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Publié le
3 septembre 2012

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Disparition programmée de la médecine générale.




Médecine Générale 2.0 - Les propositions des médecins blogueurs

PDF - 152 ko

Ce document présente des propositions pour résoudre le problème des déserts médicaux et donner un nouvel élan à la médecine générale. Il a été publié simultanément sur 24 blogs de médecins généralistes en 2012. Il a reçu plus de 1000 signatures de soutien enthousiastes. Vous pouvez ajouter votre nom sous cet article.. À ce jour, aucune de ces propositions n’a été reprise par Marisol Touraine.

Médecine générale 2.0

Les propositions des médecins généralistes blogueurs
pour faire renaître la médecine générale

Comment sauver la médecine générale en France et assurer des soins primaires de qualité répartis sur le territoire  ? Chacun semble avoir un avis sur ce sujet, d’autant plus tranché qu’il est éloigné des réalités du terrain.

Nous, médecins généralistes blogueurs, acteurs d’un « monde de la santé 2.0 », nous nous reconnaissons mal dans les positions émanant des diverses structures officielles qui, bien souvent, se contentent de défendre leur pré carré et s’arc-boutent sur les ordres établis.

À l’heure où les discussions concernant l’avenir de la médecine générale font la une des médias, nous avons souhaité prendre position et constituer une force de proposition.

Conscients des enjeux et des impératifs qui sont devant nous, héritages d’erreurs passées, nous ne souhaitons pas nous dérober à nos responsabilités. Pas plus que nous ne souhaitons laisser le monopole de la parole à d’autres.

Notre ambition est de délivrer à nos patients des soins primaires de qualité, dans le respect de l’éthique qui doit guider notre exercice, et au meilleur coût pour les budgets sociaux. Nous souhaitons faire du bon travail, continuer à aimer notre métier, et surtout le faire aimer aux générations futures de médecins pour lui permettre de perdurer.

Nous pensons que c’est possible.

Sortir du modèle centré sur l’hôpital

La réforme de 1958 a lancé l’hôpital universitaire moderne. C’était une bonne chose qui a permis à la médecine française d’atteindre l’excellence, reconnue internationalement.

Pour autant, l’exercice libéral s’est trouvé marginalisé, privé d’enseignants, coupé des étudiants en médecine. En 50 ans, l’idée que l’hôpital doit être le lieu quasi unique de l’enseignement médical s’est ancrée dans les esprits. Les universitaires en poste actuellement n’ont pas connu d’autre environnement.

L’exercice hospitalier et salarié est ainsi devenu une norme, un modèle unique pour les étudiants en médecine, conduisant les nouvelles promotions de diplômés à délaisser de plus en plus un exercice libéral qu’ils n’ont jamais rencontré pendant leurs études.

C’est une profonde anomalie qui explique en grande partie nos difficultés actuelles.

Cet hospitalo-centrisme a eu d’autres conséquences dramatiques :
- Les médecins généralistes (MG) n’étant pas présents à l’hôpital n’ont eu accès que tout récemment et très partiellement à la formation des étudiants destinés à leur succéder.
- Les budgets universitaires dédiés à la MG sont ridicules en regard des effectifs à former.
- Lors des négociations conventionnelles successives depuis 1989, les spécialistes formés à l’hôpital ont obtenu l’accès exclusif aux dépassements d’honoraires créés en 1980, au détriment des généralistes contraints de se contenter d’honoraires conventionnels bloqués.

Pour casser cette dynamique mortifère pour la médecine générale, il nous semble nécessaire de réformer profondément la formation initiale des étudiants en médecine.

Cette réforme aura un double effet :
- Rendre ses lettres de noblesse à la médecine « de ville » et attirer les étudiants vers ce mode d’exercice.
- Apporter des effectifs importants de médecins immédiatement opérationnels dans les zones sous-médicalisées.

Il n’est pas question dans ces propositions de mesures coercitives aussi injustes qu’inapplicables contraignant de jeunes médecins à s’installer dans des secteurs déterminés par une tutelle sanitaire. Nous faisons l’analyse que toute mesure visant à obliger les jeunes MG à s’installer en zone déficitaire aurait un effet majeur de repoussoir. Elle ne ferait qu’accentuer la désaffection pour la médecine générale, poussant les jeunes générations vers des offres salariées (nombreuses), voire vers un exercice à l’étranger.

C’est au contraire une véritable réflexion sur l’avenir de notre système de santé solidaire que nous souhaitons mener. Il s’agit d’un rattrapage accéléré d’erreurs considérables commises avec la complicité passive de confrères plus âgés, dont certains voudraient désormais en faire payer le prix aux jeunes générations.

Idées-forces

Les idées qui sous-tendent notre proposition sont résumées ci-dessous, elles seront détaillées ensuite.

Elles sont applicables rapidement.

1) Construction par les collectivités locales ou les ARS de 1000 maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) qui deviennent aussi des maisons médicales de garde pour la permanence des soins, en étroite collaboration avec les professionnels de santé locaux.

2) Décentralisation universitaire qui rééquilibre la ville par rapport à l’hôpital : les MSP se voient attribuer un statut universitaire et hébergent des externes, des internes et des chefs de clinique. Elles deviennent des MUSt : Maisons Universitaires de Santé qui constituent l’équivalent du CHU pour la médecine de ville.

3) Attractivité de ces MUSt pour les médecins seniors qui acceptent de s’y installer et d’y enseigner : statut d’enseignant universitaire avec rémunération spécifique fondée sur une part salariée majoritaire et une part proportionnelle à l’activité.

4) Création d’un nouveau métier de la santé : « Agent de gestion et d’interfaçage de MUSt » (AGI). Ces agents polyvalents assurent la gestion de la MUSt, les rapports avec les ARS et l’Université, la facturation des actes et les tiers payants. De façon générale, les AGI gèrent toute l’activité administrative liée à la MUSt et à son activité de soin. Ce métier est distinct de celui de la secrétaire médicale de la MUSt.

1) 1000 Maisons Universitaires de Santé

Le chiffre paraît énorme, et pourtant... Dans le cadre d’un appel d’offres national, le coût unitaire d’une MUSt ne dépassera pas le million d’euros (1000 m2. Coût 900 €/m2).

Le foncier sera fourni gratuitement par les communes ou les intercommunalités mises en compétition pour recevoir la MUSt. Il leur sera d’ailleurs demandé en sus de fournir des logements à prix très réduit pour les étudiants en stage dans la MUSt. Certains centres de santé municipaux déficitaires pourront être convertis en MUSt.

