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Arrêter l'alcool Ce forum est destiné aux personnes ayant un problème avec l'alcool. Son objet est l'entraide et les échanges.

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Vieux 25/05/2005, 15h56   #1
Mymysouris
 
Messages: n/a
Mon bilan personnel

Salut à tous

Parce que sur les forums on écrit souvent que quand ça ne va pas, j'ai décidé de changer de style et de faire le petit bilan de ces deux dernières années.

Donc il y a deux ans, j'apparaissais pour la première fois sur un forum, tenant le discours si insultant et pourtant si fréquent du : mon mari boit, il devrait arrêter s'il tiens à nous, il voit pas tout ce qu'il a, regardez ce qu'il me fait à moi, je souffre au secours, aidez moi à l'empêcher de boire .

Evidement, j'ai eu le droit dans un premier temps à un linchage que je trouvais totalement injustifié. Comment on pouvait me dire à moi, qui devait supporter cet homme qui buvait tant, et qui pouvait être si méchant avec moi, que j'avais tort.

Là, sont intervenus plusieurs personnes qui m'ont expliqué pendant des semaines et des semaines ce que c'était que l'alcoolisme. Alors, j'ai banni les termes "problème avec l'alcool" pour remplacer par "alcoolisme". J'ai fini par comprendre, du moins je pense, ce qu'était l'alcoolisme, la maladie que c'était. Et Evidement, j'ai de suite demandé : "comment je peux le soigner? "

Et la nouveau linchage, on me lançait ce que je prenais comme une insulte "codépendante". Mais là aussi, après moulte conflit, j'ai exercé ma remise en cause...c'est quoi dont que ce truc là : codépendance.

J'ai lu, j'ai échangé, j'ai écouté, j'ai réfléchi, j'ai consulté...et j'ai compris : Je ne pouvais rien pour lui, et à m'enteter dans l'idée que c'était à moi de le sortir de là, je l'enfonçais de toute les façons qu'il soit : chantage affectif, culpabilisation, moralisation, jugement! Et moi dans tout ça????

je devais en être à 6 mois d'échange quand on m'a sorti cette phrase : "Tu dois penser à toi!"

Et là je suis tombée de haut en découvrant qu'alors agée de 29 ans, je n'avais aucune idée de ce que voulait dire s'occuper de soi. Consultation psy, forum, échange avec codép, mais surtout échange avec Bob, Bob le sage, cet homme qui a su m'appeler toutes les semaines, prendre mes appels quand j'affrontais une nouvelle cuite et que je ne savais comment agir. Quand mon mari a prétendu ne plus m'aimer, quand je m'éffondrais, quand mes réveils n'étaient fait que de larmes et mes journées que de questionnement, de culpabilisation...Avais je ma part de responsabilité dans l'alcoolisme de mon mari? Mais surtout, avait il réellement sa part de responsabilité dans ma souffrance?

Je lisais trés souvent les avis contraires : restes et soutiens le! Restes mais ignores le! Pars! fous le dehors!

j'attendais trop des forums, j'attendais qu'il me sauve de moi même. Et forcément, je me suis encore plus ramassée. Mais j'ai continué à échanger, à me renseigner, à tenter de comprendre ce qu'était devenu ma vie, pourquoi j'étais si mal dans ma tête dans mon corps.

Je changeais de jour en jour, plus de chantage, plus de petits soins pour soigner les lendemains de cuite, plus d'ordre, plus de manipulations.

Je me rendais compte que Bob avait raison : "a une pathologie alcoolique correspond souvent une pathologie de couple" si lui s'en sortait, est ce que je l'aimerai toujours? Etait ce lui que j'aimais ou cette relation dépendant - codépendant! Si je posais un ultimatum, cette fois ci, je devais m'y tenir.

Les mois ont passé. Je suis allée chez le coiffeur, je suis sortie avec une amie, je suis partie en week end, j'ai pris du temps pour moi, j'ai lu, j'ai exposé mes sentiments, sans attendre de réaction de sa part. ça parait peu...mais je ne savais pas faire ça. Ma vie était entièrement dépendante de ce que lui voulait. Et je n'avais plus rien à moi. J'ai repris contact avec des amis à moi, cessé d'accepter d'être envahi par ses amis à lui qui venaient toujours accompagnés d'un caddie d'alcool....

Je sortais petit à petit du gros de la codépendance.

Lui buvait moins souvent, mais quand il buvait, c'était désormais cuite à coup sur.

Durant les cuites j'avais intégré désormais cette valeur sure, aucun dialogue n'était possible tant qu'il était dans cet état.

Et puis, j'ai constaté cet autre problème. Quand il n'y avait pas d'alcool, il y avait du cannabis, j'avais arrêté au tout début de ma grossesse et n'avait pas l'intention de reprendre, malgré une tentation à un moment donné, l'espace de quelques jours. Mais je suis vite revenue à la raison en observant mon mari qui ne trouvait la détente qu'après son pet du soir.

Nos échanges à mon mari et moi se faisait de plus en plus rare. J'avais tenté à plusieurs reprises de lui faire savoir que je changeais, que j'avais beaucoup appris, que j'étais trés consciente, plus que lui alors, qu'il était malade. Mais on ne se parlait presque plus. On ne se disputait plus non plus, car pour se disputer il faut être deux, et que je ne répondais plus présente.

