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Madame la Ministre, ils sont devenus fous !

Lettre ouverte à Marisol Touraine concernant ses agences sanitaires

jeudi 7 février 2013, par Dominique Dupagne

Ce billet-pétition demandait une réaction de la Ministre face à une erreur importante commise par les agences sanitaires françaises dans un communiqué de presse. Cette erreur a été réparée, au moins partiellement, et un épilogue a été ajouté en bas de ce billet, 48h après sa publication initiale.

Ce jour, le 7 février 2013, mon ami Christian Lehmann m’a appelé au téléphone : notre confrère Jean-Daniel Flaysakier venait de poster sur Twitter un lien vers un communiqué de presse de vos services concernant la survie des cancers.

Communiqué INCa-INVS

J’ai beau avoir lu et entendu beaucoup de choses surprenantes émanant de vos agences sanitaires, j’en suis resté pétrifié.

Alors que même les urologues jouent profil bas sur le dépistage du cancer de la prostate, connu et reconnu comme inutile et délétère par la HAS et la TOTALITÉ des agences sanitaires internationales, voici ce l’on peut lire dans ce communiqué de presse cosigné par l’INCa et l’INVS :

N’importe quel cancérologue compétent vous expliquera que cette histoire d’amélioration de la survie est un leurre, et que le dépistage du cancer de la prostate n’influence pas significativement la mortalité de ce cancer. Vous pourrez par exemple lire la mise à jour récente de la Haute Autorité de Santé à ce sujet.

Ce petit texte oublie juste de préciser qu’en 1990, le nombre de cancers de la prostate était de 22000. Le dépistage a plus que triplé les cas, et rien ne guérit mieux qu’un cancer qui n’en était pas un.

Je voudrais, Madame la Ministre, que vous compreniez qu’au travers de la crédibilité de vos agences sanitaires, c’est la vôtre qui est en cause.

Je vous demande, ainsi que les signataires de ce billet-pétition, de bien vouloir diligenter une enquête pour que nous puissions comprendre comment une telle incongruité scientifique, médicale et administrative a pu être élaborée et publiée par l’INCa et l’INVS.

À défaut, notre confiance dans les institutions sanitaires française sera profondément altérée, ce qui aura des conséquences graves alors que nous manquons de repères fiables en terme de santé publique.

Ajout du 9 février

Merci à Patrick Poisson de m’avoir signalé la modification de la page présentant le rapport sur le site de l’INCa.

L’encadré suivant a donc été ajouté hier soir :

L’INCa rappelle que le dépistage du cancer de la prostate par dosage sérique du PSA ne fait pas l’objet d’une recommandation par les autorités de santé.

Les résultats présentés dans le rapport « La survie des personnes atteintes de cancer en France, 1989 – 2007 » ne viennent pas en contradiction avec cette position. La réalisation importante dans notre pays d’un dépistage individuel du cancer de la prostate conduit à la détection de formes précoces de ce cancer. Or, pour le cancer de la prostate, près de 40 à 50 % des cancers dépistés sont d’évolution lente et ne se seraient jamais révélés au cours de la vie des personnes, correspondant à un surdiagnostic. La mesure de la durée de vie après le diagnostic, ou survie, est donc artificiellement augmentée pour ces cancers que l’on diagnostique plus tôt, sans que cette augmentation de survie ne traduise une amélioration du pronostic de la maladie. Ceci est appelé le biais « d’avance au diagnostic ». L’augmentation de la survie peut donc se faire sans lien avec une réduction de la mortalité.

L’impact réel de ce dépistage sur la mortalité, principal critère conduisant à la préconisation d’un dépistage, n’est à ce jour pas clairement démontré, avec des résultats contradictoires entre les différentes études. Parallèlement, les faibles performances du dosage du PSA comme test de dépistage, les conséquences physiques et psychologiques importantes (et pour certaines graves) des explorations et des traitements (complication des biopsies avec risque d’infections, de rétention urinaire, possibilité de faux négatifs ; séquelles de la chirurgie ou de la radiothérapie avec troubles sexuels, urinaires et digestifs) conduisent à une balance bénéfices/risques négative, c’est pourquoi les autorités sanitaires ne recommandent pas de pratiquer ce dépistage.

