Atoute.org

"La médecine a fait tellement de progrès que plus personne n’est en bonne santé !" *


ARTICLE

Accueil > Médicaments > Les dangers du vaccin contre la grippe ne sont pas ceux que l’on (...)

Les dangers du vaccin contre la grippe ne sont pas ceux que l’on croit

Eventuellement utile chez les vieillards et les grands malades, la vaccination antigrippale systématique chez les moins de 75 ans est une aberration

jeudi 5 octobre 2017, par Dominique Dupagne

Se vacciner tous les ans contre la grippe induit une immunité modeste et éphémère. La maladie grippale apporte au contraire une immunité forte, durable, et étendue à des virus grippaux proches de celui ayant provoqué la maladie. En privant des adultes d’une protection naturelle, la vaccination antigrippale annuelle pourrait avoir des conséquences graves lors de leur grand âge.

L’injection du vaccin contre la grippe saisonnière est-elle dangereuse par elle-même ? Certainement pas. Il ne contient aucun adjuvant et notamment pas d’aluminium. La probabilité pour qu’il déclenche une maladie auto-immune est proche de zéro, contrairement au vaccin contre la grippe pandémique de 2009 (Pandemrix®) qui contenait un adjuvant lipidique, à l’origine de nombreux effets secondaires.

Mais la vaccination annuelle chez des sujets de moins de 75 ans en bonne santé et/ou souffrant d’une affection chronique peu menaçante (comme le diabète de type 2) pourrait exposer à des risques graves qui ne sont pas pris en compte.

Le faible nombre de morts lors de la pandémie grippale de 2009/2010 a trouvé son explication dans l’immunisation naturelle de la population âgée : ayant rencontré un virus proche du virus pandémique A/H1N1 pendant leur jeunesse, les plus de 60 ans possédaient une puissante immunité résiduelle qui "débordait" sur les virus apparentés, et notamment sur le nouveau virus A/H1N1 qui était un "cousin" des virus précédent. Cette immunité contre la grippe élargie aux mutants du virus qui les avait infectés plus jeunes, a été acquise lors de leurs grippes passées qui ont fortement stimulé leur système immunitaire [1]

Les vieux ont été sauvés de la grippe en 2009/2010 par leurs anciennes grippes !

En pratique, les seniors ont été sauvés de la grippe pandémique parce qu’ils avaient déjà eu la grippe et que leur système immunitaire en gardait une forte mémoire, élargie à d’éventuelles variantes du virus qui les avait contaminés.

Ce phénomène de mémoire immunitaire durable et étendue ne suffit pas à éviter tous les décès chez les vieillards et les insuffisants respiratoires ou cardiaques, mais contribue fortement à les limiter.

Que se passe-t-il si l’on se vaccine tous les ans contre la grippe ?

L’immunité conférée par le vaccin antigrippal saisonnier n’a rien à voir avec celle conférée par la grippe elle-même. Cette immunité vaccinale est modeste et éphémère. Modeste car elle ne protège qu’à 50% contre la maladie (la probabilité de contracter la grippe est divisée par 2), et éphémère (6 à 12 mois [2]) car en l’absence d’adjuvant, la stimulation immunitaire est très fugace.

Information officielle sur les vaccins antigrippaux.
(Source : RCP du vaccin antigrippal)

C’est pourquoi les autorités sanitaires recommandent de répéter la vaccination tous les ans, même si les souches virales utilisées sont identiques deux années de suite [3].

Les recommandations officielles de vaccination antigrippale concernent les sujets de plus de 65 ans et les patients atteints d’une maladie chronique. Or, les jeunes retraités et les malades chroniques en bonne santé apparente ne sont quasiment pas concernés par le risque de décès grippal :

Age des patients décédés de la grippe lors de la surveillance de la grippe 2004-2005 sur 22 départements. Source

En vaccinant tous les ans ces populations en bonne santé et peu exposées au décès d’origine grippale, nous les privons de l’opportunité de contracter une grippe qui aurait protégé leurs vieux jours en induisant une immunité puissante et durable.

Le risque d’inefficacité du vaccin antigrippal ne peut être éliminé

Du fait de sa fabrication lancée 6 mois avant l’épidémie, le vaccin grippal n’est pas toujours adapté aux virus qui seront effectivement responsables de l’épidémie. C’est arrivé notamment en 2014/2015 : le virus circulant s’est révélé différent de celui choisi pour le vaccin. Ce problème est inévitable et survient régulièrement.

Or, que se passera-t-il dans quelques années, lorsque la tranche d’âge 80-100 ans aura été vaccinée tous les ans depuis 30 ans, et donc empêchée de développer une forte immunité naturelle contre les virus grippaux ? Si un nouvel échec vaccinal survient, ces vieillards fragiles seront démunis face à l’épidémie. Privés depuis 30 ans de la protection élargie induite par la maladie, et ayant reçu un vaccin inefficace, ils dénués privés de défenses face au virus circulant [4].

Il est probable que la mortalité de ces vieillards sera alors dramatique. Cette éventualité qui n’a rien d’absurde a été totalement négligée par nos autorités sanitaires. Pour éviter cet écueil, il faudrait sans doute réserver la vaccination aux grands vieillards et aux malades en état instable [5].

Un autre argument plaide pour l’utilisation volontairement limitée du vaccin grippal : le meilleur moyen de sélectionner un virus mutant est d’opposer un obstacle au virus "standard". Cela s’appelle de la "pression sélective". Si un grand nombre de français sont vaccinés, cette pression sélective favorisera obligatoirement l’émergence de virus grippaux mutants, résistants aux anticorps induits par le vaccin, suivant un mécanisme comparable dans son principe aux résistances bactériennes induites par les antibiotiques. Étendre la vaccination, c’est menacer l’efficacité du vaccin pour ceux qui en ont vraiment besoin. Nous en avons eu un avant-goût pendant l’épidémie 2016/2017 avec la sélection d’une variante du virus H3N2 asiatique (clade Bolzano), responsable de la majorité des infections, et qui n’était pas présent dans les souches vaccinales. L’irruption imprévue de ce virus, heureusement proche antigéniquement du virus vaccinal, pourrait néanmoins expliquer l’efficacité très modeste du vaccin l’année dernière.

Bref, j’ai l’impression que nos autorités sanitaires jouent aux apprentis sorciers avec leur campagne incitant à une vaccination antigrippale massive.

La seule hypothèse qui donnerait raison aux tenants d’une campagne de vaccination massive serait l’apparition d’une immunité antigrippale étendue et durable induite par une vaccination annuelle. Celle-ci agirait alors comme un rappel régulier et aboutirait après une dizaine d’années à une protection équivalente à celle de la maladie grippale. Il serait intéressant de travailler sur les base de données de l’Assurance-Maladie pour tester cette hypothèse. Le vaccin antigrippal partage avec l’homéopathie le triste privilège de faire partie des médicaments remboursés qui sont les plus utilisés tout en étant les moins étudiés !


[1Broadly cross-reactive antibodies dominate the human B cell response against 2009 pandemic H1N1 influenza virus infection
Jens Wrammert et coll. Journal of Experimental Medicine Jan 2011, jem.20101352 ; DOI : 10.1084/jem.20101352.

[2Le caractère éphémère de la protection vaccinale antigrippale est une notion peu connue mais officielle.

[3Le virus grippal mute régulièrement, et le vaccin de l’hémisphère nord est fabriqué au printemps pour l’hiver suivant, à partir des souches virales actives dans l’hémisphère sud.

[4La violence de l’épidémie grippale de 2014/2015 chez les vieillards, année où le vaccin était inadapté, alimente cette inquiétude. J’ai cherché en vain une information capitale : parmi les décès grippaux, quels était le pourcentage de vieillards vaccinés tous les ans ? Cette donnée serait pourtant très intéressante. La seule information officielle communiquée nous apprend que la moitié des cas d’hospitalisation pour grippe grave concerne des vaccinés, et que les moins de 65 ans représentent également la moitié des hospitalisations. Il est impossible de tirer une relation de cause à effet de cette donnée qui est pourtant troublante : les vaccinés ont donc une probabilité 5 fois supérieure aux non-vaccinés d’être hospitalisés pour une grippe grave (seulement 10% de la population est vaccinée).

[5Le vaccin contre la varicelle a fait l’objet d’un débat de ce type : la varicelle est presque toujours bénigne chez l’enfant, mais peut être grave chez l’adulte. La contagiosité de la varicelle est telle que presque tous les adultes sont immunisés définitivement après avoir contracté la maladie dans l’enfance. Lancer une vaccination contre la varicelle exposerait les sujets non vaccinés ou mal vaccinés à une maladie redoutable à l’âge adulte. C’est la raison pour laquelle le Haut Conseil de la Santé Publique ne recommande pas la généralisation de cette vaccination. Mon raisonnement pour la grippe est identique.

Messages

  • bonjour,
    article intéressant et perturbant ; je suis médecin généraliste et me vaccine depuis mon 1er remplacement il y a 31 ans, pour ne pas subir d’immobilisation non prévue et éviter la diffusion du virus aux patients fragiles. est ce vraiment une bonne idée ; et vous, chers confrères, qu’en pensez vous ?

    • Et bien vous arrêtez la vaccination lors de votre retraite, vous attrapez la grippe dans les années qui suivent, et vous voilà protégée pour vos (très) vieux jours ;-)

    • Cher Atoute,
      tu écris que l’adjuvant lipidique du Pandemrix a provoqué de nombreux effets secondaires.
      Lesquels ? avec quelle fréquence ? Si tu as des réf documentaires, ça me serait très utile.
      A toute
      Dr JM Cohen #jmcoco1

    • Voici http://www.atoute.org/images/2015/effets-indesirables-vaccins-pandemiques-pandemrix.pdf dans les limites du taux de déclaration. Pour la narcolepsie, la référence est dans le texte.

    • Comme Agathe, 32 ans de médecine générale et de vaccin anti grippal chaque automne.
      Donc 32 ans de contact avec des tas de grippés.
      Mais jamais la grippe !
      Il doit quand même marcher un peu, ce vaccin, non ? :)

    • adjuvant squalène sous forme AS03 (environ 10 mg/dose) responsable de maladies auto-immunes (le système immunitaire ne faisant plus la différence entre squalène exogène et l’endogène précurseur de la vit. D) et de 2600 cas de narcolepsies dans 6 pays européens (sous-notifiées) dont 400 en France reconnues par l’ANSM.

