Accueil Médicaments Pourquoi met-on des adjuvants dans les vaccins ?
Publié le
19 septembre 2015

Imprimer ou lire sur mobile

Auteur :
Dr Dominique Dupagne

Voir sur Google


Entrez votre email pour être averti des nouveaux articles
sur Atoute






Dans la même rubrique :

Les dangers du vaccin contre la grippe ne sont pas ceux que l’on croit
La Dépakine chez le psychanalyste
Le NHS commente la publication sur les dangers supposés du paracétamol
GARDASIL Intérêt ? Risques ? Dangers ?
Comment ruiner la réputation d’un laboratoire pharmaceutique
Nouvelle mention manuscrite sur les prescriptions de pilules de 3ème et 4ème génération
La saga du cholestérol
L’agence du médicament renonce à se doter d’un corps d’experts professionnels
Pseudo-pilule Diane 35 : on se calme !
Faut-il réserver la prescription de pilules contraceptives de troisième génération aux gynécologues ?
Pilules de 3ème génération, liste et dangers potentiels
Prescriptions hors AMM. Qui est hors la loi et même hors la science médicale ?
La réforme du médicament de Xavier Bertrand à la loupe
Alzheimer et tranquillisants, un lien de causalité inventé par les journalistes
La guerre des Alzheimer
L’efficacité de certains antibiotiques génériques est inférieure à celle du médicament original
Pour une nouvelle gouvernance du médicament
Pioglitazone (Actos®, Competact®), cancérigène ?
Que faut-il penser des parabènes (parabens) ?
Benfluorex, valvulopathies et décès : Une critique infondée




Pourquoi met-on des adjuvants dans les vaccins ?
Aluminium, Squalène : les adjuvants vaccinaux expliqués à ma fille

Les adjuvants sont au centre de la polémique sur la vaccination. Les vaccins obligatoires ne sont plus disponibles sans aluminium, ce qui choque de nombreux parents. Pour que chacun puisse comprendre les enjeux de ce débat, voici un nouveau "Dialogue avec ma fille" qui tente d’expliquer avec des mots simples pourquoi nos vaccins contiennent presque tous de l’aluminium.

Dis-moi papa, où est-ce que je peux trouver des vaccins sans adjuvants ?

Hum... Assieds-toi, il faut que je t’explique d’abord pourquoi on met des adjuvants dans les vaccins. C’est un peu long, mais tu verras, c’est facile à comprendre.
Tu connais le principe de la vaccination ?

Je crois, oui : on injecte un microbe mort et comme ça le système immunitaire le reconnaît et il fabrique des anticorps contre lui, et si on tombe sur le même microbe plus tard, il se fait dézinguer par nos anticorps ?

Exactement ! En fait, on peut même utiliser un microbe vivant, mais suffisamment affaibli pour le rendre inoffensif. Ce mutant va provoquer une mini-infection, sans gravité, mais suffisante pour créer une bonne immunité. On appelle ça un vaccin vivant atténué. Il n’y a pas besoin d’ajouter un adjuvant pour le rendre efficace.

Ah ben voilà ! Super ! C’est ceux-là que je veux !

C’est super en effet, car comme ces vaccins vivants provoquent une véritable infection, bénigne bien sûr, l’immunité qu’ils induisent est forte et presque toujours définitive.
Malheureusement, on ne peut pas produire de microbe affaibli pour toutes les maladies, et parfois, ce microbe affaibli peut quand même redevenir dangereux.

Comment ça dangereux ?

Dans les années 50, au début de la vaccination contre la polio, on avait un vaccin vivant buvable : le virus atténué était dans un liquide dont il suffisait d’avaler une goutte. Non seulement l’enfant s’immunisait contre la polio sans piqûre, mais comme le virus du vaccin était contagieux, il vaccinait les autres enfants autour de lui en leur refilant le virus atténué ; le vaccin idéal !

Mais on ne l’utilise plus dans les pays où la polio a disparu : une fois sur un million, il arrivait que le virus polio atténué présent dans le vaccin provoque quand même une paralysie ! [1]

Pour d’autres maladies, comme la rougeole, les oreillons ou la rubéole, on dispose d’un vaccin vivant atténué injectable très efficace et sûr, c’est pour ça qu’il n’y a pas de rappel [2]

Mais pour la majorité des autres maladies infectieuses, on est passé aux vaccins inertes car il est très difficile d’obtenir un virus atténué stable et sans danger.

Inertes ? C’est quoi ça ?

