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Rapport confidentiel de l’IGAS sur l’accompagnement des patients et les programmes d’observance.
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Epharmaketing
CISS
La Revue Prescrire
Le Formindep
Silber’s Blog
L’accompagnement des patients est la brique ultime qui manque à l’industrie pharmaceutique pour contrôler le marché du médicament français
Les rapporteurs sont clairs (page 33 et 34) :
| 2.4.3 La place excessive de l’industrie pharmaceutique dans le système de santé
Ces tentatives réitérées d’accéder directement au public et au patient sont problématiques quand on considère l’emprise de l’industrie pharmaceutique sur quasiment l’ensemble des secteurs du système de santé. Cette emprise, en France comme dans d’autres pays paraît d’autant plus excessive qu’elle n’est pas manifeste. Les entreprises du médicament contribuent au financement de la recherche, notamment de la recherche clinique. Cela est dans leur attribution légitime. Tout comme le sont le développement, la production, la vente de nouveaux médicaments et l’information qu’elles dispensent auprès des médecins qui les prescrivent ou des pharmaciens qui les distribuent et les dispensent. Mais leur champ d’intervention est beaucoup plus large. Il n’est pratiquement pas un secteur
où les entreprises pharmaceutiques ne jouent un rôle significatif, sinon déterminant :
|
Il manque en effet à l’industrie pharmaceutique la possibilité d’inciter les patients à bien prendre les médicaments que les médecins formés par ses soins ont prescrits.
Les rapporteurs recommandent au contraire d’interdire à l’industrie de gérer directement ou indirectement cet accompagnement.
Un premier échec ne l’a pas rebutée et ses relais à l’assemblée travaillent en permanence à faire ressurgir ce projet.
Il est heureux à une époque de perte de repères éthiques en terme de transparence et de corruption qu’une institution comme l’IGAS serve de rempart ultime pour protéger les patients et les contribuables français.
Reste à comprendre pourquoi ce rapport n’a pas été publié et à savoir ce que la ministre compte en faire. Elle dispose d’un autre rapport récent de l’IGAS qui montre en détail comment l’information thérapeutique des médecins généralistes est sous la coupe de l’industrie pharmaceutique. Aucune mesure n’a été prise à la suite de ce constat alarmant.
Il appartient aux instances gouvernementales de créer une séparation claire entre une industrie dont le rôle est de produire et de vendre des médicaments d’une part, et les organes de formation et d’information des professionnels et des patients d’autre part. Une telle séparation ne coûte rien à mettre en oeuvre et serait porteuse d’économies considérables.
Combien de temps la France de la santé va-t-elle continuer à se comporter comme une république bananière ?
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