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Discussions-Psy Ce forum traite de santé psychique et de santé mentale. Il est ouvert à tous, et surtout aux personnes désireuses de s’informer à propos des soins psychologiques et psychiatriques.

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Vieux 17/02/2005, 01h23   #1
john00
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Messages: 238
Lettre à ma psy

Bonjour,

je suis incapable de supporter le moindre conflit ou la moindre contradiction d'idées qui dévalorisent la mienne (en apparence ou volontairement, peu importe, je suis devenu paranoïaque sur ce plan). Beaucoup s'en sont rendus compte ici. Je parle donc de manière péremptoire, je suppose, pour reprendre un terme lu ici.

J'écris depuis trois semaines un journal quotidien de tout ce que je pourrais raconter à quelqu'un mais sans être jugé. J'en suis arrivé ce soir à la page 61 (format time new roman 13)

J'ai pris des passages chronologiques de ce que j'ai écrit cette semaine où j'ai expliqué des choses personnelles que je n'ai jamais réussi à confier à ma psy, foutu transfert négatif de la peur du jugement (en ce qui me concerne, j'ai un transfert positif car je lui trouve de la sympathie et non pas l'image de quelqu'un de tranché, mais je me méfie d'elle car j'ai acquis la certitude qu'une relation, quelle que soit sa nature, peut capoter, à cause du jugement et de l'incompréhension de l'autre). Bon, je sais, c'est une professionnelle...

Voilà, le problème est que ma pensée a énormément évolué cette semaine (soyons honnête, négativement, c'est pour cela que je n'interviens pratiquement jamais) jusqu'à devenir une certitude généralisée très forte sur la vie et l'être humain (autant dire que l'optimisme n'a pas sa place dans cette vision des choses).

J'ai réussi à grossièrement comprendre pourquoi j'en étais arrivé là, de mes 16 ans (14 ans fait) à presque 25. Je ne cesse de lire beaucoup de livres sur les traumatismes de la vie, de l'enfance, sur les troubles qui se répercutent à l'âge adulte (croyance magique, trouble narcissique, distorsion de la pensée, acting in, acting out, codépendance, apathie/dépression, etc etc). Je n'arrête pas de lire tous ces bouquins écrits par des psys comme Thierry Bernardin, "guérir du passé", et je cherche à creuser, à comprendre les choses, non pas pour aller mieux, ça, je sais que ça n'arrivera jamais, mais pour mourir en paix (oui, je sais, ce n'est pas gai, mais à moins qu'on n'appelle cela de l'hypercondrie... je ne sais pas l'écrire).

J'ai cherché dans les exemples précis tout ce qui me correspondait et j'ai réussi, je pense, à comprendre la spirale de pensées négatives qui m'a fait chuter à 16 ans pour me faire descendre lentement jusqu'à 24 ans.

Mais je me pose une question, car j'ai repris des passages de cette semaine et ai combiné ça en 9 pages, si je vais tout lui lire ou lui donner à lire, mais elle doit savoir tout ce qu'il y a dedans car il y a des choses que jamais je n'oserai lui dire en face, comme par exemple que je suis certain qu'elle ne pourra jamais me guérir, peut-être juste apaiser ma douleur médicalement... et quand cette étape sera passée... alors il n'y aura plus rien de secret, je saurai à quoi m'en tenir, j'en aurai fini avec l'honnêteté totale que je recherche depuis longtemps avec ma psy, j'aurais fait la synthèse d'une recherche d'un an de thérapie auprès d'elle.

Seulement, juste une question: un psy peut-il vraiment aider son patient si celui-ci s'est mis dans le crâne depuis presque 9 ans maintenant qu'il ne sera jamais heureux, sauf par chance (je sais, j'ai déjà réfuté ma vision des choses sur ça), que l'espoir est illusoire, que le bonheur est illusoire et éphémère et que tout être humain qui croit au bonheur s'expose à en souffrir à un moment ou à un autre?

Donc, qu'étant donné que j'ai atteint un point où la moindre contrariété (matérielle, sociale, souvenirs qui reviennent) me fait replonger dans des heures de pensées suicidaires, et qu'après 5 semaines à effexor le moral ne bouge pas et les pulsions suicidaires se font de plus en plus fortes et que j'estime que la seule chose que je désire, c'est comprendre comment j'en suis arrivé là puis mourir en paix (car j'ai acquis la certitude que même en comprenant le pourquoi du comment, je ne guérirai jamais de mon instabilité mentale et de mon hypersensibilité accrue m'empêchant d'avoir toute relation normale avec les êtres humains, tout ceci associé à une estime de moi dans ce que je suis, peux et veux qui est totalement inexistante)... suivre une thérapie peut-il encore sembler nécessaire?

