionnements, j'me dis ; s. pourquoi aller là où tu sais que tu peux être mise en difficulté ???

hihihihihihihihi ; parce que défois j'aime bien

mais, mais, mais...
en début d'abstinence je me serais pas permise de "jouer" comme cela ; ché chur.

Citation:
mais in-dépendant doit inexorablement rimer avec isolement?

toute façon même en couple je l'étais alors bon...
même entourée j'étais pas là alors bon bis...
ensuite ?
nan.
pu aujourd'hui même si je me sens parfois encore emplie de solitude intérieure.
il n'empêche lorsque je suis avec des ami(e), des gens etc. ; je suis là, avec eux, présente !!!

mais hhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhooooooooooo
pt1 il est 7h19 et ?
j'dois partir !!!
carrément à la bourre !!!
c'est chouette de te lire, spour ça j'ai pas vu le temps passer !

bisous !
s.
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Vieux 17/11/2011, 08h59   #16
Dacapo
 
Messages: n/a
Re : La peur de l'anéantissement

Salut India, je prends enfin le temps de te lire et ma foi, y'en a des choses qui me causent, dans tout ce que tu dis ...

Tiens, ça, par exemple :
Citation:
Posté par Indianamou
Mais, en râclant pour bien enlever tous les p'tits morceaux d'alcool qui se sont foutus un peu partout dans ton être, t'oublies de communiquer, de dire que t'es bien toujours le même mais que t'aurais quelques nouvelles vélléités pour ton redépart (libido, environnement et relation...) et tu te recentres sainement, peut-être un peu trop, sur toi -mais tu pouvais pas trop savoir la limite, vu que tu l'avais jamais fait- et paf(le chien) divorce!

Aussi ça :

Citation:
C'est peut-être le prix à payer, le prix de l'authenticité, de sa réalisation et de l'accord avec soi-même... un peu cher tout de même, ou faut plus de concessions, alors?

Oui c'est cher.
Très cher, même.
Mais pas trop cher. Finalement.
Je me dis que, fini de chouigner, ça valait la peine de s'en sortir, même à moitié mort/e.

Citation:
J'aimerais peut-être pas un bonheur facile, non, mais voir au moins une ligne conductrice se tracer devant moi, avec un horizon envisageable et possible, au calme -puisque l'horizon n'est jamais accessible-

Ayè, je suis en train de dépasser ce stade, là.
J'accepte de ne rien voir se tracer devant moi. Enfin.
C'est p'têt' ça, la beauté de la chose.
Tant pis si ce n'est pas une consolation. Et pis j'ai trop écouté Brel (et toi aussi, peut-être bien).
J'ai pas dit que c'était confortable.
Tant pis pour le confort. Je sais que c'est ça ma voie.

Citation:
Posté par cartonpâte
Je vois là-dedans un défaut, un manque de sécurité et confiance intérieure, qui me place devant une équation impossible à résoudre : vouloir être aimée (mais alors anéantie), vouloir exister (mais alors à coup sûr ne pas être aimée, et donc… être anéantie aussi… bouh ça m’ennuie de penser que je pense ça, encore, bon sang de bois).

Carton, ça m'ennuie aussi de penser que tu penses encore ça, mais c'est le bon chemin ; ça aussi, tu vas le dépasser. Pas de raison que t'y arrives pas, et toi non plus, India ; si j'y arrive, c'est que c'est dépassable.

Citation:
Posté par svaincra
je trouve, sans te connaître dans la vie réelle, que tes écris transpirent de sincérité (je mets pas de points) je trouve que toutes tes contradictions, tes paradoxes nous montrent que tu es une personne qui sait et veux se remettre en question.

Ben vi. Pas mieux.

Vous savez quoi ?
Ca prouve qu'on est vivants.
  Réponse avec citation
Vieux 19/11/2011, 13h47   #17
Indianamou
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Re : La peur de l'anéantissement

Hello Maryvonne

Citation:
Posté par Maryvonne
...ou la classique vie d'un mental indiscipliné. Il parait. Je m'intéresse aux déplacements de conscience et autre yoga, c'est intéressant à ce niveau là, entre autres.
Des voies de recherche très intéressantes, original et dont je n'ai jamais entendu parler... si tu as des références de livres, de sites, je suis preneur.
Encore merci.