    • Bonjour,
      L’efficacité du vaccin est de 50%, c’est à dire qu’en moyenne, on a deux fois moins de "chances" d’avoir la grippe quand on est vacciné. Donc, oui, il marche souvent, je ne l’ai jamais nié.

      Mais il faut aussi savoir que :
      - On fait la grippe A tous les 15 ans en moyenne. Donc un écart de 30 ans entre deux grippes, même chez un non vacciné, n’est pas rare.
      - Certaines personnes n’ont jamais de grippe significative, ils sont génétiquement protégés.

    • allez sur le site de l’institut cochran au canada vous verrez qu’une bonne grippe tous les 20 ans est plus efficace qu’une vaccination aléatoire des patients vous diront qu’ils ne font pas la grippe depuis qu’ils sont vaccinés :posez la question mais avant et avant ils ne la faisaient pas non plus
      comme disait mon grand père un bon grog et au lit si on supporte ne prendre ni paracetamol ni aspirine la fièvre est un moyen de défense

    • 25 ans de medecine generale et jamais vaccinée et jamais la grippe ....

    • Jamais vacciné, jamais eu la grippe malgré des contacts quasi-annuels avec des patients présentant tous les signes de ladite maladie...et me toussant dessus !
      va comprendre !

    • Tout à fait d’accord pour LA Grippe.....HORS ACTIVITÉ PROFESSIONNELLE

    • En fait l’aptitude à contracter une maladie infectieuse ne relève pas seulement de l’agent, elle relève également de l’individu concerné via son patrimoine génétique. N’attrape pas la crève qui est simplement exposé ! Il en faut plus...

    • Testez donc ma methode pour guerir la grippe, pour moi, elle a duré trois heures :
      prendre 2 grammes de vitamine C toutes les demi-heures, puis lorsque la temperature corporelle est redevenue normale, 2 grammes environ 5 fois par jour pendant 2/3 jours pour pallier a toute reprise si des virus ont echappé au traitement initial.
      ps : je ne suis pas un confrere :-)

    • Narcolepsies ! Très invalidantes !

    • je ne suis pas votre consoeur, je suis sage-femme en retraite ,j’ai une maladie de hashimoto,j’ai été contaminée par les malades au cours de l’épidémie de 1968 (hong-kong,1 M de morts ?) et j’ai eu une grippe carabinée , me suis arrêtée pendant mes huit jours de fièvre....j’étais jeune ! j’ai subi une vaccination en 1978 pour protéger patients et famille (mon mari généraliste)....ai dû être hospitalisée pour poussée grave de thyroïdite 3 semaines plus tard !!! Depuis je n’ai jamais eu qu’une ou deux grippettes insignifiantes,zero vaccination ! Je n’ai qu’en m’en féliciter .par contre je surveille étroitement mon taux de vitamine D3 ...c’est tout ! En 50 ans de vaccins anti-grippal ,dans quel état serai-je ,en plus sans anticorps résiduels ?Les années passées je me suis occupée de membres de ma famille vaccinés et malades ,convaincant non ?

    • Michel
      Vacciné le 14 Novembre 2017 le matin à 9h15 ...
      En fin d’après-midi - même jour - fortes douleurs musculaires bras droit ...
      depuis près de 2 mois les douleurs se sont intensifiées les 2 épaules les muscles du fessier et mauvais état général...
      Echographie - Radio- Analyses de Sang - Traitements ... ...
      Merci le vaccin de la grippe

    • Bonsoir, la medecine avance il faut y croire.

  • Lectrice régulière, j’apprécie vos articles clairs et mesurés, mais je n’avais pas encore commenté.

    Jusque là, je ne m’étais jamais fait vaccinée contre la grippe, largement convaincue par les arguments que vous exposez dans vos articles (38 ans en bonne santé et sans problèmes particuliers)

    L’année écoulée m’a fait perdre un peu de mon assurance, j’espère que vous pourrez m’aidez à y voir plus clair :

    Suite à un hématome rétro-placentaire, ma fille est née en urgence à 29 semaines le 23 février dernier,
    elle a eu une MMH bien gérée, mais a attrapée la grippe à 33 semaines compliquée d’un SDRA.

    Traitée sous Tamiflu, et transfusée pour anémie, elle a heureusement guérie et n’a pas eu de complications (pas de dysplasie broncho-pulmonaire notamment) ni de séquelles.

    A part cet épisode très douloureux où nous avons eu peur de la perdre, elle est maintenant en bonne santé malgré sa prématurité et ses antécédents.

    Sa pédiatre insiste pour que nous nous fassions tous vaccinés contre la grippe cette année (nous avons deux autres filles de 12 et 14 ans) et l’a inscrite au protocole du Synagis.

    Je me suis laissée convaincre pour ce dernier après une rhinite le mois dernier où elle était très encombrée (et par le fait que ce n’est pas un vaccin) mais freine des quatre fers pour le vaccin anti-grippal.

    Mon sentiment était que le fait de l’avoir contractée la protégeait, mais je n’avais aucune "preuve" à présenter au médecin, les recherches que j’ai pu faire parlaient toujours de prévention, mais jamais de cas de prémas ayant DEJA eu la grippe.

    Votre article tombe du coup très bien, même s’il traite des personnes âgées, j’ose croire que peut être les bébés réagissent de la même façon :-)

    Je n’ai vraiment pas envie de lui infliger ce vaccin, qui ne m’assure pas une protection totale et pourrait ne servir à rien si mutation, pourquoi surcharger son petit corps ?

    Surtout qu’elle a eu son lot de vaccins même ceux pas obligatoires : infanrix quinta, infanrix hexa, trois prévenar et le bcg.
    Tout cela un peu à mon corps défendant, mais étant moi même encore malade, je n’ai pas eu la force de m’opposer aux médecins.

    Est-ce que ma fille a eu le temps de développer une immunité en contractant la grippe, ou le vaccin est vraiment utile dans son cas ?
    Son père et son grand père ne veulent pas faire le vaccin,est-il utile dans ce cas pour le reste de la famille ?

    Comme vous le voyez je suis un peu perdue, partagée entre ma méfiance envers le vaccin et la peur de la maladie et ses conséquences.

    J’espère que vous pourrez m’éclairer et m’aider dans mon choix.

    PS : désolée pour ce texte long et un peu confus...

    • Bonjour
      Il existe deux familles de virus grippaux humains dangereux : H1N1 et H3N2. Votre fille a attrapé un des deux, mais pas l’autre. Il est clair qu’une grippe chez un grand prématuré resté fragile des bronches peut être préoccupante. Dans la mesure où le vaccin contre la grippe est anodin (pas d’adjuvant) et ne crée aucune surcharge, il est tout à fait logique de l’utiliser dans cette situation. Votre fille aura ensuite la grippe tous les 10 à 20 ans, comme tout le monde, et forgera son immunité naturelle pour ses vieux jours.

      Mon article concerne les personnes en bonne santé et non les vieillards très fragiles ou les malades à risque, dont un grand prématuré ayant eu des problèmes respiratoires fait partie.

      J’ajoute au passage que certaines situations particulières peuvent justifier le vaccin chez des personnes en bonne santé : soignants ou aidants au contact de malades fragiles, personnes "clé" ne pouvant se permettre de passer une semaine au lit tous les dix ans par exemple.

    • Bonjour,

      Merci pour votre réponse, il me semble que c’était le h1n1 mais je n’en suis pas certaine.
      Je ne savais pas pour l’absence d’adjuvant, je l’ai appris dans votre article.
      Ca m’avait rassuré mais je voulais préciser mon cas qui est assez rare je crois en tous cas à cet âge, et les médecins que je côtoie restent assez évasifs, surtout si vous avez le malheur de commencer votre phrase par "j’ai lu un article sur internet" :-)

      Effectivement, on a tendance à oublier le personnel médical qui du coup est obligé de se vacciner malgré les craintes et les polémiques.
      D’ailleurs le vaccin saisonnier est déjà disponible pour eux, j’ai aperçu l’affiche en allant chercher le synagis à la pharmacie de l’hôpital.

      Ca me fait penser : la pédiatre m’a dit d’acheter le vaccin dès qu’ils en parleront aux infos, mais il me semble que ce n’est pas encore fait, me confirmez-vous ?
      Mon père a pourtant reçu le bon de la sécu cette semaine, c’est vrai que nous sommes déjà fin octobre.

    • bonjour a tous
      le meilleur compromis contre la grippe est le vaccin homéopathique
      "influenzinum 9 ch 1dose par semaine pendant 1 mois et ensuite 1 dose par mois d’octobre a mars"
      pas d’effets secondaires,importante efficacité,et si la grippe sruvient par modification du virus,elle est moins importante.
      je fais cela depuis quelques années sans problèmes.

    • mais en ne prenant rien cela ne serait surement pas pire

    • Placebo ???je veux juste vous demander si vous avez déjà suivi un traitement homéopathique pour tirer des conclusions. Mes enfants âgés maintenant de 24 et23 ans ont été par un Homeopathe . J ai découvert l homéopathie suite des rhino-pharyngites à répétition de ma fille âgée à l ’époque 2ans. Les traitements antibiotiques , puis LA pédiatre m a annoncé qu elle était allergique à la moquette et qu il fallait refaire la maison entière.
      Sur les conseils de ma collègue, de consulter son Homeopathe, qui suit ses enfants.
      Depuis , mes enfants ont été traités par l homéopathie et sont en très bonne santé. Ils n ont jamais depuis pris aucun Antibiotique.
      0n soigne les animaux et les bébés , expliquez-moi l ’effet placebo. C est juste que cela nuit à l industrie pharmaceutique.

    • @claire

      J’ai suivi le lien du nhrmc, parce que les autres.... comment dire, j’ai bien un lien picsou magazine, mais je ne sais pas ce qu’il vaut.

      Ce lien ne dit pas que cela ne marche pas, il explique qu’ils n’ont pas trouvé dans les études qu’ils ont lues (combien ? par qui ? lesquelles ?) une étude sérieuse montrant une efficacité, car les études étaient de mauvaise qualité.... (pas comme l’étude sur le levothyrox qui était sérieuse et bien faite) mais

      "for the remaining health conditions it was not possible to make any conclusion about whether homeopathy was effective or not, because there was not enough evidence."

