Atoute.org

"La médecine a fait tellement de progrès que plus personne n’est en bonne santé !" *


ARTICLE

Accueil > Médicaments > Crise du LEVOTHYROX - Acte II

Crise du LEVOTHYROX - Acte II

Agnès Buzyn choisit la transparence et libère les données scientifiques qui éclairent enfin le débat

dimanche 17 septembre 2017, par Dominique Dupagne

Alors que la crise du LEVOTHYROX s’intensifie et que les plaintes des patients prennent un tournant juridique, la Ministre de la Santé Agnès Buzyn libère les données sources des études de bioéquivalence et annonce la mise à disposition rapide de médicaments de remplacement pour les patients ne supportant pas la nouvelle formule du médicament des Laboratoires Merck Serono.

Je voudrais commencer ce nouveau billet par une citation de Claude Bernard, père de la médecine scientifique. Dès la publication (1865) de son célèbre Introduction à la médecine expérimentale, il en précisait les limites avec une clairvoyance impressionnante.

"Une autre forme d’application très fréquente des mathématiques à la biologie se trouve dans l’usage des moyennes ou dans l’emploi de la statistique qui, en médecine et en physiologie, conduisent pour ainsi dire nécessairement à l’erreur. Il y a sans doute plusieurs raisons pour cela ; mais le plus grand écueil de l’application du calcul aux phénomènes physiologiques, est toujours au fond leur trop grande complexité qui les empêche d’être définis et suffisamment comparables entre eux. "

Ce billet fait suite au premier qui est toujours lisible ici mais qui ne prenait pas en compte les données détaillées des études de bioéquivalence du nouveau LEVOTHYROX®

Donc, face à l’incapacité de l’ANSM à rassurer les patients et à informer correctement les médecins, Agnès Buzyn a pris le dossier en main le 15 septembre avec une efficacité et une intelligence pragmatique qu’il convient de saluer.

Elle a suivi les demandes des associations de patients et de nombreux médecins en demandant à l’ANSM de publier les données sources des études censées prouver que la nouvelle formule du LEVOTHYROX® était équivalente biologiquement à l’ancienne. C’est une première en France et une excellente décision.

Agnès Buzyn a par ailleurs annoncé sur France-Inter la remise à disposition transitoire de stocks de médicaments identiques à l’ancienne formule pour les utilisateurs en difficulté et la mise sur le marché de nouveaux génériques du LEVOTHYROX, permettant d’élargir le choix des patients. Enfin, en citant les gouttes de THYROXINE® comme une alternative, elle fait cesser la rumeur d’un risque de rupture de stocks pour cette forme destinée initialement aux enfants.

Que montrent ces données brutes ?

Les 3000 pages publiées contiennent toutes les données recueillies auprès des 204 volontaires qui ont testé l’ancien et le nouveau médicament. Seuls les numéros des sujets ont été effacés, sans doute pour éviter une réutilisation des données pour d’autres analyses [1]. Mais ne faisons pas la fine bouche, c’est une première en France et un progrès énorme par rapport à la situation antérieure. Cette crise aura au moins eu l’avantage de bousculer dans le bon sens les autorités sanitaires françaises, très en retard sur leurs homologues européennes en terme de transparence et d’accès aux données.

Si les explications scientifiques qui suivent vous rebutent, vous pouvez passer directement au résumé.

Dans mon premier billet, je déplorais l’absence de données sur la dispersion autour de la moyenne : si les deux médicaments sont bioéquivalents en moyenne, qu’en était-il pour chaque individu ? Existait-il un pourcentage important de sujets pour qui l’absorption/diffusion du principe actif différait au point de pouvoir provoquer des troubles physiques ?

En comparant la simple dissolution dans l’eau de l’ancien et du nouveau LEVOTHYROX, on comprend l’importance des excipients, qui peuvent être à l’origine de différences d’absorption d’un sujet à l’autre, même si en moyenne, l’absorption est identique :

Commençons d’abord par saluer la qualité du travail réalisé par les pharmacologues du Laboratoire Merck Serono : c’est une étude solide, réalisée avec une rigueur expérimentale qui ne souffre aucune critique. Sur un plan éthique, dans la mesure où il s’agit d’un travail demandé par une Agence, il aurait été préférable qu’elle soit réalisée par une autre équipe que celle du laboratoire commercialisant le LEVOTHYROX, mais il n’y a pas de raison de douter de la sincérité des données.

La visualisation des courbes de dosages montre que pour la grande majorité des sujets testés, l’absorption et la diffusion sanguine de la lévothyroxine sont remarquablement superposables pour l’ancienne et la nouvelle formule. En effet, si l’on observe une variation importante du taux de lévothyroxine d’un sujet à l’autre pour les deux formules du LEVOTHYROX, pour un même sujet les taux sanguins de lévothyroxine (T4) sont quasiment identiques lorsque l’on passe d’une formule à l’autre. C’est donc l’hypothèse favorable que je décrivais dans mon premier billet qui est la règle.

Il suffit pour s’en convaincre de regarder les 204 graphiques qui affichent les taux sanguins de chaque individu pour les deux formules du médicament, répartis sur 3 pdf de 100 pages chacun [1] : 1 - 2 - 3

Voici trois exemples assez représentatifs de la majorité de ces graphiques


La correspondance pour l’absorption des deux formules différentes du LEVOTHYROX chez un même sujet est impressionnante.

Attention à une petite particularité : la lévothyroxine est déjà présente dans l’organisme des volontaires, puisqu’il s’agit d’une hormone naturelle. Le taux initial n’est pas à zéro. Ce taux de base pour chaque individu n’est pas le même pour les deux tests successifs espacés dans le temps. Il faut donc tenir compte de l’écart entre les lignes pointillées horizontales (taux initial pour chaque formule) pour interpréter celui entre les deux courbes. Dans le graphique ci-dessous, on pourrait conclure à tort à une différence, alors que les taux sanguins de départ présentent un décalage identique à celui des courbes. Pour ce sujet, l’équivalence des taux sanguins pour l’ancienne et la nouvelle formule du LEVOTHYROX est parfaite.

Il apparaît clairement que dans la très grande majorité des cas, les patients ne devraient rencontrer aucun problème lors du passage de l’ancienne à la nouvelle formule. C’est d’ailleurs ce que les médecins constataient dans leur patientèle avant l’emballement médiatique récent.

Mais il faut aussi garder à l’esprit que les conditions de cette étude sont destinées à éviter les écarts à la moyenne... Elle porte sur 204 sujets de moins de 50 ans, ethniquement homogènes (blancs), exempts de problème thyroïdien, présentant un bilan sanguin général normal (et notamment une bonne fonction rénale et hépatique), ne prenant pas d’autres médicaments ni de compléments alimentaires, ne buvant pas certains jus de fruits, non fumeurs, ne suivant pas habituellement un régime particulier, etc. Le détail est dans le protocole à partir de la page 30/1628. C’est la loi du genre, et il n’y a rien d’anormal ou d’atypique en cela. En revanche, cette population "idéale" n’est pas du tout représentative de la totalité des utilisateurs du LEVOTHYROX.

Comme le disait un vieux chercheur : "cela revient à décrire la vie des insectes en ayant étudié deux fourmis mortes"

Cela ne veux pas dire que les résultats ne sont pas fiables, mais que si l’on trouve quand même quelques résultats discordants dans ce contexte, il y en aura probablement plus dans la "vraie vie" [2].

Et justement, il y a des résultats discordants. Très peu, mais il y en a. Les numéros des volontaires ayant été effacés, je vais les désigner par les pages du rapport telles qu’elles figurent dans l’en-tête de chaque page après la mention EMR200125-001. Par exemple, le sujet décrit à la page 956 :

Ou à la page 958

Et aussi, dans une moindre mesure les sujets/pages 927, 926, 934, 935, 944, 947, 971.

Nous ne sommes pas des clones, et la diversité de l’humain aboutit logiquement à l’existence de variations par rapport à la norme, de sujets qui présentent une différence d’absorption/diffusion entre les deux formules. La publication des données montre que ces différences ne touchent heureusement qu’un petit pourcentage de sujets, et que leur amplitude est faible, contrairement à ce que pouvait laisser craindre l’omerta autour de ces données qui restaient inaccessibles jusqu’à présent.

Néanmoins, une différence faible chez certains sujets, pour un médicament à marge thérapeutique aussi étroite, est parfaitement compatible avec les conséquences suivantes (qui correspondent grosso-modo à la situation actuelle) :
- Aucun problème pour 90 à 95%% des utilisateurs.
- Un déséquilibre modéré pour 5 à 10% des utilisateurs, soit tout de même 150.000 à 300.000 personnes
- Un déséquilibre important pour 1% des utilisateurs, soit 30.000 patients qui ont été profondément déstabilisés, qui n’en ont compris la cause qu’a posteriori après des semaines de souffrance, et qui manifestent une colère légitime dans les réseaux sociaux et les médias.

(Edit le 28/9/2017 : ces chiffres ont été confirmés par un sondage réalisé auprès de 2900 médecins)

Des données plutôt rassurantes

Cette vision rassurante est néanmoins fondée sur plusieurs prérequis :
- Que des taux sanguins à peu près identiques de lévothyroxine soient bien représentatifs d’un effet identique sur l’organisme. Pour se libérer de ce postulat toujours délicat, il aurait fallu tester le nouveau LEVOTHYROX chez des patients et sur une durée plus longue, et suivre à la fois leur TSH et leur ressenti.
- Que les taux sanguins mesurés pendant trois jours soient suffisants pour évaluer la bioéquivalence, alors que du fait de la demi-vie de 6 jours de la lévothyroxine, l’équilibre sanguin ne sera atteint qu’au bout d’un mois.
- Que les marqueurs utilisés pour comparer les produits soient pertinents pour la lévothyroxine : surface sous la courbe et concentration maximale. Autant ces marqueurs paraissent adaptés pour un antalgique ou un antibiotique, autant pour la lévothyroxine, on aurait pu tout aussi bien s’intéresser à la moyenne des deux dernières mesures (48 et 72e heure) qui donne une idée du taux résiduel d’hormones.

Ces prérequis rendent plutôt péremptoire le terme "bioéquivalence" qualifiant ce type d’étude. Un terme plus pertinent pourrait être hématoéquivalent ou bioapprochant. Seule une étude à long terme (et très coûteuse) chez de nombreux patients permettrait d’affirmer une véritable bioéquivalence.

Malgré ces réserves, il apparaît à la lecture des données détaillées de l’étude de bioéquivalence principale que le nouveau LEVOTHYROX est parfaitement adapté au remplacement de l’ancienne formule.

Même problème en Nouvelle Zélande

La seule erreur a finalement consisté à ne pas prévenir les utilisateurs (par une alerte sur la boîte) qu’il s’agissait d’une nouvelle formule susceptible de modifier leur équilibre hormonal, de ne pas communiquer sur un problème qui était pourtant prévisible (d’autant qu’il était déjà survenu dans d’autres pays dans un contexte identique). Cette mission a été déléguée par l’ANSM aux médecins et aux pharmaciens, sans que ceux-ci soient suffisamment informés des risques d’effets secondaires notables de la substitution chez un petit pourcentage de patients.

Les troubles décrits par les utilisateurs de la nouvelle formule du LEVOTHYROX peuvent relever de plusieurs causes :
- Une toxicité des nouveaux excipients : hypothèse hautement improbable qu’aucune preuve scientifique n’étaye actuellement. L’ANSM a publié le 15/9 de nouveaux contrôles qu’elle a fait réaliser fin août sur des lots de la nouvelle formule. La quantité de mannitol contenue dans le comprimé est insuffisante pour provoquer des troubles, idem pour l’acide citrique.
- Une déstabilisation plus ou moins intense de l’équilibre hormonal thyroïdien, s’aggravant avec le temps du fait de la nécessité d’un mois pour que les concentrations sanguines se stabilisent, chez 1 à 10% des utilisateurs. Il devient clair que c’est bien l’explication principale de la crise actuelle.
- Un "bad buzz" lié aux plaintes des utilisateurs les plus touchés, plaintes exprimées de façon de plus en plus bruyantes face à leur minimisation par les médecins et les autorités sanitaires. Cette tempête médiatique a renforcé la perception négative des patients pourtant peu déstabilisés et a aussi déclenché des symptômes chez ceux qui allaient bien avant de découvrir dans les médias que leur médicament pouvait poser problème : c’est le fameux effet nocebo. S’ajoute enfin l’attribution au nouveau LEVOTHYROX de la responsabilité d’accidents survenus juste après le changement de formule, que le nouveau médicament en soit réellement la cause ou non [3]. Ce n’est pas faire insulte aux patients que de parler d’effet nocebo. Tous les médecins en ont été victimes eux-mêmes : pendant mes études, il suffisait qu’une infirmière découvre des poux sur un clochard hospitalisé pour que tout le monde perçoive immédiatement d’authentiques démangeaisons... L’autre option fréquente étant de ressentir les symptômes des maladies que l’on était en train d’étudier ! En revanche, insinuer que toutes les difficultés sont dues à l’effet nocebo est à la fois faux et méprisant.

Un énorme gâchis

Le plus terrible dans cette histoire est que l’on a caché des données rassurantes. ! Les journalistes compétents ou les décodeurs d’information comme moi auraient pu participer beaucoup plus tôt à l’apaisement des esprits si la transparence avait prévalu.

Quant au fait de prévenir les patients grâce à une mention sur la boîte, il ne faut pas sous-estimer l’effet nocebo immédiat que cette mention aurait provoqué, mais le parti-pris de la transparence aurait permis de rassurer les patients beaucoup plus vite, de limiter la prolifération d’hypothèses complotistes, et d’éviter de devoir gérer la crise dans la panique. La confiance est indissociable de la transparence. C’était d’ailleurs la recommandation des endocrinologues américains en 2004, confrontés au même problème avec les différentes formules de lévothyroxine commercialisées : informer les patients de tout changement.

En pratique

En pratique, les utilisateurs qui n’on ressenti aucun problème avec la nouvelle formule doivent surtout ne rien faire.

La meilleure solution pour les patients en difficulté consiste à rechercher avec leur médecin un nouvel équilibre en prenant le nouveau LEVOTHYROX, quitte à se fier autant au ressenti qu’à la TSH dont la signification n’est pas absolue, contrairement à ce que croient encore beaucoup de mes confrères. L’usage de l’ancienne formule, qui ne pourra être que transitoire, devrait être réservé à ceux qui ne parviennent absolument pas à se rééquilibrer avec le nouveau LEVOTHYROX. Cela ne peut être une solution durable. Parfois, l’ancrage négatif associé à un produit est tel qu’il déclenche de véritables symptômes, un peu comme les gens qui ont mangé une huître avariée qui ne peuvent plus en consommer pendant des années sans être malades. Dans ce cas, il leur sera possible de se tourner vers les nouveaux médicaments contenant de la lévothyroxine qui seront commercialisés dans quelques mois.

Les enseignements de l’affaire du LEVOTHYROX

Le premier enseignement concerne la transparence : à défaut d’être éthique, cacher les informations qui pourraient inquiéter n’est plus possible à l’heure d’internet et de la circulation rapide de l’information. Le meilleur moyen de désamorcer les crises sanitaires est de libérer toute information qui peut l’être, y compris si cela dérange certains industriels. C’est toute l’intelligence d’Agnès Buzyn de l’avoir compris. J’ai bien peur qu’il soit trop tard pour appliquer ce principe à la crise des vaccins qui va exploser avec la nouvelle obligation, mais je pense qu’une page est en train de se tourner et que la France va évoluer vers une démocratie sanitaire qui met enfin en pratique les principes qu’elle revendique.

Il ne s’agit pas forcément de tout publier, mais dans le cas présent, de donner une information fondamentale qui était la dispersion des différences individuelles autour de la moyenne de 0,7%. Une page aurait suffi (notez que cette information est absente autrement que graphiquement parmi les 3000 pages mises en ligne). Je me souviens encore d’une réunion à l’AFSSAPS (ex ANSM) en 2011 où il était question de la communication autour des génériques. J’ai demandé à la responsable pourquoi l’Agence ne mettait pas en ligne les études de bioéquivalence afin de rassurer public et médecins. Sa réponse surréaliste a été "Ça prendrait trop de place"... Mais donc, on progresse.

Enfin, cette affaire démontre que le terme "bioéquivalent" doit être compris pour ce qu’il veut dire. Il ne s’agit pas d’une équivalence d’effet totale, ni d’une équivalence d’effet pour tous les patients. Nous découvrons qu’une étude de bioéquivalence est uniquement destinée à vérifier que le nouveau médicament est bien dosé "en moyenne" et qu’il n’y a pas d’interaction majeure avec les excipients. C’est utile, mais cela ne permet pas d’affirmer qu’il ne posera pas de problème chez certains patients atypiques.

Pour la majorité des médicaments génériques (testés de la même façon), les petites différences observées chez certains n’ont pas toujours de traduction symptomatique. Mais il existera toujours quelques patients qui sortiront de la norme et qui éprouveront des symptômes réels lors d’une substitution. La psychologie et le ressenti compréhensible d’un médicament "au rabais" face aux génériques n’explique pas tout.

Résumé pour les nuls en pharmacologie

J’espère ne choquer personne avec ce titre, qui signifie simplement que je vais tenter de résumer la situation avec des mots accessibles au plus grand nombre.

Grâce à Agnès Buzyn, nous disposons des résultats complets et détaillés des études de bioéquivalence du nouveau LEVOTHYROX. L’injustifiable secret sur ces données capitales est enfin levé.

Ces résultats montrent que le nouveau LEVOTHYROX reproduit quasiment à l’identique de l’ancienne formule les taux sanguins de lévothyroxine (T4) chez la très grande majorité des patients, qui ne devraient donc souffrir d’aucune gêne lors du passage à la nouvelle formule.

Ces résultats sont compatibles avec la possibilité d’un dérèglement hormonal modéré chez 5% des utilisateurs du nouveau LEVOTHYROX, voire important chez 1% d’entre eux. Du fait du nombre de français utilisant ce médicament, cela peut donc représenter respectivement 150.000 et 30.000 utilisateurs, ce qui semble compatible avec la situation observée actuellement.

Le "bruit" médiatique autour de ce médicament a amplifié les réactions négatives chez certains patients, mais cet effet ne saurait expliquer à lui seul la situation actuelle.

Il n’y a aucun élément qui permette de penser que le nouveau LEVOTHYROX soit un mauvais médicament ou que ses excipients puissent être toxiques d’une quelconque façon, aux doses infimes auxquelles ils sont présents dans les comprimés.

Les utilisateurs qui ne ressentent rien n’anormal, et qui sont largement majoritaires, ne doivent pas s’inquiéter.

Ceux qui ressentent des troubles anormaux doivent faire le point avec leur médecin. Indépendamment de cette l’étude de bioéquivalence, il faut garder en tête que la TSH est utile pour suivre le traitement hormonal, mais qu’elle n’est pas infaillible et qu’il ne faut pas hésiter à tester une petite augmentation ou diminution de posologie en cas de symptômes évoquant une hypo ou une hyperthyroïdie. La meilleure solution reste de chercher à rééquilibrer le traitement avec le nouveau LEVOTHYROX et il n’y a pas de raison rationnelle pour que cela ne fonctionne pas.

Pour ceux qui ne veulent vraiment pas tenter de se rééquilibrer avec le nouveau LEVOTHYROX, il est possible d’utiliser la L-THYROXINE SERB en gouttes en attendant la commercialisation imminente mais transitoire d’un médicament du laboratoire Merck Serono identique à l’ancien LEVOTHYROX, sous le nom d’EUTHYROX ou d’EUTIROX [4]. Ils pourront ensuite se reporter vers d’autres médicaments contenant de la lévothyroxine qui devraient bientôt être commercialisés en France.

Ajout du 2/10/2017 : L’ANSM met en ligne une mise au point sur la disponiblité des différentes formules de lévothyroxine. Voir en bas de page la fiche d’information patient et celle destinée aux professionnels de santé, plutôt bien faites.

Remerciements : je remercie Régis Bouquié, pharmacologue, Olivier Gaget, interne en santé publique et mon épouse Claire Dutrey-Dupagne (multicompétente !), pour leur relecture scientifique. Christian Funck-Brentano (pharmacologue) n’a pu relire cette version avant sa publication, mais il m’avait apporté une aide majeure pour la compréhension des études de bioéquivalence lors de la rédaction du premier article.

Lien d’intérêt : je n’ai aucun lien d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique. Je suis consultant pour les éditions du VIDAL. Mon épouse, cardiologue, a fait du développement dans l’industrie pharmaceutique pendant 25 ans, avant de la quitter en 2011 pour se consacrer à la gériatrie en EHPAD.


[1Cet effacement des numéros des patients empêche malheureusement tout calcul sur les données individuelles, ce qui explique pourquoi je ne parle que des courbes et que je ne peux évaluer le ratio individuel des AUC que visuellement. Sur son blog, un pharmacien industriel suggère que la raison principale de cette suppression des numéros est la crainte d’une rupture d’anonymat des volontaires par recoupement de données.

[2D’aucun rétorqueront à juste titre qu’il peut s’agir de simples fluctuations liées au hasard. Pour documenter cette possibilité, il aurait fallu prévoir un autre groupe de sujets qui auraient reçu deux fois le même médicament, afin d’estimer la variabilité indépendante de la formule du médicament. Il me semble (mais l’avis des spécialistes m’intéresserait) que cette variabilité est en partie déduite, indirectement, à partir des données de l’étude. Dans l’état actuel des données, tout est envisageable, y compris l’existence de profils atypiques et très minoritaires qui absorbent moins bien une formule du médicament que l’autre. Je profite également de cette note technique pour préciser que je suis conscient du caractère réducteur du mot "absorption", mais que dans ce billet destiné au public, c’est le moins mauvais qualificatif que j’ai trouvé pour qualifier l’exposition.

[3Statistiquement, chez 3 millions de personnes, il survient obligatoirement du seul fait du hasard des milliers accidents (infarctus, fausse couche, vertige aigu, AVC, infection etc.) pendant un mois donné. Si ce mois est celui qui suit le changement de médicament, il est logique et compréhensible que la victime attribue son accident au changement, alors qu’il n’en est rien "Avant, tout allait bien". C’est toute la difficulté de la pharmacovigilance : faire le tri entre les coïncidences et la toxicité vraie d’un médicament.

[4Suite aux déclarations d’Agnès Buzyn sur France-Inter, il serait bon que l’ANSM lève sa recommandation aux médecins et au pharmaciens de refuser de prescrire ou de délivrer la L-THYROXINE aux adultes.

Messages

  • Depuis ma relecture, j’ai un peu réfléchi à l’utilisation des deux métriques : aire sous la courbe (aussi appelée AUC pour Area Under the Curve) et valeur du pic. À première vue ça semblait stupide, mais après réflexion ça ne l’est pas tant que ça. En effet, quel est notre but ? Il est d’avoir une concentration sanguine équivalente UNE FOIS ATTEINT L’ÉQUILIBRE. Un deuxième objectif est de contrôler que chaque comprimé apporte autant de lévothyroxine.

    L’AUC a deux interprétations possibles. Tout d’abord, rappelons en quoi elle consiste : on mesure, à différents intervalles de temps, la concentration plasmatique en lévothyroxine. On reporte ces mesures sur un graphique, et on joint les points consécutifs par une ligne droite. L’AUC est simplement l’aire du polygone formé par l’axe des abscisses (ou la concentration à t0, le cas échéant) et la ligne ainsi dessinée. Elle reprèsente l’excès de concentration multiplié par le temps de cet excès de concentration.

    Dans le cadre de pensée où l’effet d’un médicament à un instant T est directement proportionnel à sa concentration à cet instant, alors l’effet global du médicament est égal à la somme de ses effets aux différents instants T : cet effet est directement mesuré par l’aire sous la courbe. On l’a vu dans mon précédent mail, cette façon de penser est quasiment toujours fausse.

    L’aire sous la courbe présente néanmoins une seconde propriété qui nous intéresse plus : en effet, la concentration MOYENNE au fil du temps est égale à AUC/dT. Par exemple, mesurons l’AUC d’un médicament administré en prise unique, un jour donné, et supposons qu’il a totalement disparu au bout de 5 jours. On trouve 625 milligrames-jour/mL. Il s’agit bien de milligrames-jour/mL et non pas de milligrames/jour et par mL, tout comme on parle de paquet-années et non de paquets par an dans le cadre du tabac (ou de kilowattheures sur une facture d’électricité, et pas de kilowatts/heure, ce qui n’aurait aucun sens). On sait qu’on a mesuré sur 5 jours. On a trouvé une concentration-temps (AUC) totale de 625 milligrames-jours/mL, la concentration plasmatique moyenne est de 125 milligrames/mL. C’est très important parce qu’on peut ainsi additionner des AUC. En effet, si j’apporte un second comprimé à J2, ce comprimé apportera aussi 625 milligrames-jour par mL. Et ainsi de suite. Au final, deux médicaments avec la même AUC donneront la même concentration plasmatique À L’ÉQUILIBRE sous deux conditions :
    - La première condition est qu’un équilibre doit être possible. Si mon médicament cause un pic plasmatique et qu’il est éliminé en 2h, alors que les prises sont séparées de 4h, il n’y a pas d’équilibre.
    - La deuxième condition est que l’événement "la molécule de lévothyroxine numéro 1224 est éliminée" doit être indépendant de la concentration sanguine de la lévothyroxine. C’est-à-dire que la lévothyroxine doit suivre une décroissance exponentielle. On parle, en chimie, de réaction d’ordre 1 : l’élimination de la lévothyroxine plasmatique est proportionnelle à la concentration plasmatique à la puissance 1.

    La plupart des médicaments à élimination purement rénale suivent une décroissance d’ordre 1. Le médicament passe dans le néphron, il a une probabilité X d’être éliminé. Point. S’il y a 2 fois plus de lévothyroxine dans le sang, on en élimine 2 fois plus. Simple.

    Les médicaments à métabolisme hépatique (ou mixte) ne suivent généralement pas une décroissance d’ordre 1. Le cas le plus évident est l’alcool : une fois atteint un seuil, l’alcool déshydrogénase est saturée, augmenter la quantité d’alcool ne fait pas accélérer la réaction. C’est une décroissance d’ordre 0 : l’élimination est proportionnelle à une constante (donc à la concentration plasmatique puissance 0).

    Un joli graphique avec Inkscape serait sans doute très clair pour expliquer ce phénomène de sommation des AUC, mais je n’ai pas le temps de le faire là maintenant.

    L’AUC est un reflet de la concentration plasmatique à l’équilibre si la concentratiion plasmatique suit une décroissance d’ordre 1. Cette étude ne permettra pas de déterminer si c’est le cas car ce n’est pas son but. Mais je suppose que la pharmacocinétique de la lévothyroxine a été étudiée lors de la conception du princeps, il faudrait retrouver cette étude.

    Enfin, pourquoi mesurer la concentration au pic ? Pour une raison simple : le pic est atteint en un temps court mais non nul : il correspond au temps de digestion du comprimé. On peut donc formuler l’hypothèse que le pic reflète la quantité totale de lévothyroxine passée dans le sang, moins ce qui a été éliminé sur cette période. Comme la période est courte, l’élimination de lévothyroxine est négligeable et le pic reflète donc le fait que les deux comprimés donnent la même quantité totale de lévothyroxine.

    Vous écrivez : - Que des taux égaux de médicament soient associés à un effet identique sur l’organisme. Pour se libérer de ce postulat toujours délicat, il aurait fallu tester les deux formules du LEVOTHYROX sur des patients et sur une durée longue et suivre à la fois leur TSH et leur ressenti.

    Je suis d’accord avec cette phrase... Mais il est important de préciser que cette étude n’est pas réalisable (sinon, on va avoir des associations de patients qui vont exiger qu’elle soit réalisée). Pourquoi est-elle irréalisable ? À cause du washout, et parce que c’est du lévothyrox. Comme c’est du lévothyrox, on ne peut pas le tester sur une durée longue sur des patients sains : on va leur induire une hyperthyroïdie avec tous les risques associés. Aucun comité de protection des personnes ne validera une telle étude. Comme il y a un washout, qui devrait durer 5 semaines pour un traitement longue durée, on ne peut pas tester sur des patients en hypothyroïdie car ils reviendraient en hypothyroïdie pendant le washout... Alors qu’il existe un traitement efficace dans le commerce. Pareil, c’est impossible éthiquement.

    Enfin, vous écrivez dans la note 2 : Pour documenter cette possibilité, il aurait fallu prévoir un autre groupe de sujets qui auraient reçu deux fois le même médicament. C’est une possibilité, mais ce n’est pas la meilleure. Il aurait mieux valu que CHAQUE sujet reçoive PLUSIEURS fois CHAQUE médicament. En effet, pour documenter une variabilité, 3 mesures valent mieux que 2, et 4 valent mieux que 3. 3 mesures me semblent un bon compromis entre précision et réduction des risques (ça fait quand même 6 prises par sujet, chez des sujets en euthyroïdie au départ). On a des modèles statistiques qui marchent très bien pour étudier la variabilité des mesures, c’est très bien codifié au plan mathématique. De plus, cette approche permet de conserver le même nombre de sujets : ainsi chaque sujet contribue à l’estimation de la similitude des deux médicaments ET à l’estimation de la dissemblance entre deux prises du même médicament.

    • Merci pour ces remarques judicieuses !

      Pour rebondir sur votre commentaire sur les AUC, j’ajouterai que, pour un patient donné, comparer deux AUC (sur une période de 72h), celle résultant de la prise de l’ancien lévothyrox et celle résultant de la prise du néo-lévothyrox, revient à comparer deux moyennes : ce n’est pas parce qu’elles sont égales qu’elles ne sont pas issues pas deux situations TRES différentes. Ceci à l’échelle d’UN patient. Cette première étape gomme donc déjà beaucoup de choses.

      Ensuite, deuxième coup de gomme : l’étude de bio-équivalence réalisée ici (en anglais, dite étude de "average bio-equivalence", plus facile et moins contraignante qu’une étude de "population bio-equivalence" ou qu’une étude d’"individual bio-equivalence"), fait la moyenne (sur 200 cobayes) de moyennes (sur 72 heures) individuelles. Et on compare la moyenne de moyennes obtenue avec le néo-lévothyrox à celle obtenue avec l’ancien.

      Ensuite, on compare les moyennes des concentrations maximales atteintes. Là, on voit dans l’étude mise en ligne par l’ANSM que cela marche un peu moins bien que pour l’AUC : ici il n’y a pas de premier coup de gomme (pas de moyenne sur 72 heures, mais une seule valeur retenue, la Cmax), on voit ainsi apparaître un cas (rare, certes, un sur 204 semble-t-il...) TRES divergents de la moyenne. Voir les pages 72 et 1622 de l’étude. Un patient a ainsi atteint une Cmax de 191 ng/mL après avoir pris le néo-lévothyrox. Or, parmi les 204 cobayes de l’étude, avec l’ancien lévothyrox, personne n’avait dépassé 103 ng/mL !

      Si la personne qui a atteint 191 est aussi celle qui a atteint 103, l’augmentation est de 85%.
      Et si ce n’est pas la même personne, cela veut dire que celle qui a atteint 191 avait moins de 103 avec l’ancienne formule, donc que son augmentation a été encore plus élevée que 85%.
      Pour un médicament à marge thérapeutique étroite, n’est-ce pas énorme ?

      Il s’agit apparemment d’un cas sur 204, soit environ 0,5%.
      Mais 0,5% de 3 millions de malades, cela fait 15 000 personnes qui peuvent être dans le cas de ce cobaye mystère.

      Certes, l’étude a été "réglementaire". Mais est-ce bien suffisant ? La crise actuelle servira peut-être au moins à montrer que se contenter de comparer des moyennes, pour des médicaments dont la distance est faible entre dose thérapeutique et dose dangereuse, est insuffisant en termes de sécurité sanitaire ?

    • C est extrêmement réconfortant de découvrir , avec vous, que l on peut exister , même si l on s écarte résolument de la moyenne physiologique des autres. Merci. Les patients qui ont tendance à faire des allergies ou des intolérances à certaines substances médicinales seront plus sans doute plus réceptifs aux changements d excipients que les autres. Merci encore.

    • Allergie et intolérance n’ont pas grand chose à voir entre elles. Il ne me semble pas qu’une personne puisse "avoir tendance" à faire des allergies ou des intolérances (hors allergies croisées qui sont connues), surtout les deux à la fois comme un package standard. Soit on est intolérant ou allergique à une substance précise (ou plusieures précises), soit on ne l’est pas (hors primocontact). Maintenant oui il faudrait être stupide pour choisir spécifiquement le princeps ou autre qui comporte un excipient auquel on est un(e) allergique connu(e).
      Mais il y a exactement les mêmes risque avec l’euthyrox le levothyrox et tous les generiques.
      Le levothyrox avec ses muliples dosages est la preuve qu’il est destiné à s’adapter aux physiologies les plus éloignées de la moyenne.
      Mais s’il est absolument permis d’être hors norme, ce n’est pas non plus necessaire pour exister.

  • Très intéressant votre article, néanmoins, je me permets de réagir sur quelques points, si vous me le permettez.

    Vous envisagez trois raisons possibles des troubles rencontrés :

    1. La toxicité des nouveaux excipients : d’accord, admettons que les quantités de Mannitol et d’acide citrique soit insuffisantes pour créer un quelconque désagrément. Très honnêtement, je ne pense pas que vous ayez tord sur ce point, toutefois attendons les résultats des nouvelles analyses.

    2.La déstabilisation de l’équilibre hormonal thyroïdien. J’imagine que vous devez être au courant que de très nombreux patients ont une TSH normale et subissent quand même de nombreux effets indésirables. D’autres sont en hypothyroïdie et vivent les symptômes de l’hyperthyroïdie, l’inverse étant vrai aussi... Il y a de quoi être totalement perdus !
    Que pouvez-vous nous dire sur ce point ?

    3. L’effet Nocebo : la majeure partie des patients subissent ces effets indésirables depuis de nombreux mois et pas seulement depuis sa médiatisation.

    Ces effets parfois "invivables" ont conduit certains patients à consulter et à se voir prescrire des examens complémentaires comme des IRM et SCANNER, sachant que certains craignaient une récidive de leur cancer...

    Par contre, ce qui est inéluctable c’est que la médiatisation a engendré une prise de conscience générale. Beaucoup de malades ont reconnu les symptômes qu’ils subissent depuis des mois et ont simplement perçu une reconnaissance de leur souffrance... « Enfin, on va me croire ! » Presque un soulagement de comprendre qu’ils n’étaient pas tous seuls et qu’il y aurait forcément une solution.

    Donc, le terme de Nocebo n’est pas justifié et je le trouve personnellement dégradant voire avilissant.
    Ceci étant... c’est quand même beaucoup plus raffiné que

    C’est dans votre tête, vous n’avez rien du tout ! Fichez-nous la paix avec votre lévothyrox !!!

    Comme on l’a bien trop entendu... ;) !

    Ensuite, que certains se soient sentis concernés et très inquiets par la médiatisation, je ne vois pas comment c’est possible autrement, il y a des femmes enceintes, des personnes très âgées, des enfants... Quel patient actuellement sous Lévothyrox peut affirmer qu’il n’a aucune inquiétude face à ce problème, quand bien même il ne subit aucune gêne ?

    Enfin je terminerai en rebondissant sur cette phrase qui m’a beaucoup plu et pour laquelle je suis presque certaine que vous êtes dans le vrai !

    La meilleure solution pour les patients en difficulté consiste à rechercher avec leur médecin un nouvel équilibre en prenant le nouveau LEVOTHYROX, quitte à se fier autant au ressenti qu’à la TSH dont la signification n’est pas absolue, contrairement à ce que croient encore beaucoup de mes confrères.

    Je crains qu’il soit très compliqué de trouver un de vos confrères qui prenne tout le temps nécessaire à fixer "ce seuil de tolérance personnalisé", mais ça serait le rêve ! ;) parce que nous sommes effectivement complexes, différents et en même temps uniques !

    Bonne journée
    Hélène

    • Bonjour Hélène,

      Les résultats des nouvelles analyses ont été publiés aussi le 15 septembre (lien dans l’article)

      Vous répondez vous-même à votre deuxième question en citant ma phrase à la fin de votre message. On peut être déréglé avec une TSH normale.

      Pour l’effet nocebo, j’ai bien précisé qu’il n’était pas à l’origine de la crise, mais qu’il en était une conséquence. Il est impossible de nier son existence, comme il est insultant pour les patients de dire qu’il est à l’origine de la majorité des problèmes.

    • Pour l’effet nocebo j’ajouterais que ce n’est pas parcequ’on attribue les causes à un effet nocebo et/ou à des effets contextuels qu’il y a négation de la souffrance des patients concernés. les symptômes que l’on range derrière l’effet Nocebo et/ou les effets contextuels sont bien entendus réels (je vous accorde que dans la vie de tous les jours cela se transforme vite en un discours de type "vous souffrez pas c’est dans la tête", transformation qui est lié à une très mauvaise connaissance du grand public et de la presse généraliste de ce que sont ces effets). Mais du coup, pour les patients concernés cela veut dire qu’il faut les prendre en charge, en gardant en tête que des causes tierces puissent être identifiées (pour les effets contextuels) ou que l’effet nocebo puisse être pris en charge (et là je ne me prononce pas car je ne suis pas médecin sur comment le prendre en charge , passage transitoire à ancienne formule ? suivi et ajustements de doses ? autre ?).

    • Bonjour,

      Merci Hélène pour votre message. Les mots, leurs ordres d’apparition dans les phrases et le nombre de lignes accordée à une idée ou une autre, véhiculent des non-dits bien plus importants que ce qui est dit. C’est bien connue.
      Il y a sans doute un effet nocebo, mais pour le foetus d’une femme enceinte, ce sera difficile de parler d’effet nocebo pour son cas.

      Amicalement

    • A l’attention du Dr. Dominique Dupagne :

      Vous ne pensez pas à un problème galénique selon votre article.
      A notre avis, il s’agit d’un problème galénique, voir notre document en annexe.

    • Justement différents et uniques ! c’est difficile de trouver des gens semblables pour faire une étude clinique, il y a des critères de choix d’inclusion et d’exclusion. On ne peut JAMAIS généraliser à 100% une étude sur tous le monde. Justement avec ce traitement hormonal, il faut s’attendre à un déséquilibre durant des mois avant de retrouver sa stabilité de nouveau. Les gens qui ont ressenti leurs symptômes ne sont pas fous, par contre il manque vachement des données quant à leurs historique de traitements...etc. ce médicament est sensible au moindre changement alimentaire, médicamenteux...etc. Quand on écarte les autres possibilités et on faisant l’enquête professionnelle de la pharmacovigilance, ce jour là, une décision plus objective aura lieu. Il ne suffit se sentir réellement quelque chose pour précipiter à juger que c’est le médicament qui est en cause. Peu importe, les circonstances de l’étude clinique. Aujourd’hui, les laboratoires ne peuvent "falsifier" des données aussi facilement que l’on croit.

    • Bonjour Dominique,

      Je parlais des analyses, à priori en cours et dont les résultats seraient connus courant octobre... J’ai peut-être là une fausse information, c’est possible...

      Je constate en découvrant votre sondage que vous avez pris à coeur, le cas de nombreux patients qui ressentent à la fois et sur la même période, des symptômes d’hypothyroïdie combinés à certains de l’hyperthyroïdie, ou qui ne sont pas en corrélation avec leur dosage TSH... C’est ce qui me semble le plus troublant dans cette histoire !

      Je suis dans ce cas, ce qui m’a amené à me poser des questions objectives sur mon état... (je cherche à comprendre sans tomber dans des raccourcis faciles...)

      ok, je suis en hypothyroïdie avéré par mon taux de tsh, j’ai donc des symptômes d’hypothyroïdie flagrants et je fais avec, parce que c’est "normal"... Tout comme je faisais avec mes symptômes d’hyper quand j’étais dans cet état, parce c’est "normal" !

      Donc augmentation significative de mon dosage... Avec les fameux bonus du week-end, qui me mettent à plat jusqu’au mardi.

      Aujourd’hui, et ça c’est nouveau, j’ai aussi des symptômes d’hyperthyroïdie... en pleine hypo ! Gloups !

      J’en suis arrivée à 2 questions que vous allez certainement trouver idiotes, mais tant pis, j’assume ;) !

      Ok pour les symptômes d’hypo, je ne reviens pas dessus. Mais pour ceux de l’hyper qui viennent s’ajouter à la liste :

      - Serait-il possible que mon métabolisme et pourquoi pas mon hypophyse, puisse détecter la tendance à la baisse "vitesse grand V" de ma TSH et "m’alerte" par le biais des symptômes de l’hyper tout en continuant à m’envoyer ceux de l’hypo ?

      - Ou bien est-ce que l’augmentation du dosage pourrait me donner ces symptômes d’hyper selon les moments de la journée et en fonction de ma capacité à absorber ce surplus ! Un genre de surdose que mon corps digère mal ? (trouble de la vue, vertiges, nausées, maux de tête sont des symptômes que je n’ai jamais connus en hypo ou hyper franche avant la nouvelle formule...)

      J’aimerai vraiment avoir votre avis sur cette question.

      Bonne journée

    • Mais oui si probleme il y a il ne peut etre que galenique puisque le principe actif est le même. C’est la definition même du mot galénique. Vous ennoncez des lapalissades.

  • C’est compliqué la Médecine hein ? pourtant on pouvait s’y attendre vu le rejet complet des thyroidologues pour le générique du Levothyrox qui a d’ailleurs était retiré non ? bref à quand le retrait sous la pression de tous les génériques du seul royaume de France car à chaque fois qu’un patient "fatigué""suant" "palpitant" "ému "un peu déprimé" "soucieux" "stressé" mais dûment informé de l’épidémie d’effets secondaires va venir nous voir il suffira que le pharmacien lui ai délivré un générique pour se poser la question ...surtout si il lit les notices ...chouette nos cabinets vont se remplir de gens qui vont nous demander notre avis ....après avoir bien sur arrêté leur traitement comme leur a dit la voisine ... pourra t on continuer à dire que le générique c’est pareil ou devrons nous le prouver à chaque ligne de l’ordonnance ? après tout ils n’ont qu’à faire l’avance à la pharmacie et ils auront le bon remède ...ah oui mais là pas de tiers payant intégral ...hou la la trop compliqué la Médecine Générale... je vais faire spécialiste ou mieux gourou ...

    • Bonjour,

      La crise du LEVOTHYROX déborde en effet sur le problème de l’image des médicaments générqiues, qui sont évalués de la même façon que les changements de formule.

      Retrait des génériques ? Non, mais meilleure prise en compte des doléances des patients. Il existe une situation aberrante en France : si le médicament original est au même pris que le générique, le pharmacien est quand même incité à substituer avec le générique. Permettre aux patients qui le désirent de préférer l’original au même prix que la copie sans être pénalisé ne lèserait pas les comptes sociaux et résoudrait beaucoup de problèmes. Et lorsque le médicament original est plus cher, la patient paierait la différence de sa poche.

      C’est simple conceptuellement et techniquement pas si compliqué. Cela résoudrait quasiment tous les problèmes liés aux médicaments génériques.

    • oui mais la réalité française c’est cette façon que le "pharmacien" a de dire "dites à votre médecin traitant qu’il marque à la main non substituable" tout cela pour éviter de faire payer et de rembourser c’est dire le niveau de perversion du "système"... sur qu’avec une telle mascarade on en arrive à de telles inepsies ...

    • Moi je trouve que pour régler, d’un seul coup, tous ses problèmes, la solution est de bannir du monde médical toute personne y travaillant et magouillant avec les tests/études. Ainsi un laboratoire qui supprime quelques données d’une étude pour faire pencher la balance/risque se voit supprimer définitivement le droit de produire et vendre du médicament.

      Un médecin qui cache à son patient les risques avec tel ou tel traitement, radié de l’ordre.

      Un politique/fonctionnaire qui œuvre à camoufler (pour ne pas effrayer) un soucis qu’il faut traiter (personne n’est parfait et la science est expérimentale), retour dans le privé dans un domaine loin de la science- médecine. Idem pour les fausses études en ghost-writting ou conceptuellement mauvaise science.

      Après quelques années de tangage, cela se stabiliserait et les crises sanitaires récurrentes et continues finirait par disparaître.

      chiche ?

      ps : je suis un peu dépité de voir venir les sachant pleurer sur les patients qui sont trop idiots et que EUX savent et qu’on n’a qu’à les écouter, eux médecins, sans se poser de question. Si des patients ressentent des effets, sans savoir que c’est un nouveau médicament, avec des taux dans la norme, il est crétin (et je pèse mes mots pour rester poli) d’affirmer qu’il ne se passe rien. Que l’on dise "on ne comprend pas comment ou pourquoi mais nous allons chercher" ok, mais l’étalement de toute cette morgue donne l’image de médecins engoncés dans leurs savoirs (appris (vrais ?), pas découverts) qui refusent d’admettre ce que les gens ressentent juste parce que cela va à l’encontre de ce qu’on (les labos) leur a appris. Un peu comme un prêtre.

    • Nous sommes en présence d’une molécule à marge thérapeutique étroite , c’était d’ailleurs l’argument des autorités de Santé pour ne pas inclure le lévothyrox dans la substitution obligatoire par un générique de la part des pharmaciens , avec de mémoire mis en avant toujours par les autorités du « profil des patients » sous lévothyrox.
      De mémoire certains pays nordiques utilise les génériques de la lévothyroxine sans problème(suède et /ou danemark) ,
      il serait intéressant de savoir ce qui se fait en Allemagne où le générique est très développé et également pays du laboratoire MERCK...
      Par contre les professionnels de terrain avaient peu connaissance de l’importance de la baisse en principe actif dans le temps des comprimés au lactose. La teneur de PA a été évaluée à 6 mois, je suppose que c’est le temps moyen d’écoulement d’un lot via les officines : je ne sais s’il y avait des études précises sur temps de stockage du laboratoire ,des grossistes, des pharmacies et dosages de PA pour un lot donné.
      Ceci dit on voit mal MERCK qui grâce au critère de marge thérapeutique étroite avait l’exclusivité de la lévothyroxine sur la France mettre dans les informations patients et/ou professionnels que la teneur en PA pouvait fluctuer rapidement dans le temps , ceci devait être connu du laboratoire bien avant 2012.
      Au critère de marge thérapeutique étroite s’ajoute le passage d’une forme galénique avec un PA à teneur incertaine à une forme galénique avec un PA à teneur de stabilité supérieure de 20 à 30% par rapport à l’ancienne forme : le changement ne pouvait qu’être délicat .
      C’est toujours le cas dans les thérapeutiques à marge étroite , d’ailleurs un générique du PREVISCAN était programmé sur le marché français ,il me semble que les laboratoires ne se bousculent pas pour le mettre en place, à suivre si cela se fait...

    • exact : même médicament —> même prix de remboursement, et non un remboursement au pourcentage du prix du médicament.
      la polémique serait alors le problème de la médecine à 2 vitesses, car les mutuelles moyennant finance aurait tôt fait de trouver une formule remboursement 100%, et l’on dirait que seuls les nantis peuvent se permettre les médicaments princeps ...
      Pour info pour ceux qui l’ignorent et qui accablent le labo dans cette histoire, la boite de levothyrox 100 coute 1,87 euros par mois. Même avec un effet prix/volume, la rentabilité n’est pas un moteur évident de toute cette affaire.

    • "Et lorsque le médicament original est plus cher, la patient paierait la différence de sa poche."

      Une médecine de classe ne vous pose pas de problème ? Aux riches, les princeps ; aux pauvres, les génériques...

      à part ça, vous allez bien ?

    • je pointas la problématique

    • Cher vous

      Emu, soucieux, suant, fatigué, stressé, vous avez raison, c’est bon là, ça arrive a tous et a toutes ! Mais "crampé" en permanence, avec 10 kg en moins ou en plus, les articulations explosées, est-ce que vraiment cela vous conviendrai ? plusieurs mois d’affilé, qu’en pensez-vous vraiment et honnêtement ?
      Espérant que vius ne soyez pas toubib, dans le cas contraire je plains vos patients qui sont sans doute plutôt des clients !

    • @a annetin

      je vais faire spécialiste ou mieux gourou ...

      ou troll ?

