Accueil Santé publique L’obligation vaccinale est une fausse bonne idée
Publié le
21 juin 2017

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Auteur :
Dr Dominique Dupagne

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L’obligation vaccinale est une fausse bonne idée
La contrainte ne peut pas restaurer l’indispensable confiance

Agnès Buzyn, Ministre de la santé depuis peu, envisage d’étendre l’obligation vaccinale à 11 maladies. Elle suivrait alors les recommandations du Comité d’orientation de la Concertation citoyenne lancée par Marisol Touraine en 2016. L’objectif initial de cette concertation était pourtant de restaurer la confiance des français dans la vaccination.

Les français traversent une crise de confiance vis-à-vis des vaccins, confirmée par un sondage IPSOS en octobre 2016 :

L’homéopathie obtient un score supérieur à celui des vaccins, ce qui est tout de même ahurissant pour l’un des plus grands progrès sanitaires de tous les temps (avec le traitement des eaux et les antibiotiques).

Face à cette défiance qui conduit beaucoup de familles a renoncer à des vaccins non obligatoires et pourtant très utiles comme le ROR, il est tentant de se jeter sur une solution simple, évidente, et pourtant inadaptée : étendre l’obligation actuelle à la quasi totalité des vaccins !

Je peux comprendre que cette mesure radicale soit la première qui vienne à l’esprit. Elle a d’ailleurs séduit la majorité des sociétés savantes (à une exception notable [1]) et un grand nombre de professionnels de santé et de citoyens. Elle paraît aussi évidente que de cacher les bouteilles d’un alcoolique ou de contraindre un drogué à suivre une cure de désintoxication, mais elle est tout aussi contre-productive.

Les idées qui paraissent frappées au coin du bon sens sont parfois les plus dangereuses.

Je vais tenter de vous expliquer pourquoi étendre l’obligation vaccinale serait paradoxalement désastreux pour la vaccination en ruinant son image.

Un peu d’histoire

Revenons en arrière. Après les débuts chaotiques de l’inoculation préventive, la vaccination triomphe avec Jenner et son vaccin contre la variole, qui sera progressivement perfectionné et deviendra obligatoire en France entre 1902 et 1976. Nous sommes face à un problème de santé publique majeur, la population n’est pas protégée, et l’obligation s’impose face à des français peu éduqués, privés d’accès facile à une information moderne, et qui ne savent pas encore quelle révolution va représenter la vaccination. Juste après la première guerre mondiale, l’obligation va être progressivement étendue en France à toute la population pour la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. En Europe, seule l’Italie et les pays du bloc soviétique rendront ces vaccins obligatoires en population générale [2]. Pour la poliomyélite et la diphtérie, l’intérêt de rompre la chaîne de la contagion est un argument audible. Pour le tétanos en revanche, contracté à partir d’un germe présent dans l’environnement et non contagieux, le seul argument valable pour imposer la vaccination est l’ampleur de la mortalité liée alors à cette maladie. Il s’agit de se substituer à l’individu pour une décision qui ne concerne que lui ou ses enfants.

Que ce soit pour la diphtérie, le tétanos ou la poliomyélite, l’obligation suivait le même principe que celui de la ceinture de sécurité : quelques années après la mise à disposition d’un dispositif permettant d’éviter des milliers de morts tous les ans, il était nécessaire à la fois d’accélérer la protection (des milliers de vies épargnées chaque année) et d’habituer les français à une mesure qui leur paraîtrait de toute façon évidente à l’usage. L’atteinte aux libertés individuelles semblait acceptable face à l’enjeu, et je peux personnellement comprendre ce choix, qui n’a pourtant pas été celui de nombreux pays occidentaux ayant préféré faire confiance au libre-arbitre de leurs citoyens face à un progrès sanitaire majeur.

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Eurosurveillance

Les seuls pays européens ayant maintenu une obligation vaccinale sont donc la France, l’Italie et les pays de l’ex-bloc soviétique. Pour autant, la couverture vaccinale dans les pays ayant choisi de responsabiliser leurs citoyens plutôt que de les convaincre n’est pas moins bonne que celle ces français ou des italiens. L’obligation de certains vaccins crée une défiance vis-à-vis des autres, ou alimente l’idée qu’ils ne sont pas indispensables.