Est arrivé l'ultimatum, le vrai : "soit tu prends conscience pour toi même que tu as un problème et tu décides de te soigner, soit je n'aurai pas la force de rester", c'était il y a un an. Je lui avais laissé jusqu'à septembre car nous devions partir dans ma famille l'été, et que je me refusais à annuler. La évidement, il a réduit la consommation, se leurrant lui même sur la réalité. Il a été jusqu'à prendre rdv chez l'alcoologue, à Dreux, mais il a réussi la aussi à tromper les autres et lui même puisqu'il a prétexté vouloir aidé quelqu'un, qu'il a emmené avec lui en consult, et une fois sur place, il a affirmé à l'alcoologue qu'il n'avait aucun problème, qu'il venait pour aider l'autre.

Bien sur, il ne me l'a dit que bien plus tard. Il a sorti tout un tas d'absurdité et de fausse affirmations, selon lesquelles l'alcoologue aurait prétendu qu'il n'était pas alcoolique mais qu'il était seulement vicieu. Pas dupe la mymy. Je savais qu'il mentait.

Alors je continuais mon chemin, je culpabilisais toujours vis à vis de mon fils, devais je le priver d'un père, ou le mettre à l'abri de son père....mais moi j'allais de mieux en mieux. Je devais faire mon choix. Ok, il avait respecté les termes de l'ultimatum, il avait fait la démarche en septembre, et de septembre à mars, il se modérait, avec quelques rares cuites, mais trés intenses. Mais je retrouvais des chèques sans ordre, je voyais les relevés bancaires avec un nombre indéfini de CB, je retrouvais des cannettes de bières vides cachées par ci par là. Je faisais des retours en arrière dans ma codép, voulant être sure de mon choix, je passais devant les bars qu'il fréquentait pour savoir si j'avais bien raison. Et en décembre, tilt, je me prend une prune, je grille un stop sous le nez des flics parce que je le cherche partout, je sais qu'il est ivre, je sais pas pourquoi je prends ma voiture. Mais cette prune, ça a été mon déclic....pourquoi? Qu'aurais je fait si je l'avais retrouvé? Qu'est ce que ça aurait changé? Rien! Il était alcoolique et rien de ce que j'aurai pu faire ou dire n'y aurait changé quoi que ce soit.

Alors, le tilt anti codép ayant agis sur moi, je décidais de le quitter. Mais je prenais le temps de penser mon avenir, niveau professionnel, niveau financier...pouvais je garder la maison...Tout le reste...j'en avais rien à fouttre!!!!

Et là arrive un jeune homme trés charmeur, trés charmant. Un début d'histoire avec lui, qui ne me mènera pas bien loin, je restais méfiante, consciente que mon attirance pour lui pouvait être une façon de pouvoir retourner dans ma codép ou d'échapper à une situation trop difficile. Je devais me soigner...Mais ne le faisais pas, de peur d'affronter les railleries et colères que ça induisait chez mon mari. je me persuadais que je n'éprouvais plus rien pour lui, c'était plus simple comme ça.

Et puis est arrivé l'accident cardiaque, deux infarctus. Il a subit une coronographie. tout ça a duré environ un mois durant lesquels j'avais encore une parfaite excuse pour ne pas assumer mon choix, dont d'ailleurs, je ne lui parlais pas.

Je tentais une dernière fois le dialogue, trois jours d'effort de sa part, mais les efforts restent des comportements forcés, et ça n'a rien donné. Alors je prenais Rdv chez une assistante sociale pour envisager les meilleurs conditions de mon départ, cette fois réellement décidée, à la suite de ce qui fut sa dernière cuite. C'était un samedi, 5 jours à peine après sa coronographie. Le lundi, je vais sur le forum que je cotoyais alors, et je mets par écrits mes intentions. Mais cette cuite avait été chez lui le déclic. Lui, le dimanche, Persuadé depuis 6 mois de savoir controler la bouteille, Il prenait conscience ce soir là qu'il était effectivement alcoolique, le rhum lui faisant oublié les 3/4 de la soirée, il découvrait dégouté ce qu'il avait fait la veille, insultant ces propres copains. Il me demandait si je lui en voulait et j'ai répondu le plus sincèrement et le plus simplement du monde : "non je ne t'en veux pas, j'en ai rien à fouttre, et je savais que tot ou tard, ça arriverait"

Le lundi, il allait lui aussi sur ce forum dont je lui avais parlé pour trouver de l'aide, s'en m'en parler bien sur et au lieu de ça, il trouvait mon post ou je disais ne plus rien ressentir pour lui, que je voulais arreter notre histoire, que j'avais rencontré quelqu'un et que l'alcool avait eu raison de notre histoire.

Il me contacte par msn et me dis : j'ai lu, je sais!

Je ne comprends pas sur le coup pourquoi je pleure autant, il accepte la séparation, dis que c'est la meilleure chose à faire...

3 jours incroyablement éprouvant, trés peu d'heure de sommeil, et des discussions à n'en plus finir. Tout est mis à plat, TOUT!

Il revient sur sa première réaction, me dit qu'il avait la sensation d'avoir été toutes ces années dans un puit, qu'il ne voyait plus la lueur du jour durant tout ce temps et qu'il ne voyait pas tout le beau qui l'entourait et qu'aujourd'hui, il prenait conscience de tout ça mais qu'il savait que c'était trop tard. Qu'il s'était convaincu lui même de ne pas m'aimer et qu'il pensait que me rejetter serait mieux pour moi, pour me préserver...que ne s'aimant pas lui même, il ne pouvait imaginer que je puisse l'aimer.