    • Bonjour
      Je refuse tous les génériques depuis des années Monsieur et régulièrement je fais l’avance totale du médicament , le pharmacien me fait une feuille de soins que je dois envoyer la SS pour me faire rembourser à hauteur du prix du générique . j’attends d’en avoir une bonne dizaine cela me coute un timbre et j’expédie .... et régulièrement la SS m’écrit pour me faire son blabla ...
      SAUF que pour le levothyrox je me suis retrouvée avec un NOUVEAU MEDICAMENT que tous disent NF , générique... du jour au lendemain sans nouvelle prescription et SURTOUT sans mon consentement QUE j’ai absorbé pendant des semaines les deux formules ensemble car 2 dosages différents (finissez les boites et ne revenez pas sur l’AF) Alors ces différences d’absorbions décrites dans les articles imaginez ce que cela a pu faire dans mon organisme !! Je vous passe le descriptif de tous les symptômes , d’effets indésirables , des multitudes d’examens et rencontres de spécialistes .... Je suis tenace et suis toujours sous NF sans pour autant avoir retrouvée mon confort de vie antérieure à mars 2017 . Alors oui aujourd’hui et seulement depuis fin 2017 nous avons d’autres choix et alors on recommence à zéro comme beaucoup de patients qui depuis des mois passent de médicaments en médicaments procurés à l’étranger au début puis en France . En mars 2017 le MANQUE D’INFORMATION a été VOLONTAIRE auprès des médecins et des patients pour insidieusement et dans la plus grande discrétion nous faire passer sur le générique afin que Merck garde le MONOPOLE en France avant de tomber dans le domaine public en 2019 . Et ceci sans avoir aucune autre alternative ... c’est une prise d’otage médicale dont nous sommes tous victimes . Et effets nocebo ou pas L’ANSM et Merck se sont tirés une balle dans les pieds puisque aujourd’hui nous avons obtenu la venue sur le marché d’autres médicaments et notre LIBERTE de choix
      Merci à tous les médecins d’être de notre côté

  • Je voudrais reposter sous ce nouvel articles un témoignage posté sous le précédent, car je le trouve éclairant sur la complexité des situations individuelles.

    Message de Bobinette :

    Les mots ont leur importance et une connotation :
    "norme des laboratoires pour la TSH" etc. N’est-il pas plus approprié de parler de "valeurs de référence" ?

    Je ne suis pas une scientifique, mais je suppose que les valeurs des labos sont basées sur quelque chose comme une courbe de Gauss, et n’ont pas valeur de "norme" stricto sensu. Parler de norme pourrait justifier (inconsciemment ?) que l’on ne prenne pas en compte la vérité singulière de patients qui sont dans la "norme" mais manifestent des symptômes ...

    J’insiste sur ce point, car j’ai été longtemps dans les bornes des "normes" ...et pourtant je n’avais plus de cerveau, j’étais devenue incompétente au boulot sans parler d’autres problèmes cognitifs, un souci thyro avait été soupçonné à plusieurs reprises par mes médecins successifs (j’ai déménagé), mais il y avait les normes et j’étais encore une patiente disciplinée et totalement ignorante...(je ne suis guère plus savante aujourd’hui, mais un peu plus méfiante).

    Et, heureusement (sic), j’ai dérapé (une seule fois) hors des normes, eu la chance de tomber sur un généraliste qui connaissait mon contexte familial de goîtres, m’a envoyé vers un doc thyro, qui a jugé que je n’avais pas la tête d’une hypocondriaque et m’a donné du Lévo. Prudemment.
    J’ai petit à petit retrouvé mon cerveau. Hasard peut-être, si l’on lit certains de vos confrères.

    Précisions en rapport avec le thème du billet : Je vais mal depuis plusieurs mois, hasard peut-être, car j’ai d’autres soucis de santé, alors je n’ai pas jugé pertinent de faire un signalement aux autorités de vigilance.

    Pour ce qui est du set-point, mon doc thyro m’a dit quelque chose comme :
    le médecin établit, après un temps d’observation et de suivi du patient, une sorte de profil thyro (traduit par les analyses de la tsh, t3, t4 et rapportées au ressenti) propre au patient, qui n’est pas nécessairement un "point", mais peut être un intervalle, dans lequel le patient se sent à peu près en bon état. Mais c’était il y a 7 ou 8 ans, et traduttore, traditore, j’ai peut-être mal compris son propos...Vous pourrez peut-être rectifier le tir, si j’ai mal compris ? à l’attention de vos lecteurs...

    Lire aussi la réponse de Christian Funck-Brentano.

    Les forums de patients regorgent de ce type de témoignage.

    • Ce message est très éclairant en effet

      Pour de nombreux paramètres on dispose de normes/d’intervalle de référence.. on l’appellera comme on veut, mais globalement d’un laboratoire à l’autre, d’une technique de dosage à l’autre, sauf cas très particuliers, la fourchette est globalement la même
      - Soit on en sort, ça se voit et on se pose la question, ce d’autant plus que l’on a prescrit l’analyse et que par conséquent les résultats nous intéressent...
      - si on reste dans l’intervalle, il faut davantage de vigilance, car la fluctuation au sein d’un intervalle dit de référence peut être informative.

      Pour certains paramètres, pour certains patients, dans certaines situation... on peut déterminer une valeur/zone de référence propre au patient : idéalement on détermine un moment où l’état du patient est stabilisé est on s’en sert comme référence /objectif pour l’avenir

      On ne peut pas faire plus personnalisé que ça car le patient devient sa propre référence.

      On le fait par exemple chez les patients épileptiques qui sont stabilisés : tout va bien on fait un dosage des médicaments et on s’en sert comme référence à atteindre en cas de déséquilibre ultérieur

      Pour la TSH la T4L et la T3L c’est plus compliquée, les concentrations fluctuent au cours de la journée, au cours des saisons, selon l’âge et le sexe et les normales identifiées sont très large pour la TSH globalement de 0.3 à 5 (mUI/L).
      Bien entendu il peut exister une légère variabilité entre chaque labo, raison pour laquelle on conseille de ne comparer que ce qui est comparable à savoir des résultats réalisés par le même labo avec la même méthode (fin de l’apparte)

      Donc effectivement un patient qui passe d’une TSH à 4.5 à 0.45 ou inversement : même si c’est dans les normes on voit bien qu’il se passe quelque chose : elle a bougé d’un facteur 10.
      Donc une TSH à 4.5 ou 0.45 c’est normal aux yeux d’une population et de sa norme, mais pour un individu donné ça indique une variation qui doit interroger
      Et pour reprendre Christian Funck-Brentano :
      “Contrairement aux autorités de santé (on ne peut leur en vouloir) les médecins soignent d’abord des individus, pas des populations.
      En savoir plus sur http://www.atoute.org/n/article359.html#fyG1kePUumwZic2D.99”

  • Pour information en commentaire de la possibilité de prescrire de la L-thyroxine SERb en alternative thérapeutique : la L-THYROXINE Gttes SERB est en pénurie chez les grossistes pharmaceutiques ( cad que les pharmaciens se mettent sur des listes d’attente dans l’espoir d’avoir une quantité indéterminée de la spécialité à une date indéterminée ;actuellement les pharmacies ont environ 15 à 20 spécialités dans ce cas de figure ...) Réserver la forme gttes aux patients (enfants etc) qui n’ont pas d’autre alternative thérapeutique me semble judicieux.

    • Je ne comprends pas ! Le laboratoire SERB a justement augmenté sa production, pour faire face .
      Mais c’est vrai que les pharmacies refusent de délivrer des gouttes.

  • Bonjour,

    Merci pour vos articles.
    Il me semble qu’un partie (sans doute minoritaire) des patients n’est pas prise en compte dans votre analyse.

    Je fais partie des gens qui prennent du Levothyrox quotidiennement, ce depuis 27 ans, à la même dose (112.5µg/j). D’abord pour une thyroïdite d’Hashimoto, puis (depuis 10 ans) pour un cancer thyroïdien papillaire-vésiculaire (thyroïdectomie totale + 3 curages ganglionnaires). Cancer agressif, 4 chirurgies dont 3 pour des récidives ganglionnaires, la dernière en 2010. Je ne suis pas en rémission, mais en freination (TSH à 0) mes marqueurs sanguins sont stables et il n’y plus de cible depuis 2010. Depuis 10 ans, pour assurer cette freination, je prends (comme avant) du Levo 112.5, et en plus 1/2 Cynomel par jour.
    Autant dire que pour moi ce traitement n’est pas optionnel.

    Tout va bien pour moi, je vis une vie très active (j’ai 46 ans), je n’ai pas d’autres pathologies, je ne prends pas d’autres médicaments. Je n’ai rien changé à mon alimentation, je ne suis pas en surpoids, je ne fume pas, et je m’active physiquement, ça fait partie de mon métier.

    On me suit régulièrement sur les paramètres complets (TSH, T4L, T3L), environ 3-4 fois par an. Depuis 27 ans, et même depuis les 10 dernières années, ma T4L et ma T3L sont identiques. Ma TSH est freinée depuis 10 ans.
    Je suis passée au Levo NF sans même le savoir, début mai 2017. Mi-mai j’ai commencé à avoir des troubles handicapants, mais je n’ai absolument jamais pensé au Levo. Des troubles de l’équilibre, et des troubles digestifs.
    Pour être plus précise :
    * les troubles de l’équilibre sont étonnants me concernant, je travaille sur échelle presque tous les jours (arboricultrice bio), je fais de l’alpinisme depuis 30 ans. Ces troubles ont fini par aboutir à une chute d’échelle fin mai, avec hospitalisation, 2 cotes fracturées, un tassement vertébral. 7 semaines d’arrêt de travail et des séquelles !
    * les troubles digestifs : comme un inflammation du haut jusqu’en bas, je n’en dis pas plus, mais j’ai même dû commencer à porter quotidiennement des couches à cause des suintements - intenable ! J’ai essayé d’éliminer les oeufs, les fruits à coque etc, rien n’y a fait.
    A ce rythme-là, cet été, j’étais épuisée. Ce qui n’est pas mon style.

    En termes d’analyses biologiques : j’ai eu une analyse 4 mois avant la NF, et 4 mois après (mi-août, quand je pensais être passée en hypo). Mes paramètres sont IDENTIQUES (sur les mêmes normes du même labo bien sûr). Les mêmes valeurs que depuis 27 ans. Je précise que tout le reste est idem aussi (Vit D, fer, paramètres hépatiques, rénaux, bilan lipidique : tout est bien).

    3ème semaine d’août, mon mari entend parler des polémiques autour du Levo. Il prend de l’Euthyral pour une hypothyroidie (Euthral = mêmes excipients que l’ancien Levo), et me propose de switcher pour voir (avec l’accord de mon médecin). Je n’y crois guère, mais je prends l’option de tester. Donc 3ème semaine d’août, je passe à 1 Euthyral + 1/2 cachet de Levo 25 ancienne formule (il m’en reste 4 boites), donc même dose de 112.5µg/jour de T4. En moins d’une semaine, TOUS mes troubles disparaissent. Je n’ai évidemment rien changé d’autre. Depuis fin août, je retravaille sur échelle, et je ne porte plus de couche, mon niveau d’énergie est remonté tout seul en 15 jours...

    Le centre de pharmaco-vigilance (j’ai fin un signalement bien sûr) m’a indiqué que d’autres patients étaient dans mon cas : équilibre hormonal idem, et pour autant les effets indésirables clairement imputables à la NF. Pas les plus nombreux, mais il y en a.

    Par conséquent, lire et entendre que le problème est forcément un souci de rééquilibrage ou de nocebo, pour moi c’est insupportable.

    Je n’ai rien contre la nouveauté, je ne suis pas loufoque, et j’ai vraiment mieux à faire que de me préoccuper de mon cachet quotidien. J’ai pourtant passé 4 mois infernaux entre mai et août.

    Je pense qu’il est très important d’obtenir des réponses sur les raisons qui provoquent ce type de troubles chez certains patients. Pas seulement offrir des alternatives (ce qui est déjà bien). Mais vraiment comprendre ce qui, dans cette NF, provoque cela. Pour éviter de reproduire le même souci dans d’autres formulations, surtout si elles sont destinées à des prises chroniques et quotidiennes...

    En l’occurrence, on ne peut pas continuer à dire qu’il n’y a pas de problème avec la formulation actuelle, parce que les "données actuelles de la science" nous disent que "les excipients (par exemple) ne peuvent pas donner d’effets à ces doses".
    L’esprit scientifique, c’est d’abord la capacité de douter.

    Bonne journée,
    Sabine

    • que dire....

      Si j’étais un médecin (pas forcement un bon), je dirais

      " bref à quand le retrait sous la pression de tous les génériques du seul royaume de France car à chaque fois qu’un patient "fatigué""suant" "palpitant" "ému "un peu déprimé" "soucieux" "stressé" mais dûment informé de l’épidémie d’effets secondaires va venir nous voir il suffira que le pharmacien lui ai délivré un générique pour se poser la question ...surtout si il lit les notices ."

      Vous avez compris ? faut pas lire les notices et vous irez mieux (on devrait les supprimer, voire les interdire, les notices). D’ailleurs si vous avez de la fièvre, cassez le thermomètre et pouff, guéri.

    • Bonjour Sabine

      Avez-vous essayé de prendre 125 ou 137,5 microg de la nouvelle formule ? Sinon, vous devriez essayer.

      Apparemment, les troubles de l’équilibre sont au premier plan chez de nombreux utilisateurs de la nouvelle formule, ce qui est étrange. J’ai écrit à propos de la possible toxicité de la nouvelle formule "hypothèse hautement improbable que rien de sérieux n’alimente actuellement. " Je comprends que cette affirmation vous choque après avoir vécu votre histoire. "Hautement improbable" ne veut pas dire impossible. La biologie est pleine de surprises, y compris totalement imprévisibles, voire inexplicables. Je voulais simplement dire que des troubles d’hypo un peu atypiques sont infiniment plus probables que la toxicité de quelques centigrammes de mannitol, par ailleurs présent dans l’alimentation en quantités bien plus importantes.

      Mais ma phrase est maladroite. Je vais changer pour écrire "Qu’aucune preuve scientifique n’alimente actuellement"

      La seule preuve scientifique qui permettrait de trancher serait que des gens dans votre situation acceptent de participer à une étude scientifique qui consisterait à leur donner alernativement les deux formules, en aveugle (sans savoir ce que l’on prend) et à vérifier que les troubles apparaissent bien avec la nouvelle formule. C’est ainsi que l’on élimine les biais psychologiques dans l’étude des médicaments. Il faudrait que dse chercheurs intéressés et des associations de patients y réfléchissent. Il existe des financements publics pour ce type d’étude. Ne nous en voulez pas de ce protocole, mais il y trop de gens qui ressentent authentiquement des troubles importants au contact d’un appareil électrique, y compris quand on l’éteint... Et si vous avez déjà participé à des dégustations de vin à l’aveugle, vous comprenez certainement de quoi je parle.

      Le but ne serait pas de piéger les gens, mais de faire avancer la science.

    • Bonjour, merci pour votre réponse et la modulation de votre assertion...

      A 112.5µg de Levo (AF et NF !), ma T4L est autour de 15 sur une norme labo entre 9 et 17. C’est le cas depuis 27 ans. Quand j’ai fait des essais, je m’avère très sensible au petites variations : à 125 (au lieu de 112.5) je suis en hyper franche (T4 autour de 19-20, et tous les symptômes de l’hyper). Et en sens inverse avec du Levo 100, c’est hypo franche sous 4-5 semaines.
      Merci néanmoins d’avoir pris la peine de faire cette suggestion pour du 125 ou du 137,5.

      Par ailleurs, même en hyperthyroidie (j’ai connu) ou en hypothyroidie (j’ai connu aussi, avec des TSH plus ou moins élevées, parfois au-delà de 50 !), je n’ai jamais eu aucun des troubles que j’ai subis entre mi-mai et fin août 2017. J’ai eus les symptômes classiques de l’hyper et de l’hypo (respectivement), mais jamais les soucis de pertes d’équilibre et digestifs décrits plus haut. Je suis donc dubitative sur l’amélioration de ces symptômes avec une modification du dosage, d’autant plus que mes résultats biologiques n’ont pas varié.

      Je serais partante si une étude scientifique était menée sur le sujet, même si cela devait me couter physiquement. J’aime bien comprendre...

      Bonne journée, et merci en tous cas pour votre persévérance dans la quête d’une forme de vérité sur ce dossier.

      Sabine

    • Bonjour,
      en plus des troubles de l’équilibre que j’ai moi même ressenti mais attribués à une défaillance articulaire ... ce qui m’a aussi interpellé sans que j’ose en parler, ni ne trouve d’explication, c’est cette impression de faim 2 heures après les repas ! au point de me dire que la même dose de viande de la même qualité ne me nourrissait plus ?!

    • pour le moment on ne sait pas ce qui se passe ... nous sommes surpris mais avons déja vécu cela avec le générique du médicament .. aussi je suis désolé mais mon quotidien me semble significatif et je transmets un point de vue non sur le Levothyrox mais sur la substitution des médicaments ... quoiqu’il en soit on verra bien ce que va nous apprendre ce soi disant scandale sanitaire qui alimente le buzz ..en attendant vous aurez interprété à votre façon mon petit texte en faisant croire que vos a priori sont forcément du côté du bien être des gens ... pensez vous que les notices sont plus utiles aux patients ou au circuit du médicament ?... bref ne peut on améliorer ces informations trop exhaustives et donc inutilisables car génératrices d’anxiété délivrées je crois humblement uniquement à des fins "assurantielles" ... ? le principe de précaution ne transforme t il pas notre monde en suspicion généralisé ? faut il interdire de se poser d’autres questions hors du buzz médiatique ...démagogie quotidienne en santé ? je suis vraiment désolé de vous avoir dérangé mais je crois que si remplacer le lactose par du mannitol génère autant de souffrance chez certains patients qui prennent le nouveau Levothyrox il faut alors se poser la question des substitutions que d’ailleurs les patients nous posent tous les jours .. sinon bientôt vous serait vraiment dans le désert médical

  • Bonjour
    Je ne suis pas sure que Mme Buzyn ait répondu avec intelligence et efficacité.. efficacité certes (ce qui montre qu’elle en avait les moyens et depuis le début) mais surtout sous la contrainte devant la détermination,la révélation du manque de transparence des labo et de l’ansm ET les plaintes des patients.

    Néanmoins , elle a quand même tenu jusqu’à l’intenable..envoyant des fins de non recevoir régulières à toutes les questions posées, jusqu’à ce que d’autres, dont vous même, ayez répondu à ces mêmes questions

    Merci de votre travail interessant sur la biodisponibilité des principes actifs.. Vous soulevez là de grandes questions

  • Bonjour,
    j’ai beaucoup apprécié vos deux articles sur le sujet du Levothyrox et votre ouverture d’esprit, mais étant moi même victime des effets secondaire de la nouvelle formule, bien que de façon modérée, je me demandais si le poucentage des patients intolérants n’était pas plus importants que votre estimation.

    la question que je me pose depuis le début est la suivante : l’ancienne formule, réputée instable dans le temps a une Date limite de consommation de 3 ans alors que la nouvelle, réputée beaucoup plus stable a une DLC de 2 ans seulement !
    cela me semble plutôt incohérent, n’aurait-il pas suffi de diminuer la DLC de l’ancienne formule à 2ans pour garantir la teneur en thyroxine jusqu’à la date de péremption ?
    Bien sûr cette réflexion ne prends pas en compte la suppression du lactose dans les cachets qui a participé à la décision de changer la formule.
    cordialement

  • Merci à vous pour vos recherches et de nous permettre de participer aux discussions ,aussi de voir plus clair,quoique bien de questions demeurent encore floues,surtout pour le principe d’agir qu’à la FRANCE de par les personnes qui la dirigent et c’est bien connu depuis la nuit des temps,toujours un peu plus,.
    Je ne remercierai pas Mme La Ministre de son intervention ,qui est plutôt contrainte et forcée,Je remercie l’association AFMT ,et l’intervention de MME ANNY DUPEREY ,sans qui nous serions étiquetés à vie de personnes souffrant de maladies imaginaires,atteintes de troubles psychotiques,non fondés,nous imaginant des maux divers et variés
    alors que le ressenti dans notre corps est épouvantable,tous les jours un peu plus, comme un enfer interminable,un bouleversement à l’intérieur nous faisant souffrir atrocement tel un sunami ,une vague géante qui nous envahi de l’intérieur sans pouvoir en comprendre la raison .Combien de personnes,ont dû être en arrêt maladie,(contraintes et forcées,qui seront sans doute traitées de fainéantes)ne pouvant plus avoir la force de tenir debout,face aux vertiges,à la fatigue intense,aux crampes insupportables,aux insomnies à répétition,au manque de concentration, et à la perte de cheveux inconsidérable,tous les jours un peu plus,nous donnant un visage métamorphosé ,à ne plus nous reconnaitre,. Rassurez -vous,rien d’inquiétant,nous avons juste fait les frais d’un système qui n’est pas au point depuis des décennies,et ne nous sommes pas nombreux à en croire les statistiques,et les dires ; ; ; ; UNe minorité ............ il faut bien que la population serve à la science,normal, mais dans quel monde vit-on, ????? je trouve inadmissible de se servir en direct de malades pour faire avancer la recherche,et de plus INADMISSIBLE ce manque d’informations,sans cesse reconduit d’années en années,pour protéger ce dont personne ne parle.... il faut être bien dupe pour croire à toutes les inepties que l’on nous fait avaler ,.nous ne sommes pas des animaux,qui devons vous suivre un bol ce croquettes à la main, .il serait souhaitable que toutes les personnes qui restent prostrées à supporter,à ne rien dire,se révoltent,
    trouvez vous normal que ce soient les patients qui cherchent une solution,pour Se sortir de ce cyclone,qui s’abat sur eux, ????sans la moindre aide,ni accompagnement médical ???
     ??? Ce que nous ne savons pas,et que nous saurons peut être jamais,ou dans quelques années tel le Médiator,ou la Dépakine en leur temps hautement signalés, sans que rien ne se passe,sauf comme de coutume, les effets conséquents qui se sont dévoilés un siècle après.??? ET malgrè tout ceci,on continue,on continue,et on cherche à nouveau quel médicament révolutionnaire va entrer sur le marché pour toujours alimenter la chaîne du profit et pour se retrouver sur les bancs du classement mondial,en première ligne,,,,
    Merci à toutes les personnes qui ont fait les frais de leur santé,pour venir en aide à la recherche,c’est grâce à vous que l’industrie pharmaceutique va avancer,mais les remerciements nous pouvons les attendre, et passer notre chemin,nous avons au moins le privilège de pouvoir garder la tête haute de ne pas être névrosées, (et je respecte toutes ces personnes en souffrance,)
    ps, : je trouve déplorable que pour participer aux discussions sur certains forums ou blogs, ,nous soyons dans la contrainte,de devoir nous abonner en payant,, nous souffrons,nous essayons de trouver une solution,et une fois encore, nous devons vider nos poches du peu que nous pouvons avoir .QUEL DESASTRE QUELLE HONTE
    NON je ne suis pas heureuse et fière d’être Française.désolée pour mes parents,mais c’est la triste réalité .

    • Merci mille fois. Oui, il faut avoir le courage de dire que nous soufrons et que ces douleurs sont parfois insupportables. Non, ces douleurs ne sont pas imputables à d’éventuelles hypo ou hyperthyroïdie (nous malades de la thyroïde, nous connaissons bien les troubles occasionnés par les variations hormonales). Ses souffrances sont très particulières et incompréhensibles. Espérons que des enquêtes seront rapidement menées. Nous devons tous déposer des plaintes.

  • …. Doc Martin s’est réveillé un beau matin empli d’une satanée mission : « pauvres patients ! ça ne saurait durer ! Et de ce pas je viens vous libérer de l’instabilité de vos comprimés ! Et si je l’ose, je vous sauve même du lactose !

    Notre chevalier servant – que bien sûr nous imaginons sur un beau cheval blanc – nous concocte dans son officine une recette de cuisine. Et notre grand manitou de mélanger une pincée de poudre par ci, un peu de jus de citron par là.

    De ses jolis comprimés, t’en bect’un, t’en bect’deux… dès le troisième tu comprends bien que le sorcier a dû se gourer dans sa tambouille et qu’il t’a refilé un fricot de derrière ses fagots. Tu commences à jacter, tu finis même par t’égosiller « Grand mandarin t’as dû te planter !! ». Que nenni qu’il te répond, tout va bien ; grosses coliques, maux de crâne, étourdissements ne sont que passagers. Tu iras mieux après demain…

    Grand manitou ayant des serviteurs, les voici tous, arrogants et moqueurs ! Tout ça est bidon et ne sont que des allégations ! Veuillez souffrir encore ! nous imposent-ils en chœur.

    En vérité tu n’en peux plus, c’est tout ton corps qui ne t’appartient plus, tu marches sur le ventre, tu ne dors plus la nuit et tu souffres de crampes. Ta TSH augmente ou bien elle diminue, t’as de la tachycardie ; et tout le monde s’en fout ! Est-ce le mannitol ou bien le morticole ?

    Aaaah ! Voilà des carabins qui regardent de plus près la bioéquivalence, de savants pourcentages pour ajuster ton dosage. Toi qui prenais chaque matin un simple comprimé suffisamment dosé et depuis tant d’années ! Eux cent fois sur leur métier remettent ton dosage. Encore un peu « ça vous gratouille ? », un peu plus tard « ça vous chatouille ? »
    Et tous ces Tournesol te font peur, ils finissent par ressembler à des prédicateurs !

    T’as perdu patience et t’as perdu confiance …. A tous ces médecins tu leur cries : vos supplices sont tout bonnement d’un autre âge ! Remballez vos cachetons ! Ecoutez vos malades ! Le mieux est le mortel ennemi du bien et plutôt que de chercher à réajuster nos dosages, contentez-vous de nous aider à retrouver le lévo ancien avec lequel nous nous portions très bien !

    Et si derrière tout ça il n’est question que de gros sous, fâchez-vous avec nous !

    • @Armelle P.
      Un seul mot, Armelle : "BRAVO !" Au milieu de nos plaintes, de nos douleurs et de notre colère, votre verve nous rend pour un instant le sourire. C’est excellentissime !
      Si nos gémissements ne sont pas entendus, puisse une bonne dose d’humour sarcastique nous rendre notre ancien LEVO !
      Cordialement

    • Bravo , mille fois bravo pour cette plaidoirie réussie, pour ma part ce LevoNF m’a bien fait comprendre que maintenant je suis MALADE et pour longtemps...et vouloir exprimer scientifiquement les gros doutes du corps médical à notre égard est presque malhonnête et nous remplit d’un doute abyssal sur le retour d’un peu de bien être pour nous malades.

  • Bonjour
    je viens de lire avec intérêt vos articles .
    Je suis sous Levothyrox depuis plus de 25 ans
    je n’ai plus de thyroïde et n’ai jamais eu en 25 ans de troubles au niveau des hormones thyroïdiennes
    Au mois d’avril mon pharmacien m’a délivré la NF de lévothyrox en me disant que c’était juste l’emballage qui changeait ...Je n’ai même pas fait attention .Puis j’ai commencé à être en hyperthyroïdie, à souffrir de tachycardie , avec de l’hypertension . J’ai fini mi mai aux urgences avec 22 de tension . Depuis Aout je suis à nouveau équilibrée après être passé de levothyrox 75 à 62,50 . Mais je continue à souffrir de tachycardie, de baisse de vue importante , de perte de cheveux , de crampes et de migraines . Je viens DEPUIS PEU de découvrir avec effroi la polémique autour du lévothyrox ... je ressens tous ces symptômes depuis des mois ( au moins mai 2017) et j’ai du mal à croire au hasard ! ni au fruit de mon imagination ! je suis une personne qui n’a pas l’habitude de s’écouter côté santé
    j’ai l’impression à ce jour de prendre un poison tous les matins . J’ai repris rendez vous avec mon médecin pour repasser à l’ancienne formule mais je crains la rupture de stock dans les pharmacies !
    De plus je crains d’un nouveau déséquilibre au niveau des hormones ...
    Bref je suis très en colère et ai l’impression d’avoir servi de cobaye au détriment de ma santé .

  • Bravo au Dr Dupagne pour ainsi savoir corriger son opinion sur un sujet.
    Cela témoigne d’un esprit scientifique.
    L’acte I aurait dû, à mon avis, se faire avant publication au grand public...Ou même peut-être attendre un acte III.
    Avant de publier un texte il faut une large coopération entre personnes connaissant le sujet...

    Par ailleurs : une chose est de croire en la souffrance de la personne qui se plaint, autre chose est de croire en l’explication qu’elle donne sur l’origine de sa souffrance.

    Ce n’est pas parce qu’une personne souffre qu’elle a raison concernant le diagnostic qu’elle porte sur l’origine de sa souffrance.

    L’autodiagnostic est très difficile, même pour un médecin.

    • @omedoc : https://www.ordomedic.be/fr/code/contenu/ En effet, l’Ordre des médecins travaille à la rédaction d’un nouveau Code de déontologie médicale, prévu pour le printemps 2018. On peut se demander à quoi sert l’actuel article 34, ainsi libéllé : "§1. Tant pour poser un diagnostic que pour instaurer et poursuivre un traitement, le médecin s’engage à donner au patient des soins attentifs, consciencieux et conformes aux données actuelles et acquises de la science.
      §2. La victime d’une faute médicale a droit à la réparation du dommage causé par cette faute et tout médecin doit être assuré à cette fin", à la lumière des constats issus du Levothyroxgate made in France. Qu’entend-on par " soins attentifs et consciencieux" ?

    • "Qu’entend-on par " soins attentifs et consciencieux" ?
      attentif = écouter
      consciencieux = en conscience

  • Docteur Dupagne, depuis 1995, l’Union européenne s’est dotée d’une Agence des médicaments, dont la mission principale est https://europa.eu/european-union/about-eu/agencies/ema_fr . " L’EMA coopère étroitement avec les autorités nationales de réglementation des pays de l’UE et avec la direction générale de la santé de la Commission européenne, dans le cadre du réseau réglementaire européen des médicaments. Elle dialogue également avec les patients, les professionnels de la santé et le monde universitaire. Elle coopère avec d’autres agences, notamment le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA)."------>>> Question : Pourquoi la France, par l’intermédiaire de sa ministre de la Santé, ne soumet-elle pas le nouveau lévothyrox de Merck à l’analyse "objective et indépendante " de l’agence européenne des médicaments, laquelle n’a pas hésité en 2012 à bloquer une nouvelle version de lévothyrox ? http://www.ema.europa.eu/ema/index.jsp?curl=pages/medicines/human/referrals/Levothyroxine_Alapis/human_referral_000325.jsp&mid=WC0b01ac05805c516f ---POUR Rappel : L’EMA travaille de manière indépendante, ouverte et transparente ; elle fonde ses recommandations scientifiques sur les normes les plus strictes.

  • Incroyable, la FDA nous lit aussi :-)
    http://s2027422842.t.en25.com/e/es?s=2027422842&e=1002 (il s’agit de modifier les méthodes d’évaluation des génériques)

    • N’est-ce pas un peu la réponse à la question "stupide" que je vous posais à la fin de l’acte I : pourquoi ce problème ne se pose-t-il que pour le Lévothyrox, et ne devrait-il pas remettre en question l’évaluation de toutes les molécules dont on a modifié les excipients (en majorité, des génériques), et qui ne peut plus se limiter à la seule preuve de la même biodisponibilité et de la demi-vie ?

      Mais vous rendez-vous compte de la révolution et du coût que cela impliqueait ? Et est-elle vraiment justifiée, compte tenu du très faible nombre de gens concernés, et de la difficulté de faire la part des effets nocebo (terme toujours aussi mal reçu et compris que l’effet placebo, et vécu comme une injure) ?

    • La question que l’on se pose est plus importante que cela.

      SI, alors que l’on a toujours pensé le contraire, la modification de formulation, malgré une bio-équivalence, est possiblement porteuse d’effets secondaires que ne porte pas le princeps - et le cas de ce médicament qui fait voir rapidement les effets secondaires semble le montrer - ALORS est-ce que de nombreux génériques n’ont pas des effets négatifs à long terme, diffus mais grave.

      Ainsi qui dit qu’un générique de doliprane ne favorise pas le cancer du foi ?, l’augmentation de la prévalence des cancers du foi étant attribué à des ’causes multiples multifactorielles’. La question que l’on peut se poser est alors : "ne faut-il pas, pour le générique qui change de formule faire une étude complète plutôt qu’un simulacre appelé bio-équivalence" ?

    • A terme donc, Merck aura réussi à imposer sa nouvelle chaîne de fabrication, couverte par une demande formelle de l’ANSM et de la France. Il a sans doute fait payer au gouvernement français un surcoût lié au retour transitoire à l’ancienne formule : frais de vente et marketing, nouvelle boîte, notice conforme à la réglementation...etc.

    • Mais pourquoi faudrait-il se résigner à la disparition à plus ou moins long terme de l’ancienne formule, comme cette lettre semble l’entendre ?

      Quel paradoxe !

      - Le gouvernement annonce ce matin même une grande concertation sur les priorités de la "nouvelle stratégie nationale de santé". http://solidarites-sante.gouv.fr/systeme-de-sante-et-medico-social/strategie-nationale-de-sante/article/strategie-nationale-de-sante-2017-2022-4-priorites. 4 priorités affichées, dont l’innovation : " L’innovation organisationnelle, médicale, technologique ou numérique, l’innovation doit être mise au service de tous et répondre aux besoins prioritaires en santé. Cette démarche favorisera une meilleure association des patients, des usagers et des professionnels qui sont les premiers concernés par ces évolutions, par exemple en matière de télémédecine ou d’objets connectés. Des crédits spécifiques permettront de repérer et de sélectionner très tôt les projets à fort potentiel.

      - Et en même temps, on nous affirme qu’on ne peut continuer à fabriquer un produit existant depuis des années, demandé par quelques dizaines de milliers de patients.

    • 3 millions de consommateurs de lévo en France, et vous comptez sur VST pour défendre leurs droits face à une administration sourde et aveugle ? Comme rapports de force, j’ai connu plus efficace... La démocratie participative versus l’idôlatrie oedipienne , que choisir ? :-)

    • je partage votre point de vue :-)))
      votre message me fait rire.... mais le fond du problème est triste !

  • Il y a plusieurs choses qui m’interpellent dans ces études :

    1 - ce sont des sujets sains qui ont fait l’objet de cette étude de bio-équivalence (sujets ayant une thyroïde et qui fonctionne à peu près normalement) et non des sujets sans thyroïde ou avec une thyroïde dont le fonctionnement est ralenti.

    2 - la dose testée est de 600 microg or la plupart des patients sous Levothyrox ont des prises beaucoup plus faibles : 50 à 150 principalement

    3 - le protocole ne respecte pas du tout le mode habituel de prise : un seule dose alors que les patients prennent une dose quotidienne. Donc ces études ne permettent pas de vérifier le fonctionnement du contrôle de la thyroïde par l’anté-hypophyse.

    4 - les dosages dans le sang sont des dosages de T4, qui est ensuite appelée Levothyroxine sans aucune explication. La Levothyroxine ce n’est pas de la thyroxine ?

    5 - On ne sait pas quel est le dosage de Manitol dans le nouveau Levothyrox ? La teneur en Manitol est-elle indépendante du dosage en Levothyroxine ou au contraire proportionnelle (ce qui serait logique puisque l’objectif est de stabiliser la Levothyroxine dans le temps) ?

    6 - sur les paquets on ne connait pas la date de synthèse de la Levothyroxine, ce qui semblerait utile vu qu’il est question de stabiliser cette molécule. Il serait donc utile pour la patient de savoir s’il vient d’acquérir de la Levothyroxine fraichement synthétisée ou une molécule qui a été synthétisée il y a plus ou moins longtemps.

    7 - Il serait extrêmement important de disposer d’études qui prennent en compte la date de synthèse de la Lévothyroxine : contrôle de la teneur de T4 dans le sang en fonction de la date de synthèse de la Lévothyroxine

    8 - on ne sait pas quelle dose de Levothyrox prennent les patients qui se plaignent d’effets néfastes du nouveau Levothyrox. Ces plaintes sont elles indépendantes de la dose ou au contraire dépendantes de la dose ?

    • lorsqu’il y a un principe actif instable dans le temps , en dehors du fait qu’il faudrait que les professionnels et les patients (ce serait la moindre des choses) aient connaissance du degré d’instabilité dans le temps :il semble logique qu’en plus de la date de péremption figure sur le boitage la date de fabrication du lot .

    • " 4 - les dosages dans le sang sont des dosages de T4, qui est ensuite appelée Levothyroxine sans aucune explication. La Levothyroxine ce n’est pas de la thyroxine ?"

      La Levothroxine est la forme lévogyre de la thyroxine. Son apparition dans la pharmacopée a été un grand progrès ; avant on utilisait des extraits thyroidiens (de mouton je crois). Les végans peuvent se féliciter de ce progrès.

  • ça y est , vous êtes renter dans le rang au point que Omedoc vous félicite .
    J’aimerai vraiment, comme une commentatrice précédente, comprendre ce qui ne va pas dans ce médicament. Défectuosité d’un lot ? mélange des excipients ?
    Dans tous les cas , après 9 jours de reprise de l’ancienne formule, achetée en allemagne je me sens réellement mieux.
    Encore un peu de fatigue , mais plus cette impression d’avoir la tête dans le brouillard, plus de maux de tête, plus de tachycardie, de vue brouillée. mes douleurs articulaires s’estompent .
    Je n’aurais certainement pas augmenter les doses de la NF comme vous le conseilliez à une patiente vus les palpitations et les pincements cardiaques qui m’ont conduit à consulter un cardiologue.
    Ce qui est sûre, sous levothyrox depuis plus de 18 ans , je n’ai jamais eu a connaitre le mal aise et les douleurs occasionnées par la nouvelle formule.
    Hasard ? effet nocébo ?
    je veux bien donner le reste de ma plaquette pour que le médicament soit analysé .

  • Toujours difficile d’être convaincue qu’un défaut de dosage du levothyrox nouvelle formule puisse expliquer l’état déplorable dans lequel se sont trouvés de nombreux patients comme il l’a été dit à plusieurs reprises avec des taux TSH, T4 et T3 inchangés.
    Dans ce cas précis, il semble que les hormones circulantes soient en quantité suffisante mais non disponibles au niveau des cellules. Et on peut alors supposer que les cellules ne peuvent assurer leur fonction au sein des organes entraînant un ralentissement de l’activité globale de l’organisme et en particulier cet épuisement extrême constaté par les patients.
    Ne peut-on réellement considérer un effet cumulatif du mannitol dont le métabolisme est lent et quasi inexistant dans l’organisme ?
    Ne peut-on envisager que le mannitol soit par conséquent responsable de la perturbation de la fonction thyroïdienne du fait par exemple :
    *de son pouvoir chélateur des minéraux, indispensables aux fonctions physiologiques (calcium, magnésium, sélénium),
    *de sa potentialité à perturber l’osmolarité du milieu extracellulaire et éventuellement les associations des hormones avec leurs protéines vectrices.
    Le métabolisme du mannitol ne peut-il perturber la fonction hépatique et donc la transformation de T4 en T3 ? Une trop grande quantité de reverse T3 n’inhiberait-elle pas la disponibilité de T3 au niveau des cellules ?
    D’autres intervenants au sujet de ce problème levothyrox évoquent aussi le pouvoir diurétique du mannitol pouvant favoriser une hypokaliémie.
    Si l’on accepte l’idée que l’association levothyroxine/mannitol ne soit pas bien supportée par une partie des patients, alors il faudrait aussi creuser ces pistes (et bien d’autres certainement) pour ne pas réduire le problème actuel au seul ajustement de dosage.

  • La biodisponibilité, les intervalles de confiance, le métabolisme du mannitol... tout ça ce sont des discussions d’experts...

    Tout ça c’est de la théorie... mais en pratique ! Qu’en est-il de l’expérience concrète des médecins traitants avec leurs patients sous lévothyrox ! Leur silence est assourdissant ! Pourquoi ? Peur des patients ?

    • En tant que pharmacien de base en milieu rural , je veux bien parlé de mon expérience sur le lévothyrox ancienne puis nouvelle formule
      *l’information sur la formule au mannitol nous est arrivée de l’ANSM via comme ils savent le faire par un FAX pas toujours très lisible alors que le CONP nous envoie les alertes sanitaires directement par POP UP sur notre logiciel métier …Le FAX mettait en avant le changement de galénique du fait de l’instabilité du Principe Actif (PA) de l’ancienne formule. Aucun renseignements précis sur le degré d’instabilité des comprimés au lactose ne fut fourni alors que l’on passait d’une galénique à l’autre. Nous avons donné ces informations aux patients au moment de la délivrance (cohorte d’environ 70 à 100 personnes)
      *l’arrivage des nouvelles formulation c’est fait progressivement , le temps d’écouler les stocks grossistes (MERCK ne travaille pas en direct avec les pharmacies) pour les dosages les plus prescrits 25µG à la louche les stocks des grossistes devaient être de 2 à 3 mois -1 à 2 mois pour les dosages forts, le temps d’écoulement des officines à du avoisiner 1 à 2 mois , le passage tous dosages confondus aux cps au mannitol a du se faire vers juin juillet.
      *Avant la médiatisation ,nous n’avons eu aucun signalements de la part des patients .Aussi nous avons été très sceptiques sur les faits révélés par le témoignages des patients au travers des médias ,pensant à un effet nocébo .Je reconnais cet apriori .Depuis l’instauration de la substitution obligatoire par les génériques , les pharmaciens sont confrontés à des plaintes répétitives de la part des patients , voire de médecins , sur un manque d’efficacité des génériques , beaucoup plus rarement sur des effets secondaires propres aux génériques. Dans notre secteur aucun signalement de pharmacovigilance n’ont cependant été faits dans ce sens.
      *Après la médiatisation, nous avons été confronté à deux personnes ayant arrêté spontanément leur lévothyrox puis reprise après explication de l’importance de la thérapeutique .Plus 3 signalements de manifestations indésirables, principalement maux tête, vertiges, douleurs musculaires pouvant être très intenses ,prurit, les trois personnes avaient des dosages thyroïdiens dans les normes.

    • Bonjour
      Merci pour ce témoignage.

      Cela conforte l’idée que tout s’est bien passé pour la grande majorité des patients avant la médiatisation. Mais si seulement 1% des utilisateurs ont été victimes d’un dérèglement important, vous aviez environ une "chance" sur deux d’en avoir une dans votre cohorte de 100 clients. A l’échelle d’une pharmacie, c’est très peu. Mais en France, cela représenterait 30.000 personnes.

    • En même temps, beaucoup de pharmaciens, médecins, patients, n’ayant pas d’infos sur les dérèglements potentiels, de surcroît en période de forte chaleur, il y avait peu de chances qu’ils y prêtent attention, ou établissent des liens avant médiatisation, Sauf troubles graves, ce qui est évidement , heureusement, très loin d’être la majorité. Ma pharmacienne, zone touristique, m’a fait état, début sept, de 2 ou 3 signalements de troubles avant médiatisation, mais tout en me confiant que c’était un flan monté en épingle par la presse et sans avoir aucune information sur le changement précis de formule. très difficile donc de faire la part des choses d’un coté comme de l’autre.

    • Il n’y a pas 3 millions de personnes qui vivent sans thyroïde !
      Donc c’est, à la rigueur, 1% des personnes qui n’ont plus de thyroïde sécrétante (thyroïdectomie totale...)
      En effet, si la thyroïde sécrète un peu, la variation éventuelle de biodisponibilité sera facilement régulée.

      Sinon merci pour le témoignage+++

      Mais bon je préférerai le témoignage de médecins pour qui ça s’est mal passé !

    • quelques témoignages par ici. peut être pourriez vous les interroger en direct ?
      https://www.lequotidiendumedecin.fr/comments/849749?page=2

    • Ce qui est intéressant dans ces témoignages c’est qu’il s’agit de médecins qui témoignent de leur histoire à eux, (avec d’ailleurs des arguments qui me font douter de leur proefession).
      Comme je l’ai dit ci-dessus l’autodiagnostic est périlleux, même pour les médecins. l’effet nocebo ça marche pour tous le monde...

      Donc je répète ce qui m’intéresse ce sont des témoignages de médecins au sujet de leurs patients pour qui ça s’est mal passé...

    • Désolé... J ai pris la phrase telle quelle ! Et effectivement on aimerait bien entendre des médecins

    • en fait, ce qui est assez désolant dans cette histoire, c’est qu’on ne parvient pas à faire la part des choses. Après être allée aux renseignements en pharmacie ( voir ci dessous ) je me suis rendue chez le médecin. Etant donné que je suis atteinte d’un rhumatisme les symptômes que j’ai ressentis, et dont je n’affirme pas qu’ils sont des effets secondaires, mais pour lesquels j’ai un doute, ont été attribués d’office et sans discussion au rhumatisme mais sans qu’il y ait d’analyse de la situation. ( quoi, comment, quand, différence par rapport à votre vécu quotidien de la pathologie par exemple ) Evidemment, je suis le numéro pas du tout représentatif et pour lequel la pathologie rhumatismale nécessite la prudence et une certaine réserve, mais il aurait tout de même fallu tenter de démêler la situation. En toute objectivité, je suis obligée de dire que chez l’un comme chez l’autre, la discussion, l’interrogatoire précis n’ont pas eu lieu. difficile donc d’évaluer quoique ce soit dans ces conditions. C’est vrai qu on aimerait bien des témoignages de médecins pour essayer de sortir de cette nébuleuse. je me dis aussi qu’on a pas toujours d’explications au fait que certains patients développent des effets secondaires ? oui non ?

    • Ne faites pas le naÏf Omédoc .Vous posez cette question car vous savez bien que les médecins croient ce que leur dit les instances officielles.
      Il n’y a effectivement qu’a lire les commentaires du quotidien du médecin.
      Hormis ceux qui sont eux mêmes sous traitement, la grande majorité ont la même réaction que vous : C’est à cause des médias et de l’effet nocebo que les patients ressentent les effets secondaires.
      C’est désespérant de vous lire. J’espère que vous n’êtes pas vous même médecin car je plaints vos vos patients .
      Le figaro n’est pas ma lecture favorite mais vous devriez le lire , il est fait mention du nombre réel de signalements dont des effets graves.

    • 30 000 , une minorité sans intérêt ou pas ? A l’insistance que vous mettez (comme vos amies de VST d’ailleurs) sur "tout s’est bien passé pour la grande majorité" on reste un peu décontenancés ! Mais que guide donc cette posture de minimisation, d’appel au calme, de temporisation ? Qu’est-ce qui vous meut cher Doc, le mieux-être des patients ou la sauvegarde de la réputation, au choix, de la ministre, des labos, de l’ANSM, de tous peut-être ?

      Mais que disait le serment d’Hippocrate déjà ?
      Sidonie

  • Sur 9000 déclaration combien de déclaration par les médecins ? Apparemment moins de 80% d’après ce que j’ai pu lire sur internet.

    Sur 9000 déclaration combien sont complètes (+> exploitables ?) apparemmenttrès peu :
    Sur "765 cas 30 dossiers étaient complets".

    • Argument un poil débile.

      Les médecins NE VEULENT PAS faire de déclarations d"effets indésirables et attribuent les plaintes des patients à de l’hystérie ou à une coïncidence. D’ailleurs vous même attribuez la majorité des effets à un effet nocebo lorsque ce n’est pas un effet dans la tête qui est attribué à tord au médicament car il est exactement la même chose que l’autre et donc c’est juste impossible que ce soit le responsable. La totalité de vos interventions montre comment réagissent la grande majorité des médecins.

      Lors d’un effet indésirable ’légèrement handicapant’ pour un autre soucis que le levothyrox, aucun des 3 médecins que nous consultons n’a voulu faire la déclaration d’effets secondaires. Ni celui qui a fait/prescrit, ni les 2 médecins traitants.

      C’est à ce moment précis que nous avons perdu confiance dans la médecine et les médecins : ils sont le dernier des derniers recours lorsque l’on ne peut plus rien faire d’autre et que l’on désire faire quelques chose d’autre. (le bon coté des choses c’est que c’est bon pour la sécu)

    • "Les médecins NE VEULENT PAS faire de déclarations d"effets indésirables"
      Pourquoi ?