Au final, la construction de ces 1000 MUSt ne devrait pas coûter plus cher que la vaccination antigrippale de 2009 ou 5 ans de prescriptions de médicaments (inutiles) contre la maladie d’Alzheimer. C’est donc possible, pour ne pas dire facile.

Une MUSt est appelée à recevoir des médecins généralistes et des paramédicaux. La surface non utilisée par l’activité de soin universitaire peut être louée à d’autres professions de santé qui ne font pas partie administrativement de la MUSt (autres médecins spécialistes, dentiste, laboratoire d’analyse, cabinet de radiologie...). Ces MUSt deviennent de véritables pôles de santé urbains et ruraux.

Le concept de MUSt fait déjà l’objet d’expérimentations, dans le 94 notamment, il n’a donc rien d’utopique.

2) L’université dans la ville

Le personnel médical qui fera fonctionner ces MUSt sera constitué en grande partie d’internes et de médecins en post-internat :

- Des internes en médecine générale pour deux de leurs semestres qu’ils passaient jusqu’ici à l’hôpital. Leur cursus comportera donc en tout 2 semestres en MUSt, 1 semestre chez le praticien et 3 semestres hospitaliers. Ils seront rémunérés par l’ARS, subrogée dans le paiement des honoraires facturés aux patients qui permettront de couvrir une partie de leur rémunération. Le coût global de ces internes pour les ARS sera donc très inférieur à leur coût hospitalier du fait des honoraires perçus.

- De chefs de clinique universitaire de médecine générale (CCUMG), postes à créer en nombre pour rattraper le retard pris sur les autres spécialités. Le plus simple est d’attribuer proportionnellement à la médecine générale autant de postes de CCU ou assimilés qu’aux autres spécialités (un poste pour deux internes), soit un minimum de 3000 postes (1500 postes renouvelés chaque année). La durée de ce clinicat est de deux ans, ce qui garantira la présence d’au moins deux CCUMG par MUSt. Comme les autres chefs de clinique, ces CCUMG sont rémunérés à la fois par l’éducation nationale (part enseignante) et par l’ARS, qui reçoit en retour les honoraires liés aux soins délivrés. Ils bénéficient des mêmes rémunérations moyennes, prérogatives et avantages que les CCU hospitaliers.

Il pourrait être souhaitable que leur revenu comprenne une base salariée majoritaire, mais aussi une part variable dépendant de l’activité (par exemple, 20 % du montant des actes pratiqués) comme cela se pratique dans de nombreux dispensaires avec un impact significatif sur la productivité des consultants.

- Des externes pour leur premier stage de DCEM3, tel que prévu par les textes et non appliqué faute de structure d’accueil. Leur modeste rémunération sera versée par l’ARS. Ils ne peuvent pas facturer d’actes, mais participent à l’activité et à la productivité des internes et des CCUMG.

- Des médecins seniors au statut mixte : les MG libéro-universitaires. Ils ont le choix d’être rémunérés par l’ARS, subrogée dans la perception de leurs honoraires (avec une part variable liée à l’activité) ou de fonctionner comme des libéraux exclusifs pour leur activité de soin. Une deuxième rémunération universitaire s’ajoute à la précédente, liée à leur fonction d’encadrement et d’enseignement. Du fait de l’importance de la présence de ces CCUMG pour lutter contre les déserts médicaux, leur rémunération universitaire pourra être financée par des budgets extérieurs à l’éducation nationale ou par des compensations entre ministères.

Au-delà de la nouveauté que représentent les MUSt, il nous paraît nécessaire, sur le long terme, de repenser l’organisation du cursus des études médicales sur un plan géographique en favorisant au maximum la décentralisation hors CHU, aussi bien des stages que des enseignements.

En effet, comment ne pas comprendre qu’un jeune médecin qui a passé une dizaine d’années dans sa ville de faculté et y a construit une vie familiale et amicale souhaite bien souvent y rester  ?

Une telle organisation existe déjà, par exemple, pour les écoles infirmières, garantissant une couverture assez harmonieuse de tout le territoire par cette profession, et les nouvelles technologies permettent d’ores et déjà, de manière simple et peu onéreuse, cette décentralisation pour tous les enseignements théoriques.

3) Incitation plutôt que coercition : des salaires aux enchères

Le choix de la MUSt pour le bref stage de ville obligatoire des DCEM3 se fait par ordre alphabétique avec tirage au sort du premier à choisir, c’est la seule affectation qui présente une composante coercitive.

Le choix de la MUSt pour les chefs de clinique et les internes se pratique sur le principe de l’enchère : au salaire de base égal au SMIC est ajouté une prime annuelle qui sert de régulateur de choix : la prime augmente à partir de zéro jusqu’à ce qu’un(e) candidat(e) se manifeste. Pour les MUSt « difficiles », la prime peut atteindre un montant important, car elle n’est pas limitée. Par rapport à la rémunération actuelle d’un CCU (45 000 €/an), nous faisons le pari que la rémunération globale moyenne n’excédera pas ce montant.

En cas de candidats multiples pour une prime à zéro (et donc une rémunération de base au SMIC pour les MUSt les plus attractives) un tirage au sort départage les candidats.

Ce système un peu complexe présente l’énorme avantage de ne créer aucune frustration puisque chacun choisit son poste en mettant en balance la pénibilité et la rémunération. De plus, il permet d’avoir la garantie que tous les postes seront pourvus.

Ce n’est jamais que la reproduction du fonctionnement habituel du marché du travail : l’employeur augmente le salaire pour un poste donné jusqu’à trouver un candidat ayant le profil requis et acceptant la rémunération. La différence est qu’il s’agit là de fonctions temporaires (6 mois pour les internes, 2 ans pour les chefs de clinique) justifiant d’intégrer cette rémunération variable sous forme de prime.

Avec un tel dispositif, ce sont 6 000 médecins généralistes qui seront disponibles en permanence dans les zones sous-médicalisées : 3000 CCUMG et 3000 internes de médecine générale.

4) Un nouveau métier de la santé : AGI de MUSt

Les MUSt fonctionnent bien sûr avec une ou deux secrétaires médicales suivant leur effectif médical et paramédical.

Mais la nouveauté que nous proposons est la création d’un nouveau métier : Agent de Gestion et d’Interfaçage (AGI) de MUSt. Il s’agit d’un condensé des fonctions remplies à l’hôpital par les agents administratifs et les cadres de santé hospitaliers.

C’est une véritable fonction de cadre supérieur de santé qui comporte les missions suivantes au sein de la MUSt : — Gestion administrative et technique (achats, coordination des dépenses…). — Gestion des ressources humaines. — Interfaçage avec les tutelles universitaires — Interfaçage avec l’ARS, la mairie et le Conseil Régional — Gestion des locaux loués à d’autres professionnels.