Evidement, j'ai crains une nouvelle manipulation, évidement, je suis pas restée la tête enfoncée dans le sable.

Mais après toutes ces discussions épuisante, physiquement et moralement, j'en arrivais à la conclusion que cette fois ci, il avait vraiment compris, et je cherchais à savoir si je l'aimais toujours.

Plus de 4 mois depuis cet épisode, nous avons entrepris une thérapie de couple, qui fonctionne trés bien, nous dialoguons, nous nous faisons confiance, l'autre n'est plus pour moi qu'un mauvais souvenir que je dois assumer comme une erreur de ma part. Lui n'a pas rebu une goutte d'alcool depuis tout ça. Il est suivi par un alcoologue, moi par une psy, lui voit une psy dans un mois.

IL y a malheureusement eu cette crise avec ses parents ou des mots ont entrainé des maux, qu'il n'a pas su identifier. Trop pris dans l'euphorie de cette nouvelle vie à lui, il a voulu tout traiter en même temps, ne respectant pas ce délai de 6 mois d'abstinence nécessaire pour être prêt à affronter le plus dur. Et là pétage de plomb, médicaments, lexomil, imitant à la perfection la cuite. Si je ne l'avais pas vu se lever dans cet état simulant l'hébriété après 14 heures de sommeil d'affilé, je n'aurai surement pas cru qu'il n'avait pas bu. Et puis il a eu son rdv alcoologue, j'ai eu ce même alcoologue au phone. Bilan : régression du à sa volonté de trop en faire. il doit apprendre à souffler.

Cette crise a été violente, notre fils l'a rejeté environ une semaine, se rapprochant à l'extreme de moi. j'ai tout de même fait le choix de rester aux côtés de mon mari, parce que je sais qu'il est malade, que la rechute fais parti du parcours et qu'il a accepté l'idée que ce n'était pas un retour à 0, mais qu'il fallait en tirer les leçons. Puisqu'il continu d'agir, je le soutiens.

Je n'ai pas chercher à le gérer, il a pris ses rdv tout seul, il a réfléchi seul. Evidement, ça a été trés dur pour moi, mais je suis fière de dire que j'ai agis en mère pour mon fils, en épouse pour mon mari, et que je n'ai pas refoncé tête baissée dans la codépendance. Respectant ses silences quand il en a eu besoin.

Etrangement, on est encore plus fort aujourd'hui ensemble, conscient d'un grand nombre de chose, chacun de notre côté et ensemble.

Notre fils a vite retrouvé une trés grande partie de son équilibre, il retourne vers son papa, avec selon moi tout de même quelques réticences mais mon mari semble pensé que je fais erreur. Quoiqu'il en soit, j'en ai parlé avec la psy qui m'a dit que cette réaction était normale compte tenu des circonstances et qu'en montrant à mon fils que je faisais confiance à son papa, sa confiance à lui reviendrait trés vite.

Alors le bilan de mes deux années...j'ai encore du chemin à faire, c'est certain, mais aujourd'hui, je sais ce que je dois traiter. Je sais que mes problèmes n'avaient en fin de compte pas grand chose à voir avec son alcoolisme, mais que ce sont eux qui m'ont mené a accepté cette vie. Je sais aussi que mon mari est bien décidé à s'en sortir, et qu'il doit faire son chemin seul, même si évidement, je le soutiens dans ses démarches par ma présence et mes encouragements.

je suis fière de moi, d'avoir déjà parcouru une telle route, de me sentir enfin bien, de ne plus souffrir de mes crises d'angoisses, d'affronter mes peurs et mes problèmes. Je suis fière de mon fils...ça pas besoin d'etayer, c'est mon fils. Je suis fière de mon mari, qui en 4 mois à peine a abattu un travail phénoménal et qu'il s'accroche à son abstinence.

Je me sens bien. Je continus de me soigner.

Voilà, un ensemble plutot positif
  Réponse avec citation
Vieux 25/05/2005, 17h54   #2
nafien
 
Messages: n/a
Re : Mon bilan personnel

Citation:

je suis fière de moi, d'avoir déjà parcouru une telle route, de me sentir enfin bien, de ne plus souffrir de mes crises d'angoisses, d'affronter mes peurs et mes problèmes. Je suis fière de mon fils...ça pas besoin d'etayer, c'est mon fils. Je suis fière de mon mari, qui en 4 mois à peine a abattu un travail phénoménal et qu'il s'accroche à son abstinence.

Je me sens bien. Je continus de me soigner.

Voilà, un ensemble plutot positif

bonjour mimysouris

tres joli témoignage et plein d'espoir pour ceux qui sont confrontés
comme toi à des personnes alcoolique

bravo et continu

Dernière modification par d_dupagne 26/05/2005 à 21h11. Motif: citation mal codée
  Réponse avec citation
Vieux 25/05/2005, 18h24   #3
Ulysse2
 
Messages: n/a
Re : Mon bilan personnel

Bonsoir
Votre témoignage est extrèmement touchant et pourrait montrer à bien des soignants médico-sociaux ce que la "galaxie alcool" comporte de "trous noirs" pour l'entourage.
Je vous adresse tout mon respect.
Forumement Votre
  Réponse avec citation
Vieux 25/05/2005, 18h35   #4
FPMNI
 
Messages: n/a
Re : Mon bilan personnel

---

Dernière modification par FPMNI 26/05/2005 à 08h55.
  Réponse avec citation
Vieux 25/05/2005, 18h39   #5
Pomona
 
Messages: n/a
Re : Mon bilan personnel

Bonsoir,

Quand je vous lis je pense à ce que ma mère peut ressentir lorsqu'elle voit autour d'elle des gens bourés (j'en fais partis)! Ah en avoir honte de vous lire !
Mais quelle leçon.

