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Que penser des données danoises qui semblent montrer un effet négatif de la vaccination sur l’infection par le variant Omicron ?

Première publication : vendredi 24 décembre 2021,
par Dominique Dupagne - Visites : 8744

COVID19 : Une étude danoise en pré-publication agite les réseaux sociaux car elle semble montrer un effet délétère de la vaccination sur l’infection par le variant Omicron. Le risque d’infection paraît réduit de moitié par une vaccination récente, mais augmenté de 75% chez les sujets chez qui la dernière injection date de plus de 3 mois !

Il s’agit d’une étude (preprint) réalisée à partir de la base de données de santé danoise, réputée de grande qualité. Les auteurs de cette étude sont des scientifiques sérieux. Que montre-t-elle ?

Voici les données de cette étude sous forme d’un graphique et d’un tableau.

La donnée étudiée est la réalisation d’un test positif (avec ou sans symptômes) entre le 20 novembre et le 12 décembre 2021, soit concomitamment à l’apparition du variant Omicron au Danemark.
- Les barres bleues correspondent au infections Delta et elles sont très courtes (certaines apparaissent même comme des points) car la marge d’incertitude est très faible.
- Les longues barres vertes concernent les tests positifs au variant Omicron ; la marge d’incertitude est plus élevée car ces tests positifs au variant Omicron étaient (pendant l’étude) 10 fois moins nombreux que les tests positifs au variant Delta .

La diminution du risque relatif d’être infecté chez les vaccinés par rapport aux non vaccinés est exprimée en % sur l’échelle verticale : diminution du risque au dessus de la ligne pointillée, augmentation en dessous. Le délai écoulé depuis la dernière injection chez les vaccinés est indiqué en nombre de jours sur l’échelle horizontale. Les résultats ayant permis de construire le graphiques sont reportés dans le tableau.

Les résultats surprenants sont entourés en jaune : à partir du 31e jour depuis la dernière injection, le taux d’infection par le variant Omicron est supérieur de 76,5% en moyenne chez les vaccinés Pfizer, et de 39,3% chez les vaccinés Moderna, par rapport au taux d’infection des sujets non vaccinés de même âge, sexe, et zone de résidence.

Nous allons voir que ces chiffres sont difficiles à interpréter. Ce n’est pas pour rien qu’il s’agit d’une simple "Lettre à l’éditeur" et non d’un article, et qu’elle n’a pas été soumise à une revue scientifique majeure.

Les limites du pre-print

Il s’agit donc d’une étude en pre-print (ou pré-publication) c’est à dire que nous la lisons telle qu’elle a été proposée à la revue scientifique, mais avant que des relecteurs scientifiques spécialisés (reviewers) ne l’aient étudiée et critiquée. C’est un projet d’article, susceptible de contenir des lacunes importantes. Contrairement aux reviewers, nous ne pouvons pas demander d’éclaircissements aux auteurs.
Pour autant, la qualité des données danoises et des auteurs rend peu probable une erreur de chiffre ou de recueil des données. S’il y a un problème dans cette étude, ce n’est pas tant au sujet des données que de leur interprétation.

La règle habituelle est de ne pas parler d’une étude avant qu’elle ait été validée par les reviewers, mais le temps habituel des publications est bousculé par la vitesse de l’évolution de l’épidémie de COVID19 et de l’apparition des variants du SARS-CoV2. Elle a été médiatisée et c’est pour cela que j’ai rédigé ce billet.

Les limites des études d’observation

Il y a deux grandes familles d’études pour apprécier l’efficacité d’un médicament.

Le standard depuis 1950 est la famille des essais contrôlés : on tire au sort l’attribution du traitement dans deux groupes dont l’un reçoit un traitement placebo. On compare ensuite les résultats des deux groupes. C’est ainsi que les vaccins, comme presque tous les médicaments, ont été évalués (positivement) avant leur commercialisation. C’est une méthode éprouvée aboutissant à des résultats fiables si le protocole est bien réalisé et si aucune fraude ne fausse les résultats.

L’autre famille, ancestrale, est celle des études d’observation : le traitement est donné à certains patients et pas à d’autres, sans tirage au sort, sans évaluation aveugle, et leurs résultats sont comparés. Il en existe de nombreuses variantes. Cette méthode a conduit à de nombreuses méprises du fait de la fréquence des biais, notamment de sélection.

De ce fait, les études d’observation comme celle dont il est question ici ne peuvent fournir que de simples indications et quasiment jamais des preuves formelles.

