Accueil Désinformation Madame la Ministre, ils sont devenus fous !
Publié le
7 février 2013

Auteur :
Dr Dominique Dupagne



Imprimer

Lire sur grand écran







Entrez votre email pour être averti des nouveaux articles
sur Atoute




Dans la même rubrique :

Le CEDUS, le sucre, et les enfants
La cigarette électronique est utile et n’est pas dangereuse
Le faux scandale des sondes d’échographie contaminées
Sophia : les mauvais calculs de la CNAMTS
Retrait de Diane 35, comment en est-on arrivé là ?
Stratégie d’influence
La vie rêvée de Christian Saout
Inertie clinique, inertie thérapeutique et résistance au changement
Touche pas à ma prostate !
Grippe saisonnière : 7000 morts d’après les organisateurs, 500 d’après la police
Il faut sauver le docteur Goubeau
La presse santé dangereuse ?
Radio IFM = Radio Sanofi
L’intérêt de sophia pour les diabétiques reste à prouver
Le gouvernement veut faire le ménage dans les avis de consommateurs
14 médecins baissent leur pantalon...
Conflits d’intérêts, n’oublions pas les journalistes
Education thérapeutique du patient : le député Jacquat invite le renard dans le poulailler
Vaccination grippale : Le plan secret de Roselyne Bachelot
Les vaccins contre la grippe au pays de la transparence


Madame la Ministre, ils sont devenus fous !
Lettre ouverte à Marisol Touraine concernant ses agences sanitaires

Ce billet-pétition demandait une réaction de la Ministre face à une erreur importante commise par les agences sanitaires françaises dans un communiqué de presse. Cette erreur a été réparée, au moins partiellement, et un épilogue a été ajouté en bas de ce billet, 48h après sa publication initiale.

Ce jour, le 7 février 2013, mon ami Christian Lehmann m’a appelé au téléphone : notre confrère Jean-Daniel Flaysakier venait de poster sur Twitter un lien vers un communiqué de presse de vos services concernant la survie des cancers.

PDF - 209.1 ko
Communiqué INCa-INVS

J’ai beau avoir lu et entendu beaucoup de choses surprenantes émanant de vos agences sanitaires, j’en suis resté pétrifié.

Alors que même les urologues jouent profil bas sur le dépistage du cancer de la prostate, connu et reconnu comme inutile et délétère par la HAS et la TOTALITÉ des agences sanitaires internationales, voici ce l’on peut lire dans ce communiqué de presse co-signé par l’INCa et l’INVS :

N’importe quel cancérologue compétent vous expliquera que cette histoire d’amélioration de la survie est un leurre, et que le dépistage du cancer de la prostate n’influence pas significativement la mortalité de ce cancer. Vous pourrez par exemple lire la mise à jour récente de la Haute Autorité de Santé à ce sujet.

Ce petit texte oublie juste de préciser qu’en 1990, le nombre de cancers de la prostate était de 22000. Le dépistage a plus que triplé les cas, et rien ne guérit mieux qu’un cancer qui n’en était pas un.

Je voudrais, Madame la Ministre, que vous compreniez qu’au travers de la crédibilité de vos agences sanitaires, c’est la vôtre qui est en cause.

Je vous demande, ainsi que les signataires de ce billet-pétition, de bien vouloir diligenter une enquête pour que nous puissions comprendre comment une telle incongruité scientifique, médicale et administrative a pu être élaborée et publiée par l’INCa et l’INVS.

À défaut, notre confiance dans les institutions sanitaires française sera profondément altérée, ce qui aura des conséquences graves alors que nous manquons de repères fiables en terme de santé publique.

Ajout du 9 février

Merci à Patrick Poisson de m’avoir signalé la modification de la page présentant le rapport sur le site de l’INCa.

L’encadré suivant a donc été ajouté hier soir :

L’INCa rappelle que le dépistage du cancer de la prostate par dosage sérique du PSA ne fait pas l’objet d’une recommandation par les autorités de santé.

