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Médecine, morale, santé et médias sociaux

mardi 11 septembre 2012

Auteur original en langue anglaise : Farris K Timini

Contact : Farris K Timimi timimi.farris@mayo.edu

Affiliations de l’auteur

Mayo Clinic Center for Social Media, Division of Cardiovascular Diseases and Internal Medicine, Mayo Clinic, 200 First Street, SW, Rochester, MN 55902, USA

BMC Medicine 2012, 10:83 doi:doi:10.1186/1741-7015-10-83

La version électronique originale et complète de cet article est disponible en ligne à l’adresse :
http://www.biomedcentral.com/1741-7015/10/83

Reçu (BioMed Central) le :
24 juillet 2012. Accepté le : 2 août 2012. Publié le : 2 août 2012

© 2012 Timimi ; sous licence de BioMed Central Ltd.

Le présent article accessible librement est soumis aux conditions générales de licence d’attribution de Creative Commons http://creativecommons.org/licenses/by/2.0) qui
autorisent un accès illimité, la distribution et la reproduction sur tout support, sous réserve que ce travail soit cité correctement.

Traduction Française : Sophie Dinh
http://www.traduction-pro.eu/blog
@Sophie_Dinh

Résumé

Les médias sociaux englobent diverses technologies : forums en ligne, blogs, microblogs (ex. : Twitter), encyclopédies participatives (ex. : Wikipedia), blogs vidéo, réseaux sociaux et podcasting. L’utilisation des médias sociaux a littéralement explosé et les internautes leur consacrent aujourd’hui une minute sur cinq passées en ligne. En parallèle de cette évolution
sur Internet, on observe une tendance inverse du temps consacré aux contacts patient-soignant en face-à-face, des moments qui se raréfient de plus en plus dans tous les aspects du soin. Par rapport aux formes habituelles d’implication et de formation, les médias sociaux présentent de multiples avantages : portée plus étendue, disponibilité immédiate, présence archivée et vaste accessibilité. Pour nous, prestataires de santé, les opportunités de collaborer avec nos patients sont plus nombreuses que jamais. Or notre peur du risque nous empêche trop souvent de diffuser utilement et largement nos contenus intéressants sur internet. Cette attitude d’évitement du risque limite considérablement notre capacité à entrer en contact efficacement avec nos patients là où ils se trouvent : sur Internet.

Mots clés :

Médias sociaux ; En ligne ; Prestataires de santé ; Patient-médecin

Contexte

La médecine est depuis toujours considérée comme une activité morale et éthique, fondée sur des certitudes fermement établies de « bien » et de « mal ». Néanmoins, les deux dernières décennies ont vu se développer un malaise croissant, associé à une dégradation perceptible de notre mission à l’égard de nos patients. Ce phénomène est le reflet de diverses menaces : transformation de la médecine en un bien de consommation, développement et impact d’un marketing agressif ; nos relations avec nos patients ont changé, passant d’une interaction médicale de nature plutôt directive à un partenariat patient-soignant plus direct. Ces tendances et notre manière d’y réagir risquent de fragiliser notre capacité à faire équipe efficacement avec nos patients sur la voie de la guérison [1]. Ces opportunités et ces risques ne sont nulle part aussi clairement délimités qu’à travers notre engagement potentiel auprès de nos patients et notre silence en ligne face à leurs interrogations.

La morale et l’éthique médicales que nous évoquons font référence à notre intime conviction sur ce qui distingue un acte médical juste d’un acte médical inapproprié : en deux mots, le code qui régit notre pratique. Le premier archétype historique fondateur de notre éthique actuelle est certainement le « Formula Comitis Archiatrorum », rédigé au V e siècle sous le règne du chef ostrogoth Theodoric, et préservé par Cassiodore. Il imposait notamment aux médecins d’enrichir et d’approfondir leur savoir, et a donné naissance au concept actuel de l’engagement entre médecins et de la consultation [2].