Le dernier paragraphe est très clair. C’est d’ailleurs la première fois que l’INCa prend une position aussi nette sur le caractère délétère de ce dépistage, rejoignant ainsi la totalité des agences sanitaires internationales.

Je me réjouis, avec les autres signataires de la pétition, de la rapidité et la clarté de cette réaction de l’INCa. J’espère que les autres co-émetteurs du communiqué (INVS, Hôpitaux de Lyon, Francim) reprendront ce correctif à leur compte.

Pour une parfaite efficacité, du fait de nombreuses reprises dans les médias du communiqué initial

Il serait utile que l’INCa et l’INVS émettent un nouveau communiqué pour que les journalistes puissent rectifier l’erreur qu’ils ont diffusée à leurs lecteurs ou auditeurs.

Reste à comprendre ce qui a pu se passer. Au vu de la vivacité de la réaction de l’INCa, et de la prudence des termes employés dans le rapport complet, il est probable que la bourde provient des services de communication qui ont dénaturé le message scientifique initial.

Il faudrait donc envisager une plus grande prudence à l’avenir lors de la validation de communiqués de presse contenant des informations susceptibles d’avoir un effet important sur la santé de dizaines de milliers de français.

Pétition

Cette pétition était initialement destinée à provoquer un réaction ministérielle et n’a plus d’objet. Si vous souhaitez commenter cette affaire, utilisez plutôt le forum au bas de cette page.