Les résultats présentés dans le rapport « La survie des personnes atteintes de cancer en France, 1989 – 2007 » ne viennent pas en contradiction avec cette position. La réalisation importante dans notre pays d’un dépistage individuel du cancer de la prostate conduit à la détection de formes précoces de ce cancer. Or, pour le cancer de la prostate, près de 40 à 50 % des cancers dépistés sont d’évolution lente et ne se seraient jamais révélés au cours de la vie des personnes, correspondant à un surdiagnostic. La mesure de la durée de vie après le diagnostic, ou survie, est donc artificiellement augmentée pour ces cancers que l’on diagnostique plus tôt, sans que cette augmentation de survie ne traduise une amélioration du pronostic de la maladie. Ceci est appelé le biais « d’avance au diagnostic ». L’augmentation de la survie peut donc se faire sans lien avec une réduction de la mortalité.

L’impact réel de ce dépistage sur la mortalité, principal critère conduisant à la préconisation d’un dépistage, n’est à ce jour pas clairement démontré, avec des résultats contradictoires entre les différentes études. Parallèlement, les faibles performances du dosage du PSA comme test de dépistage, les conséquences physiques et psychologiques importantes (et pour certaines graves) des explorations et des traitements (complication des biopsies avec risque d’infections, de rétention urinaire, possibilité de faux négatifs ; séquelles de la chirurgie ou de la radiothérapie avec troubles sexuels, urinaires et digestifs) conduisent à une balance bénéfices/risques négative, c’est pourquoi les autorités sanitaires ne recommandent pas de pratiquer ce dépistage.

Le dernier paragraphe est très clair. C’est d’ailleurs la première fois que l’INCa prend une position aussi nette sur le caractère délétère de ce dépistage, rejoignant ainsi la totalité des agences sanitaires internationales.

Je me réjouis, avec les autres signataires de la pétition, de la rapidité et la clarté de cette réaction de l’INCa. J’espère que les autres co-émetteurs du communiqué (INVS, Hôpitaux de Lyon, Francim) reprendront ce correctif à leur compte.

Pour une parfaite efficacité, du fait de nombreuses reprises dans les médias du communiqué initial

Il serait utile que l’INCa et l’INVS émettent un nouveau communiqué pour que les journalistes puissent rectifier l’erreur qu’ils ont diffusée à leurs lecteurs ou auditeurs.

Reste à comprendre ce qui a pu se passer. Au vu de la vivacité de la réaction de l’INCa, et de la prudence des termes employés dans le rapport complet, il est probable que la bourde provient des services de communication qui ont dénaturé le message scientifique initial.

Il faudrait donc envisager une plus grande prudence à l’avenir lors de la validation de communiqués de presse contenant des informations susceptibles d’avoir un effet important sur la santé de dizaines de milliers de français.



Tweet Suivez-moi sur Twitter





Descriptif :

Cette pétition était initialement destinée à provoquer un réaction ministérielle et n’a plus d’objet. Si vous souhaitez commenter cette affaire, utilisez plutôt le forum au bas de cette page.

Identifiants personnels
Lien hypertexte :

Un message, un commentaire ?