Les biais des études d’observation Les résultats des études d’observation ne devraient pas conduire à valider des liens de cause à effet à causes de la fréquence des biais, notamment dits "de sélection".

En effet, si je vous apprend que 80% des gens meurent dans un lit, allez-vous en déduire que les lits sont dangereux ? Non, car le biais de sélection est intuitif : les gens alités sont souvent malades, donc il est normal qu’ils meurent plus et le lit n’est pas en cause. Les malades ont été "sélectionnés", surreprésentés dans le groupe des gens qui passent du temps au lit et l’analyse de ce résultat brut en est totalement faussée.

Malheureusement, la majorité des biais ne sont pas intuitifs : Si je vous apprend que les femmes qui prennent la pilule font plus souvent des cancers du col de l’utérus que celles qui ne la prennent pas, votre premier réflexe va être de penser que la pilule est cancérigène. Or ce n’est pas le cas. Le biais de sélection est ici plus subtil : il est lié au fait que le cancer du col est dû à des virus sexuellement transmissibles. Or, les femmes qui prennent la pilule on une activité sexuelle plus importante, et plus de partenaires différents que celles qui ne la prennent pas. Cette exposition supplémentaire aux virus cancérigènes suffit à expliquer chez elles la plus grande fréquence de ce cancer sans incriminer la pilule contraceptive.

Enfin, saviez-vous que les femmes qui vont à la messe tous les jours font plus de cancers du sein que les autres ? Comme vous l’imaginez bien, la messe n’est pas cancérigène, mais les religieuses catholiques n’ont pas d’enfants, et l’absence de grossesse est un facteur de risque de cancer du sein !

Les exemples de biais de sélection ce type sont innombrables et rendent impossible de tisser des liens de cause à effet à partir d’études d’observation, sauf dans des cas extrêmes comme celui du lien entre la cigarette et le cancer du poumon. Parfois, on peut ajuster les résultats des études d’observation en fonction des caractéristiques des sujets pour tenir compte de ces biais, mais cela suppose de les avoir identifiées comme sources de biais et de les connaître pour tous les sujets. En pratique, c’est très difficile et souvent insuffisant.

Si nous revenons à notre étude danoise, les gens qui refusent de se vacciner ne sont pas comparables à ceux qui se vaccinent : leurs comportements sociaux, leurs prises de risque, leur alimentation, leur mode de vie peuvent être différents. Donc, les chiffres bruts issus des bases de données danoises ne permettent pas de conclure à un effet négatif (ni positif d’ailleurs) des vaccins.

C’est d’ailleurs ce qu’écrivent les auteurs dans la discussion de leur projet de publication :

"Les estimations négatives de la période finale pourraient résulter de comportements et/ou de modes d’exposition différents dans les groupes vaccinés et non vaccinés, entraînant une sous-estimation de l’efficacité vaccinale.
C’est sans doute lié à la propagation rapide d’Omicron, initialement par le biais d’événements uniques (super-propagation) induisant de nombreuses infections chez les jeunes individus vaccinés."

Saine mise en garde ! En effet, si de nombreux sujets vaccinés ont participé à des évènements très contaminants, cela peut suffire à expliquer ces chiffres surprenants (qui ne concernent que les tests positifs et non des symptômes). Cet excès de confiance dans la protection conférée par la vaccination me semble un véritable sujet qui mériterait d’être étudié scientifiquement.

Pour autant, il est impossible de trancher entre un très improbable effet délétère du vaccin sur l’infection Omicron et un biais statistique suffisant à expliquer ce résultat surprenant. Personne ne peut affirmer que le vaccin est délétère après 3 mois sur le virus Omicron, et personne ne peut affirmer le contraire.

C’est donc une étude qui n’apportera jamais de certitudes et qui est plus susceptible d’apporter le trouble que la vérité. C’est sans doute pourquoi elle ne sera jamais publiée dans une revue scientifique majeure, si elle est finalement publiée, ce qui est loin d’être sûr !

Il y a 19 messages sur ce forum.

Messages

  • Merci mais je ne savais pas quoi en penser avant et je ne suis pas beaucoup plus avancé !

  • Commentaire très bien raisonné.. Bravo. Toute anomalie et phénomènes nouveaux declanchent curiosité et l’esprit critique. Rien n’est à rejeter, tout est à analyser, telle est la médecine humble et scientifique. Bon Noël, un espoir pour la condition humaine.

  • Cette étude s’inscrit dans la préoccupation de l’optimisation de la stratégie vaccinale par son adaptation à l’évolution de la contagion collective.