Je veux dire, une thérapie, c'est sensé être fait pour guérir.

Mais au cours de cette dépression, une certitude, non, plusieurs, se sont installées en moi, des certitudes que je n'avais jamais avant, à savoir que j'étais là par erreur, que connaître le bonheur était mal et qu'il fallait que j'apprenne à souffrir jusqu'à en mourir, que l'espoir est vain et que la vie est une lutte trop difficile pour certains d'entre nous...

J'ai le sentiment profond... que je suis cette thérapie non pas pour me débarasser de mes idées de suicide mais pour comprendre comment j'ai pu en arriver là avant de m'autodétruire par l'anorexie ou si possible, une maladie qui s'emparerait de moi. Ce serait pour moi l'idéal. Juste histoire de retirer quelque chose de tout cela.

Car en ce qui me concerne, je ne désire plus faire partie de ce monde, et au fil des semaines, que ce soit la dépression, ou l'AD ou l'anxiolytique (xanax, qui peut provoquer des pensées suicidaires à 0,5), mais depuis que je vois ma psy une fois par semaine (je la vois demain), depuis que mon traitement qui était totalement inefficace (seropram + veratran) a été changé il y a de cela 5 semaines, j'ai le sentiment de complètement m'enfoncer et que chaque semaine, c'est pire. Parfois, pourtant, il arrive qu'une journée se passe bien et je fais des choses, je vois alors des amis, je sors une demi journée, je fais le ménage chez moi, j'enlève la poussière... mais ces journées où mon moral est suffisamment bon pour que je puisse ressentir de l'intérêt dans toutes ces choses n'ont du se produire que 2 ou 3 fois en 5 semaines, c'est très peu, et je commence à me dire que je fais partie de la catégorie des gens qui résistent aux AD. Je les prends, car je veux comprendre ce qui m'arrive mais stopper cette souffrance qui me tue de l'intérieur et me ronge jour après jour un peu plus profondément.

Merci de m'avoir lu, ce post sera sûrement effacé, il évoque trop de mal-être, je vois ma psy demain, dans les 9 pages, je vais placer ce texte, c'est ma pensée de ce soir.

Amitiés,
John

Dernière modification par john00 17/02/2005 à 01h29.
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Vieux 17/02/2005, 01h24   #2
cilloux
 
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Vieux 17/02/2005, 01h35   #3
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Vieux 17/02/2005, 01h37   #4
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Dernière modification par cilloux 14/12/2007 à 16h40.
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Vieux 17/02/2005, 01h59   #5
john00
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Re : Lettre à ma psy

Bonsoir Cécile,

un type bien, pour le moment, je ne peux être convaincu que du contraire, sauf si on crée la définition qu'un type bien est un type qui ose avouer ses faiblesses et ses envies de suicides sur un forum et qui est persuadé que sa guérison est uthopique mais bon...
Non, c'est la pensée inverse que j'ai et je l'ai dit à ma psy. Qu'elle devait souvent se dire en me parlant qu'elle avait des cas bien plus importants que les miens à traiter. Elle a répondu que si je voulais me suicider et que j'y pensais par périodes longues depuis des années, que c'était important pour elle.

Mourir en paix si on a vécu en paix... eh bien en fait, j'estime que je trouverai la paix en comprenant que les choses se sont enchaînées et ont fait ce que je suis devenu, ce que je pourrais nommer un fantôme qui ne se sent plus capable de ressentir grand chose et pour qui la mort ne représente rien d'affreux, juste la destruction d'un corps physique d'une enveloppe corporelle. Si ce que vous dites est vrai... car j'estime que j'ai vécu mon lot de souffrances (quand je pense aux gens handicapés, qui ont un cancer, qui ont perdu un de leurs enfants, etc, et moi qui parle de mon lot de souffrances... c'est ça qui fait que je me sens pitoyable également) et que je ne veux plus me réintégrer dans la vie sociale, que je veux partir en ayant au moins compris ce qui m'était arrivé et si ce que vous dites est vrai, alors je ne partirai pas en paix.

