16 février 2014
Contraception à risque

Un ami qui souhaite garder l’anonymat me transmet la brève suivante :

Je vous conseille vivement … de lire la dernière (ou plutôt hélas, la plus récente) de l’ANSM

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a mis en ligne le 12 février 2014 une lettre d’information aux professionnels de santé sur les contraceptifs hormonaux combinés. http://ansm.sante.fr/S-informer/Inf...

Dans le document d’aide à la prescription « à utiliser conjointement avec le Résumé des Caractéristiques du Produit lors de toute consultation relative à l’utilisation des contraceptifs hormonaux combinés », il y a 20 situations à rechercher. http://ansm.sante.fr/content/downlo...

Parmi celles-ci : « La patiente fume-t-elle ? Si la patiente fume et est âgée de plus de 35 ans, il est impératif de lui conseiller vivement d’arrêter de fumer ou d’utiliser une méthode de contraception non hormonale. »

L’ANSM préconise donc le « conseil vif », méthode novatrice que je découvre mais dont j’ignore la technique ou les résultats. Je le regrette car le tabac est la première cause évitable de mortalité.

Heureusement, il y a une alternative. Ne rien faire vis-à-vis du tabac et prescrire une méthode de contraception non hormonale !

Trois semaines plus tôt, la Haute Autorité de Santé a mis en ligne le 21 janvier 2014, sa recommandation de bonne pratique pour l’arrêt de la consommation de tabac. http://www.has-sante.fr/portail/jcm... Il faut noter que la précédente recommandation datait de 2003 ! La HAS est toujours dans l’incapacité de mettre à jour ses recommandations comme c’est la règle. Elle ne fait pas de progrès et semble dans l’incapacité de mettre en œuvre le concept d’amélioration continue qu’elle proclame. Cela a déjà été souligné dans la principale revue médicale consacrée à la qualité des soins. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/art...

La HAS détaille les situations spécifique et pour la contraception hormonale, elle recommande « Ces patients (sic) nécessitent un conseil et une prise en charge renforcés. »( Il s’agit d’un accord d’expert). http://www.has-sante.fr/portail/upl...

Bien vu, la HAS.

Pour revenir au document d’aide de l’ANSM, il est à ne pas manquer.
- Vous découvrirez de nouvelles notions en lipidologie : « l’hyperlipidémie importante » et « la lipidémie élevée ».
- Vos connaissances théoriques feront l’objet d’une piqure de rappel pour une application pratique. Ainsi, selon l’ANSM vous ne devez pas oublier de demander à votre patiente si elle a un « syndrome hémolytique et urémique ». C’est susceptible d’accroître le risque de thrombose en cas de prise de contraceptif ! Le syndrome hémolytique et urémique est une affection potentiellement grave, principalement aux âges extrêmes de la vie, 70 à 100 cas environ sont signalés chaque année en France, c’est dû à Escherichia Coli, le plus souvent de sérotype O157:H7, par contamination alimentaire. http://www.sante.gouv.fr/syndrome-h...

Et dans les situations toutes aussi fréquentes, mais difficiles à gérer l’ANSM vous conseille pour la patiente qui a « une jambe dans le plâtre » de discuter avec elle de l’opportunité d’utiliser une méthode de contraception non hormonale. Quand au cas du plâtre pelvi-pédieux bilatéral, la contre-indication à la contraception hormonale est bien entendue absolue !

A noter que pour la longueur des liens hypertextes, l’ANSM détient le pompom.

Je vous conseille vivement de lire … vous trouverez d’autres perles …

1 Message

Répondre à cette brève