Ce sont les vaccins dont tu me parlais au début, qui ne contiennent que des extraits de microbes tués. On prend une culture de bactéries ou de virus, on les tue, on les passe au mixer, on ajoute un conservateur, et on les injecte, ça suffit en général pour stimuler le système immunitaire qui va créer des anticorps contre ce microbe. Avec ces vaccins inertes, plus de risque de choper une infection due au vaccin puisqu’il n’y a plus de microbes vivants dedans ! Comme ça stimule moins le système immunitaire qu’un microbe vivant, il faut refaire le vaccin régulièrement pour lui rappeler qu’il est nécessaire de garder en mémoire les anticorps dirigés contre ce microbe. C’est pour ça qu’on appelle ces injections répétées des rappels.

Et les adjuvants alors ?

Au début, il n’y en avait pas. Mais dès 1925, on a eu un problème avec les vaccins contre le tétanos et la diphtérie. Ces maladies sont dues à une toxine sécrétée par des bactéries, et ne sont pas immunisantes, c’est à dire que l’on peut faire plusieurs fois la maladie. Impossible de vacciner avec les bactéries tuées. En revanche, Gaston Ramon a réussi à fabriquer une toxine neutralisée, appelée anatoxine. En injectant l’anatoxine inoffensive, on vaccine contre la toxine qui sera détruite par nos anticorps. C’était une bonne idée, mais Ramon et ses collègues ont eu un problème : leurs anatoxines étaient trop "propres"

Comment ça trop propres ?

Il se trouve que notre système immunitaire est bien fait, et tant mieux pour nous. Il ne se déclenche pas chaque fois qu’on le met en contact avec une molécule inconnue, et heureusement car sinon, nous serions allergique à tout ! En fait, pour que notre système immunitaire s’intéresse à un "alien", il faut qu’il y ait aussi des traces d’agression, c’est à dire une inflammation ; son comportement est celui d’un bon flic : le type louche qui n’emmerde personne, il le tient à l’oeil sans plus ; le type louche qui traîne à côté d’une voiture qui brûle, il l’embarque pour vérification d’identité et prise d’empreintes.

Et donc, en injectant une anatoxine purifiée, il ne se passait pas grand chose, et notamment peu ou pas de réaction immunitaire. On a alors répété les injections de rappel pour augmenter la stimulation immunitaire ; mais ça ne suffisait pas.

Et c’est là qu’arrivent les adjuvants ?

Exactement. Gaston Ramon s’est dit "Et si on faisait semblant qu’il y ait une infection ?". Malin ! Il a eu l’idée de mélanger du pus à son anatoxine pour tenter de faire réagir le système immunitaire en simulant une infection.

Du pus ! C’est dégueulasse !

Assez, oui, mais c’était chez des chevaux qu’on vaccinait pour produire du sérum antitétanique [3], et ça marchait pas mal.

Mais comme tu le dis, c’était dégueulasse et inapplicable chez l’homme. Alors tout le monde s’est mis à chercher des adjuvants plus acceptables, capables de créer un inflammation suffisante au point d’injection pour tromper le système immunitaire et le convaincre de s’intéresser à l’anatoxine tétanique qui laissait le système immunitaire indifférent. On est en 1926.

Deux produits sortent rapidement du lot : l’aluminium et l’huile. L’huile provoquait des réactions locales assez violentes, et pendant très longtemps, elle n’a été utilisée que dans les vaccins vétérinaires. L’adjuvant qui a gagné la bataille chez l’homme est l’aluminium. Il marchait tellement bien que presque tous les fabricants de vaccins l’ont utilisé depuis sans se poser de question.

Seuls les vaccins du laboratoire Pasteur contenaient du phosphate de calcium et pas d’aluminium. Mais il y a eu la grande valse des rachats de laboratoires pharmaceutiques : Mérieux a racheté Pasteur Vaccins, Aventis à racheté Mérieux, et Sanofi a finalement racheté Aventis.

Suite à ces fusions et à de sombres histoires de gros sous ou de rationalisation industrielle, le nombre de vaccins sur le marché a été divisé par trois. Le seul vaccin Diphtérie-Tétanos-Polio qui ne contenait pas d’aluminium a été retiré du marché par Sanofi, au prétexte d’effets indésirables plus importants et d’une efficacité insuffisante.

Mais personne ne s’est intéressé aux effets indésirables de l’aluminium ?

Et bien non, ou quasiment personne. C’était un sujet tabou, et le fait que l’injection répétée d’un métal puisse avoir des effets secondaires sérieux était considéré comme absurde. Enfin c’était ce qu’ont dit pendant des années les spécialistes (qui étaient financés par les fabricants de vaccins...).