La situation actuelle est totalement différente. Il ne s’agit pas d’accélérer une stratégie incontestable face à un problème de santé publique majeur : les décès liés aux maladies concernées par l’extension vaccinale sont peu nombreux (ou leur nombre est tout simplement inconnu faute d’un recueil fiable). La motivation est ailleurs : l’obligation est destinée à contrer un défiance croissante des français vis-à-vis de la vaccination. Cette défiance s’appuie sur deux piliers : la circulation d’une information antivaccinale irrationnelle mais convaincante pour un public non scientifique, et surtout le dogmatisme et les mensonges "pour la bonne cause" de ce qu’il n’est pas exagéré d’appeler "l’Église de Vaccinologie" qui assimile toute critique, même fondée et constructive, à une dangereuse hérésie.

Le problème, c’est que les français ont constaté d’eux-mêmes pendant la pandémie grippale 2009/2010 la fuite en avant des autorités sanitaires face au peu de succès de leur vaccin, acheté à grand frais à des industriels proches du pouvoir. Les ligues antivaccinales n’auraient jamais osé rêver d’un tel fiasco pour alimenter leurs thèses complotistes.

Quelques exemples de mensonges éhontés "pour la bonne cause"

Un spécialiste prétend que la rougeole a provoqué 4850 décès en Europe en 2004 informé de son erreur (en réalité moins de 10), il maintient en affirmant que de toute façon, il est important de sensibiliser les médecins à l’importance du vaccin.

Le laboratoire GSK (fabricant du vaccin contre la grippe) affirme pendant plusieurs mois sur son site que la grippe asiatique a fait des millions de morts aux USA et en France (en réalité des milliers).

Auditionnée par le Sénat, une professeur de pédiatrie, membre du Comité Technique des Vaccinations à la Direction Générale de la Santé, explique que la grippe tue un enfant sur cinq (en réalité un sur cinquante mille)


Le Pr Weil-Olivier, la grippe A/H1N1 et le Sénat par dailyglub

Dans le bulletin de l’Instut National d’Etudes Démographique, un article affirme que le vaccin antigrippal à divisé la mortalité de grippe par 10 (en pratique, on n’est même pas sûr qu’il diminue la mortalité).

Face au doute parfois légitime de certains parents, le paternalisme médical français a brandi la peur de la maladie (malheureusement invisible pour nombre d’entre elles, devenues rarissimes grâce au vaccin), a continué à nier tout effet indésirable et à refuser le débat avec les antivaccinaux sur l’air de "Circulez, y-a rien à voir". Cette stratégie pitoyable n’a fait que renforcer le doute des français, inquiet de constater la médiocrité du discours officiel, alors que les documents complotistes circulant sur le web paraissaient solidement étayés et mettaient en oeuvre une pédagogie qui manquait cruellement aux défenseurs des vaccins.

Le détournement de la concertation citoyenne

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Intervention M. Touraine

Le summum a été atteint lors de la Concertation citoyenne lancée par Marisol Touraine en 2016 : cette opération était destinée à "restaurer la confiance dans la vaccination". Cet objectif est présenté comme majeur dans la lettre remise au Pr Alain Fischer, à qui l’organisation de cette opération est confiée. Cette nécessaire confiance est reprise dans le discours de présentation de Marisol Touraine : "Le pilotage de notre politique vaccinale doit gagner en cohérence et en transparence. Les patients ne doivent pas seulement être informés, ils doivent devenir des acteurs à part entière de la politique vaccinale."

Deux jurys ont été constitués, l’un de professionnels de santé, l’autre de citoyens, qui ont travaillé séparément pendant 3 mois et procédé à de nombreuses auditions avant de rendre leur rapport.

En pratique, la concertation s’est déroulée dans les règles habituelles de ce type d’opération, du moins au début...