Merci Madame

Val
  Réponse avec citation
Vieux 25/05/2005, 18h42   #6
Nadart
Membre
 
Avatar de Nadart
 
Date d'inscription: février 2005
Localisation: entre Val d'oise et Val de Sambre
Messages: 1 036
Re : Mon bilan personnel

Bonjour Mymysouris

Evidemment cela n'est pas facile, mais tu nous montres qu'en se battant, il y a des résultats. Quel parcours!

Biensûr, il y a des doutes, des hésitations, mais il y a tout le reste. Oufffffffff!
Respect, Mymysouris.

Je t'embrasse, soit heureuse
Soyez heureux
__________________
Nadart
Le bonheur est toujours une quête à renouveler
Nadart is offline   Réponse avec citation
Vieux 25/05/2005, 18h50   #7
femme depassée
 
Messages: n/a
Re : Mon bilan personnel

Citation:
Posté par Mymysouris
Salut à tous

Parce que sur les forums on écrit souvent que quand ça ne va pas, j'ai décidé de changer de style et de faire le petit bilan de ces deux dernières années.

Donc il y a deux ans, j'apparaissais pour la première fois sur un forum, tenant le discours si insultant et pourtant si fréquent du : mon mari boit, il devrait arrêter s'il tiens à nous, il voit pas tout ce qu'il a, regardez ce qu'il me fait à moi, je souffre au secours, aidez moi à l'empêcher de boire .

Evidement, j'ai eu le droit dans un premier temps à un linchage que je trouvais totalement injustifié. Comment on pouvait me dire à moi, qui devait supporter cet homme qui buvait tant, et qui pouvait être si méchant avec moi, que j'avais tort.

Là, sont intervenus plusieurs personnes qui m'ont expliqué pendant des semaines et des semaines ce que c'était que l'alcoolisme. Alors, j'ai banni les termes "problème avec l'alcool" pour remplacer par "alcoolisme". J'ai fini par comprendre, du moins je pense, ce qu'était l'alcoolisme, la maladie que c'était. Et Evidement, j'ai de suite demandé : "comment je peux le soigner? "

Et la nouveau linchage, on me lançait ce que je prenais comme une insulte "codépendante". Mais là aussi, après moulte conflit, j'ai exercé ma remise en cause...c'est quoi dont que ce truc là : codépendance.

J'ai lu, j'ai échangé, j'ai écouté, j'ai réfléchi, j'ai consulté...et j'ai compris : Je ne pouvais rien pour lui, et à m'enteter dans l'idée que c'était à moi de le sortir de là, je l'enfonçais de toute les façons qu'il soit : chantage affectif, culpabilisation, moralisation, jugement! Et moi dans tout ça????

je devais en être à 6 mois d'échange quand on m'a sorti cette phrase : "Tu dois penser à toi!"

Et là je suis tombée de haut en découvrant qu'alors agée de 29 ans, je n'avais aucune idée de ce que voulait dire s'occuper de soi. Consultation psy, forum, échange avec codép, mais surtout échange avec Bob, Bob le sage, cet homme qui a su m'appeler toutes les semaines, prendre mes appels quand j'affrontais une nouvelle cuite et que je ne savais comment agir. Quand mon mari a prétendu ne plus m'aimer, quand je m'éffondrais, quand mes réveils n'étaient fait que de larmes et mes journées que de questionnement, de culpabilisation...Avais je ma part de responsabilité dans l'alcoolisme de mon mari? Mais surtout, avait il réellement sa part de responsabilité dans ma souffrance?

Je lisais trés souvent les avis contraires : restes et soutiens le! Restes mais ignores le! Pars! fous le dehors!

j'attendais trop des forums, j'attendais qu'il me sauve de moi même. Et forcément, je me suis encore plus ramassée. Mais j'ai continué à échanger, à me renseigner, à tenter de comprendre ce qu'était devenu ma vie, pourquoi j'étais si mal dans ma tête dans mon corps.

Je changeais de jour en jour, plus de chantage, plus de petits soins pour soigner les lendemains de cuite, plus d'ordre, plus de manipulations.

Je me rendais compte que Bob avait raison : "a une pathologie alcoolique correspond souvent une pathologie de couple" si lui s'en sortait, est ce que je l'aimerai toujours? Etait ce lui que j'aimais ou cette relation dépendant - codépendant! Si je posais un ultimatum, cette fois ci, je devais m'y tenir.

Les mois ont passé. Je suis allée chez le coiffeur, je suis sortie avec une amie, je suis partie en week end, j'ai pris du temps pour moi, j'ai lu, j'ai exposé mes sentiments, sans attendre de réaction de sa part. ça parait peu...mais je ne savais pas faire ça. Ma vie était entièrement dépendante de ce que lui voulait. Et je n'avais plus rien à moi. J'ai repris contact avec des amis à moi, cessé d'accepter d'être envahi par ses amis à lui qui venaient toujours accompagnés d'un caddie d'alcool....

