Accueil Désinformation Il faut sauver le docteur Goubeau
Publié le
23 janvier 2012

Imprimer ou lire sur mobile

Auteur :
Dr Dominique Dupagne

Voir sur Google


Entrez votre email pour être averti des nouveaux articles
sur Atoute



Dans la même rubrique :

D’où viennent les bactéries multirésistantes aux antibiotiques ?
IVG - La guerre des sites - Des clics ou des claques ?
Les 231 morts fictifs de la dompéridone expliqués à ma fille
Le CEDUS, le sucre, et les enfants
La cigarette électronique est utile et n’est pas dangereuse
Le faux scandale des sondes d’échographie contaminées
Sophia : les mauvais calculs de la CNAMTS
La vie rêvée de Christian Saout
Madame la Ministre, ils sont devenus fous !
Retrait de Diane 35, comment en est-on arrivé là ?
Stratégie d’influence
Inertie clinique, inertie thérapeutique et résistance au changement
Touche pas à ma prostate !
Grippe saisonnière : 7000 morts d’après les organisateurs, 500 d’après la police
La presse santé dangereuse ?
Radio IFM = Radio Sanofi
L’intérêt de sophia pour les diabétiques reste à prouver
Le gouvernement veut faire le ménage dans les avis de consommateurs
14 médecins baissent leur pantalon...
Conflits d’intérêts, n’oublions pas les journalistes




Il faut sauver le docteur Goubeau
Et la médecine avec...

Cet article, écrit en 2012, constituait un appel à l’aide pour soutenir le Dr Goubeau, injustement incriminé dans une affaire concernant le dépistage du cancer de la prostate. Cet appel a porté ses fruits puisque le Dr Goubeau a été innocenté de toute faute professionnelle par deux jugements successifs, après un référé qui lui avait été défavorable en 2010. C’est une grande victoire pour la médecine générale, pour la science, mais aussi pour les malades. Ces derniers continueront à être soignés par des médecins plus soucieux du rapport bénéfice/risque de leur prescription que de la peur des avocats, comme c’est malheureusement le cas aux USA. Je remercie tous ceux qui se sont associés à nous pour obtenir cette victoire sur les "expertises" orientées de certains confrères.

Pierre Goubeau est médecin généraliste. Il a été condamné en référé il y a deux ans à verser 15.000 euros de provision à M. JB qui lui reproche de ne pas lui avoir prescrit en 2003 de dépistage du cancer de la prostate par dosage des PSA. Cet homme qui avait à l’époque 52 ans a présenté en 2007 un cancer prostatique métastasé et attaque le Dr Goubeau pour faute et perte de chance.

Comme vous le savez, ce dépistage n’est pas recommandé par les autorités sanitaires françaises ni internationales. Aux USA, l’U.S. Preventive Services Task Force (USPSTF) vient de dégrader la note de ce dépistage, passée fin 2011 de “intérêt douteux” à “délétère et à ne pas encourager”.

L’affaire va être jugée sur le fond et les avocats doivent rendre leurs mémoires dans trois semaines. Pierre Goubeau a besoin d’aide car il a été mal défendu jusqu’ici.

Nous avons tous besoin de cette aide, car il est intolérable de penser qu’un médecin va être condamné pour avoir suivi à la fois les données de la sciences et les recommandations sanitaires officielles. Il risque d’être condamné sur la foi d’une expertise orientée, émise par un urologue membre d’un lobby qui tente d’imposer ses vues à l’encontre de la science et de l’intérêt des patients. Si Pierre Goubeau était condamné, nous serions tous sous la menace de condamnations opportunistes et notre façon de travailler serait profondément modifiée au détriment de la santé publique.

Comment aider ?

PDF - 325.9 ko
Expertise complète

Vous pouvez aider le Pierre Goubeau en prenant connaissance ci-dessous des pièces du dossier, ou de la totalité de l’expertise dans ce document téléchargeable.