Citation:
Posté par Maryvonne
Même quand tu es content de toi, de tes réalisations?
J'ai encore du mal à être content de moi. Jespère que ça va venir.


Citation:
Posté par Maryvonne
Bonne fin de journée, attention la pluie quitte le far west
Toujours beau et sec dans l'Est.
Indianamou is offline   Réponse avec citation
Vieux 19/11/2011, 14h06   #18
Indianamou
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Re : La peur de l'anéantissement

Citation:
Posté par cartonpâte
Bonsoir Indianamou

Ce mot d’anéantissement, il me parle aussi et ce malgré une enfance et une vie bien moins difficile que beaucoup d’autres, également.


Je le ressens encore, au sens d’avoir le sentiment de ne plus exister (pas au sens du nirvana ), quand j’ai l’impression que la personne aimée (ami, amour), me demande d’être autre que je ne suis, pour m’aimer et m’accepter en retour. Comme si, dans ma tête fumeuse, il était impossible d’être à la fois soi et aimée, acceptée. Je parle d’une impression, parce que j’ai bien conscience que ce n’est pas forcément la réalité, mais que mon cerveau maladivement malade l’interprète de cette façon.


Alors, je ne peux pas dire que j’ai résolu ce truc-là, même si ça progresse un peu, car il me parasite encore et réapparaît, à certaines occasions.


Je crois avoir compris pour ma part, avec la psychothérapie (en cours), et en farfouillant un peu dans les générations passées, qu’il est probable qu’au moment où, petit bébé, on a besoin d’être rassuré et compris dans ses besoins essentiels, ce truc-là a manqué, pour des raisons diverses ( que j’ai sans doute mis longtemps sur le compte du fait que j’étais un mauvais bébé). Je relie aussi à ça le fait que dans ma famille, les (mauvaises) filles ne sont pas aimée par leurs mères, parce qu’elles ne sont pas suffisamment aimables (il aurait fallu qu’elles soient autrement). Et puis, mon père aurait préféré zéro bébé, ou alors un garçon. Bon, enfin, bref, on s’en fiche un peu, mais c’est pour dire que je crois que j’ai ancré très fortement l’idée que je devrais être une autre personne, pour être aimée, sauf que c’est précisément ce que je me suis évertuée à faire pendant longtemps, et que ce n’est pas tenable (d’où, en grande partie, l’alcool).


Je vois là-dedans un défaut, un manque de sécurité et confiance intérieure, qui me place devant une équation impossible à résoudre : vouloir être aimée (mais alors anéantie), vouloir exister (mais alors à coup sûr ne pas être aimée, et donc… être anéantie aussi… bouh ça m’ennuie de penser que je pense ça, encore, bon sang de bois).


Et je ne sais pas vraiment comment faire pour remettre les trucs à leur place, et donc je ne fais pas avancer d’un pouce le schmilblick.
(Si ce n’est avoir intégré que l’alcool décuplait le malaise infernal, au lieu de le résoudre, et, aussi, que le sentiment d’anéantissement ne dégénère plus de la même façon qu’avant, cad en dépression – bon, du coup, en écrivant ça, je me dis que c’est déjà pas mal).


Mais ce qui est (relativement) inquiétant, c’est que les preuves du contraire ne changent pas sur le fond ma façon inconsciente de voir ; tout comme les "rationalisations" a posteriori, les incursions dans le passé.


J’en suis à me dire que c’est moi qui cherche ponctuellement à m’anéantir, à me sentir anéantie pour un oui ou pour un non, moi qui cultive des faux machins pour éviter de grandir,de prendre place, je ne sais pas. Il faudrait trouver en soi le truc qui dise t’as pas besoin de ça, existe comme tu es, on t’aimera ou pas, mais toi, t’as le droit de t’aimer comme t’es, avec toutes tes contradictions, tes erreurs, tes désirs, tes manques, tes "je sais pas"… (Mais il est où, le truc ?)


Bon, tout ça pour dire que je n'ai pas encore trouvé...