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Signatures

143 Signatures
Date Nom Message
7 février 2013 Zoéline FROISSART étudiante en médecine, coincée dans la formation initiale...
9 février 2013 Yves Fouré Heureusement que le Formindep existe.Un généraliste de base, fier de l'être
7 février 2013 Yem site web Je suis médecin généraliste, et je ne comprends pas le but recherché pas les institutions en faisant mentir les chiffres. Pensent-elles ainsi couvrir des erreurs passées? C'est grossier.
7 février 2013 Y JOLIVET
8 février 2013 Vallée Jean-Pierre J'ai honte d'avoir participé à un groupe de travail de l'INCA sur ce thème (je n'ai pas assisté à la fin des travaux ni n'ai eu le moindre compte-rendu de la suite donnée) où il y a eu quelques "vives" discussions avec certains urologues, dont le responsable de la campagne "lait sur le feu". Manifestement, ces outrances dérisoires ont fini par être la position dominante...
8 février 2013 valette marie_laure
9 février 2013 toquet generaliste ecoeure
7 février 2013 Thierry Lemoine
7 février 2013 Sylvain NEVEU Incroyable...! Médecin généraliste (94)
7 février 2013 Sylvain DUVAL Pour une épidémiologie efficace, loin des dogmes et des lobbies. Pour une médecine basée sur les preuves.
7 février 2013 Stéphane Burtey
8 février 2013 siary Avec ce texte on est impressionné par l'ignorance crasse des agences qui ne savent pas que ce n'est pas l'évolution de la létalité qui est un marqueur de progrès ( problème du surdiagnostic et autres biais connus en épidémio sous le nom de phénomène de Will Rogers)mais celle du taux de la mortalité par rapport à la population concernée, à savoir la population masculine ; mortalité calculée en taux standardisé mondial ( TSM). En dehors du cancer du poumon chez les femmes résultant de l'augmentation du tabagisme, la plupart des cancers ont vu en France leur taux de mortalité ( en TSM) diminuer , qu'ils soient dépistés ou non
8 février 2013 Serge SÉGU Eduquer, ce n'est pas remplir des vases, mais allumer des feux -- Montaigne
8 février 2013 Senga
7 février 2013 Sabine Guilhon médecin généraliste
8 février 2013 rubie (etudiante en medecine) Les statistiques... :(
9 février 2013 Rousseaux Denis
9 février 2013 Rémi FACKEURE Anesthésiste-Réanimateur, Lille
7 février 2013 RebecaDumoulin Je suis tout à fait d'accord avec mes confrères Comment peut on écrire de telles conte vérité Nous nous battons depuis des années pour faire baisser ces dosages de PSA totalement inutiles et ces interventions inutiles et très souvent invalidantes
9 février 2013 Poisson Patrick Ce texte est il une réponse de l'InCa a la pétition ? L’INCa rappelle que le dépistage du cancer de la prostate par dosage sérique du PSA ne fait pas l’objet d’une recommandation par les autorités de santé. Les résultats présentés dans le rapport « La survie des personnes atteintes de cancer en France, 1989 – 2007 » ne viennent pas en contradiction avec cette position. La réalisation importante dans notre pays d’un dépistage individuel du cancer de la prostate conduit à la détection de formes précoces de ce cancer. Hors, pour le cancer de la prostate, près de 40 à 50 % des cancers dépistés sont d’évolution lente et ne se seraient jamais révélés au cours de la vie des personnes, correspondant à un surdiagnostic. La mesure de la durée de vie après le diagnostic, ou survie, est donc artificiellement augmentée pour ces cancers que l’on diagnostique plus tôt, sans que cette augmentation de survie ne traduise une amélioration du pronostic de la maladie. Ceci est appelé le biais « d’avance au diagnostic ». L’augmentation de la survie peut donc se faire sans lien avec une réduction de la mortalité. L’impact réel de ce dépistage sur la mortalité, principal critère conduisant à la préconisation d’un dépistage, n’est à ce jour pas clairement démontré, avec des résultats contradictoires entre les différentes études. Parallèlement, les faibles performances du dosage du PSA comme test de dépistage, les conséquences physiques et psychologiques importantes (et pour certaines graves) des explorations et des traitements (complication des biopsies avec risque d’infections, de rétention urinaire, possibilité de faux négatifs ; séquelles de la chirurgie ou de la radiothérapie avec troubles sexuels, urinaires et digestifs) conduisent à une balance bénéfices/risques négative, c’est pourquoi les autorités sanitaires ne recommandent pas de pratiquer ce dépistage.
7 février 2013 Pierre Sebbag Contre-vérité...
7 février 2013 Pierre Frouard médecin généraliste rural Notre confiance dans les institutions sanitaires françaises est DEJA profondément altérée. Alors un peu plus ou peu moins, tant qu'on ne m'oblige pas à toucher à la prostate des patients qui me font confiance. J'ai reçu il y a quelques jours un courrier de la directrice de ma CPAM locale me rappellant qu'il faut ABSOLUMENT que je dépiste les cancers du sein de "mes" patientes, listing NOMINATIF des récalcitrantes à l'appui. Vive l'égalité hommes/femmes !
9 février 2013 pierre cabantous Pathétique . Y a du boulot!!!!
8 février 2013 Pierre Bürckel Interrogations et perplexité; poursuivons nos recherches et restons vigilants.
7 février 2013 pichard trop d'agences! et les liens d'intérêts premier risque sanitaire?
17 février 2013 Philippe Sentis Généraliste adhérent Formindep juste le plaisir d'être en compagnie de quelques "jolies " signatures , continuer malgré tout,... malgré le dégôut
9 février 2013 Philippe ROUX Médecin généraliste prescrirologue
7 février 2013 Philippe Nicot
7 février 2013 Philippe MAUBOUSSIN