143 Signatures

Date Nom Message
04-02-2014 Daniel pilotte
17-02-2013 Philippe Sentis Généraliste adhérent Formindep juste le plaisir d’être en compagnie de quelques "jolies " signatures , continuer malgré tout,... malgré le dégôut
09-02-2013 Yves Fouré Heureusement que le Formindep existe.Un généraliste de base, fier de l’être
09-02-2013 christian lehmann Dominique, ne jouons pas sur les mots. Comme Jean Daniel Flaysakier, je ne me satisfais pas de l’explication selon laquelle un "lampiste" aurait commis cette faute grave. "C’est une erreur de la com.." est aussi crédible que "C’est une erreur informatique". Quelqu’un a écrit et validé ce communiqué de presse en insistant sur l’effet bénéfique du dépistage individuel par le PSA "à la française", et de l’amélioration de chance quand les patients sont dépistés tôt. Cette affaire n’est pas close simplement parce que l’INCA a fait marche arrière sur son site. Comme tu le dis, le mal est fait. On ne peut pas sempiternellement dédouaner ces agences pléthoriques de leur consternante médiocrité. Tirons cela au clair.
09-02-2013 Dr René magniez
09-02-2013 Cormier jl
09-02-2013 HUMEAU Christian Souhaiterais connaître la vérité sur cette affaire.
09-02-2013 Jd.flaysakier site web Je ne pense pas que ce soit la faute des services de communication. Ils mettent ’en musique’ des infos mais RIEN n’est publié sans relecture. La faute est ailleurs. Il y a une volonté de ’remettre’ le test PSA dans le circuit de façon de plus en plus insistante.
09-02-2013 Philippe ROUX Médecin généraliste prescrirologue
09-02-2013 Dr LALEUW Jean
09-02-2013 Rousseaux Denis
09-02-2013 Fabien CLAUX Médecin généraliste.
09-02-2013 André NATOWICZ
09-02-2013 Rémi FACKEURE Anesthésiste-Réanimateur, Lille
09-02-2013 Michel Papa Je suis dépisté... Euh pardon dépité !
09-02-2013 arlette guillé
09-02-2013 Poisson Patrick Ce texte est il une réponse de l’InCa a la pétition ?
L’INCa rappelle que le dépistage du cancer de la prostate par dosage sérique du PSA ne fait pas l’objet d’une recommandation par les autorités de santé.
Les résultats présentés dans le rapport « La survie des personnes atteintes de cancer en France, 1989 – 2007 » ne viennent pas en contradiction avec cette position. La réalisation importante dans notre pays d’un dépistage individuel du cancer de la prostate conduit à la détection de formes précoces de ce cancer. Hors, pour le cancer de la prostate, près de 40 à 50 % des cancers dépistés sont d’évolution lente et ne se seraient jamais révélés au cours de la vie des personnes, correspondant à un surdiagnostic. La mesure de la durée de vie après le diagnostic, ou survie, est donc artificiellement augmentée pour ces cancers que l’on diagnostique plus tôt, sans que cette augmentation de survie ne traduise une amélioration du pronostic de la maladie. Ceci est appelé le biais « d’avance au diagnostic ». L’augmentation de la survie peut donc se faire sans lien avec une réduction de la mortalité.
L’impact réel de ce dépistage sur la mortalité, principal critère conduisant à la préconisation d’un dépistage, n’est à ce jour pas clairement démontré, avec des résultats contradictoires entre les différentes études. Parallèlement, les faibles performances du dosage du PSA comme test de dépistage, les conséquences physiques et psychologiques importantes (et pour certaines graves) des explorations et des traitements (complication des biopsies avec risque d’infections, de rétention urinaire, possibilité de faux négatifs ; séquelles de la chirurgie ou de la radiothérapie avec troubles sexuels, urinaires et digestifs) conduisent à une balance bénéfices/risques négative, c’est pourquoi les autorités sanitaires ne recommandent pas de pratiquer ce dépistage.
09-02-2013 toquet generaliste ecoeure
09-02-2013 pierre cabantous Pathétique . Y a du boulot !!!!
08-02-2013 Besson Delphine Médecin généraliste.
08-02-2013 mady denantes medecin generaliste à paris
08-02-2013 Jaddo site web C’est vaguement désespérant. On avance de 3 pas, on recule de 4. Les patients payent l’addition.