Aujourd'hui, ça saigne beaucoup... c'est p't êt'e bon signe vous me direz.
Pourquoi?
Ben, je pense que les amis de notre couple sont plutôt "orientés" vers mon ex... Elle, elle a des rapports simples au monde, elle peut consommer sereinement les apéros et vins qui agrémentent la vie sociale française, elle est encore pleine de vie tandis que j'accuse le coup... et puis, elle est femme-je ne dis pas ça par mysoginie- non, mais les rapports qu'elles entretiennent entre elles sont, me semblent-ils, bien plus simples et plus terre à terre -non, qu'elles soient neuneues, non, leurs essentiels et leurs fondamentaux sont souvent proches même si différents, et elles maîtrisent et gèrent mieux leurs rapports aux hommes, sans s'emballer, tranquillement.

En tout cas merci de m'avoir permis de constater un parallèle avec ton expérience.
Indianamou is offline   Réponse avec citation
Vieux 19/11/2011, 14h13   #19
Indianamou
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Re : La peur de l'anéantissement

Citation:
Posté par Dacapo
Oui c'est cher.
Très cher, même.
Mais pas trop cher. Finalement.
Je me dis que, fini de chouigner, ça valait la peine de s'en sortir, même à moitié mort/e.
C'est dur à encaisser, en ce moment, mais ça donne foi en l'avenir...je vais me le garder dans un coin de tête.


Citation:
Posté par Dacapo
Ayè, je suis en train de dépasser ce stade, là.
J'accepte de ne rien voir se tracer devant moi. Enfin.
C'est p'têt' ça, la beauté de la chose.
Tant pis si ce n'est pas une consolation. Et pis j'ai trop écouté Brel (et toi aussi, peut-être bien).
J'ai pas dit que c'était confortable.
Tant pis pour le confort. Je sais que c'est ça ma voie.
J'y travaille, à l'acquisition de cette simplicité, du simplement vivre et passer sa route en prenant ce qu'il y a à prendre, sans forcer, sans se forcer ni forcer les autres.
Reprendre la voie de l'humilité et de l'humanité.
Indianamou is offline   Réponse avec citation
Vieux 19/11/2011, 14h26   #20
Indianamou
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Re : La peur de l'anéantissement

Citation:
Posté par svaincra
je souris parce que lorsque je lis "foirage complet" j'me dis ;
allez allez !!! z'y va que je charge la mule !!!
je suis tout moche, un gros con, une personnalité merdique qu'a "tout" fait foiré alors qu'il avait toutes les chances de son côté etc...
alalalalalalalala India ; tu dé.onnes ou wouat ???
C'est vrai qu'il faut que je me reprenne, j'suis un peu lourd sur ce coup-là... J'ai effectivement de bons côtés mais là, je suis un peu pétrifié, mal de sortir la tête du sac.


Citation:
Posté par svaincra
pu aujourd'hui même si je me sens parfois encore emplie de solitude intérieure.
il n'empêche lorsque je suis avec des ami(e), des gens etc. ; je suis là, avec eux, présente !!!
Je crois qu'il faut que je creuse cette voie... redécouvrir mon humanité, si tortueuse soit-elle.

Citation:
Posté par svaincra
mais hhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhooooooooooo
pt1 il est 7h19 et ?
j'dois partir !!!
carrément à la bourre !!!
c'est chouette de te lire, spour ça j'ai pas vu le temps passer !

bisous !
s.

J'espère que ça n'a pas eu de conséquence et merci encore de consacrer un peu de temps à me répondre.

Bises à toi et bonne fin de journée.
Indianamou is offline   Réponse avec citation
Vieux 24/11/2011, 03h55   #21
svaincra
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Re : La peur de l'anéantissement

bon-jour India,

Citation:
Je crois qu'il faut que je creuse cette voie... redécouvrir mon humanité, si tortueuse soit-elle.

alors ???
ton humanité ? tu l'as redécouverte ?
p'tete qu'elle est tortueuse ou p'tete que... pas du tout va savoir... nan ?