Les six valeurs fondamentales codifiées dans l’éthique médicale d’aujourd’hui sont les suivantes :

- autonomie - droit de refuser ou de choisir un traitement (Voluntas aegroti suprema lex) ;
- bienfaisance - nécessité d’agir dans le meilleur intérêt du patient (Salus aegroti suprema lex) ;
- non-malfaisance - « d’abord, ne pas nuire » (primum non nocere) ;
- sûreté du jugement - les inconvénients et les avantages d’un nouveau traitement doivent être soigneusement équilibrés ; et
- respect des personnes - le patient a le droit d’être traité avec dignité et honnêteté.

Dans l’ensemble, nos valeurs fondamentales encadrent notre capacité, en tant que soignants, à accompagner nos patients tout au long de leur maladie jusqu’à la guérison. Dans l’ère numérique qui est devenue la nôtre, parvenir à ce résultat devrait comprendre un septième principe : échanges avec les patients là où ils se trouvent, c’est-à-dire sur Internet, au travers des médias sociaux (participes in socialis media).

Nouvelles tendances

Deux ensembles de tendances majeurs qui se recoupent rendent cette évolution nécessaire. Le premier concerne l’information, et reflète l’incidence combinée de l’explosion de l’information médicale et de sa visibilité croissante à mesure que son accès s’ouvre et se généralise. Le second, axé sur le temps, reflète l’incidence combinée du temps de plus en plus court que les soignants peuvent consacrer aux interactions directes avec les patients (en partie du fait que la médecine devient un bien de consommation [3]), et du temps de plus en plus long passé par les patients - et plus récemment par les soignants, sur les plates-formes sociales.

La surabondance d’informations est frappante et intense. PubMed http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/ webcite recense actuellement près de 22 millions de citations [4], avec en moyenne une nouvelle publication par minute, un rythme qui a plus que doublé au cours des 20 dernières années [5]. Rien que dans mon domaine spécifique, l’insuffisance cardiaque avancée et la transplantation cardiaque, 482 directives de la National Guideline Clearinghouse relatives à la prise en charge de l’insuffisance cardiaque peuvent être consultées et incorporées aux pratiques cliniques [6].

Parallèlement à cette profusion croissante d’informations, nos publications médicales ont gagné en accessibilité et en disponibilité, rehaussant le niveau de l’interaction patient-soignant grâce à leur libre accès. Qui plus est, l’information initiale ne repose plus entièrement sur les professionnels de santé, dans la mesure où les derniers essais cliniques font aujourd’hui souvent la une des médias avant d’être publiés dans les journaux spécialisés, ce qui instaure une tension temporelle supplémentaire au sein de la relation patient-soignant.

Compte tenu de ces deux évolutions simultanées - la multiplicité des données disponibles et l’accès croissant à ces informations - l’idée que des informations exactes et pertinentes ne puissent circuler que dans un sens (du soignant vers le patient), n’a plus d’avenir.

Le deuxième ensemble de tendances concerne le peu de temps dont nous disposons. Les interactions directes patient-soignant se raréfient et ce phénomène touche l’ensemble des professionnels de santé. La dimension administrative, en particulier la documentation, occupe jusqu’à un tiers de la journée de travail d’un médecin [7]. Les médecins en formation sont encore plus touchés par ce problème, les internes pouvant consacrer jusqu’à six heures par jour à la documentation [8], soit près de deux fois plus de temps qu’il y a vingt ans [9]. Avec les restrictions en vigueur concernant le temps de travail, ils risqueraient à l’avenir d’accorder plus de temps à à cette recherche d’informations qu’à soigner leurs patients. En outre, ce problème ne se limite pas aux médecins mais a une dimension véritablement pandémique. Une analyse récente temps-mouvement des infirmières en milieu hospitalier a montré que moins de 20 % de leur temps de travail était constitué de soins directs aux patients, l’essentiel de ce temps, soit 35 %, étant consacré à la documentation [10]. D’une manière générale, les nouvelles exigences compétitives qui pèsent sur les prestataires de santé limitent durablement les occasions de communication directe entre le patient et le soignant.