      En clair ils ne disent pas que cela marche pas, mais qu’il n’y a pas assez de preuves.

      Je vous fiche mon billet que si on prenait au hasard des études sur les médicaments, en enlevant le nom du médoc ou la molécule concernée (pour anonymiser) et que l’on mélangeait études pour allopathie et études pour homéopathie et que l’on cachait les noms des chercheurs, et qu’on le donnait à des rewiers nous aurions pas mal de surprises.

      près de la moitié des études bio-médicales seraient fausses.

      http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/la-moitie-des-etudes-biomedicales-169181

      Ainsi cela laisse dubitatif sur les revues d’études choisies..... en science, on ne cherche que ce que l’on trouve.

    • Non, pas au regard des données scientifiques.
      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28341159
      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17285788

      Ne présentez pas l’homéopathie comme un compromis ou une alternative à des traitements basés sur des données scientifiques robustes, et dont le praticien mesure la balance bénéfice risque au cas par cas.

      Comme pro de santé je fais le choix de me vacciner pour rester efficace lors de l’épidémie et pour éviter d’être un porteur potentiel.

    • c’est un médicament homéopathique ; ce n’est pas un vaccin.

    • " médicament homéopathique" = oxymore.

    • Au moins, lui, il ne tue pas. ce que l’on ne peut pas dire des vrais médicament allopathique (et des médecins qui les prescrivent)

    • retournez dans le passé et ne prenez pas vos doses d’influenzinum , vous aurez peut etre la surprise d’avoir le meme résultat

  • Environ 70% des décès attribuables à la grippe surviennent chez des personnes de 75 ans et, le critère de jugement pertinent doit donc être le nombre d’années de vie en bonne santé sauvées ...
    Aussi, Dominique, bravo une fois de plus, pour cet article court, clair et devastateur. Mais pas d’accord avec la conclusion (nos autorités sanitaires jouent aux apprentis sorciers avec leur campagne incitant à une vaccination antigrippale massive). Il n’y a que 2 hypothèses, incompétence ou collusion avec l’industrie de la santé (ce qui inclus de nombreux médecins et pas seulement les industriels), elle ne sont pas exclusive l’une de l’autre. Pour ce dernier point on en a bien l’exemple avce la double dose de vaccin de Bachelot plus le tamiflu en tête des gondoles des pharmacie en pleine épidémie de virus respiratoire syncytial ...(voir http://www.bmj.com/content/345/bmj.e7689/rr/615611 ) Il y a aussi la campagne octobre rose. On est une fois de plus dans la désiformation au lieu de la décision partagée avec consentement informé.
    Il n’y a pas d’essai randomisé controlé montrant que la vaccination a un effet benefique sur le critère clinique le plus important, la mortalité. Il y a une centaine d’études, des essais sur des critères biologiques, ou des études observationnelles de mauvaise qualité. Les revues générales, type Cochrane sont négatives. Pourquoi les partisans de la vaccination ne font pas d’essais controlés randomisés comme tout le monde ? Cela permettrait d’augmenter significativement la couverture vaccinale, qui reste très faible malgré le battage médiatique et la gratuité ...

    • Bonjour Alain,
      Oui, je suis peut-être naïf. Il est possible que les virologues de l’INVS sachent tout cela et mentent sciemment. Mais vraiment, je n’y crois pas.

      J’y vois du dogmatisme et de l’aveuglement. A force tenter de convaincre le public, ils finissent pas croire ce qu’ils assènent tous les ans. Un peu comme ces menteurs qui finissent, à force de se répéter, à croire en toute bonne foi à leurs histoires fictives.

      Cela relève plus de la psychologie que du machiavélisme. J’ai entendu Roselyne Bachelot parler "d’éradiquer la grippe". Bruno Lina disait dans le Quotidien du médecin de ce matin un truc incroyable : « on a pu calculer l’efficacité du vaccin grippal pour 2014-2015 : elle était de 14 % pour le H3N2, de 54,4 % pour le A H1N1 et de 47,8 % pour le vaccin B. Malgré ce déficit d’efficacité très fort, je maintiens que la vaccination présentait une protection suffisance »
      http://www.atoute.org/images/2015/q...

      Il avait dit en 2009, quand on l’interrogeait sur l’influence inconsciente de ses conflits d’intérêts : "je ne crois pas en l’inconscient". Superbe !

  • Bravo pour cet article
    Je viens de lire un tract de l’assurance maladie : "le vaccin réduit le risque de décès de 35 % en moyenne chez les 65 ans et plus". Si ce n’est pas de la propagande, vous me direz ce que c’est. Je partage l’avis d’Alain Braillon sur l’absence de preuve d’efficacité clinique++ du vaccin après 65 ans.
    Si on veut convaincre de vacciner et de se faire vacciner, c’est tout simple : 1 essai clinique randomisé contre placebo bien conduit, sur 3 ans par exemple. A mon avis cela ne couterait pas plus cher que le stock de vaccins H1N1 ! Le risque ? Ne pas montrer d’efficacité...aie aie
    Il est temps que les citoyens se lèvent pour demander cet essai ++

    Rémy Boussageon

    • Oui, ce genre de chiffre (faux) est insupportable. Si j’étais aussi malhonnête que l’Assurance maladie, j’écrirais que la vaccination multiplie par 5 le risque d’hospitalisation pour grippe grave (cfs note 3 de l’article). Ce chiffre est vrai, mals la relation de cause à effet fausse.

  • Dr Jean-Claude GHALEB, le 22 octobre 2005
    A : Monsieur Xavier Bertrand Ministre de la Santé et des Solidarités. 8, avenue de Ségur 75007 PARIS
    OBJET : Traitement non-médicamenteux des grippes et autres infections bronchiques virales
    Monsieur le Ministre,
    La thermothérapie externe pourrait s’avérer un apport significatif dans le dispositif de lutte contre la grippe, voire plus si une pandémie de grippe aviaire était à survenir dans les prochaines années
    Il est établi que les virus à enveloppe (tels CoV-SRAS et virus grippaux) sont sensibles à une température élevée. Des publications scientifiques ont fait part de l’incapacité de certains virus enveloppés (dont influenza) à se répliquer dans des cultures cellulaires, une fois exposés à une température de 41° pendant moins d’une heure
    Des essais cliniques contrôlés randomisés ont fait état de l’efficacité de la thermothérapie par inhalation d’air chauffé à 45°C dans le rhume ordinaire, provoqué généralement par un virus enveloppé
    Il paraît raisonnable de penser qu’une population virale, notamment en phase de multiplication « explosive » dans un organisme, soit affectée dans sa croissance quand exposée à un stress thermique important
    La conséquence de cette atténuation serait une diminution de la virulence chez la personne traitée (par diminution de la destruction cellulaire), ainsi que de la contagiosité (par diminution de la densité virale dans les expectorations)
    Les limites des médicaments antiviraux actuels (efficacité aléatoire et sujette à l’apparition de résistances, effets secondaires) laissent un peu de champ à des alternatives ou des compléments
    En avril 2003, j’avais déjà proposé (notamment à la DGS) que soit tentée la thermothérapie par sauna dans le cadre du SRAS, dont la propagation fut finalement contenue par les mesures de confinement (et non par les médicaments)
    Cette proposition avait pour origine une expérience empirique personnelle (sur des syndromes pouvant être dus à un virus grippal) puis une élaboration rationnelle fondée sur des résultats publiés dans la presse scientifique et médicale
    Un contact trans-cutané et trans-bronchique étroit (de l’ordre du millimètre) pendant 40 minutes entre le sang circulant et un air ambiant à 70-90°C provoque un gradient thermique localement important, alors que la température centrale reste constante. Cela induit d’intenses flux caloriques et un stress thermique important pour les particules virales. Une modification de la structure spatiale de protéines de l’enveloppe altérerait alors le cycle de réplication du virus
    En ambiance surchauffée, l’augmentation du débit sanguin et sa redistribution vers la peau favorise les échanges thermiques avec l’air ambiant. Par ailleurs, l’air inspiré reste plus chaud que 45°C jusqu’à une profondeur importante dans l’arbre bronchique
    L’innocuité de la pratique du sauna est bien établie, sauf rares contre-indications. Il est parfois conseillé de ne pas pratiquer de sauna en cas de syndrome bronchique, car la chaleur « augmenterait l’inflammation », mais ce conseil ne repose à ma connaissance sur aucune base scientifique
    Après l’extinction de l’épidémie de SRAS, j’ai proposé la réalisation d’essais cliniques contrôlés pour évaluer l’efficacité (contre la grippe saisonnière) du traitement par sauna dans les 36 heures suivant l’apparition des symptômes
    Malgré l’intérêt scientifique marqué des nombreux spécialistes consultés, l’absence d’intérêt économique sous-jacent d’acteurs industriels rendait le financement de tels essais difficile à trouver (sauf à aller quérir un subside des marchands de sauna, ce à quoi je me refuse) Il serait dommageable pour la Santé Publique que seules les recherches sous-tendues par des intérêts économiques privés puissent être financées
    Sur les centaines de millions d’Euros de crédits publics dédiés à la préparation à une éventuelle pandémie, il semble possible de trouver environ 150’000 Euros pour faire réaliser des essais sur un modèle animal de la grippe saisonnière ou mieux 800’000 Euros pour un essai clinique multicentrique, randomisé et contrôlé, à l’occasion de l’épidémie de grippe saisonnière qui débute
    Il sera difficile de trouver un modèle animal pouvant se prêter à ce genre de traitement ; ni le furet (modèle de la grippe humaine) ni les volailles ne peuvent supporter une ambiance à plus de 30°C
    En l’absence de modèle animal, un essai clinique chez des volontaires suspects de grippe saisonnière est à mon sens très défendable éthiquement, vu le risque minime du traitement au vu de la gravité de la menace d’une pandémie pour la santé humaine
    L’établissement avec des professionnels de protocoles expérimentaux pour fixer les « End-Point » cliniques et biologiques à tester permettra une évaluation plus précise du coût d’un essai contrôlé
    On pourrait comparer en première approche le rapport bénéfice / risque de ce traitement à celui par un médicament antiviral réputé actif sur la souche causale
    Je céderais volontiers à toute équipe de recherche clinique motivée les résultats de mes recherches bibliographiques de 2003 actualisées (une centaine d’articles scientifiques), ainsi que mes réflexions sur l’élaboration rationnelle de ce concept
    Ma demande est d’être rapidement mis en contact avec un groupe d’experts mandaté pour évaluer (sans a priori) l’opportunité de passer du concept à la réalisation. Si les dits experts considèrent la chose faisable, un appel à candidatures pourrait ensuite être lancé auprès des centres de recherche compétents en la matière, en France et/ou en Europe
    A défaut d’intérêt ou de réponse des autorités Françaises dans un délai raisonnable, il reste possible qu’un pays sans industrie pharmaceutique puisse être intéressé. Une telle technique de traitement serait d’ailleurs très adéquate dans des pays qui n’ont pas nos moyens financiers et sanitaires
    Enfin, dans le cas où cette technique de traitement devait s’avérer inefficace ou trop risquée, il est préférable de le savoir avant que, dans un contexte de panique pandémique, elle soit tentée de manière incontrôlée
    Prêt à toute forme de participation, je ne souhaite pour moi-même aucune rémunération
    Dans l’attente, veuillez croire, Monsieur le Ministre, en ma respectueuse considération
    Dr Jean-Claude GHALEB

    • Ne serait il pas plus simple d utiliser nos bon vieux inhalateurs pour un résultat identique ?
      et ne faut il pas revenir aux couvertures en cas de grippe ?