Me suicider? Je me suis rendu compte récemment que je n'y arriverais probablement pas, car je ne veux pas que ma famille en souffre. Me laisser dépérir ou reprendre le dessus tout en étant aussi hypersensible et si facilement blessé par le moindre propos ou non propos? Je ne crois pas que je le supporterai également. Alors l'autre jour, j'ai fait une prière à l'univers, Dieu, peu importe, je ne sais plus trop si je crois, mais je crois en la pensée créative, j'ai fait la prière de me laisser vite repartir par une maladie incurable... ça m'enlève toute la culpabilité du suicide pour mes parents ou de la tristesse qu'ils pourraient ressentir et que je continuerai d'endurer en vivant. A présent, reste à savoir si je serai exaucé, mais c'est chaque jour ce que je souhaite à présent, j'ai acquis un pessimisme que je ne pensais même pas possible avoir à presque 25 ans.

Pour moi, curieusement, l'effexor n'a eu aucun effet speed. Il a juste limité la durée et la fréquence des crises de larmes. Je dors énormément mais totalement en décalé et je vais tout pour être décalé et malmener mon corps en le fatiguant à l'extrême comme là, en étant sur internet à presque 2h00 du matin alors que j'ai rendez-vous à 15h00.

Disons que le problème avec ma psy, quand je lui dis que je ne m'en sortirai plus, c'est qu'elle me répond: "mais si, vous vous en sortirez, il faut être patient." Mais le dialogue ne va pas réellement plus loin, j'ai plus l'impression qu'elle chercher à me proposer des pensées positives quand j'en énonce de négatives plutôt que de me remettre en questions pour que je cherche pourquoi je pense ou je veux ne plus me relever. Je fais donc ce travail seul, et l'avantage de cette dépression, c'est qu'à tout moment de la journée, je peux me mettre à mon pc pour écrire tout ce que je ressens dans les moindres détails, le positif (ça arrive), le négatif, sur la vie, sur ce que je pense des gens que je connais, sur tout et n'importe quoi. Même sur ce que je fais de mes journées. 61 pages en 3 semaines, j'avoue m'étonner, je pourrais en faire un chouette livre d'ici 2 semaines, s'il atteint 100 pages!

Bon, je vais aller voir un film, mon somnifère ne marche plus du tout tellement j'ai détraqué mon rythme de sommeil (volontairement, je l'avoue, j'éprouve du plaisir à détruire ce que je peux de moi, mais sans mutilation, par l'intérieur, comme un anorexique ou un boulimique).

Sinon, pour finir sur une note légère, je conseille à tous ceux qui ne le connaissent pas de regarder "in America", c'est un très beau film très dur mais qui finit, malgré les circonstances difficiles, sur une touche positive. Comme c'est une histoire semi autobiographique, ça m'a plu.

amitiés,
John
P.S: j'ai mangé à 14h30 un sandwich poulet crudité, c'est ce que je parviens à manger à présent, c'est plus équilibré que les petits pains au lait, les barres de chocolat et les clémentines.
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Vieux 17/02/2005, 06h15   #6
Aloes
Aloès
 
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Re : Lettre à ma psy

Bonjour John,

Citation:
Posté par John00
Mais au cours de cette dépression, une certitude, non, plusieurs, se sont installées en moi, des certitudes que je n'avais jamais avant, à savoir que j'étais là par erreur, que connaître le bonheur était mal et qu'il fallait que j'apprenne à souffrir jusqu'à en mourir, que l'espoir est vain et que la vie est une lutte trop difficile pour certains d'entre nous...
Il faut comprendre que tes "certitudes" découlent de ton mal-être, de la dépression. Maintenant si tu as le sentiment que ça va en empirant, il est important de le mentionner à ta psy. Il arrive, surtout si ça fait longtemps que tu vis une dépression, que ça soit plus long ou plus difficile à traiter. Si les méthodes qu'elle t'a proposées ne fonctionnent pas, il y a lieu de réajuster ton traitement.

Tu exprimais l'idée de lui donner à lire ton message, parce que tu y dis des choses que tu crains de lui exprimer en thérapie, et qui sont pourtant importantes. Je pense que c'est une bonne idée, je te suggère de le lui lire ou de lui faire lire.

Que tu exprimes ici ou ailleurs des choses importantes et difficiles à vivre pour toi, ça défoule, mais ça ne te permet pas forcément d'avancer. C'est surtout essentiel que tu arrives à le faire avec ta psy, car c'est avec elle que tu pourras dénouer certains noeuds.

Je te demande simplement de ne pas confondre le forum avec une séance de thérapie. Je crois que tu le sais déjà, et j'aimerais que tu en tiennes compte, merci.
__________________
Aloès
ex-modératrice de Santé Psy
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Vieux 17/02/2005, 12h16   #7
john00
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Re : Lettre à ma psy

""Je te demande simplement de ne pas confondre le forum avec une séance de thérapie. Je crois que tu le sais déjà, et j'aimerais que tu en tiennes compte, merci.""

