Accueil Médicaments La guerre des Alzheimer
Publié le
21 septembre 2011

Auteur :
Dr Dominique Dupagne

Google

Imprimer

Lire sur grand écran







Entrez votre email pour être averti des nouveaux articles
sur Atoute




Dans la même rubrique :

GARDASIL Intérêt ? Risques ? Dangers ?
Comment ruiner la réputation d’un laboratoire pharmaceutique
Comment reconnaître le furosémide du zopiclone dans votre boîte de générique TEVA ?
Nouvelle mention manuscrite sur les prescriptions de pilules de 3ème et 4ème génération
La saga du cholestérol
L’agence du médicament renonce à se doter d’un corps d’experts professionnels
Pseudo-pilule Diane 35 : on se calme !
Faut-il réserver la prescription de pilules contraceptives de troisième génération aux gynécologues ?
Pilules de 3ème génération, liste et dangers potentiels
Prescriptions hors AMM. Qui est hors la loi et même hors la science médicale ?
La réforme du médicament de Xavier Bertrand à la loupe
Alzheimer et tranquillisants, un lien de causalité inventé par les journalistes
L’efficacité de certains antibiotiques génériques est inférieure à celle du médicament original
Pour une nouvelle gouvernance du médicament
Pioglitazone (Actos®, Competact®), cancérigène ?
Que faut-il penser des parabènes (parabens) ?
Benfluorex, valvulopathies et décès : Une critique infondée
Les Assises du Médicament, Acte II
Les Assises du Médicament sont lancées
Mediator : le rapport de l’Igas fait le procès du "machin"


La guerre des Alzheimer
Des rumeurs sur le déremboursement des médicaments de la maladie d’Alzheimer enflamment les médias depuis une semaine

Panique chez les neuro-gériatres français : il serait question que la Commission de Transparence de la Haute Autorité de Santé publie un avis rétrogradant à "faible" l’intérêt des médicaments anti-alzheimer. Cette mesure pourrait aboutir à une baisse du remboursement de ces médicaments, voire à l’arrêt de leur prise en charge par l’Assurance Maladie.

Apparemment effrayée par son audace, la commission, toujours aussi mal nommée, aurait communiqué sa décision provisoire aux industriels du médicaments "pour avis".

J’aurais bien aimé pouvoir donner mon avis aussi. Et pourquoi pas également quelques sociétés savantes ? Curieuse transparence à sens unique vers les fabricants.

Certains notables de l’Alzheimer ont pu avoir connaissance de cette décision (par quel canal ?). Ils se répandent dans les médias pour expliquer quel désastre représenterait le déremboursement de leurs médicaments fétiches.

Je ne rentrerai pas dans le débat scientifique. D’autres le feront bientôt mieux que moi. Mon confrère Jean-Yves Nau a publié un billet au vitriol sur le non-sens économique et sanitaire du remboursement de ces médicaments.

Je voudrais juste répondre aujourd’hui à Christophe Trivalle qui a rédigé un article dans Le Monde le 19 septembre. Il s’y plaint de la Revue Prescrire, de syndicats de médecins généralistes, et de "médecins influents sur le plan médiatique". Il fait ainsi écho aux propos du Pr Bruno Dubois, qui parle de "lobbys anti-Alzheimer", tout en présentant une étude peu convaincante montée en épingle pour l’occasion. Christophe Trivalle explique que la maladie va disparaître si les médicaments sont déremboursés. Veut-il dire que la maladie est apparue avec les médicaments ? Qu’elle n’existait pas auparavant ? Quelle belle illustration du Disease Mongering.

PDF - 464.7 ko
Conférence CLEF

Ma réponse à Christophe Trivalle sera muette, elle consiste en deux passages d’un même document : la première et la dernière page d’un programme de congrès qui m’a été signalé par Nicolas Cornière. Il semble que si désastre il y a avec le déremboursement de ces médicaments, il ne concerne pas forcément les malades.

Ces deux extraits sont suffisamment parlants pour ne pas nécessiter d’explications.




Tweet Suivez-moi sur Twitter






Réagir à cet article