08-02-2013 Albert Je ne suis pas sur que tout soit bien compris. Vous devriez aller sur le site de l’inca http://www.e-cancer.fr/toutes-les-a...
08-02-2013 guillet jean yves à ce stade de contre vérité une question : il y aurait-il des liens d’intérêt ?
08-02-2013 Nathalie Péronnet Salaün site web Ces institutions auraient été bien avisées de demander l’avis de leurs homologues étasuniens. S’ils ne comprennent pas bien l’anglais en voici la traduction : http://www.voixmedicales.fr/2012/03... Co-créateur/administrateur de Voix Médicales
08-02-2013 AUBIN Sandrine Médecin Généraliste
08-02-2013 pernelle site web Après des années passées en service de cancérologie en tant que patiente, j’ai malheureusement compris que les pourcentages étaient de ces piètres parapluies que les pro de la com ouvraient au-dessus de la tête des néophytes pour les bercer de douces illusions. L’inca est coutumier du fait, ce n’est pas un scoop... mais cette dernière cerise sur le gâteau n’en est pas moins navrante ! Dormez bonnes gens... Dormez... Sur vos deux oreilles... Nous veillons sur votre douce ignorance, garante de votre indispensable docilité...
08-02-2013 marc dembiermont Sans voix
08-02-2013 Nicole On nous manipule, on nous prend pour des imbéciles ! Pour encore combien de temps ?
08-02-2013 Dominique Blot médecin généraliste
08-02-2013 Guénaël SEVESTRE Mêmes imbécilités dans le Ouest France d’aujourd’hui.
08-02-2013 Dr ESNAULT
08-02-2013 Gérard HAMONIC- FMC DINAN site web honteux
08-02-2013 Guerber
08-02-2013 Henri Gracies site web
08-02-2013 valette marie_laure
08-02-2013 Micric Une manipulation de plus !!! 0ù cela va t-il s’arrêter ? C’est hallucinant, mais surtout très inquiétant !!! Il serait vraiment temps d’agir pour interdire cette désinformation !
08-02-2013 JF Renard hallucinant !!! que se passe-t-il dans les agences ? ne lisent-ils pas les mêmes revues ou publications que nous ? ou bien sont-ils devenus aveugles ? Nous attendons rapidement une mise au point de notre ministre
08-02-2013 Jean Lafortune On est loin de l’EBM...
08-02-2013 Catherine Hill Le meilleur moyen pour améliorer la survie du cancer de la prostate est de doser le PSA chez beaucoup d’hommes en bonne santé. On trouve ainsi beaucoup de cancers qui ne seraient jamais devenus symptomatiques, leur survie est très bonne, ils n’en tirent aucun bénéfice, mais ils ont les effets indésirables des traitements : incontinence et/ou impuissance pour la moitié d’entre eux. Notre pauve ministre de la santé est bien mal conseillée !
08-02-2013 Mathilde Affligeant.....
08-02-2013 Vallée Jean-Pierre J’ai honte d’avoir participé à un groupe de travail de l’INCA sur ce thème (je n’ai pas assisté à la fin des travaux ni n’ai eu le moindre compte-rendu de la suite donnée) où il y a eu quelques "vives" discussions avec certains urologues, dont le responsable de la campagne "lait sur le feu". Manifestement, ces outrances dérisoires ont fini par être la position dominante...
08-02-2013 hugo.sayag
08-02-2013 Dr PERRET-BOUVARET
08-02-2013 G.Reveyron Manipulation de l’information à tous les étages.On est loin d’une question de crédibilité,ça fait longtemps que les données dites scientifiques sont dénaturées ou amputées pour étayer les positions défendues.
08-02-2013 Locum Tenens à qui se fier si même les médecins sont mal informés ? Les rédacteurs de tels communiqués ne sont-ils pas tenus à une déontologie : Article 32 du Code de déontologie médicale (article R.4127-32 du code de la santé publique) ?
08-02-2013 Jfachal Honte a l’INCA-INVS , merci Dr Dupagne d’aussi bien exprimer chèque pensent nombre Généraliste de base ! J.Mareschal
08-02-2013 Pierre Bürckel Interrogations et perplexité ; poursuivons nos recherches et restons vigilants.
08-02-2013 Grandvuillemin Antoine