    • Parce qu’ils sont comme vous :
      - imbus d’un savoir médical qu’ils pensent avoir
      - totalement ignorant du mode de fonctionnement de la pharmacovigilance
      - j’men foutiste de la santé du patient qui ne rentre pas dans les cases ronronnantes de ses petites habitudes
      - incapables de remettre en cause ce qu’ils ont appris et qu’ils considèrent comme vérité d’évangile
      - et de toute façon protégés par le conseil de l’ordre (qui arrive à défendre les gynécos violeurs) du moment qu’ils restent dans le sillon labouré par l’industrie.

      De mon point de vue, cela devrait être passible du pénal et de la radiation de l’ordre, le refus de faire une déclaration, mais nous savons, vous et moi, que cela n’arrivera JAMAIS, car si demain toutes les déclarions étaient faites, un grande partie des médicaments/traitements/préventions serait supprimés du marché. Cela sauverait une grande partie des vies (ce dont tout le monde se cogne) mais serait désolant pour l’industrie, celle qui forme les médecins... et donc cela n’arrivera jamais, on préfère sauvé l’industrie plutôt que la vie des gens.

    • Voilà au moins c’est clair...

    • oui c’est clair.

      Parce que de votre point de vue, pourquoi ne font-ils pas des déclarations d’effets secondaires ? confrontons nos avis.

  • On nous cache tout, on nous dit rien....

    Quand Merck fabrique du lévothyrox en chine, peuple intolérant au lactose...
    Article publié sur Radio China International en novembre 2016
    http://french.cri.cn/621/2016/11/07/602s496951.htm
    La société Merck ouvre une usine de médicaments en Chine

    2016-11-07 18:23:31 xinhua
    La société Merck, leader mondial de biomédecine, a ouvert une usine dans la ville de Nantong, dans la province orientale du Jiangsu, pour produire des médicaments figurant sur la liste des médicaments essentiels du pays.
    Merck a investi 170 millions d’euros (188 millions de dollars) dans cette usine pharmaceutique à Nantong.
    "En consacrant la plus grande usine pharmaceutique hors d’Europe à la production de médicaments pour répondre aux besoins importants en matière de santé en Chine, Merck est lié à ce pays plus que jamais", a indiqué vendredi Mark Horn, directeur général des activités de biopharmacie de Merck. 
    Cette usine à Nantong atteindra une production annuelle de 10 milliards de doses de médicaments pour le traitement du diabète, des maladies cardiovasculaires et des troubles de la thyroïde d’ici 2021.
    Le premier lot de médicaments entrera sur le marché au second semestre de l’année 2017.
    Merck a également annoncé un investissement de 80 millions d’euros dans un centre des sciences du vivant, près de l’usine de Nantong.

    http://www.asianscientist.com/2016/11/pharma/merck-china-pharmaceutical-plant/

    • C’est effectivement une curieuse coïncidence !

      Quant à la soit-disant mauvaise stabilité du principe actif dans le temps à cause du lactose, j’espère que l’ANSM ne s’est pas basée uniquement sur l’article suivant de 2003... Où les températures que l’on fait subir au produit sont de 40°C pendant 6 mois, ou 50°C pendant 1 mois. Cela n’arrive quand même pas souvent en France. Est-ce que les pays visés étaient la Chine et l’Inde ?...

      https://www.researchgate.net/publication/10569840_The_effect_of_excipients_on_the_stability_of_levothyroxine_sodium_pentahydrate_tablets

    • Attention un MERCK peut en cacher un autre:le MERCK dont vous parlez ,sauf erreur de ma part doit être MERCK&CO dont le siège social est aux USA ,labo américain .Ce qui n’a rien à voir avec MERCK kGaA dont le siège social est en Allemagne , je pense. De mémoire la branche allemande et américaine se sont séparées au 20 siècle pour devenir deux entités indépendantes. Pour le lévothyrox c’est une filiale de MERCK KGaA qui est concernée à savoir MERCK SERONO qui est devenu MERCK BIOPHARMA, dont le siège social est à Lyon et dont les unités de fabrication se situent en grande majorité sur notre territoire , c’est d’ailleurs pour cela que les plaintes ont été saisies par TGI de Marseille dont la juridiction s’étend jusqu’à LYON.

    • Absolument pas, c’est bien Merck KGAA qui a inauguré une immense usine en chine en Novembre 2016 et met sur le marché du lévo, depuis début 2017 ! Armelle P a mis le lien, suffit simplement de cliquer, de vérifier plutôt que de vouloir rectifier sans avoir lu !

    • d’autant plus étonnant que ce problème de stabilité, objectif affiché du changement de formule, n’a pas fait l’objet d’étude , incroyable non ? Monsieur Dupagne, pourriez-vous signaler cet éléments aux pharmaco de votre connaissance ?

      merci et bien cordialement

    • MERCI Sidonie de me corriger, j’avais bien cliqué sur le lien et lu la publication et trouver comme référence "compagny" un contact US, d’où l’erreur

    • https://www.thepharmaletter.com/article/merck-kgaa-presses-on-with-250-million-euros-investment-in-chinese-production-facilities

      vous trouverez bcp d’autres articles en ligne... Celui-ci précise que l’usine de Nantong produira, entre autres, de l’Euthyrox. Seulement pour la population chinoise ??

  • Si vous avez ressenti des effets indésirables avec le nouveau Levothyrox, merci de participer à ce sondage http://www.atoute.org/n/forum/showthread.php?t=223421

  • Deux questions se posent à moi :

    - Une des raison pour lesquelles on a, dit-on, changé de formule, c’est que ce médicament contenait du lactose et que des patients avaient des effets secondaires à cause de cela.Comment se fait-il que les associations n’aient pas eu de remontées de ce fait de la part de leurs malades ? Que personne dans la presse n’en ait parlé ?
    D’autre part, si le manitol ne peut avoir d’effets secondaires, dit-on, car, en tant qu’excipient, il est à dose infime dans le nouveau lévothyrox, est-il établi scientifiquement que le lactose qui était à doses aussi infimes dans l’ancienne formule, pouvait avoir des effets secondaires assez forts pour entraîner des problèmes digestifs ou même des chocs anaphylactiques ?

    - J’ai attentivement écouté D.Martin interviewé par Europe1.Il insiste beaucoup sur le fait que près des dates de péremption,dans l’ancienne formule,
    "il y avait une perte d’activité de 10/100 et..on l’a rendu plus précis parce qu’il y avait des variations très importantes...des signes de dysthyroîdie ...liés à ces variations dans le temps..."Le changement a donc été"décidé en 2012".
    Encore une fois, ces effets secondaires n’ont pas fait beaucoup de bruit. Moi, ce qui m’étonne c’est qu’alors que L’ANSM constatait, dès 2012,d’après D.Martin, qu’il y avait "des variations très importantes" dans certains lots de lévothyrox, ils n’aient pas alerté les médecins, ni les pharmaciens, ni les patients pendant 5 ans sur ce défaut qui risquait de les mettre en déséquilibre thyroïdien sans qu’ils en sachent la cause. Pourquoi attendre 5 ans, 2017 et laisser les malades dans l’ignorance, à la merci de potentielles souffrances inexplicables pour eux ?

    • Bonjour,

      Bizarre en effet. J’ajouterai de plus que s’il y avait eu des problèmes remontés à cette époque, l’Ansm n’avait pas pensé un seul instant à un effet nocebo.

      Cordialement

  • Voici la réaction d’un bio, spécialiste de la thyroïde sur l’étude Merck :

    "Les auteurs de la publication disent que suite à la demande de l’ANSM de respecter une recommandation du FDA (datant du 1994 !!! - voir ref 8 dans la publication) il fallait assurer une shelf life compatible avec une stabilité de la T4 de 90- 110% de la dose indiquée.
    Le fait est que la publication ne donne aucune indication sur ni l’un ni l’autre de ces critères - mais mesure la quantité de T4 totale circulante pendant quelques heures suite à un bolus de 600µg T4 - ce qui ne représente en aucun cas le modalité d’administration normale..."

    Qu’en pensez-vous ? Je ne peux citer son auteur, dommage il est connu et reconnu mais pour l’instant ne veut plus s’exprimer.

  • Bonjour Dr Dupagne,

    Vous dîtes dans le résumé de votre article :
    « Ces résultats sont compatibles avec la possibilité d’un dérèglement hormonal modéré chez 5% des utilisateurs du nouveau LEVOTHYROX, voire important chez 1% d’entre eux. Du fait du nombre de français utilisant ce médicament, cela peut donc représenter respectivement 150.000 et 30.000 utilisateurs, ce qui semble compatible avec la situation observée actuellement. »

    Pourtant dans leurs notes des 27 février 2017 et du 2 mars 2017, Merck et l’ANSM précisaient :

    « Les modalités de prise et de suivi sont inchangées hormis pour les patients à risque pour qui un suivi spécifique et un contrôle de l’équilibre thérapeutique est recommandé. • Il est rappelé que le Levothyrox® est un produit à marge thérapeutique étroite. »

    Plutôt qu’un problème d’information, ne s’agirait-il pas d’une mauvaise évaluation des risques ?

    Dans les notes précitées, l’ANSM communique sur le retrait du lactose. Mais la Commission de Transparence de l’HAS a rendu son avis sur le retrait du lactose le 24/03/2017. Comment l’ANSM et Merck ont-ils pu mentionner ce retrait avant cette date ?

    Dans les mêmes notes, il n’est jamais mentionné la modification des excipients. Pourquoi ?
    L’avis de la Commission de Transparence de l’HAS sur la modification des excipients est d’ailleurs introuvable. Cet avis de la CT n’est-il pas obligatoire ?

    Dans les boîtes du nouveau Lévothyrox, la notice indique une révision à la date de Septembre 2016 ? Peut-on considérer ce document comme étant un faux puisque les avis de la CT n’étaient pas encore rendus (et qu’apparemment il manque toujours un de ces avis)

    Un de vos lecteurs informe (plus haut dans les messages) que Merck vient d’ouvrir une usine géante en Chine où se fabriquera de l’Euthyrox.

    Ne pensez-vous pas que le bazar dans lequel nous sommes actuellement en France peut être lié de très près à cette ouverture économique pour le laboratoire ? quitte à y sacrifier "quelques" patients français (et européens si le Lévothyrox nouveau est imposé bientôt à tous nos voisins) ?

    J’aimerais bien avoir votre avis sur toutes ces questions.

    Question subsidiaire :-)) Pensez-vous qu’un jour les autorités cesseront de nous prendre pour des imbéciles ?

    • Bonsoir,
      Il y a un défaut d’information lié à la sous-estimation du risque de dérèglement thyroidien pour un nombre non négligeable d’utilisateurs.

      Je n’ai pas d’opinion sur les problèmes de date, et je ne crois pas à la théorie des cobayes français. L’interêt de Merck Serono aurait été de garder son ancienne composition.

    • Bonsoir Docteur,

      Je vous rejoins sur la théorie des cobayes français.
      Cependant, vous êtes allés un peu trop rapidement sur ce qu’est l’intérêt d’une entreprise. En l’absence d’information financière spécifique, ce n’est pas à vous que je rappellerai que le seul intérêt poursuivi par une entreprise est d’optimiser continuellement sa rentabilité. Si la nouvelle formule permet de réaliser cet objectif, alors c’est une raison suffisante pour y passer. Dans cette hypothèse, Merck n’aurait en fait aucune raison de garder l’ancienne composition, au contraire, plus longtemps il la gardera plus il aura de manque à gagner plus.

  • Je crois que tous les participants à la discussion devraient lire cet article :


    Virginie Tournay est directrice de recherche au CNRS et rattachée au Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof). Parmi ses thèmes de prédilection figurent les médiations organisationnelles et numériques impliquées dans les choix scientifiques et technologiques. Elle analyse pour Le Monde le rôle des réseaux sociaux dans l’affaire du Levothyrox.


    Comment les réseaux sociaux ont-ils alimenté la controverse autour de la nouvelle formule ­du Levothyrox ?

    Il faut aborder cette question dans le cadre plus global de la pharmacovigilance et des innovations biotechnologiques. Tous les champs d’expertise sont touchés par la dérégulation du marché de l’information qui caractérise les nouveaux médias. Cela ­affecte de plein fouet les institutions : toute opinion ­individuelle est susceptible de faire autant de bruit que des avis scientifiques. D’où un risque ­accru de prolifération de discours pseudo ou alter-scientifiques.

    Pourtant, les institutions ne mesurent pas bien le fait que cette dérégulation et cette hypermédiatisation menacent leur autorité sociale. Elles ont l’habitude de considérer que celle-ci découle de leur autorité scientifique. En réalité, aujourd’hui, puisque toute opinion vaut savoir, l’autorité scientifique et l’autorité sociale sont dissociées. Nos institutions sont redéfinies par les réseaux ­sociaux : il n’y a pas de lien direct entre la façon dont une institution fonctionne et le degré de ­confiance qu’on lui porte.

    Tous les champs d’expertise sont-ils affectés de la même manière par l’hyper­médiatisation ?

    Tous ne sont pas fragilisés à l’identique. Le médical, et plus globalement toute l’innovation biotechnologique, tout ce qui a trait à la manipulation de la ­matière vivante sont beaucoup plus susceptibles d’entraîner de la suspicion et de la défiance. Des sous-domaines, tels que la pharmacovigilance, la toxicologie et l’écotoxicologie, sont encore plus sensibles à l’hypermédiatisation et risquent de dégénérer en ­controverse sociale et politique.

    Dans ces disciplines, les connaissances visent à sous-tendre des prédictions au plus long terme possible. Or la démonstration de l’absence de preuve d’une toxicité n’est pas la preuve de l’absence de toxicité. On peut discuter sans fin du remplacement du lactose par le mannitol dans la formule du Levothyrox, de l’évaluation de sa bio­équivalence et de sa tolérance à long terme. On peut diminuer ­l’incertitude avec le temps mais ­jamais la réduire à néant. Toute la difficulté pour les politiques et pour les citoyens est de faire la part des choses entre cette incertitude irréductible et celle, volontaire, ­découlant de malversations.

    Plus spécifiquement dans le cas du Levothyrox, comment a joué cette hypermédiatisation par les réseaux sociaux ?

    L’affaire du Levothyrox témoigne d’une chronicisation des effets indésirables de l’hypermédiatisation. Tout ce qui touche à la ­confiance du public dans le système de surveillance du médicament est altéré. Il devient impossible pour le public de faire la distinction entre l’évaluation du risque qui aurait dû être mieux établie et l’incertitude inhérente à toute ­action humaine, qui devient à ses yeux de plus en plus intolérable.

    Dans l’affaire du Levothyrox, les réseaux sociaux modifient quelque chose de fondamental dans la construction de la confiance des publics. Traditionnellement, la crédibilité sociale du système d’évaluation du médicament ­repose sur la confiance institutionnelle dans les organisations encadrant ces produits. Là, la confiance des publics nécessite une démocratisation de la preuve biologique : les mécanismes ­d’action, la chaîne du médicament, la balance bénéfice-risque sont dorénavant discutés sur les réseaux sociaux et non plus simplement par les experts. C’est pratiquement insoluble sur un plan politique : on exige à la fois que les institutions fonctionnent dans une transparence de plus en plus grande et qu’il y ait de plus en plus de preuves.

    Les réseaux sociaux constituent une caisse de résonance de la ­méfiance. S’il faut développer la formation à l’esprit critique, il faut aussi imaginer ce que serait le monde sans les progrès médicaux. Aujourd’hui, est-ce que l’aspirine obtiendrait son autorisation de mise sur le marché ? Fallait-il, dans les années 1960, la ­refuser à la pilule contraceptive du fait des incertitudes à long terme sur la santé des femmes ?

    A propos du Levothyrox, la ­ministre de la santé a reconnu un défaut d’information. Les institutions françaises du domaine de la santé se sont-elles bien adaptées au numérique ?

    Elles ont de sérieux efforts à faire, à commencer par écouter ­davantage ce qui remonte à travers les réseaux sociaux, point de passage obligé pour lutter contre la défiance collective. Les institutions ont des responsabilités, mais inversement, il est très délicat pour des non-experts de discuter de bioéquivalence, de tolérance à long terme… Nos institutions ­doivent apprendre à s’adresser aux préoccupations quotidiennes des individus. Ce que parviennent souvent à faire avec grand succès les discours critiques, voire pseudo­-scientifiques sur les réseaux ­sociaux ou sur YouTube.

    • l’acide salicylique s’il était découvert actuellement aurait certainement son AMM mais étant donné ses effets multiples et complexes et ses effets indésirables ne serait pas mis en vente libre et serait inscrit en liste...
      Avant tout les autorités ont le devoir de faire correctement leur travail en toute indépendance et étant au service de la Santé Publique ont une obligation de transparence totale envers les personnes malade et les professionnels.
      Dans le cas du lévothyrox nous apprenons que l’ancienne forme galénique pouvait présenter une certaine instabilité au niveau de la teneur en principe actif, cela était inconnu des personnes prenant ce médicament :avec un minimum empathie nous pouvons comprendre leur perplexité , voire leur colère avec ou sans réseaux sociaux. En tant que professionnel cette rétention d’information sur le degré d’instabilité a de quoi surprendre.
      Que dire des publications tardives de l’ANSM sur la bioéquivallence qui se font sur des lots sortant du laboratoire alors que les patients et les professionnels ont du gérer le passage d’une forme galénique à teneur en PA incertaine avec une date de fabrication inconnue à une forme galénique de fabrication récente à teneur en PA majorée : cela sur une molécule à marge thérapeutique étroite.
      Pour comprendre la genèse du changement de mars n’aurait on pas du avoir la publication des études sur les comprimés lactose menés par l’ANSM ,études qui éclairait sur la variance en PA dans le temps et dans un même lot, voire les échanges découlant de ces études entre l’ANSM et le laboratoire MERCK lors de l’organisation de changement et son déclenchement en Mars dernier.
      Les réseaux sociaux ne sont que des outils. Outils dont les personnes ,les patients se servent lorsqu’elles ont le sentiment qu’il y a un défaut de transparence, de démocratie sanitaire.

    • Et Alors ? où est la moralité de l’histoire ? rien de bien nouveau dans cette analyse en fait !

    • Merci au professionnel que vous êtes pour cette mise au point salutaire.... on aimerait que vous soyez plus nombreux ;-)
      De surcroît, et si je me trompe, corrigez moi ....
      je crois comprendre que finalement on découvre aujourd’hui que les génériques du levo, que les professionnels nous ont bien recommandé de ne pas prendre pour cause d’instabilité , de différence de dosage du PA etc etc, ( c’est en tout cas la consigne qui m’avait été donnée ) s’avèrent en fait avoir été de meilleure qualité en terme de stabilité sur le long terme ?!
      Pour le reste ... je trouve effectivement énorme que la notice levo téléchargeable sur le site de l’ANSM, mis à jour en septembre 2016, soit en fait la notice du levo NF mis en vente en mars, avril 2017 !

    • Je vous cite : " il est très délicat pour des non-experts de discuter de bioéquivalence, de tolérance à long terme…" J’approuve à 100%.


      >> Qui a la charge de la preuve dans cette affaire de nouveau lévothyrox ? Qui doit étayer une mise en vente pour le moins étrange puisque le nouveau lévo ne concerne que la France alors que l’ancien produit continue à se vendre ailleurs ? J’aurais volontiers imaginé un changement unilatéral de la part de Merck si le produit nouveau était à ce point meilleur que l’ancien. On nous dit que Merck prépare les changements en 2018 pour les autres pays. Quelle est la source de cette info ? Je n’ai rien vu d’officiel en Allemagne à ce sujet.
      Bref : c’est l’ANSM qui doit apporter la preuve de ce qu’elle avance, non pas en publiant un gros tas de documents "en vrac" mais en diffusant une liste de réponses aux questions posées à ce jour, en mentionnant les pages et paragraphes desdits documents à l’appui.
      Après plusieurs mois de polémiques "médiatiques" , il serait temps d’en revenir à un débat structuré où les institutions publiques assument leurs missions et leur devoir d’information au lieu de tenter d’y remédier en mobilisant des "bénévoles pseudo experts" dont la représentativité me semble sujette à caution... Donc : d’accord avec vous : STOP aux apprentis sorciers et manipulateurs soi-disant bénévoles. Merci. Nous sommes en 2017, le progrès passe par des réformes débattues de façon démocratique, basta les révélations pseudo révolutionnaires ou les rencontres bilatérales à huis-clos... Les Pays-Bas ont eu leur Thyrax-gate en 2015 et 2016 ; les autorités néerlandaises viennent de publier leur rapport d’enquête sur leur scandale sanitaire, en toute transparence. Certains demandent une commission d’enquête parlementaire en France. C’est dire l’état de déliquescence des institutions.Mais çà donne des leçons de bonne gouvernance au monde...Pour paraphraser Mme Duperey ( sans qui l’affaire aurait été étouffée ?!), la situation est devenue RI-Di-CU-LE.
      Apprendre à gérer les problèmes sanitaires en France, est-ce si difficile au 21e siècle ? Ah, ce serait la faute aux réseaux sociaux...?! Bravo Le Monde et le CNRS et le Cevipof.
      La France, une nation qui marche à reculons ? sacré panier de crabes :-)

    • "Après plusieurs mois de polémiques "médiatiques" , il serait temps d’en revenir à un débat structuré où les institutions publiques assument leurs missions et leur devoir d’information."

      Tout à fait d’accord sur ce point.

      En particulier comme vous le dites "en diffusant une liste de réponses aux questions posées à ce jour".

      A mon avis il ne faut cependant pas transformer cette demande en un procès. A mon avis l’ANSM pensait bien faire et ne croyait pas — peut-être à tort — qu’il y ait un risque de dérèglement thyroïdien.

      D’où la remarque du Dr Dupagne : "Il y a un défaut d’information lié à la sous-estimation du risque de dérèglement thyroidien pour un nombre non négligeable d’utilisateurs."

      A mon avis l’ANSM pensait même qu’il n’y avait strictement aucun risque, surtout après avoir resserré l’intervalle de confiance..

      Peut-être qu’elle a fait une erreur de jugement ! Peut-être pas...

    • Ouais.... c’est la faute à FB ou les abrutis sans connaissances discutent de trucs sans trop savoir alors que les chercheurs - loués soient-ils - font un excellent travail, même s’ils ont du mal à communiquer.

      C’est un peu prendre les gens pour des jambons. La (on devrait dire LES) crise(s) viennent de plusieurs facteurs concomitants :

      1 - la perte de confiance des moutons dans le ’berger’ qui les conduit. Cette perte de confiance peut être attribuée aux réseaux sociaux parce qu’ils permettent de rencontrer des gens ayant les même soucis. Ainsi dans le cas de ce changement de formule, de nombreuses personnes pensant avoir des problèmes de santé ’graves’ que les médecins n’arrivaient pas à attribuer (eux qui se croient tout puissant) à autre chose qu’à des causes psy (puis ensuite à l’effet nocebo) rencontrent d’autres gens qui ont les même problèmes. 1 barbu c’est un barbus, 3 barbus c’est des barbouzes. Ajoutez à cela l’attitude de déni d’une très grande partie du monde médical et vous avez un joli tableaux.

      2 - La perte de confiance des moutons dans les milieux politiques. Depuis x années, les scandales politiques se suivent et se ressemblent. Chaque petit minus habens ayant une parcelle de pouvoir s’en sert à ses fins personnelles. Je ne parle pas que de cahuzac qui a camouflé une fortune au fisc (je m’en cogne) mais personne pour rappeler que cette fortune vient de conseils aux labos pour accélérer leur AMM. (??? impossible dans un état de droit).

      3 - la perte de confiance des moutons dans les instances de contrôles. La pharmacovigilance en france est un truc à cheval entre une organisation préhistorique et la vaste blague. N’importe lequel des personnes lisant et étudiant un peu est horrifié parce que l’on peut découvrir.Ainsi dernièrement une ’étude (lol, rien que le nom me fait rire) sur vaccin HPV et guillain barré (étude faire sur le fichiers cnam) montre qu’il y a 4 fois plus de chance de développer le truc avec le vaccin que sans (sur 2,5 ans).Et malgré ce signal fort qu’il faut étudier, cette ’étude’ conclut que tout va bien, pas de risque. LOL ?

      4 - la perte de confiance dans la justice. CHAQUE scandale sanitaire qui va à son terme (comprendre pas étouffé par le pouvoir, pas attribué à un effet nocebo ou à des causes psy - en clair chaque scandale qui arrive à sortir du petite milieu de l’entre soit de ses brillants chercheurs (que dieu loue leur noms)) se termine par un non lieu du pole santé. Bien entendu on peut se dire qu’a chaque fois c’est qu’il n’y a pas de raisons, et tant pis pour les morts.

      5 - enfin le plus important de tous et cet ’interview’ est caractéristique du fait : le monde scientifique est pourri jusqu’à la moelle, portant aux nus les ’mandarins’ qui ont les réseaux et les financements et qui continuent à publier (même en ghost writing) les mêmes résultats que tout va bien et qui écartent de fait ceux qui publient autre chose. Alors que la science n’est pas de dire c’est nul, c’est de (re)faire et de trouver (ou pas) les même résultats. Lorsque le public était obligé d’être informé par les journaux qui ne font que recopier pavlovement les dépêches AFP et les éléments de langages fournies par les industriels, tout se passait tranquillement dans l’entre soi, maintenant des choses fuitent. Sans les média sociaux, le médiator aurait fait 2 ou 3000 morts de plus avant que le labo le retire tout seul en proposant un autre médicament à la place (en remettant le compteur des morts à zéro).

      Parce que le fond du problème n’est pas que les réseaux sociaux montent en épingle certaines choses : y a t-il un scandale sur le doliprane (alors que l’on sait qu’il endort les mécanismes d’empathie et attaque le foi) ? non. Il y a des scandales, lorsque, dans l’indifférence générale et le déni, de (très) NOMBREUSES personnes font face à des effets graves qui perdurent et qu’on refuse de prendre en compte. Les réseaux sociaux ne sont que le dernier recours contre l’incurie médicale. Si dès le début les médecins avaient fait les déclaration d’effets secondaires, que dès le début les instances de contrôle s’étaient penchés sur la question, que dès le début on avait envoyé un message clair SCIENTIFIQUE (monté un groupe d’étude, des tests) rien de cela ne serait arrivé. Mais comme à CHAQUE FOIS, on a privilégié la paroles de 3 péquins qui n’ont peut être jamais vu de patient contre 5000 malades et ça leur saute à la gueule. étonnant !

      Le plus étonnant de tout c’est qu’à CHAQUE fois, cela fait la même chose. Mais on sait pourquoi, pas la peine d’être chercheur au cnrs pour cela : parce qu’ils ne risquent rien à agir comme cela et si cela passe, c’est tout bénéf.

      Ils prennent un peu les malades pour des cobayes dans l’indifférence générale.

    • Juste une petit lien pour ceusse qui pleureraient qu’on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs et que quelques morts (plutôt les autres tout de même) c’est peu cher payé pour l’évolution de la science (merci pour les saignés), un commentaire d’un médecin sur les pilules, ou il semble voir que les critères scientifiques sont plutôt fluctuants :

      http://www.rolandsimion.org/spip.php?article386&lang=fr

    • Bonjour,

      "L’ANSM pensait bien faire et ne croyait pas...qu’il y ait un risque de dérèglement thyroïdien."
      Depuis quand est-ce le rôle d’une Agence de Sécurité du Médicament de "penser bien faire" ? Son rôle ce n’est pas de se contenter de voeux pieux, c’est de contrôler que les médicaments sont sûrs et ne présentent pas de dangers pour les malades. Avec des experts et des analyses scientifiques. En réalité , comme l’ont montré des articles de Médiapart en 2014, et plus récemment en juin 2016, un article accablant du Figaro Santé, l’ANSM est un bâtiment à la dérive, incapable de remplir les missions qui lui étaient assignées au départ.

      Le Dr. Dupagne dit : "Il y a un défaut d’information lié à la sous-estimation du risque de dérèglement thyroidien pour un nombre non négligeable d’utilisateurs."
      Je dirais pour ma part, qu’il y a d’abord une erreur d’estimation, à la base, sur l’efficacité du nouveau lévothyrox, suivi d’une rétention d’information pour masquer cette erreur.
      Le défaut d’information a joué certes un rôle en aggravant la souffrance morale des malades placés devant des maux dont ils ne savaient pas la cause mais que les utilisateurs aient été informés ou pas, ils auraient de toutes façons développé les mêmes effets secondaires.C’est le défaut du médicament qui est à l’origine, avant le défaut d’information.

    • @hervé-02 : " Ils prennent un peu les malades pour des cobayes dans l’indifférence ".---->> Oui, derrière un scandale sanitaire, on retrouve toujours un lobby économique, partout dans le monde. Le problème est connu, reste à savoir comment on veut le gérer : au profit de la collectivité et des cobayes ou au profit exclusif du lobby et amis ? Qui peut choisir et comment exprimer ce choix ? pas les réseaux sociaux selon Le Monde et amis. Bonjour la liberté d’expression made in France. Heureusement, il reste ce forum...merci merci Docteur Dupagne ;-)

    • "Bonjour la liberté d’expression made in France. Heureusement, il reste ce forum...merci merci Docteur Dupagne ;-)"
      Le problème
      - c’est qu’on est libre de dire des choses intelligentes ou des choses bêtes, de faire des affirmations validées et non validées, sourcées et non sourcées, vraisemblables et peu vraisemblables, vraies et fausses...
      - Et que tout se vaut,
      - Et qu’il y a peu de monde pour relever les bêtises,
      - Et surtout parce que la démarche scientifique ne fait pas le poids devant le mystère, le scandaleux, l’injuste, la passion...
      - Et aussi :
      "Ne crois-tu pas que le bonheur des Terriens réside beaucoup plus dans le feu de la polémique, dans la chaleur de la controverse, que dans une démarche réelle et froide de la vérité ?"[G. MORRIS. ANTICIPATION. . "Vecteur Dieu"]

      Alors il y a les optimistes tels que le Dr Dupagne qui pense que tout ça se régule et que l’intelligence va l’emporter.

      Et puis il y a les pessimistes qui pensent que cette liberté (sans le frein de la critique et de l’autocritique) alimente les théories les plus fumeuses (complotisme), les plus spectaculaires, les plus sectaires et l’embrigadement.

  • Je ne suis pas adepte des réseaux sociaux , ma TSH non plus, elle qui après 30 ans de bons et loyaux service, sans écarts d’aucune sorte, a explosé début juin 2017 à l’analyse annuelle, en affichant 6 fois son taux habituel, invariable depuis si longtemps, signalant donc une très grosse hypothyroïdie. Incompréhension générale, de moi-même, de mon médecin et de mon pharmacien, personne n’étant au courant d’un changement de formule .
    Grace aux doctes explications des Autorités Sanitaires et spécialistes auto-proclamés de toutes plumes, j’ai enfin compris que ma TSH, ayant un don de voyance hors norme, avait anticipé l’effet nocébo qui devait éclater deux mois après, devant la révélation par les médias du changement de formule.

    J’ai un peu honte d’avouer que je vais mieux après des mois de légers effets secondaires bénins (fatigue écrasante, léthargie, prise de poids,difficultés de digestion, vertiges, idées noires devant la peur de couver une maladie en stade terminal).
    Honte en effet car je n’ai pas suivi les conseils si sages des grands manitous de la santé publique, m’expliquant que le corps allait s’adapter peu à peu, qu’il fallait attendre patiemment et si possible sans faire de bruit, que la nouvelle molécule magique fasse son effet. Grace à Monsieur D.Martin, j’ai pris conscience de mon ingratitude : quoi, on avait la bonté d’avoir créé pour moi un médicament nouveau, tellement bon qu’il était "victime de son succès", apportant plus d’hormone thyroïdienne dans le sang d’où de légères manifestations d’hyperthyroïdie et...

    -Mais...moi c’est le contraire qui s’est produit... j’étais en hypo, pas en hyper ?
    -Normal, le malade thyroïdien, s’y perd un peu devant toutes les formidables avancées technologiques.C’est une personne si psychologiquement fragile... Et puis, où irait-on si on écoutait les plaintes des malades ? Ils devraient déjà être heureux qu’on leur permette de ne pas mourir en leur fournissant des médicaments. Il faudrait encore qu’’on tienne compte de leur avis ? Quelle ingratitude !

    Bref, je vais mieux maintenant. Devant l’insuccès d’une première adaptation de la posologie, mon médecin qui est une femme sensée et à l’écoute de ses patients, m’a prescrit des gouttes de L.Thyroxine.
    Tout est rentré dans l’ordre, l’Ordre des patients s’entend, pas l’Ordre des grands laboratoires, grands professeurs et grands experts es molécules.

    Juste un dernier mot pour montrer qu’on peut tout à fait avoir foi dans les enquêtes de pharmacovigilance auxquelles on nous a demandé de faire des déclarations d’effets secondaires.
    J’ai envoyé ma déclaration en prenant bien sûr de joindre la photocopie de mes analyses sanguines qui montraient le bouleversement de TSH depuis la prise du lévothyrox nouveau. Ceci, car Monsieur Martin avait déploré qu’il n’y ait que 30 dossiers "complets" et dans un souci de rigueur scientifique. Voilà ce que vient de répondre mon centre de pharmacovigilance :

    "Madame,
    ...Vous nous indiquez avoir présenté plusieurs effets indésirables, confirmés ou non par un dosage de TSH.
    Votre déclaration a été enregistrée sous le N°......."

    - Et vous voudriez pas en plus qu’on lise les dossiers que les malades nous envoient ? C’’est déjà bien beau qu’on...etc...etc.

  • Je ne suis pas certaine d’avoir bien compris.

    Ces données "rassurantes" sont issues de l’industriel lui même ????

    • Oui. Comme je l’ai écrit, ce n’est pas idéal. Sachez néanmoins qu’il est quasiment impossible de falsifier ce type d’étude. Tous les éléments originaux doivent être conservés et peuvent être inspectés à tout moment, y compris des années après. Un grand laboratoire ne prendra jamais le risque de bidouiller une étude de ce type du fait des pénalités considérables qu’il risquerait en se faisant prendre.

      Aussi surprenant que cela puisse paraître, les industriels bidouillent bien moins que les universitaires, car c’est devenu trop dangereux depuis l’intensification des contrôles et des exigences de conservation de données.

      Franchement, il n’y aucune raison de douter de ces résultats.

    • ok, je veux bien vous croire.

      On ne peut bidouiller le résultat, mais on peut tout à fait déterminer l’expérience selon ce que l’on veut montrer.

      Ainsi les données montrent une bio équivalence avec des excipients qui ne peuvent avoir scientifiquement aucune incidence.

      Alors que penser des jusqu’à 30 000 personnes qui ont des effets secondaires préoccupants et socialement handicapants ? C’est une question toute simple et dans tous les articles que j’ai lu, aucune personne ne donne un semblant d’approche de début de piste. Pourquoi ?

      De toute façon, il était impossible de chercher des effets secondaires en prenant 200 personnes pendant 72 heures pour tester un médicament donnée à 3 000 000 de personnes pendant toute une vie.

      Alors je veux bien comprendre que suivant les données actuelles de la science rien ne pouvait laisser présager de tels effets et donc que les instances de contrôles n’ont pas cherché plus loin. Ok (mais à part la gestion de crise tendant à camoufler la chose - habitude française).

      Mais cela veut dire que l’état de la science n’est pas compatible avec la réalité et qu’il n’est scientifiquement plus pertinent de dire, l’état de la science actuel permet de dire, car nous voyons en direct que cet état de la science ne permet de dire rien du tout.

    • "Tous les éléments originaux doivent être conservés et peuvent être inspectés à tout moment, y compris des années après."

      Cela est rassurant mais inspectés par qui ?
      Il faut maintenant exiger de Merck et l’ANSM qu’ils publient les rapports de pharmacovigilance ( c’est la raison invoquée par D.Martin) qui ont conduit à suspecter, selon eux, la responsabilité du lactose ainsi que l’instabilité de l’ancienne formule, dans des cas d"’intolérance", de "dysthyroïdie" et de "variations importantes" qui auraient été constatées depuis 2010. Ainsi que les échanges de courriers entre Merck et l’ANSM. Cela permettra ainsi de chiffrer précisément le nombre de personnes affectées à cette époque, grossi bien sûr, des déclarations à la pharmacovigilance des malades se plaignant de l’ancien lévothyrox, des 7 années passées depuis. Cela aurait dû faire du monde et du bruit tout de même ! Il y en a bien des traces, des mesures ont bien été prises pour les rassurer et alerter les médecins, non ?
      Cette publication permettra d’élucider le plus grand mystère de cette affaire : pourquoi l’ANSM a-t-elle pris la décision de remplacer un médicament qui n’avait jamais été accusé ouvertement par les patients de provoquer des effets secondaires, qui convenait apparemment à pratiquement tout le monde, par un médicament dit meilleur qui ,dès sa mise en circulation, suscite une levée de boucliers en raison d’effets importants néfastes sur une partie minoritaire certes( bien qu’encore non quantifiée) mais importante tout de même des patients.

      Je doute que ce soit divulgué au public : cela prendrait trop de place, les données de pharmacovigilances sont confidentielles...etc

      C’est pour cela que la plainte au pénal est nécessaire car elle aura les moyens juridiques, je l’espère d’aller jusqu’au fond de l’éprouvette.

    • "Le plus terrible dans cette histoire est que l’on a caché des données rassurantes."
      Pour un industriel, c’est pas très intelligent de cacher des données rassurantes. En principe ce sont les données non rassurantes qu’on cache !

    • Je n’ai pas eu votre opinion sur le fait que des médecins ne veulent pas déclarer les effets secondaires.Ce serait bien de connaître les raisons qui vous semblent justifiées, cela permettrait de faire avancer le débat.

      Pourquoi ne veulent-ils pas déclarer les effets secondaires ?

    • Vous m’avez insulté et vous voulez que je discute avec vous !

    • non, je ne VEUX pas, entre nous je m’en moque un peu. Mais c’était pour vous une occasion unique de montrer votre science et votre savoir. De faire de la pédagogie contre les hystériques obscurantistes des réseaux sociaux, de montrer que les médecins conseils ne sont pas si obtus et qu’il y a de bonnes raisons, objectives, scientifiques, pragmatiques à ne pas faire de déclaration d’effets secondaires, et d’écarter des déclarations qui sont faites.

      C’était un excellent moyen de montrer aux autres lecteurs de ses billets que votre défense presque pavlovienne de l’industrie était réfléchie et répondait à une logique scientifique et non pas à une position de caste. Bien entendu, il y a forcément un biais de ’caste’ (que l’on pourrait appeler biais de proximité), mais on peut peut être écouter vos raisons.

      Ainsi il était simple pour un professionnel avec de l’expérience dans le domaine de ’claquer’ un simple commentateur avec de vraies raisons réfléchies non ?

    • @Jacqueline : J’attire votre attention sur un risque connu aux USA : " Pharmaceutical companies are often able, in court, to shift the blame to doctors who prescribed the pills, absolving themselves of responsibility." source : https://www.theatlantic.com/business/archive/2017/06/lawsuit-pharmaceutical-companies-opioids/529020/ ---> qu’en est-il en droit pénal français ?

    • Merci, Albert, pour ce très intéressant article que je viens de parcourir. On se croirait dans un roman du maitre du legal thriller, John Grisham.

      Ce problème est aussi documenté dans l’article suivant :http://www.france24.com/fr/20170825-crise-opiaces-etats-unis-medecins-trafiquants-drogues-collimateur-heroine-sante

      Mais il s’agit ici de pilules opiacées qui seraient sur-prescrites à des malades par des médecins qui sont accusés d’être, ainsi, des pourvoyeurs de drogues. Les laboratoires ont dans ce cas beau jeu de dire qu’ils se bornent à fournir, sur la demande des autorités médicales, un médicament qui soulage les souffrances des grands malades. Et qu’ils ne sont pas responsables si les médecins le prescrivent à tort et à travers créant ainsi des dépendances conduisant au surdosage et parfois à la mort.

      La situation n’est pas la même pour les médecins prescrivant la thyroxine dans la mesure où ils ne créent pas d’addictions à cette molécule puisque elle est indispensable pour remplacer une thyroïde absente ou qui fonctionne mal. On voit mal les malades se shooter au lévothyrox et poursuivre leur médecin parce qu’ils ne peuvent vivre sans ce médicament et risquent même d’en mourir par sou ou surdosage.
      Je doute qu’il y ait des plaintes contre les médecins généralistes car ils ont peu ou pas prévenu leurs patients du changement de formule. Ils ne le savaient souvent pas eux-même.

      Mais contre le laboratoire Merck si, qui a fourni une notice d’information des plus incomplètes et n’a pas averti les malades du changement de formule. Qui a minimisé tant qu’il a pu les effets secondaires de sa nouvelle formule.Tromperie sur la marchandise.

      Mais contre l’ANSM si, qui a sans consulter, a décidé de remplacer pour des raisons qui restent à prouver, un médicament qui satisfaisait presque tout le monde et donnait une meilleure qualité de vie, par un médicament imparfait qui rend plein de gens malades. Qui a géré, de plus, la crise qui en a résulté avec un amateurisme incroyable. Coupable d’ incompétence.

      Maintenant se profilent à l’horizon des accusations d’une éventuelle surprescription du lévothyrox à des patients qui n’en auraient pas vraiment besoin et des doutes sur le bien fondé de certaines opérations de la thyroïde. Mais il s’agit là d’un autre problème.

    • Alors vous m’injuriez, Vous dites que vous ne voulez pas discuter avec moi, vous vous en moquez même, et vous considérez que l’objectif d’une discussion c’est de ’claquer’ ceux qui ne pensent pas comme vous..
      Votre seul but dans la discussion n’est donc pas d’argumenter pour convaincre ou pour soi-même changer d’opinion. Votre seul but est d’agresser l’adversaire, de l’injurier et de le claquer..

    • Alors, je vais essayer d’être clair, parce qu’il semble que vous ayez du mal à lire entre les lignes (ou que vous ne le voulez pas)

      1 - j’ai connu dans ma vie de nombreuses personnes imbues d’elle même, méprisantes, désagréables, se sentant bien au dessus de la masse, soit par le niveau d’études, soit par l’expérience professionnelle, soit par la position sociale.
      2 - Une partie de ces gens le sont devenus à cause du cheminement pro et de l’esprit de corps qui régit le milieu dans lequel elles vivent (nous sommes tous humains, avec ses défauts) et une partie de ces gens là sont capables lors de ’fulgurances’ d’entrapercevoir ce qu’elle furent à un moment.
      3 - Une partie sont juste des cons finis qui ont parfaitement évolué dans le milieu du fait de ce qu’elles sont. Un reportage arte expliquait que dans les cadres supérieur, on retrouvait une bonne partie de gens ayant des prédisposition à la sociopathie.

      4 - (ou A Puisque nous changeons de point de vue), j’ai par le passé eu, parfois, des conversations intéressantes avec certaines personnes de ce type. Point des conversations agréables, mais des conversations intéressantes qui m’ont appris des choses. Pas forcement fait changer d’avis mais entrevue une autre manière d’aborder la question avec d’autres considérations et d’autres objectifs.

      5 - (ou B) Je pensais que vous seriez ravi, malgré votre condescendance, de montrer au pequm vulgus les raisons qui poussent les médecins à ne pas déclarer un effet secondaire, car de TOUTES les lectures que j’ai faits (hormis la propagande labos et ansm), aussi bien de médecins que de statisticiens, il appert qu’il faut OBLIGATOIREMENT déclarer tous les effets pour mettre en valeur le signal statistique. Parce que déclarer un effet ne veut pas dire c’est la faute du médicament/traitement, mais de dire c’est arrivé à la suite. Et lorsqu’on regarde le nombre d’effets déclarés, on fait un rapport entre nombres attendus (ce que l’on retrouve statistiquement en population générale, indépendamment du traitement) et nombre observé (ce qui a été déclaré ) et si il y a bien plus de déclaré que d’attendu, on se pose la question et on cherche (la science quoi). Or, si on ne déclare pas ceux qui, on PENSE, n’ont rien à voir, alors on fausse le ratio en diminuant les déclarés. Et donc on paie une pharmacovigilance qui ne sert à rien.

      On SAIT que les labos et instances de contrôles font tout ce qu’elle peuvent pour minimiser les déclarations afin de ne pas affoler les populations. On peut supposer que les balances bénéfices risques sont individuelles et non collectives. Ainsi les risques d’une chimio ne sont ’acceptables’ (et encore) que pour ceux qui ont un cancer mais pas pour une personne ayant mal à la tête. Je pense que l’idée derrière la tête est qu’il vaut mieux mentir un peu et faire de la casse sur les bords (20 000 morts par an au moins) plutôt que de retirer un médicament utile dans certains cas. Et en plus l’argent continue de tomber, pour les industriels et pour les médecins qui soutiennent le mouvement.

      Ainsi lors de la ’crise’ (non lieu, forcément) de la SEP à la suite de la campagne de vaccination contre l’HEPb de 95, on a dit : 1% supplémentaire de déclaration d’effets secondaires et c’était une crise sanitaire majeure (ça le reste tout de même, mais non lieu). Alors est-ce une crise ou pas ? cela dépend si on a déclaré (et en plus sans les rejeter) les effets secondaire ou pas.

      On sait également que la CPAM (via les médecins conseils ?) poussent les médecins à ne pas prescrire lorsqu’ils sortent des moyennes, peu importe la ’zone de chalandise’ et le profils des patients, poussant certains médecins à dévisser la plaque. Est-ce la même chose pour les déclarations ? est-ce du à une incompréhension des mécanismes de pharmacovigilance et de stats ou tout simplement à une volonté de tricher sur les effets secondaires des médocs ?

      Voila tout un tas de réponses que JE (et probablement plein de gens) seraient enchantés d’entendre. Dans le titre médecin conseil, il y a conseil. Pour donner des conseils, il faut avoir du recul ET plus de compétences que celui qu’on conseille. Est-ce que médecin conseil est au service du patient ou de la sécu et de l’industrie ? je suppose que cela doit dépendre de l’individu, bien qu’il doit y avoir un courant fort dans la même direction venant de l’institution, mais quelle direction ?

      ENFIN pour terminer, vous avez des centaines de mots, ainsi vous aller bien en trouver un qui vous déplaît pour ne pas avoir à répondre et rester dans votre position : être hautain et un poil désagréable lorsque l’on se pose des questions sur les labos et d’un seul coup distribuer des bons points dès qu’on affirme qu’ils ont fait un EXCELLENT travail. Je suppose un comportement atavique que la fonction.

    • Bonjour,
      Je me bagarre avec omedoc depuis longtemps sur les réseaux sociaux. Un conseil, faites comme moi, laissez tomber ou prenez les choses avec humour : http://www.atoute.org/n/article359.html#forum11470

    • "Je me bagarre".

      Je ne considère pas, pour ma part, la discussion comme une bagarre..

      http://www.atoute.org/n/article359.html#forum11473

      Sur le fond

      http://www.atoute.org/n/article362.html#forum11849

    • Merci d’arrêter vos insultes..

    • ussi surprenant que cela puisse paraître, les industriels bidouillent bien moins que les universitaires, car c’est devenu trop dangereux depuis l’intensification des contrôles et des exigences de conservation de données. Franchement, il n’y aucune raison de douter de ces résultats.

      c’est faire fi des affaires Médiator, du décès de Rennes (après les décés d’animaux ono signalés ) etc etc...
      Là je pense que vous nous prenez pour des truffes !

    • "Voila tout un tas de réponses que JE (et probablement plein de gens) seraient enchantés d’entendre."

      Je ne vois qu’une question dans votre fatras d’insultes :

      "Je pensais que vous seriez ravi, malgré votre condescendance, de montrer au pequm vulgus les raisons qui poussent les médecins à ne pas déclarer un effet secondaire,"
      Je ne sais pas, probablement la paperasserie ? Je sais qu’il y a des études sur le sujet. Voir ces études.

      A noter que médecin conseil signifie conseil pas pour les patients mais pour la sécu...
      A noter que je suis pour la nationalisation de l’industrie pharmaceutique.
      A noter que ma position sur le lévothyrox se rapproche beaucoup de la position du DR Dupagne acte II

      Mais bon mon opinion n’a strictement aucune valeur. Seule l’opinion d’un groupe d’expert après discussion critique à de la valeur...