7 février 2013 Philippe Grunberg tant d'heures d'explication, d'argumentation, de groupes de travail, d'énergie mises à mal par un simple entrefilet venu d'on ne sait où (ou plutôt si on le sait).
7 février 2013 Philippe FOUCRAS médecin généraliste, fondateur du Formindep
7 février 2013 Pharmacofort Dominique Dupagne a parfaitement résumé le propos. Dans notre société, la valeur symbolique et traumatisante du cancer est telle qu'on ne peut plus laisser passer ce genre d'absurdité, au risque de décrédibiliser plus encore ces agences de santé déjà bien ébranlées depuis ces dernières années.
8 février 2013 pernelle site web Après des années passées en service de cancérologie en tant que patiente, j'ai malheureusement compris que les pourcentages étaient de ces piètres parapluies que les pro de la com ouvraient au-dessus de la tête des néophytes pour les bercer de douces illusions. L'inca est coutumier du fait, ce n'est pas un scoop... mais cette dernière cerise sur le gâteau n'en est pas moins navrante! Dormez bonnes gens... Dormez... Sur vos deux oreilles... Nous veillons sur votre douce ignorance, garante de votre indispensable docilité...
7 février 2013 Paul Le Meut site web Peu de temps avant mon départ de la médecine générale, il y a 3 ans, le président de l'AFU expliquait que les généralistes qui ne prescrivaient pas de PSA systématique faisait perdre des chances de survie à leur patient. Ce n'est pas vrai, par contre ils ont évité de nombreux cas d'incontinence et d'impuissance (et les possibles séquelles psychologiques graves) Ça fait partie des insanités qui m'ont poussé (qui m'ont aidé?) à aller dans la douce quiétude du salariat non prescripteur.
8 février 2013 Patricia Coroller Médecin généraliste
8 février 2013 Nicole On nous manipule, on nous prend pour des imbéciles! Pour encore combien de temps?
8 février 2013 Nathalie Péronnet Salaün site web Ces institutions auraient été bien avisées de demander l'avis de leurs homologues étasuniens. S'ils ne comprennent pas bien l'anglais en voici la traduction : http://www.voixmedicales.fr/2012/03/31/dosage-du-psa-peu-ou-pas-de-baisse-de-la-mortalite-par-cancer-de-la-prostate-des-effets-indesirables-majeurs/ Co-créateur/administrateur de Voix Médicales
8 février 2013 Micric Une manipulation de plus !!! 0ù cela va t-il s'arrêter ? C'est hallucinant, mais surtout très inquiétant !!! Il serait vraiment temps d'agir pour interdire cette désinformation !
9 février 2013 Michel Papa Je suis dépisté... Euh pardon dépité !
7 février 2013 Michel COLOMBÉ Médecin généraliste. Madame la ministre, il est de votre devoir de réagir rapidement. Quelle confiance peut on encore avoir dans nos institutions sanitaires ?
8 février 2013 Michel ARNOULD Les médecins généralistes doivent s'impliquer davantage dans la prévention quaternaire et refuser de mettre en application les programmes de santé publique iatrogènes. Un grand ménage est nécessaire dans ces grandes agences gouvernementales, dont le rapport bénéfices sur risques est loin d'être positif...
7 février 2013 Matthieu CALAFIORE Désespérant ...
8 février 2013 Mathilde Affligeant.....
7 février 2013 martine bronner "l'obstination et ardeur d'opinion est la plus sûre preuve de bêtise." MONTAIGNE III, 8 de l'art de conférer
7 février 2013 Martin Winckler site web On rêve...
7 février 2013 marciacq Médecin généraliste désabusé
7 février 2013 Marc Gourmelon Cette lettre est sans doute le signe que loin du "changement c'est maintenant" rien ne change dans le système français.
8 février 2013 marc dembiermont Sans voix
7 février 2013 Marc Accadia Je signe, mais je ne devrais peut-être pas... En effet, ma confiance dans les institutions sanitaires est DEJÀ altérée, et j'ai bien peur qu'elle le reste...
8 février 2013 mady denantes medecin generaliste à paris
8 février 2013 Louis-Adrien Delarue Ce type de circulaire ne peut que renforcer la légitimité du FORMINDEP (www.formindep.org) dans sa volonté de promouvoir une médecine indépendante de tout autre intérêt que celui de la santé des gens. Point de fatalité à tout cela. Pour ne pas se laisser à la morosité, amis de bonne volonté, rien n'empêche de commencer à rejoindre le FORMINDEP. A plus de 300 adhérents, ce ne sera pas de trop ;-)) Louis-Adrien Delarue du bureau du Formindep
7 février 2013 Loubet Dominique site web
8 février 2013 Locum Tenens à qui se fier si même les médecins sont mal informés ? Les rédacteurs de tels communiqués ne sont-ils pas tenus à une déontologie : Article 32 du Code de déontologie médicale (article R.4127-32 du code de la santé publique) ?
7 février 2013 Le Flohic après la lecture du rapport de la cour des comptes sur l'INCA, plus rien n 'étonne ; rendons grâce ici au WEB 2.0 qui permet de claquer rapidement le beignet à des abrutis qui devraient pointer a pôle emploi et n'ont manifestement pas le début d'une qualification pour faire le job.
7 février 2013 Laetitia Perrin De la science. Du bon sens. Du courage. Faut-il que nous leur montrions l'exemple? (médecin généraliste, et fière)
7 février 2013 Julien Bezolles La France a la santé publique la plus bête du monde.
7 février 2013 JOLY
8 février 2013 Joël Cogneau site web A quand des messages d'information pour toutes et tous, clairs et argumentés, sur les dépistages et la prévention ? On a toutes les agences qu'il faut: INPES, INVS, HAS, ANSM, InCA, j'en oublie?
8 février 2013 Jfachal Honte a l'INCA-INVS , merci Dr Dupagne d'aussi bien exprimer chèque pensent nombre Généraliste de base ! J.Mareschal
