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Publié le
23 février 2013

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Auteur :
Dr Dominique Dupagne

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La vie rêvée de Christian Saout

Le douloureux secret et le fabuleux destin d’un jeune franc-comtois.

Christian Saout est né en 1962 à Besançon dans le Doubs. Son père, Jean-Pierre Coffe, a toujours refusé de le reconnaître.

Cette blessure jamais refermée conduit très tôt le jeune Christian à copier son célèbre père biologique, aussi bien sur le plan vestimentaire que dans les excès de langage.

Christian Saout rêvait d’être médecin, mais après deux échecs au concours de médecine, il décide de se lancer dans la fabrication de sacs à main. Il fait malheureusement faillite après avoir vainement demandé que cet accessoire soit subventionné par l’État.

Il importera ensuite des jouets : les Playmobil et ne perdra pas une occasion d’en faire la promotion dans les médias. Dans ce but, il se déclare un jour président du CISS pendant les vacances d’été, mettant le Collectif Interassociatif Sur la Santé devant le fait accompli. Se faisant passer pour un magistrat, il menace ensuite les anciens dirigeants de poursuites en cas de rébellion et conserve son poste en faisant régner la peur.

Depuis, il erre sur les plateaux de télévision, à la recherche d’une saillie susceptible d’attirer l’attention de son père. Sans succès.

Son échec face à la carrière médicale concentre son agressivité vers une profession qui n’avait pas besoin d’un tel butor.

Il a le sens de la mise en scène : on le voit ici tentant de capter l’attention des photographes au bassin des Tuileries.

Plus pragmatiquement, Christian Saout diversifie ses activités en assurant la promotion de la marque Leader Price. Il va jusqu’à se vieillir artificiellement pour se faire passer pour son géniteur. Mais la ficelle est un peu grosse et personne n’est dupe car tout le monde sait que célèbre gastronome ne se serait jamais abaissé à une telle campagne.

On le voit d’ailleurs ici recevoir une enveloppe de M. Tendmoi, Président du groupe Leader Price. Elle s’ajoutera à celles d’autres sponsors industriels ou institutionnels. Les cotisations des membres du CISS ne représentent que 0,4 % de son budget de fonctionnement de plusieurs millions d’euros.

A ce stade de l’article, vous vous dites que vraiment, Dupagne écrit n’importe quoi sur Atoute. C’est vrai pour ce billet : tout est faux, absolument tout (sauf le budget du CISS). Mais il se trouve que Christian Saout dit aussi n’importe quoi sur les médecins.

Si vous vous interrogez sur la raison de cette blague de potache, lisez l’article de Christian Lehmann qui dissèque brillamment les causes de la discorde. Mon confrère Jean-Jacques Fraslin explique ici pourquoi faire une feuille de soin Vitale n’est pas si simple que cela.

Plutôt que de lui faire un procès, je préfère arroser l’arroseur. Le CISS s’honorerait en se choisissant un représentant plus subtil. Ni les médecins, surtout libéraux, ni les malades, n’ont quoi que ce soit à gagner dans une guerre fratricide. A supposer que le CISS représente vraiment les malades au sein d’une institution financée à 80% par les pouvoirs publics, et qui soutient activement ou passivement les initiatives gouvernementales.



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