Accueil Documents Lanceurs d’alertes, éthique et entreprise
Publié le
29 août 2013

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Auteur :
Dr Dominique Dupagne

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Lanceurs d’alertes, éthique et entreprise

Les lanceurs d’alertes constituaient le sujet de l’excellent magazine Interception sur France-Inter du 16 juin 2013.

Aucune des sociétés confrontées à des lanceurs d’alertes internes n’a accepté d’être interviewée (Comité des Salines, Arcelor Mittal, Bonduelle, Saint Gobain). Seul un homme politique a accepté de parler aux journalistes, le sénateur Jean Bizet, connu pour son soutien aux producteurs d’OGM.

Sa déclaration ne manque pas de sel, si je puis dire (à partir de 18’30")

"Par définition, les entreprises savent pertinemment que si elles mettent sur le marché des produits néfastes ou défectueux, ce n’est pas leur intérêt pécuniaire."

"Par définition, les entreprises ont de l’éthique"

"Par définition, ii y a des entreprises qui sont saines et vertueuses".

Cette répétition de la formule par définition est surprenante ! Une sorte de credo ?

Le génial Voutch lui apporte une contradiction aussi caustique que réaliste :

S’il existe des hommes et des entreprises dont les valeurs morales dominent leurs intérêts financiers, ils constituent une minorité et sont autant en danger vis-à-vis de leurs actionnaires qu’un lanceur d’alerte vis-à-vis de sa hiérarchie.

Nier ou refuser cette réalité expose à de cruelles déceptions et à des drames de santé publique.

Seuls les problèmes reconnus sont susceptibles être résolus. Croire que l’éthique guide les entreprises est aussi stupide que de les croire incapables de se comporter correctement lorsque les règles sont claires et appliquées.

Le problème dans un match qui dégénère ne réside pas chez les joueurs, mais chez l’arbitre, ou plutôt chez ceux qui croient qu’un match dont les enjeux sont important peut se dérouler correctement sans arbitre, ou sous le contrôle d’un arbitre sourd aveugle et muet.



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