En parallèle, le temps passé sur les médias sociaux a littéralement explosé. En 2010, les internautes du monde entier ont consacré plus de 110 milliards de minutes chaque jour aux réseaux sociaux et aux blogs, ce qui représente 22 % de la totalité du temps passé sur Internet. Le temps en ligne continue de croître de manière exponentielle, un utilisateur moyen passant près de 6 heures par jour sur les médias sociaux en 2010 [11]. Et en plus d’augmenter leur temps de présence sur les plates-formes sociales, les patients et leurs soignants, lorsqu’ils sont connectés, recherchent le plus souvent des informations médicales, mais également une assistance de la part d’autres personnes concernées par le même problème de santé. La santé en ligne se développe rapidement : 61 % des patients recherchent aujourd’hui sur Internet à la fois de l’aide et des informations médicales [12], de sorte que la recherche de données de santé se classe au troisième rang des activités en ligne, après la recherche sur Internet et la messagerie électronique [13].

C’est ici, fondamentalement, que se situent de nouvelles opportunités. Tout comme Alice au pays des merveilles se met à rétrécir après avoir bu le flacon étiqueté « Buvez-moi », puis se cogne la tête après avoir mangé le gâteau étiqueté « Mangez-moi », nous sommes confrontés à un double défi, notre temps disponible pour les patients ne cessant de diminuer tandis que les informations relatives aux soins cliniques augmentent de manière spectaculaire. Heureusement, nos informations sont de plus en plus transparentes et accessibles à tous, et nous savons où se trouvent nos patients. Ils sont sur Internet, et ils attendent de nous que nous participions.

Quelle forme de partenariat ?

En premier lieu, notre engagement doit se faire sous forme de création ou de mise à jour de contenus, ces deux missions ont une valeur inestimable pour les patients comme pour les soignants. Avant d’entrer en interaction avec les patients en ligne, il est indispensable d’avoir mis au point et révisé une politique et une déontologie en matière de médias sociaux. Définissez vos objectifs et vos méthodes et gardez à l’esprit que vous représentez votre organisation tout autant que vous-même. Ayez bien en tête vos règles de confidentialité, et passez-les en revue régulièrement. Apprenez le code de cette nouvelle route avant de vous y lancer : notre Mayo Clinic Center for Social Media propose l’équivalent en ligne de l’apprentissage de la conduite. Commencez par prendre le temps d’observer ce qui se passe ; Cette phase d’apprentissage par la lecture cela ne pourra qu’enrichir votre propre expérience.

Une fois lancé sur Internet, montrez-vous sincère, professionnel et respectueux. Plus important encore, comme c’est le cas dans un couple harmonieux , vous serez davantage jugé sur votre manière d’écouter que sur ce que vous exprimez.

Conclusions

Le Chat du Cheshire est un personnage unique du Pays des merveilles. Il ne craint personne et se tient à l’écart des événements, sans se passionner pour aucun. Il a sa propre vision du Pays des merveilles, et même si ses conversations avec Alice semblent dépourvues de sens, il comprend parfaitement que le comportement de la fillette se heurte à toutes les règles de ce pays.

Trop souvent, nous, soignants, laissons notre peur des risques liés à l’utilisation des médias sociaux en matière de soins de santé nous cantonner à une position similaire, restant à l’écart des interactions et des opportunités. Mais si les technologies des réseaux sociaux sont bien une merveille, leurs règles n’ont rien à voir avec celles du Pays de Lewis Caroll. Les règles qui gouvernent les médias sociaux se rapprochent plutôt des coutumes d’un village et de la déontologie médicale, avec en plus une touche de technologie.

Nous devons nous engager auprès de nos patients et les accompagner dans leur quête. Notre participation aux médias sociaux nous offre cette opportunité façon magistrale ; elle élargit constamment la portée des contenus et peut être saisie sans contraintes budgétaires notables. Nous devons tirer parti des contenus publiés, les échanges en ligne et leurs aspects positifs.

Nous devons être présents en ligne de façon stable, contrairement au sourire du Chat du Cheshire.