8 février 2013 JF Renard hallucinant !!! que se passe-t-il dans les agences ? ne lisent-ils pas les mêmes revues ou publications que nous ? ou bien sont-ils devenus aveugles ? Nous attendons rapidement une mise au point de notre ministre
7 février 2013 Jessica Guibert Interne en médecine générale... atterrée
7 février 2013 jeep22 site web Comment une telle ânerie a-t-elle pu sortir de services ministériels? Je comprends que, pour ne pas semer un climat politique d' affrontement, la consigne n' aie pas été donnée de virer tous ceux qui étaient en place avec l'équipe précédente. Ca pourrait se justifier avec des gens capables. Mais là , çà témoigne d' une incompétence de haut niveau et de surcroit, comme on est dans le domaine de la santé, dangereuse.
7 février 2013 Jean-François MAZOYER site web Un système de santé dont les français doivent être fiers ... Il suffit de leur dire, bien sûr.
7 février 2013 jean sébastien borde Que les agences sanitaires feignent d'ignorer est bien inquiétant.
7 février 2013 Jean Philippe DUGUEY Médecin généraliste
8 février 2013 Jean Lafortune On est loin de l'EBM...
9 février 2013 Jd.flaysakier site web Je ne pense pas que ce soit la faute des services de communication. Ils mettent 'en musique' des infos mais RIEN n'est publié sans relecture. La faute est ailleurs. Il y a une volonté de 'remettre' le test PSA dans le circuit de façon de plus en plus insistante.
8 février 2013 Jaddo site web C'est vaguement désespérant. On avance de 3 pas, on recule de 4. Les patients payent l'addition.
9 février 2013 HUMEAU Christian Souhaiterais connaître la vérité sur cette affaire.
8 février 2013 hugo.sayag
7 février 2013 hourcade
8 février 2013 Hervé Seignard Généraliste hospitalier. Allez voir le film "Le grand retournement" et vive la France !
8 février 2013 Henri Gracies site web
8 février 2013 HENNEBO De pire en pire...
7 février 2013 Harriague JB médecin généraliste
8 février 2013 guillet jean yves à ce stade de contre vérité une question : il y aurait-il des liens d'intérêt ?
8 février 2013 Guerber
8 février 2013 Guénaël SEVESTRE Mêmes imbécilités dans le Ouest France d'aujourd'hui.
8 février 2013 Grandvuillemin Antoine
8 février 2013 Gérard HAMONIC- FMC DINAN site web honteux
7 février 2013 Gérard Gastan
8 février 2013 G.Reveyron Manipulation de l'information à tous les étages.On est loin d'une question de crédibilité,ça fait longtemps que les données dites scientifiques sont dénaturées ou amputées pour étayer les positions défendues.
7 février 2013 frederique chautard medecin generaliste
7 février 2013 François PESTY site web La ficelle est bien trop grosse. Ce n'est même pas la peine de lire dans le détail ce tissu d'âneries. Il est bien évident que les dépistages de masse, avec les "faux" progrès de l'imagerie médicale" aux bénéfices non évalués, et autres test biologiques du type PSA, sans évoquer la « génomique » ni même les biothérapies ultra coûteuses qui ne font pas mieux en termes d’amélioration de la survie globale, par exemple dans le cancer du poumon, que les soins palliatifs précoces auxquels ils n’ont même pas le courage de se mesurer (préférant la comparaison au placébo), quand ils améliorent la survie (car le plus souvent il ne font qu’accroître la « survie sans croissance tumorale »), offrent un trompe l'œil que seuls les "gogos" sans le moindre esprit critique face à la médecine marchandisée, sont capables d'avaler (et sans verre d'eau...). Madame la Ministre, les faux espoirs que vous suscitez en brandissant de tels chiffres, laissant croire au « progrès médical », sont à la hauteur de l’explosion des surdiagnostics et des surtraitements qui en découlent naturellement dans nos pays dits développés…
7 février 2013 Francis BLANC Médecin Généraliste à ALBI (et non au pays des bisounours!)
8 février 2013 FINAUD Michaël Hématologue,Interniste,Cancérologue,depuis 1978 et toujours soignant en 2013, ayant eu des fonctions de santé publique, ancien collaborateur des Directeurs des prestigieuses Agences comme l'INCA, l'HAS, L'ANSM, profondément déçu par ces ratés magistraux et ces inepties...Solidarité aux signataires,la place de ces agences et leur gouvernance doit être réévaluée par les professionnels de la snaté et l'ensemble des citoyens et non par des technocrates au solde des lobbies
9 février 2013 Fabien CLAUX Médecin généraliste.
7 février 2013 Elisabeth Rivollier Médecin généraliste hospitalier à Saint-Etienne
7 février 2013 Dzb17 site web
7 février 2013 DUSSAUZE frédéric site web
7 février 2013 Ducros
8 février 2013 Drslmahler Les bras m'en tombent !
7 février 2013 Dr. Jean-Claude Salomon cancérologue DR honoraire au CNRS président du Groupe de Réflexion sur le Cancer 1982 chargé de mission au cabinet de Jack Ralite (1982-1983)
7 février 2013 Dr Stéphane site web C'est une contre vérité scientifique manifeste. En diagnostiquant des cancers de la prostate en excès avec le PSA, on inclut des « bien-portants» dans les survivants. Ce qui compte c'est la mortalité globale.
9 février 2013 Dr René magniez
8 février 2013 Dr PLAISANTIN Guillaume j'ai bondi de ma chaise en lisant ce communiqué aux conclusion stupide, et je me suis dit : il faut réagir, quelqu'un va réagir. Heureusement, la médecine 2.0 est en marche. Merci de nous permettre de montrer que les médecins généralistes ne sont pas des crétin à la solde des agences.
8 février 2013 Dr PERRET-BOUVARET
9 février 2013 Dr LALEUW Jean
8 février 2013 Dr ESNAULT
7 février 2013 Dr CHIVILO On est vraiment gouvernés par des incapables ( incapables de s'entourer de personnes compétentes et hors conflit d'intérêt)