Si cette nouvelle fonction se développe initialement au sein des MUSt, il sera possible ensuite de la généraliser aux cabinets de groupes ou maisons de santé non universitaires, et de proposer des solutions mutualisées pour tous les médecins qui le souhaiteront.

Cette délégation de tâches administratives est en effet indispensable afin de permettre aux MG de se concentrer sur leurs tâches réellement médicales : là où un généraliste anglais embauche en moyenne 2,5 équivalents temps plein, le généraliste français en est à une ½ secrétaire  ; et encore, ce gain qualitatif représente-t-il parfois un réel sacrifice financier.

Directement ou indirectement, il s’agit donc de nous donner les moyens de travailler correctement sans nous disperser dans des tâches administratives ou de secrétariat.

Une formule innovante : les « chèques-emploi médecin »

Une solution complémentaire à l’AGI pourrait résider dans la création de « chèques-emploi » financés à parts égales par les médecins volontaires et par les caisses [1].

Il s’agit d’un moyen de paiement simplifié de prestataires de services (AGI, secrétaires, personnel d’entretien) employés par les cabinets de médecins libéraux, équivalent du chèque-emploi pour les familles.

Il libérerait des tâches administratives les médecins isolés qui y passent un temps considérable, sans les contraindre à se transformer en employeur, statut qui repousse beaucoup de jeunes médecins.

Cette solution stimulerait l’emploi dans les déserts médicaux et pourrait donc bénéficier de subventions spécifiques. Le chèque-emploi servirait ainsi directement à une amélioration qualitative des soins et à dégager du temps médical pour mieux servir la population.

Il est beaucoup question de « délégation de tâche » actuellement. Or ce ne sont pas les soins aux patients que les médecins souhaitent déléguer pour améliorer leur disponibilité : ce sont les contraintes administratives  ! Former des agents administratifs est bien plus simple et rapide que de former des infirmières, professionnelles de santé qualifiées qui sont tout aussi nécessaires et débordées que les médecins dans les déserts médicaux.

Aspects financiers : un budget très raisonnable

Nous avons vu que la construction de 1000 MUSt coûtera moins cher que 5 ans de médicaments anti-Alzheimer ou qu’une vaccination antigrippale comme celle engagée contre la pandémie de 2009.

Les internes étaient rémunérés par l’hôpital, ils le seront par l’ARS. Les honoraires générés par leur activité de soin devraient compenser les frais que l’hôpital devra engager pour les remplacer par des FFI, permettant une opération neutre sur le plan financier, comme ce sera le cas pour les externes.

La rémunération des chefs de clinique constitue un coût supplémentaire, à la mesure de l’enjeu de cette réforme. Il s’agit d’un simple rattrapage du retard pris dans les nominations de CCUMG chez les MG par rapport aux autres spécialités. De plus, la production d’honoraires par les CCUMG compensera en partie leurs coûts salariaux. La dépense universitaire pour ces 3000 postes est de l’ordre de 100 millions d’euros par an, soit 0,06 % des dépenses de santé françaises. À titre de comparaison, le plan Alzheimer 2008-2012 a été doté d’un budget de 1,6 milliard d’euros. Il nous semble que le retour des médecins dans les campagnes est un objectif sanitaire, qui justifie lui aussi un « Plan » et non des mesures hâtives dépourvues de vision à long terme.

N’oublions pas non plus qu’une médecine de qualité dans un environnement universitaire est réputée moins coûteuse, notamment en prescriptions médicamenteuses. Or, un médecin « coûte » à l’assurance-maladie le double de ses honoraires en médicaments. Si ces CCUMG prescrivent ne serait-ce que 20 % moins que la moyenne des autres prescripteurs, c’est 40 % de leur salaire qui est économisé par l’assurance-maladie.

Les secrétaires médicales seront rémunérées en partie par la masse d’honoraires générée, y compris par les « libéro-universitaires », en partie par la commune ou l’intercommunalité candidate à l’implantation d’une MUSt.

Le reclassement des visiteurs médicaux

Le poste d’Agent de Gestion et d’Interfaçage (AGI) de MUSt constitue le seul budget significatif créé par cette réforme. Nous avons une proposition originale à ce sujet. Il existe actuellement en France plusieurs milliers de visiteurs médicaux assurant la promotion des médicaments auprès des prescripteurs. Nous savons que cette promotion est responsable de surcoûts importants pour l’assurance-maladie. Une solution originale consisterait à interdire cette activité promotionnelle et à utiliser ce vivier de ressources humaines libérées pour créer les AGI. En effet, le devenir de ces personnels constitue l’un des freins majeurs opposés à la suppression de la visite médicale. Objection recevable ne serait-ce que sur le plan humain. Ces personnels sont déjà répartis sur le territoire, connaissent bien l’exercice médical et les médecins. Une formation supplémentaire d’un an leur permettrait d’exercer cette nouvelle fonction plus prestigieuse que leur ancienne activité commerciale. Dans la mesure où leurs salaires (industriels) étaient forcément inférieurs aux prescriptions induites par leurs passages répétés chez les médecins, il n’est pas absurde de penser que l’économie induite pour l’assurance-maladie et les mutuelles sera supérieure au coût global de ces nouveaux agents administratifs de ville. Il s’agirait donc d’une solution réaliste, humainement responsable et économiquement neutre pour l’assurance maladie.

Globalement, cette réforme est donc peu coûteuse. Nous pensons qu’elle pourrait même générer une économie globale, tout en apportant plusieurs milliers de soignants immédiatement opérationnels là où le besoin en est le plus criant.

De toute façon, les autres mesures envisagées sont soit plus coûteuses (fonctionnarisation des médecins libéraux) soit irréalisables (implanter durablement des jeunes médecins là où il n’y a plus d’école, de poste, ni de commerces). Ce n’est certainement pas en maltraitant davantage une profession déjà extraordinairement fragilisée qu’il sera possible d’inverser les tendances actuelles.

Calendrier

La réforme doit être mise en place avec « agilité ». Le principe sera testé dans des MUSt expérimentales et modifié en fonction des difficultés rencontrées. L’objectif est une généralisation en 3 ans. Ce délai permettra aux étudiants de savoir où ils s’engagent lors de leur choix de spécialité. Il permettra également de recruter et former les maîtres de stage libéro-universitaires  ; il permettra enfin aux ex-visiteurs médicaux de se former à leurs nouvelles fonctions.

Et quoi d’autre  ?