    • A aucun moment je ne vous insulte. Vous vous sentez probablement insulté car je ne veux pas croire ce que vous dites sans avoir des justifications.

      Comme on dit :" je ne suis responsable que de ce que je dis, pas de ce que vous comprenez".

      LA seule chose que je voie, c’est que si on pose une question précise, sur un point précis, que je trouve gênant et important, vous ne répondez pas. Forcément nous sommes obligé de choisir la réponse qui nous semble la plus évidente. Faire silence et se murer dans le silence de sa tour d’ivoire de sachant ne peut qu’alimenter la théorie du complot, alors qu’il suffit de donner une simple réponse intelligente pour que le ’complot s’effondre’. Ce qui veut dire que la simple réponse intelligente est plus dangereuse que de laisser se développer les théories de conspirations.

      Remarquez, peu de gens ont du mouron à se faire, le pole santé ayant que non lieu à répondre à tout, avec parfois, le sacrifice d’un pion simple exécutant afin que tout continue comme avant.

      D. Dupagne, peut être avez vous une idée sur le pourquoi les médecins ne veulent pas déclarer les effets secondaires, permettant alors par cette attitude, de rendre inopérante la pharmacovigilance ce qui amène alors quelques milliers de morts en plus, à la même chose 20 ans plus tard. Peut-on dire alors que les médecins sont complices des labos en ne permettant pas de surveiller les produits sur le marché ?

    • "A aucun moment je ne vous insulte. "

      OK, donc vous n’avez pas le sentiment de m’insulter... Dont acte..

      "LA seule chose que je voie, c’est que si on pose une question précise, sur un point précis, que je trouve gênant et important, vous ne répondez pas."

      Ah bon ? Pourtant il me semble que je vous ai répondu !!!! JE NE SAIS PAS !!!

      Maintenant si vous pensez que je sais et que je mens en disant que je ne sais pas !!! Comment vous convaincre que ceci est faux !

  • Ce qui est éprouvant, dans ce scandale, du lévo NF, c’est de lire — après l’ Acte I et au fur et à mesure que l’Acte II progresse — les interventions de celles et ceux qui ont imputé nos maux à un “effet nocebo”.

    Je ne savais pas, mon pharmacien ne savait pas, mon médecin ne savait pas, les médias locaux ne savaient pas, qu’il existait une nouvelle formule du Lévothyrox MAIS, pour les scientifiques “je sais tout“ (sauf écouter et lire) intervenant dans la discussion, nous avons été influencé.e.s, psychologiquement, par le passage à une nouvelle formule dont nous ignorions tout. Et quand le mystère, pesant et angoissant mystère, de nos maux se déchire enfin, ces mêmes scientifiques “je sais tout“ (sauf écouter et lire) campent sur leurs certitudes. J’ai, et ne suis pas la seule, très mal vécu ce passage au lévo NF qui m’a été infligé à mon insu le plus total MAIS ils persistent à me dire que c’est principalement du à l’effet nocebo.

    L’essouflement qui m’interdisait de monter 32 marches d’affilée ? Effet Nocebo ! L’installation d’une constipation tenace ? Effet Nocebo ! Les chutes brutales de tension à des niveaux jamais connus (80/50) ? Effet nocebo ! Le vertige m’ayant précipitée au sol et ma tête passant au ras de l’angle de la commode ? Effet nocebo, bien sûr ! Les pertes de cheveux par poignées ? Nocebo ! Les 4 kg supplémentaires en 2 mois ? Nocebo ! Le mal-être inconnu qui m’a tant anéantie et angoissée ? Nocebo ! Le brouillage subit et total de la vue et ce vertige tournoyant au volant ? NO- CÉ-BO ! Les résultats des analyses d’août 2017 parfaitement conformes à ceux des analyses avant la prise du lévo NF, loin de me rassurer puisqu’elles n’apportaient aucune explication à mes maux ? Nocebo ? Pour toute réponse, les scientifiques “je sais tout“ n’ont eu — et n’ont encore — à la bouche, telle la Toinette de Molière, que leur sentencieuse assertion : « NOCEBO ! NOCEBO ! NO - CE - BO, vous dis-je ! »

    Heureusement, et la grande majorité des contributions à ce débat le prouve, même certains qui accueillirent dubitativement nos plaintes au début, acceptant par la suite de remettre en cause leur point de vue initial, ont compris que les maux dont nous avons souffert étaient bien réels, antérieurs au “battage médiatique” et induits par le lévo NF.

    Enfin, je veux insister sur une donnée irrécusable : 27 années durant (18 avec thyroïde et 7 sans thyroïde) soit un peu plus d’1/4 de siècle (le long terme, non ?) le Lévothyrox a réellement été pour moi (et pour des millions d’autres) source de confort et d’une formidable qualité de vie.

    L’argumentation s’appuyant sur la moindre efficacité des comprimés de fin de plaquette est recevable puisqu’établie scientifiquement. Mais, puisque — pour moi comme pour d’autres — je n’ai jamais ressenti le moindre effet négatif (dysthyroïdie) de cette perte d’efficacité, ne se pourrait-il pas que, d’une plaquette mensuelle à l’autre, l’effet “retard” (ou durable, comme on voudra) aboutissait à créer une sorte de “lissage” que les 15 ou 20 premiers comprimés de la plaquette neuve venaient “rehausser“ avant que les 10 derniers comprimés ne voient leur efficacité décliner peu à peu et ainsi de suite : un effet en dent de scie se produisant avec une dégressivité tellement lente que la patiente que je suis n’en a jamais souffert ? Pourquoi des personnes extérieures au “peuple des Lévothyroxiens” (3 millions quand même) ont-elles décidé à notre place ? L’argument selon lequel « l’ANSM pensait bien faire » est scientifiquement irrecevable. Depuis quand change-t-on un remède qui donne satisfaction quasi générale ?

    Non sans une ironie peinée, je m’interroge sur l’étonnante —puisqu’inhabituelle— sollicitude des autorités chargées de nous protéger des mauvaises pratiques de certains labos.

    Distilbène (160 000 victimes) : 24 ans pour en interdire la prescription aux femmes ;

    Dépakine (14 000 victimes ?) risques connus début 1980 mais pas d’avertissement à l’attention des femmes enceintes. Information judiciaire ouverte en septembre 2016 par le Parquet de Paris ;

    Isoméride (1985-1998) : 13 années pour arrêter de prescrire à la suite d’un virulent rapport de la FDA (20 janvier 2011 : 1er jugement en faveur d’une famille victime) ;

    Médiator (1976-2009) : 33 ans. Le 16.11.2010, l’AFSSAPS (aujourd’hui ANSM) estime à 500 , le nombre de décès et 3100 le nombre d’hospitalisations. Le 25 mai 2017, le Parquet a requis le renvoi en correctionnelle de l’ANSM pour “blessures et homicides involontaires“.

    Voici donc un organisme chargé de nous protéger, l’ANSM (anciennement AFSSAPS) qui des années durant est restée impavide en dépit des centaines de décès, de graves malformations, de cancers dus à des médicaments dont la nocivité était signalée de longue date. Subitement, en 2012 nous dit-on, l’ANSM décide que, pour tenir compte d’intolérances au lactose et de légère instabilité dans le temps d’un médicament, il faut agir et changer les excipients pour la totalité des patients les intolérants au lactose (ce qui est louable) et les parfaitement tolérants au lactose (incompréhensible) !

    Des décennies durant l’ANSM (ou ses “génériques“ prédécesseurs), n’a pas bougé le petit doigt en dépit des décès constatés, mais, pour les intolérances au lactose du Lévothyrox, on agit … en catimini des patients, on choisit de tester la nouvelle formule de Lévothyrox nouveau sur des cobayes humains sains ne présentant aucun dysfonctionnement thyroïdien loin de l’Europe, sur un continent où les cobayes humains ont maintes fois été victimes d’essais médicaux et, pour la circonstance en Afrique du Sud, sur un échantillon de personnes de type caucasien et selon la procédure très courte de la mise sur le marché d’un générique.

    Pourquoi tant de hâte de la part d’une institution habituellement si peu pressée malgré les décès ?

    Puis, toujours sans prévenir (sauf à supposer que “le Quotidien du Médecin ment tout autant que l’ANSM”) les médecins, pourquoi imposer un nouveau médicament dont on est tellement persuadé de sa bien meilleure qualité qu’on refuse obstinément d’entendre la souffrance des patients angoissés par les symptômes très perturbants éprouvés sans qu’il soit possible à eux-même ainsi qu’à leur médecin, d’en déterminer la cause ?

    Donc, OUI, il faut exiger la libre entrée de l’EUTHYROX sur le marché français et pas seulement pour quelques jours. OUI, il faut exiger que le Parquet de Paris (ou de Marseille) ouvre une information judiciaire pour faire toute la lumière sur cette nouvelle affaire et obtenir du gouvernement qu’il crée les conditions de la mise en place d’une autorité de Santé réellement indépendante.

    Pour finir, je souhaite être claire : dans l’Acte I, un intervenant au moins, a suspecté les souffrants d’être à l’affût d’une bonne occasion de se faire indemniser pour des maux imaginaires. Comme il se connaît, il juge les autres !

    De toute ma vie, ni moi ni aucun membre de ma famille n’avons voulu porter plainte contre un membre du corps médical. Y compris lorsqu’un des membres de notre famille a été victime d’une erreur lui ayant coûté la vue. Notre raisonnement est double :

    1 - Dénier au médecin la possibilité de faire une erreur revient à l’ériger en une sorte de demi-dieu. Un médecin est un humain comme les autres.

    2 - La loi exige du médecin une obligation de moyens et non une obligation de résultat. Sa vocation fait qu’il va tout mettre en œuvre (les moyens) pour améliorer l’état de santé de ses patients quels qu’ils soient.

    La judiciarisation de la vie quotidienne et surtout de la médecine est une très grave erreur qui, si elle devait persister débouchera tôt ou tard sur une paralysie des systèmes de santé.

    Par contre, les industriels du médicaments, eux, surtout lorsqu’ils persistent à faire du profit sur la santé et la vie des patients (Hormone de croissance, Isoméride, Médiator, etc) en multipliant recours dilatoires, expertises, etc, doivent comparaître et être jugés personnellement et sanctionnés sur leurs biens à la hauteur de leurs profits malhonnêtes.

    • Les médecins qui trustent les médias pour soutenir et défendre les industriels devraient également faire partie de la charrette à l’échafaud.

    • Bonsoir Clo,,
      dans mon intervention précédente, je ne voulais surtout pas mettre en doute la réalité des souffrances de ceux qui n’ayant pas une TSH en rébellion ouverte comme la mienne, garante de ma bonne foi en quelque sorte,sont encore plus démunis que moi devant les ricanements sceptiques de certains membres des bien-portants et des bien-pensants.

    • Merci Clo pour cette saine colère que je partage en tous points. Si nous sommes victimes d’effets secondaires, nous sommes victimes aussi de la crétinisation des diplômés supérieurs qui nous montrent ici leur complaisance envers les autorités, leur obéissance et leur conformisme.
      Comme vous le dîtes, il est incompréhensible qu’un changement de formule du Lévothyrox soit intervenu alors qu’il donnait satisfaction.(1) Notre petit comprimé du matin était un allié, il est devenu un ennemi. Or c’est un produit vital, et il est cruel d’avoir laissé une telle situation s’installer. Car ce qui nous sera proposé, à plus ou moins court terme, est de nous habituer à ce médicament ou à un autre (un générique ? de chez Servier ?). Quand on sait le temps qu’il faut parfois pour trouver une stabilité à un traitement pour la thyroïde (sans même parler des effets secondaires qu’ils peuvent induire)…. Il y a de quoi s’interroger sur la folie des décideurs et sur l’assentiment de leur cour.
      Or, nous ne sommes pas idiots et nous devinons que ces modifications de formule ne sont pas un acte bienfaiteur pour notre santé. Vous le dîtes très bien. Et nous ne sommes certainement pas loin de la vérité quand nous y voyons des raisons beaucoup plus vénales !
      Mais quels médecins auront l’audace et la maturité de se manifester haut et fort. Il en existe quelques uns, mais ils sont bien seuls au final. Et seul, on ne fait jamais le poids, surtout quand d’autres s’agitent pour faire de la propagande ou bien choisissent le parti de se taire parce que c’est plus tranquille !
      Je voudrais ajouter à votre colère un point concernant la dépossession de notre corps. Ce douloureux constat de n’être plus son propre pilote et de devoir soumettre son corps à des pressions, des persuasions, des contraintes décidées par d’autres. Il y a de la violence dans ce qu’il nous est demandé de subir, pour notre bien en plus, cela va sans dire !
      Notre colère est grande, elle ne faiblira pas ! Et nous ne pourrons pas oublier l’indifférence, la négligence et la mollesse de ceux qui sont censés nous soigner !
      Sommes-nous à ce point quantité négligeable ? J’ai honte pour tous ceux qui osent nous traduire en petit pourcentage !

      (1) "(le lévothyrox) s’est toujours montré très efficace" selon le Dr Ménégaux (Hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris). Les seuls problèmes "avaient été constatés avec les génériques", poursuit le médecin, ce qui avait conduit les professionnels de santé à diriger leur patientèle uniquement vers le Lévothyrox®.

    • Merci Albert !
      même si je ne comprends pas pourquoi vous m’adressez ce lien.
      mais ça n’empêche pas son intérêt.
      Au plaisir ! de vous lire !

    • Albert, je vois que le lien est pour Clo....
      je vais aller me coucher, je ne vois plus très clair :-)

    • Bravo Clo 974 pour ce post. Je suis tout à fait d’accord avec vous. J’ai quasiment les mêmes symptômes que vous et vie très mal cette sensation de servir de cobaye et cette impuissance à me protéger.

      Je suis sous Lévothyrox depuis 2 ans suite à une thyroïdectomie totale dans le cadre d’un carcinome papillaire de la thyroïde (T2N0M0). Je prenais 100 µg par jour et tout allait très bien. Mi-avril j’ai pris la nouvelle formule de Lévothyrox (soit dit en passant, sans que mon pharmacien ne me dise quoi que ce soit sur le changement de formulation, il m’a juste dit que le packaging avait changé). J’ai commencé à avoir quelques désagréments en mai/juin (exactement je ne sais plus). Je n’y ai pas prêté trop d’intérêt (pas mon style), mais ces désagréments se sont transformés en symptômes déroutants car très variés : fatigue, essoufflement, tachycardie, impression d’être ensuquée toute la journée, vertiges, chute de cheveux, prise de poids, vision trouble, douleurs articulaires et musculaires, troubles digestifs, sensation de mal être général, pour les plus importants. J’ai mis ces symptômes sur le dos d’autres problèmes. Fatigue parce que j’en fais trop (je démarre une nouvelle activité professionnelle), chute de cheveux parce que je suis fatiguée, prise de poids, c’est mon âge (53 ans), vision trouble, encore mon âge, mal être, c’est mon activité qui démarre trop lentement à mon goût, troubles digestifs et douleurs articulaires, c’est ma maladie de Crohn qui repart. Oui, j’ai cette maladie chronique de l’intestin pour laquelle j’ai subi une résection iléo-caecale en 2012 et qui est en rémission. Enfin, tachycardie, essoufflement, vertiges, impression d’être ensuquée et douleurs musculaires, là, je ne savais pas quoi penser. Et puis fin août, j’ai entendu le témoignage d’une patiente prenant la NF de Lévothyrox, et ce qu’elle décrivait correspondait quasiment mot pour mot à mes symptômes. J’ai donc pris rendez-vous chez mon médecin, j’ai fait une analyse de sang qui a montré des T4 et T3 normales et une TSH à 0.08. Pour moi, c’est trop car mon dosage « norme » de TSH est entre 0.02 et 0.04. Donc nous avons décidé de modifier mes prises journalières. Je suis donc passé à 100 µg (NF) un jour et 125 µg le lendemain (avec du 25 µg ancienne formule) soit 112.5 µg. Je fais une analyse de sang dans 15 jours mais pour l’instant les symptômes sont toujours là, sauf les douleurs articulaires et la chute de cheveux qui se sont estompés.

      Je suis très inquiète car n’ayant plus de thyroïde, le Lévothyrox est indispensable pour moi et ayant une autre pathologie (maladie de Crohn) j’ai peur que cette nouvelle formule ne la réveille. Je me sens coincée car je n’ai pas d’autre option que de prendre la NF, et j’ai le sentiment que je suis peut-être en train de m’empoisonner par ailleurs.

      Comme vous, Clo 974, je ne comprends pas comment une étude de bioéquivalence a pu être effectuée sur si peu de personnes, de surcroit sans problème de thyroïde, ni autre pathologie et sur une si courte période. Ce n’est pas la vraie vie ! Surtout quand on sait que le Lévothyrox est un médicament à marge thérapeutique étroite et que chaque patient (surtout ceux sans thyroïde) est hypersensible au moindre changement. Au mieux c’est de la légèreté, au pire c’est de l’incompétence voire pire encore …

      Comme vous, je ne comprends pas non plus l’empressement de l’ANSM à modifier la formule du Lévothyrox (qui convenait à une grande majorité et depuis des années) à cause d’une intolérance au lactose (que je ne nie pas mais dont nous n’avons pas vraiment entendu parler). D’ailleurs, concernant cette intolérance, Merck écrivait déjà en 2009 à une association de malades : « Apparemment, pour provoquer une réaction d’intolérance, il faudrait absorber plus de 3 grammes de lactose, alors qu’un petit comprimé de Lévothyrox (ou d’Euthyrox, ou de Novothyral) n’en contient même pas 1/10 de gramme (0,080 g) ... ». Supposons que ces 0.080 g, ajoutés aux traces de lactoses trouvées dans l’alimentation de tous les jours déclenchent des intolérances au lactose. Pourquoi l’ANSM ou les autorités de santé de l’époque n’ont pas décidé de s’intéresser au problème à ce moment ? Et surtout pourquoi ne pas tout simplement faire un Lévothyrox avec lactose (AF) et un Lévothyrox sans lactose (NF) ?

      Enfin, l’Agence du Médicament a annoncé qu’elle cherchait d’autres fabricants pour « mettre sur le marché une formulation différente à la nouvelle formulation ». Pourquoi chercher une formulation différente quand on sait que l’ancienne convient à tous ceux qui souffrent de la nouvelle. Pourquoi ne pas tout simplement autoriser la mise sur le marché français de l’Euthyrox ?

      Donc, OUI, j’exige l’AMM de l’Euthyrox sur le marché français
      OUI, j’exige qu’il y ait une information judiciaire pour faire toute la lumière sur cette nouvelle affaire
      OUI, j’exige du gouvernement qu’il crée les conditions de la mise en place d’une autorité de Santé réellement indépendante.

      Et enfin, j’aimerais que des journalistes d’investigation mettent leur nez, comme ils savent si bien le faire, dans cette histoire qui manque de transparence et qui ne peut qu’engendrer soupçons et méfiance.

    • Bonjour Isa 13

      Vous citez une réponse de labo à propos du lactose :

      « Apparemment, pour provoquer une réaction d’intolérance, il faudrait absorber plus de 3 grammes de lactose, alors qu’un petit comprimé de Lévothyrox (ou d’Euthyrox, ou de Novothyral) n’en contient même pas 1/10 de gramme (0,080 g) ... ».

      Pourriez-vous donner le lien vers cette citation s’il vous plait ? C’est important car cela montre une contradiction fondamentale avec les raisons données récemment par Merck et l’ANSM pour changer le médicament.

      Cela confirme un commentaire de la pétition, fait par un spécialiste de l’alimentation sans gluten et lactose qui dit qu’avec la très faible quantité mise en oeuvre, il est impossible d’avoir des intolérances digestives et encore moins un choc anaphylactique. Le lactose est d’autre part présent à hauteur de 15/100 dans les granules homéopathiques. Plaintes ?
      Enfin selon un site sur les allergies :"Le lactose, qui est un sucre du lait utilisé comme excipient dans plus de 20 % des médicaments vendus sous ordonnance**, n’est donc pas responsable des réactions ressenties par les personnes allergiques au lait de vache. En effet, le lactose utilisé comme excipient est exempt d’autres composés du lait, dont les protéines"

      .

    • Bonjour Jacqueline,
      J’ai trouvé ces informations sur le site de l’association "Vivre sans thyroïde". Voilà le lien : https://www.forum-thyroide.net/index.html?https://forum-thyroide.net/phpBB/ftopic24073.html
      Effectivement, cela montrerait que l’idée que le lévothyrox avec lactose est la cause de plusieurs intolérances, serait peut être faux.
      Je vais suivre vos post pour voir où cette piste nous mène.
      Bon samedi,

    • Merci Isa 13 pour le lien.
      ca pourrait servir sur le plan juridique.

    • Avec plaisir ! Savez vous s’il y a une action collective (class action à l’américaine) qui a été engagée ou n’y-a-t-il que des plaintes individuelles ?
      Bonne soirée,

  • C’est sur, il vaut mieux laisser le débat et les interrogations sur la bioéquivalence aux experts .......
    Voilà typiquement ce que les patients ont de la difficulté à supporter et qui les pousse à se révolter d’avantage : une professionnelle, très sur d’elle, qui affirme avec force conviction une vérité qui ne semble pas en être une, et pour laquelle elle ne semble pas s’être renseignée. En moins de 2 minutes, elle perd une partie de sa crédibilité...
    Affirmer, pour ne pas dire asséner, sans savoir...
    étant à craindre qu’elle n’aura pas la démarche d’aller vérifier ses affirmations
    si chacun continue d’affirmer selon ce qui l’arrange, on va pas guère avancer. Dommage le débat était intéressant .
    à 10 minutes 26
    https://www.dailymotion.com/video/x61a7p9

    • Les experts en bioéquivalence ne sont pas les médecins - le Dr Dupagne l’a très bien démontré dans son 1er exposé sur la crise du lévo :-) Par contre, à 8.38, on nous dit que le droit pénal français n’est pas adapté aux affaires médicales... ? à 12.32 : " La justice française est dans l’impuissance".Merci pour la video, de quoi consoler les cobayes ?==== Au secours OMS http://www.who.int/hac/crises/fr/

    • C’est bien ce qui me chagrine ! pourquoi affirmer ce qui ne relève absolument pas de sa spécialité et dépasse visiblement son champs de compétence ...
      pour ce qui concerne la justice, je suppose effectivement qu’il y a un souci et que les possibilités de "motifs" de dépôt de plaintes ne sont pas réellement adaptés ....

  • @Armelle P
    @Sidonie

    Les chinois dans la Deutsche Bank, MERCK en Chine, notre LEVO chinois
    ....
    Si je dis que c’est une affaire de gros sous, on nous répondra que c’est comme nos douleurs ... ’dans la tête !’
    Allez, il faut ouvrir les yeux ! Au prix de la main d’œuvre chinoise, taxes etc ... il y a très gros à gagner dans cette affaire ... pour qui ??

    https://www.lesechos.fr/04/05/2017/LesEchos/22438-134-ECH_le-chinois-hna-frise-les-10---au-capital-de-deutsche-bank.htm

    D’autre part, je vois que beaucoup se focalisent sur le mannitol. Plus haut, qqn a mis un pdf intéressant, concernant l’acide citrique.
    Pas de réaction ?

    Merci Armelle P pour le pamphlet, je vais le relire ce matin pour me donner du courage ... avant de me coiffer !
    Bonne journée.

  • INTOX de la part de l’endocrino de PUBLIC SENAT (video daily motion - lien mis sur ce site) : Il n’est pas INTERDIT aux généralistes de faire doser T3 et T4.
    Aux généralistes de ce site de confirmer.

    • Ouais, je l’ai trouvé assez énorme celle là aussi ...
      Ça démontre bien pourquoi et comment on s’enlise d’un coté comme de l’autre !

    • Valérie Foussier est endocrinologue, elle est assez souvent interviewée dans les journaux ou sur les ondes. Il faut dire qu’elle a écrit un livre « La thyroïde nous en fait voir de toutes les couleurs » waouh !!

      C’est dans le magazine Elle que dernièrement elle partageait son expérience de « spécialiste » :

      ELLE : Quelles sont les alternatives (au Lévothyrox nouvelle formule) ?
      Valérie Foussier. Il ne faut pas fantasmer sur un retour à la formule précédente du Lévothyrox. Beaucoup de patients m’interrogent sur les génériques. C’est ironique car ils ne voulaient pas en entendre parler avant, les dosages n’étant pas toujours fiables d’un lot de générique à l’autre. Mais je le prescris à ceux qui le souhaitent pour les rassurer. …"

      Trop forte !! elle prescrit ce qui n’existe pas !!!

      http://www.elle.fr/Societe/Intervie...

    • Qui s’occupe de la réalisation d’un bêtisier ?! :-))

    • Ce n’est pas interdit. Il est juste recommandé de ne doser que la TSH en surveillance de traitement, ce qui est logique quand le patient se porte bien.

  • Le conglomérat chinois HNA monte au capital de DEUTSCHE BANK
    https://www.lesechos.fr/04/05/2017/LesEchos/22438-134-ECH_le-chinois-hna-frise-les-10---au-capital-de-deutsche-bank.htm

    Merck kGaA (filiale MERCK SERONO) s’installe en Chine à NANTONG (170 millions d’euros !) - nov 2016
    http://french.cri.cn/621/2016/11/07/602s496951.htm

    Cette usine à Nantong atteindra une production annuelle de 10 milliards de doses de médicaments pour le traitement du diabète, des maladies cardiovasculaires et des troubles de la thyroïde d’ici 2021.
    Le premier lot de médicaments entrera sur le marché au second semestre de l’année 2017.
    Merck a également annoncé un investissement de 80 millions d’euros dans un centre des sciences du vivant, près de l’usine de Nantong.

    Notre nouveau LEVO est/sera chinois.

    Le mannitol, c’est extrait des algues brunes, laminaires etc ??? milieu de vie interdital https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01147231/document

    SUPER ! on n’a jamais été aussi proche de FUKUSHIMA.

    Prochains tests : TSH T3 et ... césium 134 137 ?

    JUSTE UNE HISTOIRE DE GROS SOUS ... l’ANSM, BUZYN ... tous manipulés consciemment ou inconsciemment ? ... pas grave on va nous vendre du générique BIOGARAN-SERVIER... la boucle est faite, non ??

  • Manipulés .. ou manipulateurs .. ?

    A mon humble avis de théseuse complotiste, il se passe dans les très hautes sphères politico-économiques des petits arrangements qui à nous, si en bas de l’échelle, nous échappent ... quoique ...!

    Mais tout ça ne nous dit pas pourquoi nous avons été malades :
    rôle du mannitol, acide citrique en interaction avec PA ?
    date de fabrication ? stockage ?
    ou bien ?

    Mystère

  • Je vous conseille de lire :
    - >http://acta-diurna.over-blog.com/article-la-manipulation-des-masses-selon-chomsky-58233895.html]
    Les 10 stratégies de manipulation des masses selon N. CHOMSKY.

    On nous aurait imposé le générique, nous l’aurions rejeté tout comme il a été rejeté il y a qq années.
    En créant avec bcp de finesse un problème avec ce LEVO que nous adulons parce qu’il nous est indispensable, nous demandons de nous-mêmes la fin du monopole MERCK et la mise sur le marché de nouveaux produits ; et on nous répond : « Dans un mois, nous aurons des alternatives, c’est-à-dire d’autres marques, d’autres médicaments, qui permettront progressivement aux patients de pouvoir choisir le médicament qui leur convient le mieux », Agnès Buzyn au micro de Nicolas Demorand.
    BINGO !
    Voir Stratégie 2 : ’problème-réaction-solution’

    Complot ? peut-être pas, mais manipulation d’une foule pour lui faire accepter ce qu’en un autre temps, elle aurait refusé, j’en suis CONVAINCUE.

    • sur le site d’Hippocrate et Pindare :http://hippocrate-et-pindare.fr/

      La ministre : "Et enfin dans un mois, nous aurons des alternatives, c’est à dire d’autres marques, d’autres médicaments, qui permettront, progressivement aux patients de pouvoir choisir le médicament qui leur convient le mieux, sachant que l’ancien Lévothyrox devrait normalement disparaître puisque le laboratoire ne devrait plus le produire dans les années à venir."

      L’auteur du blog (médecin généraliste) :
      "Je m’interroge sur cette annonce.
      Les associations de patients demandaient essentiellement à pouvoir disposer de l’ancienne formule. A ce propos, ils s’interrogent sur la mise en pratique de cette mesure. Pourquoi aujourd’hui, une « profusion » de médicaments à base de lévothyroxine est-elle annoncée ?
      Pour que les patient(e)s aient le choix, dit la ministre.
      Mais ce qui est la règle pour un produit de consommation courante, l’est-elle pour un médicament à marge thérapeutique étroite ? Est-ce vraiment judicieux d’autoriser cette multiplication des médicaments à base de lévothyroxine ?
      Précédemment et pendant très longtemps, seul Merck avait le monopole avec le Lévothyrox, pourquoi brutalement l’ouverture à la « concurrence » ? Surtout après nous avoir expliqué pendant de longues semaines que le nouveau Lévothyrox était « parfait ». D’ailleurs le dernier billet du Dr Dominique DUPAGNE ne dit pas autre chose.
      Je m’interroge d’autant plus, que cette « affaire Lévothyrox » a montré les difficultés inhérentes aux médicaments à marge thérapeutique étroite. Pourquoi alors multiplier les différentes formes du médicament disponibles ? Il risque d’avoir une confusion extrême avec non plus 1 médicament mais 2,3,4,5 ou plus de spécialités. Il sera alors quasiment impossible d’étudier les effets secondaires après la prise de lévothyroxine. Déjà nous venons de voir qu’avec un seul médicament disponible, le Lévothyrox nouvelle formule, il y a une « bataille » pour savoir si c’est le médicament qui est responsable ou si c’est « essentiellement » un effet nocébo. Alors , multiplier les alternatives va rendre impossible toute étude sur d’éventuels effets secondaires.

      Il y a des médecins qui pensent à la santé des patients !!! C’est rassurant ! Espérons qu’ils arrivent à peser dans les décisions !

    • oui ! il faut lire et relire Chomsky !

      merci pour ce lien.

  • @Armelle P
    Intéressant l’article du blog, mais tt ça soulève une autre question... de multiples médicaments dans 1 mois !!
    Alors les tests ? l’AMM ? ça va se faire en combien de temps ? Coup de baguette magique ? Nous allons encore servir de cobayes ? Les tests coûtent si cher ! et puis il faut attendre les résultats de bioéquivalence et d’effets secondaires ? le temps c’est de l’argent, n’est-ce pas ?
    C’est vrai que M MACRON dans son discours de Nevers avait fait un plaidoyer pour une mise sur le marché plus rapide : « Dans son discours de Nevers, on retrouve tous les éléments de langage du lobby de l’industrie pharmaceutique, la similitude est vraiment frappante, dit-elle. M. Macron reprend à son compte notamment les justifications apportées par l’industrie pour ses prix devenus très élevés, et son plaidoyer pour un allégement de la procédure d’autorisation de mise sur le marché. »
    cf le Monde et le conflit d’intérêts :->http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/03/07/soupconne-de-conflit-d-interets-avec-le-laboratoire-servier-un-membre-de-l-equipe-de-campagne-de-macron-demissionne_5090643_4854003.html ]

    Allez, tout cela est orchestré depuis bien longtemps, et de main de maître ! Je me demande depuis un certain temps ce que l’on a donné à MERCK pour qu’il accepte de quitter cette position monopolistique.

  • Assemblée Nationale

    PROPOSITION DE RÉSOLUTION

    tendant à la création d’une commission d’enquête
    sur la crise du Levothyrox

    • Il y a déjà des plaintes au pénal. Est-ce permis au parlement français d’empiéter sur le travail d’enquête pénale ? le secret de l’instruction en cours ne bloquera-t-il pas l’examen de pièces pertinentes par de "simples" députés ? Pouvoir législatif versus pouvoir judiciaire...etc ;-) Et l’inverse aussi ...! https://www.dbfbruxelles.eu/france-utilisation-dun-rapport-dune-commission-denquete-parlementaire-au-cours-dune-procedure-penale-droit-au-proces-equitable-droit-a-la-liberte-a-la-surete/

    • C’est un peu les limites de l’histoire... leur morceau de gazon sera rétrécit.

      extrait d’une présentation de l’enquête parlementaire sur le nouvel obs (avril 2013) :

      "Leur durée maximale est fixée à six mois et elles ne peuvent pas porter sur le même objet qu’une enquête judiciaire en cours. C’est pour cela que pour respecter cette restriction dans le cas Cahuzac, la commission d’enquête qui vient d’être créée ne porte pas sur l’affaire elle-même, mais sur "l’action du gouvernement" dans ce dossier."
      http://tempsreel.nouvelobs.com/poli...

    • ...enqûete sur le gouvernement actuel et précédent ! http://www.courrier-picard.fr/57115/article/2017-09-15/levothyrox-la-justice-saisie-lancienne-formule-de-retour-en-pharmacie "---- " Il demande à la justice de se pencher sur la responsabilité de l’ancienne ministre socialiste de la Santé, Marisol Touraine, de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), et du laboratoire."---ps : avertir les députés que le lévo est plutôt prescrit en cas d’hyPOthyroïde ...http://www.assemblee-nationale.fr/15/propositions/pion0166.asp...
      Régulièrement, l’ASNM prend des décisions de police sanitaire http://ansm.sante.fr/Decisions/Injonctions-decisions-de-police-sanitaire-interdictions-de-publicite-Decisions-de-police-sanitaire
      ----> pourquoi une telle indolence/indifférence à l’égard des risques potentiels d’un nouveau cocktail d’hormones thyroïdiennes ??? on se voudrait hostile aux thèses complotistes, certes...! mais quel que soit l’angle d’analyse, on y retourne...! Que d’incohérences flagrantes dans cette affaire, incompatibles avec le niveau de développement et connaissances d’un pays comme la France.

    • @ALBERTO
      Bonjour
      Je viens d’aller sur votre lien ’courrier picard’ : ce paragraphe pour moi n’est pas clair ’Le retour à l’ancienne formule ne pourra se faire "que sur prescription médicale" et "ne pourra être proposée avec la même variété de dosage que l’actuelle formule", a précisé à l’AFP Thierry Hulot, patron des activités biopharmaceutiques de Merck Serono en France.
      Même si selon moi, la phrase est syntaxiquement mal tournée, je crois en comprendre la portée.
      Cependant, bien se méfier de EUTHYROX si c’est ce qui nous attend. - parce que qd on parle d’ancienne formule, on ne dit pas quoi exactement ...
      Passée en hypothyroidie avec la nouvelle formule LEVO 150, après 5 jours de LEVO ancienne formule 150 où j’ai ’remonté la pente’ - hormis cette insoutenable chute des cheveux - je suis passée sous EUTHYROX 150 lactose acheté à l’étranger. Regain de tonus assez rapidement, puis sensation de nivellement.
      14 ° jour d’EUTHYROX 150 : c’est la 3° nuit blanche, emballement du coeur etc je crois que je suis passée en hyperthyroidie.
      J’ai décidé d’être mon propre cobaye : ce matin, 7/8 d’EUTHYROX 150.. C’est un peu du sport à portionner ! j’attends la suite.
      Quelqu’un ici a proposé une charrette pour l’échafaud, je veux bien fournir qq planches !
      Je vais voir la suite de votre article. Merci.

    • Bonjour Parlons !

      Ton message m’a rappelé qu’en 2013, alors qu’il y avait un problème de pénurie du Lévothyrox en France, il avait été décidé de permettre aux pharmaciens de fournir de l’Eutirox aux patients.
      L’Académie de Médecine s’était alors manifestée par communiqué de presse pour faire part de ses recommandations.... http://www.academie-medecine.fr/la-...

      Mais où sont nos académiciens depuis le début de cette crise ? Leurs recommandations de 2013 seraient-elles devenues obsolètes en 2017 ?

    • Bonjour

      Je ne sais pas qui tu es, mais merci pour le lien.
      Mon généraliste a affiché dans sa salle d’attente une pancarte disant que ’celui qui substitue est responsable de ses actes et engage sa responsabilité’... ça doit s’adresser aussi bien au pharmacien, à l’ANSM, au labo qu’à tout patient qui ’joue’ avec la prescription ... j’imagine.

    • @Parlons !

      Le lien, c’est de la part d’Armelle P.
      J’aime bien le message de ton médecin. Au moins il prend ses responsabilités. Tout au début des substitutions, c’était les pharmaciens qui demandaient aux patients : "vous acceptez un générique ?" Je répondais : "Appeler mon médecin, je ne suis pas toubib. S’il n’a pas marqué le générique, il doit y avoir une raison.... "

  • Merci à Clo, Jacqueline, Alberte pour leur saine colère et leur humour .
    Ca m’a fait du bien !

  • A Isa 13

    Bonjour,

    Vous citez une réponse de labo à propos du lactose :

    « Apparemment, pour provoquer une réaction d’intolérance, il faudrait absorber plus de 3 grammes de lactose, alors qu’un petit comprimé de Lévothyrox (ou d’Euthyrox, ou de Novothyral) n’en contient même pas 1/10 de gramme (0,080 g) ... ».

    Pourriez-vous donner le lien vers cette citation s’il vous plait ? C’est important car cela montre une contradiction fondamentale avec une des deux raisons données récemment par Merck et l’ANSM pour changer le médicament.

    Cela confirme un commentaire de la pétition, fait par un spécialiste de l’alimentation sans gluten et lactose qui dit qu’avec la très faible quantité mise en oeuvre, il est impossible d’avoir des intolérances digestives et encore moins un choc anaphylactique. Le lactose est d’autre part présent à hauteur de 15/100 dans les granules homéopathiques. Plaintes ?

    Enfin selon un site sur les allergies :"Le lactose, qui est un sucre du lait utilisé comme excipient dans plus de 20 % des médicaments vendus sous ordonnance, n’est donc pas responsable des réactions ressenties par les personnes allergiques au lait de vache. En effet, le lactose utilisé comme excipient est exempt d’autres composés du lait, dont les protéines"

    Peut-être, Dr Dupagne, pouvez-vous nous en dire plus sur ce sujet ?
    Merci d’avance.

    • Je confirme. Au doses contenues dans les comprimés, il est très improbable que le lactose pose des problème (idem pour le mannitol).

    • Merci Dr. Dupagne.

      Cet argument "scientifique" mis en avant par Merck et l’ANSM pour supprimer l’ancien lévothyrox, est donc, jusqu’à preuve du contraire, mensonger. Et cyniquement mensonger si Merck a bien répondu en 2009 à une association que le lactose du lévothyrox ne présentait aucun risque.
      C’ est une excuse bidon, ( de lait bien sûr), pour, pour justifier un changement qui a bien peu de raisons d’être. Enfin, cela dépend peut-être du point de vue.

      Reste donc le second argument "scientifique" : la "variation importante" "de 10/100" d’apport d’hormone selon les dates de péremption des boites commercialisées, variation qui aurait été mise à jour par " des remontées de pharmacovigilance", donc de plaintes de patients.
      Cela ne tient guère la route. Il aurait fallu un extraordinaire concours de circonstance pour qu’un patient, après s’être senti mal, ait attribué ce mal-être, non à une mauvaise passe mais à sa thyroïde, l’ait confirmé par une analyse TSH, ait examiné la boite en cours et découvert que la date de péremption était proche, en ait tiré la conséquence que c’était à cause de cela, ait fait un signalement au centre de pharmacovigilance, et, last but not least, ait été cru par ce dernier et non pris pour un hypocondriaque ou un malade qui a besoin de meilleures lunettes ( ou les deux).
      Et ce, dans le laps de temps de 1 mois, sachant qu’à la prise de la boite suivante, le déficit de 10/100 aurait été compensé. A moins, bien sûr, que ce soit un sacré malchanceux à qui on aurait fourgué au rabais un lot de boites en fin de vie.
      Et tout ça avec la bénédiction d’un super généraliste réagissant au quart de tour, ordonnant tout de suite une analyse de la TSH, n’attribuant pas comme l’auraient fait des collègues moins visionnaires, la variation de TSH à un impondérable passager qui devrait s’estomper peu à peu. Un généraliste n’augmentant pas d’office la dose,car n’est-ce pas, avec le temps et l’âge la thyroïde devient de plus en plus paresseuse...

      Pour un patient, à la rigueur, mais 10, 20, 100 ? (sachant qu’à 5000 signalements, il s’agit d’une minorité négligeable et non représentative pour l’ANSM...)

      ET MEME SI C’ETAIT VRAI ?

      S’il y avait eu la constatation, dès 2010 nous dit-on, qu’il y avait un problème de conservation assez préoccupant pour justifier un changement radical de formule,
      POUQUOI on n’en a informé personne alors qu’il y avait de soi-disant risques pour les malades ?
      POURQUOI a-t-on attendu 7 ans pour commercialiser la nouvelle formule ? Ne serait-ce pas là un cas de "non assistance à personne(s) en danger", aggravé par des années de non information ?
      POURQUOI y a t-il encore l’ancienne formule sous des noms différents dans plusieurs pays étrangers.
      POURQUOI personne ailleurs ne se plaint des défauts invoqués pour le remplacement ?

      Bon sang mais c’est bien sûr ! C’est parce qu’il n’ont pas la chance d’avoir comme en France une Association Nationale de Sécurité du Médicament dont l’efficacité et la réactivité font l’admiration de tous depuis quelques années !

    • @Jacqueline
      il faudra bien que vous vous rendiez à l’évidence - mais pas que vous !
      Ce que j’énonce, (voir plus haut) ce n’est pas une thèse complotiste - comme certains le disent, mais tout simplement une stratégie managériale que j’ai vue aussi à l’œuvre sur mon lieu de travail dans le secteur privé ... et croyez-moi, ça fonctionne !!! On peut leurrer des gens comme cela pendant plus d’une trentaine d’années sans que cette personne, ni qui que ce soit autour ne se rende compte de quoi que ce soit.
      Mais vous soulevez des arguments intéressants qui feront peut-être progresser le groupe.
      Bon courage.

    • C’est un effet de bord de la "démarche qualité" (cliquez sur la pub en bas de la page) : Comment faire pire en voulant faire mieux !. Personne en effet ne se plaignait de l’ancien Lévothyrox, mais "sur le papier" il posait problème.

      Cela dit, au risque de faire hurler ici, je continue de penser que le nouveau Levothyrox est meilleur que l’ancien, même s’il a déstabilisé et rendu malade des milliers d’utilisateurs non prévenus des conséquences potentielles du changement. A long terme, il permettra d’obtenir un meilleur équilibre chez les patients.

      Ceux qui ne le supporteront définitivement pas, ou qui ne voudront en aucun cas le reprendre, pourront utiliser les nouveaux médicaments contenant de la lévothyroxine qui vont être commercialisés.

    • Savoureuse anecdote. Je suis assez inquiète pour le pauvre serveur s’il a à remplacer une fourchette.

    • Vous voyez…. Pas de hurlements ! nous sommes tous de braves gens ici. Nous avons une certaine (re)tenue ! 😊

      Mais vous nous dîtes, plus haut, que vous pensez improbable que le lactose et le mannitol posent des problèmes aux doses contenues dans les comprimés ; et vous nous dîtes ici que personne ne se plaignait de l’ancien Lévothyrox, mais qu’il posait problème « sur le papier ».

      Puisque, malgré tout, vous continuer de penser que le nouveau Lévo est meilleur que l’ancien, n’êtes vous pas en train de cautionner les démarches Q ?

      Mais je dois dire que vos contradictions ne manquent pas de charme…

      (pour info, je prends du Plavix qui contient du mannitol et du lactose (cumularde !). Ce médicament ne m’a jamais posé de problème. Par contre j’ai subi des effets secondaires avec le nouveau lévo. Il faut dire que je ne suis pas faite en papier ! ;-)

    • On finira par bouffer les notices plutôt que les comprimés :-)

    • Bonjour Dr. Dupagne
      Je ne comprends pas pourquoi on parle de proposer d’autres formules de Lévothyrox fabriquées par d’autres laboratoires. Ne serait il pas plus simple qu’un labo décide de fabriquer l’ancienne formule et ainsi proposer un choix aux 3 millions de patients souffrant de la thyroïde ? Qu’est ce qui les en empêche ? Sauf bien sûr, s’il y a un problème de rentabilité, les quelques patients étant intolérants à la NF ne représentant pas un marché suffisamment important. Mais là, on entre dans des considérations économiques et non médicales. Et tout cela est malheureusement d’un grand cynisme ....

    • Cela laisserait supposer que c’est l’acide citrique qui empêche la L-thyroxine de faire effet après passage dans l’estomac de certains patients comme le dit cette Allemande qui prends de la L-thyroxine depuis 2008 et travaille dans l’industrie pharmaceutique avec son mari depuis de nombreuses années, et nous fait part de son expérience.’(voir document joint)

    • Un grand merci pour cce document et votre intervention.
      Mon médecin me l’avait expliqué mais je refusais d’entendre ce que je prenais pour entêtement...avec votre document, c’est plus clair.

      Oui, il s’agit bien d’un problème de T3 ( ou de T4 mal transformé en T3).

  • "je n’ai aucun lien d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique. Je suis consultant pour les éditions du VIDAL."

    vous n’êtes plus administrateur et actionnaire de la société Vygon, spécialiste des dispositifs médicaux à usage unique ?

    • Si, c’est dans ma notice Wikipedia, mais cette société ne commercialise pas de médicament et ne fait pas partie de l’industrie pharmaceutique. A cause de ce lien d’intérêt, je ne peux pas écrire sur les perturbateurs endocriniens contenus dans les matières plastiques, et pourtant, ça me démange ;-)

    • "A cause de ce lien d’intérêt, je ne peux pas écrire sur les perturbateurs endocriniens contenus dans les matières plastiques, et pourtant, ça me démange ;-)"

      ça c’est un truc que je ne comprends pas. Ce qui compte ce sont les arguments ! sont-il bons ? mauvais ? acceptables ? vrais ? faux ? ... On s’en fout de qui le dit !!

      Incroyable !!

    • C’est simple : à partir du moment où tu as un lien d’intérêt, ton discours, aussi pertinent soit-il, est décrédibilisé par ce lien, et c’est normal car ce lien t’influence obligatoirement. Donc, tu te tais, même si tu enrages de lire des âneries sur le sujet. C’est ce que n’ont pas compris beaucoup d’experts.

      Je n’ai pas de lien d’intérêt sur le Levothyrox.

    • Bonjour Docteur

      Vous nous dites que vous croyez ce médicament meilleur que l’ancien. Donc, si je reprends mon cas, équilibrée depuis 15 ans au LEVO 150, plus de thyroide, et tombée en hypothyroidie sous nouveau LEVO, je devrai me gaver d’hormones thyroïdiennes pour revenir et rester à mon niveau d’équilibre ? Et bien sûr je ne suis pas la seule dans ce cas-là...

      D’autre part, je n’ai pas obtenu de réponse sur le mannitol. Est -il vrai qu’il est extrait des algues brunes, laminaires etc , espèces en milieu interdital ?
      Où MERCK (usine de NANTONG, nouvellement productrice de LEVO)va t il se procurer tout ça ?

      Bonne journée à tous.

    • " à partir du moment où tu as un lien d’intérêt, ton discours, aussi pertinent soit-il, est décrédibilisé par ce lien, et c’est normal car ce lien t’influence obligatoirement."

      1° Il est décrédibilisé dans la mesure ou tu t’appuies sur ton autorité et sur des arguments d’autorité.
      Un argument juste est un argument juste quelque soit celui qui l’énonce. Un discours pertinent est un discours pertinent quelque soit celui qui l’énonce...

      2°Comme je te l’ai suggéré il n’y a pas que des liens d’intérêts financiers dans la vie : ne pas savoir reconnaître qu’on a eu tort, ne pas perdre la face sont des liens d’intérêt plus forts, ce qui est souvent le cas lorsqu’on s’est déjà positionné sur le sujet (article, livre, participation à une association...)

      "Donc, tu te tais,"

      Pourquoi l’implication "donc" ? Rien ne t’empêche de parler en disant que tu as un lien d’intérêt...Où est le problème ? Le problème c’est l’argument totalement fallacieux et piégeux : "il a un lien d’intérêt donc je ne le lis pas et/ou tous ses arguments sont faux..."