Les deux jurys ont donc rendu fin 2016 leurs conclusions au Comité d’orientation présidé par le Pr Alain Fischer. Tout deux ont insisté sur le besoin crucial d’une information objective et transparente sur les vaccins.

À la question de la pertinence d’une extension de l’obligation vaccinale, leur réponse a été la suivante.

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Jury citoyen

Le jury citoyen n’est pas parvenu à trouver un consensus sur l’extension de l’obligation vaccinale. Parmi les éléments ayant en revanche fait l’unanimité :

"Certains événements comme la gestion de la crise du H1N1, ont décrédibilisé les pouvoirs publics sur la vaccination.

Nous notons également un refus quasi épidermique du caractère obligatoire de la vaccination liée à une défiance envers l’autorité, d’une part des Français, et en cela notre groupe était très représentatif quant à son rapport à la notion d’obligation."

"Aujourd’hui, ce qui entrave la confiance en la vaccination, c’est le manque évident d’information."

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Jury professionnels

Le jury des professionnels de santé s’est en revanche déclaré clairement défavorable à cette extension :

L’obligation vaccinale reste acceptable en cas de situation épidémiologique grave à risques majeurs, et pour certaines populations (professionnels de santé, paramédicaux, pompiers, maternité, écoles, enseignants, égoutiers etc.)

Dans les autres cas, l’amélioration de la couverture vaccinale et la restauration de la confiance passent par l’information du public, la formation des professionnels de santé, l’augmentation de l’accessibilité des vaccins et centres de vaccination, l’augmentation de la motivation des professionnels de santé, l’amélioration de la compréhension des risques et des bénéfices vaccinaux.

Dans ces cas, les vaccins pourraient devenir indispensables ou impératifs ; le jury propose de sortir de la dénomination « obligation » pour les vaccins suivants : DTCP, ROR, Haemophilius, Pneumocoque, Méningite, Hépatite B.

Sortir de l’obligation vaccinale permettrait une plus grande responsabilisation des parents, des citoyens, mais aussi des adolescents et des jeunes adultes. Comprendre pourquoi tel ou tel vaccin est indispensable, est différent que d’imposer l’obligation de certains vaccins.

Ces conclusions sont le fruit d’une longue réflexion collective alimentée par l’audition d’avis qualifiés et la lecture de nombreux documents. Sans surprise, l’accent est mis sur le besoin d’une information objective et d’une responsabilisation des citoyens, comme c’est le cas dans la majorité des pays occidentaux.

Malheureusement, adoptant un comportement typiquement français, le Comité d’orientation, dont le rôle était de synthétiser le travail de fond des jurys, s’est auto-attribué une mission d’expertise régalienne, et a proposé à la Ministre d’étendre l’obligation vaccinale à 11 maladies ! Tout le travail des jurys, toutes les auditions ont été balayées par un petit groupe d’experts dont les méthodes de travail ne sont même pas décrites, contrairement à celle des jurys. L’Église de vaccinologie est passée de "circulez, y-a rien à voir !" à "cause toujours, tu m’intéresses !". Exit le patient "acteur à part entière de la politique vaccinale" promis par Marisol Touraine.

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Rapport final

Le pire est sans doute l’affirmation du Comité selon laquelle l’obligation serait levée après quelques années, une fois la confiance revenue. Comme si une mesure autoritaire pouvait restaurer une quelconque confiance !

Il est important de s’attarder sur le comportement des experts réunis par Alain Fischer : pour restaurer la confiance dans la vaccination, le Comité a reproduit les déviances qui sont à l’origine de la perte de confiance : l’infantilisation des citoyens, la manipulation des faits, et le mépris agressif pour ses contradicteurs.

Décodons le signal adressé par le Comité, puis par Agnès Buzyn, sans la "sauce" destinée à faire passer la pilule :

Chers concitoyens, vous pensez de travers. Vous gobez n’importe quoi. Nous ne croyons pas à la possibilité de vous faire changer d’avis en répondant sincèrement à vos questions. Nous ne croyons pas à votre capacité à faire de bons choix en matière vaccinale pour vous ou pour vos enfants. Nous avons donc décidé de penser à votre place et de vous imposer ce qui nous semble le meilleur pour vous, car nous, experts, le savons mieux que vous.