Dans ce document, déjà bien long, nous avons souhaité cibler des propositions simples et originales. Nous n’avons pas voulu l’alourdir en reprenant de nombreuses autres propositions déjà exprimées ailleurs ou qui nous paraissent dorénavant des évidences, par exemple :

- L’indépendance de notre formation initiale et continue vis-à-vis de l’industrie pharmaceutique ou de tout autre intérêt particulier.
- La nécessité d’assurer une protection sociale satisfaisante des médecins (maternité, accidents du travail…).
- La nécessaire diversification des modes de rémunération. Si nous ne rejetons pas forcément le principe du paiement à l’acte – qui a ses propres avantages – il ne nous semble plus pouvoir constituer le seul socle de notre rémunération. Il s’agit donc de :
— Augmenter la part de revenus forfaitaires, actuellement marginale.
— Ouvrir la possibilité de systèmes de rémunération mixtes associant capitation et paiement à l’acte ou salariat et paiement à l’acte.
— Surtout, inventer un cadre flexible, car nous pensons qu’il devrait être possible d’exercer la « médecine de famille » ambulatoire en choisissant son mode de rémunération.
- La fin de la logique mortifère de la rémunération à la performance fondée sur d’hypothétiques critères « objectifs », constat déjà fait par d’autres pays qui ont tenté ces expériences. En revanche, il est possible d’inventer une évaluation qualitative intelligente à condition de faire preuve de courage et d’imagination.
- La nécessité de viser globalement une revalorisation des revenus des généralistes français qui sont aujourd’hui au bas de l’échelle des revenus parmi les médecins français, mais aussi en comparaison des autres médecins généralistes européens. D’autres pays l’ont compris : lorsque les généralistes sont mieux rémunérés et ont les moyens de travailler convenablement, les dépenses globales de santé baissent  !

Riche de notre diversité d’âges, d’origines géographiques ou de mode d’exercice, et partageant pourtant la même vision des fondamentaux de notre métier, notre communauté informelle est prête à prendre part aux débats à venir.

Dotés de nos propres outils de communication (blogs, forums, listes de diffusion et d’échanges, réseaux sociaux), nous ambitionnons de contribuer à la fondation d’une médecine générale 2.0.

Ce document est né de la révolte de jeunes médecins généralistes face à la proposition par l’Ordre des médecins de mesures coercitives pour lutter contre les déserts médicaux. Une communauté informelle d’une vingtaine de médecins blogueurs s’est constituée autour de cette révolte et réfléchit depuis deux mois pour élaborer des propositions concrètes et constructives. Il ne s’agit pas pour nous de supplanter les syndicats ou les autres représentations professionnelles. Nous avons simplement choisi d’utiliser nos sites pour communiquer sur nos attentes et pour aider à reconstruire une profession aussi indispensable que malmenée depuis plus de 50 ans.

Bien qu’Atoute centralise les signatures de soutien, je ne suis pas l’initiateur de ce projet qui est fondamentalement collectif et communautaire.

Voici la liste des blogueurs participants, sachant que certains confrères qui ont participé au débat ne figurent pas dans cette liste. Borée - Bruit des sabotsChristian Lehmann - Doc Maman - Doc Souristine - Doc Bulle - Docteur Milie - Docteur V - Dominique Dupagne - Dr Couine - Dr Foulard - Dr Sachs Jr - Dr Stéphane - Dzb17 - Euphraise - Farfadoc - Fluorette - GéluleGenou des Alpages - Granadille - Jaddo - Matthieu Calafiore - Yem

Vous pouvez soutenir ces propositions en signant ci-dessous, avec ou sans commentaire.

Un espace de discussion (forum) est disponible en fin de page, sous la liste des signataires.

Notes

[1] À titre d’exemple, pour 100 patients enregistrés, la caisse abonderait l’équivalent de 2 ou 2,5 heures d’emploi hebdomadaires et le médecin aurait la possibilité de prendre ces "tickets" en payant une somme équivalente (pour arriver à un temps plein sur une patientèle type de 800 patients).