      "Je n’ai pas de lien d’intérêt sur le Levothyrox."

      Tu n’as pas de lien d’intérêt financier...

      A mon avis il faut préférer un argument pertinent donné par quelqu’un qui a un lien d’intérêt qu’un argument fallacieux donné par quelqu’un qui n’a pas de lien d’intérêt !!!

  • Médecin retraité, prenant du Lévothyrox (ancienne puis nouvelle formule)depuis plusieurs années pour ablation d’un lobe thyroïdien, je suis effaré par les délires complotistes qu’on peut lire sur certaines interventions.

    • Puisque vous êtes médecin, comment peut on expliquer les effets secondaires préoccupants de personnes ayant pris la nouvelle formule sans le savoir, ayant toujours les même taux de tsh, avec un médicament qui scientifiquement ne peut pas les provoquer ?

      Juste un début de piste de réflexion ?

    • @Elie Arié
      Qui n’a vécu sa profession que dans sa bulle, ne peut soupçonner ce qui se passe dans le monde de l’entreprise ou dans la manipulation de masse !
      Il vous reste encore un peu de thyroîde, quelle chance pour vous !

    • Le Dr Dupagne est le premier à dénoncer les thèses complotistes mais ne fait rien pour éviter que son site ne les alimente..

      C’est pour cela que je suis en rogne contre le Dr Dupagne..

      Et même (involontairement bien sûr) j’estime qu’il les alimente (voir mon premier message de l’acte I)

    • @omedoc
      Bonjour
      Nous sommes en démocratie (?), n’est-ce pas ? Chacun est donc libre d’exprimer ici son ressenti.
      Il y a plusieurs volets dans cette affaire :
      Le volet médical, scientifique, qui plonge chacun et moi-même dans la réflexion. Qu’est ce qui fait que ce médicament a autant déstabilisé les gens, les plongeant dans un véritable enfer dont ils ne savent pas encore comment ils vont sortir ? Ajouter à cela le déni de leurs maux et le mépris dont ils ont/ et sont toujours victimes, qui au désarroi devant une TSH parfois peu probante, a ajouté une vive colère. Colère amplifiée par le fait qu’il n’y a pas d’alternatives et d’échappatoires à ce médicament.
      Les raisons explicites énoncées pour le changement de formule ne sont apparemment pas vérifiées scientifiquement. Comment ne pas rechercher ailleurs ?

      Soit dit en passant, si je trouve que ce que j’appelle une stratégie managériale (processus connu, utilisé partout, et théorisé par Chomski entre autre) et non un complot me parait machiavélique, il me semble plutôt bien et bon pour nous que MERCK ne reste pas en position de monopole. Il suffit de se remémorer qu’il a cessé sa commercialisation de Novothyral pour la Belgique quand celle-ci lui a demandé une baisse de prix de 15 % sur ce médicament et que les Belges en désespoir de cause ont du se servir dans les pharmacies françaises.
      Se souvenir aussi que, Français, nous sommes attachés à nos bons vieux modèles qui par expérience ont prouvé leurs effets et que nous avons une certaine hostilité en face de toute innovation.
      Quoi de plus évident qu’une stratégie problème-réaction-solution pour nous faire avancer ?
      Et je le redis, si on nous a manipulés - ce que je déteste ! - c’est peut-être aussi pour notre bien (?)... et le profit de l’industrie pharmaceutique française dont les exportations ne sont pas négligeables
      http://www.leem.org/article/exportations-importations-1

      Passez une bonne journée @omedoc

    • Le problème n’est pas tant l’existence ou non de certains complots, le problème c’est — à mon avis — surtout l’argumentation utilisée pour justifier l’existence de ces complots...
      Voir des exemples d’argumentations fallacieuses par le Dr Dupagne himself..
      http://www.atoute.org/n/forum/showthread.php?t=221663

      Or mal raisonner me semble très toxique...

    • @omedoc

      Je ne veux pas paraitre insistante avec ma théorie, mais vous demandez des arguments mieux qu’un ressenti tiré de certains indices.
      Voici un lien vers les savoir-faire belges :
      https://www.fagg-afmps.be/sites/default/files/downloads/L-Thyroxine%20HCP%20FR%20m%C3%A9decins.pdf
      Amusez-vous à compter combien de jours ont duré les tests et leurs études, ajoutez-y la période de travail sur la formule, le temps de production et la distribution ...
      omedoc, on nous dit que dans 1 mois (moins d’un mois parce que cette affirmation commence de dater, on aura des génériques de différents labo ... omedoc, il y a longtemps que les boites sont prêtes ... sinon ce sont les patients qui vont encore servir de cobayes !!!
      Vous noterez la précision du document belge, ses mises en garde, son mode de diffusion .... Est-ce que notre ANSM n’apparait pas comme un gamin en culotte courte ?
      omedoc, si j’apprends que grâce à notre sacrifice, l’exportation des génériques a équilibré notre balance commerciale, que notre PNB a explosé, qu’on a remboursé notre dette et que de ce fait, on va supprimer nos impôts pour quelques années... je vous invite au resto !
      Bonne fin de journée

    • Il ne faut pas voire du complotisme partout. Sinon, vous risquez de tomber dans le complot du complot, et de rester coincé à l’intérieur !

    • Sait on si ce sont des labos français qui vont produire les génériques ?
      sait on si les pays étrangers en sont demandeurs puisque nous semblons être les seuls à ne justement pas avoir de génériques ?

    • @Bécassine

      WAIT and SEE.

    • Bonjour @parlons !

      pouvez-vous préciser votre hypothèse ("il s’agit d’une stratégie managériale" ?)
      Et en quoi le savoir faire Belge appuie votre hypothèse ?

  • Bref ... l’avenir nous le dira !?
    bien que je déplore la façon cavalière dont on nous a administré cette NF, les répercutions qu’elle a eu sur certains patients, et que je la suspecte de m’avoir mise dans le rouge ou d’y avoir contribué, je ne peux m’empêcher de penser que cette NF est sans doute un progrès .
    On peut imaginer que si les patients avaient tant de difficultés à trouver le bon dosage et l’équilibre, c’ était, peut être, en partie, en raison d’une formule pas suffisamment stable ?
    On peut aussi imaginer qu’il était tellement entré dans les schémas de penser de tout le monde le postulat que le bon dosage et la stabilité étaient difficile à atteindre qu’en conséquence, on ne s’interrogeait pas sur la stabilité de la formule ni ne remettions en cause sa qualité ?
    On peut aussi penser que nombres d’effets secondaires déclarés, s’ils ne sont pas de francs symptômes d’hyper ou d’hypo sont en revanches les conséquences d’un organisme qui se révolte ? les manifestations peuvent être nombreuses et diverses dans ces cas la ?
    Bref, surveiller, attendre et voir même si ça ne nous fait pas plaisir !

    • Heu…… pardon mais je ne vous comprends pas Bécassine.
      Il me semble avoir lu surtout des témoignages de patients qui étaient bien stabilisés avec l’ancienne formule, et sans en subir d’effets secondaires. Ici même, vous trouverez des témoignages dans ce sens. Et sur bcp d’autres forums.
      C’est d’ailleurs ce que dit le Dr Dupagne un peu plus haut : « C’est un effet de bord de la "démarche qualité" (cliquez sur la pub en bas de la page) : Comment faire pire en voulant faire mieux !. Personne en effet ne se plaignait de l’ancien Lévothyrox, mais "sur le papier" il posait problème. Même s’il reste convaincu que le nouveau lévo est meilleur que l’ancien.

      Personnellement, je trouve la vie trop courte pour perdre sa santé et son temps - alors qu’un traitement nous convenait parfaitement - à essayer, attendre, surveiller, doser, ajuster, réajuster, chercher, tâtonner, contrôler, redoser, constater, hasarder, reredoser….. Pendant ce temps là, la vie file et beaucoup de plaisir de vivre avec…. Entre une thyroïde, atrophiée ou supprimée, et un médicament, il y a une existence avec laquelle il est interdit de jouer.

    • @Bécassine

      C’est Armelle P. qui vient de vous répondre. Mon message est parti trop vite...

    • En fait ce que je veux dire, c’est qu’avec l’ancienne formule, j’avais des moments de plus ou moins bien, notamment des périodes où je manifestais des signes d’hyper. On m’a présenté ça comme la normalité de la difficulté de stabilisation, ou de bon dosage.
      Aujourd’hui je me dis qu’avec la nouvelle formule, l’accès au bon dosage et à la stabilité sera peut être facilité ?
      Du coup ce qui m’interroge, c’est qu’aujourd’hui on dit que l’ancienne formule convenait à tout le monde mais c’est presque contradictoire avec les difficultés énoncées : durée pour parvenir au bon dosage/ stabilité.

    • bon cela dit j’ai encore ma thyroïde donc mon expérience est probablement très différente ... mais si je regarde en arrière, je me rends compte que l’effet du médicament n’était pas tjs le même ( soit régulièrement des périodes énervement, d’irritabilité, palpitations et de réveils nocturne fréquents) sans pour autant que mon dosage TSH diffère et qu’on modifie le dosage levo. Ces symptômes finissaient pas passer . d’ou mes interrogations concernant l’ancienne formule ?

    • @Bécassine

      Ce qui est important est de décider ce qui te paraît le mieux pour ta santé. Dans l’ensemble, l’ancien Lévothyrox donnait satisfaction. Après, il y a toujours des exceptions. Alors fais comme toi tu le souhaites, avec ton médecin, bien sûr ! :-)) et sans te laisser influencer.
      De mon côté, je parlais de tous les patients stabilisés avec l’ancienne formule et qui se retrouvent avec une santé détériorée.

    • Bha en fait tout dépend de ce qu’on met dans la notion de stabilisée :-)
      Je suis considérée comme stabilisée TSH régulière mais je ne peux pas nier les hics dont j’ai parlés. J’ai souvent entendu des patients se plaindre de hics... Du coup il faudrait savoir si les patients dit stabilisés présentaient des hics ou pas ?!
      C’est un véritable polar cette histoire !
      cela dit, je déplore que des patients aient pu se retrouver dans de telles situations alors que cela aurait probablement pu nous être évité .

    • Stabilisé : quand on se sent bien, avec suffisamment d’énergie pour mener ses activités : travailler, faire ses courses, son ménage, avoir le plaisir de cuisiner, écrire, lire, dessiner, partir en randonnée, rire, chanter, baiser… la vie quoi ! 😊
      Après les hics, tout le monde à des hics, même ceux qui n’ont pas de problème de thyroïde…
      Mais je ne crois pas que les gens se plaignent du nouveau lévo parce qu’il provoque des hics…

    • certes non ! mon interrogation concernait la quantité de hics que les patients présentaient sous l’ancienne formule .. j’entends par hic symptômes transitoires hypo ou hyper ... et je ne devrais pas appeler ça des hics :-( .... c’est très maladroit !
      ouais :-) la vie quoi ... tout ce qu’on perd lorsque la maladie chronique nous tombe dessus ! ....................................................................

    • Non mais en fait votre message ma bc fait rire :-) c’est cool !
      Et il me fait toucher du doigt que mises à part quelques activités je peux me déclarer officiellement stabilisée :-))

    • Rien ne vaut une bonne thyroide à soi qui marche bien.
      Depuis 2003 je bouffe chaque matin mon lévo 150, et bien je pense que je n’ai jamais été stabilisée, rien de performant ces hormones synthétiques.
      Ou est passée ma forme d’antan ? on a beau dire...mais oui...un comprimé chaque matin cela remplace les hormones que ta thyroide ( la feignasse...)
      ne veut plus fournir, que nenni, tout le temps crevée, jamais le moral, je dors mal, je me traine, donc c’est du bluff !!! depuis 2003 j’en ai testé des dosages, et dosée des tsh, T4 et T3, rien à faire à croire que je bouffe de l’homéopathie.
      Il parait que certaines personnes n’arrive jamais à se stabiliser, il y a parait til un ’’ point set ’’ propre à chaque patient.
      Merde j’aimerai bien le trouver.

  • Les medias allemands commencent à parler du cas français : http://www.deutschlandfunk.de/frankreich-schilddruesen-medikament-mit-nebenwirkungen.709.de.html?dram:article_id=394588
    ET un communiqué de presse de Merck-Allemagne daté du 22 sept 2017 : "Merck today announced the opening of its first BioReliance® End-to-End Biodevelopment Center in the Asia Pacific (APAC) region."
    https://www.merckgroup.com/en/news.html
    Des plaintes au pénal en France, on aurait apprécié une réelle explication au sujet du nouveau lévo de la part du Fabricant...Soit.
    On attendra encore, Merck est bizy bizy en Asie, pas le temps de répondre aux pleurnicheries de Frenchies mal dosés^^
    Pas de souci, on connaît une pharmacienne allemande qui vend de l’ancien lévo aux Français(es) : https://www.swr.de/swraktuell/bw/medikamenten-tourismus-in-bw-200-e-mails-an-einem-wochenende/-/id=1622/did=20299166/nid=1622/1inwoqh/index.html
    Si le nouveau lévo allemand de Merck est à ce point meilleur, pourquoi les Allemands en sont-ils (encore) privés et nul ne sait quand il y sera mis en vente ? Aucun médecin français pour s’en étonner ?
    Au Chili, on s’en inquiète...Interview d’un endocrinologue chilien
    http://www.tvn.cl/programas/muybuenosdias/destacados/atencion-alarma-en-francia-por-remedio-eutirox-2511705

    • Il semble que Merck ne soit pas aussi catégorique que ça quand il est interrogé sur l’extension à d’autres pays par http://www.deutschlandfunk.de/frank

      "Laut dem Unternehmen ist es nicht auszuschließen, dass die neue Levothyrox-Rezeptur demnächst auch in anderen Ländern vertrieben wird."
      "Selon l’entreprise, on ne peut pas exclure que la nouvelle formulation de Levothyrox soit bientôt distribuée dans d’autres pays."

      C’est loin de l’affirmation proclamée en France par Merck et l’ASSM que la nouvelle formule sera étendue à l’Europe dès 2018.

    • 1. En effet. En cas de doute, oser poser la question directement à Merck https://www.emdgroup.com/en/company/contact-us.html
      2. Pour une reconnaissance d’un médicament " biosimilaire" dans l"UE, ne faut-il pas avertir l’agence européenne des médicaments ? " applicants should notify the Agency of their intention to submit an application, preferably 6-18 months in advance ". http://www.ema.europa.eu
      Une extension à l"échelle européenne ne s"improvise pas en qlq mois.
      3. Pendant ce temps, de nombreuses questions écrites de députés français de tout bord en attente de réponses de la Ministre et son administration. http://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-1194QE.htm
      ===> On attend l’Acte III avec impatience ;-) ----To be continued

  • Interview d’un endocrinologue chilien sur la crise du nouveau lévo en France : video - à 6.06 : il précise qu’il n’y a aucune info officielle de la mise en vente d’un nouveau lévo de Merck au Chili à l’avenir ( vendu là-bas sous le nom Eutirox) -
    http://www.tvn.cl/programas/muybuenosdias/destacados/atencion-alarma-en-francia-por-remedio-eutirox-2511705

  • Bonsoir, Dominique

    Je ne comprends pas très bien l’intérêt économique pour la Sécu d’un générique du Lévothyrox : quand on sait que le coût moyen d’un traitement mensuel est de 3 €, qu’il est remboursé à 65 % (soit 0, 195 € pour la Sécu) , et qu’il faut en retirer le 1 € de franchise par boîte (soit reste final à la charge de la Sécu : 95 centimes...) , je me demande à quel prix devrait être vendu le générique pour réaliser une économie, même pris par 3 millions d’assurés...

    • Pardon, je m’immisce...

      Dans Le Canard Enchaîné du 20/9, un petit article sur le Lévothyrox. On peut y lire :
      « Depuis des années, Merck se trouvait, en France, en situation de monopole, sans que cela défrise le moins du monde les autorités sanitaires. Vendu 2 ou 3 euros la boîte, selon les dosages, le Lévothyrox n’intéresserait guère les « outsiders », qui avaient jeté l’éponge et préféraient le marché étranger. Comment le ministère va-t-il s’y prendre pour attirer de nouveaux labos ? « Avec la polémique qui touche Merck, le marché est plus favorable à l’arrivée d’un concurrent, estime un expert. Mais le ministère devra peut-être concéder un prix supérieur… on parle du laboratoire suisse Ibsa, dont le traitement est plus cher que le Lévothyrox. » Ce qui gonflerait d’autant la note pour la Sécu ! Une prouesse sur toute la ligne… »


      Pour info (je n’ai trouvé que les tarifs 2010) :
      Ibsa – Tirosint – boite de 100 gélules = 26,10 CHF, soit environ 22,55 euros
      Ibsa – Tirosint – boîte de 50 gélules = 16,05 CHF, soit environ 13,86 euros

    • J’aimerai beaucoup trouver ce fameux tirosint, j’ai fait plusieurs pharmacies Suisse et on en trouve pas !

  • Nouvelle Formule du Lévothyrox, très fatiguée, perte d’appétit, nausées, suivi d’une gastrite, angoisses , pas la forme, je vois pour trouver en suisse

  • EUREKA ! BIOGARAN a trouvé une formule parfaitement stable !

    Eh bien, voilà !!!! qui est passé pour une monstrueuse complotiste ??
    - >http://www.courrier-picard.fr/57796/article/2017-09-19/biogaran-pourrait-relancer-son-generique-du-levothyrox-en-fin-dannee

    Bien sûr, c’est au conditionnel, une vague hypothèse, n’est-ce pas ? du moins du domaine du potentiel !

  • OUf j’ai tout lu ..et ben dis donc Cher DD ton article permet plus de règlement de compte que de progrès pour la Médecine 2.0 ... la tendance à l’argument les Médecins sont inféodés ,incompétents et doivent être sanctionnés l’emporte sur celle qui permettrait de comprendre ce qui se passe avec le Levothyrox ... ainsi la question comment avec une équilibre conservé vérifié sur des analyses répétées et fiables comment peut on expliquer les souffrances endurées et donc à quoi peut on imputer ces souffrances ? le progrès en Médecine est au prix d’un certain recul chronophage , l’immédiateté le buzz la réaction n’est pas de mise ..cela prend du temps cela oblige à démêler à discerner à trier les information ...bref ...mauvais temps pour un praticien de terrain si il exprime ce qu’il ressent il a presque droit à l’échafaud ... bon allez si je raconte que dans nos campagnes nous (et oui je ne suis pas tout seul ) nous n’avons pas plus de problème avec le new LEvOTHYROX qu’avec les substitutions habituelles des statines par exemple ... je sais que comme j’exerce la Médecine mon "témoignage " a moins de valeur mais il se trouve que je suis aussi un malade que je prends des médicaments et que moi aussi j’essaie de démêler de trier de discerner ... dommage que les a priori viennent troubler la vision que nous avons du réel ..peut être que là est justement le problème ...nous avons tous des a priori des représentations du réel .. soignants... nous sommes tous aussi des patients , des malades aussi merci de ne pas dénigrer notre pensée et de respecter aussi nos souffrances ...

    • Bonjour

      la tendance à l’argument les Médecins sont inféodés ,incompétents et doivent être sanctionnés...
      Désolée, mais ce n’est pas ce que j’ai lu sur le site. Bien au contraire, ici, les profanes dont je suis, sont bien heureux de trouver des médecins, pharmaciens .. qui cherchent à comprendre avec eux pourquoi leur corps leur fait mal.
      En revanche, je parle pour moi, mais je pense que d’autres me suivront, je ne pardonnerai jamais à ceux qui nous ont pris pour des hypocondriaques, mythomanes, affabulateurs, déséquilibrés psychiques et j’en passe ! Déni et mépris, JAMAIS !

      Bonne journée Doc !

    • Bha non, votre témoignage n’a pas moins de valeur sous prétexte que vous êtes médecin ! Mais vous n’êtes pas non plus le médecin "lambda" dans la mesure ou vous êtes un médecin malade et sous traitement... Je crois qu’on aborde pas les choses de la même façon selon qu’on est en bonne santé, ou pas. l’expérience quotidienne de la maladie dépasse largement tout ce qu’on imaginait, supposait de celle ci, lorsqu’on était des biens portants ;-)
      C’est vrai que l’immédiateté du Buzz n’est pas terrible pour le discernement mais dans ce cas précis, sans le buzz, nombre de patients n’auraient pas été entendus.
      Ce qui est triste et dommageable, c’est, que chacun de son coté semble être parti en vrille là où il aurait fallu qu’il y ait une vraie rencontre, un vrai échange médecins, pharmaciens, patients.
      autre problème majeur .... Il y aurait une certaine urgence à ce que l’argument psy reprenne la place qui est la sienne en médecine ..... c’est à dire le diagnostic de dernière intention, ( sauf évidement pathologie psy avérée ) là où il a tendance à être devenu le diagnostic de première intention ......
      En tout cas, il ne s’agit pas ici de dénigrer la situation de difficulté dans laquelle cette histoire de Levo NF a plongé le corps médical et les patients ....

    • voilà en fait ce qui résume le mieux cette crise :
      coté médecin :
      "bref ...mauvais temps pour un praticien de terrain si il exprime ce qu’il ressent il a presque droit à l’échafaud .."
      coté patient :
      mauvais temps pour le patient si il exprime ce qu’il ressent, il a presque droit à la prise en charge psy
      forcément .... ça ne peut pas fonctionner ;-)

    • "bon allez si je raconte que dans nos campagnes nous (et oui je ne suis pas tout seul ) nous n’avons pas plus de problème avec le new LEVOTHYROX qu’avec les substitutions habituelles des statines par exemple

      A la lumière des données brutes, il apparaît que les problèmes sérieux concernent environ 1% des patients, soit 30.000 personnes quand même !

      A l’échelle d’une clientèle, il y a peu de chances d’avoir un patient en grande difficulté. Donc, côté médecin, on ne voit pas grand chose. Mais encore une fois, 30.000 personnes sur la France, ça fait du monde !

    • Dr Dupagne, c’est quoi un problème "sérieux" ?

    • Merci d’avoir tout lu, c’est déjà sympathique de votre part.
      J’imagine en effet que pour un médecin qui arrive dans cette salle d’attente (dans la crise actuelle, c’est un peu ce que représente ce blog), ça doit lui faire tout drôle. Mais la salle d’attente, c’est peut-être déjà de la médecine ? Les avis des patients font parfois réfléchir les docteurs ! Sur ce blog vous avez des patients qui prennent la parole, mais il y a plein de patients qui se taisent. Et il y en a même qui se taisent pendant les consultations. J’en connais… car ils ont peur d’être vus comme des « malades imaginaires », des « zystériques »… Les a priori de certains médecins ont fait du mal aussi. Peut-être serez-vous d’accord ?
      Je ne sais pas dans quelle région vous êtes installé ? Dans votre campagne, peut-être que tout le monde va bien. Et c’est tant mieux !
      Ici, ce sont surtout les labos qui sont visés et les médecins qui nient systématiquement les problèmes des patients avec le nouveau lévo. Mais nous serons tous ravis que vous nous fassiez part de votre expérience ! Personnellement, j’ai un médecin très à l’écoute ! et il se pose un certain nombre de questions. Nous ne sommes pas toujours d’accord, mais notre écoute est réciproque. Au plaisir de vous lire...

    • @ Bécassine
      Constatons : échafaud ou psy, c’est toujours la tête... Alouette !

    • mais nous accompagnons tous les jours des malades qui sont hypocondriaques, burn out , dépressifs, etc etc ce ne sont pas des maladies honteuses que les pathologies psychiques .. pourquoi penser que cela a puisse être ainsi ?

    • connaissez vous les maladies construites ?.

    • comment en est on arrivé là ?.

    • combien de gens à problème sérieux sous statines ?

    • de quels médecins parlez vous ? nombreux sont les patients suivis par un endocrinologue qui renouvelle leur traitement ... les généralistes se raréfient et sont surbookés or ce sont eux qui reçoivent les doléances a postériori ..vous avez raison ce système marche sur la tête et cela dépasse la substitution en hormones thyroidiennes ...

  • Les Français ont la mémoire courte, on le sait, et un scandale chasse l’autre, mais qui aurait pu oublier ? ... les morts victimes du Médiator ??

    - >http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/mediator-servier-et-l-agence-du-medicament-renvoyes-en-justice_1940698.html

    Et vous verrez que BIOGARAN sortira son produit bien, bien avant la fin 2018, puisque l’ANSM dont le directeur a été nommé par décret du président en 2014 s’est engagée (extrait discours de Nevers - déjà rappelé sur ce site le 22 sept à 16:35) à une mise sur le marché plus rapide. Je re-cite : ".. reprend à son compte notamment les justifications apportées par l’industrie pour ses prix devenus très élevés, et son plaidoyer pour un allégement de la procédure d’autorisation de mise sur le marché."

    Autre lien intéressant, le futur matraquage publicitaire des cerveaux pour ’redonner confiance aux malades’ :
    - >http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/chimie-pharmacie/le-lobby-pharmaceutique-lance-une-campagne-grand-public-pour-redorer-son-image-751630.html

    Et si pour nous donner confiance, on se contentait de nous vendre des médicaments qui nous font du BIEN !?
    Le bouche à oreille, c’est bien aussi, non ? et on économiserait combien ?

  • @Armelle P
    @lola
    @Bécassine
    @Clo 974

    et les autres...

    Et si nous prenions des nouvelles les uns des autres ?

    Bonne journée

    • Nettement mieux depuis que je suis passée au beaujolais nouveau selon les conseils d’Armelle :-)
      Plus sérieusement mieux, mais sous ancienne formule, et pas la plus représentative puisqu’atteinte d’une pathologie auto-immune ne me permettant pas d’affirmer quoique ce soit, juste d’émettre de grandes réserves et interrogations quant à la multiplication des dysfonctionnements après le passage à la NF .

    • Pas dans ce forum destiné aux commentaire de l’article s’il vous plaît. Vous avez un forum spécialisé https://www.forum-thyroide.net/

      Sinon, vous pouvez participer à cette discussion sur le forum Atoute http://www.atoute.org/n/forum/showthread.php?t=210321 en vous inscrivant ici

    • Le beaujolais nouveau, c’est le 3ème jeudi du mois de novembre... donc, là, tu as bu du beaujolais nouveau ancien !! 😊
      Pour le choix de se retrouver, je préférerais le forum Atoute ; l’autre, je ne le fréquente plus.

    • Hmmm.... je ne connaissais pas le forum Atoute..... y’a le choix des thèmes ! Pour se donner de nos nouvelles, il faudrait se créer un sujet du style "Attention ! un lévo peut en cacher un autre..."
      j’ai pas d’autres idées pour l’instant.

    • sinon un sujet sur le beaujolais nouveau c’est bien aussi :-)
      Promis j’arrête ...
      va pour la création de ton cru. moi je n’ai pas compris le fonctionnement :-( . la tête encore et tjs !

  • Je me suis approvisionnée en Allemagne, 6 mois d’euthyrox pour 42 € frais d’envois compris, ma santé n’a pas de prix.

    En France c’est trop compliqué, Serb a augmenté sa production de gouttes mais on ne peut pas en bénéficier= Ou est la logique ?

    Leur générique je n’en veux pas, et l’hypothétique retour de l’ancienne formule pour octobre je n’y crois pas, et quand bien même cela va être galère pour l’obtenir, il y aura encore des refus, pas assez approvisionnés. La simplicité n’est pas de mise en France.

    • " Leur générique je n’en veux pas"

      C’est un acte de foi, pas un raisonnement.

      La seule différence entre un générique et un princeps résidant dans les excipients utilisés, il est tout à fait possible que ceux d’un générique entrainent moins d’effets secondaires que ceux d’un princeps.

    • @Lola

      L’ancien Lévo -qui arrive lundi prochain, selon les infos de la ministre ce matin sur RMC - sera de l’Euthyrox. Celui que tu t’es procuré en Allemagne. Mais tu as raison, ça risque d’être compliqué d’en obtenir ! Je suis approvisionnée par la Belgique. Beaucoup d’entre nous ne voudrons même pas essayer leurs génériques !! Tant que la crise est mal gérée, elle ne finira pas. c’est dingue. J’arrive encore à en rire, c’est du grand guignol ! Mais c’est effrayant et triste toute cette incompétence ; Buzyn ne voit pas qu’elle est en train de créer un effet "boule de neige" avec ses propositions ??

    • Ou le contraire et c’est un raisonnement tout aussi valable.
      Alors, dans la mesure ou on se trouve bien avec le princeps et qu’on peut trouver son équivalent avec le mêmes excipients, c’est bien compréhensible qu’on ait foi en l’ancienne formule et qu’on ne veuille pas courir le risque d’être réembarqué de force dans une attraction de montagnes russes pour laquelle on n’avait jamais demandé de ticket.

    • Armelle P.
      Il y avait des problèmes avec les génériques il y a quelques années, personne n’en voulait, et les médecins étaient contre.

      L’équilibre est trop dur à obtenir, et je préfère avoir la copie conforme de ce que je prenais, je n’ai pas de temps à perdre à essayer trente six mille copies, alors que l’ancienne me convenait.

      C’est étrange beaucoup se plaignent de la Nouvelle formule, mais ou sont ceux qui se plaignaient de la stabilité de l’ancienne ?? cart c’est bien pour cela que le nouveau est sorti, plus stable soit disant....
      Mouai.....

    • @Armelle

      C’est vrai qu’il y a un fort risque de confusion :

      - L’ancien lévothyrox va revenir mais pour un temps limité,c’est à dire ? Pour un mois, pour un an ? Et après, il faudra se rabattre sur quoi ?. L’Euthyrox qui est similaire ?

      - L’Euthyrox est disponible dans les pays limitrophes, mais pour combien de temps ? Merck a promis de le remplacer par le nouveau lévothyrox en 2018. A noter que les autres pays ne sont pas au courant. Alors après, il faudra se rabattre sur quoi ? Sur un générique Biogaran, sachant le peu d’appétence des malades pour des génériques en général de moins bonne qualité que le médicament original.

      - Le générique Biogaran qui, à ma connaissance, contient du mannitol comme le nouveau lévo qui pose problème,n’a pas bien marché en France et a été retiré du marché.En plus Biogaran promet une formule
      "plus stable" pour fin 2018. Alors comprenez le peu d’enthousiasme pour le générique-au mannitol-peu stable qui va nous être proposé tout de suite !

      - Le salut serait-il dans la production par un autre laboratoire (Mylan ?)d’un générique identique dans sa formule avec l’ancien lévothyrox. ( avec lactose) C’est ce que semble avoir promis la ministre pour octobre. Là le doute philosophique commence à s’insinuer en moi : un médicament à l’identique est-il un générique ou un copié-collé ? Merck ne va-t-il pas exiger un test ADN pour revendiquer sa paternité et sa part d’héritage ?

      - Moi je suis passée aux gouttes, en bricolant le dosage avec ma généraliste.Tout est redevenu normal, en apparence, mais je dois attendre l’avis fin novembre d’un endocrinologue, refaire une 4 ème analyse sanguine en 6 mois. Alors je continue les gouttes, s’il n’y a pas pénurie, sachant que c’est une solution provisoire car je dois partir outre-Atlantique à la fin de l’année et que les gouttes doivent être gardées au froid, ce qui les exclut des longs voyages.D’ici-là, j’espère que la situation chaotique qui règne actuellement aura trouvé une solution perenne.

      Et dire que depuis 30 ans, avalant sans même y penser mon cachet le matin, je ne m’étais pas même rendue compte que l’hypothyroïdie était une maladie !

    • @ Elie Arié

      Sans reprendre tout l’historique du pourquoi il a été décidé il y a quelques années de ne pas substituer le lévothyrox par un générique (ce qui a conduit Biogaran à se retirer du marché...) il faudrait maintenant que nous soyons convaincus de pouvoir adopter ce médicament ou un autre générique ? Le nouveau lévothyrox est une copie du Biogaran, et il pose les mêmes problèmes que son générique...
      Ce n’est pas une histoire de foi, c’est une histoire de fou ! Et c’est de cette histoire dont il faudrait sortir. La perte de confiance est considérable et ça n’est pas en nous proposant de sottes solutions que nous retrouverons une lueur d’espoir. Cette situation va devenir inextricable et les patients n’en sont pas responsables !

    • @ Elie Sarié

      quand je dis "sottes solutions", je parle de celles proposées par les autorités sanitaires...

    • Jacqueline, je me pose les mêmes questions que vous. Cette histoire est complètement folle. Si mon médecin est cohérent, il ne devrait pas accepter de me prescrire le biogaran. De toutes façons, je le refuserai. Et je m’inquiète aussi des autres solutions qui vont nous être proposées.
      Je ne comprends pas comment les autorités sanitaires ont pu nous plonger (ainsi que les médecins et les pharmaciens) dans un tel désordre ? Plus rien n’a de sens, chacun se débrouille... la ministre ne sait même pas pour combien de temps l’Euthyrox va nous être proposé. Sait-elle quels produits vont arrivés sur le marché à partir du 15/10 ? Vous évoquez le Mylan, c’est un générique déjà en vente dans un autre pays ?
      Comme je l’ai déjà dit dans un autre message : le lévo était mon allié du matin, il est devenu mon ennemi. On joue avec notre santé !
      Au plaisir de vous lire...

    • " A noter que les autres pays ne sont pas au courant."
      Les autres pays sont au nombre de 40 au moins dans le monde et le lévo est l"un des plus prescrits au monde.


      > Difficile d"imaginer un changement tenu secret aussi longtemps...et mis en oeuvre en 2017 uniquement en France ??? aucune logique médicale ni mercantile à pareil choix.


      > Ni complot ni corruption, alors quoi ?? la bêtise/aveuglement made in France ? La ministre a avoué ce matin sur RMC avoir demandé une enquête interne...et salue l’arrivée de la com parl en rappelant que toutes les décisions ont été prises avant son arrivée. En effet, mais quand précisément ? la date de la demande officielle de l’AnSM à Merck pour un nouveau lévo est-elle connue ?

    • la date de la demande officielle de l’AnSM à Merck pour un nouveau lévo est-elle connue ?

      2012. c’est ce qui est donné comme date dans plusieurs articles
      comme ici http://www.courrier-picard.fr/57115...
      (Il doit y avoir d’autres articles)

    • Merci Armelle ; donc
      - 2012 : Merck est prié par l’ANSM de fabriquer un nouveau lévo avec des excipients déjà connus et utilisés aux USA = un simple copié-collé de Mylan soi-disant
      - que Merck teste sur des personnes saines selon les modalités décrites et analysées ci-dessus = 72 h de test0.

      Que s’est-il passé entre 2012 et le communiqué de presse de l’Ansm de mars 2017 annonçant le LNF ( = 4 à 5 ans) pour produire et tester un LNF
      déjà vendu aux USA et destiné à tous les pays où Merck vend son lévo ancien ??
      === Aucune logique dans la version officielle.

    • @ lola

      je cite le Dr Dupagne : "Personne en effet ne se plaignait de l’ancien Lévothyrox, mais "sur le papier" il posait problème. (message du 24 septembre 04:51)

      On ne peut pas faire plus limpide.

    • D’accord avec toi Alberto : cette écart entre la demande et sa réalisation interroge.
      Pour info :
      Lévothyrox® : 1ere "tentative" de modification de formule
      Excipients : lactose, acide citrique anhydre, amidon de maïs, gélatine, croscarmellose sodique, stéarate de magnésium

      Début de commercialisation : 1er juillet 2010, arrêt 10 août 2010. Soit un seul mois après son début de commercialisation. Pourquoi ?

      (extrait de Levothyrox® nouvelle formule : et si tout n’était qu’une question de formulation galénique ? - Medscape - 25 août 2017.

    • Le DR Dupagne affirme en préambule à son analyse :
      " Sur un plan éthique, dans la mesure où il s’agit d’un travail demandé par une Agence, il aurait été préférable qu’elle soit réalisée par une autre équipe que celle du laboratoire commercialisant le LEVOTHYROX, mais il n’y a pas de raison de douter de la sincérité des données."

      Il y a des raisons de douter en raison
      1. de l’origine de la demande de nouveau produit et
      2. du calendrier de mise en vente en France ( de 2012 à 2017 ?)
      3. du décalage entre la France et les autres pays.

      Un labo indépendant devrait refaire le test sur des personnes saines, avant toute analyse ultérieure des effets indésirables dont se plaignent les cobayes français ...à mon humble avis ;- !

    • C’est une histoire de fou tout de même !
      j’ai été mise sous levo en 04/2015 avec la consigne de ne pas prendre de génériques... Je n’en ai donc testé aucun puisque la pharmacie ne m’en a jamais proposé. A l’époque la raison invoquée était que le dosage du PA n’était pas le même selon les génériques et par rapport au levo. va savoir en fait ?
      J’ai consulté le résumé du contrôle que l’ANSM a fait fin août. Je ne connais pas les processus de fabrication d’un médicament, ni les contrôles que les lots subissent en fin de fabrication. je suis surprise de voir que l’ANSM n’a contrôlé que 6 lots. 3 de 50µg et 3 de 150 µg. ça parait peu et pas très représentatif de ce qui a été mis en vente puisque les dosages 25,75,100,125,175,200 sont passés à coté de tout contrôle ?

    • Quelle désinvolture à l’égard de malades qui se cassent la tête pour couper 1 comprimé en 2 ou 4 afin d’ajuster un dosage de T4 à combiner parfois avec de la T3 à la recherche d’un hypothétique setpoint...
      Avec l’ANSM, on finirait par penser qu’1 lévo = 1 aspirine au manitol-jus de citron.... car Nocebo, forcément.

  • Allez, allez .. trop de mauvaise foi ici, il ne faut pas tant déblatérer contre nos laboratoires !

    Regardez le mal que se donne BIOGARAN pour se développer :

    - >http://www.industrie.com/pharma/servier-maintient-ses-bases-francaises-pour-poursuivre-l-internationalisation-de-sa-production,55669
    - >http://www.industrie.com/pharma/servier-sur-tous-les-fronts-pour-aller-chercher-de-la-croissance,71333
    - >http://www.agenceecofin.com/investissement/2403-46008-le-francais-biogaran-rachete-le-laboratoire-pharmaceutique-nigerian-swiss-pharmaceutical-company

    Le médicament n’échappe pas non plus à la French Touch, au consommer made in France.

    QQ chiffres :
    Les médicaments : 4° excédent commercial de la France en 2016
    7,6 milliards d’euros : excédent commercial généré par les échanges de médicaments.
    57,2 % : taux de féminisation des emplois en 2015. L’un des rares secteurs où la proportion féminine est majoritaire.

    On comprend pourquoi les Politiques et les Laboratoires se font mutuellement la courte échelle, quoique les Labo déplorent (tiens eux aussi !) la pression fiscale à laquelle ils sont soumis.
    7% c’est le montant des taxes spécifiques à l’industrie pharmaceutique s’ajoutant à l’impôt sur les sociétés.

    Pour plus de données sur l’industrie pharmaceutique :
    - >http://www.leem.org/bilan-economique-des-entreprises-du-medicament-edition-2017

    Bonne soirée à tous.

  • Des nouvelles de ’l’ancienne formule’ ou RV à prendre d’urgence chez votre généraliste... à condition que vous fassiez partie des 9000 cas signalés ?
    http://www.linternaute.com/actualit...

    • c’est de + en + délirant !
      Les 9000 cas représentent seulement les signalements de deux centres de pharmacovigilance !
      Que d’irrespect pour les patients !
      mais aussi pour les médecins et les pharmaciens qui vont se retrouver à gérer cette situation ubuesque !
      Pourvu qu’ils n’interdisent pas les pharmacies des pays voisins à approvisionner les français... histoire de récupérer des boîtes !

    • Pas 9000 mais 50.000 au moins selon Bourdin, ce matin --- entre nous, leur pharmacovigilance ...comment dire pour rester politiquement correct ? demander aux décideurs de contrôler leurs éventuels méfaits...super efficace. La fameuse french touch^^

  • Bha dit donc ...sont aussi en colère que les patients....
    bon c’est lourd et pas fin mais ils étaient tout de même temps qu’ils se fassent entendre eux aussi ...
    C’est vrai que pour fournir des informations cohérentes il faudrait déjà qu’ils en aient ... à défaut qu’ils soient allés en chercher .
    Ma pharmacienne m’a proposé, début septembre, de rechercher pour moi les détails du changement de formule puis de rechercher un générique ... que vouliez vous que je pense et que je réponde !!!!
    ça peut pas fonctionner comme ça non plus !

    • rectifions ! : mais il était tout de même temps .....

    • J"espère que les avocats chargés des plaintes au pénal auront une petite pensée pour ces gentils pharmaciens qui préfèrent le LNF à l’ancien, refusant au patient le droit de prendre un lévo actuellement n vente partout dans le monde... Faudra leur demander les preuves d’instabilité du vieux lévo à la base de leur lettre ouverte...
      Et ils n’attendant pas les résultats de la pharmacovigilance en cours, dont les résultats sont annoncés pour octobre 2017 ?
      Ah, ils savent déjà que les résultats iront dans leur sens...car Nocébo, forcément.

    • Lettre des pharmaciens :

      A l’écoute du non-dit....
      1/ Qu’est-ce qu’on va faire de nos stocks de nouvelle formule ?
      2/ Du crépage de chignon dans mon officine !?! pas de ça chez moi !!!

      Qui peut se renseigner pour savoir quelles instructions vont être données aux policiers et gendarmes pour la prise de plaintes ???
      A mon humble avis, va y avoir du ’classé sans suite’ ... WAIT AND SEE !

  • Il y a deux sens assez différents au terme d’ "effet nocebo" :

    1- les troubles réels induits effectivement par une substance inerte (tout comme les effets bénéfiques induits par la prise de toute substance inerte qui constituent l’effet placebo) ;

    - et les troubles ou même les maladies apparus sans après la prise de n’importe quel médicament (et non pas substance inerte, cette fois), sans aucun rapport avec lui, mais dont on le rend abusivement responsable du fait de la coïncidence dans le temps.

    Seuls devraient être pris en considération, dans la pharmacovigilance, les troubles identiques apparus chez un nombre statistiquement significatif de patients après la prise d’un nouveau médicament.

    • Mon message n’apparaissant pas sur le site : censure ? je tente sous un autre nom

      Sur l’effet nocebo écouter ce témoignage !

      http://rf.proxycast.org/1347470874709598208/10078-22.09.2017-ITEMA_21442157-0.mp3

      A partir de 2 minutes 34

    • Censure ? bha attention de ne pas être victime du syndrome du complot :-)
      Ce sont de jolis témoignages. toutefois, j’avais cru comprendre que ces phénomènes de somatisation étaient très rares ?
      Ce qui a choqué les patients, ce n’est pas tant qu’on leur parle d’effet nocebo, c’est qu’il ait été lancé " à la va vite", gratuitement avec un argumentaire souvent défaillant. C’était l’argument de première intention et facile ...

    • J’ai mi un point d’interrogation à "censure" parce que cela me semblait énorme...

      "Ce qui a choqué les patients, ce n’est pas tant qu’on leur parle d’effet nocebo, c’est qu’il ait été lancé " à la va vite", gratuitement avec un argumentaire souvent défaillant."

      C’est votre sentiment... A lire les témoignages j’ai au contraire eu le sentiment que pour les patients "effet nocebo" = "c’est dans la tête".

    • "c’est qu’il ait été lancé " à la va vite", gratuitement avec un argumentaire souvent défaillant. C’était l’argument de première intention et facile ..."

      Ce n’est pas comme cela que fonctionnent les médecins.

      Si un patient souffre après changement de formule, il n’y a que quatre explications possibles : 1 effet direct de l’excipient, 2 problème lié à la biodisponibilité, 3 effet nocebo, 4 pathologie intercurrente ( sur 3 millions de patients il y a bien des milliers de patients qui auraient été de toute façon malade pendant le trimestre qui suit le changement de formule.)

      Si un patient dit qu’il a souffert après le changement de formule, il faut rajouter à ci-dessus, un possible biais de mémorisation. Il faut se méfier de sa mémoire (je peux donner un lien justifiant cette affirmation) :
      - En ce qui concerne la "stabilité" et/ou l’absence de symptômes jusqu’au jour de la prise de lévothyrox.
      - Pour contester l’effet nocebo, le fait d’affirmer ou de sous entendre qu’on a eu les symptômes alors qu’on ne savait pas qu’il y avait eu changement....
      (En fait de nombreux témoignages montrent que les patients ont en fait bien été informés par leur pharmacien (comme moi-même d’ailleurs...) qu’il y avait eu un changement, même sans beaucoup de précisions.
      - Troisième type d’affirmation sollicitant la mémoire : les symptômes relatés entre la prise du nouveau lévothyrox et le battage médiatique.

      Alors les médecins raisonnent à partir des hypothèses et de leur vraisemblance.
      Pour le Dr Dupagne : Hypothèse 1 très peu vraisemblable ; 2 et 3 vraisemblable. 4 et 5 non envisagées
      Pour les patients : 1 et 2 vraisemblable, et 3 peu vraisemblable à totalement impossible,
      Pour moi : 1 très peu vraisemblable, 2 peu vraisemblable, 3,4,5 vraisemblable...

      Le fait de souffrir fait varier l’évaluation de chaque hypothèse mais n’entraîne pas que l’on soit plus dans la "vérité" pour cette évaluation qui relève plutôt, me semble-t-il de l’expertise...
      Le nombre non plus n’est pas un argument que l’on soit plus dans la vérité...

      PS : En ce qui concerne la censure évoquée on ne peut parler de complot puisqu’une seule personne était en cause... C’est une grosse différence !

    • J’ajoute que l’évaluation des hypothèses se fait évidemment après argumentation et les arguments ont eux-mêmes plus ou moins de valeurs, ils sont plus ou moins forts...

      C’est la façon de raisonner des médecins lorsqu’ils cherchent à faire un diagnostic...

    • oui, pour les patients effet nocebo = c’est dans la tête . dit plus simplement, " vous qui créez vous même vos effets secondaires "

    • Cette définition ne me semble pas plus "simple" (= éclairante) car littéralement parlant que ce soit pour l’effet placebo ou l’effet nocebo c’est bien "dans la tête", et non dans un autre organe que ça "se créé"...

      Tout ça est bien compliqué..

    • Bonjour Omedoc,
      Il me semble que vous faites une confusion entre Nocebo/somatisation/psychosomatique.
      Dans le témoignage, fort intéressant, que vous nous invitez à écouter, il n’y a pas de médicaments mis en cause.

    • Bonne remarque...

      Cela se différencie dans le sens où on réserverait le terme de placebo et nocebo aux "études en double aveugle contre placebo :"
      Dans les études en double aveugle contre placebo, le placebo a aussi des effets secondaires que l’on peut appeler nocebo...

      Il n’y a pas confusion dans la mesure où :

      1° L’effet placebo/nocebo n’est pas réservée aux médicaments : La parole du médecin est aussi très importante dans le processus de soins/guérison ou a contrario une parole de médecins peut-être très toxique...
      2° Concernant le médicament, il y a derrière le médicament tout ce qui est marqué dans la notice et tout ce qu’on en dit (et tout ce qu’en a dit le médecin qui l’a prescrit..)

      Remarque : on peut aussi décider que c’est différent et rajouter la somatisation comme 6° hypothèse...

    • Disons que c’est pas comme ça que devrait fonctionner les médecins... cela dit j’avoue ne pas être complètement neutre pour avoir payé très cher les thèses relativement rocambolesques de la somatisation là où, au vu de la clinique et de ce que je décrivais, il y aurait eu urgence à faire quelques bilans biologiques... Je vous épargne le combat qu’il a fallu mener pour parvenir à sortir de la théorie de la somatisation (qui n’aurait jamais dû être l’argument de première intention) et accéder enfin au bilan biologique de base. D’où ma désormais grande prudence concernant l’utilisation des phénomènes psy dans l’établissement de diagnostics.
      pour ce qui concernent les témoignages de votre lien, autant j’avoue pouvoir être convaincue par le premier, qui semble respecter toute une série de diagnostics par élimination, autant le second ne me convainc pas, car il me semble être essentiellement fondé sur une interprétation très personnelle d’un dysfonctionnement relativement fréquent chez les profs et les chanteurs ?.
      En fait je vois une 5 eme hypothèse ? que la différence de dosage du PA , indépendamment des excipients si on peut dire, ait crée un déséquilibre, une forme de chaos physiologique induisant toutes sortes de symptômes chez certains patients ?
      Oui je suis intéressée par votre lien sur la mémoire .