Inutile de me remercier, c'est pour ça que j'avais décidé que c'était mon dernier message ici. Merci à toi, j'aimerais également que tu tiennes compte de mon état, ce qui ne semble pas être le cas. Adieu.
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Vieux 17/02/2005, 13h44   #8
Pandore
Pandore
 
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Localisation: Paris
Messages: 10 034
Re : Lettre à ma psy

Bonjour à tous,

Je me permets juste de rebondir sur la phrase "l'Effexor rend speed".

Non, l'Effexor ne rend pas speed, pas plus que les autres antidépresseurs.

Si les antidépresseurs rendaient speed, ça se saurait, et ça ferait belle lurette qu'ils seraient détournés de leur usage par ceux qui sont en recherche de sensations fortes, ou par les sportifs en quête de dopage. Or pour l'instant on n'entend pas parler de ce genre de détournement à propos de l'Effexor.

Cordialement,
__________________
Pandore

« Les mots sont des planches jetées sur des abîmes, avec lesquelles nous traversons l’espace d’une pensée...»
Paul Valéry



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Vieux 17/02/2005, 15h49   #9
cilloux
 
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Dernière modification par cilloux 14/12/2007 à 16h40.
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Vieux 17/02/2005, 19h43   #10
Scarole
A quitté le forum volontairement
 
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Messages: 35
Re : Lettre à ma psy

Citation:
Posté par john00
Bonjour,
Je veux dire, une thérapie, c'est sensé être fait pour guérir.
John

Bonjour John

Aprés vous avoir lu, et voyant que vous semblez faire du surplace dans votre avancée spirituelle, je me permets de vous indiquer une adresse précieuse où vous pourrez suivre des stages en dehors des sentiers battus, et qui vous ouvriront trés certainement une porte pour l'instant fermée au fond de vous.
L'organisme se nomme :
Le Bataclown
Domaine de la Robin
32220 Lombez
05 62 62 46 78

Si vous les appelez, ils vous indiqueront les dates et lieux des stages un peu partout en France et pourront vous expédier une documentation.

Scarole
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Vieux 17/02/2005, 23h40   #11
Felipe
 
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Re : Lettre à ma psy

Bonjour John,

Vous êtes intelligent, je sais que vous pourrez vous en sortir. Vous avez décrit ce que moi-même j'ai pu resentir à une époque. Vous avez les moyens de dire votre souffrance, je n'en aurais pas fait autant.

Citation:
Posté par john00
un psy peut-il vraiment aider son patient si celui-ci s'est mis dans le crâne depuis presque 9 ans maintenant qu'il ne sera jamais heureux

Je croyais moi aussi que j'étais un cas désespéré, mais j'ai été heureux durant trois bonnes années. Mon moral a un peu rechuté depuis, mais il n'y a pas de fatalité. Il faut vraiment croire en une vie meilleure, toujours avoir de l'espoir, car c'est ainsi qu'on peut se donner les moyens de vivre plus heureux. J'ai lu moi aussi qu'il y avait des gens qui avaient une personnalité qui les prédestinait à être heureux et d'autres à ne pas l'être. Je n'y crois absolument plus. Ce sont des sotises. J'ai encore du mal à croire que je serais heureux un jour, mais comme je l'ai été, j'y crois encore. Il faut s'adapter, s'accepter et apprendre à se faire plaisir selon nos moyens. Non, la fac, c'est fini pour moi, je prépare un bep et je suis sûr que je pourrais m'épanouir en ayant un travail qui ne me plaît pas particulièrement et qui est bien souvent mal rémunéré. Je renonce aux études, mais j'accepte l'idée qu'il est possible ( pour moi ) d'être heureux en ayant fait d'autres choix. Vous n'avez pas le même problème, mais ce que je veux dire, c'est que vous devez vous accepter tel que vous êtes, vous pourrez alors agir par la suite de manière à trouver le bonheur au delà de votre malheur. Vous pourrez faire de nouveau choix et vous réaliserez qu'il est possible de vivre heureux en suivant cet autre itinéraire.

Bon, vous voyez, moi, il y a des choses que je n'arrive pas à exprimer. Vous, vous le faites très bien, c'est déjà une étape vers la guérison. Je me demande même si je ne vais pas vous ennuyer avec ces banalités ( qui n'en sont pas au fond de moi. Ah, si je pouvais m'exprimer comme vous le faites si bien ! ).