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1170 Signatures

Date Nom Message
16-10-2017 Emilie
12-08-2017 HUET Je réside dans l’Eure, nous arrivons à une situation critique au niveau du nombre de Médecins généralistes et spécialistes. J’espère que cette pétition aura un effet positif sur l’augmentation de généraliste. Bien Amicalement
Michel HUET
29-05-2017 Michel
29-05-2017 Chantal
10-01-2017 Doc Gibus
03-01-2017 Anne B
17-10-2016 Lzds18 Très intéressant, j’espère que ce projet est toujours d’actualité.
05-10-2016 Cooper717
03-04-2016 ORSET pascal Totalement d’accord avec vos propositions Medecin en haute savoie j’ai soumis des propositions équivalentes lors d’une réunion avec notre députée Je voudrais que l’on puisse former une véritable force vive pour sauver la medecine generale
22-03-2016 Thomas56
15-12-2015 Artaïs Merci Dr Jaddo.
11-09-2015 erossi à fond avec vous !! jeune médecin qui rêve de s’installer dans un monde médical apaisé, performant et surtout respectueux de nos patients...
20-07-2015 Thomas
10-06-2015 Laurent F Je signe j’adhère j’ai hâte !!
18-02-2015 Marc toujours d’actualité....
17-02-2015 Laurent Turi J adhère !
17-02-2015 Fanny
05-02-2015 Jivago003 Voilà des idées très intéressantes. Malheureusement comme elles émergent de médecins et non d’énarques peu de chance qu’elles soient retenues par nos dirigeants quant au financement par l’ARS il risque d’être particulièrement délétère sur l’aspect libéral de notre profession.
25-01-2015 Nicole Bravo C’est avec les idées positives de TOUS et des projets réalistes avancés par des personnes qui connaissent les enjeux de leur métier que l’on peut avancer.
22-01-2015 bryan site web Mon père est médecin donc je signe aussi !
06-10-2014 Marine B Que c’est bon d’entrevoir une médecine qui nous ressemble : humaine et responsable. Faisons-le !
04-10-2014 Toons33
23-09-2014 MoutonGaleux site web Fils de médecin (ma mère est PH en médecine nucléaire et mon père gynéco-obstétricien en clinique) je connais assez bien le milieu médical (assez pour refuser d’envisager cette profession malgré un fort attrait pour le soin). L’être humain n’est pas une machine dont on peut se permettre de prendre en compte une seule partie à la fois. Et même si le corps humain peut être considéré comme une machine on est encore complètement dans le flou quant à son fonctionnement général et ses effets particuliers (pourquoi, entre autre, un jeune homme en pleine santé attrape un cancer des poumons après "quelques" cigarettes alors qu’un "sénior" qui fume 2 paquets par jour depuis l’âge de 15 ans n’en a pas ?)
Sans généraliste compétant (et pour qu’ils le soient à la sortie de la fac encore faut-il les former à cette spécialité, c’est à dire les former à soigner les maladies courantes et diagnostiquer/orienter vers des spécialistes des maladies rares/demandant des moyens/compétences poussées dans un domaine précis) les spécialistes ne peuvent faire un travail correct (et beh oui, si ils n’ont pas un compte rendu détaillé du médecin traitant, ils n’ont que ce qu’ils ont sous les yeux, et dans un laps de temps assez court, pour poser un diagnostic et soigner le patient). Pourquoi un urgentiste est un médecin reconnu et admiré alors que le généraliste est dénigré ? Alors que si on y pense, un urgentiste est juste un médecin généraliste pratiquant dans une structure adaptée et équipée (si on omet la gestion industrielle des hôpitaux cf. "Hippocrate" de Thomas Lilti qui m’a rappelé beaucoup de souvenirs).
PS : ça n’a "rien" à voir, mais peut-être serait-il sage de se pencher sur la formation des médecins (à une époque les examens étaient des QCM !!), afin que les étudiants apprennent dès le début à prendre en compte le patient dans son ensemble (histoire de le soigné lui et non pas de soigner un de ses organes aux détriment des autres).
24-05-2014 enroute Bravo. MG 48 ans, ancien urgentiste, médecin libéral depuis 2006. Je me sens...volontaire(!) pour participer, à lire vos projets, ambitieux... Vous apportez soutien au plus anciens installés dans les zones sous dotées, vous créez avec les musts un pole de ralliement économique, intéressant pour les communes. Vous analysez finement la rémunération des toubibs et le reclassements des VM, avec de très bons arguments !
18-05-2014 Adrien Chabaud Je suis interne en médecine générale et je trouve que vous avez de très bonnes idées ! Merci ça donne envie d’aller à la campagne !
22-02-2014 laouenn
13-02-2014 Dr Béné bonjour, que de bonnes idées , je suis généraliste en milieu rural mère de 3 enfant en bas âge et pleinement heureuse dans mon exercice ( 4 bonnes journées par semaine ) dans un cabinet toute seule comme une grande. C’est donc jouable . Mais ces Must donnent vraiment une perspective très stimulante pour la médecine Gé. Il reste à trouver les médecins à mettre à l’intérieur sans déposséder les autres territoires....
10-02-2014 Flipflap22
05-02-2014 Marie-Mad Ces propositions intelligentes doivent être connues du plus grand nombre.
11-12-2013 Drmp zi
02-12-2013 JULIENNE Un très grand bravo pour ces propositions innovantes et néanmoins réalistes. On a hâte qu’elles inspirent nos décideurs ! Diffusons-les autour de nous car je suis certain qu’elles remporteront l’adhésion de nos confrères MG et de nos patients
10-11-2013 Maribeil En tant qu’étudiante en troisième année (euh oui, un petit bébé docteur quoi...), et depuis longtemps intéressée par la médecine générale, j’espère vraiment que ces mesures qui découlent du simple bon sens seront appliquées, et vite vite vite ! Soutien à 100% !
27-10-2013 Olivier Bravo !
15-10-2013 Miiboo Signature tardive mais j’espère qu’il ne sera jamais trop tard. Généraliste et fière de l’être !
11-10-2013 Loïc
07-10-2013 Matthieu
30-09-2013 Hélène C.
29-09-2013 C Trollé "les jeunes d’aujourd’hui ne veulent pas s’installer et encore moins à la campagne..." hum...l’an dernier, à 29 ans, je me suis battue pour m’installer au plus vite parce qu’il y avait urgence à "soulager" mes collègues de l’Eure, premier département sous doté en médecin généraliste... Aucune aide à l’installation puisque zone considérée comme non déficitaire. (Ah bon ?) C’est notre profession qu’il faut complètement revaloriser.
28-09-2013 gaspy42 (D2) ces propositions ont plus d’un an et personne n’en parle officiellement. est-ce à dire qu’il y a une volonté de maintenir les gens dans l’angoisse d’un problème non résolu ? les déserts médicaux ne serviraient-ils pas avant tout d’épouvantail politique ? À QUAND LA FIN DE L’AUTISME MINISTÉRIEL ?!?
28-09-2013 Camille
26-09-2013 Uberklaus Clair, net, et surtout faisable ! Faisons le.