08-02-2013 chris37 Souffrant de gênes importants occasionnés par une hypertrophie (pourtant) bénine de la prostate à moins de 42 ans sans anomalie importante de taux de PSA dans le sang, je me considère faire partie de sujets à risques alors que mon urologue ne l’a pas notifié. Je suis contre le dépistage systématique de type intrusif, par contre une mesure de PSA (même si l’indicateur n’est pas très fiable, c’est le meilleur que nous ayons, en plus des dires du patient, non ?) à l’occasion d’une prise de sang, ne me parait pas une mauvaise chose. Signature donc de ma part, mais timorée. Une petite note tout de même : le scientifique a son métier, le politicien le sien. Si les scientifiques arrivaient à progresser sur ce type de cancer, ça éviterait aux politiques, "dans le vague", de ratisser un peu trop large la santé. Encore une fois, allez dire ça à tout ces morts annuels, qu’il faut être plus juste dans la prévention ........
08-02-2013 rubie (etudiante en medecine) Les statistiques... :(
08-02-2013 Michel ARNOULD Les médecins généralistes doivent s’impliquer davantage dans la prévention quaternaire et refuser de mettre en application les programmes de santé publique iatrogènes. Un grand ménage est nécessaire dans ces grandes agences gouvernementales, dont le rapport bénéfices sur risques est loin d’être positif...
08-02-2013 catherine BOHEC site web Il est extrêmement étonnant qu’un tel raccourci de causalité soit publié dans un communiqué de presse conjoint de l’Institut National du cancer et l’Institut de veille sanitaire. Il risque de créer une confusion dommageable en brouillant les messages et est en contradiction avec les publications et recommandations nationales (ex HAS)
08-02-2013 siary Avec ce texte on est impressionné par l’ignorance crasse des agences qui ne savent pas que ce n’est pas l’évolution de la létalité qui est un marqueur de progrès ( problème du surdiagnostic et autres biais connus en épidémio sous le nom de phénomène de Will Rogers)mais celle du taux de la mortalité par rapport à la population concernée, à savoir la population masculine ; mortalité calculée en taux standardisé mondial ( TSM). En dehors du cancer du poumon chez les femmes résultant de l’augmentation du tabagisme, la plupart des cancers ont vu en France leur taux de mortalité ( en TSM) diminuer , qu’ils soient dépistés ou non
08-02-2013 Alain Wasniewski site web Et demain ? Face aux victimes, on entendra une nouvelle fois "Responsable mais pas coupable"
Co-créateur/administrateur de Voix Médicales
08-02-2013 Baptiste LUACES
08-02-2013 atollpolisson vous avez pensé à mettre des scientifiques dans votre ministère scientifique ?
08-02-2013 Bernard Pabion médecin généraliste
08-02-2013 Joël Cogneau site web A quand des messages d’information pour toutes et tous, clairs et argumentés, sur les dépistages et la prévention ? On a toutes les agences qu’il faut : INPES, INVS, HAS, ANSM, InCA, j’en oublie ?
08-02-2013 Dominique LARRAMENDY Médecin généraliste
08-02-2013 HENNEBO De pire en pire...
08-02-2013 Serge SÉGU Eduquer, ce n’est pas remplir des vases, mais allumer des feux — Montaigne
08-02-2013 Hervé Seignard Généraliste hospitalier. Allez voir le film "Le grand retournement" et vive la France !
08-02-2013 Patricia Coroller Médecin généraliste
08-02-2013 FINAUD Michaël Hématologue,Interniste,Cancérologue,depuis 1978 et toujours soignant en 2013, ayant eu des fonctions de santé publique, ancien collaborateur des Directeurs des prestigieuses Agences comme l’INCA, l’HAS, L’ANSM, profondément déçu par ces ratés magistraux et ces inepties...Solidarité aux signataires,la place de ces agences et leur gouvernance doit être réévaluée par les professionnels de la snaté et l’ensemble des citoyens et non par des technocrates au solde des lobbies
08-02-2013 Dr PLAISANTIN Guillaume j’ai bondi de ma chaise en lisant ce communiqué aux conclusion stupide, et je me suis dit : il faut réagir, quelqu’un va réagir. Heureusement, la médecine 2.0 est en marche. Merci de nous permettre de montrer que les médecins généralistes ne sont pas des crétin à la solde des agences.
08-02-2013 Drslmahler Les bras m’en tombent !
08-02-2013 Louis-Adrien Delarue Ce type de circulaire ne peut que renforcer la légitimité du FORMINDEP (www.formindep.org) dans sa volonté de promouvoir une médecine indépendante de tout autre intérêt que celui de la santé des gens. Point de fatalité à tout cela. Pour ne pas se laisser à la morosité, amis de bonne volonté, rien n’empêche de commencer à rejoindre le FORMINDEP. A plus de 300 adhérents, ce ne sera pas de trop ;-))