Non, pour faire simple, vous pouvez être heureux. Je ne dis pas qu'il faut renoncer à quoique ce soit, je dis qu'il faut vivre avec notre caractère. Je ne vous demande pas de changer, je vous demande de chercher le bonheur dans la situation dans laquelle vous êtes. C'est TOUJOURS possible, d'autant que vous êtes particulièrement intelligent. Vous ne pouvez pas imaginer par exemple à quel point une femme peut changer la vie d'un homme. Trois ans de bonheur ! Là, j'ai vraiment mis de côté mes idées suicidaires, croyez-moi !

Je suis à bout parfois, il m'arrive encore de vouloir mourrir, mais je me sens beaucoup mieux, car j'ai vu autour de moi des gens qui avaient une vie pitoyable devenir heureux. C'est une question d'adaptation. Pas à notre environnement, mais à notre existence.

Je m'arrête là, les mots ne sortent pas, je suis désolé, j'aurais voulu vous dire que votre situation peut s'améliorer. Il ne faut pas désespérer.

Je voulais vous dire aussi que vous avez décrit ce que j'ai moi-même resenti, dans les détails même ! Et bien je me sens beaucoup mieux en ce moment, pourtant, je suis schizophrène, j'ai de quoi avoir des idées noires à propos de mon avenir.

Ne faites pas de bêtise, John. D'après ce que vous nous avez dit, ce que j'ai moi-même vécu, je peux vous garantir que l'on peut sortir de cet état. Je ne vous donnerais pas de conseil, à part celui d'être patient et de continuer de voir votre psy.

Vous avez ma sympathie.

Felipe.
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Vieux 17/02/2005, 23h40   #12
cilloux
 
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Dernière modification par cilloux 14/12/2007 à 16h41.
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Vieux 18/02/2005, 00h05   #13
Aloes
Aloès
 
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Re : Lettre à ma psy

Bonjour John,

Citation:
Posté par john00
Inutile de me remercier, c'est pour ça que j'avais décidé que c'était mon dernier message ici. Merci à toi, j'aimerais également que tu tiennes compte de mon état, ce qui ne semble pas être le cas. Adieu.

Au contraire, je comprends que tu souffres beaucoup en ce moment, et mon message n'est pas pour te mettre à la porte. Tu es le bienvenue ici, tes participations sont la plupart du temps très intéressantes.

Simplement tu dois aussi tenir compte des petites règles que nous nous sommes données, ainsi que tenir compte des autres participants du forum, et ce, même si tu es dans un état de souffrance aigüe, parce que plusieurs d'entre eux, peuvent être aussi souffrants que toi.

Nous n'avons pas des règles bien sévères, mais nous en avons tout de même. Si ma réponse te déstabilise, c'est peut-être que tu as besoin d'une aide que le forum ne peut t'apporter dans le moment. Je n'ai rien contre toi, mais ni moi ni les autres participants ne sont formés pour aider des personnes en crises. Si tu te sens en crise, et que tu as besoin de plus d'aide, tu peux téléphoner à ta psy, et il y a aussi les services d'urgences qui peuvent te recevoir.

Tiens-bon,
__________________
Aloès
ex-modératrice de Santé Psy
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Vieux 18/02/2005, 00h52   #14
Felipe
 
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Re : Lettre à ma psy

Si, un conseil : continuez d'entretenir vos rêves. Il est bon de distinguer le rêve de la réalité, mais votre problème vient peut-être de là. Vous réalisez ce que vous êtes, et cela vous éloigne de votre monde imaginaire. Pourtant, sachez préserver vos profondes aspirations, elles vous permettent de faire face à la réalité. Oui, n'hésitez pas à aller au cinéma par exemple.

Vous savez fort bien qui vous êtes, il vous reste à découvrir ce que vous allez devenir. Alors pourquoi ne pas puiser dans vos rêves, même s'ils sont irréalisables ? Vous pouvez jouir de vos pensées les plus insolites, avec le temps, elles se mêleront aux révélations que vous avez eu sur vous-même ( les plus sordides ), et vous pourrez apercevoir le bonheur dans votre malheur.

Felipe.