    • Oui c’est vachement compliqué ... mais très intéressant !
      en fait je souris ... j’ai changé de semelles orthopédiques avant hier :-) grosse modification au programme. et ma réaction a été de me dire : tu expliques tout de suite à ton cerveau que tout va bien se passer :-)
      Je crois, et en tout cas j’ai découvert avec la maladie que notre cerveau est éducable, ou ré éducable ? qu’on peut lui induire de fonctionner différemment ! ça n’engage que moi ! ;-)

    • "pour ce qui concernent les témoignages de votre lien, autant j’avoue pouvoir être convaincue par le premier, qui semble respecter toute une série de diagnostics par élimination, autant le second ne me convainc pas, "
      je suis d’accord avec vous.. ; j’aurais dû préciser de "n’écouter que" le 1° témoignage.

      "que la différence de dosage du PA , indépendamment des excipients si on peut dire, ait crée un déséquilibre, une forme de chaos physiologique induisant toutes sortes de symptômes chez certains patients ?"

      C’est un autre hypothèse, pourquoi pas, mais vu qu’elle ne repose, me semble-t-il, sur aucun argument... On peut faire toutes les hypothèses qu’on veut mais il faut au moins qu’il y ait le début d’un argument...

      "Oui je suis intéressée par votre lien sur la mémoire ."
      Il y a probablement beaucoup de liens... Je vous propose celui-ci..

      Les liens sont en fait refusés car considérés comme des spams...je ferais une nouvelle tentative

      Après avoir écouté ce cours, j’ai complètement changé et je ne fais plus confiance à ma mémoire..

    • Non, personne ne connaît le mécanisme de l’effet placebo (ou de l’effet nocebo) ; on sait que ça marche chez les nouveaux-nés et chez les animaux domestiques, mais pas chez les animaux sauvages : c’est donc plus compliqué que ça.

      J’invite ceux qui veulent en savoir un peu plus sur ce sujet passionnant à lire cet article du docteur Patrick Lemoine :

      http://www.charlatans.info/placebo.shtml

      ou, en plus résumé :

      https://www.marianne.net/debattons/billets/l-effet-placebo-mais-qu-est-ce-que-c-est-au-juste

    • Comme quoi il faut manipuler ces notions avec beaucoup de prudence ...

    • bha je vais tenter argumenter .... sur la base d’observations et de déductions ! qui n’ont évidement pas la prétention d’être scientifiques mais qui peuvent présenter une certaine cohérence ?
      ce qui m’a orienté vers cette hypothèse c’est :
      1 : une expérience personnelle d’effets secondaires : En clair comment des molécules, qui n’ont pas été conçues pour rendre malade ou pour anéantir peuvent elles induire, heureusement très rarement, chez un individu, un tel chaos ? si ce n’est en ayant crée un déséquilibre physiologique ayant conduit à un chaos, ce chaos ayant induit par effet boule de neige une suite de dysfonctionnements ?
      2 : déductions fondées sur une analyse de ce que j’ai lu : témoignages patients, médecins, pharmaciens confondus. et qui peut être résumée de la façon suivante :
      Si :
      les effets secondaires ne peuvent être directement imputés à la NF, à ses excipients,
      aucun le lien de causalité ne peut être mis en évidence,
      des effets de sous/sur dosage ont par contre été mis en évidence,
      les symptômes ne sont pas très spécifiques ( spécifique de quoi ?)
      cela me fait dire dire qu’il ne parait pas impossible que des phénomènes de sous/sur dosage aient conduits à des déséquilibres ayant eux même conduits à toute sortes de symptômes appelés dans cette situation effets secondaires ?

    • concernant la mémoire ... j’avais été très marquée par une explication de Primo Levi qui expliquait avoir écrit " si c’est un homme " dès son retour parce qu’il fallait se méfier de sa mémoire ....
      oui, il faut s’en méfier, et se méfier de nous même et de notre capacité à ne voir, entendre et se rappeler que de ce qui nous arrange ... c’est ce que j’appelle tenter de faire preuve de clairvoyance ou d’honnêteté intellectuelle ;-) par contre je n’irais pas jusqu’à dire qu’il ne faut plus faire confiance à sa mémoire, ce serait donner trop importance à celle des autres ..
      en attendant que le lien passe !

    • "par contre je n’irais pas jusqu’à dire qu’il ne faut plus faire confiance à sa mémoire, ce serait donner trop importance à celle des autres .. "
      Ne faisant pas confiance en sa mémoire on fait encore moins confiance en celle des autres...me semble-t-il...

      Je vais donner un lien mais il faudrait faire une recherche sérieuse sur le sujet (plutôt que de simplement taper "biais de mémorisation" dans un moteur de recherche...).
      Il est à noter que les biais de mémorisations sont un biais connu dans les études dites cas-témoins.
      Par ailleurs c’est une expérience banale, pour deux personnes qui ont vécu le même événement de se chamailler sur sa description exacte..

      Les liens ne passent pas (c’est encore un coup de Dupagne :-)) : alors il faut regarder sur youtube le cours de Monvoisin : Université Grenoble Alpes

      Cours 3 Épisode 2 : à 16min 55 sec

      puis surtout la suite : Cours 3 épisode 3
      (pour sauter la musique de début : -> 34 sec)

    • "bha je vais tenter argumenter "

      J’apprécie beaucoup votre tentative/démarche !

      Le problème c’est que j’aurais beaucoup de choses à dire +++ sur votre argumentation, et difficile de discuter sur ce fil...

      Je suis prêt à essayer discuter sur un fil dédié ou autre....

      Je précise "essayer" car l’argumentation est un art difficile, ça s’apprend... et je ne suis pas un expert même si je m’y intéresse...

      Bien cordialement !

    • effectivement il est très difficile d’argumenter sans rentrer dans des détails que l’auto-censure m’interdit d’étaler ici ...
      cela dit mon hypothèse vous parait-elle cohérente ou pas ?
      l’idée n’est pas de prouver ses capacités à argumenter ou pas, juste d’essayer de comprendre ce qu’il a bien pu se passer avec ce levoNF ;-)

    • "mon hypothèse vous parait-elle cohérente ou pas ? "

      Si j’ai bien compris vous faites l’hypothèse de l’existence d’un "chaos physiologique" créé par la "différence de dosage du PA".

      Déjà un "chaos physiologique" je ne sais pas ce que cela veut dire. Je n’ai jamais lu ce terme dans aucun ouvrage ou article médical.
      Il faudrait donc définir ce terme et savoir surtout comment l’objectiver. Sinon c’est comme les ondes de forme ou l’énergie psychique des guérisseurs : employer ce terme ne servirait qu’à cacher notre ignorance...

      Et puis aucun argument médical n’existe à ce jour pour penser qu’une différence de dosage de PA puisse entraîner autre chose qu’une hyper ou une hypothyroïdie..

      Votre hypothèse me semble donc surtout bien "compliquée" alors qu’il y a des hypothèses plus simples...
      Votre hypothèse sous entend deux hypothèses "fortes" : l’existence d’un état particulier de l’organisme inconnu à ce jour l’existence d’une pathologie autre qu’une hyper ou hypo liée aux hormones, inconnue aussi à ce jour...

      Mais bon je n’ai peut-être pas très bien compris qu’elle était exactement votre hypothèse..

    • évidement la notion de chaos physiologique est une expression très personnelle :-) ça n’a rien d’un terme médical ! ça représente l’image d’un organisme qui sous l’effet d’un médicament part complètement en vrille dans tous les sens.
      Mon hypothèse est en effet que la différence de dosage ait pu créer un désordre dans l’organisme. hypo ou hyper, que cette hypo/hyper ait été chez certains patients trop brutal, ou trop important et que l’organisme se soit en quelque sorte complètement affolé, révolté contre le médicament au point de développer des symptômes n’étant pas forcément des symptômes typiques hypo ou hyper.
      j’ai souvenir de ce commentaire d’un médecin : je ne suis pas le DR House, vous avez fait un truc très compliqué pour lequel on ne pourra jamais donner avec certitude une explication précise et certaine.
      en fait ce qui ne me parait pas compliqué, mais qui semble l’être pour vous et peut être pour le corps médical c’est l’idée qu’un organisme puisse se révolter sans qu’on sache trop pourquoi

    • Pouvez vous me donner le nom du cours ? svp

    • "j’ai souvenir de ce commentaire d’un médecin : je ne suis pas le DR House, vous avez fait un truc très compliqué pour lequel on ne pourra jamais donner avec certitude une explication précise et certaine."
      Est-ce qu’il pensait réellement cela ? les médecins mentent beaucoup aux patients... Mais ceci est une autre histoire...

      "en fait ce qui ne me parait pas compliqué, mais qui semble l’être pour vous et peut être pour le corps médical c’est l’idée qu’un organisme puisse se révolter sans qu’on sache trop pourquoi"
      Oui, tout à fait et cette réflexion me semble très intéressante...

    • tapez "université grenobles alpes" dans la fonction recherche de youtube

      Vous aurez probablement dans les résultats "cours 1 episode 1"

      Il faudra aller à "cours 3 episode 2" et "cours 3 episode 3" comme indiqué ci-dessus

    • Voilà, c’est ce que j’ai en tête, un organisme qui se révolte contre quelque chose. Pourquoi comment ? on ne le saura peut être jamais, ou du moins on ne pourra peut être jamais mettre en évidence de façon certaine et avec arguments scientifiques à la clé le mécanisme qui s’est enclenché, chez certains patients, suite à la prise du levo NF .
      Il y a des sensations qui restent inexplicables. .. ou qui ne semblent pas avoir de bien fondé médical, ou pour lesquelles on ne parvient pas à mettre un bien fondé médical en lumière .
      je me rappelle d’une incroyable sensation d’empoisonnement qui a duré des mois, qui ne semblait pas avoir la moindre cohérence jusqu’au jour où j’ai fini par apprendre que j’avais une maladie auto immune...
      je ne peux m’empêcher de faire un lien entre auto immune et empoisonnement. Mais encore une fois, ça n’a pas forcément de bien fondé scientifique :-))
      Mentait-il, je ne crois pas, arrivés dans les services de l’extrême, ou on pratique une médecine de l’extrême qui pourrait se résumer ainsi : ça passe ou çà casse :-) le mensonge est moins présent qu’ailleurs parce qu’il y a souvent urgence à formaliser que le patient ne survivra peut être pas.
      en tout cas, je ne lui avais rien demandé et surtout pas de venir formaliser ses interrogations et sa contrariété à ne pas pouvoir avoir d’explications catégoriques. Probable étant le mot qui est revenu le plus souvent . Je me rappelle surtout de leur contrarié à ne pas pouvoir être formel.

    • Merci pour cette réflexion.

  • Une hypothèse des plus intéressantes sur le changement de formule du lévothyrox :

    https://www.docbuzz.fr/2017/09/10/123-seconde-affaire-levothyrox-preuve-de-limposture-generiques/

    Dès 2012, docbuzz alertait sur les drôles de pratique de l’ANSM qui demandait au médicament princeps de s’aligner sur les génériques :

    https://www.docbuzz.fr/2012/07/11/123-pour-camoufler-les-effets-secondaires-des-generiques-du-levothyrox-lansm-ordonne-de-modifier-le-medicament-original/

  • http://www.huffingtonpost.fr/2017/09/27/pour-obtenir-lancien-levothyrox-il-faudra-presenter-une-ordonnance-emise-fin-septembre_a_23223337/

    "Pour obtenir l’ancien Levothyrox, il faudra présenter une ordonnance émise fin septembre
    Au total, les patients disposeront de quatre médicaments à partir de la mi-octobre.
    27/09/2017 14:33

    Sandra Lorenzo
    Journaliste responsable de la rubrique C’est La Vie

    Pour obtenir l’ancien Levothyrox, il faudra présenter une ordonnance émise fin septembre

    LEVOTHYROX - Agnès Buzyn l’a annoncé mardi 26 septembre, le Levothyrox ancienne formule sera disponible à partir du 2 octobre dans les pharmacies. "J’ai entendu la souffrance des patients, j’ai pris une décision en 8 jours", s’est-elle félicitée, interrogée sur RMC.

    Ce même jour, à l’ANSM, des associations de patients et professionnels de santé étaient reçus pour mettre en place l’arrivée de cette ancienne formule ainsi que des alternatives dans les pharmacies. Interrogé par Le HuffPost, Alain Delgutte, président du conseil central de l’ordre national des pharmaciens, reçu mardi 26 au matin à l’ANSM, confirme que le Levothyrox ancienne formule sera disponible en début de semaine dans les pharmacies, ainsi que les conditions de sa mise à disposition.

    Sanofi propose une alternative

    Ce Levothyrox ancienne formule sera vendu sous le nom d’Euthyrox dans des boîtes de 100 comprimés contre 30 jusqu’alors. La boîte et la notice seront en allemand mais une notice en français sera remise à part à chaque patient. Pour pouvoir en acheter, il faudra pouvoir fournir une ordonnance d’Euthyrox récente, en date au moins de cette dernière semaine de septembre. L’ANSM précisera une date minimum dans les prochains jours, quand les professionnels de santé auront été informés.

    "Dans le cas contraire, nous ne pourrons pas substituer la nouvelle formule à l’ancienne", affirme encore Alain Delgutte. L’ANSM comme l’Ordre national des pharmaciens assurent que cette remise sur le marché temporaire de l’ancienne formule ne sera réservée qu’aux seuls patients qui souffrent d’effets secondaires dans le temps. Elle ne s’adresse pas aux patients qui supportent bien cette nouvelle formule, ni à ceux qui sont en phase de stabilisation de leur traitement. Dans un premier temps, le stock d’Euthyrox mis en place par les laboratoires Merck permet de couvrir les besoins de 90.000 patients pendant un trimestre.

    Autre annonce de l’ANSM, le laboratoire Sanofi va aussi mettre sur le marché une alternative au Levothyrox, le L-Thyroxin henning, sous forme de comprimé sécable. "Il s’agit du médicament de référence en Allemagne où 3 millions de personnes le prennent", assure-t-on à l’ANSM. Une procédure de mise sur le marché est en cours. En attendant, Sanofi puisera dans ses stocks allemands pour le marché français. Ce médicament sera disponible à partir de mi-octobre avec des excipients différents de ceux utilisés par Merck.

    Les patients disposeront donc à partir de la mi-octobre de quatre médicaments à base de lévothyroxine : le Levothyrox, l’Euthyrox, le L-Thyroxine Serb buvable et donc le L-Thyroxin Henning comprimé sécable."

    • Mme la ministre ne sait pas compter et enfume la population en parlant de 8 jours de réaction. Le pb était connu dès le mois d’août, le député Bapt lui a écrit le 4 septembre. Elle a essayé de minimiser l’affaire jusqu’au bout. Souvenons nous qu’elle avait fait partie du dispositif de communication rassurante lors de Fukushima en tant que pdte de l’IRSN.

  • bonjour, j’aimerais avoir une réponse, est ce que je suis la seule à penser que le nouveau lévothyrox a été commercialise bien avant mars 2017 dans l’ancienne boîte merci

    • C’est un sujet qui n’est pas abordé ouvertement, ni facilement, mais je sais que d’autres personnes se posent aussi la question.

    • Pourquoi posez -vous cette question ? avez vous eu des symptômes avant la date officiel de lancement ?

    • Merci pour votre réponse, si je pose cette question, c’est que le 15 mars je suis allée voir mon médecin, pour vérifier ma TSH et T 4.
      Fatigue insurmontable - état ébrieux et non d’ébriété - pas de force dans les jambes - perte de sommeil...
      Résultat tsh de 2.01 passe à 0.73
      Actuellement 0.47 du jamais vu en 15 ans (hypothyroïdie)
      Mon pharmacien me dit que j’ai commencé le nouveau lévothyrox en juin !!! d’après le numéros de lots je suppose
      Je reste persuadée mais comment le prouver que la commercialisation s’est faite bien avant mars, dans les anciennes boites et toujours la même question pourquoi trouve-t-on une notice modifiée en septembre 2016 ,,
      Je viens de m’en apercevoir cette semaine

    • Je viens de recevoir un mail d’un ami qui travaille dans l’industrie pharmaceutique, je cite :

      « Les directives n’obligent pas un laboratoire à changer ses boites si la composition d’un médicament change. Le problème de l’emballage a été extrêmement monté par les patients, nous en sommes étonnés. Il n’y a pas de tentative de tromperie. Changer un ou des excipients est une chose fréquente et ne nécessite pas un changement d’emballage et de coûts supplémentaires. Aucun laboratoire ne le fait et aucune agence du médicament ne l’exige.  »

      Un début de réponse ??
      J’en reste coite ! Si quelqu’un pouvait vérifier.

    • @ Parlons !

      Quelle était la question qui entraîne cette réponse ?
      merci !

    • Bonjour Armelle P.

      Problème posé par ’anonyme’ 28 septembre 10:37
      concernant une question sur l’emballage.

    • D’accord, mais j’essaie de bien comprendre. Tu as demandé si le nouveau Lévo avait pu être commercialisé avant même le changement de packaging ? Tu as interrogé quelqu’un qui travaille dans ce labo ?

      La réponse qui t’est faite, tu la comprends comme étant une réponse générale ou une réponse qui concerne le lévo nouveau ?

      D’autre part, je ne comprends pas dans la réponse "le problème monté par les patients sur les nouvelles boîtes"... j’ai peu entendu parler du changement de packaging comme étant un problème. ?

    • @ Armelle P.

      Je me suis étonnée que la boite de nouveau LEVO 150 achetée en France, donc au mannitol présente à s’y méprendre les mêmes caractéristiques que la boite d’EUTHYROX 150 au lactose que j’ai achetée en Suisse, suite à une descente en hypothyroidie sévère.

      Points communs :
      Même format, mêmes couleurs, même disposition des textes.
      Points de divergence :
      Le nom du médicament, la présence du papillon sur le LEVO, 30 comprimés pour le LEVO /100 pour EUTHYROX, l’inscription en braille.

      Compte tenu du fait que ce n’est pas la même formule, je m’attendais à un packaging différent.

      La réponse qui m’a été apportée par mon ami, me semble avoir une portée plus générale. (Qu’en pensez-vous ?) et POURRAIT (hypothèse !) être une réponse à la question posée précédemment par ’anonyme’ (?)

    • oups .... je crains qu’il n’y ait que la justice qui soit capable de trancher précisément sur la notion de "tromperie sur la qualité substantielle du produit" .... dans la mesure où le produit n’a pas changé de nom et dans le déroulement des faits, la justice va avoir du fil à retordre pour trancher. va y avoir étude et analyse très précise des textes de lois !

    • Etonnée aussi par la date de péremption :

      Nouveau LEVO : 12/2018
      EUTHYROX : 12/2019

      alors que le nouveau LEVO, vient, nous dit-on, de sortir et est plus stable dans le temps .... Incohérent, non ?

      Pour moi, le nouveau LEVO est une mauvaise blague qu’on nous a balancée juste un petit peu avant les vacances - comme toutes les mauvaises surprises qu’on découvre en septembre ! - en comptant sur l’éparpillement de la population, la réaction d’un corps médical alerté, les fortes chaleurs etc ...

      Et comme je ne démords pas de la théorie de la manigance et du consommer Français, je pense que l’idée était de nous faire passer au LEVO au mannitol, pour nous faire, avec l’aide du corps médical, glisser ’en douce’ vers les génériques au mannitol - et autres.
      Comment se fait-il que BIOGARAN soit déjà au répertoire et qu’une formule prétendument plus stable soit déjà prête ? comment se fait il que d’autres, d’après Mme BUZYN, soient en cours d’AMM ? Combien de temps faut-il pour faire une formule, la tester CORRECTEMENT, la valider ? Et si ça va si vite, faut-il comprendre que les testeurs ce sera nous, à notre insu ???
      Peut-être que nos apprentis sorciers se trouvent dépassés par la mèche à laquelle ils ont mis le feu ?

    • oK
      ça fait un peu de méli-mêlo, mais j’ai compris. De mon côté, j’ai de l’Euthyrox qui vient de Belgique, et il doit être ressemblant à celui que vous avez acheté en Suisse et donc au nouveau Lévo en France.

      Oui, j’ai lu la réponse qui vous a été faite comme une réponse en général.
      Il y a tant de choses dans cette histoire qui ne sont pas "droites"... plus rien ne m’étonnerait !

    • votre levo est identifié par un code. ce code qui n’est pas le numéro de lot a changé au moment du changement de formule . c’est à ça que se fie le pharmacien pour vous donner la date à laquelle vous êtes passée au NF. ( voir le courrier que les pros ont reçu et dans lequel le changement de code est expliqué. )
      pour le reste ..... ça fait une interrogation supplémentaire ?

    • @Bécassine,
      merci tout d’abord pour le conseil de transport des gouttes.

      En ce qui concerne l’angle d’attaque "tromperie sur la qualité substantielle du produit", je me demande si les avocats ne vont pas jouer (entre autres) sur la confusion entretenue par Merck dans la mise en garde de 2017 aux professionnels. En effet, s’il prend soin de recommander la prudence pour les "personnes à risque", enfants, personnes âgées, femmes enceintes..., le labo écrit par deux fois dans la foulée :

      "....Ces modifications ne changent ni l’efficacité ni le profil de tolérance du médicament..."
      et
      "Aucun changement lié à la modification de formule n’est attendu pour les patients."
      http://ansm.sante.fr/S-informer/Points-d-information-Points-d-information/Levothyrox-levothyroxine-changement-de-formule-et-de-couleur-des-boites-Point-d-Information

      N’est-ce pas contradictoire et trompeur ?

      D’autre part, je viens de relire la notice du nouveau lévothyrox :

      Merck cite comme" effets indésirables éventuels" des réactions qui
      relèvent de l’hyperthyroïdie et pas du tout de l’hypothyroïdie. Je pense qu’ils s’attendaient, ( comme ils l’ont dit en disant que le nouveau lévothyrox était "victime de son succès" car meilleur en efficacité), à des manifestations venues du fait que le médicament laissait passer plus d’hormone. Et ils ont été bien embêtés car une bonne partie des malades (d’après les témoignages) relèvent d’une hypothyroïdie, donc cela montre que pour un certain nombre, le médicament est objectivement moins bon car il laisse passer bien moins d’hormone que l’ancien. D’où l’argument de tromperie ?

      Au passage, je note que la dernière mise en garde d’effets secondaires de la notice du nouveau lévothyrox, concerne de "possibles réactions allergiques (hypersensibilité)...urticaire, démangeaisons...gonflement du cou et du visage, gêne respiratoire et rougeurs." .
      Si on lit les commentaires de la pétition, une partie non négligeable des personnes qui témoignent évoquent des problèmes semblables. Or c’est ce genre de réactions qui sont prises avec le plus d’incrédulité car peu liées aux problèmes thyroïdiens. Il s’agirait donc chez certaines personnes d’une réaction allergique ? Donc ce serait bien la composition ou la qualité de fabrication qui pourrait expliquer une partie du problème ? . Le problème semble très complexe.

    • Bonjour,
      Je ne sais pas si vous êtes la seule à le penser, mais ce n’est pas le cas.

    • @ Jacqueline

      Les mêmes effets secondaires figuraient dans la notice de l’ancien Lévothyrox, y compris les "possibles réactions allergiques". La notice n’a pas changé, si ce n’est ce le retrait de ce qui concerne le lactose, et les ajouts mannitol et acide citrique dans la nouvelle notice.
      Vous avez raison, certains témoignages font bien penser à une réaction allergique.

    • Tromperie sur la qualité substantielle d’un produit veut surtout dire que le produit vendu ne correspond pas au produit décrit. Dans la mesure ou la composition précise est notée sur la notice, il ne me semble pas possible de prouver une quelconque tromperie, ou tentative de tromperie. Certes le nom ne correspond plus à la spécialité telle qu’on la connaissait, mais les informations sur la N formule sont à l’intérieure de la boite..... Je ne pense pas qu’il y ait d’autres arguments qui puissent être pris en compte du point de vue légal...

    • Comme vous, j’ai eu brusquement cette impression d’ébriété le 9mars en fin de matinée au bord de la plage , j’ai dû m’asseoir un peu paniquée et rentrer soutenue par mon mari.Puis deux episodes de grosse fièvre en juin, puis malaises, vertiges et palpitations qui me reveillaient en pleine nuit....depuis fin septembre, mon médecin m’a arrêté tout traitement pour un mois....beaucoup d’angoisse et depuis tout cela je me sens Malade.

  • http://www.leblogtvnews.com/2017/09/levothyrox-fiasco-sur-ordonnance-enquete-diffusee-dans-envoye-special.html

    26 Septembre 2017

    Levothyrox, fiasco sur ordonnance : enquête diffusée dans Envoyé Spécial.

    Un reportage de Perrine Bonnet, Wandrille Lanos, Guillaume Birot et Mathieu Mondoulet, diffusé jeudi 5 octobre lors du magazine Envoyé spécial sur France 2.

    C’est un incroyable cafouillage de santé publique que des millions de patients ne comprennent toujours pas ! Le Levothyrox, qui régule chaque jour la thyroïde de 3 millions de personnes, a été remplacé par une nouvelle formule en mars dernier.

    Seulement, les Français sont mal ou pas du tout informés. Très vite, des effets secondaires apparaissent chez les patients et les plateformes d’appel sont surchargées. Des plaintes sont déposées pour « tromperie » et « mise en danger de la vie d’autrui ». Et, coup de théâtre, le 15 septembre : sous la pression des malades, la ministre de la santé remet sur le marché l’ancienne formule, pour une durée provisoire.

    Les équipes d’Envoyé spécial ont enquêté sur cet imbroglio sanitaire. L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) ou encore le laboratoire Merck sont-ils responsables ? "

    • @Jacqueline
      Merci pour ces infos. Intéressant de suivre cette émission.

    • Merci pour l’info . Imbroglio c’est le cas de le dire ! une histoire que ne sera probablement jamais tirée au clair ...
      concernant le transport de vos gouttes, il existe des solutions boite isotherme + glace assurant 8 à 10 heures de froid. Seul inconvénient, il faut porter de la glace !

    • Un reportage de plus ?
      Mené trop tôt , volontairement (?), en l’absence des résultats de la pharmacovigilance en cours ?
      Décidément, à force de médiatisation ( à la recherche de l’audimat ?), les malades du lévothyrox nouvelle formule seront privés de tous leurs droits fondamentaux. Et ce Bourdin ? que de gesticulations inutiles, avec ses mimiques de procureur sévère et patriarcal, genre série américaine des années 70 ?
      Des cobayes français du lévothyrox allemand à la façon américaine ? Pouquoi, selon vous ?
      La France est intoxiquée par le bas de gamme made in USA...et l’effet nocebo, bien sûr.

    • J’ai été pas mal filmé pour ce reportage, je ne sais pas si je persisterai au montage...

  • Mise à jour du répertoire ANSM des Génériques en date du 18/09/2017  :
    pages 353 et suivantes :

    LEVOTHYROXINE BIOGARAN - tous les dosages

    http://ansm.sante.fr/var/ansm_site/...

  • Vous saurez tout, tout, TOUT, sur les excipients ....

    http://ansm.sante.fr/S-informer/Act...

  • Le débat sur les génériques est des plus intéressants. D’un côté les experts chimistes disent que les génériques ne sont pas l’équivalent des princeps et que leur fabrication est de mauvaise qualité= à éviter, d’un autre côté les pouvoirs publics veulent les imposer pour faire des économies, comme vient de le confirmer A.Buzin :

    ""Cela va demander des efforts considérables aux industriels, aux professionnels de santé pour qu’ils favorisent la prescription de génériques."

    Dans ce même article,on évoque sa reculade par rapport à une proposition d’ E.Macron :

    "La vente de médicaments à l’unité, qu’Emmanuel Macron avait évoquée durant la campagne présidentielle pour réaliser des économies, ne devrait pas être à l’ordre du jour. C’est une "idée complexe", a fait valoir la ministre. Car avec ce système "on risque de perdre la traçabilité du médicament". Agnès Buzyn a précisé attendre le retour d’une expérimentation menée en Bretagne pour prendre une décision sur ce sujet".

    En Angleterre et au Canada par exemple, les médicaments sont donnés à l’unité dans des petites fioles sur lesquelles le pharmacien marque le nom de la molécule de base prescrite par le médecin, et ce, non dans des pharmacies traditionnelles mais dans des magasins généralistes qui ont une partie réservée aux produits pharmaceutiques dans laquelle se trouve le pharmacien assisté par des vendeurs ( par exemple Boots en Angleterre et Jean Coutu au Québec).
    C’est certainement source d’économies considérables et c’est vraisemblablement pourquoi E.Macron le proposait. A.Buzin fait valoir que "C’est une "idée complexe", et qu "on risque de perdre la traçabilité du médicament". Les Anglo-Saxons font ça depuis des dizaines d’années. Plus intelligents que nous, armés de meilleurs détectives pour retrouver la trace des médicaments disparus ?
    Est-ce qu’il n’y aurait pas plutôt la peur de rentrer en guerre frontalement avec les laboratoires et les pharmaciens qui seraient affectés par cette mesure ?

    Dr Dupagne, un article sur les mérites comparés des systèmes de diffusion des médicaments, à l’unité ou en boites labellisées, serait des plus passionnants. Ce serait formidable si vous vous penchiez sur le sujet.

    Référence des citations :

    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/chimie-pharmacie/buzyn-annonce-plus-de-un-milliard-d-euros-d-economies-dans-le-medicament-751745.html

    • Bonjour,
      La vente à l’unité est une fausse bonne idée, qui va en fait générer des coûts supplémentaires. C’est pour cela qu’elle ne sera jamais mise en oeuvre. Les "restes" sont liés à des médicaments prescrits et non pris ou arrêtés avant la fin, et très peu à une différence entre la quantité prescrite et le boîtage.

      Le débat sur les génériques est un autre sujet sur lequel je vais me repencher.

  • Le levothyrox restera quoi qu’il en soit un médicament indispensable pour l’hypothyroïdie, même avec cette nouvelle formule.

    Cela ne m’étonne même pas de voir que ce médicament fait partie du top 3 des recherches des Français de médicaments sur internet au vu du tournant médiatique que cette affaire à prise...

    http://www.newpharma.fr/cnt/art/23/dossier-les-medicaments-les-plus-recherches-sur-internet-en-france-en-2017.html

    • Justement parlons de ce tournant médiatique, s’il n’y avait pas eu ce sujet aux actualités de FRANCE 2, je serais toujours entrain de passer des examens complètement inutiles et coûteux
      J’aimerais avoir une réponse : qui a informé les médias ??
      et d’autre part il faut arrêter de dire, de penser ou d’écrire que les malades sont des moutons....
      Chaque individu est différent, et je ne parlerai que de moi dans cette situation, veuillez m’excuser, mais plus de vie sociale, familiale et ce depuis le printemps qui a été certainement magnifique pour MERCK, l’AMSN et tous ceux qui sont concernés par cette mise sur le marché, mais qui n’en souffrent pas
      Je ne comprends pas que les médecins et endocrinologues ne soutiennent pas leurs malades, ILS affichent leur supériorité d’études, s’enfonçant plutôt qu’autre chose
      Je compatis pour les malades qui sont encore en activité qui ont dû expliquer leurs effets secondaires, et comment ils ont continué à travailler !!
      Ma réponse n’est pas du tout dirigé vers vous et j’espère que vous l’avez compris, mais un ras le bol de tout

  • L’effet nocebo a été inventé pour limiter le droit à l’information du patient.
    Une véritable atteinte aux libertés individuelles.
    N’est-ce pas de la compétence de la Cour européenne des droits de l’homme (et de la femme ?)
    Messieurs et mesdames les juges, il est urgent d’expliquer au monde médical la différence entre thérapie et enfumage. Merci.
    http://www.slate.fr/story/151301/affaire-levothyrox-effet-nocebo-defaut-information
    http://www.lejdd.fr/societe/sante/leffet-nocebo-consequence-etonnante-de-laffaire-du-levothyrox-3445592

    • Bonjour,
      L’effet nocebo n’a pas été inventé, il existe depuis que les guérisseurs existent.

    • Docteur, Votre affirmation n’est pas un argument ni une démonstration mais un sophisme...
      L’effet nocebo repose sur la notion de réflexe conditionné.
      Cette notion de réflexe conditionné à l’égard d’une information négative est une invention des neurosciences de l’ère industrielle...quelle coïncidence !
      Entretemps, on a "inventé" la notion de patient émancipé, incluant le droit à l’information. ce droit est inaliénable et à la base de toute consommation responsable et éthique.
      Donc : effet nocebo et émancipation de l’être humain sont incompatibles. Va falloir choisir et assumer les conséquences de son choix, chers Docteurs. :-)))

  • Alors là, si c’est vrai, cela confirme tous les soupçons sur les vrais motifs de changement de la formule. A vérifier d’urgence :

    "Le blog de l’information alternative et de la santé naturelle

    "Levothyrox, mise au point

    6 Septembre 2017 , Rédigé par motarcs Publié dans #Medecines, Recherches, Ethique, #manipulations, #Ethique, #Recherches

    Lorsque l’on recherche la raison profonde du changement de formule qui, apparemment pose des problèmes que le laboratoire refuse d’entendre, on se rend compte que le brevet de l’ancienne formule a été déposé en... 1999. Et publié en 2001.

    Ce qui fait qu’en 2019 ce brevet tombe dans le domaine public.... Adieu royalties pour Merck... Il était donc urgent de trouver une nouvelle formule, de façon à pouvoir déposer un nouveau brevet qui protégera le nouveau produit pour 20 ans.

    Tout le reste des autres arguments avancés, stabilité, etc. ne sont que des blablas destinés à masquer la sombre réalité mercantile.

    Que les patients en fassent les frais n’a aucune importance....

    http://bases-brevets.inpi.fr/fr/document/EP1077681.html "
    ..............................................................................................................

    http://infoalternative.over-blog.fr/2017/09/levothyrox-mise-au-point.html

    • Prudence, une autre source dit 10 à 15 ans avant de tomber dans le domaine public ?

    • Bonjour
      Tout cela est du grand n’importe quoi. La lévothyroxine est dans le domaine public depuis longtemps. Les brevets à durée limitée concernent les molécules actives, pas les excipients et la composition du médicament.

    • ok, j’ai posté trop vite sans vérifier tout de suite. Désolée.

    • @Jacqueline
      Ca doit être rigoureusement exact, je l’ai trouvé sur d’autres sites. Si on compte 20 ans de protection, c’est parce qu’il faut compter entre 12 et 15 ans d’amortissement pour les dépenses de recherches, tests etc. Le médicament est donc rentable entre 5 et 8 ans.

      C’est comme cela que MERCK a retiré du marché belge le Novothyral parce que les autorités, suite à une modification de leur législation, demandaient une baisse du prix de 15% compte tenu du fait que le médicament était sur le marché depuis plus de 12 ans.

      https://www.forum-thyroide.net/pdf/...

      Des associations ont fait le forcing auprès de la Ministre des Affaires Sociales et de la Santé Publique pour faire renoncer à cette demande de baisse du prix et à faire réintégrer le NOVOTHYRAL sur le marché belge.

    • @parlons
      L’article est inexact :voir le commentaire précédent du Dr. Dupagne.

    • Vu, alors nous ne devons pas parler de la même chose...

      Est-ce que Dr Dupagne peut faire la lumière ? merci

    • Il y a plein de choses différentes qu’il ne faut pas mélanger.
      - le brevet de la molécule : court (20 ans, ce qui est très peu) soit 10 ans de commercialisation.
      - Les brevets annexes (adjuvants, excipients) qui ne sont pas concerné par les brevets courts des molécules.
      - Le prix de vente pour le remboursement, négocié avec chaque pays. Il peut arriver qu’un pays exige un prix si bas que le laboratoire décide d’arrêter la commercialisation de son produit. Actuellement, le Levothyrox 50 coûte moins cher qu’un paquet de bonbons (1€), ce qui est tout de même assez scandaleux, non ?

    • Concernant le brevet ...
      Je cite :

      3. Quelle est la durée d’un brevet ?

      Le brevet a une durée limitée à 20 ans à compter du jour de dépôt de la demande.
      Dans la plupart des secteurs industriels, l’invention brevetée sera disponible sur le marché deux ou trois ans après le dépôt de brevet, parfois moins. Le détenteur du brevet dispose donc de 17 ou 18 ans d’exclusivité commerciale.

      La règle est la même pour le médicament. Cependant, une nouvelle molécule, dont le brevet vient d’être déposé, fera encore l’objet de recherches, de mises au point et d’essais pendant une dizaine d’années avant que les autorités sanitaires n’autorisent sa mise à disposition pour les malades. Le médicament ne serait donc en réalité protégé par le brevet qu’une dizaine d’année. Afin de compenser la durée exceptionnellement longue de sa recherche, le médicament bénéficie d’un « certificat complémentaire de protection » (CCP) qui prolonge la durée du brevet, au maximum pour 5 ans complémentaires.

      En pratique, le médicament est en moyenne protégé commercialement pendant environ une quinzaine d’année (durée de validité du brevet au moment de la mise sur le marché prolongée du CCP). Lorsque les droits de propriété intellectuelle ont expiré, on dit que l’invention « tombe dans le domaine public ». Dans ce cas, le médicament original peut être légalement copié, on parle alors de médicaments génériques.

      Article entier : http://www.leem.org/article/brevet-...

    • D’accord pour le complément d’informations.
      Merci. :)

    • En fait, je me suis trompé. Je confonds avec la protection des marques (indéfiniment si renouvellement) et la propriété intellectuelle (70 ans après le décès de l’auteur).

    • Je pense que l’article que j’ai cité plus haut était de bonne foi mais a mal interprété un document de dépôt de brevet de lévothyroxine sodique par Merck en 2002, en tirant la conclusion que si Merck paie encore en 2017 l’annuité requise pour le maintien d’un brevet, c’est parce qu’il possède encore ce brevet. Peut-être est-ce pour un autre médicament.Ou il y a une autre explication évidente pour les spécialistes mais pas pour les profanes.

      http://bases-brevets.inpi.fr/fr/document/EP1077681.html

      "Statut en France : Brevet EP délivré par l’OEB
      Date de délivrance 2002-10-09
      Remise de traduction du brevet 2003-04-18 (BOPI 2003-16)
      Dernière annuité payée 2017-04-13 720.00 €
      Quantième - N° de l’annuité payée 19
      Date de paiement de la prochaine annuité 2018-05-31

  • Bonjour,
    D’après mon pharmacien, les petits dosages seraient mieux tolérés avec la nouvelle formule, que les personnes qui sont sous gros dosage.
    Sont les plus concernés par les lourds effets secondaires ceux qui utilisent des dosages à partir de 100µ de lévothyrox.
    C’est ce qu’il a remarqué.
    J’ai autour de moi, des personnes sous 50µ ou 75µ qui ne présentent pas d’effets d’intolérance.
    Je ne sais pas si le docteur Dupagne peut confirmer ?

    • "j’ai autour de moi, des personnes sous 50µ ou 75µ qui ne présentent pas d’effets d’intolérance."
      Sur le plan médical c’est très compréhensible. Les gens qui prennent ce dosage ont obligatoirement encore de la thyroïde qui fonctionne partiellement et qui donc régule partiellement. Et donc une variation d’apport d’hormone va entraîner une variation de la TSH sans variation des T3 et T4 et donc sans hyper ou hypothyroïdie...
      Je le dis depuis le début, et ce n’est pas repris dans l’argumentation du Dr Dupagne. Pourquoi ?

    • Mon exemple ne va pas dans ce sens. J’ai encore la thyroïde et je prends du 75 depuis des années pour une hypothyroïdie. Or après la prise du nouveau lévothyrox ( contrôle annuel fin mai) la TSH était passée à 12,3 au lieu des 2,4 habituels avec l’ancienne formule, soit 4 fois la maximale de 3,7 du labo=une grande hypothyroïdie et les effets secondaires qui vont avec.

    • Cette variation n’infirme pas ce que j’ai dis.. La TSH augmente justement pour compenser, et on peut avoir 12 de TSH avec des T3 et T4 normales...
      Avez-vous dosé les T3 T4 ?

      Il est à noter qu’on peut avoir ce type de variation sans avoir changé de traitement...(expérience personnelle)

    • "Il est à noter qu’on peut avoir ce type de variation sans avoir changé de traitement...(expérience personnelle)"
      La faute au manque de stabilité de l’ancienne formule ?! ;-)

    • Bonjour,
      L’endocrinologue que je vais aller voir demandera vraisemblablement ces dosages T3 T4. Ma généraliste ne l’a jamais fait dans la mesure où la TSH était toujours normale et où il n’y avait pas d’effets secondaires nets.
      Vous dites :"Et donc une variation d’apport d’hormone va entraîner une variation de la TSH sans variation des T3 et T4 et donc sans hyper ou hypothyroïdie..." Alors comment expliquer dans mon cas les manifestations nettes d’hypothyroïdie( grande fatigue, vertiges, hypersomnie etc) ?

    • "Alors comment expliquer dans mon cas les manifestations nettes d’hypothyroïdie( grande fatigue, vertiges, hypersomnie etc) ?"

      Par internet on ne peut pas faire de diagnostic..

      Ce que je dis c’est que lorsque le pharmacien dit : "les petits dosages seraient mieux tolérés avec la nouvelle formule, que les personnes qui sont sous gros dosage." cela s’explique très bien et cela ne veut pas dire que c’est le cas de tous.
      Pour contrer cette affirmation, un témoignage ne suffit pas il faudrait une analyse statistique sur un groupe de personne..

      Votre témoignage serait très troublant si (symptômes d’hypo ou non) la TSH augmentait à 12 sous 75 du nouveau lévo et redevenait normal sous 75 de l’ancien lévo...

  • Ce qui est très contradictoire c’est d’une part de faire appel à l’esprit scientifique le plus rigoureux pour expliquer la bio équivalence ou bio
    ce que vous voulez et se permettre d’utiliser le concept d’effet nocebo qui est aussi fumeux que la panique de certains patients.

    Pourquoi une avalanche de signalement lors de la médiatisation ?

    Parce que au fil des mois, les gens se sentent mal, de plus en plus mal
    et cherchent d’où cela peut venir. Parce qu’on commence à mettre ça sur
    le dos de l’alimentation, de ses erreurs d’hygiène de vie, on finit par se fustiger soi-même d’être fatiguée, molle, pas adaptée, incapable...parce que ça va crescendo comme la fatigue. Parce qu’on revient de vacances et que quand même ce serait indécent de dire qu’on est fatiguée, épuisée après une semaine de travail. On passerait pour une faignante, une tir au flanc. Et au bout de plusieurs mois, on entend parler d’effets secondaires possibles, bien évidemment qu’on s’interroge ! Mon médecin m’a traitée comme une mal propre quand j’ai prononcé le mot Lévothyrox, j’ai fait toutes les analyses, tout va bien. Je suis épuisée, et pas une seconde dépressive, et j’avale tous les jours 237,5 de Lévothyrox. Je suis parfaitement équilibrée ( TSH s’entend, pour le reste je suis normale !), à mon set point personnel. Pas d’effets secondaires ? Effet nocebo ? Comment voulez-vous que je vous crois ?

    • Vous avez très bien expliqué le pourquoi l’ avalanche de signalements seulement après la médiatisation. Cela s’est passé comme cela pour moi également, et je pense que l’on peut considérer que la majorité s’est trouvé dans cette situation, car toutes les personnes que je connais m’ont relaté la même expérience.
      De plus, le mal-être s’accentue insidieusement, progressivement, et il se passe pas mal de temps avant qu’on se décide à consulter un médecin et comme justement, on faisait confiance au lévothyrox, on fait des analyses pour trouver ce qui ne va pas. Et le temps passe parce qu’on ne trouve rien. On finit par douter même de soi plutôt que du médecin ou du lévothyrox,( avant la médiatisation). Tous les médecins n’ont pas été clairement informés non plus. Même ma TSH est bonne et n’a pas bougé, et pourtant, je ressens une fatigue écrasante, des crampes et une faiblesse musculaire invalidante, et cela avant la médiatisation. De plus certains on pris le nouveau levothyrox seulement depuis Aout, car tout le monde n’a pas commencé en Mars. En Allemagne des personnes qui suivent l’actualité en France et travaillent dans l’industrie pharmaceutique avec une longue expérience (37 et 45 ans d’ancienneté) étant eux même soignés pour la thyroîde ont écrit ceci :(voir pièce jointe)

  • Effet nocébo suite. Viens de trouver cette définition des réflexes conditionnés, concept sous-jacent aux effets placebo et nocébo. Sur le site charlatan.info
    Je la retrouve réjouissante. Car, finalement, nous sommes peut-être en train de nous déconditionner. Parce que quand on a une maladie de la thyroïde, on écoute le médecin : il faut enlever la thyroïde, on dit oui. Il faut prendre un medic à vie, on dit oui. On fait confiance. Et puis, un jour, on réalise qu’on a aucun choix, aucune voix au chapitre. Que si on ne pense pas comme le monde médical, on est tourné en dérision, traité plus bas que terre. Alors, on arrête de faire confiance aveuglément.
    "Les Reflexes conditionnés
    La définition du réflexe conditionné renvoie aux études historiques de Pavlove4. Pavlov avait observé, dans une étude expérimentale avec des chiens, que la vue de la nourriture stimulait leurs sécrétions gastriques. Si la nourriture était présentée en même temps qu’un signal sonore, après une courte accoutumance, le signal sonore seul suffisait pour provoquer les secrétions gastriques. La plupart des patients ont vécu l’expérience dans leur vie de prendre des médicaments et de trouver qu’ils amélioraient leurs symptômes.

    Par conséquent, si, quand ils avaient de nouveaux symptômes, on leur donnait un médicament, ils supposaient inconsciemment que cela les aiderait encore. La conséquence de cette attitude est que même un placébo peut être efficace. Cependant, si les patients remarquent que les nouveaux médicaments les aident moins que les précédents, cette attitude positive diminue, comme le fait l’effet de la prochaine administration de placébo. En d’autres termes, le patient devient déconditionné." Et déconditionné ça ne veut pas dire tout de suite nocébo...

    • Bravo, vous avez compris !
      L’effet nocebo a été inventé pour transformer le malade en "objet dépourvu de discernement" face à tout dysfonctionnement éventuel de la thérapie décidée par un médecin ( lequel devient, grâce à l’effet nocebo, un prestataire de service exempt de toute responsabilité ... ce qui est évidemment incompatible avec notre système juridique actuel !)
      Conclusion :
      Dans le scandale LNF, on ne pourra pas faire l’économie d’un débat juridique pour trancher le problème de façon équitable et utile aux patients (conditionnés ou pas).
      D’où l’utilité des actions judiciaires initiées à ce jour !
      Encore merci à tous ces citoyen/nes courageux/ses qui osent porter l’affaire devant les tribunaux.
      RESPECT !

  • Enfin de compte, ce forum sert à quoi ou va servir à qui ?? toutes ces questions, ces réponses pour ne rien changer à notre état.

    bon courage à tous et vous souhaite de vous rétablir au plus vite, du moins je l’espère pour vous comme pour moi

  • A la lecture de la majorité des commentaires de cet article, je me dis que la pseudo-"démocratie sanitaire" fondée sur un délire complotiste si répandu est encore plus dangereuse pour la santé que les conflits d’intérêts des experts...

    • Ah si le Dr Dupagne pouvait en prendre conscience !

      Sans parler des conséquences sur le travail des médecins...

    • Pour mettre fin à ces théories que vous dites ’complotistes’, je ne vois rien de mieux que de supprimer le ROSP  : cette Grosse rémunération distribuée par la CPAM aux médecins (et aux pharmaciens).
      Quelle économie pour la CPAM !

    • Ah ! pardon je devrais dire LA ROSP certainement.

    • J’hallucine assez sévèrement.

      Pourquoi les gens se posent des questions et tentent de trouver des réponses (qui ne sont pas forcément justes), tout simplement parce que de grands nombre de médecins racontent n’importe quoi, parce que les autorités sanitaires gèrent par dessus la jambe, et parce que les politiques ne pensent qu’à leur petite pomme.