Hum, ça ne change pas... Et ça a duré longtemps ?

Quasiment 60 ans. C’est le vaccin contre l’hépatite B qui a fait naître le doute. C’était le premier vaccin produit à partir de cellules vivantes génétiquement modifiées. Pour éviter d’utiliser un jus de microbes qui contenait pas mal de saloperies, les industriels sont passés au génie génétique ! Des cellules de hamster ont été modifiées et cultivées pour produire des antigènes du virus de l’hépatite B. C’était plus propre, même si le côté OGM n’a pas plu à tout le monde.

Mais on a eu le même problème que Ramon avec ses anatoxines : un produit trop propre, donc peu stimulant pour le système immunitaire. Et donc, on a mis de l’aluminium, et comme ça ne suffisait pas, on a recommandé l’injection du vaccin dans le muscle de l’épaule, plus réactif et non dans la graisse sous la peau (sous-cutanée) comme on le faisait pour les autres vaccins inertes.

En 1991, des millions d’adultes ont reçu plusieurs injections intramusculaires d’un vaccin contenant de l’aluminium, et certains ont commencé à se plaindre de douleurs ou de fatigue chronique. Pire, le vaccin contre l’hépatite B est alors accusé de favoriser la sclérose en plaque et d’autres maladies rares appelées auto-immunes !

Et alors, c’est vrai ça ?

C’est compliqué. Si l’on regarde au microscope une biopsie de muscle prélevé à l’endroit où le vaccin a été injecté, on trouve une l’inflammation appelée myofasciite à macrophages, mais c’est assez logique car l’aluminium était justement destiné à créer une inflammation locale pour permettre au vaccin de prendre. Par ailleurs, la survenue de maladies graves chez les vaccinés est très rare, et pas nettement plus fréquentes que chez les non-vaccinés. Les statistiques sont donc difficiles à interpréter : tout ce que l’on peut dire, c’est que si des accidents graves dûs à l’aluminium existent, ils ne touchent pas plus d’une personne sur 100.000 tous les ans. C’est peu, mais c’est beaucoup pour les personnes en question !

Le problème, c’est que les vaccinologues ont oublié de réfléchir.

C’est à dire ?

Je te rappelle le principe de l’adjuvant : simuler une infection en créant une inflammation locale, pour que l’antigène contenu dans le vaccin soit pris au sérieux par le système immunitaire. Dans l’immense majorité des cas, tout se passe bien, l’inflammation artificielle disparaît après quelques semaines, et notre organisme s’immunise contre l’antigène du microbe et seulement contre lui.

Et dans les autres cas ?

C’est pas bon... En fait, chez certaines personnes, sans doute génétiquement prédisposées, l’inflammation artificielle créée par l’adjuvant dans l’organisme peut mal tourner et avoir des conséquences graves. On regroupe depuis 2010 ces accidents sous le nom barbare de syndrome auto-immunitaire/inflammatoire induit par les adjuvants (SAIA). C’est très très rare, mais c’est comme quand tu jettes un mégot de cigarette par la fenêtre de ta voiture. Dans 99,99% des cas, il ne se passe rien ; mais si tu fais ça en été dans une pinède par jour de grand vent, tu peux provoquer un feu de forêt dramatique ! Le problème avec les adjuvants, c’est qu’on ne voit rien "par la fenêtre", c’est à dire qu’on ne sait pas identifier les sujets qui risquent des complications liées à l’adjuvant.

Et c’est qui ces sujets ?

Ce sont des gens chez qui l’inflammation induite par l’adjuvant va provoquer une erreur de cible du système immunitaire. Je reprends ma comparaison avec le type bizarre mais innocent qui traîne dans la rue à côté de la voiture incendiée. Quand les flics arrivent, ils l’embarquent, prennent ses empreintes et les conservent dans leur fichiers. Le type va s’en sortir faute de preuve. Mais si tu remets le feu à une autre voiture un mois après au même endroit, toujours à côté de lui, il risque d’être condamné à tort. C’est d’ailleurs pour ça que les réactions graves aux adjuvants sont souvent plus violentes lors d’un rappel de vaccin que lors de l’injection initiale.