      Nimbus

  • (écrit le 19/10 pour le liste de diffusion « Santé Publique », mais, mystère impossible de publier ...)

    Bonjour Dominique,

    Tu nous demandes ce que l’on pense de ton article qui commence ainsi :

    « Les dangers du vaccin contre la grippe ne sont pas ceux que l’on croit. Éventuellement utile chez les vieillards et les grands malades, la vaccination antigrippale systématique chez les moins de 75 ans est une aberration.
    Se vacciner tous les ans contre la grippe induit une immunité modeste et éphémère. La maladie grippale apporte au contraire une immunité forte, durable, et étendue à des virus grippaux proches de celui ayant provoqué la maladie. En privant des adultes d’une protection naturelle, la vaccination antigrippale annuelle pourrait avoir des conséquences graves lors de leur grand âge »

    « Les dangers du vaccin contre la grippe » : il s’agit du vaccin (je parle uniquement du vaccin inerte trivalent, pas du vaccin vivant utilisé en Amérique du Nord) dont le niveau de sécurité est à la fois un des mieux évalués, et certainement le plus important des vaccins recommandés. (rapport bénéfice/risque)

    « Éventuellement utile chez les vieillards et les grands malades » : certes, ce n’est pas parce que tout le monde dit quelle que chose que l’affirmation est vraie ; mais il faut sacrément chercher pour trouvez des agences d’État, des revues médicales, des avis de spécialistes en Santé publique et/ou en infectieux reconnus pour leurs compétences et aux liens d’intérêts soft, pour affirmer que le vaccin contre la grippe est « éventuellement » utile chez les vieillards !

    « la vaccination antigrippale systématique chez les moins de 75 ans est une aberration » : à partir de là, je pense que 80 % des professionnels, qui s’intéresse à la question de façon un peu pointue, et qui pourraient passer quelques heures à référencer dans une réponse des arguments contradictoires en réponse, ne lisent pas plus loin ton article.

    Sans allez plus loin, j’ajoute quelques brefs commentaires :

    En France (contrairement aux USA), la recommandation concerne les + des 65 ans, les porteurs de certaines pathologies chroniques, les professionnels de santé et quelques autres cibles, pas « les moins de 75 ans »

    La création d’une nouvelle « référence immunitaire » est de plus en plus difficile chez la personne dite âgée en raison de l’immunosénescence (par exemple, le manque de cellule T), et cela commence dés 50/60 ans, et, cela concerne l’immunité naturelle comme l’immunité vaccinale. Autrement dit à partir d’un certain âge, c’est difficile de créer une immunité naturelle ou vaccinale, mais l’immunité vaccinale (pour la grippe) est ciblée elle sur un risque particulier chaque année, certes sur un « pari épidémiologique » de l’OMS, qui peut être de temps en temps mis en défaut.

    Je ne connais pas le niveau de preuve sur le fait que l’immunité induite chez les jeunes par le virus de la grippe soit durable et solide.

    Je n’ai pas personnellement lu les articles et les « data », mais je crois me souvenir que l’on attribut à la vaccination grippe une division par 10 de la mortalité en 40 ans (sûrement très compliqué à prouver donc ce n’est pas forcement un argument déterminant)

    Le vaccin contre la grippe est d’efficacité médiocre (40 % chez les plus de 65 ans) certes, mais je ne connais pas beaucoup d’action de santé publique permettant d’économiser 3000 à 4000 DC par an pour la France pour un coût modeste (rapport coût/efficacité).

    Je pense que c’est un très mauvais article.

    Confraternellement

    Didier Seyler

    PS le 1/11/2015

    J’ai lu ce jour les commentaires de ton article sur ton site. Il n’y a aucun avis contradictoire et que des « bravos » Dominique.
    Sympathique certes, légitime et normale même, s’agissant d’une discussion de comptoir de café pour laquelle chacun peut donner son avis. Cela donne quelques affirmations que je reprendrais certainement dans mon bêtisier personnel sur les représentations en matière de vaccination.

    Je dois avouer également que ta phrase « Il est possible que les virologues de l’INVS sachent tout cela et mentent sciemment. Mais vraiment, je n’y crois pas. J’y vois du dogmatisme et de l’aveuglement. » m’a fait hurler de rire !
    Personnellement, je pense qu’il est possible que tu ne soit pas « anti-vaccination », mais je peux me tromper, et que tu crois sincèrement que l’excès de décès constaté (depuis des années) lors des épidémies de grippe dans les pays où on est capable de faire de l’épidémiologie autrement qu’au « doigt mouillé », est la conséquence du froid, des accidents, des suicides, des erreurs de calcul, des manipulations des fabricants de vaccins, bref d’un tas de raisons, mais certainement pas de la grippe comme facteur déclenchant puisqu’il n’y a pas de preuves biologiques directes, celles-ci ne démontrant que 200 décès en moyenne annuelle pour la France. A chacun ses croyances ...

    Il me semble que chacun devrait réfléchir à ce qui fait la différence entre une recommandation d’État dans les pays types Europe de l’Ouest ou Amérique du Nord, et les recommandations autres, qu’elles viennent de sociétés savantes de docteurs voir de professeurs, de revues, d’associations de malades, d’industriels, de journalistes, ou d’experts autoproclamés. Et plus précisément d’analyser les différences selon trois critères : quels sont les objectifs de la recommandation ? Quelles sont les méthodes d’élaborations de la recommandation ? Quel est le budget réel consacré à l’élaboration de la recommandation ?

    Personnellement, je continue à me vacciner chaque année en tant que médecin, et je relais la recommandation de notre calendrier vaccinal, a peu prêt identique aux calendriers des autres pays européens. Je recommande aux professionnels de lire les avis et surtout les rapports du Haut Conseil de la santé publique sur le sujet, librement accessible sur internet.

    Il n’y est pas contesté que l’efficacité du vaccin trivalent est médiocre, notamment chez les plus de 65 ans. Les vaccins vivants, certains déjà utilisés en Amérique du Nord changeront-ils la donne ?

    Il n’y est pas contesté que le niveau de preuve de cette efficacité est faible pour certains items, et qu’effectivement, une véritable étude prospective serait fort utile. J’aime rappeler que nous n’avons aucune preuve au sens « actuel » sur l’efficacité du vaccin contre le tétanos ou contre la fièvre jaune, et cela n’est pas une raison suffisante pour proposer de ne plus faire ces vaccins !

    Il n’y est pas contesté que nous n’avons pratiquement rien sur l’efficacité pour les patients de la vaccination des professionnels de santé, en dehors de la déstabilisation des équipes médicales frappées par la grippe qui désorganise de façon majeure le système de soins certaines années.

    Malgré toutes ces incertitudes, l’intérêt de vacciner les plus de 65 ans et les personnes à risques, se fondent sur des rapports bénéfice/risque et coût/efficacité favorables … dans l’état actuel de nos connaissances.
    DS

    • Bonjour Didier,

      Si je comprends bien, tu n’as pas tout lu. C’était pourtant court, c’est dommage.

      Je parle "d’Eglise de vaccinologie" , car beaucoup de défenseurs du vaccin antigrippal sont comme toi dans la croyance plus que dans la science :

      Je n’ai pas personnellement lu les articles et les « data », mais je crois me souvenir que l’on attribut à la vaccination grippe une division par 10 de la mortalité en 40 ans

      Il se trouve que j’ai lu les articles et des "datas" et aucune ne montre une diminution de la mortalité grippale liée à la vaccination, sauf chez les grands vieillards en EHPAD (indication qui me semble correcte pour ce vaccin, avec peut être celle des soignants à leur contact). Tu auras plus de détails ici http://www.atoute.org/n/Grippe-saisonniere-7000-morts-d.html avec un point sur les milliers de morts imaginaires de la grippe.

      La publication la plus intéressante sur le sujet est sans doute celle-ci http://ajph.aphapublications.org/doi/abs/10.2105/AJPH.2007.119933 L’auteur y explique notamment que la diminution drastique de la mortalité grippale est survenue avant la vaccination.

      Pour ce qui est de l’immunisation puissante apportée par la maladie contrairement au vaccin, la référence est dans le billet.

    • Cher Dominique,

      Si si, j’ai lu tout tout papier.

      Et j’observe que pour me « cléricaliser », tu ne cites pas toute la phrase : « sûrement très compliqué à prouver donc ce n’est pas forcement un argument déterminant ». (C’est d’ailleurs pour cela que je ne me suis pas avalé toute la littérature, qui ne se résume pas au papier de l’INED ! Sur ce point précis, je n’ai pas d’opinion « scientifique », je ne sais pas.)

      Mais j’imagine que c’est de l’humour dans le genre de l’hôpital que se fiche de l’infirmerie en matière de croyance et de dogme ...

      Pour ma part, je lis systématiquement les avis des agences d’États de "grands" pays occidentaux , et j’essaie de lire les avis divergents (articles, livres, blog), ce qui est parfois difficile pour différencier les faits de la "rhétorique" consistant à présenter et à rassembler des données validant une opinion/conviction préétablie.