    Elle est conduite après une étude anglaise, elle même en pré-publication, qu’elle cite. Les auteurs et les données de l’étude anglaise émanent de l’organisation nationale de la Santé. Leur statistique repose sur un effectif faible de sujets Omicron positifs (581) en regard de l’effectif de sujets Delta positifs ( 56.439 ) . La conclusion est que l’efficacité vaccinale est inexistante ou moins importante entre 15 et 25 semaines après deux injections, mais qu’elle devient significative ou forte à la suite d’une injection supplémentaire, avec des différences selon le variant et le vaccin mRNA utilisé. Les auteurs concluent de leur travail l’intérêt d’une troisième dose parmi les populations déjà hautement vaccinées, et la nécessité de suivre l’évolution de ces chiffres.
    (medRxiv preprint doi : https://doi.org/10.1101/2021.12.14.21267615)

    L’étude danoise est en désaccord quantitatif avec l’étude anglaise sur l’efficacité de deux doses de vaccin sur la protection contre le nouveau variant, Omicron  : elle mesure une efficacité (maximum) jusque 55%. Cette controverse sera un jour résolue lorsque la disparité liée à la nouveauté de souche et au poids respectif des groupes statistiques sera neutralisée. Les auteurs concluent, comme dans l’étude anglaise, de l’intérêt de restaurer l’efficacité vaccinale par une injection supplémentaire.

    Une curiosité apparaît au décours de cette étude. Elle ne manque pas de conduire le Dr Dupagne à ouvrir un dossier à son sujet, comme bon exemple du mauvais usage d’un bon outil. Une contagion collective s’est amorcée ; certains ne manqueront pas d’y trouver vérité : n’est-ce pas que "tout le monde le dit !"

    Il est d’autant plus important d’être vigilant sur les hypothèses à émettre qu’un résultat peut être surprenant.

    Dans cette période ou chacun se croit fondé à donner son avis sur toute chose, je ne me priverai pas d’abonder : surtout qu’on est en période de fêtes, donc de grande permissivité pour raconter à peu près n’importe quoi, avec l’assurance d’une indulgence générale ; deux hypothèses :

    1 Fin novembre-début décembre, on ré-évalue l’efficacité vaccinale en cours, et on soulève l’efficacité attendue pour la nouvelle souche, peu répandue mais prometteuse. Les sujets qui ont complété un cycle de deux inoculations, se sont bien habitués, depuis environ cinq mois à l’idée d’être protégés, et socialement responsables : pas loin d’être invincibles (Omicron ? -même pas peur !). Ils sont donc naturellement conduits à une importante surexposition à la contamination par la nouvelle bestiole, dans un monde lassé d’être volontairement prudent ?

    2 Les individus qui propagent avec délice une interprétation fragile de données étonnantes appartiennent à un groupe de bipèdes qui ont tendance à combler le trou de l’Inconnu par la tranquillité qui se nourrit de leurs croyances ?

  • La vraie question auquel ne répond pas l’article : quelle raison scientifique expliquerait que le vaccin favorise une infection à 3 mois ? Cela n’a pas de sens. Que l’immunité baisse après 3 mois et qu’il y ait donc plus de personnes infectées que 1 mois après le vaccin, tout le monde le sait et d’où les rappels.
    Bref, encore un preprint qui ne vient que rajouter de la confusion chez les profanes.

  • Bonjour à tous,
    Comprendre la complexité d’une étude statistiquement valable est mission impossible pour le profane, on devrait vulgariser un peu plus cette info dans les médias !
    Trop d’études bâclées, en SOLO, pour la gloriole et obtenir des fonds !
    L’union fait la force et on devrait encourager plus à des études au niveau européen pour le moins ;
    https://www.liberation.fr/sciences/2015/08/29/selon-une-etude-scientifique-les-etudes-scientifiques-ne-sont-pas-fiables_1371394
    Expliquer les niveaux de preuves, trop de Méta-analyses basées sur des études bâclées, trop d’études épidémiologiques, dont on ne devrait rien tirer, trop de « Dans des conditions normales d’utilisation,…. »…..
    À méditer pour la complexité :
    https://www.recherchecliniquepariscentre.fr/wp-content/uploads/2017/12/Cours-DIU-CP-M%C3%A9thodologie-des-essais-th%C3%A9rapeutiques-01D%C3%A9c17-PE.pdf
    http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2013-06/etat_des_lieux_niveau_preuve_gradation.pdf
    Bonnes fêtes de fin d’année !