Louis-Adrien Delarue du bureau du Formindep
08-02-2013 dalidaleau site web C’est vraiment tendre le bâton pour se faire battre. Ne leur reste plus qu’à battre en retraite tant qu’il est encore temps !
08-02-2013 Senga
08-02-2013 CAVILLON Antoine Membre du FORMINDEP.
07-02-2013 Benoit Il est déjà extrêmement difficile d’expliquer au patient que parfois, dépister une maladie est plus dangereux que de ne pas le faire. Ce texte aberrant réduit nos efforts à néant. Que de temps perdu ! A combien de bâtons dans les roues devons-nous encore nous attendre ?
07-02-2013 Laetitia Perrin De la science. Du bon sens. Du courage. Faut-il que nous leur montrions l’exemple ? (médecin généraliste, et fière)
07-02-2013 Loubet Dominique site web
07-02-2013 Pierre Sebbag Contre-vérité...
07-02-2013 Pierre Frouard médecin généraliste rural
Notre confiance dans les institutions sanitaires françaises est DEJA profondément altérée. Alors un peu plus ou peu moins, tant qu’on ne m’oblige pas à toucher à la prostate des patients qui me font confiance.
J’ai reçu il y a quelques jours un courrier de la directrice de ma CPAM locale me rappellant qu’il faut ABSOLUMENT que je dépiste les cancers du sein de "mes" patientes, listing NOMINATIF des récalcitrantes à l’appui.
Vive l’égalité hommes/femmes !
07-02-2013 Michel COLOMBÉ Médecin généraliste. Madame la ministre, il est de votre devoir de réagir rapidement. Quelle confiance peut on encore avoir dans nos institutions sanitaires ?
07-02-2013 Benoît BAREAU site web Hématologue totalement désenchanté
07-02-2013 Dr. Jean-Claude Salomon cancérologue DR honoraire au CNRS président du Groupe de Réflexion sur le Cancer 1982 chargé de mission au cabinet de Jack Ralite (1982-1983)
07-02-2013 marciacq Médecin généraliste désabusé
07-02-2013 Sabine Guilhon médecin généraliste
07-02-2013 Corinne Perdrix Médecin généraliste j’ai rêvé du changement ...
07-02-2013 Harriague JB médecin généraliste
07-02-2013 Le Flohic après la lecture du rapport de la cour des comptes sur l’INCA, plus rien n ’étonne ; rendons grâce ici au WEB 2.0 qui permet de claquer rapidement le beignet à des abrutis qui devraient pointer a pôle emploi et n’ont manifestement pas le début d’une qualification pour faire le job.
07-02-2013 jean sébastien borde Que les agences sanitaires feignent d’ignorer est bien inquiétant.
07-02-2013 frederique chautard medecin generaliste
07-02-2013 Matthieu CALAFIORE Désespérant ...
07-02-2013 Babaorum La démission de l’intelligence...
07-02-2013 Dominique Machillot Médecin généraliste rural Texte relayé ce soir sur France Inter ! Lamentable, décourageant ! Faudra-t-il reprendre à zéro les explications données aux patients ? De quoi nous faire fuir cette profession........
07-02-2013 christophe thibault toujours et encore de la propagnade prostatique..... et la menace de perte de chance !!
07-02-2013 Cristalline Etudiante en médecine. Atterrée par le poids des lobbys en tout genre.
07-02-2013 Marc Gourmelon Cette lettre est sans doute le signe que loin du "changement c’est maintenant" rien ne change dans le système français.
07-02-2013 Y JOLIVET
07-02-2013 Julien Bezolles La France a la santé publique la plus bête du monde.
07-02-2013 RebecaDumoulin Je suis tout à fait d’accord avec mes confrères Comment peut on écrire de telles conte vérité Nous nous battons depuis des années pour faire baisser ces dosages de PSA totalement inutiles et ces interventions inutiles et très souvent invalidantes
07-02-2013 hourcade
07-02-2013 DUSSAUZE frédéric site web
07-02-2013 Jean Philippe DUGUEY Médecin généraliste
07-02-2013 martine bronner "l’obstination et ardeur d’opinion est la plus sûre preuve de bêtise." MONTAIGNE III, 8 de l’art de conférer
07-02-2013 Alexandre WILMOT Gériatre