J’ai rien compris…

Je te l’explique autrement : en mettant un adjuvant pour créer une inflammation et dire au système immunitaire “Eh ! Regarde bien autour du feu, là, y’a un truc louche dont tu devrais t’occuper”, on risque de faire également passer pour dangereux des constituants inoffensifs de l’organisme qui sont au même endroit. C’est-à-dire que le système immunitaire va fabriquer des anticorps contre ses propres constituants ! On appelle ça des maladies auto-immunes, et une fois que c’est lancé, ça peut aller très loin !

Et ben alors c’est facile de savoir si un adjuvant est dangereux, il suffit de compter les maladies auto-machin chez les gens vaccinés !

Et bien non, malheureusement, c’est plus difficile que ça. Ces maladies auto-immunes existaient bien avant les vaccins. Donc, comme elles surviennent aussi chez les non-vaccinés, ce qu’il faut déterminer, c’est s’il y a plus de maladies auto-immunes chez les vaccinés que chez les non-vaccinés, et là, ça devient coton.

Ah bon ? Et pourquoi ?

Parce que si la maladie favorisée par l’adjuvant est très rare, il faut suivre énormément de gens pour mettre en évidence une différence. En plus, il peut y avoir des biais, c’est à dire qu’il est possible que les gens qui choisissent de se faire vacciner soient différents de ceux qui ne le souhaitent pas. Les comparer est alors problématique [4].

Et alors, on les a faites ces études ?

Oui, mais surtout avec les adjuvants huileux, pas trop avec l’aluminium

Et ça donne quoi ?

Pour le vaccin Pandemrix (contre la grippe de 2009), on a constaté qu’une maladie neurologique très rare, la narcolepsie, était 14 fois plus fréquente chez les enfants vaccinés. Plus récemment, une étude portant sur 2 millions de jeunes filles archive cache a montré que le vaccin Gardasil (celui contre le cancer du col) multipliait par 4 le risque de syndrome de Guillain-Barré.

C’est quoi ça ?

Une paralysie plus ou moins étendue. Heureusement, ça régresse complètement dans la grande majorité des cas, mais ça fait peur. Et puis c’est très rare : si on vaccinait toutes les adolescentes françaises, cela correspondrait à 4 à 6 cas supplémentaires de Guillain-Barré tous les ans. La même étude a montré que cette vaccination augmentait légèrement le risque de maladies inflammatoires de l’intestin, mais c’est moins net. Pour les 12 autres maladies auto-immunes analysées dans cette étude, il n’y a pas eu d’augmentation significative des cas chez les vaccinées [5].

Ben dis donc, c’est pas emballant tout ça !

N’exagérons rien. Lorsque le vaccin est indispensable et sauve des dizaines ou des centaines de vies tous les ans, c’est un risque qui peut être accepté. Il n’y a pas de médicament sans danger. Le problème, c’est pour les vaccins dont on pourrait se passer. À force de multiplier des vaccins d’intérêt discutable et de créer à chaque fois une inflammation à l’aluminium pour stimuler le système immunitaire, on pourrait bien arriver à faire plus de mal que de bien.

Je te donne un exemple : si tu accompagnes ton fils à l’école en voiture, il a moins de risque de se faire agresser, mais il a plus de risque d’être blessé dans un accident, or les accidents de voiture sont plus fréquents que les agressions. Donc, tu lui fais courir plus de risques. Parfois, on fait pire en croyant faire mieux. Ce qui est important avec les médicaments et les vaccins, c’est ce qu’on appelle le rapport bénéfice/risque. Il faut que la protection apportée contre la maladie soit nettement supérieure au risque que faire courir le vaccin.

Et on pourrait pas revenir aux vaccins sans adjuvant ?

Si, mais il faudrait y mettre plus de conservateurs [6], ou faire des rappels plus fréquents… Il n’y a pas de solution parfaite, et ça mériterait des recherches. Malheureusement, le chiffre d’affaires de la vaccination se compte en milliards d’euros, et quasiment toutes les recherches sont financées par les industriels des vaccins.

Il n’y a pas de recherche publique ?

Quasiment plus, en dehors de l’étude sur le vaccin du cancer du col dont je viens de te parler. C’est pour ça que les publications sur les risques des adjuvants sont très rares. Un spécialiste des vaccins qui publierait un article sur les dangers de l’aluminium a intérêt à le faire juste avant sa retraite, sinon, il n’aura plus jamais de financement, ne sera plus invité aux congrès, et sera bon pour poursuivre ses recherches tout seul dans sa cuisine !