Si vous trouvez comme moi que cette condamnation en référé est anormale, et si vous possédez un titre susceptible de donner du crédit à vos propos vis-à-vis d’un juge, rédigez une lettre simple, sur votre papier à en tête. Dans cette lettre, vous donnerez votre opinion sur les faits. Pas sur le cas médical lui même bien sûr, mais de façon générale sur le caractère fautif ou non de ne pas proposer de dépistage systématique du cancer de la prostate. Il peut être intéressant de s’appuyer sur les documents disponibles à l’époque que j’ai adjoints à cet article. Vous pouvez citer les paroles de l’expert lorsqu’il énonce des idées générales sur le fait que ce dépistage faisait l’objet d’un consensus et était recommandé entre 2003 et 2007.

Envoyez moi ce courrier à mon adresse postale :
Dr Dominique Dupagne
2 rue de Phalsbourg
75017 Paris

En précisant si vous autorisez ou non sa publication sur Atoute. Dans le cas contraire, elle sera simplement communiquée au juge avec les autres.

Arguments

De façon constante depuis 1998, la Haute Autorité de Santé française (comme l’ANAES qui l’a précédée) a affirmé l’absence d’intérêt de ce dépistage à titre systématique. En effet, ce dépistage ne sauve pas de vie et provoque des souffrances, incontinences et impuissances liées aux biopsies ou interventions chirurgicales qui lui font suite. Des accidents graves ou des décès sont possibles. Dans ces conditions, un dépistage de masse (systématique) n’est pas recommandé par cette instance dont les avis s’imposent aux médecins.

Le bilan tiré des travaux disponibles ne permet pas d’affirmer que ce dépistage diminue la mortalité spécifique par cancer de la prostate. Entre 2002 et 2007, il n’existait aucune étude scientifique permettant de penser que ce dépistage était utile. Depuis 2009 et la publication d’études portant sur de grands effectifs, l’inutilité et la nocivité de ce dépistage sont solidement établies comme le montre la remarquable synthèse récente de l’USPSTF.

Sur ce dépistage, voici la position de l’ANAES en 1999, organisme officiel destiné à émettre des recommandations de bonnes pratiques à l’intention des médecins français [1]

Un dépistage est justifié si la pathologie remplit les dix critères de l’OMS (Wilson et Jungner). Ces derniers ont servi de référence à plusieurs pays qui ont examiné l’opportunité de réaliser un dépistage de masse du cancer de la prostate et qui y ont répondu de manière négative (critères non remplis). Il s’agit du National Cancer Institute, de l’US Preventive Services Task Force, de l’American College of Physicians, de l’International Union Against Cancer, de la World Health Organization, du Canadian Task force on the Periodic Health Examination, de la Canadian Cancer Society, de la Canadian Urological Society, du British Columbia Office of Health Technology Assessment et de Conférences de Consensus en Suède, en France et au Canada.

(...)

En conclusion, les connaissances actuelles ne permettent pas de recommander un dépistage de masse du cancer de la prostate. Il semble indispensable de conduire une réflexion complémentaire sur l’information au patient et sur l’opportunité d’un dépistage individuel par la bonne prescription du dosage du PSA.

PDF - 40 ko
ANAES 1999

La recommandation de l’ANAES est claire : pas de dépistage de masse (systématique chez tous les hommes). Une réflexion serait à mener sur le dépistage individuel (c’est à dire lié à un terrain particulier chez le patient, en cas d’antécédents familiaux notamment) qui pourrait conduire à proposer un dépistage ciblé sur certains hommes à risque. À ce jour, l’intérêt du dépistage n’a pas été étudié spécifiquement dans de tels groupes.

Le dépistage systématique, qu’aucun pays au monde n’a promu ni organisé, est donc de la mauvaise médecine, qui déroge à un principe fondamental : primum non nocere (avant tout, ne pas nuire au patient).

Le découvreur des PSA, le Dr Richard Ablin, qualifie lui même leur usage pour le dépistage de “désastre de santé publique”.

Or, si le dosage des PSA ne peut dans ces conditions être recommandé pour dépister le cancer de la prostate, il est largement et paradoxalement pratiqué en France et aux USA, sous la pression des urologues et de certains radiothérapeutes. En France, leur organisation représentative : l’Association Française d’Urologie (AFU) pratique un lobbying intense auprès du grand public et des professionnnels de santé.