07-02-2013 Abou Denerf (@DrLucDhouailly) Incompétents ?, ou plutôt pervers ?? A qui profite le crime, c’est toujours ce qu’il faut chercher. Où sont les bénéfices cachés d’une telle publication ? Si les auteurs ne sont pas limogés sur le champ, c’est que cette tromperie est VOLONTAIRE. Après les dépassements d’honoraires qui devaient être combattus, mais qui sont finalement remboursables par les assureurs-soi-disant-mutelles, plus rien ne nous étonne. On est "à bout de nerf" !
07-02-2013 denis boyer Que de telles bétises puissent etre publiées par des agences officielles montre le besoin criant d’une réforme en profondeur de toute l’épidémiologie française (et aussi de la pharmacovigilance)
07-02-2013 Zoéline FROISSART étudiante en médecine, coincée dans la formation initiale...
07-02-2013 Philippe MAUBOUSSIN
07-02-2013 Paul Le Meut site web Peu de temps avant mon départ de la médecine générale, il y a 3 ans, le président de l’AFU expliquait que les généralistes qui ne prescrivaient pas de PSA systématique faisait perdre des chances de survie à leur patient. Ce n’est pas vrai, par contre ils ont évité de nombreux cas d’incontinence et d’impuissance (et les possibles séquelles psychologiques graves) Ça fait partie des insanités qui m’ont poussé (qui m’ont aidé ?) à aller dans la douce quiétude du salariat non prescripteur.
07-02-2013 Thierry Lemoine
07-02-2013 Michel Bourigault Y a t-il un pilote dans l’avion ?
07-02-2013 Gérard Gastan
07-02-2013 Borée site web C’est vraiment à pleurer...
07-02-2013 Sylvain NEVEU Incroyable...! Médecin généraliste (94)
07-02-2013 Bernard CIXOUS Médecin Généraliste Petite remarque :
Voici des extraits du rapport :
"Prostate Auteur : P. Grosclaude"
Mme Grosclaude est responsable du Registre des cancers généraux du Tarn
Je la cite :
" L’évolution de ces modalités diagnostiques a conduit à une augmentation majeure de l’incidence par la détection de tumeurs de petite taille, le plus souvent de moindre agressivité. Il est donc logique que la valeur moyenne de la survie de cette population se soit nettement améliorée puisqu’elle comportait de plus en plus de patients ayant a priori un meilleur pronostic. Cette évidence ne doit pas faire ignorer l’existence de progrès dans les prises en charge ayant eu eux aussi un impact sur la survie. Ces progrès se sont traduits dans la période récente par une diminution de la mortalité par cancer prostatique [1]. "
Cette phrase est importante car elle signifie que le traitement est utile. Voyons quelle est la référence :
"[1] Belot A, Grosclaude P, Bossard N, Jougla E, Benhamou E, Delafosse P, et al. Cancer incidence and mortality in France over the period 1980-2005. Rev Epidemiol Sante Publique 2008 ;56:159-75."
Mme Grosclaude fait donc partie des auteurs de l’article qui démontrerait l’amélioration du pronostic du cancer de la prostate grâce au traitement, paru en 2008.
Décidément, on ne nous dit pas tout !!!!
07-02-2013 Caroline Dombrowski Il est vraiment regrettable que ce genre de message soit lancé envers la population.
07-02-2013 cocottezoulie scandalisée !!! je vois autour de moi de bons copains victimes des surdiagnostics, le rectum brûlé par des produits radioactifs, obligés de se faire sonder régulièrement en rétention d’urine, impuissants... après des dosages de PSA juste un peu élevés parce qu’ils étaient simplement fatigués... je croyais vraiment que les autorités avaient statué sur ce dépistage !!!
07-02-2013 Marc Accadia Je signe, mais je ne devrais peut-être pas... En effet, ma confiance dans les institutions sanitaires est DEJÀ altérée, et j’ai bien peur qu’elle le reste...
07-02-2013 Philippe FOUCRAS médecin généraliste, fondateur du Formindep
07-02-2013 pichard trop d’agences ! et les liens d’intérêts premier risque sanitaire ?
07-02-2013 Alexandre GAILLARD Interne en médecine générale
07-02-2013 Elisabeth Rivollier Médecin généraliste hospitalier à Saint-Etienne
07-02-2013 Damien POLLET Le combat continue pour convaincre même si les institutions ne nous aident pas toujours. A quand une mise au point ??? Médecin de famlle
07-02-2013 Francis BLANC Médecin Généraliste à ALBI (et non au pays des bisounours !)
07-02-2013 Sylvain DUVAL Pour une épidémiologie efficace, loin des dogmes et des lobbies. Pour une médecine basée sur les preuves.