24-09-2013 DrLBV Quel enthousiasme ça fait du bien ! Des solutions qui donnent envie, qui ne sont pas délirante mais réalisables, qui conjuguent efficacité, qualité et juste coût : si seulement on faisait lire et comprendre ça au Pr Levy ( mais saurait il se défaire de ses œillères de PU pour qui la MG n’existe pas en vrai ?)et autres conseillers des ministères en charge d’organiser la santé et l’enseignement supérieur ! Sinon,je ne crois pas avoir vu dans vos propositions combien ce réseau de MUST pourrait aussi être un terrain fertile pour développer la recherche en soins primaire ? une idée de plus ? En tout cas encore Bravo !
24-09-2013 sophie B d’excellentes idées qui rendent la médecine générale encore plus attractive et moins effrayante !! en espérant que ces propositions soient réellement étudiées rapidement... bravo à tous.
24-09-2013 Ludovic P. En tant que patient et contribuable, je pense qu’un pays moderne est un pays qui soigne intelligemment et humainement. C’est le but de ces propositions.
24-09-2013 z*z* site web J’admire & je soutiens votre mouvement et vos propositions. Pour vous adresser un très grand merci à tous, un nouvel article "Tu es celui..."
24-09-2013 Ophélie Hervet
24-09-2013 Valérie E.G Je soutiens a fond ces propositions tres bien pensées. En esperant que notre gouvernement soit un peu intelligent et nous prouve que nous avons bien fait de leur faire confiance...
23-09-2013 Anaïs Cayla
23-09-2013 Sara Etudiante en D2 qui espère que d’ici le début de sa pratique, les politiciens seront descendus de leur planète pour revenir sur Terre... Je vous soutiens à fond !!!!!
23-09-2013 Sirtin site web Continuez !
23-09-2013 jeannette
23-09-2013 anne.moreau en tant que médecin remplaçant depuis 3 ans, je ne peux qu’adhérer à ces excellentes propositions. J’admire votre énergie et votre implication. Ma signature n’est qu’une humble participation, moi qui me contente de râler dans mon coin depuis 3 ans, sans avoir eu le courage de me pencher réellement sur la question. A vous qui tentez de faire bouger les choses, je vous assure de mon total soutien.
23-09-2013 Cerbos Oui pour cette medecine
23-09-2013 axnaeg21 Propositions très intéressantes ! En espérant que Mme Touraine veuille bien s’y intéresser...
23-09-2013 Oponn
23-09-2013 lhyrra En fin d’internat de MG, je trouve vos propositions pleines de bon sens et constructives. Je n’aurai pu imaginer tout cela moi meme, probablement par manque d’experience et de connaissances sur le medecine ambulatoire. Et oui, dans un mois ca sera mon metier et pourtant je n’en ai qu’un apercu. 1 stage d’externe et deux stages d’interne sur mes 9ans d’etudes ! Et pourtant c’est le must ! J’ai la chamce d’avoir eu le maximum de stage possible dans mon cursus. C’est pourtant si peu.. Malgre ma petite experience, je sais que proposer une carotte financiere pour s’installer en "desert" est a cote de la plaque. Ca n’est pas le probleme. Meme avec 1 carotte financiere je ne voudrai pas, pour mes choix personnels c’est vrai (distance des ecoles, commerces, services, isolement, manque de structure publiques..) Mais ca n’est PAS que pour ma vie privee. C’est aussi parce que JE NE SUIS PAS FORMEE a cette medecine rurale. J’ai ete formee a l’hopital ! Ou en stage en ville. ;j’ai toujours tout eu sous la main et je ,j’ai pas les capacites a gerer des urgencesq medicales loin de tout centre hospitalier. J’aurai peur d’etre deletere pour mes patients ! Donc plutot que d’imposer le lieu d’installation ou d’aguicher les jeunes avec de l’argent, formez nous a la medecine de ville !
23-09-2013 Alco_ca
23-09-2013 Dr F.Dussauze site web
23-09-2013 remplaagain toutes ces propositions sont intéressantes , quand est ce ceux qui sont sur le terrain, vont être vraiment écoutés ? bravo à vous !
23-09-2013 nicolarinette Très éloigné du monde de la médecine, je suis quand même très convaincu par votre vision des choses et votre démarche. Vivement que ça se concrétise !
21-09-2013 mathilda portoghese
20-09-2013 Totomathon
10-09-2013 Takoon Enfin des propositions innovantes et qui ont le mérite de faire bouger les choses...si on reste en l’état, on court à la catastrophe. Il est indispensable d’avoir des médecins généralistes dehaut niveau
05-09-2013 aacp29 Enfin une réflexion réfléchie !
05-09-2013 Maria Croyal
07-08-2013 Maud
07-08-2013 Ritter MCU-PH Poste moins difficile que MG mais mieux payé....
03-08-2013 Gwen
22-07-2013 duam
16-07-2013 chris
09-07-2013 Clélia Merci
31-05-2013 Celine
31-05-2013 externe de paris
10-05-2013 patmet
08-05-2013 sara zeg site web oui, l’hôpital prend en otage les étudiants en médecine. Corollaire obligatoire, cette prise d’otage a lieu dans les grandes agglomérations,ou patients et médecins s’entassent les uns sur les autres, pour l’apprentissage d’une : "relation médecin-patient intersubjective et non usinaire". Haha. Pas étonnant après 3 ans d’externat ou l’on nous matraque avec l’idée que si on est nul on finira méd G dans le trou du cul de la France, pas étonnant quand on joue sur les peurs de ces étudiants, qui sont mis en compétition les uns contre les autres dans un concours avec un classement qui pourra leur assurer leur sésame pour une place à Paris, ou dans une autre grande ville qui joue à singer Paris, que ce soit ces étudiants la les plus conservateurs, et plutôt responsables de l’immobilisme ambiant. Merci les vieux, votre pédagogie est plutôt efficace. Le changement c’est pour maintenant. La rupture tranquille. Pour une vision décomplexée du système de santé . Hahaha Hoooohoh hihihihi.
06-05-2013 Stan Jeune médecin généraliste remplaçant, adhérent Reagjir, merci pour ces propositions très constructives. J’espère de tout cœur des réformes rapides et bonnes de l’exercice libéral de la MG. Si ce n’est pas fait, je pense réellement à quitter la France pour exercer à l’étranger. Je vous soutiens !
02-05-2013 Lucas On fonce !!!
24-04-2013 Marie
11-04-2013 externe_de_grenoble
06-04-2013 Camille
05-04-2013 Michaela Pharmacienne
03-04-2013 Marion
02-04-2013 Poupy
28-03-2013 Benoit Blaes Externe à Paris 7 et membre d’un collectif étudiant qui essaie de faire bouger la pédagogie à la fac et offrir une alternative à la monoculture hospitalière, je vous remercie d’avoir rédigé tout ça !
C’est dans ce genre de systèmes qu’on veut travailler ! Et merci de d’avoir rédigé proprement ce que nous formulons souvent de façon maladroite...
24-03-2013 Doriane
15-03-2013 doc.fifine
13-03-2013 Hua