Dernière modification par Felipe 18/02/2005 à 01h05.
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Vieux 18/02/2005, 01h08   #15
Scarole
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Re : Lettre à ma psy

Citation:
Posté par cilloux
Entrez chez les jésuites

Mmm...C'est vrai, c'est bon, ça, les jésuites...C'est bien des gâteaux avec une pâte feuilletée et de la crème entre comme les religieuses mais en plus croustillant, si mes souvenirs sont exacts, n'est ce pas...?
Scarole is offline   Réponse avec citation
Vieux 05/05/2005, 00h25   #16
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Re : Lettre à ma psy

Salut John, j'aimerai te connaitre. Moi je compte aller jusqu'au bout, enfin j'espere. Pour le moment j'y pense sans cesse.
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Vieux 05/05/2005, 03h23   #17
john00
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Re : Lettre à ma psy

Bonsoir...

c'est étrange, je n'aurais jamais cru que cette discussion remonterait à la surface. Déjà parce que je croyais qu'elle avait été fermée (pour cause de menaces suicidaires avec le "adieu" qui était clairement significatif dans ma tête, puisque ce jour là, le 16 février, ma psy a décidé que j'allais passer quelques semaines en clinique psychiatrique), et ensuite parce qu'Aloès avait demandé à ce que personne ne continue la discussion. Mais je ne vous en veux pas, peut-être n'avez vous pas lu cet autre post qu'elle avait mis faisant cette demande.

Je n'avais pas lu toutes les réponses qui avaient été écrites suite à mon adieu. car c'était réellement un adieu pour moi.

Cela me fait bizarre, car même si toutes ces pensées là me sont revenues pour une durée d'une heure samedi (mais avec une intensité bien moindre), je me dis que du chemin a été parcouru depuis. Mon Dieu, j'étais dans un état...

Je vais raconter une petite histoire personnelle ici. Peu de temps après être sorti de dépression (même si des bas surviennent, je ne peux le nier), un ami m'a recontacté. Je m'étais brouillé avec lui il y a 7 ans. Et il refait surface par l'intermédiaire du site internet "copains d'avant". Bon sang... on a parlé un peu... et j'ai appris qu'il avait fait une sévère dépression nerveuse de 4 mois avec très fortes tendances suicidaires. Il s'en est sorti au bout de ces 4 mois et fait en sorte que sa vie soit plus équilibrée.

Savoir qu'il avait connu ça et pouvoir partager cette expérience par les mots m'a fait du bien.

J'ai beau chercher à comprendre comment je fonctionne, je me rends compte que je suis bien imprévisible. Les deux dernières semaines ont été difficiles psychiquement mais depuis deux jours, j'ai retrouvé une sorte de tranquilité d'esprit. Mon stress a grandement diminué, mon sentiment de contrariété également, je me sens avoir plus de recul par rapport aux choses. Rien n'a changé dans mon traitement pourtant, puisqu'il a été modifié juste avant les vacances, soit il y a 10 jours. Ou alors le changement m'a destabilisé et à présent je m'y suis habitué. C'est possible.

Venir ici, écrire mon journal, jouer de la musique et composer, dire ce que je pense en tentant de ne pas blesser les gens, sortir et voir des amis... toutes ces choses me font me sentir bien.

A présent, ma principale angoisse est bien entendu: "en combien de temps je serai suffisamment stable pour être sûr de ne pas rechuter, même pour 1 heure, dans ces pensées de non sens de la vie, de bonheur éphémère, d'inintérêt pour tout?" Une question à laquelle on ne peut répondre.
john00 is offline   Réponse avec citation
Vieux 05/05/2005, 03h33   #18
john00
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Re : Lettre à ma psy

J'ai fait le choix de vivre dans la peur, et ça m'a mené à cette rechute très courte et à un mal-être qui s'est redéveloppé. A présent, je tente de faire le choix de vivre dans la confiance de l'analyse et de mon désir de guérison. Je sais que lorsque je ne vais pas bien, même si je ne veux pas en faire, il faut que je joue. Et au bout d'une heure, mon moral remonte vraiment, même si pendant 45-50 min, il ne se produit presque rien, je joue mais je n'entends que des sons résonner, rien ne se produit, ne vibre en moi. Et puis la sensation arrive.
Car soit je fais ça... soit c'est terminé. Ca signifie que j'ai renoncé, que j'ai choisi de ne plus exister. Ce choix, j'espère ne plus avoir à le refaire un jour, il a failli causer ma perte. C'est probablement très long de se stabiliser psychiquement après une dépression, surtout qu'on développe de nouvelles façons de penser, qui sont facilement destabilisables car encore jeunes, fragiles, en attente de consolidation. Je vois que plus les semaines passent, plus je parviens à revoir légèrement l'avenir. C'est extrêmement flou mais de petites choses me viennent à l'esprit. N'ayant cependant aucune échéance à respecter si je tiens à prendre une décision, je vis davantage dans le présent et le futur immédiat (un peu casse-pied pour mon entourage, mais je suis incapable actuellement de donner mon accord pour une sortie 3 jours avant. En général, c'est pratiquement la veille que je sens si je serai dans le bon état d'esprit pour sortir ou non. Tout le contraire de moi qui planifiait parfois jusqu'à 3 semaines de projet (études comme dans mon métier)

Je l'ai trop rarement fait, mais je remercie à nouveau toutes les personnes de ce forum, Aloès, Pandore et tous les autres (j'ai peur qu'en commençant à en citer, j'en oublie et qu'ils se sentent exclus) que je n'oublie pas même si je ne les nomme pas.