      Alors entendre des médecins venir nous raconter que le débat c’est nul, parce que les ’complotistes’ se lâchent est ahurissant. Prenons un exemple simple, le docteur conseil omedoc qui nous explique en long, large et travers qu’il n’y a pas de soucis avec la nouvelle formule et que les patients qui subissent des trucs pas cool, c’est un poil dans leur tête et que de toute façon, il y a peu de déclaration dont la majorité qui ne sont pas faites par les médecins, si ça c’est pas une preuve. ET en même temps lorsqu’une patiente lui parle de son cas qui ne rentre pas dans les cases de son raisonnement il peut rien lui dire parce que par internet... Donc, par internet on peut expliquer que c’est dans la tête, mais devant un cas qui remet en cause cette petite théorie fumeuse, on ne peut plus rien dire par internet.

      En fait ce qui dérangent ces bons petits médecin soldats (wrinckler aurait adoré) c’est que les patients sortent du joug de la toute puissance du médecin, celui qui SAIT mieux que tout le monde (j’ai fais des études moi mooooonnnnnnsieur) et qui a oublié son humilité au vestiaire en enfilant sa blouse. Il est intéressant de remarquer que ce milieu médical est très représenté à l’assemblée ou ce paternalisme de bon aloi et d’entre soi est une marque de fabrique.

      Il faut rappeler à ses médecins, tout de même, les scandales sanitaires et médicaux : ils étaient où ces braves médecins à la papa lorsque l’on prescrivait de coucher les bébé sur le ventre en en tuant 1000 de plus par an pendant _presque 15 ans_ ? Ils étaient où ces braves médecins à la papa lorsque l’hormone de croissance tuait à petit feu des enfants (pas de bol, les risques de la science hein ), ils étaient où ces braves médecins à la papa pendant que la dépakine handicapait des bébés, que le vioxx tuait, que le médiator aussi. Ils étaient ou lorsqu’on transfusait le sida à des hémophiles ou des gens qui avait besoin de sang ? Ils étaient ou ? tout simplement en train de prescrire tranquille mimile et en expliquant au patient que EUX savaient et qu’il fallait faire confiance plutôt que d’écouter les racontars d’ignares dans les livres et les magazines (ancêtres des réseaux sociaux).

      Comme je suis sympa, je passe sous silence les femmes que l’on a mastectomisée parce qu’on a pensé que et les hommes que l’on a rendu impuissants parce quand même le psa....

      Voila messieurs les médecins pourquoi les gens ne vous croient plus, voila messieurs les médecins (pas VOUS particuliers, mais cette caste que vous défendez bec et ongles) ce que vous avez fait. Remarquez vous n’êtes qu’un épiphénomène de notre société, de plus en plus de gens fuient les pmi qui s’arrogent le droit de les forcer à changer plein de choses sous menaces de signalement, fuient l’école ou leurs enfants harcelés sont les coupables, fuient les caf et organismes consulaires à cause des jugements et des menaces. Comme quoi cet espèce de paternalisme du 19ème siècle crée plus de dommage qu’il ne fait du bien (épanadiplose narrative).

      Comme quoi sont peut être pas si intelligents que cela, juste capable de passer la première année par une capacité de travail, tout le reste, juste pas de vague et une capacité à gérer l’épuisement. D’ailleurs c’est intéressant parce que l’épuisement est une technique de lavage de cerveaux...

      Je ne dis pas que TOUS les médecins sont comme cela, mais je veux bien payer une bière à celui qui me démontrent que ces moutons noirs sont ceux qui doutent et croient leurs patients, plutôt que ceux qui prennent de haut.

    • Le scandale du LNF a mis au jour l’irrresponsabilité des acteurs de la santé en France. Il reste à déterminer si cette irresponsabilité va demeurer impunie et devenir la règle à suivre à l’avenir.
      L’enjeu est de taille.
      Il serait temps d’en prendre conscience et d’agir en conséquence.
      Je salue au passage la réactivité de la ministre de la santé en poste, qui hérite d’"un dossier" pourri ...

    • C’est une affirmation particulièrement fausse et stupide. Les conflits d’intérêts des experts ont fait des milliers de morts. À ma connaissance la démocratie sanitaire n’a fait aucune victime. Vos arguments sont ceux des adversaires de la démocratie au XIXe siècle, qui pensaient qu’il était complètement débile de laisser les représentants des électeurs faire des lois.

    • Cela fait plus de 50 ans qu’il y a cette irresponsabilité et cela fait plus de 50 ans qu’elle demeure impunie. Le pole santé est une vaste blague, on peut s’estimer heureux s’ils trouvent un lampiste à faire payer de temps en temps, sinon c’est direct non lieu (la plus part du temps). Car on n’a pas la preuve scientifique irréfutable que.... Par exemple comme celles qui montrent que le vaccin contre le HPV protège des cancers du col de l’utérus et qu’il est inoffensif pour la patiente. (ah et il est tellement bénéfique en terme de santé publique que son amm est passée en fast track, avec une analyse plus que sommaire.)

      Mais le milieu médical n’est pas le seul, dans TOUS les milieux c’est comme cela. Dès que c’est un séide du pouvoir installé qui est en cause, c’est toujours non lieu.

      exemple dans un autre secteur :

      https://cafemusique.wordpress.com/2017/09/03/venge-nous-de-la-mine-lievin-1974/

    • @ Elie Arié

      C’est votre second message sur ce site qui s’inquiète de délire complotiste. Il semble que ça soit votre petit cheval de bataille. Pourtant ce qui peut être lu sur ce blog, ce sont surtout des commentaires inquiets et interrogatifs, voire désespérés, sur les conséquences d’une décision prise par l’ANSM et le laboratoire Merck dont nous ignorons l’objectif réel.

      Que de telles décisions puissent être prises sans garde-fou dans un pays qui accumule les scandales sanitaires devraient être la seule et unique question à (se) poser. « Ni faute, ni erreur, ni complot, juste un problème d’information » nous dit la ministre. Mais ce problème d’information n’est-il pas en lui-même une faute et une erreur ? Un problème d’information n’est-ce pas un problème de trop ? Les risques sur les traitements par lévothyroxine ne sont-ils pas suffisamment documentés pour que nous acceptions de tels faits ?

      Que des milliers de gens se retrouvent actuellement avec une santé détériorée, parce qu’il est apparu urgent de modifier la formule d’un médicament qui ne posait pas de problèmes particuliers, et tout aussi urgent de livrer une information bâclée, ne vous interroge pas ?

      Les autorités sanitaires ne vous semblent-elles pas débraillées et imprudentes ? N’êtes-vous pas horrifié par la longue liste des victimes des scandales sanitaires passés ? N’êtes-vous pas indigné par les années de bataille devant les tribunaux – et les experts ! - qu’ils doivent en plus endurer ?

      Une Sécurité du Médicament, digne de ce nom, qui porterait haut des valeurs de respect et de transparence envers les citoyens et les professionnels de la santé ne vous apparaît-elle pas comme étant une demande légitime ? Que nous exigions une Sécurité du Médicament indépendante de toute pression « extérieure », est-ce abusif pour vous ?

      L’indignation est-elle pour vous synonyme de complot ?

    • Hervé, merci pour vos messages !

    • Allons, allons ! soyons sérieux ...
      "un délire complotiste plus dangereux que les conflits d’intérêts des experts" !!!!!!!
      bha prouvez le . mais ça va être difficile .

    • @tous
      L’heure n’est plus à l’indignation.
      Après 50 années de scandales sanitaires impunis, l’heure est au refus catégorique de toute forme d’atteinte aux droits fondamentaux des patients. Tant au niveau européen (UE) qu’au niveau mondial (OMS), le droit du patient à l’information est reconnu comme étant un droit fondamental. La violation d’un droit fondamental appelle sanction et réparation dans un Etat de droit. Il en va autrement dans les républiques bananières...

      @Dr Dupagne : comment concilier effet nocebo et ceci https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK144022/ ?

      " Four components have been reported as being fundamental to the process of patient empowerment : 1) understanding by the patient of his/her role ; 2) aquisition by patients of sufficient knowledge to be able to engage with their healthcare provider ; 3) patient skills ; and 4) the presence of a facilitating environment.1101 Based on these four components, empowerment can be defined as :
      A process in which patients understand their role, are given the knowledge and skills by their health-care provider to perform a task in an environment that recognizes community and cultural differences and encourages patient participation."

      @aux medias
      Les acteurs de la santé en France doivent se soumettre au respect des lois en vigueur, effet nocebo ou pas, avéré, supposé ou imaginaire. Nul n’est censé ignorer la loi, disait le Code Napoléon inspiré du droit romain...2000 ans déjà que le principe juridique existe en Europe occidentale héritière de l’Empire romain.

    • Je ne sais pas qui vous êtes...

      Accord total avec le contenu de votre message. (même si l’indignation ne me semble pas incompatible avec votre position, mais je comprends cependant que vous fassiez la distinction.)

      "le droit du patient à l’information est reconnu comme étant un droit fondamental. La violation d’un droit fondamental appelle sanction et réparation dans un Etat de droit." Oui, mais faire reconnaître ce droit va être, je crois, un rude combat ; même avec un avocat très engagé dans celui-ci !

    • Bonjour,
      Je me bats pour ce droit depuis de nombreuses années.
      Quand je parle d’effet nocebo, je veux dire qu’il participe au problème du levothyrox, mais qu’il n’en est pas responsable. On ne peut nier quelque chose qui existe, comme l’effet placebo qui rend l’evaluation des médicaments très difficile.

      Ceux qui prétendent que tout est lié à l’effet placebo vous insultent et ne vous respectent pas. Mais nier qu’il participe au problème n’est pas crédible.

    • Elie Arié parle de pseudo-démocratie sanitaire. Ce qui signifie qu’il n’y a pas actuellement de vrai démocratie sanitaire. Moi je parlerais de caricature de démocratie sanitaire et même de populisme sanitaire au mauvais sens du terme.
      A mon avis une vrai démocratie sanitaire devrait reposer sur des structures telles que les "conférences de citoyens". Voir le livre de jacques Testart : le vélo, le mur et le citoyen.

      Par ailleurs, attention aux confusionnisme : ce n’est pas à la démocratie (ou au juge) de décider si le mannitol a des effets secondaires ou non, si l’effet nocebo existe ou non....

    • Si je peux m’immiscer...Docteur,
      1. Pourquoi cet amalgame entre nocebo et placebo alors que les effets sont antagonistes ?
      2. Que sait-on du fonctionnement du cerveau d’un malade face à la maladie ? je pense à ces personnes ’locked-in" que l’on imagine dans le coma et qui pourtant sont conscientes
      http://www.alis-asso.fr/lis-qui-suis-je/locked-in-syndrome-presentation/
      3. Que sait-on en médecine occidentale de l’impact complètement négligé et pourtant valorisé en médecine chinoise : la composante " énergétique" de l’être humain ? L’effet nocebo en serait peut-être une variante primitive, manquant de nuances ! Si l’on veut absolument un cerveau capable d’autodestruction, on peut aussi croire en un cerveau capable de bloquer le processus destructif, non ? Un patient doté de discernement pourrait avoir la faculté d’analyser l’information négative sans pour autant en souffrir physiquement ou psychologiquement ?
      4. Le but de tout être normalement constitué, doté d’un instinct de survie en bon état, EST la guérison face à la maladie, d’où l’effet placebo que je peux aisément admettre. Par contre, l’effet nocebo est suicidaire...je n’en vois pas l’utilité pour un malade cherchant une info, quelle qu’elle soit, pour lui permettre de comprendre et contribuer à sa propre guérison.
      4. En supposant que l’accès à une information négative impacte l’aptitude du malade à aller mieux, peut-on en déduire que toute information négative rend malade ? Si non, pourquoi ?
      Quel mécanisme permettrait à une personne " saine" de ne pas tomber malade face à une info négative susceptible de la concerner ?

      Je ne pinaille pas, je cherche à comprendre cet effet nocebo ( je ne suis ni médecin ni expert de la santé), merci .

    • Ce ne sont pas les conflits d’intérêts qui tuent mais le faux et l’absence de discussion contradictoire.
      Le complotisme participe à la propagation du faux et par sa violence et sa haine empêche toute discussion contradictoire.

    • Certes ! mais que fait-on quand le faux suit la discussion contradictoire ?...
      l’expert reste parfaitement libre de conclure à sa convenance ...donc de préférence en fonction de ses conflits d’intérêts ....

    • je suppose en effet qu’on peut émettre l’hypothèse que tout le monde, donc tous les cerveaux si on peut dire ? ne traitent pas l’information de la même façon. d’un coté des personnes qui vont recevoir une information négative et la transformer en information neutre, d’un autre celles qui vont au contraire la recevoir et la transformer en symptômes supplémentaires ? par contre je ne crois pas qu’on soit à ce jour capable de mettre en évidence et d’expliquer les processus qui conduisent à recevoir d’une façon ou d’une autre .

    • Ce que je pense, c’est que pour lutter contre la fraude et le mensonge, pour éviter au maximum l’erreur humaines toujours possible, il n’y a qu’un moyen : la discussion contradictoire méthodique telle qu’on la trouve dans les conférences de consensus.
      Par son effet de masse (et non par son "intelligence de groupe") Les réseaux sociaux peuvent aussi être utile dans la lutte contre la fraude et le mensonge mais peut aussi (et selon moi plus souvent) faciliter cette fraude et propager les mensonges et le faux, car le faux est beaucoup plus intéressant et captivant que le vrai.
      Un lien intéressant : http://extranet.unsa-education.com/Docs/Communication/Total/qde30.pdf

    • Cher DD ..2.0 ATOUT FORMINDEP surmédicalisation...me permettent de progresser dans ma compréhension de notre ART .. ayant pendant plus de 20 ans participé à la FMC comme concepteur j’ai fini par ne pas accepter le DPC ... cela vous situe à peu près ma réflexion ... "informer ne comporte il pas une part de souffrance pour la personne qui perçoit l’information ?"

    • bé .... Tout dépend de si la discussion contradictoire est animée par la volonté de rechercher le vrai, à défaut le plus probable, ou par l’art de la rhétorique et de l’argumentation !

    • Bonjour,
      L’effet nocebo, miroir de l’effet placebo, traduit la puissance de notre cerveau et la force du conditionnement. Personne de sérieux ne conteste sa réalité. Des centaines d’expériences aux résultats hallucinants ont confirmé qu’il existe. Voir par exemple les références de cet article https://media.eurekalert.org/aaasnewsroom/2004/Barsky-Paper.pdf

      Mais surtout, il y a une preuve très simple : pour évaluer les médicaments, on les compare en aveugle à des médicaments inertes (des placebos). On compare le pourcentage de patients qui vont mieux, mais aussi les effets secondaires. De façon constante, avec le médicament inerte, plus de 10% des sujets se plaignent de maux de tête, de troubles digestifs ou de fatigue... La nature humaine est ainsi faite.

    • Tout à fait ! C’est pour cela que j’ai précisé qu’il fallait une discussion contradictoire METHODIQUE...
      Comme par exemple http://nosobase.chu-lyon.fr/recommandations/anaes/1999_consensus_ANAES.pdf

      A noter que sur atoute la discussion n’est ni contradictoire, ni méthodique, ni entre personnes connaissant de façon approfondie le sujet (c’est mon cas).

  • Le Dr DUPAGNE siffle la fin de la récréation !

    Résumé de sa chronique du 28/9/2017 sur France Inter que l’on peut écouter ici
    https://www.franceinter.fr/emissions/sante-polemique/sante-polemique-28-septembre-2017

    "Dominique Dupagne salue les décisions récentes d’Agnès Buzyn qui a notamment libéré la totalité des données sources de l’étude de bioéquivalence : 3000 pages de chiffres et de graphiques mises en ligne sur le site de l’ANSM, décision exceptionnelle qui fera date .
    Ces données sont rassurantes et permettent de penser qu’aucun problème ne sera observé chez la grande majorité des utilisateurs, ce qui est constaté au quotidien par les médecins et les pharmaciens.
    Pour autant, il existe tout de même dans l’étude quelques sujets chez qui une différence nette de diffusion de la levothyroxine est observée, suivant qu’ils prennent l’ancienne ou la nouvelle formule. Ces données sont donc compatibles avec l’existence d’un petit pourcentage de patients qui vont ressentir des troubles plus ou moins importants avec la nouvelle formule du LEVOTHYROX®. Le Dr Dupagne souligne que si seulement un patient sur cent ressent des troubles importants, cela représente tout de même 30.000 personnes parmi les 3 millions d’utilisateurs !
    En pratique, les gens qui n’ont rien remarqué en passant à la nouvelle formule, et qui sont donc très majoritaires, doivent continuer à ne pas s’inquiéter. Ceux qui ont subi un léger dérèglement de leur équilibre hormonal doivent modifier leur posologie avec leur médecin.
    Reste ceux qui ont subi des troubles importants, et qui ne veulent plus entendre parler du nouveau LEVOTHYROX® : ils pourront consulter leur médecin pour qu’il rédige une ordonnance d’EUTHYROX®, médicament identique à l’ancienne formule du LEVOTHYROX®, disponible transitoirement dès la semaine prochaine en pharmacie, ou attendre quelque semaines la re-commercialisation durable d’un médicament du laboratoire SANOFI : la LTHYROXIN HENNING®, dont les excipients sont différents et qui ne contient pas de mannitol, souvent incriminé par les patients qui ne supportent pas le nouveau LEVOTHYROX®."

    • @herve_02
      Merci Herve_02 pour votre message : ça fait du bien de lire ça

      @Armelle P.
      Merci Armelle P. pour le compte-rendu. Cependant, je ne suis qu’à demi-satisfaite de cette réponse. Qu’est-ce qu’on nous dit ? Que pour certaines personnes cette formule posent problème ... mais on le SAVAIT, nous, depuis longtemps ! Le progrès, c’est que c’est enfin reconnu dans les hautes sphères - même si le nombre est sous-estimé ; l’autre progrès, c’est qu’on nous offre une alternative.
      Mais je reste sur ma faim... qu’est-ce qui dans cette formule si parfaite a dérapé ?? mannitol ? acide citrique ? fabrication ? stockage ? Nous dire que certaines personnes l’ont bien supporté .. qui ? les petits dosages ? les dosages élevés ? ceux qui sortaient du générique ?
      J’espère vraiment qu’on en saura plus !

    • @ Parlons !

      Le compte rendu est le résumé de la chronique du Dr Dupagne, himself, que vous pouvez écouter en suivant le lien.
      Je réserve mes commentaires pour un autre jour.

    • @Armelle P.
      Je l’avais bien compris ainsi. :)

  • https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/malgre-le-retour-de-l-ancien-levothyrox-une-trentaine-de-patients-nordistes-vont-deposer-plainte-1506617180

    "" Christelle Mathieu, elle aussi patiente et avocate au barreau de Valenciennes va porter plainte contre X dès la semaine prochaine avec une trentaine d’autres patients de la région, notamment pour mise en danger de la vie d’autrui. "Une fois que nous aurons terminé de constituer tous les dossiers avec les éléments médicaux nous pourrons les adresser au procureur de la République. C’est certainement à Paris que cela va être traité, compte-tenu de l’ampleur nationale de l’affaire". ""

    NB : Comment une simple extrapolation de données fournies par le labo du fabricant pourrait-elle suffire pour évaluer les dégâts subis depuis la mise en vente en avril 2017 (?) et les dégâts à venir...

    ps : La présence d’avocats parmi les victimes du LNF contribuera au succès de la "révolte" des nocébés-nocébistes ( quel est le terme médical pour désigner le patient réagissant par effet nocebo ?) ;-))

    Sus à l’impunité de la secte Nocebo ... °_°

    • Voici une adepte du sacro-saint Nocebo

      http://www.prioritesantemutualiste.fr/psm/blog-ma-sante-au-quotidien/levothyrox-point-de-vue-d-une-pharmacienne-sur-la-nouvelle-formule

      Finalement, force est de constater que les plus obtus se trouvent du côté des experts de la santé. Inquiétant. Quel est l’intérêt pour cette pharmacienne de minimiser les effets secondaires ? pur sadisme ou endoctrinement absurde ou ...?

      Extrait significatif de sa volonté de dénigrer les victimes du LNF :

      "Comment expliquer les effets secondaires ?
      - L’effet anxiogène des médias, le stress.
      - Les mauvaises conditions d’information.
      - Les récents scandales médicamenteux.
      - Un mauvais suivi avant.
      - Un patient auparavant difficile à équilibrer.
      - Un temps d’adaptation pour certains.
      - Un effet nocebo : le fait d’avoir des informations négatives sur un traitement peut provoquer des symptômes désagréables.
      - Une autre pathologie sous-jacente, un autre traitement mal supporté : il ne faut pas tout mettre sur le dos de la nouvelle formule du Levothyrox®.
      - Etc. "

      Son "etc" en dit long...
      — >Pitoyable spectacle de la majorité des "acteurs de la santé" dans cette affaire ! le combat sera rude et long...

    • Une expérimentation pour démasquer la supercherie serait de vendre la nouvelle formule du Levo dans une boîte de l’ancienne formule avec l’appellation Euthyrox et voir si les effets secondaires négatifs disparaissent.

    • Une expérimentation est de prendre 10 000 personnes, faire 2 groupes de 5000 personnes répartissant les différentes doses journalières et les états pathologiques de manière égale entre les groupes et ensuite :

      - donner l’ancienne formule à un groupe pendant 6 mois et la nouvelle à l’autre groupe sans que personne ne sache qui à la nouvelle et qui à l’ancienne, et noter ce que ressentent les patients, chaque semaine.

      Ensuite on inverse le traitement des groupes pendant les 6 mois suivant et on note chaque semaine.

      À la fin on analyse les résultats. Normalement il ne devrait y avoir aucune différence entre les 2 groupes, sinon il n’y a pas d’autres solutions possibles que
      1 - le laboratoire ment
      2 - les politiques mentent
      3 - les autorités de contrôle mentent
      4 - la majorité des médecins et des pharmaciens mentent
      5 - la ’recherche’ médicale est une vaste blague digne des TP de chimie de collège.
      6 - une partie des pharmaciens sont des bouffons (dont celle de lien un peu au dessus)

      Parce que Comme c’est la MÊME MOLÉCULE (vérité scientifique), que les excipients n’ont aucun effet secondaire (vérité scientifique) et les génériques étant identiques aux princeps (vérité scientifique), il ne peut pas y avoir de différences entre les 2 groupes, il ne devrait même pas y avoir de différence entre les 6 premiers mois et les 6 mois suivants.

      Si il y a une différence, il va falloir faire un grand nettoyage chez les chercheurs, les labos, les autorités de contrôle, les haut fonctionnaires qui s’occupent de santé publique, les bouffons qui viennent sur les ondes soutenir ces affirmations que c’est dans la tête des patients que cela se passe et avertir les patients que les médecins les ayant pris de haut se sont gourés et qu’il vaudrait mieux pour eux en changer, médecins traitants et de spécialistes.

  • J’aimerai vraiment comprendre ce qui s’est passé avec cette nouvelle formule.
    Encore une question sans doute idiote.
    Je m’interroge : Sur plusieurs commentaires dans différent forum et entre autre sur VST, des personnes font mention de la date d’expiration de la nouvelle formule à 2018 .
    J’ai une autre boite à la maison de la nouvelle formule que je n’ai pas utilisée dont la date d’expiration est de février 2019.
    La boite que j’absorbais, quand j’ai interrompu le traitement pour l’Euthyrox, , a une date d’expiration de décembre 2018
    Je m’interroge toujours sur une hypothèse de lots différents.
    Ceux qui vont mal, ont ils pris une boite dont la date d’expiration est de décembre 2018, et ceux qui vont bien , une autre date d’expiration ?

    • @odgigi
      Bonjour
      J’ai, à plusieurs reprise évoqué cette question de date et de numéro de lots pour connaitre la date de fabrication. Il se pourrait que les symptômes enregistrés soient en lien avec les lots.

      D’autre part, j’ai lu, il y a un certain temps, que le nouveau LEVO serait mieux supporté s’il était accompagné d’eau gazeuse ... une histoire de Ph de l’estomac que l’eau bicarbonatée modifierait en l’alcalinisant. A noter que l’acide citrique - contrairement à son nom - aurait le pouvoir d’alcaliniser notre corps. Peut-être alors que l’absorption de ce nouveau LEVO se fait différemment selon notre constitution et le Ph de notre organisme (?) .... Et si oui, quid du LEVO au lactose ?
      Un médecin ici pour éclairer ?? Merci

    • Je me suis posé la même question. Je suis sous lévothyrox 100 et la boîte que j’ai interrompu tellement je me sentais faible est un lot dont l’expiration est de février 2019 ;donc décembre 2018 ou février 2019 ne change pas la donne ! Je peux ajouter que j’ai eu des malaises avant de savoir que la formule avait changé. J’ai même cru que mon cancer du sang avait repris, ce qui m’a fichu a plat psychologiquement, mais après analyses je n’ai rien. J’ai essayé d’ avoir une hygiène de vie exemplaire " si l’on peut dire ainsi", mais cela n’a rien changé. C’est alors que j’ai vu la pétition et compris que des quantités d’autres personnes avaient les mêmes symptômes. Ce n’est donc pas un effet nocébo non plus. Voilà, si cela peut vous aider !

  • un article de Médiapart très intéressant car il met le doigt sur les vraies raisons de la nouvelle formule que nous avons eu le privilège d’essayer : le divorce de Merck avec Sérono.
    Les subtilités des mariages et divorces ne sont pas simples à comprendre surtout quand il s’agit de gros sous.
    les arguments avancés de stabilité et de lactose en dénigrant au passage le médicament toujours fabriqué par Sérono sont donc une entourloupe.
    On commence à y voir plus clair sauf qu’on ne sait toujours pas ce qui a foiré et produit les effets secondaires.
    https://blogs.mediapart.fr/robert-chaudenson/blog/160917/levothyrox-3-apres-la-science-la-finance-suite-et-fin

    Précédent Revenir en haut
    Voir le profil de l’utilisateur Envoyer un message privé Ecrire un message dans le livre d’or imprimer le message de : odgigi

    • Une bougie de plus pour éclairer la situation, qui complète l’hypothèse de @Jacqueline du 28 septembre, où elle évoquait le dépôt d’un nouveau brevet - puisque notre ancien LEVO allait tomber dans le domaine public prochainement.

  • L’effet NOCEBO n’est pas une donnée scientifique, c’est un concept psychologique fondé sur quelques supputations d’ordre neurologique et quelques expériences non concluantes.
    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4804316/

    A la base, des affirmatios gratuites d’ordre pseudo psychologique

    "Humans have a tendency to perceive what they expect to perceive "

    "These expectations also depend on the complex psychosocial context surrounding the patient such as verbal and written instructions, environmental clues, and the interaction with care providers."

    etc.

    Dans quel but a-t-il été inventé ?

    "The nocebo effect increasingly interests the scientific community because of its particular importance in treatment compliance and therefore treatment outcome. This obviously has consequences at the individual level, but this is also important to understand because it can have consequences in terms of public health and health costs and influence the results of clinical trials. This is a problem that should be taken into account by the health authorities.

    ===> Comment faire des économies sur le dos du patient ? on lui colle un effet nocebo de derrière les fagots , martelés par tous les adeptes d’une médecine publique niveau dispensaire du tiers monde. et personne n’osera le remettre en question puisque les caisses publiques ont vides...

    Comment dénigrer un témoignage confirmé par plusieurs personnes ? il suffit de parler d’hystérie collective. Aucune preuve à cette accusation ne sera jamais demandée par le monde médical soucieux de contrer les effets "pervers" d’un Etat providence au service du patient.

    "A suggestion phenomenon has been identified through various episodes of mass psychogenic illness also called “mass hysteria” or “assembly line hysteria”

    Sandales sanitaires et effet nocebo...
    Non non ce n’est pas un complot, c’est l’absence d’intégrité intellectuelle.

    • Encore une fois, je n’accuse pas, contrairement à d’autres, l’effet nocebo d’être à l’origine de la crise. Mais il s’y est ajouté. Nier sa réalité, documentée par de nombreux articles (comme celui que vous citez) et expériences convaincantes, revient à prétendre que la terre est plate.

      Attention à ne pas discréditer votre combat légitime par des affirmations dénuées de sens.

    • " Attention à ne pas discréditer votre combat légitime par des affirmations dénuées de sens."


      Mais docteur, Grugé n’a fait que citer des extraits d’un article médical publié dans pubmed (voir le lien posté).

      By the way, dans la crise du Lévothyrox, à part l’effet nocebo, qui a pensé au serment d’Hippocrate ? https://www.conseil-national.medecin.fr/le-serment-d-hippocrate-1311

      " Au moment d’être admis(e) à exercer la médecine, je promets et je jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité.

      Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.

      Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité.

      J’informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences.
      Je ne tromperai jamais leur confiance et n’exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.

      Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.

      Admis(e) dans l’intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. Reçu(e) à l’intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les moeurs.
      Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément.

      Je préserverai l’indépendance nécessaire à l’accomplissement de ma mission. Je n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés.

      J’apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu’à leurs familles dans l’adversité.

      Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j’y manque."


      — ->> Combien de médecins ont violé ce serment dans la crise du LNF ?
      — ->> à propos, il sert à quoi ce serment... ?

      ps : un article à ce sujet serait le bienvenu, surtout après envoyé spécial d’hier, où un médecin affiche ouvertement son "indifférence"...

    • admettons, admettons, combien de généralistes congédient leurs patients au nom de l’effet Nocebo ???
      Combien de généralistes s’énervent tellement sur ce dossier (parce qu’il leur complique la vie quotidienne, voulez-vous que l’on détaille la nôtre" ?) qu’ils en deviennent idiots voire agressif, insultant des malades sur internet, les traitant de conne (je l’ai lu ces jours-ci)
      Donc si l’on parlait un peu du déni collectif ? De nbreux psychosociaux travaillent la dessus ! Qu’ils viennent nous apporter leurs lumières sur ce phénomène étonnant qui conduit jusqu’a un enquêteur du Vidal (cf Twitter) a transfigurer la réalité des chiffres de son enquête !!!
      https://www.vidal.fr/actualites/22158/levothyrox_evaluation_par_2_900_medecins_de_l_impact_de_la_nouvelle_formulation_enquete_vidal/

    • Ma réponse à votre première question est "trop".

  • Preparation of solid lipid nanoparticles as drug carriers for levothyroxine sodium with in vitro drug delivery kinetic characterization

    https://link.springer.com/article/10.1007/s11033-014-3216-4

  • @omédoc

    Vous disiez plus haut :

    "Votre témoignage serait très troublant si (symptômes d’hypo ou non) la TSH augmentait à 12 sous 75 du nouveau lévo et redevenait normal sous 75 de l’ancien lévo..."

    Après 4 semaines seulement de L.Thyroîne Serb, ma TSH vient de retomber à 2,715 soit quasiment mon chiffre de ces 30 dernières années.
    16 gouttes donc équivalent de 80 ancien lévo.
    Pour rappel j’étais monté à 12,300 avec le nouveau lévothyrox 75 au printemps 2017.

    Je sympathise fortement avec tous les troubles que va déclencher chez vous cette information.

    Bien sûr vous direz que les gouttes c’est pas la même chose que l’ancien levo et que j’ai qu’à essayer de confirmer votre thèse avec l’Euthyrox qui est la même chose que l’ancien.
    Je vous répondrai que j’aimerais bien vous faire plaisir mais comme :

    - mon pharmacien n’ a une boite dans mon dosage de cet Euthyrox pour tous ses clients,
    - que cette formule va être retirée du marché français dès la fin de l’année
    - et en 2018 en Europe,
    - comme en plus les gouttes Serb sont en rupture de stock et que j’en ai raz-le-bol de jouer ma santé à la roulette russe,

    je vais, comme le conseille le Dr.Dupagne dans son nouvel article du 2 octobre, passer dès que possible à la Thyroxine Henning car cette formule va être disponible de façon permanente en France et qu’enfin sera fini cet épuisant parcours du combattant. On verra bien après.

    J’ai porté plainte comme 800 autres personnes de l’AFMT parce que l’ANSM et Merck ont foutu en l’air 6 mois de ma vie et marqué du sceau de l’incertitude les mois à venir. Parce que je veux qu’une enquête indépendante mette à plat tous les tenants et aboutissants de la décision qui a été à l’origine du changement de formule avec toutes les répercussions sur la santé de milliers de patients. Et mette en lumière les responsabilités dans la gestion désastreuse de la crise qui a suivi.
    Je me moque de l’argent mais j’ai la rage au coeur.

  • En plus de l’effet nocebo scientifiquement fondé et à ne vraiment pas négliger pour expliquer une grande part du phénomène, il me semble que le stress (provoqué par la rentrée, le Brexit, les ordonnances sur le code du travail) peut aussi pertuber une assimilation correcte de la nouvelle formule.

    • Sans compter les phases lunaire, le réchauffement climatique et la pollution !

    • La phase de la lune ? Non j’étais vraiment sérieuse quand je parlais de stress, c’est aussi scientifiquement prouvé, tout comme les interactions avec certains fruits : pamplemousse, banane etc...

    • Et le stress provoqué par la très probable vraie motivation du changement de formule, à savoir : Evergreening ----> quand ce rideau là est tombé, c’était effectivement stressant pour le patient !

  • Bonjour

    UNE SEULE QUESTION SIMPLE :

    Pensez-vous que des ES qui durent encore 5 semaines après le changement de médicament soient vraiment attribuables a un pb de dosage. Mon exemple : crampes ; tendinites ++, pb articulaires et pb de mémoire et de concentration (accident de voiture avant-hier, le 1° depuis 15 ans ; gros souci de gestion d’agenda...)
    MERCI de votre réponse
    Une patiente qui commence vraiment a s’énerver

    • Bonjour,
      Les hypothèses possibles sont
      - 1 Un problème de posologie et d’équibrage non encore résolu.
      - 2 Une coïncidence (maladie intercurrente qui coïncide avec le changement de produit)
      - 3 Un effet nocebo
      - 4 Un effet toxique d’un des constituants du nouveau lévothyrox
      - 5 Un mauvais sort lancé par un marabout

      En tant que scientifique, j’élimine l’option 6

      L’option 5 est très très improbable, du fait des contrôles répétés à la recherche d’impuretés et de la quantité infime de mannitol contenue dans un comprimé.

      L’option 2 n’est pas improbable : sur 3 millions de personnes, plusieurs milliers attrapent un virus ou une maladie bizarre chaque mois, avec ou sans Levothyrox.

      L’option 1 est la plus probable

      L’option 3 reste possible, ce fameux effet nocebo qui fait hurler à juste titre les victimes quand on le brandit comme explication principale, correspond à un réalité scientifique : lorsque l’on donne du paracétamol à 100 personnes en leur disant "C’est bien pour la douleur, dommage que ça donne la diarrhée, essayez quand même", au moins 30% des gens ont une authentique diarrhée. Le cerveau humain est un organe complexe. Le fait de prendre un médicament que l’on pense toxique a de fortes chances de le rendre toxique : https://media.eurekalert.org/aaasnewsroom/2004/Barsky-Paper.pdf

      Dans ce document : https://goo.gl/UMMh6Q vous avez page 114 la fréquence des effets secondaires ressentis par les patients après administration d’un placebo (médicament contenant du sucre ou de la farine). C’est très impressionnant, et encore, il s’agit de sujets qui n’avaient pas d’opinion préconçue sur le médicament. Je précise au passage qu’il ne peut y avoir d’effet nocebo que si un le patient sait que la formule du médicament a été modifiée. C’est la raison pour laquelle l’effet nocebo ne peut en aucun cas expliquer les troubles survenus chez les utllisateurs avant qu’ils apprennent le changement de formule.

    • Il n’y a pas d’effet 6 (avez-vous fait contrôler votre thyroïde ?)

      Nous sommes pas mal de monde dans ce cas (cf réseaux sociaux) , donc la coïncidence.... mais peut-être en effet avons-nous tous et toutes contracté le même virus ? ou avalé le même plat préparé avarié ? ou que sais-je encore...

      Ce qui est très étonnant avec vous c’est votre acharnement a vouloir trouver une solution qui ne viennent pas du produit, ce serait tellement gênant ? Il y a heureusement des docteurs malades, du coup ils comprennent, et d’autres soucieux de l’intérêt collectif fusse-t-il d’une minorité et ceux là commencent a poser des questions. Espérons donc qu’ils feront davantage avancer les choses que les vagues plaisanteries qui ne font rire que vous-même ! Quand on dort peu, que l’on ne sait plus comment faire pour limiter les douleurs et qu’il faut assurer au plan professionnel, le sourire se fait rare surtout quand il est a nos dépends !

    • Mais Docteur, l’option Effet nocebo" est la seule valable puisque les fabricants de médicaments sont contraints par la loi ( maudit législateur...) de spécifier les effets secondaires/indésirables connus. Pour le lévo, nous savons que tout y est ou presque...

      DONC ? interdire la notice informative et fini l’effet nocebo des malades du LNF ?

      Je suppose que tous les étudiants en médecine tombent malades à la sortie de leurs cours car effet nocebo...

      Je suppose que les médecins tombent tous malades lorsque les patients leur expliquent leur resssenti pathologique...car effet nocebo ?

      Ou bien vous allez nous expliquer comment ces étudiants en médecine et les docteurs échappent à l’effet nocebo ?

    • Donnez-vous au moins la peine de lire l’article ci-dessus. J’y explique que les médecins et les étudiants en médecine sont les premières victimes de l’effet nocebo.

    • Rien ne me gêne, je n’ai aucun lien d’intérêt dans cette affaire. J’essaye de raisonner scientifiquement. Une toxicité du produit est possible, elle est juste très improbable par rapport à d’autres explications.

    • 1. Tous ? non, la plupart résiste...pourquoi ?

      2. Pourquoi refuser de définir le mécanisme anti-nocebo pour se focaliser exclusivement sur sa survenance ?

      3. Pourquoi la majorité des consommateurs de LNF ne sont pas malades alors qu’ils ont certainement entendu parler des effets secondaires depuis des semaines ?

      4. Qui peut affirmer une chose ( effet nocebo) et son contraire ( la majorité ne souffre pas) et vouloir rester crédible ?

      5. La notice du lévo ancien contient depuis des années des précisions sur les effets secondaires. Faut-il en déduire que tous les lecteurs consommateurs de lévo de cette notice vont développer ces effets ?

      Dans ce cas, nous aurions eu des crises de lévothyrox à répétition, pas seulement en 2017.

    • Il y a au moins une autre option, c’est l’inefficacité de la levothyroxine de la nouvelle formule de levothyrox chez de nombreux patients. Cette hypothèse est suggérée dans le document PDF de l’intervention de D. Baudouin plus avant dans ce fil de discussion. Elle émane d’interlocuteurs qui travaillent dans l’industrie pharmaceutique. Ils estiment que les effets indésirables décrits sont essentiellement des perturbations des fonctions thyroïdiennes et que celles-ci seraient dues à l’inactivation potentielle de la molécule à cause de l’association de la levothyroxine avec ses excipients. Ils mettent en cause en particulier certaines propriétés de l’acide citrique mais on pourrait aussi mettre en cause les propriétés du mannitol comme cela a déjà été évoqué à maintes reprises.
      Cette hypothèse aurait le mérite d’expliquer les symptômes gravissimes observés chez les patients dont les taux sanguins T4, T3, TSH sont inchangés.

    • Oops, je me suis planté dans la numérotation, il fallait lire :

      Bonjour,
      Les hypothèses possibles sont
      - 1 Un problème de posologie et d’équibrage non encore résolu.
      - 2 Une coïncidence (maladie intercurrente qui coïncide avec le changement de produit)
      - 3 Un effet nocebo
      - 4 Un effet toxique d’un des constituants du nouveau lévothyrox
      - 5 Un mauvais sort lancé par un marabout

      En tant que scientifique, j’élimine l’option 5 (et non 6)

      L’option 4 (et non 5) est très très improbable, du fait des contrôles répétés à la recherche d’impuretés et de la quantité infime de mannitol contenue dans un comprimé.

    • oui mais bon...
      a-sans parler des nouveaux éléments du LNF, les substances contenues dans le LNF (principe actif+excipients maintenus, dont gélatine) sont-elles exactement identiques au précédentes ? proviennent’elles des mêmes fournisseurs et sont’elles issues des mêmes matières premières ?

      b-peut-il y avoir un souci sur certains lots ? a-t’on fait des recoupements lots/plaignants ? je n’ai rien lu à ce sujet ou ça m’a échappé.

      c-les processus/procédés (je ne suis ni littéraire ni intellectuelle ni scientifique etc donc mon vocabulaire est nécessairement inapproprié, mais l’on saura rectifier) utilisés à tous stades pour produire le LNF sont-ils exactement les mêmes qu’avec le LAF ? = si je fais un gâteau et bats mes blancs d’oeufs en neige, ça ne donnera pas le même résultat que si j’utilise le blanc tel quel, ou si je fais mousser/blanchir mes jaunes avec le sucre avant d’ajouter la farine, ça ne fera pas pareil que si je mélange tout en vrac...même si j’ignore pourquoi, n’empêche que c’est un fait qui se constate au plus tard dans la bouche....
      etc etc etc

      je suis sûre qu’il y a un tas d’autres points qui méritent d’êtres vérifiés.
      il y a longtemps, un ingénieur de ma connaissance se disait horrifié en voyant les "vieillards" ingurgiter des tas de médicaments différents...alors que lui mettait l’équivalent d’une pincée d’une substance dans une énorme bétonnière industrielle...ce qui suffisait à changer totalement les propriétés dudit béton (ben oui, le béton d’un barrage c’est pas du tout mais pas du tout le même que le béton de mon sous-sol, d’après lui)...chimiquement, je me demande si cette fameuse substance ajoutée au béton était détectable ? et non je ne fais pas allusion à la "mémoire de l’eau", mais je suis grand amateur/trice de romans policiers -ça me détend - et d’histoires d’autopsies avec substances indécelables par celui qui ne les cherche pas spécifiquement mais heureusement il y a un brave policier balourd du coin qui y pense tout seul comme un grand et hop il en remontre au grand ponte de légiste qui lui tire son chapeau dans un accès d’humilité rare mais bienvenu (il faut bien mettre un peu de légèreté -relative- dans toute cette humiliation et misère humaine que je constate maintenant depuis des mois avec l’histoire du LNF) ...
      alors ne peut-on envisager que des éléments échappent aux chimistes dont les analyses ont été publiées sur le site de l’ANSM ?

      j’ai d’autres points aussi qui me turlupinent, mais bon il est temps de quitter l’écran.

    • Et que dire alors de l’infime quantité de lactose dans la formule précédente ?
      Et que dire de ces patient.e.s soigné.e.s à l’homéopathie et qui, bien qu’intolérant.e.s au lactose (c’est mon cas), n’ont jamais réagi au lactose des granules homéopathique non plus qu’au lactose du précédent Lévo ?

      Et toujours cette question : pourquoi, mais vraiment pourquoi avoir changé de formule ?

    • Le plus mauvais comportement des médicaux, c’est de dire "nous savons" quand ils ne savent rien ...et si la coïncidence était que tous ceux qui sont malades ont tous avalé le Levo Nouveau ...

  • Voilà Dr Dupagne,
    l’ANSM le confirme : les effets indésirables sont connus depuis longtemps, rien de neuf avec le LNF. Pourtant l’effet nocebo n’a pas provoqué de crise majeure comparable à aujourd’hui...et tous peuvent lire la notice d’avertissementsur les nombreux effets secondaires du lévo ( à moins d’être analphabète, of course...)

    http://ansm.sante.fr/S-informer/Communiques-Communiques-Points-presse/Point-d-actualite-sur-le-Levothyrox-et-les-autres-medicaments-a-base-de-levothyroxine-Communique

    Ite missa est.
    Le monde médical français a montré son vrai visage, merci au LNF.

  • J’ajoute ma pierre à l’édifice. La nouvelle formule a apporté chez moi une chute de cheveux importante et des nausées persistantes. La chute de cheveux est chez moi un signal d’alarme, en 33 ans, malgré des épisodes d’hypothyroidie sévère, une intoxication aux métaux lourds et deux grossesses, je n’ai JAMAIS perdu mes cheveux.

    J’ai réussi à me procurer de l’euthyrox. En moins de 3 jours les nausées ont disparu. En une semaine j’ai arrêté de perdre mes cheveux.

    Cela ne peut pas être un souci d’équilibre thyroïdien. C’est bien trop court comme délai. Que reste-t-il en lice ? A part un effet étrange lié aux excipients, je ne vois pas.

    Recense-t-on les cas comme moi quelque part pour accroitre le nombre de données ?

    • L’ANSM joue sur les termes. Pathétique !
      Quiconque connaît un tant soit peu le mécanisme de prise du Lévothyrox sait ce qu’il en est avec le LNF : ce machin n’apporte pas correctement la dose de T4 dans le corps de la personne qui l’avale. Il y a un vice de fabrication, raison pour laquelle les malades du LNF récupèrent très vite lorsqu’il retourne vers un lévo bien conçu.

    • Bonjour elfe

      Je suis heureuse d’apprendre que votre perte de cheveux s’est arrêtée. Pour moi ce n’est pas le cas. Sous EUTHYROX depuis le 10 septembre, je perds toujours mes cheveux abondamment. En revanche, plus du tout de fatigue, ni de crampes, ni de douleurs, ni de poids sur la poitrine, ni de gonflement des articulations, ni de réveils nocturnes pour aller uriner.
      Ce que je regrette c’est que les médecins n’aient pas joué le jeu et fait les signalements quand il fallait le faire. l’ANSM se serait peut-être penchée plus sérieusement sur la question. L’effet nocebo est un bel alibi pour ceux qui ne veulent pas savoir ... parce que ce n’est pas de leur intérêt de savoir.

  • http://www.liberation.fr/france/2017/10/11/dominique-martin-levothyrox-le-probleme-vient-de-dosages-mal-adaptes_1602529
    11 octobre 2017 à 20:46
    Dominique Martin, Directeur de l’ANSM.
    Levothyrox : « Le problème vient de dosages mal adaptés »

    La faute aux médecins, la faute aux pharmaciens qui ne lisent pas les lettres envoyées par l’ANSM. Mais pas, surtout pas, la faute à MERCK et à l’ANSM.

    Note : Tous les propos entre-guillemets sont de Dominique Martin, directeur de l’ANSM

    À l’adresse <

    http://www.liberation.fr/france/2017/10/11/dominique-martin-levothyrox-le-probleme-vient-de-dosages-mal-adaptes_1602529

    > on peut lire l’interview de Dominique Martin, directeur de l’Agence nationale de sécurité sanitaire des produits de santé (ANSM) et vous verrez que, pour lui, le nouveau Lévothyrox est un médicament parfait. Sauf que, à maintes reprises, M. Martin se prend les pieds dans le tapis et détruit son argumentation.

    Mais, bon, si le LNF est parfaitement équivalent au LAF, pourquoi a-t-il engendré autant de maux et parfois d’effets aussi graves ?

    Des effets graves ? Que nenni nous dit M. Martin « si l’on se réfère aux normes internationales, il n’y en a pas eu, il n’y a pas eu de décès » nous dit, sans rire, le directeur de l’ANSM en précisant bien : « si l’on se réfère aux normes internationales ».

    Pour les Réunionnais (j’en suis), voilà qui ne nous rappelle rien de bon. En 2005, en pleine épidémie du chikungunya, le préfet et le responsable de l’agence régional de santé (succursale de ce qu’on appelle aujourd’hui l’ANSM de M. Martin) avaient publiquement et vigoureusement contesté la possibilité de décès dus au chikungunya par cette phrase : « la littérature médicale ne rapporte pas de décès dus au virus du chikungunya » . En somme, s’ils avaient eu l’intelligence de se conformer à la littérature médicale, les Réunionnais qui en mouraient* n’auraient pas du décéder du chikungunya. Point final !

    Et, l’interview de M. Martin nous le prouve, l’histoire se répète, car selon le rapport défendu par Dominique Martin (accrochez-vous bien, il faut suivre) : « les troubles apparus sont des troubles de l’équilibre thyroïdien, liés aux changements de traitements. Ce sont des symptômes connus, d’hyper ou d’hypothyroïdie. C’est donc bien lié au passage d’une formulation à une autre, mais ce n’est pas la nouvelle formule qui est en cause, ni les nouveaux excipients  ».Lisez l’interview de Dominique Martin publiée par Libé : nous n’avons rien ajouté, rien retranché.

    On décrypte ?