Je voudrais que vous réalisiez que ce discours, si vous remplacez "vaccinal" par "politique" est au mot près celui des régimes totalitaires qui ont historiquement toujours justifié la suspension de la démocratie par l’incapacité des citoyens à "bien voter". La promesse initiale d’une restauration rapide de la démocratie a toujours été vaine, et les résultats politiques sont ceux que l’on a pu observer au Chili, en Argentine ou en URSS.

Il est intéressant de constater que l’obligation vaccinale partielle française et italienne sont loin d’être associées à la meilleure couverture vaccinale globale au sein de l’Europe occidentale, et que l’Italie vient d’étendre l’obligation vaccinale alors que la France envisage de le faire. L’obligation, aliénant la confiance, condamne à la fuite en avant, et se justifie paradoxalement par ses propres échecs (tout comme les privations de liberté au sein des régimes totalitaires).

Certes, l’obligation vaccinale étendue contribuera probablement dans un premier temps à épargner quelques vies. Mais à terme, je suis certain qu’elle ruinera la confiance des français dans leurs autorités sanitaires. Les conséquences de cette perte de confiance seront lourdes et durables. Cette obligation va contre le sens de l’histoire, contre l’intelligence collective et la démocratie sanitaire. Le temps ne respecte pas ce qui a été construit sans intelligence.

L’obligation vaccinale étendue, venant après une mascarade de concertation citoyenne, alimentera fortement les thèses antivaccinales : "Ils sont forcés d’imposer les vaccins car ils savent qu’ils ont tort, et ils ne veulent pas perdre l’argent des labos". Il sera bien difficile pour les médecins de contrer cette théorie du complot que l’obligation vient valider. Le rejet des vaccins augmentant massivement, des stratégies d’échappement vont se développer : circulation de faux tampons, faux certificats faciles à réaliser avec l’informatique moderne. On sait avec quel succès les américains ont tenté de prohiber l’alcool, et la réussite de nos mesures contre la consommation de cannabis. L’extension de l’obligation va imposer des mesures répressives plus fortes, la création d’une police spécifique (là encore, cela ne vous rappelle rien ?). Ce futur est indigne de la France.

Il n’y a qu’une solution possible : lever l’obligation vaccinale. Il y aura des conséquences : l’effet d’aubaine aboutira à une sous-vaccination significative pendant quelques années. Dans un premier temps, il ne se passera rien, ce qui confortera les antivaccinaux. Mais après quelques années, des cas de tétanos vont apparaître, beaucoup moins probablement des cas de polio ou de diphtérie [3]. Au passage, notons que les familles qui continueront à vacciner leurs enfants ne seront pas affectées par ces cas sporadiques. En revanche, la médiatisation des premiers cas de tétanos aura un effet énorme sur la population. Je doute que plus de 10 cas de tétanos soient nécessaires (bien sûr exclusivement chez des non-vaccinés) avant que l’opinion publique change radicalement d’avis et que les ligues antivaccinales retournent à l’état de groupuscules complotistes qu’elles n’auraient jamais dû quitter.

N’oublions pas que dans les années 50, la défiance (au moins aussi répandue qu’actuellement) dans les vaccins a été balayée par la réalité : brutalement, la polio a disparu chez les enfants vaccinés pour ne persister que chez ceux dont les parents l’avaient refusée, et l’obligation n’a fait qu’accélérer un choix que tous les parents étaient en train de faire. Le même phénomène a été observé pour la ceinture de sécurité : imposée aux fabricants de voiture en 1970, encore peu utilisée en 1972 lors de l’obligation de son usage à l’avant, elle a fait rapidement consensus car chacun a pu constater son intérêt évident et la baisse drastique de la mortalité routière qu’elle a permise.

Les gens ont besoin de preuves solides. La triple obligation vaccinale aurait pu être maintenue si les autorités sanitaires avaient joué la carte de la transparence et ne s’étaient pas perdues dans des stratégies absurdes (Grippe H1N1) ou des opérations de désinformation pour "mieux convaincre". Il est désormais trop tard.