Auprès du grand public

Une agence de communication commanditée par l’AFU organise tous les ans depuis 2005 la “Journée de la prostate, associée à des visuels inquiétants”.

Malheureusement souvent reprise par les journalistes, cette campagne joue sur la difficulté pour le public de comprendre qu’un dépistage n’est pas systématiquement une stratégie bénéfique et que si certains dépistages sont utiles, d’autres sont délétères, comme l’explique très bien la recommandation de l’ANAES de 1999 précédemment citée.

Auprès des professionnels de santé

D’innombrables articles, interviews, ou formations, donnent depuis 20 ans la parole aux urologues qui font l’apologie de ce dépistage. Pourtant, le concept de dépistage concerne plutôt les médecins spécialisés en santé publique, en médecine générale ou en épidémiologie ; ces derniers sont peu favorables à ce dépistage. Le Collège de Médecine Générale s’est récemment exprimé à ce sujet. Les urologues ont un conflit intellectuel majeur avec le dépistage du cancer de la prostate et ses suites qui représentent l’essentiel de leur activité. Autant leur opinion sur la prise en charge chirurgicale ou médicamenteuse de ce cancer est fondamentale, autant elle est biaisée en ce qui concerne le principe même de son dépistage.

Beaucoup de généralistes soumis à cette pression constante ont peur des conséquences d’une non-prescription de PSA et les proposent à leurs patients, la main quasiment forcée. On les comprend mieux en constatant ce qui est arrivé au Dr Goubeau mais c’est tout à fait inquiétant.

Paradoxe sanitaire et mélange des genres

Nous vivons donc un paradoxe sanitaire : un dépistage néfaste est largement pratiqué, à la demande de patients influencés par des publicités, et par des médecins dont l’opinion est faussée par des urologues à la fois juges et parties.

L’expertise

PDF - 325.9 ko
Expertise complète

Le mélange des genres entre ceux qui expertisent et ceux qui sont parties prenante est au coeur de l’affaire qui nous intéresse : La condamnation préliminaire du Dr Goubeau s’est appuyée sur l’expertise d’un urologue, le Dr Jean-Pierre Giolitto, qui revendique dans son papier à en-tête son appartenance à l’AFU.

Cet expert près la Cour d’Appel de Reims ne craint pas d’affirmer qu’à l’époque des faits, le dépistage du cancer de la prostate était recommandé.

Cette affirmation est parfaitement fausse, comme le montrent les extraits de l’avis de l’ANAES de 1999 déjà cité.

Or, dans cette expertise, la seule question importante est “En 2003 et dans les années qui ont suivi, le dépistage du cancer de la prostate constituait-il un examen de routine recommandé par les autorités sanitaires françaises chez l’homme de plus de 50 ans”. Cette question aurait d’ailleurs gagné à être formulée ainsi par le juge.

La réponse est clairement non. L’expert a donc menti dans son rapport. Ce mensonge est d’autant plus fautif qu’il est associé à la défense des intérêts d’une entreprise dont cet expert est membre. Je parle d’entreprise à propos de l’AFU car c’est ainsi qu’elle se définit en 2004 dans son rapport d’activité.

Le juge va donc être influencé par la décision provisoire (référé), confirmée en appel, qui s’appuie sur l’expertise d’un membre de l’AFU, auquel a été adjoint un expert qui ne paraît pas (à en croire ses titres) avoir de compétence spécifique en santé publique ou en épidémiologie.

Voici les éléments principaux de cette expertise. Vous y trouverez aussi les réponses aux dires du Dr Ritter, médecin qui conseillait le Dr Goubeau pour cette procédure en référé et qui a contesté les conclusions du premier rapport..

À titre personnel, j’ai honte pour mes confrères. Nous nous devons déontologiquement assistance dans l’adversité. Il n’est bien sûr pas question de demander à un expert d’orienter sa décision au bénéfice d’un confrère. En revanche, travestir la réalité pour défendre les intérêts d’une entreprise dont on est membre constitue une forfaiture.