10-03-2013 Lara Merci à vous tous, médecins blogueurs, qui faites découvrir notre métier tel il l’est réellement. C’est un vrai soutien pour notre pratique !. Je vous suis totalement sur ces propositions. Je rajouterais que l’on ne pense jamais à proposer à TOUS les médecins, jeunes ou vieux, de lutter contre la désertification médicale. Pourquoi le jeune médecin de 25-30 ans se verrait imposer d’aller à "Troupaumé dans le Néant", où il ne trouvera pas de crèche ni d’école pour ses enfants, pas de loisir hormis le club du troisième age, alors qu’il y a encore tant de médecins en France. Ou bien tout le monde participe ou bien personne, non ? Peut-être parce que les réformes ne sont pas décidées par les jeunes... Notez bien que je ne suis pas très concernée, ayant plus de 35 ans et étant déjà installée. Mais s’il faut que l’on fasse le tour des places de villages en "médicobus", j’en serai !
09-03-2013 docphlebo Ah bah en voilà des idées bien meilleures que recruter des vétos ! Félicitations pour tout ce bon sens, cette intelligence, et merci pour l’investissement de votre temps personnel dans la mise en forme de vos réflexions au service de la collectivité. Marie, véto mais aussi patiente et mère de patientes
05-03-2013 aimelia
02-03-2013 Senga Médecin généraliste remplaçant, je ne demande qu’à travailler dans de bonnes conditions. Merci pour tout ce bon sens. Puisse-t-il imprégner les décisions politiques à venir.
28-02-2013 comte Je suis spécialiste mais entièrement d’accord avec vos propositions, enfin quelque chose de logique !
26-02-2013 doc karlito J’ai d’autres propositions à vous faire. Comment est-il possible de vous contacter ? Merci.
21-02-2013 Le Bail Françoise Bravo, une rénovation complète du système s’impose : on est à bout de souffle ... un médecin généraliste qui aime son métier, n’est pas en burn out, mais qui veut du changement de fond.
20-02-2013 SDS tout est dit ...voir même a déjà été dit ...1076, au suivant ...
20-02-2013 Charlotte interne en médecine générale dernier semestre. Un peu d’espoir, merci !
19-02-2013 Laureen orthophoniste, je vous soutiens complétement. Nous avons aussi eu à nous battre pour la reconnaissance d’un niveau Master de nos études. Nous devons aussi faire face à une pénurie d’ortho dans certaines régions et les mesures de punition n’arrangeront rien !! Courage ! et vive la médecine générale !
17-02-2013 Dominique Il serait temps de mettre la santé au service des humains (patients et médecins), qui sont bien plus que des chiffres dans les ordinateurs des technocrates (et bien plus intéressants !)
16-02-2013 Sarah CARSON site web Un grand bravo ! Il y a longtemps que le système de santé attendait des propositions aussi innovantes et originales. J’espère vraiment qu’elles aboutiront. Médecin en Santé publique.
15-02-2013 Solène site web Bravo, j’admire cette énergie et j’approuve ces propositions innovantes en tant que patiente souffrant de plusieurs maladies chroniques. Mon généraliste doit m’aider à gérer tout cela en parallèle et je trouverais cela tellement plus simple avec des spécialistes regroupés dans les MUST / MSP !
13-02-2013 lisa belles idées
11-02-2013 Quentin
09-02-2013 Alex
06-02-2013 lorraine pour que cela aboutisse
05-02-2013 rubie très constructif ++++
25-01-2013 kikok Bravo pour toutes ces idées et ce bon sens qu’on aimerait rencontrer plus haut dans les sphères décisionnelles... Courage !
24-01-2013 Laure Je suis actuellement externe au chu, et il est vrai que le manque de place en stage de médecine générale ne nous permet pas de nous faire une idée du métier de médecin généraliste a priori bien éloigné des professions médicales hospitalières
23-01-2013 libby
21-01-2013 greg Habituellement remplaçant en médecine générale côté français, je travaille actuellement pour 6 mois dans une maison médicale belge "au forfait". Ca ressemble fortement à une MUST avec une équipe pluri-disciplinaire (médecin, kiné, infirmière, exercice libéral ou salarié au choix), des acceuillantes (équivalent d’AGI) et 2 assistants/internes en formation... Je n’ai jamais rencontré de meilleures conditions de travail !!!
20-01-2013 Matthieu Ariza
19-01-2013 paulb Je commence ma P1 l’an prochain et j’espère avoir la chance de faire partie d’une année de réforme !! Merci, le métier a bien besoin d’être redressé.
19-01-2013 Audrey Je vient de finir mon internat et j’espère une réforme : enfin une mesure réalisable qui ne contraint pas les médecins généralistes. Merci !
19-01-2013 Alix Interne en fin de cursus... Un peu d’espoir donc ! Merci !
17-01-2013 Juls Medecin Géneraliste de moins de 50 ans (ca veut tout dire non ?)
Je soutient ce texte à 100 %, puisse-t-il améliorer ce milieu, disons,...... sclérosé ? ......obsolète ?.......depassé ?......inneficace ?.... Bon vous avez compris je crois.
12-01-2013 Lili
08-01-2013 Solène Voilà un très beau texte en espérant en entendre parler très bientôt ! de la part d’une toute nouvelle médecin généraliste
06-01-2013 Agathe Etudiante en médecine
06-01-2013 peggy gueret Merci.
06-01-2013 Adelann
06-01-2013 Lily Je suis en début d’études de médecine, et espère de tout coeur que de telles mesures seront appliquées ! Bravo !
05-01-2013 Julie L
05-01-2013 docteur coca
05-01-2013 Calypsow
04-01-2013 Clo
02-01-2013 Zagala Hélène Interne de Med Gé, je trouve ces propositions très intéressantes, elles nous ouvrent enfin des vraies perspectives d’avenir pour notre exercice futur face aux propositions politiques et syndicales, merci !
27-12-2012 Dr valerie strainchamps bravo, magnifique travail ! Il faudrait maintenant aller plus loin peut-être, créer une formation INDÉPENDANTE. S’unir enfin, nous médecins généralistes, comme on n’a jamais su le faire, avec force et motivation, pour porter ces idées rationnelles et tellement évidentes. Arrêtons de laisser parler pour nous des ainés trop souvent impliqués politiquement, syndicalement ou ordinalement, et qui ne représentent que (très) rarement la profession.
20-12-2012 gonza sage-femme, je vous soutiens
17-12-2012 Gregherb Médecin généraliste remplaçant jusqu’à présent, car sans idée d’installation précise. Je suis actuellement dans des missions médicales de développement (et non pas "humanitaire",c’est tellement décevant). Je réalise des formations pour les médecins et infirmières du premier niveau de soin de pays en voie de développement qui ont probablement beaucoup plus de problème que nous pour être attractifs (pas de gardes ou PDS, pas d’actes d’urgence, peu de confiance des patients qui préfère aller directement à l’hôpital pour de la bobologie de routine...). La situation que je vis et vois tous les jours dans ces pays, me font réaliser à quel point vous avez raison, et qu’il est bon d’avoir des médecins qui croient qu’un avenir (avec ou sans les pouvoirs publiques ?) d’une médecine générale avec plus de moyens de formation et de pratiques pour les soins d’urgence permettra d’être attractive. Pour le reste votre texte sur les MUSt est largement représentatif de ce que je pense, bien que je ne soit pas sur que les collectivités/territoires/état vont nous aider dans leur obstination de désendettement et de désengagement. De tout cœur avec vous !