      Peut-être que toi tu fais le contraire ? ( :

      Je suis aussi très attentif à la lecture de la revue Prescrire (depuis 1986 !) et je lis plus ou moins l’excellent travail de la Cochrane collaboration sur les sujets de soins de santé primaire.

      J’espère ne pas déclencher une guerre de religion en t’avouant que Atout ne fait pas partie de mes références en matière de formation médicale continue ou de lecture régulière. ( :

      Plus sérieusement, dans la grippe et le vaccin, je pense qu’une des questions centrales est de savoir combien de décès sont attribués chaque année à la grippe (en France) ? 200 ? 2000 ? 5000 ? 10000 (9000 dit l’InVs) ?
      Si la réalité est de 200 décès annuels, l’autre question importante sur l’efficacité, l’utilité et la sécurité du vaccin trivalent n’a pas de sens.
      Si la réalité est de 9000 décès + 2000 décès évités par l’actuelle vaccination, malgré la faible couverture vaccinale et la faible efficacité du vaccin, alors la question des rapports B/R et C/E se pose de façon majeure...

      C’est bien là qu’il y a une divergence et dire que tu « penses » et que je « crois » ne fait pas avancer le schmilblick.

      Sur le vaccin et concernant les deux méta-analyses de la Cochrane collaboration sur le sujet, celle de 2010 qui portait sur l’efficacité & la tolérance de la vaccination chez + 65 ans , et celle de 2013 qui portait sur l’efficacité de la vaccination des soignants pour les résidents en institution + 60 ans, il me parait important de souligner qu’ "on ne peut pas conclure" (+ souhait de faire une étude prospective), ne signifie pas "on a la preuve que le vaccin n’est pas efficace". Conclusions prévisibles à partir du moment ou l’analyse de la littérature ne retient que 2 et 3 publications sur les 2000 articles sélectionnés initialement. Et le nombre de papiers retenus montre bien la difficulté et le faible niveau de preuve dont je parlais.

      Maintenant, la question que tu peux te poser c’est pourquoi, n’y a-t-il pas de contradicteur réellement expert (ce que je ne suis pas) pour te contredire avec une référence à chaque phrase ou à chaque affirmation, ce qui constituerait un travail nécessitant beaucoup plus de temps ? Je te renvoie au début de mon premier commentaire …

      Confraternellement
      Didier Seyler

    • Le vaccin contre la grippe est un médicament. Il a été largement diffusé sans passer par l’étape habituelle de l’évaluation contre placebo. C’est vraiment dommage car c’est trop tard maintenant.

      Nons n’avons en effet aucune preuve de l’efficacité de ce vaccin hors EHPAD. Actuellement, ce n’est pas aux détracteurs d’un médicament de montrer qu’il ne fonctionne pas, mais à ses partisans ou fabricants de démontrer son efficacité.

    • Chiche ! On interdit tout les médicaments quotidiennement utilisés qui n’ont pas établi la preuve de leurs efficacités ou de leur innocuité dans un essai contre placebo !
      L’Assurance maladie deviendrait excédentaire ; on pourrait enfin financer, le risque dépendance, les prosthèses (yeux/dents/oreilles) ! Mais le responsable politique qui signerait le déremboursement ou le retrait d’AMM immédiat de l’impressionnante liste ad hoc (dont l’homéopathie), je ne pense pas qu’il soit né.

      Le vaccin trivalent contre la grippe sans adjuvant existe depuis les années 70, à un moment où les essais prospectifs contre placebo n’étaient pas le « gold standard ». Et non, il n’est pas trop tard, du moins pour tester l’efficacité sur des adultes en bonne santé (chez les + de 65 ans, je ne sais pas s’il y aurait formellement un problème d’éthique … pour ceux qui pense que le vaccin est efficace !). C’est ce que propose notamment la Cochrane collaboration. D’après l’InVs, la vaccination en France permettrait d’éviter 2000 décès ; pas sur qu’ils ne soient qu’en EHPAD.

      Maintenant, l’exercice de la médecine et la prescription de médicaments, doivent-ils entièrement et exclusivement se fonder sur de la « science dure » ; les recommandations « d’États » doivent-elles être uniquement fondées sur des preuves irréfutables ? L’EBM est-elle un outil au service de la médecine ou une finalité ? Les conflits d’intérêts se résument-ils aux conflits de fric ? Vaste débat …

      Tu vas finir par me prendre en grippe.

    • Sans aller jusqu’à les interdire, on pourrait se contenter de ne pas faire de campagne nationale pour assurer leur promotion auprès du public. Les essais contrôlés auraient pu être organisés avant de lancer la généralisation de cette vaccination chez les seniors.

      J’en ai parlé hier à la Tête au Carré, l’émission scientifique de France-Inter, qui était dédiée à la vaccination http://www.franceinter.fr/emission-la-tete-au-carre-vaccins-et-vaccination-piqure-de-rappel

      L’autre participant était David Klatzmann, et le débat était plutôt de bonne tenue.

    • concernant les chiffres

      un truc rigolo : comme tous les médecins j’ai reçu mon bon de prise en charge du vaccin 16/17
      avec une feuille en commentaire
      sur laquelle je crois lire pour 2015 : 167 décès

      contre 18 300 affiché de surmortalité sur l’hiver dernier

      PS : je me vaccine -)

    • permettez-moi de vous signaler qu’en EHPAH durant les 3 années passées le nombre de décès des personnes très âgées contaminées par le virus grippal été extrêmement élevé ! L’explication serait simple,effectivement la vaccination ne fonctionne pas faute de "répondant" du système immunitaire ....ce qui a été traduit dans certains journaux part :"il n’y apas eu de réponse favorable des familles des malades des EPAHD à la proposition de vaccination + qqes cachotteries ci et là !

  • merci de poser clairement cette question, qui me tracasse depuis des années. A vouloir bien faire à cours terme n’implique pas l’absence de réflexion sur les conséquences possibles et probable sur le long terme. tout ça devrait être pris en compte et étudié sérieusement par des études appropriées (financées par qui ?).

  • Même si mon cas particulier ne constitue pas une preuve statistique il confirme les données de cet article. J’ai 69 ans JE NE ME SUIS JAMAIS VACCINE CONTRE LA GRIPPE J’ai été atteint lorsque j’étais en 6è par le virus H1N1 de la grippe dite asiatique qui m’a fait manquer la classe durant 15 jours. Depuis cette époque je traverse toutes les épidémies sans problème ayant bénéficié d’une protection initiale probablement importante acquise lors de cette première infection et qui a sans doute été renforcée par tous les virus grippaux dont j’ai pu être "porteur" sain pendant plus d’un demi siècle... Je crois a cette immunité naturelle acquise Le vaccin qui apporte une protection éphémère à court terme je le réserve a ceux qui ont des facteurs de risque (BPCO, insuffisance cardiaque, asthme ,déficits immunitaires de causes diverses dont la dénutrition etc... ) les autres patients se défendent eux même et "se vaccinent entre eux"...

  • Bonjour,

    Est que pensez-vous du vaccin anti-grippal homéopathique ?

    INFLUENZINUM 9CH 1 dose par semaine pdt 1 mois et 1 dose par mois pdt 4/5mois.

    SERUM DE YERSIN 1 dose tous les mois.

    C’est ma méthode de vaccin depuis des années et je n’ai jamais été victime de la grippe.

    Espèrons que ça continue.

    Bien chaleureusement.

    Orchydée369

    • Bonjour
      Je pense qu’il faut de tout pour faire un monde. Ce mélange vous a réussi. Tant mieux.

    • Bonjour,
      Depuis 40 ans, mon épouse et moi-même, nous nous soignons par homéopathie, médecine merveilleuse, sans aucun effet secondaire.

      Ce soin homéopathique anti-grippe est efficace et on n’a pas vu de grippe chez les patients utilisant cette méthode.
      Par contre, le vaccin anti-grippe rend malade.
      Il y a deux ans, la grippe était rare. Dans notre entourage, la seule personne qui a eu la grippe est celle qui s’est fait vaccinée !
      Elle est allé voir son médecin qui lui a prescrit ..... des antibiotiques ! C’est automatique !
      Naturellement aucun résultat.
      Retour huit jours après chez le médecin : cet antibiotique n’est pas le bon, je vais vous en donner un autre.
      Huit jours après retour, toujours malade. Prescription : cortisone.
      Elle a mis des mois à s’en remettre.

      Ceux qui se soignent par homéopathie sont considérés par la médecine officielle chimique comme des "demeurés", avec des effets placebos.

      Effets placebos si vous voulez, mais surtout en bonne santé sans effets secondaires ....
      C’est pour cela que l’homéopathie est la médecine des femmes enceintes, des bébés, des enfants et des séniors.

      Aucun vaccin, pas de médicaments chimiques avec leurs effets secondaires, une bonne santé, avoir fêté nos noces de diamants l’an dernier, vive la Vie et que cela continue encore longtemps comme cela à plus de quatre vingts ans....

      Prenez votre santé en main, c’est la vôtre, elle est capitale pour vous.
      Cordialement.

    • "il faut de tout pour faire un monde"
      Pas nécessairement.

    • "Depuis 40 ans, mon épouse et moi-même, nous nous soignons par homéopathie"

      Il est impressionnant de voir comment les "arguments" des pro- homéopathie se limitent toujours à leurs expériences personnelles, et qu’ils n’arrivent pas à comprendre que celles-ci ne prouvent strictement rien.

    • c’est vrai, pas nécessairement.

      Que penser de médecins qui prescrivaient du médiator comme coupe faim ou de la dépakine aux femmes enceintes, ou du viox, ou de l’hormone de croissance, ou des transfusions de produits non chauffés.

      Ah je parle même pas de ceux qui pensent que le dépistage systématique du cancer du sein en population générale à partir de 40 ans, mutilant leurs patientes est une chance pour nos femmes, j’évite de parler des épisiotomies de facilité et des césariennes histoire de facturer un acte chirurgical.

      Vous avez raison, pas nécessairement, il faudrait faire un grand ménage dans la profession.