Ah, et pour les femmes Felipe... Je crois que je me sens encore instable pour ça. C'est curieux, mais l'image d'un jeu de cartes me revient à l'esprit. Il s'agit d'un homme qui a les jambes croisées. On dit de lui qu'il a ses bases dans la terre, qu'il est stable, mais seulement fait d'une énergie potentielle car elle en est restée à sa base. C'est cet homme que j'aimerais d'abord devenir, sentir mes racines dans ce monde avant de pouvoir faire le cerf-volant en étant sûr d'être retenu par quelque chose (quelqu'un?) de solide. Je reste assez timide dans ce domaine. On verra plus tard, quand je me sentirai plus stable et serein (oui, je sais, à force d'attendre, plus rien ne se produit, finalement!)

Bon, je vais stopper là. Oui, il est possible, du moins je l'espère, de pouvoir être heureux même si nos troubles sont multiples et nous renvoient en permanence à des pulsions suicidaires, mais il est clair pour moi qu'il faut de l'aide et un véritable travail approfondi sur soi, ce qui prend beaucoup de temps et d'investissement.

Amitiés,
John
john00 is offline   Réponse avec citation
Vieux 05/05/2005, 11h14   #19
mona
 
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Re : Lettre à ma psy

Bonjour Johon,

Tu sais parler, tu sais penser, tu sais...
Tu as une reelle sensibilite, mais elle te fait probablement peur, difficile d'etre un ange dans cette societe.
Penser c'est bien mais a trop penser on oublie de demander son avis a notre coeur.Le coeur pour ma part c'est la vie terrestre sans lui je ne peut pas exister je ne suis qu'une marionnette. A force de vouloir tout comprendre j'en ai oublie de demander son avis a mon coeur. Mais maintenant j'essaie de l'ecouter, je m'arrete de penser, je respire tranquillement,(enfin j'essaie) et je laisse venir le premier mot sans m'arreter dessus, et ainsi de suite et tout d'un coup la reponse est la. C'est une impression rassurante de savoir que finalement tout est en nous. Souvent je suis vraiment perdue et la je fais une priere a la vie :"je ferais ta volonte aide moi" cela m'aide a ne plus raisonner et a lacher prise.
J'attends aussi d'avoir les 2 pieds bien enracines pour accepter de donner mon amour (de toute facon c'est physique je n'y arrive pas), je ne supporterais pas de dire oui a quelqu'un alors que je ne sais pas reellement qui je suis sur cette terre. Je pense que mon bien etre est necessaire a mon entourage pour etre heureux et je ne veux pas etre dependante (je me donne jusqu'a 40 ans et la on verra si je n'ai toujours pas trouve mon equilibre et bien je choisirais de me faire aider par un compagnon, peut etre). De toute facon lorsque je vais mal je suis incapable d'aimer et de donner et si en retour je recois qu'en meme c'est encore plus douloureux, recevoir alors que je ne donne rien ! je crois, maintenant, que la vie est dure avec ou sans amour. L'Amour est en moi et je compte bien le trouver.

Bon courage a toi Johoon et desole a tous si je sort du contexte, c'est peut etre un peut trop spirituel tout ca.

A bientot
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Vieux 05/05/2005, 14h45   #20
john00
Membre
 