L’auteur

Nom d’utilisateur Twitter : @FarrisTimimi

Le Dr Farris Timimi est professeur de médecine adjoint au Mayo Clinic College of Medicine et consultant en maladies cardio-vasculaires et en médecine interne à la Mayo Clinic. Il est Directeur médical du Mayo Clinic Center for Social Media. Il dirige également le programme Advanced Heart Failure and Transplant Fellowship. Enfin, le Dr Timimi est le médecin responsable de l’initiative Division of Cardiovascular Desease One Voice pour le conseil aux patients et à leurs familles.

Historique avant publication

L’historique préalable à la publication de cet article est disponible à l’adresse :
http://www.biomedcentral.com/1741-7015/10/83/prepub


[1Huddle T : Viewpoint : Teaching Professionalism : Is Medical Morality a Competency ?
Academic Medicine 2005, 80(10):885-891. PubMed Abstract | Publisher Full Text

[2Nemec J : Highlights in medicolegal relations. U.S. Dept. of Health, Education, and Welfare, Public Health Service, National Institutes of Health, National Library of Medicine ; 1976.

[3DeCamp M : Ethics and the Physician-Patient Relationship : Medico-moral
Consequences of Commodification
.
Einstein Quart J Biol Med 2002, 19:135-138.

[4U.S. National Library of Medicine, Institutes of Health Web site http://
www.nlm.nih.gov/bsd/revup/revup_pub.html#med_update
webcite
Mis à jour le 12 juin 2012

[5West H, deBronkart D, Demetri G : A New Model : Physician-Patient Collaboration in Online Communities and the Clinical Practice of Oncology.
American Society of Clinical Oncology Educational Book 2012, 2012:443-448.

[6National Guideline Clearinghouse [http://guideline.gov/index.aspx] webcite
Consulté le 26 juin 2012

[7Gilchrist V : Physician Activities During Time out of the Examination Room.
Annals of Family Medicine 2005, 3(6):494-499. PubMed Abstract |
Publisher Full Text | PubMed Central Full Text

[8Oxenteko A, West C, Popkave C, Weinberger S, Kolars J : Time Spent on Clinical Documentation : A Survey of Internal Medicine Residents and Program
Directors
.
Arch Intern Med 2010, 170(4):377-380. PubMed Abstract | Publisher Full Text

[9Lurie N, Rank B, Parenti C, Wooley T, Snoke W : How Do House Officers Spend Their Nights ?
New Engl J Med 1989, 320:1673-1677. PubMed Abstract | Publisher Full Text

[10Hendrich A, Chow M, Goshert W : A Proclamation for Change : Transforming the Hospital Patient Care Environment.
Journal of Nursing Administration 2009, 39(6):266-275. PubMed Abstract | Publisher Full Text

[11Nielsenwire. Social Networks/Blogs Now Account for One in Every Four and a Half Minutes Online [http:/ / blog.nielsen.com/ nielsenwire/ global/ social-media-accounts-for-22-percen t-of-time-online/ ] webcite
Consulté le 26 juin 2012

[12American Life Project [http:/ / pewinternet.org/ Reports/ 2009/ 8-The-Social-Life-of-
Health-Informa tion/ 02-A-Shifting-Landscape/ 2-61-of-adults-in-the-US-gather-hea
lth-information-online.aspx] webcite
2011.
Consulté le 26 juin 2012

[13American Life Project [http:/ / pewinternet.org/ Reports/ 2011/ HealthTopics/
Summary-of-Findings/ Looking-for-health-information.aspx] webcite
2011.
Consulté le 26 juin 2012

Messages

  • Merci à Sophie Dinh pour cette traduction.

    Cet article résonne avec le Livre Blanc du conseil de l’Ordre des médecins : "DEONTOLOGIE MEDICALE SUR LE WEB" publié en décembre 2011

  • "Les six valeurs fondamentales codifiées dans l’éthique médicale d’aujourd’hui sont les suivantes :
    - autonomie - droit de refuser ou de choisir un traitement (Voluntas aegroti suprema lex) ;
    - bienfaisance - nécessité d’agir dans le meilleur intérêt du patient (Salus aegroti suprema lex) - non-malfaisance - « d’abord, ne pas nuire » (primum non nocere) ;
    - sûreté du jugement - les inconvénients et les avantages d’un nouveau traitement doivent être soigneusement équilibrés ; et
    - respect des personnes - le patient a le droit d’être traité avec dignité et honnêteté."