    • J’ai lu votre "tweet" que vous êtes pour supprimer l’enseignement de l’homéopathie en fac de médecine !sous prétexte qu’il n’y a aucune science, aucune étude etc... Pourtant ça guérit quoique vous en disiez, pas tout certes mais pour ce qui est de l’enseignement c’est quand même curieux qu’en France on veuille ne pas enseigner l’Homéopathie en fac de médecine. Les Sud Américains seraient ils plus stupides que nous, car apparemment là-bas l’ homéopathie a plus de succès que chez nous, voir ce lien d’articles et je pourrais vous en donner d’autres, mais cela alourdirait le débat :
      Thieme E-Journals – Homeopathy / Abstract
      https://www.thieme-connect.com/products/ejournals/abstract/10.1055/…
      Je ne suis pas abonné "twitter", ça me gonfle mais je suis vos "tweets" parfois de bon sens d’autres très parti pris alors pousez un peu votre curiosité jusqu’à lire au moins cet publication.

    • Bonjour,
      Votre lien ne marche pas. Oui, l’homéopathie marche, car c’est une bonne magie, mais pas un science. Et la magie n’a pas sa place à l’Université.

  • Etre vacciné empêche t-il de se faire des anticorps quand on rencontre le virus ? Je crois comprendre que l’on en fabrique quand même ? Est-il plus efficace de rencontrer par hasard le vrai virus, qu’un simulacre sur rendez-vous ?

    • Bonjour,
      Oui, le fait d’être vacciné empêche une infection "profonde" qui seule confère une immunité forte et durable.

      Pour reprendre votre comparaison, pour se méfier d’un violeur, il est plus "efficace" de s’être fait agresser que d’avoir vu sa photo.

    • Et à contrario, pour ceux qui ne se font pas vacciner et qui ont la chance de décéder, ben ils ont le grand avantage de ne plus jamais avoir la grippe.

    • la comparaison / violeur est déplacée et surtout fausse quand on connait les mécanismes du traumatisme psychologique ...

    • Pour reprendre votre comparaison, pour se méfier d’un violeur, il est plus "efficace" de s’être fait agresser que d’avoir vu sa photo.

      bravo pour cette comparaison de bon goût :-o
      efficace que voulez vous dire dans cette occasion, le viol... vous savez qu’on n’y développe pas d’anticorps ?

      sinon intéressée par vos(autres ) propos

  • Bonjour
    Merci pour cet article et les réponses qui ont suivi.
    Je voudrais ajouter que notre capacité à nous défendre contre la grippe ne repose pas uniquement sur des facteurs endogènes : stimulation de l’immunité humorale, apparition dans un certain délai et pour une certaine durée d’anticorps efficaces. Des facteurs exogènes influent sur le pronostic de la maladie et cela est connu (cf le cas de la tuberculose). Ils rendent difficile l’interprétation des études sur l’intérêt de la vaccination. Ils interviennent dans le bon sens comme l’amélioration du niveau de vie, de l’accès au soin, de la qualité des soins et des traitements. L’augmentation de l’espérance de vie et le vieillissement de la population viennent jouer à l’opposé. Mais puisqu’il faut mourir un jour ce sera d’un rhume et non d’une grippe. Protégeons les populations défavorisées, plus fragiles, elles existent dans ce pays et ailleurs.
    À propos, que savons nous des données sur la mortalité par épidémie de grippe dans des pays comme par exemple en Afrique ? Là-bas la validité des campagnes de vaccination serait peut-être bien plus facile à démontrer qu’ici (CQFD).waggis

  • je suis toujours stupéfait de lire ce genre d’article comme il en pullule sur Internet. Dans le genre désinformation on ne fait guère mieux ... ! personne ne se pose donc la question de savoir qui est ce Mr Dupagne ? a -t’il une quelconque expertise en immunologie, en virologie, en vaccinologie, en infectiologie, en épidémiologie ? a t’il seulement déjà entendu parler d’immunosenescence ?
    il n’y a pas plus changeant que les antigènes des virus grippaux d’une année à l’autre, alors même si vous vous immunisez en faisant une grippe, si le virus se modifie l’année d’après vous ne serez pas protégé. et même si c’est le même virus il ne faut pas oublier qu’il y a des virus grippaux de type A et de type B qui circulent. A ne pas essayer de vaccin contre la grippe vous pouvez toujours essayer la maladie...et peut être en survivre !!!
    je vous invite aussi à lire l’article suivant très bien écrit.
    Bonmarin I, Belchior E, Lévy-Bruhl D. Impact de la vaccination contre la grippe saisonnière sur la mortalité des personnes âgées en France, de novembre 2000 à avril 2009. Bull Epidémiol Hebd. 2015 ;(32-33):612-6

    • Bonsoir
      "Mr Dupagne", votre serviteur, est docteur en médecine. Il se trouve que je connais assez bien le dossier grippal. J’avais lu l’article que vous citez, et qui est d’une médiocrité affligeante. Comme les auteurs sont forcés de le reconnaître en préambule, l’efficacité du vaccin grippal sur la mortalité est tout simplement inconnue.

      Leurs extrapolations hasardeuses ne parviennent pas à masquer la vacuité de leurs affirmations.

    • en immunologie du vieillard ,il suffit parfois de sortir se son bureau de recherche et de vacciner les personnes âgées en tant que vaccinateur généraliste ou soignant infirmier pour comprendre rapidement le problème....surtout que, l’infirmier ou le médecin ,côtoient beaucoup d’autres malades que les "vieux " !

  • La publicité reçue par nous, MG pour inciter les patients à se faire vacciner citait que 1000 personnes avaient été hospitalisées en réanimation par suite de la grippe l’hiver dernier. Et que plus de 50% d’entre elles n’étaient pas vaccinées.... Soit, quand on connait la façon d’écrire les choses, prêt de 50% avaient été vaccinées. Et ont été admis en réanimation pour la grippe eue malgré le vaccin.
    De plus, combien de personnes se vaccinent désormais ? (environ 50% de ceux qui reçoivent l’invitation je pense, ce qui incite nos autorités à nous demander plus) 500 personnes en réa sur 2 millions (?) de vaccinés ? Et 500 en réa sur 50 millions de non vaccinés !!
    28 ans d’exercice de la médecine générale en rural, au contact des épidémies successives, avec quelques fois une protection homéo et jamais par piqure, et jamais eu la grippe (mon mari, 2 fois en 32 ans) .
    Une expérience sur l’épidémie de 2008 et 2009 :
    notre EHPAD a 42 résidents. 2008, les confrères, font faire le vaccin à 30 résidents, mes 12 patients choisissent l’homéopathie . La grippe passe, tout le personnel (vacciné ou non ) attrape la grippe et 40 résidents. 2 épargnés, 1/30 vaccinés + 1 / 12 homeo. Non significatif. En 2009, le médecin coordinateur décide tout seul de vacciner tous les résidents. Ont eu la grippe cette année là : mon patient épargné l’année précédente (l’autre est décédé à 103 ans, avant la grippe ...) et tous les patients rentrés à l’EHPAD dans l’année. QCFD : ce qui protège, c’est de l’avoir une fois .
    Bon hiver...

  • Ce que je retiens de cette discussion c’est surtout que le dogmatisme s’oppose au dogmatisme. En effet, si aucune étude épidémiologique sérieuse n’a été faite sur le vaccin antigrippal (et, de ce que j’ai lu et à mon grand effarement, sur d’autres largement plus mortelles) on peut tout aussi bien adopter un point de vue que son contraire. Ce qui est affolant c’est qu’aucune étude sérieuse (irréfutable) n’ait encore été faite. On est malheureusement obligé de constater que le domaine médical ne peut toujours pas être considéré comme véritablement scientifique. On reste dans le domaine des a priori, des dogmes, des croyances, du lavage de cerveau et du trafic d’influence. Il est grand temps que les études de médecine (ainsi que l’ENA et Sciences Po - surtout eux d’ailleurs) incorporent un module de statistique sérieux. La France est la pays du dogmatisme mais l’on ne fait rien pour en sortir.

  • question : ce monsieur a-t-il déjà attrapé la grippe ? Ca m’est arrivé il y quelques années et j’ai été très mal pendant une semaine et il a fallu un mois pour m’en remettre et encore l’année dernière, debut janvier. Et là j’ai compris qu’on pouvait en mourir ! Réellement. J’ai été réduit à l’état de larve pendant une semaine, un taxi m’a emmené à l’hopital et a du s’arrêter trois fois sur 6km tellement j’étais mal, et j’ai mis plus de 6 semaines à m’en remettre. Je ne peux même pas d’écrire l’état dans lequel je me suis trouvé. Alors peut-être qu’il y a un risque a long terme, peut-être qu’on peut remettre en cause certains aspect de la vaccination et ergoter sur des statistiques ou trouver des arguments tirés par les cheveux pour tout remettre en cause, mais moi je sais une chose : en comparaison de ce que j’ai vécu cela n’a strictement aucune importance et je préfère un vaccin avec d’hypothétiques effets secondaires dans quelques années que d’être à nouveau contaminé ! Plus jamais je ne veux revivre cela et je me suis fais vacciner cette année et je le ferai encore chaque année. C’est absolument certain.

    • Bonjour Sergio
      Il est dommage que vous n’ayez pas lu l’article. Faites l’effort d’aller jusqu’au bout, vous comprendrez pourquoi votre commentaire n’a aucun sens. C’est justement parce que la grippe est une maladie éprouvante qu’il vaut mieux l’avoir à un âge où on en réchappe, et il n’est nullement question d’effets secondaires.

  • Plusieurs points de contestation :
    Ne peut on pas espérer que cette immunisation vaccinale, pour partielle et transitoire (mais je pense que ce caractère transitoire est surtout au changements très rapide du virus) qu’elle soit, puisse au fil des revaccinations annuelles au contraire aboutir a une immunisation a la fois forte et ’large spectre’.
    Par ailleurs, on a vu cette année a la fois des cas très sévères même chez des jeunes (avec prise en charge type réanimation), mais aussi très nombreux avec engorgement des urgences et services de médecine (avec même instauration d’un plan "hôpital sous tension" pendant plusieurs semaines pour mon établissement).
    Par ailleurs, l’idée d’attraper la grippe "une bonne fois" pendant sa jeunesse pour étre protégé dans ses vieux jours m’apparait illusoire précisement pour la raison de variabilité du virus. La grippe n’est pas la varicelle.
    Enfin en tant que soignant , la vaccination est un moyen d’éviter de se transformer en vecteur. On a vu cette année des cas de grippe nosocomiale, le phénomène n’est surement pas nouveau mais révélé grâce à la pratique d’examens type PCR de façon plus large(ce qui n’a pas manqué de poser des problèmes de cout, et le recours a cet examen a rapidement séverement encadré...). Les soignants ne sont bien sur pas les seuls responsables : contaminations inter patients, visites, etc.
    Il y a enfin des notions d’immunité de groupe, et de cout social de la maladie ..