Je sortais petit à petit du gros de la codépendance.

Lui buvait moins souvent, mais quand il buvait, c'était désormais cuite à coup sur.

Durant les cuites j'avais intégré désormais cette valeur sure, aucun dialogue n'était possible tant qu'il était dans cet état.

Et puis, j'ai constaté cet autre problème. Quand il n'y avait pas d'alcool, il y avait du cannabis, j'avais arrêté au tout début de ma grossesse et n'avait pas l'intention de reprendre, malgré une tentation à un moment donné, l'espace de quelques jours. Mais je suis vite revenue à la raison en observant mon mari qui ne trouvait la détente qu'après son pet du soir.

Nos échanges à mon mari et moi se faisait de plus en plus rare. J'avais tenté à plusieurs reprises de lui faire savoir que je changeais, que j'avais beaucoup appris, que j'étais trés consciente, plus que lui alors, qu'il était malade. Mais on ne se parlait presque plus. On ne se disputait plus non plus, car pour se disputer il faut être deux, et que je ne répondais plus présente.

Est arrivé l'ultimatum, le vrai : "soit tu prends conscience pour toi même que tu as un problème et tu décides de te soigner, soit je n'aurai pas la force de rester", c'était il y a un an. Je lui avais laissé jusqu'à septembre car nous devions partir dans ma famille l'été, et que je me refusais à annuler. La évidement, il a réduit la consommation, se leurrant lui même sur la réalité. Il a été jusqu'à prendre rdv chez l'alcoologue, à Dreux, mais il a réussi la aussi à tromper les autres et lui même puisqu'il a prétexté vouloir aidé quelqu'un, qu'il a emmené avec lui en consult, et une fois sur place, il a affirmé à l'alcoologue qu'il n'avait aucun problème, qu'il venait pour aider l'autre.

Bien sur, il ne me l'a dit que bien plus tard. Il a sorti tout un tas d'absurdité et de fausse affirmations, selon lesquelles l'alcoologue aurait prétendu qu'il n'était pas alcoolique mais qu'il était seulement vicieu. Pas dupe la mymy. Je savais qu'il mentait.

Alors je continuais mon chemin, je culpabilisais toujours vis à vis de mon fils, devais je le priver d'un père, ou le mettre à l'abri de son père....mais moi j'allais de mieux en mieux. Je devais faire mon choix. Ok, il avait respecté les termes de l'ultimatum, il avait fait la démarche en septembre, et de septembre à mars, il se modérait, avec quelques rares cuites, mais trés intenses. Mais je retrouvais des chèques sans ordre, je voyais les relevés bancaires avec un nombre indéfini de CB, je retrouvais des cannettes de bières vides cachées par ci par là. Je faisais des retours en arrière dans ma codép, voulant être sure de mon choix, je passais devant les bars qu'il fréquentait pour savoir si j'avais bien raison. Et en décembre, tilt, je me prend une prune, je grille un stop sous le nez des flics parce que je le cherche partout, je sais qu'il est ivre, je sais pas pourquoi je prends ma voiture. Mais cette prune, ça a été mon déclic....pourquoi? Qu'aurais je fait si je l'avais retrouvé? Qu'est ce que ça aurait changé? Rien! Il était alcoolique et rien de ce que j'aurai pu faire ou dire n'y aurait changé quoi que ce soit.

Alors, le tilt anti codép ayant agis sur moi, je décidais de le quitter. Mais je prenais le temps de penser mon avenir, niveau professionnel, niveau financier...pouvais je garder la maison...Tout le reste...j'en avais rien à fouttre!!!!

Et là arrive un jeune homme trés charmeur, trés charmant. Un début d'histoire avec lui, qui ne me mènera pas bien loin, je restais méfiante, consciente que mon attirance pour lui pouvait être une façon de pouvoir retourner dans ma codép ou d'échapper à une situation trop difficile. Je devais me soigner...Mais ne le faisais pas, de peur d'affronter les railleries et colères que ça induisait chez mon mari. je me persuadais que je n'éprouvais plus rien pour lui, c'était plus simple comme ça.

Et puis est arrivé l'accident cardiaque, deux infarctus. Il a subit une coronographie. tout ça a duré environ un mois durant lesquels j'avais encore une parfaite excuse pour ne pas assumer mon choix, dont d'ailleurs, je ne lui parlais pas.

Je tentais une dernière fois le dialogue, trois jours d'effort de sa part, mais les efforts restent des comportements forcés, et ça n'a rien donné. Alors je prenais Rdv chez une assistante sociale pour envisager les meilleurs conditions de mon départ, cette fois réellement décidée, à la suite de ce qui fut sa dernière cuite. C'était un samedi, 5 jours à peine après sa coronographie. Le lundi, je vais sur le forum que je cotoyais alors, et je mets par écrits mes intentions. Mais cette cuite avait été chez lui le déclic. Lui, le dimanche, Persuadé depuis 6 mois de savoir controler la bouteille, Il prenait conscience ce soir là qu'il était effectivement alcoolique, le rhum lui faisant oublié les 3/4 de la soirée, il découvrait dégouté ce qu'il avait fait la veille, insultant ces propres copains. Il me demandait si je lui en voulait et j'ai répondu le plus sincèrement et le plus simplement du monde : "non je ne t'en veux pas, j'en ai rien à fouttre, et je savais que tot ou tard, ça arriverait"

Le lundi, il allait lui aussi sur ce forum dont je lui avais parlé pour trouver de l'aide, s'en m'en parler bien sur et au lieu de ça, il trouvait mon post ou je disais ne plus rien ressentir pour lui, que je voulais arreter notre histoire, que j'avais rencontré quelqu'un et que l'alcool avait eu raison de notre histoire.