Comme vous le lirez dans les conclusions des experts, ceux-ci se placent dans une logique de dépistage systématique qui aurait donc d’après eux été recommandé au début des années 2000. Mais il est possible que les conseils de M. JB changent leur fusil d’épaule et considèrent que la problématique n’est plus celle du dépistage, mais du diagnostic. En effet, le plaignant avait signalé dans un questionnaire réalisé dans un centre de bilan l’existence non détaillée de "Troubles mictionnels". Ces troubles mictionnels n’ont pas été exprimés par M. JB face à Pierre Goubeau, dont le fichier patient est remarquablement tenu.

PDF - 528.4 ko
ANAES PSA

Le problème n’est pas de savoir si M. J avait signalé des troubles mictionnels ou non. Ceux-ci sont d’une telle banalité à partir de la cinquantaine qu’ils ne constituent pas un signe d’appel pour le diagnostic de cancer. Pire, le dosage des PSA est moins spécifique dans ce cas car leur taux est plus élevé en présence d’un adénome bénin.

PDF - 895 ko
ANAES HBP

Une autre recommandation porte en 2003 sur la prise en charge de l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) responsable de troubles mictionnels fréquents chez l’homme mûr. Il est écrit page 27 :

Les urologues favorables au dépistage insistent d’ailleurs sur le fait que le dépistage n’a d’intérêt que s’il est réalisé à un stade infraclinique : si le cancer, habituellement situé en périphérie de la glande, occasionne des troubles mictionnels, c’est qu’il est habituellement trop étendu pour être opéré. Le dépistage ne permet alors que d’annoncer plus tôt à un patient qu’il est atteint d’un cancer, sans prolonger pour autant sa survie.

L’état de la science et les recommandations officielles en 2002-2007 étaient donc claires : le dépistage du cancer de la prostate par dosage des PSA ne se justifiait pas, aussi bien en l’absence de symptômes qu’en présence de troubles mictionnels liés à l’augmentation bénigne de la taille de prostate.

Les travaux scientifiques qui ont suivi ont confirmé ces éléments, amenant comme nous l’avons vu en introduction les USA a dégrader la note de ce dépistage.

Nous aurons dans les semaines qui viennent la confirmation de la recommandation provisoire de l’USPSTF et bientôt une recommandation de l’INCa français qui travaille sur ce sujet. Le dépistage du cancer de la prostate ne fait pas partie actuellement des stratégies recommandées par l’INCa.

Nous saurons donc avec le procès du Dr Goubeau qui décide des stratégies médicales en France : l’état de la sciences et les recommandations des autorités sanitaires, ou les groupes de pression dont des représentants manipulent l’expertise judiciaire.

Je termine par un résumé chronologique.

Résumé et historique

Le Dr Goubeau est attaqué par M. J, ancien expert en assurances retraité né en 1950. Le plaignant reproche à son médecin de ne pas avoir pratiqué de dépistage du cancer de la prostate alors qu’il est actuellement atteint d’un tel cancer, métastasé.

- 4 Décembre 2002 : premier contact entre le Dr Goubeau et M J, âgé alors de 52 ans, dans le cadre d’une garde médicale pour une colique néphrétique ; les examens pratiqués confirment le diagnostic, et, heureux de ses soins, M. J prend le Dr Goubeau comme médecin traitant, d’autant que ce dernier vient de découvrir un hypertension artérielle chez son patient.
- 20 12 2002 : M J se rend au centre d’examen de santé d’ A pour un check-up. Les conclusions parviennent au Dr Goubeau et rappellent l’existence d’un risque colique d’origine familiale. Ces conclusions mentionnent enfin un risque artériel en raison de l’HTA et mentionnent des troubles urinaires, rapportés par le patient en réponse à un questionnaire.
- 01 02 2003 : M J consulte le Dr Goubeau pour le suivi de son check-up. Le Dr Goubeau prescrit un rappel de vaccination, une coloscopie, et une surveillance de tension artérielle, le patient ne se plaint pas de troubles urinaires. Il faut remarquer qu’en raison des antécédents récents de coliques néphrétiques, ces « troubles urinaires » ne pouvaient être facilement liés à un problème prostatique, d’autant que le patient n’a pas renouvelé de plainte à ce sujet.
- 2003 – 2007 Suivi régulier par le Dr Goubeau qui note scrupuleusement dans son dossier les différentes plaintes du patient. A aucun moment il n’est question de troubles urinaires.
- 03 09 2007 : Douleurs osseuses nocturnes, M. J se lève 3 fois pour uriner. L’examen retrouve une douleur à l’émergence des racines sacrées. Devant un tableau pouvant faire évoquer un cancer de la prostate, le Dr Goubeau demande un dosage des PSA qui permettent de faire le diagnostic.