    • Bonjour,

      Le caractère transitoire n’est pas dû au changement de virus, mais à la faible stimulation antigénique, c’est la raison pour laquelle l’AMM précise que cette immunité est brève et que même en cas de souche identique d’une année sur l’autre, une revaccination est nécessaire.

      En revanche, votre hypothèse d’un effet additif de ces vaccinations répétées est plausible, bien que ne non prouvé.

      Le virus a été très virulent cette année, le H3N2 étant le plus "méchant" des virus grippaux. Le vaccin a été particulièrement peu efficace, du fait de la circulation majoritaire d’un clade différent (Bolzano) de celui inclus dans le vaccin http://www.eurosurveillance.org/ViewArticle.aspx?ArticleId=22714 Il existe des doutes importants sur l’efficacité du vaccin sur ce clade pourtant très proche de la souche vaccinale.

      Je ne nie en aucun cas la gravité de la grippe, surtout celle lié au H3N2. J’ai vu des jeunes patients avoir des difficulté respiratoires inhabituelles.
      Mais il est inenvisageable de vacciner tous les ans des individus jeunes et sans facteurs de risque.

      Vous n’adhérez pas au principe d’une immunité durable et puissante liée à une infection grippale. C’est pourtant une donnée peu contestée, qui explique notamment la quasi absence de mortalité gériatrique pendant la pandémie H1N1 de 2009. Et ce n’est pas "une bonne fois", mais en moyenne tous les 15 ans pour chaque type de virus.

      Dans les études, l’efficacité d’une vaccination des soignants est subordonnées à la suppression des visites et à une extension de la vaccination à tous les personnels hospitaliers. C’est pourquoi cette efficacité n’a été observée qu’en EHPAD.

      L’immunité de groupe est utile pour les virus et bactéries non mutants (polio, rougeole, coqueluche). Au contraire, pour les virus grippaux, elle risque de créer un pression sélective qui aboutit à la circulation de clades non contenus dans le vaccin, et paradoxalement de diminuer son efficacité chez les sujets à risque. C’est en tout cas ce qui s’est probablement passé cette année, et qui risque de se reproduire l’année prochaine car la vaccin ne contiendra pas le clade H3N2 Bolzano.

      Enfin, si vous voulez parlez d’argent, le coût social de la maladie est nul, voir négatif : si l’on raisonne purement économiquement, la mort d’un retraité est une économie considérable pour la société. Une année de vie coûte des fortunes en retraite, prestations sociales et soins.

  • J’ai lu qu’avec l’âge, le système immunitaire s’affaiblit, ce qui réduit encore l’efficacité de la vaccination chez les personnes âgées, mais :

    1- est-ce vrai ?
    2-cela n’est-il pas également vrai pour l’immunité contractée par une grippe après 65 ans ?

  • Pour votre post-scriptum sur la varicelle ( à laquelle je ne connais rien...), je lis que la vaccination est beaucoup plus systématique aux États-Unis, au Canada, en Australie, et à Taïwan, entraînant une forte diminution de la maladie et des formes graves de celle-ci dans toutes les classes d’âge, ainsi qu’une diminution significative pour ce qui est du coût : médicaments, absentéisme, garde d’enfant.

    Références :

    https://www.cdc.gov/vaccines/pubs/surv-manual/chpt17-varicella.html#vaccination

    http://pediatrics.aappublications.org/content/134/1/24

    • comme quoi en science on ne trouve que ce que l’on cherche :

      attraper la varicelle protégerait contre l’herpès et le zona :
      http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12057605

      protégerait contre le cancer du cerveau :
      http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/9098175
      http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21792750
      http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24127236

      effets secondaires sévère du vaccin de la varicelle : 2.6 pour 100 000 doses
      http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18419393

      complications sévères de la varicelle : moins de 1 pour 100 000
      http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/11694663

      4 cas sur 5 des complications sévères de la varicelles sur des enfants avec des soucis de santé préexistants ;
      http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2066097/

      Effectivement cela ressemble à un bénéfice risque LARGEMENT en faveur du vaccin, enfin bénéfice pour les uns et risques pour les autres. La médecine 2.0

    • Bonjour
      Très logiquement, la vaccination contre la varicelle diminue les cas de varicelle chez les enfants vaccinés. Dans le même temps, les adultes immunisés par la maladie restent protégés. Il est donc logique de constater une baisse des hospitalisations entre 5 et 10 ans après la généralisation de la vaccination.

      C’est dans 20 ans que les problèmes vont survenir : la maladie touchera alors quasiment exclusivement les adultes non vaccinés, ou ceux chez qui la vaccination n’a pas été efficace (mais qui font souvent des formes bénignes).

      Or les varicelles de l’adulte sont beaucoup plus graves que celles de l’enfant. Si la vaccination n’est pas suffisante pour empêcher la circulation de la maladie, il existe un risque important pour augmenter globalement le taux de complication et de décès de la varicelle. C’est la raison pour laquelle le HCSP ne recommande pas cette vaccination (pièce jointe) La problématique ressemble beaucoup à celle de la grippe.

    • Depuis cette année en Italie, la vaccination de tous les nouveaux nés contre la varicelle est obligatoire. Vaccin combiné RRO-VAR oblige ?!!!

      Vaccination imposée au nom de la solidarité avec les immunodéprimés.

      En étant le seul pays européen a imposé cette vaccination tout en étant à la fois un pays de tourisme de masse mais également d’immigration clandestine de masse on comprend aisément que la santé publique et "l’altruisme" n’ont probablement rien à voir là dedans...

      Bref l’épsitocratie asservie à des intérêts particuliers est l’ennemie de la démocratie.

  • Sans vouloir tendre le bâton pour me faire battre, si le bénéfice de ce vaccin, sans effets secondaires car sans adjuvants, est trèèèès limité, pour un affection qui revient tous les ans et qui peut être mortelle (nos afficionados parlent de milliers de morts chaque an), que cela sélectionne les souches, que cela fait perdre la capacité à s’auto-immuniser.

    Quelle saut intellectuel permet de passer à 11 vaccinations obligatoires (toutes adjuvantées à qui mieux mieux) pour tout et rien, serait un must have en terme de santé publique ?

    Que l’on ne supprime pas tous les vaccins pour tout le monde,ok, mais les faire tous à tout le monde ?

    Parce que je rappelle que le ministère parle d’une catastrophe sanitaire pour 10 morts.... en 10 ans, pour la grippe cela ferait entre 10 000 et 20 000 morts en 10 ans. En clair la rougeole, c’est petit joueur non ?

    • "le bénéfice de ce vaccin, sans effets secondaires car sans adjuvants"

      Les effets secondaires des vaccins ne sont pas nécessairement liés aux adjuvants, et peuvent venir du vaccin lui-même ( variole, etc.)

    • quel sacré saut intellectuel, dans le style je veux avoir raison.

      1 - le vaccin de la GRIPPE est plutôt sûr CAR PAS d’ADJUVANT

      2 - mais alors les autres avec des adjuvants, ne sont pas sûr ?

      3 - les effets secondaires ne viennent pas que des adjuvants exemple la VARIOLE

      En clair, déjà
      a) vous explosez le discours général qu’il n’y a pas d’effets secondaires aux vaccins et expliquer qu’il y en a. il faut alors réétudier le bénéfice risque.
      b) Non seulement il y a des effets secondaires, mais en plus ils ne proviennent même pas QUE des adjuvants, mais également du simple acte vaccinal.
      b’) Comment a-t-on pu mettre sur le marché des vaccins avec autant d’effets secondaires (variole, pandermix...) N’est-il pas censé y avoir des études SÉRIEUSES avant de mettre sur le marché un médicament ou un vaccin ?Est-ce à dire que les études ne sont pas sérieuses ? comment cela se fait-il que les autorités de contrôle (oui je sais cela fait rire) laissent passer cela ? ET qui peut alors affirmer que les actuels vaccins sont sûr et que ce que l’explosion de certaines maladies que l’on attribue rapidement à un truc ’multifactoriel’ ne serait pas au moins en partie du au vaccin ? Les réponses à ses questions devraient être simples, puisque la recherche sur la vaccination (et les médicaments) est une science dure, pas comme la socio ou la psycho). Avec des études que l’on peut reproduire parce que l’on a le protocole, les populations, les instruments de contrôle... ll ne devrait même pas y avoir de polémiques.

      Vous dites que les vaccins ne sont pas surs.

      Déjà que peu de médecins veulent associer effets secondaires et vaccins (parce que tout le monde sait que c’est 100% sur) et ceux qui pourraient se laisser tenter de les associer, une grande part ne veut pas les déclarer, sans que personne ne sache trop pourquoi. Ce n’est même pas une obligation ordinale. On peut se faire radier de l’ordre lorsque l’on s’interroge sur les vaccins, mais on peut ne pas déclarer les effets secondaires dans l’indifférence la plus totale, alors même que la déclaration des effets secondaires fait partie intégrante de la surveillance de l’efficacité des médicaments.

      Comment voulez-vous que les gens gardent confiance en la médecine et les médecins ? La confiance ne vient pas avec le diplôme, elle se gagne ou se perd. Et une fois perdue, il est très compliqué de la regagner.

    • 1- Tout médicament peut avoir des effets secondaires (plus ou moins fréquents, plus ou moins graves), et les vaccins (indépendamment de leurs excipients) sont des médicaments ( préventifs - ou curatifs comme celui de la rage) ;

      2- Les effets secondaires des vaccins ont beaucoup diminué à mesure que leur technique de fabrication a progressé : successivement agents vivants atténués, agents infectieux inactivés, sous-unités d’agents infectieux ou anatoxines, vaccins synthétiques, etc.