07-02-2013 COLETTI Les experts dits indépendants, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait.
07-02-2013 andré JOSEPH
07-02-2013 Dr CHIVILO On est vraiment gouvernés par des incapables ( incapables de s’entourer de personnes compétentes et hors conflit d’intérêt)
07-02-2013 Jean-François MAZOYER site web Un système de santé dont les français doivent être fiers ... Il suffit de leur dire, bien sûr.
07-02-2013 Philippe Grunberg tant d’heures d’explication, d’argumentation, de groupes de travail, d’énergie mises à mal par un simple entrefilet venu d’on ne sait où (ou plutôt si on le sait).
07-02-2013 Ducros
07-02-2013 jeep22 site web Comment une telle ânerie a-t-elle pu sortir de services ministériels ? Je comprends que, pour ne pas semer un climat politique d’ affrontement, la consigne n’ aie pas été donnée de virer tous ceux qui étaient en place avec l’équipe précédente. Ca pourrait se justifier avec des gens capables. Mais là , çà témoigne d’ une incompétence de haut niveau et de surcroit, comme on est dans le domaine de la santé, dangereuse.
07-02-2013 Dzb17 site web
07-02-2013 B. site web
07-02-2013 christian lehmann site web J’ai hésité entre le rire nerveux et la colère en découvrant cette monstruosité scientifique. Marisol Touraine, prenez vos responsabilités, dégagez les responsables. Après la grippe H1N1 et les experts-Bachelot, c’est intolérable, au-delà des prises de position médiatiques lénifiantes, d’en être toujours au même constat : nous, patients comme médecins, sommes pris pour des imbéciles par des agences pleines d’incapables : ARS, INVS, INCA. Assez !
07-02-2013 François PESTY site web La ficelle est bien trop grosse. Ce n’est même pas la peine de lire dans le détail ce tissu d’âneries. Il est bien évident que les dépistages de masse, avec les "faux" progrès de l’imagerie médicale" aux bénéfices non évalués, et autres test biologiques du type PSA, sans évoquer la « génomique » ni même les biothérapies ultra coûteuses qui ne font pas mieux en termes d’amélioration de la survie globale, par exemple dans le cancer du poumon, que les soins palliatifs précoces auxquels ils n’ont même pas le courage de se mesurer (préférant la comparaison au placébo), quand ils améliorent la survie (car le plus souvent il ne font qu’accroître la « survie sans croissance tumorale »), offrent un trompe l’œil que seuls les "gogos" sans le moindre esprit critique face à la médecine marchandisée, sont capables d’avaler (et sans verre d’eau...). Madame la Ministre, les faux espoirs que vous suscitez en brandissant de tels chiffres, laissant croire au « progrès médical », sont à la hauteur de l’explosion des surdiagnostics et des surtraitements qui en découlent naturellement dans nos pays dits développés…
07-02-2013 JOLY
07-02-2013 Asquier Il s’agit effectivement de clarifier le fonctionnements et la pertinence de ces agences d’état extrêmement coûteuses. Le ratio / bénéfices de telles agences ne me parait très favorable. Un grand ménage s’impose.
07-02-2013 Jessica Guibert Interne en médecine générale... atterrée
07-02-2013 Catherine Zanuttini-Vogt Médecin généraliste - 84
07-02-2013 Yem site web Je suis médecin généraliste, et je ne comprends pas le but recherché pas les institutions en faisant mentir les chiffres. Pensent-elles ainsi couvrir des erreurs passées ? C’est grossier.
07-02-2013 Philippe Nicot
07-02-2013 Martin Winckler site web On rêve...
07-02-2013 Pharmacofort Dominique Dupagne a parfaitement résumé le propos. Dans notre société, la valeur symbolique et traumatisante du cancer est telle qu’on ne peut plus laisser passer ce genre d’absurdité, au risque de décrédibiliser plus encore ces agences de santé déjà bien ébranlées depuis ces dernières années.
07-02-2013 Stéphane Burtey
07-02-2013 Dr Stéphane site web C’est une contre vérité scientifique manifeste. En diagnostiquant des cancers de la prostate en excès avec le PSA, on inclut des « bien-portants » dans les survivants. Ce qui compte c’est la mortalité globale.
07-02-2013 Dominique Dupagne Médecin généraliste à Paris

11 Messages de forum

Réagir à cet article