    Mme BUZYN, notre ministre de la santé, M. Dominique Martin, de l’ANSM, les labos MERCK, nous ont seriné que la nouvelle formule était exactement la même que l’ancienne. Et pourtant, aujourd’hui M. Martin nous dit que les maux engendrés « sont liés au passage d’une formulation à une autre ».
    Vous avez compris ? Les effets de l’ancien Lévothyrox sont égaux à ceux du nouveau Lévothyrox puisque le principe actif du médicament est rigoureusement le même. Jusqu’ici, tout le monde suit ? Mais, pour Mme BUZYN, M. Dominique Martin, MERCK, les deux formules disposant exactement du même principe actif (l’ancienne parfaitement tolérée par les 3 millions de personnes supplémentées et la nouvelle ayant causé des réactions indésirables se prolongeant sur plus de 6 mois à au moins 300 000 personnes) sont rigoureusement bioéquivalentes. Et, comme pour mieux nous donner le vertige, M. Martin précise « les troubles apparus sont des troubles de l’équilibre thyroïdien, liés aux changements de traitements. Ce sont des symptômes connus, d’hyper ou d’hypothyroïdie. C’est donc bien lié au passage d’une formulation à une autre mais ce n’est pas la nouvelle formule qui est en cause, ni les nouveaux excipients ».

    On résume ?

    Un point positif tout d’abord : M. Martin a abandonné la formulation méprisante et d’une rare violence à l’encontre des patients subissant des maux inconnus d’eux jusqu’alors, « c’est dans votre tête que ça se passe ! ».

    Puis une lapalissade et un “enfonçage” de porte ouverte :
    1 - si vous prenez du Lévothyrox, c’est pour compenser une défaillance ou une ablation partielle ou totale de votre glande thyroïde.Vous pouvez alors être en hyperthyroïdie ou en hypothyroïdie. Sûr et certain que les 3 millions de supplémentés en Lévothyrox, leurs parents, leurs enfants et petit-enfants, amis et alliés, près de 20 millions de personnes, découvrent enfin, grâce à M. Martin, les raisons pour lesquelles le Lévothyrox leur est indispensable ! Un peu comme si on disait à un diabétique : tu ne le savais sans doute pas mais si tu t’injectes de l’insuline c’est parce que ton pancréas ne sait plus en réguler le taux. Ça c’est de l’info !
    2 - Toujours du même M. Martin : les troubles éprouvés — avec une formulation du principe actif rigoureusement la même — avec un dosage rigoureusement le même sont « donc bien liés au passage d’une formulation à une autre » MAIS, mais mais, « mais ce n’est pas la nouvelle formule qui est en cause ».

    Bon, alors, si ce n’est pas la nouvelle formule, peut-être sont-ce les excipients puisque le lactose (Lévo ancienne formule) a été remplacé par du mannitol et de l’acide citrique anhydre ?

    Perdu !

    M. Martin nous l’assure « les nouveaux excipients » ne sont pas en cause non plus.
    Alors quoi ? Le principe actif, —la thyroxine— est le même, les dosages sont les mêmes, et les excipients ne sont responsables de rien. Alors, alors, alors ? L’emballage peut-être ?

    Et M. Martin n’hésite pas à recourir au mensonge : « Depuis une semaine, il y a le retour transitoire de l’ancienne formule, en tout cas dans sa version allemande, l’Euthyrox, et cela pour 90 000 patients ». Vous suivez toujours ? 300 000 personnes ont fait part de leur maux et demandé le retour à l’ancienne formule. Combien, faute d’accès à internet, n’ont pu faire de même ? Mais restons-en à ces 300 000 patients qui ont demandé ce droit de disposer de leur médicament — ancienne formule — rendu introuvable en France mais distribué en Espagne, en Italie, en Allemagne, etc. Et que leur répond M. Martin ? Un tiers d’entre vous seulement aura droit à ce médicament en France …Car tel est son bon plaisir ?

    Les 2, 3 et 4 octobre, de passage en France continentale, je suis allée dans des pharmacies, munie de l’ordonnance de mon médecin traitant pour me faire délivrer de l’Euthyrox 125. Dans le Gers pas de livraison. Aire sur Adour, Toulouse, Bordeaux, Bayonne, toujours la même réponse : nous sommes près de 23 000 pharmacies pour 90 000 boîtes, c’est ingérable ! Nous ne faisons qu’aggraver un sentiment d’injustice ! Et nous nous sentons coupables de ne pouvoir rien faire !

    Et, inconscience, ignorance ou goût du mensonge, M. Martin ajoute que l’Euthyrox venu d’Allemagne sera vendu à :« [90 00] patients choisis à partir d’un arbre de décisions que réalise le médecin ». Woaow ! Cet « arbre de décision » ça fait super organisé ! Mais c’est faux, totalement faux !

    M. Martin nous dit que le rapport a étudié « 14 600 effets secondaires signalés » et 90 000 boîtes ont été commandées. 90 000 - 14 600 = 75 400. Comment M. Martin « [qui ne peut] pas contacter directement les patients » a-t-il fait pour établir son « arbre de décisions réalisé par le médecin » ?

    Comment l’aurait-il pu puisqu’il nous dit que « entre mars et avril, douze envois [de l’ANSM] ont été effectués aux différents professionnels, endocrinologues, pharmaciens, généralistes. Nous avons ainsi calculé avoir eu près de 400 000 contacts. Et pourtant, cela n’a pas fonctionné ».
    Et, là, pour son « arbre de décision », miracle ! En 3 semaines, en concertation avec les médecins, M. Martin se targue d’avoir pu déterminer à qui — et selon quel dosage — il fallait attribuer les boîtes du Lévothyrox Merck-Allemagne ! Trop fort, M. Martin ! Trop fort ! Surtout que, tout à la fin de son interview, M. Martin démolit tout seul son argumentation : « Pour le Valproate [générique de la Dépakine], on a une fiche patient incorporée dans la boîte [depuis le 15 février 2017]. Et pourtant, encore plus d’un professionnel de santé sur deux n’applique pas l’ensemble des conditions de prescription et de délivrance ».

    On résume : depuis le 15 février 2017, alors qu’on sait tous les risques liés à la Dépakine, le directeur de l’Agence nationale de sécurité sanitaire des produits de santé (ANSM), M. Martin, nous déclare qu’en 8 mois, il a été dans l’incapacité totale à communiquer efficacement avec 138 177 des 276 354 médecins inscrits au tableau de l’Ordre (chiffres 2014). Mais, il faut lui pardonner, c’est pas sa faute mais — une fois encore — celle des médecins ! Et M. Martin, qui nous assure avoir pu, en 3 semaines, établir un arbre de décision avec 276 354 médecins pour répartir 90 000 boîtes d’Euthyrox, nous révèle avoir été incapable, en 8 mois, de contacter 138 177 médecins pour leur demander de remplir la fiche patient incluse dans chaque boîte de Valproate-Dépakine alors que les risques encourus sont irréversibles.

    Rappelez-moi quelles sont les missions du directeur de l’Agence nationale de sécurité sanitaire des produits de santé (ANSM) ?

    « L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), créée par la loi du 29 décembre 2011, est chargée du renforcement de la sécurité sanitaire des médicaments et des produits de santé. L’Agence a pour missions de garantir la sécurité des produits de santé tout au long de leur cycle de vie, depuis les essais initiaux jusqu’à la surveillance après autorisation de mise sur le marché, et d’offrir un accès équitable à l’innovation pour tous les patients. L’ANSM est l’autorité unique en matière de régulation des recherches biomédicales. L’ANSM, qui s’est substituée à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) le 1er mai 2012, est un établissement public placé sous la tutelle du ministère chargé de la Santé » (www.service-public.fr mise à jour en date du 8 août 2017).

    Et pourtant, à la lecture de l’interview de M. Martin à Libé, j’ai du mal à me sentir rassurée.

    Et vous ?

    Clo974

    Notes
    *EPIDEMIE DE CHIKUNGUNYA A LA REUNION Point au 22 juin 2006 pour la semaine 24 allant du 12 au 18 juin 2006
    Document préparé par la Cire La Réunion-Mayotte
    Les résultats montrent que l’incidence très élevée du chikungunya à la Réunion à partir de la fin du mois de janvier 2006 s’est accompagnée d’une surmortalité qui s’est poursuivie au cours des mois de février, mars et, à un niveau moindre, en avril 2006.
    […] Au total, 273 signalements de cas graves (nécessitant le maintien d’au moins une fonction vitale) des patients âgés de 10 jours et plus, suspectés par les praticiens d’être associés au chikungunya, ont été reçus. […] Par ailleurs, ont été dénombrées 40 infections materno-néonatales confirmées et 4 infections materno-néonatales suspectes. […] Le cumul estimé des cas infectés au cours de cette épidémie […] s’élève au total à un peu plus de 265 000.
    (CIRE - Cellule de l’InVS en région Océan Indien (Réunion-Mayotte))

    Insee-Réunion : La Réunion comptait alors 775 000 habitants.

    34% de la population ont contracté le chikungunya. Rapportés à la population de la France continentale en 2005 : 61 millions d’habitants, ce seraient 20 millions d’habitants qui auraient contracté le chikungunya.

  • Je viens de recevoir ce communiqué de l’ANSM :
    http://ansm.sante.fr/S-informer/Communiques-Communiques-Points-presse/Point-d-actualite-sur-le-Levothyrox-et-les-autres-medicaments-a-base-de-levothyroxine-Communique

    Près de 8 mois après les premières plaintes, le rapport démonte toutes les vilenies proférées à l’encontre des patient.e.s exprimant des plaintes sans avoir jamais su auparavant qu’il existait un nouveau Lévothyrox.

    J’extrais quelques lignes de ce communiqué qu’on peut lire à l’adresse ci-dessus indiquée.

    « Le recueil des signalements et l’enregistrement dans la BNPV se poursuivent et feront l’objet de publications ultérieures. Les 14 633 signalements reçus par les CRPV représentent 0,6 % des 2,6 millions de patients traités par Levothyrox nouvelle formule. »

    « Les effets les plus fréquemment rapportés sont la fatigue, les maux de tête, l’insomnie, les vertiges, les douleurs articulaires et musculaires et la chute de cheveux, » déjà connus avec l’ancienne formule du Levothyrox. [mais dont aucune de mes proches et mes connaissances n’a jamais jamais jamais parlé. Sans doute des exceptions ?]

    « Cette enquête confirme la survenue de déséquilibres thyroïdiens pour certains patients lors du passage de Levothyrox ancienne formule à Levothyrox nouvelle formule. En effet, tout changement de spécialité ou de formule peut modifier l’équilibre hormonal et nécessiter un réajustement du dosage qui peut nécessiter un certain délai. Tous les effets indésirables témoignent d’un déséquilibre thyroïdien en lien avec le changement de traitement ; aucun effet indésirable d’un type nouveau, qui serait spécifique de la seule nouvelle formule, n’a été retrouvé. »

    Alors ? C’est plus dans notre tête ? L’effet Nocebo aurait-il subitement disparu des écrans radars de nos distingués imprécateurs qui laissaient entendre et parfois explicitement, que nous étions de pauvres créatures fragiles et psychologiquement dérangées !

    « L’enquête de pharmacovigilance se poursuit et s’élargit dans le contexte d’arrivée des nouveaux médicaments à base de lévothyroxine. Du fait de la fréquence inattendue de signalements et de certains cas de patients qui présentent à la fois des signes d’hypo ou d’hyperthyroïdie avec des dosages de TSH dans les normes attendues, le CTPV souhaite que soit mis en place un groupe de travail constitué de professionnels de santé, pharmacovigilants et patients afin de poursuivre les investigations. En parallèle, l’ANSM a lancé une étude de pharmacoépidémiologie pour étudier les effets du changement de formule sur l’ensemble des patients traités ».

    Il aura fallu des centaines de milliers de signatures pour en arriver à ce par quoi il aurait été judicieux, prudent et respectueux de commencer : mise en place d’un groupe de travail constitué de professionnels de santé, pharmacovigilants et patients afin de poursuivre les investigations. Et j’ajoute : dotés d’une capacité d’écoute dont leurs confrères masculins (et parfois féminins, hélas !) semblent ne pas disposer.

    Même si je veux toujours positiver, j’enrage un peu de toutes les mises en causes malveillantes, stupidités de mâles triomphants et inepties du genre : l’occasion est trop belle, des avocats vont se précipiter et recruter des victimes attirées par les possibles indemnités à toucher à l’issue d’un procès. (cf. acte 1 du blog). Parce que, sûr et certain, nous préférons toucher du fric plutôt que de jouir d’une bonne santé. Le titre du livre de Martin Winckler "Les brutes en blanc" m’avait choquée, m’apparaissant comme excessif. J’en ai malheureusement rencontré de ces Brutes en blanc sur ce blog et dans la vie. Bardés de certitudes, sachant mieux que moi ce que je ressentais et ne devais surtout pas ressentir. De gentiment moqueurs pour certains à carrément méprisants.

    Toutes ces souffrances auraient pu être évitées si seulement Mesdames les 2 dernières ministres de la santé, leurs collaborateurs, leurs collègues du Conseil des ministres, étaient un peu plus préoccupées du sort de celles et ceux qu’elles (et ils) ont mission de protéger.

    • Bonjour, merci pour ce message mais l’ANSM nie encore le fait qu’il y ait des effets indésirables liés aux exipients par une assimilation qui se fait mal et qui entraîne une irrégularité d’absorption nuisant à l’équilibre sans que la TSH ne bouge et une fatigue s’accentuant de semaine en semaine avec, du coup, moral en berne et aussi un effet diurétique du Mannitol même à faible dose.... attesté par toute ma famille qui pensait que je devenais diabétique vu ma consommation soudaine d’eau et aussi une perte de poids inexpliquée

  • Dans le rapport d’enquête du 10/10/12017, il est indiqué que la nouvelle formule du lévothyrox a obtenu une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) le 27 septembre 2016.
    Où peut-on consulter cette AMM ? Je ne la trouve ni sur le site de l’ANSM, ni sur le site de la HAS, ni sur le site de la Base de Données Publique des Médicaments

    Dans l’introduction de ce rapport, il est indiqué : (page 5 du rapport)

    « LEVOTHYROX® est une spécialité contenant de la lévothyroxine sodique autorisée depuis plus de 30 ans en France (seule spécialité sous forme comprimé). Ses indications sont l’hypothyroïdie et les circonstances, associées ou non à une hypothyroïdie, où il est nécessaire de freiner la TSH. Aujourd’hui, on estime à environ 2,6 millions le nombre de personnes traitées par LEVOTHYROX® en France. Afin de garantir une stabilité plus importante de la teneur en substance active tout le long de la durée de conservation du médicament, le laboratoire Merck a réalisé, à la demande de l’ANSM, une modification de la formule de LEVOTHYROX®. En mars 2017, la nouvelle formule (NF) du LEVOTHYROX®, dont le lactose a été remplacé par du mannitol et de l’acide citrique, a été mise à disposition en France. … »

    Puis au § 1.3 . nous est communiqué l’avis de la HAS (page 8 du rapport)

    1.3 Avis de la HAS

    Une demande d’inscription sur la liste des spécialités agrées aux collectivités et sur la liste des spécialités remboursables aux assurés sociaux a été soumise à la HAS pour les spécialités LEVOTHYROX® comprimé sécable, destinées à remplacer à terme les présentations disponibles jusqu’à mars 2017. La commission de la transparence de la HAS a souligné dans son avis du 22 mars 2017 que la nouvelle formule se caractérise notamment par la suppression d’un excipient à effet notoire, le lactose. La commission a considéré que le service médical rendu par ces nouvelles présentations de LEVOTHYROX® était important dans les indications de l’AMM, sans que ces présentations n’apportent une amélioration du service médical rendu (ASMR V). … »

    Questions :

    • Pourquoi la HAS n’a-t-elle pas mentionné dans son avis le remplacement du lactose par du mannitol et de l’acide citrique ?

    • Pourquoi la HAS n’a-t-elle pas retenu une « amélioration du service médical rendu » alors que ce médicament a été modifié "pour garantir une meilleure stabilité des spécialités, donc une meilleure thérapeutique pour les patients" (Rapport § 2.1 Historique, page 8)

    • Une AMM peut-elle être délivrée avant l’accord de la HAS sur une modification du produit ? (AMM du 27/9/2016, et avis HAS du 22/03/2017) ?

    (Notons, par ailleurs, qu’Agnès BUZYN a été nommée présidente de la HAS à compter du 7 mars 2016. C’est donc sous sa présidence que l’avis de la HAS a été rendu.)

    En savoir plus sur http://www.atoute.org/n/article363.html#qb4JUlssyIswmMEU.99

    • Je suppose que l’HAS était amenée à se prononcer uniquement sur le service rendu qui conditionne le remboursement ou pas par la sécu ainsi que le taux de remboursement.
      oui c’est choquant cette communication qui a été faite uniquement sur le suppression du lactose !
      ce qui me choque dans ce rapport, c’est cette espèce d’amalgame qui semble être fait entre effets secondaires et dysfonctionnement thyroïdien et qui porte à conclure que les effets secondaires ne sont en fait que des signes d’hypo ou d’hyper déja connus en tant qu’effets secondaires, pourquoi pas ! mais pourquoi sont-ils totalement absents des notices boites ! sauf quelques signes d’hyper. Il faut donc aller télécharger le RCP pour avoir la liste des effets secondaires..... ! Ce qu’au départ personne ne fait .....
      c’est vraiment un dossier obscur.

  • Olivier GAGET dans son commentaire du 17 septembre écrit :
    "Mais il est important de préciser que cette étude n’est pas réalisable (sinon, on va avoir des associations de patients qui vont exiger qu’elle soit réalisée). Pourquoi est-elle irréalisable ? À cause du washout, et parce que c’est du lévothyrox. Comme c’est du lévothyrox, on ne peut pas le tester sur une durée longue sur des patients sains : on va leur induire une hyperthyroïdie avec tous les risques associés. Aucun comité de protection des personnes ne validera une telle étude"

    Le niveau des T4 et donc la production de levothyroxine ne va pas être régulée par la thyroïde présente chez les cobayes de l’étude ? Thyroïde qui va se mettre au repos, non ? C’est bien ce qui est fait pour HACHIMOTO ? Quel est le risque de leur induire une hyperthyroïdie ? Où l’on voit bien que le test ne peut être fait que sur des malades et sur du long terme...

    J’ajoute que j’ai de VRAIS effets (pas au courant du tout du changement) diurétiques de la nouvelle formule, constaté par tout mon entourage qui s’est étonné que je me mette à boire beaucoup d’eau alors que j’en bois très peu. Et du coup, des crampes intenses toutes les nuits ...

    Je suis allée en Suisse : délivrances de deux boîtes de 100 comprimés (4 plaquettes de 25 dans la même boîte (même volume exactement) une en 100 microgrammes (avec deux "m" M GAGET) et de 175 (je prends 1/2 de 175 tous les 3 jours). Pourquoi une seule plaquette de 30 comprimes en France ?? Et puis la date de péremption : un an de plus que les boîtes françaises "nouvelle formule" !?

    Au bout de 8 jours : de nouveau en pleine forme comme depuis 18 ans... je reste persuadée que j’assimile irrégulièrement le nouveau comprimé du fait des exipients, votre expérience montre bien qu’il se dissout moins vite, non ? Faut-il que je me lève une heure plus tôt pour le prendre encore plus à jeun ? Quel confort !

    • Effets diurétiques, oui, je l’ai constaté aussi. Perte de poids importante en un délai record.

      Un rapport ou pas ? Constat via prise de sang d’un DFG (Débit de Filtration Glomérulaire) diminué.

      DFG revenu à la normale après arrêt de la nouvelle formule.

    • Moi aussi j’ai perdu un peu de poids que je reprends en ce moment.
      Le médecin consulté (mon généraliste était en congé pour un mois juste à ce moment là) m’a dit texto " faudrait arrêter de maigrir" Et elle m’a dit de ne pas tout mettre ce qui m’arrivait sur le dos du LEVOTHYROX mais ne m’a prescrit aucun examen.. même pas les T4 que je pourrais comparer avec l’analyse dans les clous il y a 15 jours

      j’avais aussi la mâchoire toute crispée avec de grosses douleurs du côté gauche, c’est en train de disparaître doucement

    • Heureusement que les effets principaux (je les mets là et pas en "secondaires") disparaissent peu à peu avec l’arrêt de cette formule.

  • Article d’aujourd’hui paru dans le forum VST ( Vivre sans thyroïde) et qui accuse Merck d’avoir fait un "evergreening". En gros, c’est la thèse que j’avais évoquée plus haut il y a quelques semaines et qui consiste à anticiper la fin d’un brevet en produisant un autre produit qui le remplacera. Pour garder le monopole du marché.Brevet de l’ancien lévothyrox déposé en 1999 et tombant dans le domaine public en 2019.

    https://www.forum-thyroide.net/pdf/VST_Crise_du_Levothyrox_une_obsolescence_programmee_20171019.pdf

    • Bonjour,
      Personnellement, je n’y crois pas du tout . Comme vous l’avez constaté, les malades de la thyroïde n’aiment pas changer de médicament ;-) ! Même si un générique avait copié sa composition à l’identique, il aurait pu y avoir des différences et le Levothyrox n’aurait pas été menacé.

    • Bonsoir,
      en ce qui me concerne, je n’ai jamais eu l’occasion/le besoin de changer l’ancien lévothyrox. Cette année, j’en suis à mon deuxième changement. Après le nouveau lévothyrox passé incognito, j’ai adopté sans états d’âme les gouttes Serb qui me conviennent bien mais sont peu pratiques pour voyager. Donc, je verrai avec mon endocrinologue fin novembre ( 3 mois d’attente) s’il peut me passer à la L.Thyroxine Henning. Je suis fataliste, de toutes façons cela ne pourra être pire qu’avec le nouveau lévothyrox qui repoussait de toutes ses molécules l’hormone qu’il était sensé faire passer dans mon corps.
      Maintenant, si un générique avait copié sa composition,que se serait-il passé ? That is the question que Merck,à mon sens a voulu éviter de se poser. Parce qu’il y aurait eu perte de monopole donc moins d’argent à gagner sur le marché français ? Parce que les nouvelles prescriptions auraient pu aller naturellement vers le générique en ces temps d’économie gouvernementale ? Parce que les pharmaciens auraient été invités, comme cela nous pend au nez, à passer d’une spécialité à une autre en fonction des arrivages ?
      Une chose est certaine actuellement à la lecture des forums et des commentaires dans les médias et la pétition : si un labo est en mesure de copier l’ancienne formule de Merck,avec les mêmes composants, il sera accueilli à bras ouverts. Mais avant d’en arriver là, les patients feront le forcing pour que Merck remette l’ancienne formule. Je n’y croyais pas mais le vent tourne pour Merck et l’ANSM dont l’Ordre des médecins vient de condamner aujourd’hui "l’impéritie". Et on commence à s’inquiéter dans les pays autres européens à l’idée de voir disparaître l’Euthyrox. Alors, qui sait ?

  • Ce qui m’échappe, c’est pourquoi on ne donne pas les infos réclamées par les associations de patients, notamment les remontées de déclarations sur les effets indésirables du Lévo ancienne formule et qui auraient motivé le changement de formule etc ?

    Cela permettrait de mettre fin à tout ces tritturages de cerveau, dont le green truc muche...ah oui evergreening, je m’y perds avec le greenwashing et tout ça.

    Par contre, si on cherche à alimenter les thèses complotistes, ce secret réellement incompréhensible c’est la meilleure méthode ! au mieux, c’est une attitude vraiment maladroite ... ou alors dans les hauteurs de nos responsables, on pense que la mayo va tomber toute seule ? c’est vrai qu’une actu chasse l’autre, on voit ça tout le temps et une thèse chasse l’autre. Mais si c’est le cas, en l’occurrence je crois qu’ils se trompent, c’est allé trop loin dans la méfiance collective.

    Ou alors quelqu’un a égaré les données et n’ose pas l’avouer ? après tout, c’est ma nouvelle thèse du jour !
    Sinon vraiment je ne vois pas ce qui motive ce refus de communiquer les données.

    En attendant, pas d’autre choix que de continuer à se creuser la tête pour trouver des explications à la situation...

    • Bonjour,
      Le changement de formule n’est pas lié à des déclarations d’effets indésirables avec l’ancienne formule, mais au contrôle qualité de l’Agence qui a détecté des variations de teneur en lévothyroxine au cours du temps.
      Pour le contrôle qualité, voir http://www.qualitemonq.com ;-)

    • Bonsoir,
      si, l’ANSM a dit plusieurs fois ( notamment interview de D.Martin) qu’il y avait eu des problèmes de disthyroïdie graves avec l’ancien lévothyrox qui leur étaient remontés par des signalements de pharmacovigilance,d’où la nécessité de le changer.
      Le problème c’est que l’ANSM refuse depuis des semaines de fournir aux associations les rapports et le nombre de ces pseudos signalements.
      Alors déjà que le prétexte du lactose est tombé à l’eau, si ces signalements n’existent pas ou en très petit nombre (c’est ce que veulent vérifier les perquisitions), il ne reste plus comme ultime rempart à Merck que des contrôles "qualité" et je vous cite :
      "La Démarche Qualité peut conduire au meilleur comme au pire ; dévoyée, elle peut devenir toxique."

    • Selon le ministère de la santé, in http://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-1374QE.htm (je cite) :

      "A la suite d’une enquête de pharmacovigilance, l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a demandé la modification de la formule du Levothyrox® en raison d’une instabilité de la teneur en principe actif et de la présence d’un excipient à effet notoire, tel le lactose."
      (j’ai trouvé le lien sur un forum de patients vigilants !)

      Bien sûr la pharmacovigilance a plusieurs composantes, mais les remontées en provenances des patients sont en premier sur la liste : http://ansm.sante.fr/Declarer-un-effet-indesirable/Pharmacovigilance/Organisation-de-la-pharmacovigilance-nationale/(offset)/0

      D’ailleurs, en fouillant sur le net j’ai trouvé ceci :
      http://ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/4e4d2a70e5dddfb150fe87360d6b13dd.pdf
      A partir de la page 15, ce rapport de la commission nationale de pharmacovigilance de 2012 traite des problèmes de substitution et des soucis de certains patients y compris avec le princeps MERCK.

      Peut-être ce rapport est-il la cause de nos misères actuelles, de fait : "l’existence de rares cas validés de déséquilibre thyroïdien avec le princeps confirme l’existence de ce problème en dehors de toute substitution d’une spécialité par une autre"

      Mea culpa, avant de réclamer des infos, j’aurais dû mieux les chercher.
      Mais donc il y avait bien des remontées de soucis des patients avec l’ancienne formule.

      Sauf que nos penseurs n’ont pas pensé que vu qu’il y avait souci avec les switch entre deux formules, il y en aurait aussi si on changeait la formule du princeps.

    • et flûte l’un des liens ne marche pas, celui qui explique le fonctionnement de pharmacovigilance.
      mais je suppose qu’on peut le retrouver sur le site de l’ANSM...

    • voici le lien pharmacovigilance/déclaration https://goo.gl/X3tIBU

    • Le plus terrible quand on est au sommet d’une organisation, c’est de devoir avouer qu’en fait on est incompétent alors que toute la construction administrative repose sur soi. C’est la fable du roi nu, mais dans la vraie vie.

  • Une pétition adressée au Président Macron
    http://petitionpublique.fr/Default.aspx?pi=P2017N49776

    ps : En vertu de quel article de la Constitution, le Président serait-il compétent pour décider d’une expertise médico-pharco-lévo nouveau ?
    Does anyone know ?

    http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/constitution.asp#titre_2

    re-ps : Désolant de constater l’incapacité des citoyen(ne)s français(es) à défendre leurs droits fondamentaux. Comment en sont-ils arrivés à ce niveau de sujétion ? çà gesticule dans tous les sens mais çà subit ce que les autres européens refusent tout net. Triste spectacle ce nouveau lévo toxique "made in France", fabriqué par Merck à la soi-disant demande de l’ANSM sous gouvernement socialiste Hollande, lequel avait été élu car DSK avait été pris en flagrant délit dans un hôtel USA et que le FN-Le Pen doit à tout prix être écarté du pouvoir...sacré noeud ce "made in France", n’est-il pas ?

  • @grugé : oui, ce prosélytisme à 2 cents...(soupir et nausée)

    Les malades du nouveau lévothyrox sont "représentés" par 2 asso de patients ... genre " éoliennes " ? Dans cette "dernière" ou "nième" pétition demandant des réponses, je n’ai pas pu identifier les questions...?

    oops, quelle confusion !

  • Si c’est pas le Levothyrox, ce sera autre chose (Lyme, métaux lourds...). Les fragiles, les insupportants et insupportables trouveront toujours quelque chose à détester pour éviter d’avoir à penser que c’est eux qu’ils ne supportent pas.

    • Punaise !!!! :-(
      Comment peut on se laisser aller à un tel mépris pour le vivant, et ses inévitables imperfections !?
      Si encore il y avait ne serait-ce qu’un début d’argumentation à défaut d’explications à cette affirmation péremptoire dont le bien fondé interroge !

  • Une lettre au président Macron

    http://rmc.bfmtv.com/emission/levothyrox-600-malades-interpellent-emmanuel-macron-dans-un-courrier-1303998.html

    Sans oublier la décision du Tribunal de Toulouse...

    Tout cà par la faute d’une ANSM......qui ne bronche pas.

    Effroyable dictature...?

  • Je suis intriguée par le fait que vous soyez un des rares à vous êtes penché sur les études de bioéquivalence avec un oeil à la fois critique et scientifique, que vos analyses, premières, sont reprises, et qu’au fur-et-à mesure du temps qui passe, vous vous désintéressez du sujet pour ne plus qu’exprimer le même avis que les autorités. Et avec une exquise courtoisie, pencher vers l’effet nocebo. Je me suis même demandée si vous aviez reçu des menaces.
    Alors, moi, qui ne suis pas une scientifique, j’ai fait une expérience de souris de laboratoire. J’ai testé sur mon propre corps.
    Au bout de 7 mois et demi. C’est pas que je suis patiente, c’est que je ne regarde pas la télé.
    Quelques jours d’euthyrox, et je revis. Mais ce qui s’appelle revivre ! Alors à mon tour de faire des suppositions :
    cas 1 : c’est une allergie à quelque chose, explication de bon sens pour ces différences de réaction à la nouvelle formule, et disparition aussi rapide des symtpômes.
    cas 2 : je vous anticipe : effet placebo. Vraiment impressionnant alors. Et je pose cette question ; suis-je en droit d’exiger d’être soignée par l’effet qui fait de l’effet ?
    Je n’ai plus de thyroïde, j’ai besoin de prendre une substitution et j’ai le droit à une vraie vie.
    Au bout de 8 mois d’épuisement (l’épuisement n’est pas la fatigue), que vous et les autres me preniez pour une idiote ne me fait plus ni chaud ni froid, par contre j’exige d’être soignée avec ce qui me fait de l’effet, que vous le considériez placebo ou non.
    C’est ma vie, c’est mon corps.

    • Bonjour,
      Tout d’abord, je vous rassure, je n’ai subi aucune menace.

      Comme vous le dite, je suis un scientifique. En tant que scientifique, j’étudie les options en fonction de leurs probabilité. Il est hautement probable que les effets soient liés à un problème d’absorption de la lévothyroxine. La probabilité d’une allergie ou intolérance à un excipient, largement utilisé par ailleurs, est très faible. C’est mon seul constat. Je n’ai pas dit que c’était impossible. Je suis d’ailleurs très ébranlé par le nombre de témoignages concordant sur des effets secondaires qui ne sont pas classiques en cas d’hyper ou d’hypo.

      Vous avez le droit de demander à être soignée par le médicament qui vous réussit, c’est d’ailleurs de le sens de la décision du juge de Toulouse.

      Seriez-vous par ailleurs d’accord pour faire de la science ? Si vous ne vivez pas seule, demandez à un proche de vous donner au hasard de l’Euthyrox ou du Levothyrox (nouveau) que vous prendrez les yeux fermés. Il notera ce qu’il vous a donné dans un carnet et vous noterez dans un autre carnet ce que vous avez ressenti. Le résultat est parfois surprenant. C’est la raison pour laquelle les études scientifiques sont faites en double aveugle : ni le patient ni le médecin ne savent quel médicament est pris.

      Je suis sérieux, je serais très intéressé par le résultat de cette petite étude qui n’est pas destinée à vous contredire, mais à faire avancer scientifiquement le débat.

      Vous n’imaginez pas le nombre d’electrosensibles qui ressentent d’authentiques troubles à côté d’un appareil dont ils ne savent pas qu’il est débranché.

    • (réponse de sara)
      Docteur,
      j’ai déjà pris le nouveau lévothyrox en aveugle pendant 5 mois...
      et en effet soit disant nocebo pendant deux mois et demi.
      J’ai eu une maladie de Basedow : pendant 3ans, j’ai été équilibrée 6 mois.
      Les effets de l’hyper et de l’hypo sont en mémoire dans chacune de mes cellules, l’effort sur-humain pour vivre au quotidien inscrit au fer rouge.
      Je viens de le revivre pendant 7 mois et demi, à la différence près que mon médecin a balayé d’un revers de main tous mes dires. Alors, je me suis débrouillée toute seule.
      Je n’avais rien contre le nouveau lévothyrox, rien contre mon médecin et pas de révolte particulière contre notre société.
      Aujourd’hui, je suis heureuse, comme vous n’avez pas idée. Chaque jour, me traverse cette joie sauvage de sentir mon corps en pleine forme, je mesure avec émerveillement la chance d’avoir une bonne santé, je réalise combien je prenais ça comme un dû, quand c’est un trésor inestimable. Je danse à nouveau, je chante, je ris.
      Je me suis crue précocement vieille, et je me redécouvre seulement en vie. Non, je ne suis pas scientifique, mais concrète, pragmatique.
      Vous comprendrez que je préfère savourer mon bonheur de vivre à celui de faire des expériences. D’autant que ce bonheur m’est compté, je ne sais pas combien de temps je pourrai prendre le médicament qui me convient.
      Néanmoins, je ne peux résister à vous poser une question : si c’était un problème d’absorption, nous serions dans le contexte de déséquilibre thyroïdien, non ? Il ne me semble pas que les déséquilibres thyroïdiens se récupèrent en 6 à 10 jours. Dans l’observation de mes propres réactions, il faut bien 15 jours pour commencer à avoir un mieux. 6 symptômes ont disparu entre le 6ème et le 12 ème jour d’euthyrox, c’est à dire que même avec une meilleure absorption, l’euthyrox n’est pas encore dans mon organisme. Si j’ai bien compris, n’est-ce pas, le principe de la substitution. Alors, qu’en présence d’une allergie, il suffit de retirer l’allergène, pour que les réactions disparaissent. C’est ce que j’ai cru comprendre, je n’ai aucune compétence médicale. Vous rectifierez ce qui est nécessaire.
      Je ne crois pas à l’effet placebo parce que je n’avais aucune idée préconçue sur ce qui allait se passer. Je n’ai pas l’habitude de mettre en doute les paroles des scientifiques. J’avais envisagé le cas où il ne se passerait rien de différent. Je ne cherche pas la cause, moi. Je cherche à sauver ma qualité de vie.
      C’est une longue réponse docteur pour simplement vous dire non. Mais elle aura au moins le mérite d’illustrer qu’un patient qui va bien dit qu’il va bien !

    • D’autre part, votre expérience n’aurait rien de scientifique puisque les effets ne se produisent pas dans la journée qui suit la prise. Et qu’ils n’ont pas de délais mathématiques pour survenir.
      Je ne vois pas l’idée sous-jacente à cette proposition.

    • Bonjour,
      Je comprends vos réticences, mais si le nouveau lévothyrox présente un composé toxique pour certains utilisateurs, cette expérience permettra de le démontrer, même si l’effet n’est pas immédiat. Je vous promets que c’est ainsi que l’on procède.

      Je précise que je n’ai aucune idée préconçue sur le résultat de cette expérience. Mon but n’est pas de prouver un éventuel effet nocebo/placebo, mais de suivre les enseignement de Claude Bernard, père de la médecine scientifique : faire une hypothèse, et mettre une place un protocole permettant de la prouver ou de l’infirmer.

      Je suis comme vous très ébranlé par les nombreux témoignages de patient.e.s qui ont subi des effets secondaires importants, peu évocateurs d’hypo ou d’hyper, alors qu’ils ou elles ne savaient pas que la composition avait changé. Mais ce n’est pas une preuve pour autant. Statistiquement, sur 3 millions de personnes, on s’attend à en voir au moins 3000 souffrir de symptomes bizarres sans raison évidente et en dehors de toute médication. C’est ce qu’on appelle un "bruit de fond". La science tente d’éliminer ce qui est lié au bruit de fond ou au hasard pour mettre en évidence ce qui est lié à une relation de cause à effet.

    • En matière de recherche scientifique, il y a surement mieux à faire que de soumettre un patient dont l’organisme a été déjà bien malmené durant plusieurs mois au test que vous suggérez pour démontrer un effet placebo ou nocebo qui ne sont d’ailleurs plus à démontrer mais qui n’ont rien à voir avec le scandale actuel du levothyrox. Trois millions de patients ont déjà servi de cobayes à Merck pour tester cette nouvelle formule avant sa diffusion sur le marché mondial ; ils ont surtout besoin maintenant de trouver un traitement adapté et pas à continuer à servir ce genre d’essais.
      Par contre, j’ose espérer que, depuis la mise en évidence de ce scandale, des scientifiques dont la recherche fondamentale porte sur les hormones thyroïdiennes, sans aucun intérêt avec l’industrie pharmaceutique, se sont saisis de ce mystère à éclaircir.
      « Pourquoi cette nouvelle formule du levothyrox induit-elle des symptômes d’hypo ou d’hyper (ou autres) avec une intensité sans commune mesure avec un simple défaut de dosage alors que les taux T4 et T3 des patients n’ont pas bougé ? »
      Cela aurait bien mérité, selon moi, une expérimentation animale avant cette étude réalisée sur les humains, quoi qu’en disent les défenseurs des animaux.
      Etrange d’ailleurs que des biologistes du domaine concerné ne se soient pas exprimés sur le sujet, à moins que ce ne soit prématuré au regard de leurs études en cours. Je l’espère.

    • Docteur, (et à tous les médecins qui passent par là)

      Je vais à mon tour vous proposer une expérience : pendant quelques minutes, autant que nécessaires pour que votre intelligence fasse le tour de la question, faites comme si vous accordiez totalement foi à mon témoignage. Faites comme si , pour vous, il était objectivement vrai. Eliminez la variable nocébo. Dépouillez-vous de tout ce que vous savez (je sais c’est surhumain pour un médecin). Une observation sans aucun commentaire de ce que je vous dis vivre. Ne gardez que votre esprit scientifique et votre désir de médecin de me rendre la santé.
      Quelles questions vous viendraient ? Quelles hypothèses émettriez-vous ? Que me conseilleriez-vous ?
      Pas pour faire avancer la science, n’est-ce pas, mais pour améliorer ma vie parce que vous êtes médecin avant tout.
      Je ne vous demande même pas de me répondre, seulement de le faire, honnêtement de vous à vous.
      Etes-vous capable de vous demander ce que serait votre analyse si vous retiriez le paramètre nocébo que vous et la quasi totalité de vos confrères avez adopté comme une hypothèse de départ incontournable ?

      Et peut-être alors que le bruit de fond qui se ferait entendre serait celui de médecins qui se lèveraient pour défendre leurs patients plutôt que de défendre la science.

      Je vous remercie pour cet espace d’expression.

    • Bonjour
      Je ne peux pas faire ce que vous dites en gardant un esprit scientifique, car la science se construit sur les cendres du bon sens à partir d’un apprentissage long.

      Si j’oublie toute formation et démarche scientifique, je pense : "ces salopards de Merck ont empoisonné des pauvres cobayes et il faut les forcer à refaire de l’ancien levothyrox"

      Je ne sais pas en quoi ça vous avance...

      Je dénie votre accusation d’avoir placé l’effet nocebo au premier plan, cet article et le précédent devraient vous en convaincre.

      En revanche, je veux bien vous donner le conseil qui est le mien pour mes (rares) patients en difficulté : passez à la L Thyroxin Sanofi.

    • Bonsoir M Dupagne,

      " passez à la L Thyroxin Sanofi."

      Bravo, c’est exactement ce que les grands pontes attendent, et qui était prévu au programme !
      Il faut bien renvoyer l’ascenseur, hein ?

      Si j’étais a côté de vous, je vous aurais coupé les bretelles ! :)

      " "ces salopards de Merck ont empoisonné des pauvres cobayes et il faut les forcer à refaire de l’ancien levothyrox". J’aime beaucoup cette phrase. :)

      Que les salopards restent ou ils sont, qu’un autre labo nous sorte une formule identique a l’ancien Lévo, avec le moins d’excipients possible. Est ce demander la lune ?

      Bien à vous toutes, tous,

    • Mais je n’insulte personne et certainement pas le labo Merck.
      Je leur suis reconnaissante de l’ancienne formule et de l’euthyrox.
      Vous me confondez avec d’autres patients qui hurlent des mots excessifs, que je ne partage pas. Mais combien je comprends que la douleur physique et psychique qui se heurte à un dédain condescendant, à un déni généralisé puisse hurler de travers. Que la douleur qui ne se voit pas de fin cherche des responsables où elle peut. Encore faut-il connaître cette douleur propre aux maladies thyroïdiennes, aux difficultés de la substitution. Ces maladies qui, ne mettant pas en péril le pronostic vital, intéressent fort peu les médecins.
      Non, je n’insulte personne, j’interroge. Je témoigne, j’observe et je constate. Je suis un être humain capable de saisir les failles d’un raisonnement, de constater l’absence de réponses à mes questions, et d’observer mon propre corps.
      Votre article ne met pas en avant l’effet nocébo mais vos commentaires le font.
      Quand je m’informe sur un sujet, je lis tout, je cherche les sources, je vérifie le contexte. Je n’extrait pas une phrase de son contexte pour lui faire dire ce que je veux.
      Pour conclure, ce qui m’interroge le plus c’est la position de l’ANSM et des médecins de mon pays. Et je ne les insulte pas non plus.
      Sara

    • Merci a Sylviane,

      Qui déplore l’inertie de l’ANSM en cas de crise sanitaire et qui m’a appris quelque chose que je ne savais pas , je cite " L’ANSM est financée à 80% par les taxes payées par les laboratoires, notamment celle prélevée pour l’autorisation de mise sur le marché d’un produit. "

      Ecrit en 2016, mais étrangement prophétique ;en tout cas, rien ne semble avoir changé.

      Ici ---> https://www.usinenouvelle.com/artic.....philippe-courtois.N387833Lien qui quitte ce forum et ouvre une nouvelle fenêtre

    • Passez à la l-thyroxin, on voudrait bien ! Encore faudrait il qu’on puisse s’en procurer et à tous les dosages, ce n’est pas le cas, rupture de stocks, les pharmacies ne sont pas approvisionnées, faut passer commande, et être sur liste d’attente, ou sont les 4 alternatives promises depuis octobre ?
      De qui se moque t’on ?

      Mais le coup est bien ficelé, pour calmer la grogne des malades, on promet des alternatives et le tour est joué, tous ces petits malades vont bien finir par la bouffer la nouvelle formule, de gré ou de force.
      De biens vilains mensonges par intérêt, à vomir.

  • Merci pour l’article très complet, un véritable travail d’orfèvre qui vient confirmer mes suppositions, cette affaire a été bien mal gérée par les pouvoirs publics et il nous faut un nouveau paradigme en terme de bio-équivalence pour certains médicaments.
    Du boulot pour les pharmacologues !

  • Je me marre de voir ce pauvre Dupagne confronté maintenant à tous ces rageux qui n’ont de cesse de bondir sur tout ce qui peut servir de punching ball...

    Ces gens là ne méritent que ce qu’ils ont envers les autres : du mépris.

    Et vive la science !!!

  • Bonjour,

    L’endocrinologue et membre de l’Académie de médecine Philippe Bouchard assure que la polémique sur les effets secondaires de la nouvelle formule du Levothyrox n’a pas de réalité physiologique.

    http://www.europe1.fr/emissions/l-invite-d-europe-soir/levothyrox-les-effets-secondaires-de-la-nouvelle-formule-nont-toujours-pas-ete-demontres-3504806

    Bien à vous,

    • Dommage que ces informations dépassionnées mettent tant de temps à nous parvenir.

      Là où je ne partage pas l’avis de l’endocrino, c’est sur le manque d’information. On n’a jamais été autant emmerdés POUR RIEN depuis l’avènement de notices à rallonge. Trop d’infos au quidam livre les plus fragiles à l’effet nocebo...Tout le monde veut être informé de tout, encore faut-il être en capacité de comprendre...et en matière médicale, lire TOP SANTE ne rend pas pour autant sachant.

      Allez, on parle de glyphosate maintenant ? Autre admirable machination médiatique !

    • Continuer donc a dormir. Vous ne devez pas avoir d’enfants ou ne pas les aimez assez ! Tout est a disposition pour pouvoir nous informer, encore faut il faire l’effort de le vouloir.

      Une enquête redoutable sur l’invasion effrayante des produits chimiques dans notre quotidien et notre environnement.

      C est un livre sans précédent. Jamais on n’avait essayé de réunir tous les points pour faire enfin apparaître le dessin complet. Comment en est-on arrivé là ? Comment et pourquoi l’industrie chimique a pu libérer dans l’ eau, dans l’air, dans le sol, dans les aliments, et jusque dans le sang des nouveau-nés plus de 70 millions de molécules chimiques, toute différentes les unes des autres ?

      Quels sont les liens entre le temps des alchimistes et celui du prix Nobel de chimie Fritz Haber, grand criminel de guerre ? D où viennent Bayer, BASF, Dow Chemical, DuPont, Rhône-Poulenc ? Comment est-on passé de la bakélite des boules de billard et des combinés du téléphone au nylon, puis au DDT et aux perturbateurs endocriniens ?

      Pourquoi des maladies comme le cancer, l obésité, le diabète, Alzheimer, Parkinson, l’asthme et même l’autisme flambent toutes en même temps ? Qui est Théo Colborn, la Rachel Carson du 21ème siècle ? Pourquoi l’ OMS, la FAO, l’ONU ne bougent-elles pas ? Pourquoi les agences de protection françaises regardent-elles ailleurs ?

      Comment les normes officielles ont-elles été truquées ? Que contient vraiment l’eau dite potable ? Comme les transnationales ont-elles organisé une désinformation planétaire sur cet empoisonnement universel ? Y a-t-il une chance de s en sortir ?

      Pour la première fois, tout le dossier est enfin rendu public. Il est effrayant, mais un peuple adulte n a-t-il pas le droit de savoir ? Ce livre, qui donne des noms, des faits, des accointances, ne peut rester sans réponse. C est l’heure de se lever.

      Un empoisonnement universel : comment les produits chimiques ont envahi la planète. Fabrice Nicolino.

      Notre maison brûle et nous regardons ailleurs !

  • 14 morts... pour l’instant...
    Sans parler des morts silencieuses dans les ehpad,
    déjà fragiles du cœur... (la Tachycardie faisant partie des nombreux effets indésirables du new-lévothyrox)
    Nocébo ?... Mais de qui se moque t’on !!?...
    De dizaines de milliers d’hystériques influencées par les médias...
    Quelle bassesse, quel manque de respect, quelle injustice, pour ces gens qui ne demandaient rien à personne, si ce n’est de rester stabilisées avec leur traitement, comme depuis des années qu’elles le prenaient... Allez demander aux chiens et aux chats (soignés au new-lévothyrox) pourquoi ils on perdu leurs poils, leur appétit et leur vigueur... expliquez leur que c’est les médias et l’effet de masse qui les rends malades......
    Merk a merdé, point !... Mais tout rentrera dans l’ordre, pour eux, comme pour vous, soyez rassurés, dormez bien braves gens !!...
    Les précédents dans l’empoisonnement massif n’auront servi à rien, si ce n’est à rendre les boutiquiers (et leurs sbires) encore plus futés et mesquins......

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Ajouter un document

La nouvelle version du site ne permet malheureusement plus de réagir spécifiquement à un message. Pour répondre à un contributeur, copiez et citez un extrait de son message et mentionnez son nom dans votre commentaire.