Il me contacte par msn et me dis : j'ai lu, je sais!

Je ne comprends pas sur le coup pourquoi je pleure autant, il accepte la séparation, dis que c'est la meilleure chose à faire...

3 jours incroyablement éprouvant, trés peu d'heure de sommeil, et des discussions à n'en plus finir. Tout est mis à plat, TOUT!

Il revient sur sa première réaction, me dit qu'il avait la sensation d'avoir été toutes ces années dans un puit, qu'il ne voyait plus la lueur du jour durant tout ce temps et qu'il ne voyait pas tout le beau qui l'entourait et qu'aujourd'hui, il prenait conscience de tout ça mais qu'il savait que c'était trop tard. Qu'il s'était convaincu lui même de ne pas m'aimer et qu'il pensait que me rejetter serait mieux pour moi, pour me préserver...que ne s'aimant pas lui même, il ne pouvait imaginer que je puisse l'aimer.

Evidement, j'ai crains une nouvelle manipulation, évidement, je suis pas restée la tête enfoncée dans le sable.

Mais après toutes ces discussions épuisante, physiquement et moralement, j'en arrivais à la conclusion que cette fois ci, il avait vraiment compris, et je cherchais à savoir si je l'aimais toujours.

Plus de 4 mois depuis cet épisode, nous avons entrepris une thérapie de couple, qui fonctionne trés bien, nous dialoguons, nous nous faisons confiance, l'autre n'est plus pour moi qu'un mauvais souvenir que je dois assumer comme une erreur de ma part. Lui n'a pas rebu une goutte d'alcool depuis tout ça. Il est suivi par un alcoologue, moi par une psy, lui voit une psy dans un mois.

IL y a malheureusement eu cette crise avec ses parents ou des mots ont entrainé des maux, qu'il n'a pas su identifier. Trop pris dans l'euphorie de cette nouvelle vie à lui, il a voulu tout traiter en même temps, ne respectant pas ce délai de 6 mois d'abstinence nécessaire pour être prêt à affronter le plus dur. Et là pétage de plomb, médicaments, lexomil, imitant à la perfection la cuite. Si je ne l'avais pas vu se lever dans cet état simulant l'hébriété après 14 heures de sommeil d'affilé, je n'aurai surement pas cru qu'il n'avait pas bu. Et puis il a eu son rdv alcoologue, j'ai eu ce même alcoologue au phone. Bilan : régression du à sa volonté de trop en faire. il doit apprendre à souffler.

Cette crise a été violente, notre fils l'a rejeté environ une semaine, se rapprochant à l'extreme de moi. j'ai tout de même fait le choix de rester aux côtés de mon mari, parce que je sais qu'il est malade, que la rechute fais parti du parcours et qu'il a accepté l'idée que ce n'était pas un retour à 0, mais qu'il fallait en tirer les leçons. Puisqu'il continu d'agir, je le soutiens.

Je n'ai pas chercher à le gérer, il a pris ses rdv tout seul, il a réfléchi seul. Evidement, ça a été trés dur pour moi, mais je suis fière de dire que j'ai agis en mère pour mon fils, en épouse pour mon mari, et que je n'ai pas refoncé tête baissée dans la codépendance. Respectant ses silences quand il en a eu besoin.

Etrangement, on est encore plus fort aujourd'hui ensemble, conscient d'un grand nombre de chose, chacun de notre côté et ensemble.

Notre fils a vite retrouvé une trés grande partie de son équilibre, il retourne vers son papa, avec selon moi tout de même quelques réticences mais mon mari semble pensé que je fais erreur. Quoiqu'il en soit, j'en ai parlé avec la psy qui m'a dit que cette réaction était normale compte tenu des circonstances et qu'en montrant à mon fils que je faisais confiance à son papa, sa confiance à lui reviendrait trés vite.

Alors le bilan de mes deux années...j'ai encore du chemin à faire, c'est certain, mais aujourd'hui, je sais ce que je dois traiter. Je sais que mes problèmes n'avaient en fin de compte pas grand chose à voir avec son alcoolisme, mais que ce sont eux qui m'ont mené a accepté cette vie. Je sais aussi que mon mari est bien décidé à s'en sortir, et qu'il doit faire son chemin seul, même si évidement, je le soutiens dans ses démarches par ma présence et mes encouragements.

je suis fière de moi, d'avoir déjà parcouru une telle route, de me sentir enfin bien, de ne plus souffrir de mes crises d'angoisses, d'affronter mes peurs et mes problèmes. Je suis fière de mon fils...ça pas besoin d'etayer, c'est mon fils. Je suis fière de mon mari, qui en 4 mois à peine a abattu un travail phénoménal et qu'il s'accroche à son abstinence.

Je me sens bien. Je continus de me soigner.

Voilà, un ensemble plutot positif


Ce que tu as fait tu l as fait parce que ta force de caratère et ton amour était la et saches que toi qui vis ce que j ai vécue je t admire tu es un exemple.

Tous les deux je ne peux que vous souhaiter que le chemin soit bien droit et sans obstacles imprevisibles.

De toute façon vous saurez faire face votre avenir est dans vos mains.