Citation:
J'ai effectivement de bons côtés

une liste, une liste, une liste !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

j'en vois djà kekzuns mais j'te laisse d'abord le dire toi-même héhé

bisous,
s.
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svaincra is offline   Réponse avec citation
Vieux 24/11/2011, 17h12   #22
Maryvonne
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Re : La peur de l'anéantissement

Bonjour
Citation:
Posté par Indianamou
Des voies de recherche très intéressantes, original et dont je n'ai jamais entendu parler... si tu as des références de livres, de sites, je suis preneur.
Ben, en fait tu as du en entendre parler... on ne s'en rend compte que quand on met un peu le pied dedans, mais ce sont des voies que l'on appelle souvent "spiritualité".
Pour ma part c'est sans religion, je m'intéresse surtout à la vie de l'esprit et aux niveaux/déplacements de conscience.
Des livres, il y en a tant que tant, là aussi on fait sa voie ^_^
Des auteurs lus et assez accessibles : Arnaud Desjardin, Deepak Chopra (plutôt spiritualité indienne)...
Les écrits de Carlos Castaneda (savoirs chamaniques d'amérique centrale) sont très intéressants également pour les déplacements de conscience, mais attention à ne pas s'arrêter au premier bouquin (herbe du diable et petite fumée) parce que presque rien n'est dit en fait. Il faut au moins lire les 4 premiers pour savoir ce que signifie cette voie.
Citation:
J'ai encore du mal à être content de moi.
Es-tu mécontent de toi?

Far west beau et sec également (si si, c'est vrai)
__________________
Toutes les limites sont des conventions, qui attendent d’être dépassées. Chacun peut dépasser n’importe quelle convention si d’abord, on peut concevoir soi-même de le faire.
In Cloud Atlas
Maryvonne is offline   Réponse avec citation
Vieux 25/11/2011, 23h55   #23
Indianamou
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Messages: 178
Re : La peur de l'anéantissement

Citation:
Posté par svaincra
alors ???
ton humanité ? tu l'as redécouverte ?
p'tete qu'elle est tortueuse ou p'tete que... pas du tout va savoir... nan ?

Je relâche, je relativise, j'accepte, je m'en fous, je saigne, je prends ce qui passe, j'ignore, j'attendris, je me fais peur, j'envisage, je me vide, je me remplis, j'assume, j'assure, je gesticule...
Je, je, je... c'est p'têt'e pas très humaniste, mais soit je suis vraiment un 'ros égoïste, soit il fallait vraiment que je m'occupe de moi.

Citation:
Posté par svaincra
une liste, une liste, une liste !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Dangereux, mais why not! Evidemment, suivant mes règles...

Libre / Seul
Authentique /Calculateur
Méthodique / Froid
Insatiable / Immature
Fantasque / Pragmatique
Exubérant / Méfiant
Exalté / Mélancolique
Déchiré / Vivant
Perfectionniste / Maniaque
Incontrôlable / Naïf
Dynamique / Angoissé
Fin / Suffisant
Célibataire et Abstinent



Citation:
Posté par svaincra
j'en vois djà kekzuns mais j'te laisse d'abord le dire toi-même héhé

Du saignant, du saignant!

En tout cas, merci pour le temps consacré, et merci pour l'exercice de style assez prenant à en faire oublier le passage du temps.

Bon week-end frisquet à toutes et à tous.
Indianamou is offline   Réponse avec citation
Vieux 26/11/2011, 00h03   #24
Indianamou
Membre
 
Date d'inscription: octobre 2011
Messages: 178
Re : La peur de l'anéantissement

Citation:
Posté par Maryvonne
Es-tu mécontent de toi?
Ni content, ni mécontent... un rien transparent, inodore et sans saveur... mais indispensable et vital


Citation:
Posté par Maryvonne
Far west beau et sec également (si si, c'est vrai)

Itou vers l'orient... Qui a dit que ça en devenait inquiétant?
Indianamou is offline   Réponse avec citation
Vieux 26/11/2011, 01h45   #25
cartonpâte
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Date d'inscription: juin 2011
Messages: 241
Re : La peur de l'anéantissement

(svaincra, Indianamou, dacapo, merci pour vos petits mots... avec dix plombes de retard... j'ai parfois le bec cloué, surtout quand on me dit des trucs gentils )

Intéressante ta liste en binôme, Indianamou...
Penches-tu pour un côté de la médaille selon les moments où tu te considères, ou te vois-tu tout le temps et dans le même temps ainsi ("et" ou "ou", en quelque sorte)?

Bonne nuit
cartonpâte is offline   Réponse avec citation
Réponse


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