Dans la mesure où la vaccination est globalement un bienfait, ce qui est vrai, toute critique est présentée comme un blasphème. Il existe une véritable Église de Vaccinologie qui est prête à excommunier tous les renégats qui osent exprimer une réserve sur un vaccin ou un adjuvant ; malheureusement, les ministres de la santé et les dirigeants sanitaires français sont souvent des membres militants de cette Église, parfois pour des histoires de fric : l’industrie du vaccin arrose large, elle en a les moyens.

Pour le vaccin contre le cancer du col de l’utérus, on attend toujours la preuve qu’il diminue les cancers. Or, si toutes les adolescentes étaient vaccinées, il en coûterait 100 millions d’euros par an à la sécurité sociale ! Et certains commencent à parler de vacciner les garçons... Difficle de calculer un rapport bénéfice/risque quand le bénéfice est encore hypothétique.

Bon ben alors je fais confiance à qui ?

À moi bien sûr ;-)

Je ne plaisante qu’à moitié. C’est vrai que je plains les gens. Entre les antivaccinaux primaires et leur fatras de conneries et l’Eglise de vaccinologie qui ne fait pas beaucoup mieux, il y a de quoi être totalement perdu. En fait, les gens font comme toi : ils prennent l’avis de quelqu’un en qui ils ont confiance, c’est peut être la moins pire des solutions.

Ce qu’il faut retenir, c’est que :
- Les accidents sérieux liés aux adjuvants sont très très rares,
- Les vaccins constituent un des plus grands progrès de la médecine ; toute personne qui conteste cette évidence n’est pas crédible.
- Certains vaccins sont indispensables : polio, tétanos, diphtérie, coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole.
- Certains vaccins posent plus de problèmes qu’ils n’en résolvent : BCG, varicelle, rotavirus
- Les autres vaccins infantiles sont optionnels. Si tu mets un casque en plus de la ceinture de sécurité à tes enfants à l’arrière de la voiture, tu les protèges mieux, c’est sûr ; mais bon, on s’arrête où ? Et à chaque fois, c’est une nouvelle giclée d’adjuvant…

Ce qui est le plus insupportable, c’est la globalisation : à en croire Marisol Touraine, on devrait être soit pour, soit contre la vaccination en général. Or il en est des vaccins comme de tous les médicaments : certains sont utiles, d’autres néfastes, d’autres sans grand intérêt.

Et puis j’aimerais bien savoir pourquoi on ne peut pas revenir aux anciens vaccins DT Polio sans aluminium qui ont donné toute satisfaction pendant des années.

Notes

[1] Paradoxalement, l’usage généralisé de ce vaccin buvable dans un pays ou la polio a été éradiquée (grâce à lui) aboutirait à un situation absurde : tous les nouveaux cas de poliomyélite (1 ou 2 par an au maximum pour tout la France) seraient dus au vaccin ! Il n’est donc utilisable que dans les pays où la polio reste fréquentee.

[2] Si on recommande une deuxième injection ROR, c’est juste au cas où le premier vaccin ne serait pas parvenu à provoquer l’infection bénigne protectrice. C’est une revaccicnaton de sécurité et non un rappel.

[3] Les chevaux était vaccinés et donc immunisés contre la toxine tétanique. Leur sérum contenait beaucoup d’anticorpts contre cette toxine, et il était injecté aux malades car la vaccination aurait été trop lente à agir face à une maladie débutante.

[4] Imaginez que le vaccin soit cher et remboursé partiellement par l’Assurance-maladie. Il risque d’y avoir plus de riches chez les vaccinés et plus de pauvres chez les non-vaccinés. Imaginons alors que la maladie étudiée soit favorisée par la consommation de caviar (sans qu’on le sache). On trouvera plus de malades chez les vaccinés, mais pas à cause du vaccin, à cause de leur consommation de caviar. On appelle ça un biais statistique, ou plus précisément un facteur de confusion. Beaucoup de gens, y compris chez scientifiques, ont du mal à comprendre cette cause fréquente d’erreur d’interprétation des statitistiques.

[5] Ce qui ne veut pas dire, contrairement à ce qui est affirmé dans la presse, que le vaccin n’augmente pas le risque de survenue de ces maladies. Cette étude montre que le risque accru de maladie auto-immune, s’il existe, est trop faible pour être mis en évidence dans une étude portant sur 2 millions de jeunes filles, ce qui est tout de même très rassurant.

[6] Les conservateurs sont destinés à empêcher le vaccin de s’altérer, malgré sa conservation au froid. On a beaucoup parlé du mercure, mais les vaccins destinés aux enfants n’en contiennent plus.



Tweet Suivez-moi sur Twitter








55 Messages de forum

Répondre à cet article