  • Re-bonjour,
    Le résultat surprenant soulève aussi la question du mode de calcul de la Vaccination Effectiveness (VE).
    Un article de revue* sur les progrès dans la méthodologie de ce calcul indique :

    "Note that the VE is not a measure of the association between vaccination and infection status, but rather is a causal estimate of the effectiveness of the vaccine in preventing the disease."

    Une valeur négative de VE ne serait donc pas à comprendre comme un risque accru de contracter la maladie, et ne serait interprétable qu’en référence à son mode de calcul.

    * The use of test-negative controls to monitor vaccine effectiveness : a systematic review of methodology, Epidemiology. 2020 Jan ; 31(1) : 43–64.
    doi : 10.1097/EDE.0000000000001116

    Bonnes fêtes,

  • Très troublant en effet, merci pour l’analyse éclairante et le rappel de prudence face aux biais de sélection dans les études d’observation. A suivre donc...

  • La question la plus importante n’est elle pas l’efficacité du vaccin sur le niveau de la maladie risque ou pas de mourir ou d’aller à l’hôpital ? Cette étude semble démontrer que même vacciné le virus se transmet et alors ? si une fois le virus dans l’organisme les conséquences sont celles d’un rhume ou d’une grippe sans hospitalisation ?

  • Un grand merci à vous d’avoir rapporté ces études de résultats après la troisième dose, et surtout à Dominique Dupagne, François Naudy, Frank Suzzoni et Bernard FAYT, pour leurs réflexions compétentes précisant et explicitant les précautions à prendre en les lisant, avant toute tentative d’interprétation.
    S’il est clair qu’elles aident ceux en quête d’une analyse juste en vue d’une connaissance vraie, il est malheureusement aussi clair que ce souci n’est pas celui de certains, trop contents d’y trouver le prétexte à faire le buzz sur les réseaux...
    Dans ce contexte en particulier, c’est aux instances Européennes qu’il appartient de sanctionner toute action ou complicité dans la révélation d’informations médicales non fondées.

  • "S’il est clair qu’elles aident ceux en quête d’une analyse juste en vue d’une connaissance vraie, il est malheureusement aussi clair que ce souci n’est pas celui de certains, trop contents d’y trouver le prétexte à faire le buzz sur les réseaux..{}."

    Reste à connaître la proportion des uns et des autres... Au pifomètre, je dirais 1 % pour les premiers et 99 % pour les seconds ; mais mon pifomètre doit être vérifié et calculé avec plus de précision.

  • Bonjour Monsieur Dupagne,

    Merci pour cet article et pour votre blog en général (travail très utile de vulgarisation précise et rigoureuse...)

    Dans un article [1], les auteurs critiquent la stratégie vaccinale intra-musculaire au motif qu’elle ne génère pas ou peu de réponse immunitaire IgA, la plus à même non seulement de prévenir l’infection respiratoire, mais aussi de diminuer la contagion/transmission.
    Ils vont plus loin en évoquant les possibles/probables effets délétères de cette vaccination IM du fait de la propension de la réponse immunitaire ’IgG’ à déclencher une inflammation (anticorps circulants facilitants).

    - d’un point de vue qualitatif, partagez-vous ces griefs ?
    - si oui, sont-ils de nature selon vous à rendre effectivement toute vaccination IM moins efficace (inefficace ? délétère ?) qu’une vaccination nasale ?
    NB : ils s’appuient entre autres sur cette étude [2] (peut-être "cherry-pickée" (?)) qui semble ne pas montrer d’efficacité de la vaccination ARNm IM

    Merci pour votre éclairage !

    [1] https://doctors4covidethics.org/immunology-101-why-intramuscular-covid-19-vaccination-must-fail/
    [2] https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/70/wr/mm7031e2.htm

    • Bonjour,
      La vaccination nasale, génératrice d’IgA, est une piste prometteuse mais non aboutie à ce jour.
      J’ai évoqué l’hypothèse des anticorps facilitants dans mon article sur les vaccins avec une source qui montre que cette crainte est infondée (vaccination délétère).

      La vaccination ARNm a parfaitement démontré son efficacité sur le premier virus, efficacité malheureusement transitoire sur l’infection simple mais qui reste solide vis-à-vis des formes graves, à en croire des données d’observation que je trouve convaincantes.