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Messages

  • Dominique,
    ne jouons pas sur les mots. Comme Jean Daniel Flaysakier, je ne me satisfais pas de l’explication selon laquelle un "lampiste" aurait commis cette faute grave. "C’est une erreur de la com.." est aussi crédible que "C’est une erreur informatique". Quelqu’un a écrit et validé ce communiqué de presse en insistant sur l’effet bénéfique du dépistage individuel par le PSA "à la française", et de l’amélioration de chance quand les patients sont dépistés tôt. Cette affaire n’est pas close simplement parce que l’INCA a fait marche arrière sur son site. Comme tu le dis, le mal est fait. On ne peut pas sempiternellement dédouaner ces agences pléthoriques de leur consternante médiocrité. Tirons cela au clair.

    • Je prêche peut-être le faux pour savoir le vrai ;-)

    • D’après un source fiable, un relecteur scientifique unique du communiqué a laissé passer la bourde.

      Reste que la rédaction tendancieuse du communiqué laisse penser qu’un urologue impliqué dans la promotion du dépistage par PSA devait traîner dans le coin lors de la rédaction initiale du document. Le problème de l’INCa et de l’INVS est que les conflits d’intérêts sanitaires sont loin de se limiter au monde du médicament.

      Je trouve qu’il n’y a pas de différence fondamentale entre un groupe de travail sur le cancer qui comporte un mammographiste, un radiothérapeute ou un urologue, et un groupe de travail sur le médicament qui comporte des expert dont les revenus proviennent majoritairement de la firme commercialisant les médicaments étudiés.