Suites juridiques M. J porte plainte en 2008 contre le Dr Goubeau pour n’avoir pas pratiqué de dépistage du cancer de la prostate à partir de 2002. M. Goubeau est condamné en référé à verser une provision de 15000 euros au plaignant en attendant un jugement sur le fond. Il fait appel de ce référé qu’il perd de nouveau.

Remerciements aux membres du groupe de pairs du Dr Goubeau, et plus particulièrement au Dr Jean-Luc Gorel qui m’a fourni les recommandations ANAES.

Mise à jour du 3/2/2012

Depuis la publication initiale de cet article, nous avons appris que le Dr Giolitto est aux prises avec la justice à titre personnel. Il n’est plus expert près la cour d’Appel de Reims. Son expertise s’en trouve fragilisée.

Le Dr Goubeau a reçu le soutien de deux personnalités de poids, dont le commentaire sera transmis au Juge. Je ne les publies pas pour ne pas altérer leur impact ni mettre en difficulté leurs auteurs face au puissant lobby des urologues.

Nous sommes dans l’attente de la réaction du Collège de Médecine Générale qui ne devrait pas tarder. Tout cela me rend très optimiste sur l’issue du jugement : une nouvelle expertise sera nécessairement demandée. Il faudra alors faire valoir la nécessité de choisir des experts libres de conflits d’intérêts avec le dépistage du cancer de la prostate.

En revanche, à ce jour, la HAS n’a pas réussi à écrire noir sur blanc qu’un médecin qui n’a pas prescrit de PSA à titre systématique à un patient, quel qu’il soit, a suivi ses recommandations constantes depuis 1998.

Enfin, je remercie les confrères qui ont adressé des messages de soutien au Dr Goubeau. C’est psychologiquement important.

Mise à jour du 25/03/2013

Le 25 mars 2013, M. JB a été débouté de toutes ses demandes par le tribunal de grande instance de Troyes.. Espérons pour tout le monde que M. JB qui a été bien mal conseillé ne fera pas appel de cette décision de justice logique et juste.

Mise à jour du 06/01/2015

Le 6 janvier 2015, M. JB, qui avait finalement fait appel, a été débouté de toutes ses demandes en appel. C’est une victoire pour la science et la médecine générale.

Notes

[1] Présentation des missions de l’ANAES dans la recommandation citée :
La médecine connaît un développement accéléré de nouvelles technologies, à visée préventive, diagnostique et thérapeutique, qui conduisent les décideurs de santé et les praticiens à faire des choix et à établir des stratégies, en fonction de critères de sécurité, d’efficacité et d’utilité. L’Agence Nationale d’Accréditation et Évaluation en Santé (ANAES) évalue ces différentes stratégies, réalise une synthèse des informations disponibles et diffuse ses conclusions à l’ensemble des partenaires de santé. Son rôle consiste à apporter une aide à la décision, qu’elle soit individuelle ou collective, pour :
- éclairer les pouvoirs publics sur l’état des connaissances scientifiques, leur implication médicale, organisationnelle ou économique et leur incidence en matière de Santé Publique,
- aider les établissements de soins à répondre au mieux aux besoins des patients dans le but d’améliorer la qualité des soins,
- aider les professionnels de santé à élaborer et à mettre en pratique les meilleures stratégies diagnostiques et thérapeutiques selon les critères requis.

Ce document répond à cette mission. Les informations qui y sont contenues, ont été élaborées dans un souci de rigueur, en toute indépendance et sont issues, tant de la revue de la littérature internationale que de la consultation d’experts dans le cadre d’une étude d’évaluation technologique et économique.

Professeur Yves MATILLON Directeur Général :



Tweet






50 Messages de forum

Répondre à cet article