L’extension de l’obligation vaccinale ne convaincra personne, bien au contraire, elle confortera les antivaccinaux et ruinera définitivement la confiance des français vis-à-vis des autorités sanitaires.

Un ami qui travaille en entreprise me faisait part récemment d’une décision absurde prise par ses collègues pendant une réunion où il était présent. Il les avait pourtant régulièrement mis en garde contre ce mauvais choix, mais pendant cette réunion, il a choisi de ce taire. Comme je l’interrogeais sur les raisons de cette passivité, il m’a fait une réponse qui me revient souvent à l’esprit : "À un moment, il faut que les couillons se prennent des tartes dans la gueule, il n’y a que comme ça qu’ils comprennent."... Je suis très triste pour les enfants d’antivaccinaux qui mourront du tétanos en cas de levée de l’obligation vaccinale, mais si c’est à ce prix que l’on peut restaurer la confiance des français dans les vaccins, le jeu en vaut la chandelle, car un nombre de vies supérieur sera épargné grâce à la confiance retrouvée.

Madame la Ministre, ne vous fiez pas qu’aux experts en vaccins, interrogez des psychologues, ils vous convaincront mieux que moi de l’absurdité et de la dangerosité d’une extension de l’obligation vaccinale.

EDIT du 29/6/2017

Le Collège National des Généraliste Enseignants a rejoint la Société Française de Santé Publique et préfère la pédagogie à l’obligation.

Suite aux nombreuses réactions qu’a suscité cet article, en commentaires, en reprise, ou en analyse, je voudrais apporter quelques précisions.

La mise en danger collective par les non-vaccinés est un mythe, hors rares exceptions. Les vaccinés sont protégés et les non-vaccinés se menacent entre eux. Je suis preneur de cas concrets documentés de contamination avec conséquences graves chez une personne vaccinée. Les contre-indications aux primo-vaccinations sont inexistantes, et l’immunosuppression acquise est associée à une immunité vaccinale résiduelle. L’immunodéprimé est surtout menacé par les bactéries multirésistantes qui n’ont rien à voir avec les vaccins.

L’idée que l’on soit "obligé" d’imposer la vaccination car les gens sont des idiots influençable est glaçante. Rappelons que la défiance vaccinale est à l’origine de quelques décès par an, un douzaine au grand maximum, soit un problème de santé public absolument mineur, par rapport au port du casque à vélo par exemple. Enfin, affirmer que l’on peut lutter contre la défiance par la suppression de la liberté de choix suppose soit une malhonnêteté intellectuelle, soit des capacités cognitives et une culture sociologique très limitées.

EDIT du 05/07/2017

Le Premier Ministre a acté l’extension de l’obligation vaccinale dans son discours d’hier. Il n’y a donc plus de débat. J’espère que je me suis trompé et que j’ai surestimé les conséquences négatives de cette obligation.

Je ne soutiendrai pas la révolte qui est en train de naître (manifestation prévue le 8 juillet), car je risquerais de décrédibiliser encore plus la vaccination auprès du public. Je vais essayer au contraire de faire ce que nos autorités sanitaires on jugé superflu : informer le public sur le rapport bénéfice/risque de chaque vaccin à titre individuel ou collectif, comme je l’avais fait pour celui de la grippe A/H1N1 en 2009/2010.

Notes

[1] la société française de santé publique (SFSP) s’est exprimée fermement CONTRE l’obligation vaccinale : "La SFSP considère, comme la Conférence Nationale de Santé, qu’il est nécessaire de s’engager résolument vers la levée de l’obligation vaccinale" Avis décembre 2016.

[2] Le vaccin antituberculeux (BCG) a été également obligatoire entre 1950 et 2007 malgré son efficacité douteuse et ses effets secondaires loin d’être anodins. Cette obligation française peu justifiée a participé à la virulence des mouvements antivaccinaux.

[3] La maladie ne circulant plus en Europe, la contamination nécessitera un voyage en zone à risque, sachant que la polio est quasiment éradiquée.



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