      La stratégie concernant le dépistage des cancers doit être définie par des médecins de santé publique, des épidémiologistes et des généralistes. Les autres spécialistes ont leur place dans les groupes définissant les stratégies thérapeutiques.

      Un grand ménage, digne de celui qui a été fait à l’ANSM, paraît nécessaire à l’INCa et à l’INVS.

  • comment continuer à exercer la Médecine au quotidien dans un tel contexte ?

    • Quel que soit l’impact désastreux du communiqué, la force du correctif n’est pas négligeable.

      En effet, jusqu’ici, l’INCa était restée très ambiguë sur le sujet, contrairement à la HAS qui a clairement pris position contre le dépistage.

      Face à des patients dubitatifs, je n’hésiterai pas désormais à leur faire lire ce paragraphe "Parallèlement, les faibles performances du dosage du PSA comme test de dépistage, les conséquences physiques et psychologiques importantes (et pour certaines graves) des explorations et des traitements (complication des biopsies avec risque d’infections, de rétention urinaire, possibilité de faux négatifs ; séquelles de la chirurgie ou de la radiothérapie avec troubles sexuels, urinaires et digestifs) conduisent à une balance bénéfices/risques négative, c’est pourquoi les autorités sanitaires ne recommandent pas de pratiquer ce dépistage." qui est particulièrement clair.

    • J’ajoute qu’il est probable que l’INVS publie le même communiqué. Nous aurons donc désormais une unanimité HAS, INCa et INVS contre les urologues de l’AFU, ce qui est très important.

  • Bonjour,

    Je me permet d’insister... Dans le texte original, la rédactrice écrit dans ses commentaires :
    "Cette évidence ne doit pas faire ignorer l’existence de progrès dans les prises en charge ayant eu eux aussi un impact sur la survie. Ces progrès se sont traduits dans la période récente par une diminution de la mortalité par cancer prostatique [1]. Les améliorations thérapeutiques peuvent avoir un impact sur la survie nette voire sur la mortalité même si elles n’ont pas un effet curatif. En effet, comme observé précédemment, les cancers prostatiques surviennent à des âges où la mortalité compétitive est forte. Un gain théorique d’une à deux années de survie « permet » donc plus fréquemment de mourir d’autre chose que de son cancer."
    Comme référence bibliographique, la rédactrice s’auto-cite (!!!!).
    IL EST BIEN ÉCRIT QUE LE TRAITEMENT DU CANCER DE LA PROSTATE AMÉLIORE L’ESPÉRANCE DE VIE. La deuxième partie du paragraphe est plus "prudente" mais les deux premières phrases sont suffisamment explicites.
    Si je lis l’extrait de l’article de la Cochrane Collaboration publié le 31 janvier 2013, :
    "Prostate cancer is one of the most prevalent forms of cancer in men worldwide. Screening for prostate cancer implies that diagnostic tests be performed in the absence of any symptoms or indications of disease. These tests include the digital rectal examination (DRE), the prostate-specific antigen (PSA) blood test and transrectal ultrasound (TRUS) guided biopsy. Screening aims to identify cancers at an early and treatable stage, therefore increasing the chances of successful treatment while also improving a patient’s future quality of life. This review identified five relevant studies, comprised of 341,342 participants in total. Two of the studies were assessed to be of low risk of bias, whilst the remaining three had more substantive methodological weaknesses. Meta-analysis of all five included studies demonstrated no statistically significant reduction in prostate cancer-specific mortality (risk ratio (RR) 1.00, 95% confidence interval (CI) 0.86 to 1.17). Meta-analysis of the two low risk of bias studies indicated no significant reduction in prostate cancer-specific mortality (RR 0.96, 95% CI 0.70 to 1.30). Only one study included in this review (ERSPC) reported a significant 21% relative reduction (95% CI 31% to 8%) in prostate cancer-specific mortality in a pre-specified subgroup of men. These results were primarily driven by two countries within the ERSPC study that had very high prostate cancer mortality rates and unusually large reduction estimates. Among men aged 55 to 69 years in the ERSPC study, the study authors reported that 1055 men would need to be screened to prevent one additional death from prostate cancer during a median follow-up duration of 11 years. Harms included overdiagnosis and harms associated with overtreatment, including false-positive results for the PSA test, infection, bleeding, and pain associated with subsequent biopsy." ;
    les conclusions sont très différentes.
    L’argument principal des opposants au dépistage systématique(dont je suis), si j’ai bien compris, c’est qu’il n’y a pas de bénéfice en terme de mortalité et que le risque d’effets secondaires ou complications est élevé.
    Sommes-nous devant une nouvelle "exception française" ?
    Quoi qu’il en soit, je trouve que le communiqué initial est fidèle au contenu du rapport. Hélas !