      3-Indépendamment de la protection individuelle qu’ils assurent, les vaccins ont aussi un rôle collectif : éradiquer des maladies par un taux assez élevé des gens vaccinés chez lesquels l’agent infectieux ne peut plus se reproduire et qui ne peuvent plus constituer des porteurs sains ( c’est pourquoi il faut aussi vacciner les garçons contre la rubéole, même si cette maladie ne présente aucun risque pour eux) ;

      4- La vaccination (obligatoire) contre la variole, aux effets secondaires rares mais graves, était conçue comme une guerre planétaire pour éliminer la variole , guerre aujourd’hui gagnée (pas seulement grâce au vaccin, d’ailleurs), ce qui rend désormais le vaccin antivariolique inutile contre une maladie qui n’existe plus ; mais, quand on déclenche une guerre, on sait qu’on aura des victimes dans son propre camp. C’est le développement de l’individualisme aux dépens de l’esprit civique qui explique, essentiellement, l’hostilité vaccinale actuelle ("Si tout le monde se vaccine sauf moi, je profiterai de cette vaccination collective, sans avoir personnellement à risquer d’en subir les effets secondaires ").

    • Ca commençait bien, une sorte de cours magistral d’un sachant à un ignorant. il manque un peu des études pour montrer les affirmations, par exemple

      "Les effets secondaires des vaccins ont beaucoup diminué à mesure que leur technique de fabrication a progressé" un petit lien vers une étude ? (sérieuse)

      "Indépendamment de la protection individuelle qu’ils assurent, les vaccins ont aussi un rôle collectif" un petit lien vers une étude ? (sérieuse) on parle de palliers _estimés_ en gros marcel après 3 ricard, il dit, avec mes modèles moi j’trouve 84,456% et comme marcel à la plus grosse, c’est marcel qu’on écoute.

      http://docteurdu16.blogspot.fr/2017/06/cmt-6-est-il-legitime-de-rendre.html

      "La vaccination (obligatoire) contre la variole, aux effets secondaires rares mais graves," grave oui, mais rare.... faut le lire pour le croire....

      http://docteurdu16.blogspot.fr/2017/05/cmt-4-est-il-legitime-de-rendre.html

      Petite lecture pour finir, de manière plus générale sur la vaccination.

      http://docteurdu16.blogspot.fr/2017/05/cmt-3-est-il-legitime-de-rendre.html

      C’est dingue que la vaccination est un truc que les médecins connaissent peu (presque pas de cours, un truc simple, juste une piqûre que l’on pourrait même faire par les pharmaciens, ou il y a peu d’études scientifiques sérieuses) mais que tous (exagération) ont un avis tellement tranché dessus et affirment des trucs à l’emporte pièce.

      Pour la fine bouche une ex-cadre de chez mercx ( un peu sur les vaccins à 7:25)

      https://www.prevention-sante.eu/radio-tv/scandale-chez-merck-une-ancienne-cadre-brandy-vaughan-avoue-tout

      Cela n’a pas valeur scientifique, mais pas moins que ’les vaccins sauvent des vies)

    • 12 octobre 2017

      Sanofi a annoncé jeudi qu’il allait investir 170 millions d’euros dans l’agrandissement de son site de production de vaccins de Val de Reuil (Eure), afin de renforcer ses positions de leader dans les vaccins contre la grippe saisonnière

    • Les effets secondaires peuvent être liées aussi au receveur du vaccin non ?

  • J’ai lu l’article et les commentaires avec grande attention. Je bénéficie d’une prise en charge vaccinale depuis 2008, dans les suites d’une surinfection post grippale à Klebsiellia PNeumoniae ayant larvé et provoqué des atélectasies. Quid donc . Par ailleurs je dois refaire pratiquer le pneumo23 cette année à J+5 ans quid aussi ? De préciser que début septembre j’ai présenté une pneumopathie avec douleur basi-thoracique, traitée par antibiothérapie .. Un peu perdue pour le coup vu la pertinence de l’article

    • Bonjour,
      Je me garderai bien de vous donner un avis personnalisé, car ce lieu n’est pas celui d’une consultation.

      D’un façon générale pour les personnes souffrant de pathologies ou d’antécédents susceptibles d’être agravés par la grippe, la question est celle que je traite dans l’article : "Existe-t-il un risque significatif de mourir d’une grippe ?"

      Si oui, il faut se vacciner tous les ans. Si non, il vaut mieux faire une grippe tous les 10 ans pour s’immuniser, et se vacciner lorsque l’âge ou l’aggravation de la maladie fait basculer dans la catégorie à risque.

  • ce n’est pas en répétant un mensonge que cela devient une vérité Mr Dupagne
    dites donc aux patients à risque d’essayer de faire une grippe à la place du vaccin...s’ils en meurent vous en serez responsable ???
    je déplore aussi que Mr Bronner vous site dans UG Zapping...ce n’est guère reluisant de la part d’un syndicat !
    C. Hommel
    expert en vaccinologie

    • Cher confrère,
      Vous vous déclarez expert en vaccinologie, j’aimerais donc des arguments scientifiques plutôt qu’affectifs.

      Vous n’ignorez pas que la mortalité exceptionnellement faible de la grippe A/H1N1 2009/2010 est due à la protection des vieillards par les anticorps de leurs grippes passées.

      Vous préconisez un vaccin qui n’a toujours pas fait la preuve qu’il sauvait des vies en dehors de la population des vieillards en EHPAD (et encore...) qui me semble la seule indication valide.

      En tant que scientifique, cela ne vous gêne pas de prôner l’usage d’un médicament qui n’a toujours pas réussi à faire la preuve de son efficacité ?

  • Au travail (pas du tout dans le milieu médical) on nous propose chaque année la vaccination gratuite contre la grippe.

    Une collègue dont la mère est médecin nous avait déjà dit que c’était une mauvaise idée exactement pour les raisons que vous exposez.

    En ce qui me concerne j’ai eu une grippe carabinée en 1999 quand je faisais mes études en Italie en échange ERASMUS.

    En effet, je n’ai plus jamais rien contracté de tel depuis et sans vaccin.

  • Ayant 37 ans et étant myasthénique la sécurité sociale m’a envoyé un courrier me recommandant la vaccination anti grippale. Mais sans doute, cela fait marcher les labos plus qu’autre chose.

  • Un article intéressant http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=16871
    Le premier virus grippal que nous rencontrons aurait une influence importante sur notre immunité future.

    C’est très logique. On sait par exemple que le fait d’être atteint par le virus de l’herpès de type 1 (bouton de fièvre) protège énormément de la contamination par l’herpès de type 2 (génital) car les anticorps contre le 1 empêche le 2 de se développer (immunité croisée).

    Lorsque l’on a été contaminé la première fois par le virus H1N1 (cas des personnes âgées en France), on a une immunité solide contre ce virus, et les vaccinations antigrippales jouent sans doute un rôle de rappel, bien que la souche ai changé. Cela expliquerait pourquoi les vieux ont été si peu atteints par la grippe A/H1N1 de 2009/2010 et sont si fragiles vis-à-vis du H3N2.

  • Bonjour, pendant ma grossesse en 2009/2010 mon gynéco m’avait conseillé de me vacciner suite à l’épidémie, ce que j’ai fait. Avant j’attrapait très rarement la grippe, et depuis que j’ai fait ce vaccin je suis devenue très sensible, j’attrape très vite toute sorte de grippe et angine que je traine pendant des semaines, est ce que c’est possible que se soit l’effet du vaccin qui a affaibli mon systeme immunitaire ? Même après plus de 7ans je traine toujours ca ? Et si oui est-ce que vous pouvez me conseiller une solution.
    Merci

    • Bonsoir,
      La responsabilité du vaccin semble très peu probable. En revanche, celle de votre enfant qui vous ramène ce qu’il attrape à l’école est probable.

    • Petite précision : une personne non immunodéprimé n’est pas plus malade car elle a un/des enfant(s).J’ai 3 enfants (3, 9, 11 ans) et je ne suis pas plus malade qu’avant. De même ceux travaillant avec des enfants ne sont pas plus malades. Visiblement, cette femme est devenu immunodéprimé. Pourquoi ? J’en sais rien mais elle devrait chercher à connaître la cause. Sa grossesse étant terminée depuis plusieurs années.
      Je poste cela juste pour que la personne qui a mis son message passe par hasard par là, sache qu’elle n’est pas seule et qu’elle a raison de se poser des questions sur son immunodépression car ca peut être dangereux.

      PS : je trouve le reste de l’article très intéressant et je n’ai rien a dire dessus.

  • Rappelez-vous la tuberculose ? Et le jour où la peste fera sa réapparition, des personnes bien informées prétendront qu’il faut fréquenter les pestiférés pour s’immuniser ! Même Louis XVI s’était fait inoculer contre la variole ! Par contre je suis contre le fait d’ajouter des adjuvants dans les vaccins ! Mais cela relève de l’État ! J’ai même lu dans une rubrique qu’il existait un complot vaccinal pour éradiquer 93% de la population mondiale ! Où va-t-on ? Laisser dire ce genre de chose ne devrait pas etre permis ! Par contre les tenants d’une alimentation plus naturelle, d’une hygiène de vie plus stricte, de l’éradication du tabac et de l’alcool , même le vin, ont mon approbation !

  • Pute à clic. Jugement de comptoirs. Aucune rigueur.
    On revient sur le vieux débat sur la varicelle. Faut-il laisser ces enfants avoir la varicelle ?
    En gros, aller attraper les grippes avant d’être vieux pour être immuniser ?
    Du coup un âge/condition pour aller attraper la grippe parce que ça serait mieux que le vaccin ? La recommandation de merde.

    J’ai un peu lu aussi. Au moins les pro-vaccin sont pas forcément sur d’eux, vous devriez essayer pour voir. (Sinon je ne suis ni pour ni contre la vaccination contre la grippe, j’essaye de me faire un avis, et je vois bien le peu de rigueur de cette article.)

  • @Charles
    Merci pour ces encouragements ;-) Vous n’avez néanmoins pas assez lu.

    Et notamment, cette publication https://www.cell.com/cell/fulltext/S0092-8674(18)30310-6 qui est sortie après mon article. Je traduis les idées force :

    • L’infection par le virus de la grippe induit de nombreux anticorps et lymphocyte B anti-neuraminidase (NA)
    • Les anticorps anti-NA ont une réactivité croisée étendue et inhibent l’activité de la neuraminidase.
    • Le vaccin antigrippal actuel ne contient que peu d’épitopes de neuraminidases et ne génère pas d’anticorps spécifiques de ces enzymes.
    • Les anticorps dirigés contre les neuraminidases offre une protection contre les infections grippales mortelles.

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Ajouter un document

La nouvelle version du site ne permet malheureusement plus de réagir spécifiquement à un message. Pour répondre à un contributeur, copiez et citez un extrait de son message et mentionnez son nom dans votre commentaire.