Une femme de 60 ans qui n 'a pas eu ton courage ni ta force.

Tu régles tes problème d'avant tu regles ta vie tu avances en tendant la main et pour tout cela >Merci.



Marmotte.
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Vieux 25/05/2005, 20h44   #8
APMS
Alexis
 
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Re : Mon bilan personnel

Citation:
Posté par Mymysouris
Salut à tous

Parce que sur les forums on écrit souvent que quand ça ne va pas, j'ai décidé de changer de style et de faire le petit bilan de ces deux dernières années....
et ben quel bilan.... !!! Tu peux effectivement etre fiere de toi. Ce n'est pas facile de proceder a une telle remise en question... il y en a qui ne le font jamais !!!
__________________
On a mal alors on boit. Au bout d'un moment on a mal quand on boit et si on ne boit pas on est mal. Alors on reboit...

Dernière modification par d_dupagne 26/05/2005 à 21h12.
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Vieux 25/05/2005, 20h56   #9
medji
 
Messages: n/a
Re : Mon bilan personnel

Bravo mimisouris


Un, super temoignage, tu reviens de loin, lui aussi vous avez fais un tres beau cheminement, encore une fois quand on cherche ( à comprendre) on trouve.


A quand le bouquin sur la co-dépendance?

J'espere qu'iseulta, mettras ton témoignages, dans sa selection facile a lire captivant, j'en attends presque la suite.
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Vieux 25/05/2005, 20h59   #10
Perleducoeur
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Re : Mon bilan personnel

Mimisouris,

Je dois quitter pour le moment... mais promis, je viens te lire le plus vite possible!

J't'embrasse!
__________________
Perleducoeur
xxx
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Vieux 25/05/2005, 21h04   #11
medji
 
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Re : Mon bilan personnel

Citation:
Posté par femme depassée
Ce que tu as fait tu l as fait parce que ta force de caratère et ton amour était la et saches que toi qui vis ce que j ai vécue je t admire tu es un exemple.

Tous les deux je ne peux que vous souhaiter que le chemin soit bien droit et sans obstacles imprevisibles.

De toute façon vous saurez faire face votre avenir est dans vos mains.

Une femme de 60 ans qui n 'a pas eu ton courage ni ta force.

Tu régles tes problème d'avant tu regles ta vie tu avances en tendant la main et pour tout cela >Merci.



Marmotte.


Si marmotte tu as eu le courage et la force, parce que vivre a coté d'un malade alcoolique qui reste dans le déni il en faut du courage, ton mari n'a jamais eu le declic, tu n'es pas reponsable.

Son mari de mimisouris la eu, de justesse, le cheminement d'une personne,est tres personnel,

Je crois que les etres humains, sont des etre tres complexe non?
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Vieux 25/05/2005, 23h09   #12
socoa
 
Messages: n/a
Re : Mon bilan personnel

Merci pour ce témoignage très bien écrit où de nombreux alcooliques et codépendents se retrouveront sûrement. Bravo pour votre cheminement, ton courage, tes démarches personnelles durant ces deux ans, vos progrès... Ton mari a bcp de chance! Je vous souhaite tout le bonheur du monde.
Bien à toi
Claude
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Vieux 25/05/2005, 23h17   #13
sourisbleue
la fée-gnasse
 
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Re : Mon bilan personnel

Citation:
Posté par Mymysouris
Salut à tous
(...)
Je me sens bien. Je continue de me soigner.

Voilà, un ensemble plutot positif

Bravo et merci de ce témoignage, Mymy
__________________
Souris
sourisbleue is offline   Réponse avec citation
Vieux 26/05/2005, 01h29   #14
Liligini
 
Messages: n/a
Re : Mon bilan personnel

Merci.
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Vieux 26/05/2005, 07h40   #15
cabmas
 
Messages: n/a
Re : Mon bilan personnel

bonjour Mymy,
Merci pour ce témoignage.
Je me rends compte de ce qu'à pu ressentir ma femme.
Vous êtes vraiment exceptionnelles
Mille fois merci encore.
Bien à toi,
Cabmas.
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Vieux 26/05/2005, 07h56   #16
Mustang
Banni(e) pour comportement inadapté
 
Avatar de Mustang
 
Date d'inscription: février 2005
Localisation: Au bord du Lac Léman - Suisse
Messages: 1 912
Re : Mon bilan personnel

Citation:
Posté par Mymysouris
Salut à tous

Parce que sur les forums on écrit souvent que quand ça ne va pas, j'ai décidé de changer de style et de faire le petit bilan de ces deux dernières années.

Le lundi, il allait lui aussi sur ce forum dont je lui avais parlé pour trouver de l'aide, s'en m'en parler bien sur et au lieu de ça, il trouvait mon post ou je disais ne plus rien ressentir pour lui, que je voulais arreter notre histoire, que j'avais rencontré quelqu'un et que l'alcool avait eu raison de notre histoire.

Il me contacte par msn et me dis : j'ai lu, je sais!


Je me sens bien. Je continus de me soigner.

Voilà, un ensemble plutot positif

Bonjour Mymysouris

Chapeau, ton texte me touche.

Il me touche parce que c'est la première fois que j'avais l'occasion de "voir un couple" sur le même forum.

Comme tu l'as certainement remarqué, c'est presque automatiquement que je demande "de faire venir l'homme sur le forum".

Il est venu - ton histoire et son histoire concordait. Ce qui me touche c'est son msm "J'ai lu, je sais".