  • Comment peut on être surpris de ce qui se passe ?
    1/ C’est l’armée mexicaine : Quatre institutions avec des conseils scientifiques, des directeurs de la communication, etc etc.
    2/ en attendant, toujours pas de document d’information claire pour les personnes sur les dépistages des différents cancers.

  • pendant ce temps là comment refuser la demande de PSA d’un patient qui dit avoir un proche chez qui on a découvert un cancer de la prostate "trop tard" ?
    comment reprendre tout cela en consultation alors que notre métier n’a plus les moyens de défendre le praticien qui exerce en conscience tellement la pression du spécialiste est forte pour prescrire prescrire prescrire contre la peur ...mais la peur de qui ?
    nous le voyons dans l’exemple DIANE la réalité du praticien quant au risque relatif ne tient face à la peur du public et des autorités
    la démagogie en santé ne s’accommode pas de données statistiques actualisées
    La santé c’est autre chose qu’un bien de consommation que l’on peut soumettre au droit et à l’économie
    Comment rester serein quand il s’agit de maladie ,de vie ,de nombre de décès ...
    Ignorer les spécificités d’un système et l’état d’esprit que l’on induit par la "prise en charge"déclarée des problèmes tout en exhibant sans cesse le coût d’un tel système c’est totalement paralysant et démotivant .
    La médecine générale devient une mission impossible ...

  • Ce communiqué coincide avec un éditorial du Lancet "The failure of cancer medicine ?" http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736%2813%2960228-7/fulltext?rss=yes
    A nouveau, nos institutions en charge de la santé font de l’auto-satisfaction et le grand écart. C’est schizophrène
    Cet édito est lié à un commentaire sur un plan d’action "stop cancer now" coordonné par le World Oncology Forum (Lugano 2012). La première action de ce plan en 10 points est : la guerre contre le tabac.

  • extrait :
    "A Troyes, un patient atteint d’un cancer de la prostate a attaqué en justice son médecin généraliste. Cet homme reproche à son médecin de ne pas lui avoir prescrit un dépistage systématique, comme de nombreux spots le préconisent à la télévision. Le procès s’est ouvert aujourd’hui.

    Le patient a peut-être vu à la télévision des spots de prévention conseillant à tous les hommes approchant la soixantaine de parler à leur généraliste du dépistage du cancer de la prostate. Ces spots sont financés par la Société française d’urologie. Il ne faut pas en déduire que ces incitations au dépistage systématique seraient profitables, financièrement, pour les urologues. "On peut cependant se poser la question d’un possible conflit d’intérêt", note le docteur Claude Leicher, président de MG France.

    De plus, la Haute Autorité de Santé (HAS) et l’Institut national du Cancer (INCa), dont les avis font autorité, ne préconisent pas ce dépistage systématique car le bénéfice de ce dépistage n’est pas assurément supérieur au risque. Dans un communiqué, MG France “demande aux autorités en charge de la santé d’établir une règle solide sur un sujet de santé publique qui peut inquiéter les patients concernés mais qui ne saurait supporter la confusion générée par certains groupes de pression ”.

    Le docteur Leicher est inquiet. "Le problème, c’est que les experts qui vont être appelés à la barre seront des urologues et non des médecins de santé publique ou des médecins généralistes. Nous, les généralistes, on est dans une injonction paradoxale. Nous sommes coincés entre les autorités sanitaires qui ne préconisent pas de dépistage systématique et la Société des urologues qui préconise ce dépistage systématique."

    Médecins généralistes et urologues seront très attentifs au jugement du tribunal de Troyes qui devrait être rendu au plus tard le 26 mars 2013."

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