    Pas facile au quotidien dans notre pratique car non valorisé !
    En effet l’attitude valorisante se situe plutôt dans le faire et le faire faire que dans l’écoute attentive ,la connaissance du patient de ses valeurs ...
    Il faut nommer une maladie pour donner un sens aux symptômes pour cela il faut chercher toutes les maladies possibles jusqu’à ce que l’on puisse être rassuré ...
    mais qui doit être rassuré ?

    • Rassuré, oui, si cela apporte quelque chose de positif au patient, donc lui en premier. Rassuré, aussi, le praticien, quand il peut constater les effets bénéfiques de ses choix. En fait patient et médecin forment une paire qui doit et peut fonctionner de conserve pour le bien de tous mais en premier bien sûr, celui du patient...

  • Bon... en gros, vous avez vu juste en créant atoute.org !

  • @ M. Dupagne :

    Que pensez vous de l’idée de pseudonymat enregistré proposé par le Cnom.
    Faut -il les enregistrer comme proposé par cette institution ou encourager au dévoilement de l’identité du médecin...?

    Par ailleurs, la formation initiale de la P1 à la D4 ne devrait-elle pas bénéficier d’un module sur les médias sociaux...?

    Le livre blanc du CNOM est une base de réflexion et d’initiation intéressante
    Cette institution est bien dans son temps même si certaines prises de paroles ont fait le buzz dernièrement. Néanmoins, cela a fait bouger des lignes et se révéler de bonnes idées ( les 24 )
    Merci

    • Bonjour

      Il y a eu de grands malentendus sur cette affaire de pseudonymats médicaux : http://www.atoute.org/n/Certification-des-pseudonymes-des.html

      L’Ordre a proposé une possibilité et non une obligation, celle pour un médecin signant sous un pseudonyme d’attester qu’il est bien docteur en médecine.

      En effet, deux éléments poussent le médecin au pseudonymat
      - La risque de dévoiler le secret médical lorsqu’ils parle d’une expérience personnelle sur le web.
      - Et surtout, le risque que cette communication soit assimilée à un comportement publicitaire, interdit par la déontologie.

      Il est donc normal et sain que les médecins choisissent le plus souvent de poster avec un pseudonyme (et non en étant anonyme, ce qui est différent et remarquablement analysé par Maître Eolas).

      Dans le système prévu par le conseil de l’Ordre (mais non encore opérationnel), chaque médecin peut continuer à utiliser un pseudo comme il le faisait auparavant. En revanche, celui qui veut pouvoir établir auprès de ses lecteurs qu’il est bien médecin fait une déclaration au conseil de l’Ordre : "Moi, Dr X, je suis Doc213 sur le site Y. Le conseil de l’Ordre enregistre cette déclaration après vérification de l’identité du déclarant. Chacun peut alors aller voir sur le site ordinal que Doc213 sur le site Y est bien docteur en médecine, sans avoir bien sûr accès à son identité.

      Il me semble que ce système peut être parfois utile. Personnellement, j’ai résolu le problème publicitaire en refusant les nouveaux patients depuis 8 ans (en médecine générale, les clientèles sont stables). Mais si je débutais maintenant à la fois mon activité médicale et mon activité sur le web, je prendrais sans doute un pseudonyme et je serais intéressé par la proposition de l’Ordre.

    • J’ajoute que cette affaire des pseudonymat a surtout révélé le grave déficit d’image du conseil de l’Ordre des médecins auprès des jeunes et surtout de la blogosphère. Les déclarations péremptoires de son président cet été sur l’obligation d’installation dans les déserts ou sur le montant des dépassement d’honoraires n’ont pas arrangé les choses.

      [Mode Flatterie ON]
      Heureusement, il existe une petite équipe de conseillers ordinaux qui compensent leur moyenne d’âge (état civil) par une jeunesse d’esprit qui les honore et une assimilation rapide des us et coutume du web 2.0, notamment sur Twitter où ils sont très présents.
      [OFF]

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