Date d'inscription: février 2005
Messages: 238
Re : Lettre à ma psy

Citation:
Posté par mona
Bonjour Johon,

Tu sais parler, tu sais penser, tu sais...
Tu as une reelle sensibilite, mais elle te fait probablement peur, difficile d'etre un ange dans cette societe.
Penser c'est bien mais a trop penser on oublie de demander son avis a notre coeur.Le coeur pour ma part c'est la vie terrestre sans lui je ne peut pas exister je ne suis qu'une marionnette. A force de vouloir tout comprendre j'en ai oublie de demander son avis a mon coeur. Mais maintenant j'essaie de l'ecouter, je m'arrete de penser, je respire tranquillement,(enfin j'essaie) et je laisse venir le premier mot sans m'arreter dessus, et ainsi de suite et tout d'un coup la reponse est la. C'est une impression rassurante de savoir que finalement tout est en nous. Souvent je suis vraiment perdue et la je fais une priere a la vie :"je ferais ta volonte aide moi" cela m'aide a ne plus raisonner et a lacher prise.
J'attends aussi d'avoir les 2 pieds bien enracines pour accepter de donner mon amour (de toute facon c'est physique je n'y arrive pas), je ne supporterais pas de dire oui a quelqu'un alors que je ne sais pas reellement qui je suis sur cette terre. Je pense que mon bien etre est necessaire a mon entourage pour etre heureux et je ne veux pas etre dependante (je me donne jusqu'a 40 ans et la on verra si je n'ai toujours pas trouve mon equilibre et bien je choisirais de me faire aider par un compagnon, peut etre). De toute facon lorsque je vais mal je suis incapable d'aimer et de donner et si en retour je recois qu'en meme c'est encore plus douloureux, recevoir alors que je ne donne rien ! je crois, maintenant, que la vie est dure avec ou sans amour. L'Amour est en moi et je compte bien le trouver.

Bon courage a toi Johoon et desole a tous si je sort du contexte, c'est peut etre un peut trop spirituel tout ca.

A bientot

Je répondrai que l'important, c'est finalement que ça vienne du coeur (hors contexte ou non)

Merci pour tes conseils, que je considère comme des conseils constructifs et aidants.

amitiés,
John
john00 is offline   Réponse avec citation
Vieux 05/05/2005, 14h59   #21
Poulou
 
Messages: n/a
Re : Lettre à ma psy

Citation:
Posté par Friends
Salut John, j'aimerai te connaitre. Moi je compte aller jusqu'au bout, enfin j'espere. Pour le moment j'y pense sans cesse.

Bonjour

Si vous "espérez" aller jusqu'au bout de votre bêtise et que vous y pensez sans cesse, allez y seul :
Vous n'avez besoin de personne pour celà, et surtout pas des gens comme John qui essaient de s'en sortir.

Poulou

* A moins que j'aie mal compris, dans lequel cas je suis vraiment désolée si vous vouliez dire que vous comptiez aller jusqu'au bout de votre guérison...:
Vous voulez aller jusqu'au bout de quoi, au juste, Friends...?

Dernière modification par Poulou 05/05/2005 à 21h51.
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Vieux 05/05/2005, 17h47   #22
john00
Membre
 
Date d'inscription: février 2005
Messages: 238
Re : Lettre à ma psy

Citation:
Posté par Poulou
Bonjour

Si vous "espérez" aller jusqu'au bout de votre bêtise et que vous y pensez sans cesse, allez y seul :
Vous n'avez besoin de personne pour celà, et surtout pas des gens comme John qui essaient de s'en sortir.

Poulou

* A moins que j'aie mal compris, dans lequel cas je suis vraiment désolée si vous vouliez dire que vous comptiez aller jusqu'au bout de votre guérison...:
Vous voulez aller jusqu'au bout de quoi, au juste, Félipe...?

j'ai compris la même chose que toi Poulou, mais espérons que ce soit l'inverse, aller jusqu'au bout de la guérison

amitiés,
John
john00 is offline   Réponse avec citation
Vieux 05/05/2005, 20h29   #23
Aloes
Aloès
 
Avatar de Aloes
 
Date d'inscription: février 2005
Localisation: Québec, Canada
Messages: 2 520
Re : Lettre à ma psy

Bonjour Friends,

Citation:
Posté par friends
Salut John, j'aimerai te connaitre. Moi je compte aller jusqu'au bout, enfin j'espere. Pour le moment j'y pense sans cesse.
Ton message est pour le moment des plus ambigu.

Si cette évocation peu claire se réfère à une envie de suicide, le mieux que nous puissions faire sur ce forum, est t'encourager à t'adresser à des ressources hors du net. Plusieurs de ces ressources sont cités dans le message suivant:
http://www.atoute.org/n/forum/showth...34971#poststop

Je me permet d'ajouter un petit rappel de la charte du forum:
Si vous vivez une période suicidaire, adressez-vous en urgence à votre médecin, psychiatre, psychologue ou psychothérapeute, à un centre de crise, aux urgences d’un hôpital, ou aux services d’urgences psychiatriques.

Atoute Santé Psy n'est pas un service d'urgence psychologique et nous ne sommes pas en mesure de répondre à des situations de crise.
Source: http://www.atoute.org/n/forum/showthread.php?t=730

Bon courage,
__________________
Aloès
ex-modératrice de Santé Psy
Aloes is offline   Réponse avec citation
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