16-12-2012 Manon Bravo pour votre initiative, en espérant que vous serez entendus !!!
16-12-2012 ellanaxoxo DCEM4
14-12-2012 DOMI41
12-12-2012 futur médecin généraliste
11-12-2012 Bob le bô infirmier travaillant dans un service d’urgence dans un desert medical. Projet surrement perfectible mais qui me parait réaliste. Dans 5 ans la moitié des praticiens de mon departement sera à la retraite. Le changement, il faut qu’il arrive maintenant et c’est urgent !
11-12-2012 charlotte médecin généraliste remplaçante je trouve ces propositions pleines de bon sens ! merci
11-12-2012 Dr A Médecin généraliste à La Reunion, je me range à vos côtés. Merci pour vos propositions !
10-12-2012 CADUM IMG qui souhaiterait vraiment que le vent tourne dans le bon sens : le notre et celui des patients !
10-12-2012 Tiph
08-12-2012 Bailly Philippe Médecin libéral angiologue, père et oncle de futurs médecins, un peu harassé sous le poids des contraintes de l’exercice libéral, un peu déconcerté par la largeur du fossé qui se creuse entre l’oligarchie du monde hospitalo universitaire et les médecins de premier ou second accès qui rament et s’usent sans être ni reconnus ni écoutés, je ne peux qu’être séduit par ce projet qui parait réaliste et donne pourtant à rêver. La médecine de terrain a besoin d’exercer un contre pouvoir, de faire entendre sa voix autrement que par le tam tam corporatiste de nos syndicats, les MUST pourraient être le levier qui permettrait de réaffirmer l’utilité de la médecine libérale et de faire évoluer nos conditions de travail. Bravo d’avoir exercer votre droit de proposition de façon aussi pertinente.
08-12-2012 anne-marie bourre-puyhardy le bon sens près de chez vous.
07-12-2012 Raphaëlle Merci ! Une externe :-)
07-12-2012 joel.degat@laposte.net C’est un bon travail de fond qui mérite d’être connu et reconnu par nos gouvernants. Merci
06-12-2012 Camille
04-12-2012 Mich07370
30-11-2012 Mathide
29-11-2012 amandine mathez
29-11-2012 rime
26-11-2012 Alexis
23-11-2012 tinmar
23-11-2012 Gulby
21-11-2012 Christelle Je suis manip radio au chômage pour cause de "non rentabilité" et derrière vous à 100%. Continuez, les idées sont bien évidemment les bonnes mais ils sont puissants en face.
21-11-2012 zinoute tout simplement évident
19-11-2012 marianne
19-11-2012 nicokif yes ! ( we can )
17-11-2012 Benoit Viault (externe) Bisous les copains =D.
16-11-2012 Aza Un pavé jeté dans la mare des hautes institution françaises invariablement en retard d’un demi-diècle =)
14-11-2012 Racha Onaisi De bonnes idées qui seront j’espère considérées à leur juste valeur par les décideurs...
13-11-2012 Christophe Lechevalier Voilà une proposition originale et de bon sens ; ça risque de choquer. Félicitations pour ce travail de réflexion et de proposition.
13-11-2012 la psychologue site web En tant que psychologue, je veux bien rejoindre une MUSt ! :)
13-11-2012 Luis Donatti Interne en MG, j’ai lu ces propositions avec beaucoup d’enthousiasme. Comme Lisa, je suis plein d’espoir pour notre avenir, mais j’ai aussi tellement peur d’être déçu par nos décideurs.
12-11-2012 Lauralala
12-11-2012 arenou
10-11-2012 lily p c’est réalisable.Et ce serait vraiment un grand pas.Dans le bon sens.
10-11-2012 Esther Kott
10-11-2012 Mathilde Je dis OUI !!!!!!!!
10-11-2012 Ollivier- Eccher Annaïg tres pertinent. il faut aussi revaloriser le secteur 1 CSà 30 ou 35 euros minimum visite pour personnes agées 50eurosminimum le docteur Dupagne exerce en secteur 2. il me semble...
10-11-2012 GRIMONPONT
09-11-2012 Lisa Chirescu Toute jeune médecin généraliste je vous remercie de faire enfin bouger les lignes, pleine d’espoir pour notre avenir !
09-11-2012 Julie B Enfin des propositions pragmatiques ! (médecin de santé pub)
09-11-2012 Claire B Merci pour ces idées ! Enfin une vraie réflexion sur les problèmes de démographie médicale et le futur de la médecine générale.
09-11-2012 Goulot Ah je dis OUI !!!
09-11-2012 dorothee Kurtz
09-11-2012 Hélène Bravo !
09-11-2012 Germain Bonnefoy
09-11-2012 nenette
09-11-2012 Perrine Peytavin
08-11-2012 Boule merci pour ces vraies propositions, un projet ambitieux avec une refonte globale de ce système périmé.
08-11-2012 Dakine
07-11-2012 Agathe
07-11-2012 Marie J’aime beaucoup cette proposition de réforme, qui complèterait sûrement très bien notre formation en plus de résoudre le problème des déserts médicaux ! Par contre, ce n’est que du détail, mais pour les logements à prix réduit des externes, il faudrait y réfléchir (en D3 on gagne à peine plus de 200 euros...)
07-11-2012 iva
07-11-2012 LE 1 seul détail. On se propose de déshabiller les CHU en internes, pour habiller les MUSt. Dans ce cas, comment vont faire les CHU pour trouver le personnel remplaçant les IMG ? Sinon, merci pour ce projet très intéressant, d’une grande faisabilité, auquel j’adhère à 90%
07-11-2012 cloclo
06-11-2012 thisisit Excellentes propositions. Mais "médecine 2.0" c’est le langage de nos élites/journalistes et donc ça ressemble aux trucs qu’ils essaient de nous faire avaler. Je propose "Nouvelle médecine", quelque chose de plus français et moins facebook. Sinon, je n’ai rien à dire, c’est du beau boulot.
06-11-2012 EléonoreB
05-11-2012 mamita
05-11-2012 noemiebulle
04-11-2012 djoulinette
04-11-2012 Rozorchid Orthophoniste enthousiaste.... Je diffuse intensément !
04-11-2012 palmito12
04-11-2012 jean-lou bieche Cette proposition me semble réaliste et très intelligente.
03-11-2012 Léa DUVAL Une proposition porteuse d’espoirs pour la médecine générale, à divulguer intensément pour que cela se concrétise !
03-11-2012 cbyon De la part d’une étudiante en médecine : j’adhère !
02-11-2012 Laurent Lenoble Bravo pour ces propositions audacieuses ( en comparaison de l’inertie actuelle des institutions) et probablement réalisables ( les financements semblent très intriqués : budgets de l’état, de l’assurance maladie, des collectivités territoriales ), c’est évidemment l’avenir de la medecine generale puisqu ’il est porté et quasi plébiscité par les jeunes et futurs médecins. Y aura -t- il la volonté politique d’une telle réforme ? Serait-elle suivie par les nombreux généralistes au crépuscule de leur activité mais ayant néanmoins une dizaine d’années à exercer (vu les positions syndicales...) ? Esperons-le
02-11-2012 hubac Proposition superbe, simple et très claire.
Merci
01-11-2012 clemda Bravo ! Belle proposition réflèchie, censée et surtout applicable !
01-11-2012 Y. Le Thien
01-11-2012 Anna
31-10-2012 jeanvoine anne-sophie
31-10-2012 schmurtzeux
31-10-2012 Manouche Nouvelle interne en MG, je trouve ces propositions très intéressantes, enfin des propositions intelligentes, raisonnées ... et adaptées à la réalité du métier. Bravo pour l’initiative !

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