Ton témoignage me touche, j'ai eu l'occasion de lire quelques lignes de ton mari. Merci à toi, mais également merci à lui, il a "osé".

Hermann
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Vieux 26/05/2005, 10h24   #17
femme depassée
 
Messages: n/a
Re : Mon bilan personnel

Mymysouris tu vois combien la reconnaissance des faits exoposés clairement sont bien vecu.

Vous étes sur le bon chemin.

Tu es bien celle qui analyse et qui prend des décisions pour elle.Bravo petite souris mymy.

Oh je voudrai rajeunir et pouvoir mettre en pratique ton expérience.

Mais on ne reviens en arrière



Marmotte.
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Vieux 26/05/2005, 15h24   #18
Mymysouris
 
Messages: n/a
Re : Mon bilan personnel

Je reviendrais répondre la pas trop le temps...merci à vous, ça fait chaud au coeur. Le but de ce post était de montrer à tous que le mieux arrive un jour, et en fin de compte c'est à moi que ça fait du bien...merci à vous!
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Vieux 26/05/2005, 16h59   #19
Mymysouris
 
Messages: n/a
Re : Mon bilan personnel

Kikoo,

Bon mon patron s'est absenté, j'en profite pour répondre à tous.

Alors

Nafien, merci à toi, d'autant qu'apporter un peu d'espoir était aussi le but de cette discu.

V@lérie, idem, mais je préciserai que l'alcoologue que j'ai rencontré semble bien conscient et trés receptif au "problème conjoint". J'apprécie beaucoup ce professionnel qui a su dialoguer avec mon mari mais aussi avec moi.

Pomona, surtout pas de honte....l'alcoolisme reste une maladie dont vous n'avez pas à rougir. La désinformation, et la tendance systématique à juger de la masse populaire accentue évidement le phénomène et pousse les autres à juger l'alcoolique coupable, alors qu'il est malade, au plus responsable de se soigner une fois qu'il a admit sa maladie.

Nadart, APMS, Sourisbleue et Liligini, merci de votre soutien.

Marmotte, si tu avais eu à mon age les moyens d'informations et de communication (net, alcoologue, psy....) aujourd'hui entrés dans les moeurs...alors tu aurais pu dire peut être que tu n'avais pas eu la force. Mais tu as agis à une époque bien différente, j'ignore moi même comment j'aurai agis si j'avais eu 30 ans, en 1975....

MEDJI : MDR!!!! Un bouquin!!!! qui sait? Dans l'immédiat, je me concentre sur.. un projet pour pouvoir avoir une activité professionnelle à domicile


patron revenu
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Vieux 26/05/2005, 17h37   #20
luc
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Bonjour mymysouris

Bonjour mymysouris,

Votre témoignage est éloquent et passionnant à lire. Cela a dû beaucoup vous coûter d'écrire tout cela.
Ce qui est extraordinaire c'est qu'aussi, vous ayez entrepris une thérapie familiale, c'est très courageux.
Je vous souhaite une bonne continuation.

amicalement

Luc (40 ans)
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Vieux 26/05/2005, 18h11   #21
APMS
Alexis
 
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Re : Mon bilan personnel

mymy,
je me rend compte que ton message repond a certaines de mes propres interrogations... en effet, je crois que certaines amities, relations repondent d'une certaine maniere au meme schema !!!
__________________
On a mal alors on boit. Au bout d'un moment on a mal quand on boit et si on ne boit pas on est mal. Alors on reboit...
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Vieux 26/05/2005, 20h00   #22
femme depassée
 
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Re : Mon bilan personnel

Avant de t'engager Alexis n 'oublies pas d 'étre sincère et l 'expérience de mymysouris est une trame que beaucoup devrait avoir en mémoire.

Pour ma part je suis heureuse de ce chemin pris.


Donner la chance au bonheur.


Marmotte.
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Vieux 26/05/2005, 20h04   #23
APMS
Alexis
 
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Re : Mon bilan personnel

Citation:
Posté par femme depassée
Avant de t'engager Alexis n 'oublies pas d 'étre sincère et l 'expérience de mymysouris est une trame que beaucoup devrait avoir en mémoire.

Pour ma part je suis heureuse de ce chemin pris.


Donner la chance au bonheur.


Marmotte.
bonjour,
m'engager a quoi ?????
__________________
On a mal alors on boit. Au bout d'un moment on a mal quand on boit et si on ne boit pas on est mal. Alors on reboit...
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Vieux 26/05/2005, 20h12   #24
Emma
Emma
 
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Messages: 708
Re : Mon bilan personnel

Citation:
Posté par Mymysouris
Salut à tous

Parce que sur les forums on écrit souvent que quand ça ne va pas, j'ai décidé de changer de style et de faire le petit bilan de ces deux dernières années....


BRAVO !!!!!







Emma





Dernière modification par d_dupagne 26/05/2005 à 21h14.
Emma is offline   Réponse avec citation
Vieux 26/05/2005, 20h18   #25
Perleducoeur
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Messages: 2 037
Re : Mon bilan personnel

OUFFFFFF ton témoignage est superbe Mymysouris!!!

Bravo pour courage, votre force et votre détermination de réussir!

Du plus profond de mon coeur, je vous souhaite de continuer sur cette belle route!

Soyez heureux mes ami(e)s!

Je vous aime!

Monique
xxx
__________________
Perleducoeur
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