  • Nouveau variant, ou nouveau virus ?
    @ Dr D.
    Bonjour, vous écriviez :
    "Pour autant, il est impossible de trancher entre un très improbable effet délétère du vaccin sur l’infection Omicron et un biais statistique suffisant à expliquer ce résultat surprenant. Personne ne peut affirmer que le vaccin est délétère après 3 mois sur le virus Omicron, et personne ne peut affirmer le contraire.
    C’est donc une étude qui n’apportera jamais de certitudes et qui est plus susceptible d’apporter le trouble que la vérité. C’est sans doute pourquoi elle ne sera jamais publiée dans une revue scientifique majeure, si elle est finalement publiée, ce qui est loin d’être sûr !"

    On peut cependant espérer que l’interprétation de cette valeur négative suscite suffisamment d’intérêt de recherche pour l’équipe qui l’a produite, et pour d’autres équipes, loin d’un certain "besoin de panique unifiante" parmi le public.

    En effet, nous sommes deux semaines plus tard, et il semble se confirmer que la protection contre le "nouveau variant" ne concerne statistiquement que les formes graves, et que cela soit suffisamment salvateur pour maintenir l’intérêt vis à vis de la vaccination.

    Cependant, faut-il continuer à supposer que la souche Omicron ne soit qu’une "nouvelle fantaisie" ? ou bien inférer que les variations du génome viral seraient telles qu’elles reposeraient complètement la question immunologique. Peut-être d’ailleurs en relançant différemment la question des anticorps facilitants ?

    Avez vous un avis sur ça ?

  • Il devrait être obligatoire de fournir la courbe d’efficacité des vaccins par classe d’age et en fonction du temps. Le document 2021.12.20.21267966v3 Infectious Disease Preparedness Group at Statens Serum Institut des danois est vraiment très instructif. On voit que la protection vis à vis du omicron est inférieure à celle pour le delta, et qu’elle décroit vraiment très vite. On comprend mieux pourquoi on a un tsunami de cas omicron avec 90% de la population vaccinée. Les chiffres recoupent ce que l’on est en train de vivre :
    Juillet 2021 :Efficacité promise +97.5% (cas divisés par 40)==> Olivier Véran « quand on sera à 90% à être vacciné, au lieu d’avoir 20 000 cas par jour on sera à 500 ou 300 »
    Janvier 2022 :Efficacité réelle -90% (cas multipliés par 10)==> 90% de la population est vaccinée : plus de 200 000 cas de contamination par jour.
    Visiblement on est en plein effet ADE du à des vaccins trop sélectifs.
    Si l’on regarde les courbes danoises, il faudra booster les vaccinés au moins tous les deux mois.

  • @ olivier marliniski
    vous écrivez :"Visiblement on est en plein effet ADE"
    Votre opinion paraît vraiment arrêtée.
    Je n’ai pas trouvé de publication qui puisse confirmer cette hypothèse.
    Par contre on peut mesurer la difficulté du domaine à travers une page en français qui était un "point d’étape" sur les connaissances, il y a plus d’un an, en Novembre 2020 :
    "https://www.vidal.fr/actualites/26105-vaccins-contre-la-covid-19-doit-on-s-inquieter-du-risque-de-maladie-aggravee-chez-les-personnes-vaccinees.html"
    Son auteur déclare être journaliste scientifique, sans mention de conflit d’intérêts.

  • Cette enorme escroquerie covidique (faux chiffres, lockdowns, interdiction de traiter (Ivermectine, Hydroxychloroquine), euthanasie au rivotril, mise a mort par Remdesivir,
    exploitation de la peur)
    est en train de partie en couille.
    Les franc macons derriere l’operation fasciste, totalitaire et genocidaire font dans leur froc. Leur paSS nazi est une honte d’apartheid.
    Les pauvres bougres deja injectes par ces faux vaccins tres tres toxiques ont detruit une partie de leur systeme immunitaire et vasculaire. A jamais . Que Dieu les garde mais en meme temps, ce fut un suicide des moins intelligents.
    La verite eclate doucement, au goutte a goutte et meme les faux blogs medicaux, en realite propagandistes Luciferiens comme celui ci, resteront comme une documentation du Mal.
    Le plus gros episode malefique de l’histoire de l’humanite.
    Nous nous souviendrons de chaque collabo.
    Chaque chose en son temps. La vengeance est un plat froid.
    Le nazisme ne passera pas.

    • Ce qui est bien avec ce genre de message, c’est qu’il n’appelle pas de commentaire, tant il est explicite sur l’état psychiatrique de son auteur (qui a néanmoins oublié les juifs et les homosexuels parmi les membres du complot mondial qu’il dénonce).

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