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Pourquoi met-on des adjuvants dans les vaccins ?

Aluminium, Squalène : les adjuvants vaccinaux expliqués à ma fille

samedi 19 septembre 2015, par Dominique Dupagne

Les adjuvants sont au centre de la polémique sur la vaccination. Les vaccins obligatoires ne sont plus disponibles sans aluminium, ce qui choque de nombreux parents. Pour que chacun puisse comprendre les enjeux de ce débat, voici un nouveau "Dialogue avec ma fille" qui tente d’expliquer avec des mots simples pourquoi nos vaccins contiennent presque tous de l’aluminium.

Dis-moi papa, où est-ce que je peux trouver des vaccins sans adjuvants ?

Hum... Assieds-toi, il faut que je t’explique d’abord pourquoi on met des adjuvants dans les vaccins. C’est un peu long, mais tu verras, c’est facile à comprendre.
Tu connais le principe de la vaccination ?

Je crois, oui : on injecte un microbe mort et comme ça le système immunitaire le reconnaît et il fabrique des anticorps contre lui, et si on tombe sur le même microbe plus tard, il se fait dézinguer par nos anticorps ?

Exactement ! En fait, on peut même utiliser un microbe vivant, mais suffisamment affaibli pour le rendre inoffensif. Ce mutant va provoquer une mini-infection, sans gravité, mais suffisante pour créer une bonne immunité. On appelle ça un vaccin vivant atténué. Il n’y a pas besoin d’ajouter un adjuvant pour le rendre efficace.

Ah ben voilà ! Super ! C’est ceux-là que je veux !

C’est super en effet, car comme ces vaccins vivants provoquent une véritable infection, bénigne bien sûr, l’immunité qu’ils induisent est forte et presque toujours définitive.
Malheureusement, on ne peut pas produire de microbe affaibli pour toutes les maladies, et parfois, ce microbe affaibli peut quand même redevenir dangereux.

Comment ça dangereux ?

Dans les années 50, au début de la vaccination contre la polio, on avait un vaccin vivant buvable : le virus atténué était dans un liquide dont il suffisait d’avaler une goutte. Non seulement l’enfant s’immunisait contre la polio sans piqûre, mais comme le virus du vaccin était contagieux, il vaccinait les autres enfants autour de lui en leur refilant le virus atténué ; le vaccin idéal !

Mais on ne l’utilise plus dans les pays où la polio a disparu : une fois sur un million, il arrivait que le virus polio atténué présent dans le vaccin provoque quand même une paralysie ! [1]

Pour d’autres maladies, comme la rougeole, les oreillons ou la rubéole, on dispose d’un vaccin vivant atténué injectable très efficace et sûr, c’est pour ça qu’il n’y a pas de rappel [2]

Mais pour la majorité des autres maladies infectieuses, on est passé aux vaccins inertes car il est très difficile d’obtenir un virus atténué stable et sans danger.

Inertes ? C’est quoi ça ?

Ce sont les vaccins dont tu me parlais au début, qui ne contiennent que des extraits de microbes tués. On prend une culture de bactéries ou de virus, on les tue, on les passe au mixer, on ajoute un conservateur, et on les injecte, ça suffit en général pour stimuler le système immunitaire qui va créer des anticorps contre ce microbe. Avec ces vaccins inertes, plus de risque de choper une infection due au vaccin puisqu’il n’y a plus de microbes vivants dedans ! Comme ça stimule moins le système immunitaire qu’un microbe vivant, il faut refaire le vaccin régulièrement pour lui rappeler qu’il est nécessaire de garder en mémoire les anticorps dirigés contre ce microbe. C’est pour ça qu’on appelle ces injections répétées des rappels.

Et les adjuvants alors ?

Au début, il n’y en avait pas. Mais dès 1925, on a eu un problème avec les vaccins contre le tétanos et la diphtérie. Ces maladies sont dues à une toxine sécrétée par des bactéries, et ne sont pas immunisantes, c’est à dire que l’on peut faire plusieurs fois la maladie. Impossible de vacciner avec les bactéries tuées. En revanche, Gaston Ramon a réussi à fabriquer une toxine neutralisée, appelée anatoxine. En injectant l’anatoxine inoffensive, on vaccine contre la toxine qui sera détruite par nos anticorps. C’était une bonne idée, mais Ramon et ses collègues ont eu un problème : leurs anatoxines étaient trop "propres"

Comment ça trop propres ?

Il se trouve que notre système immunitaire est bien fait, et tant mieux pour nous. Il ne se déclenche pas chaque fois qu’on le met en contact avec une molécule inconnue, et heureusement car sinon, nous serions allergique à tout ! En fait, pour que notre système immunitaire s’intéresse à un "alien", il faut qu’il y ait aussi des traces d’agression, c’est à dire une inflammation ; son comportement est celui d’un bon flic : le type louche qui n’emmerde personne, il le tient à l’oeil sans plus ; le type louche qui traîne à côté d’une voiture qui brûle, il l’embarque pour vérification d’identité et prise d’empreintes.

Et donc, en injectant une anatoxine purifiée, il ne se passait pas grand chose, et notamment peu ou pas de réaction immunitaire. On a alors répété les injections de rappel pour augmenter la stimulation immunitaire ; mais ça ne suffisait pas.

Et c’est là qu’arrivent les adjuvants ?

Exactement. Gaston Ramon s’est dit "Et si on faisait semblant qu’il y ait une infection ?". Malin ! Il a eu l’idée de mélanger du pus à son anatoxine pour tenter de faire réagir le système immunitaire en simulant une infection.

Du pus ! C’est dégueulasse !

Assez, oui, mais c’était chez des chevaux qu’on vaccinait pour produire du sérum antitétanique [3], et ça marchait pas mal.

Mais comme tu le dis, c’était dégueulasse et inapplicable chez l’homme. Alors tout le monde s’est mis à chercher des adjuvants plus acceptables, capables de créer un inflammation suffisante au point d’injection pour tromper le système immunitaire et le convaincre de s’intéresser à l’anatoxine tétanique qui laissait le système immunitaire indifférent. On est en 1926.

Deux produits sortent rapidement du lot : l’aluminium et l’huile. L’huile provoquait des réactions locales assez violentes, et pendant très longtemps, elle n’a été utilisée que dans les vaccins vétérinaires. L’adjuvant qui a gagné la bataille chez l’homme est l’aluminium. Il marchait tellement bien que presque tous les fabricants de vaccins l’ont utilisé depuis sans se poser de question.

Seuls les vaccins du laboratoire Pasteur contenaient du phosphate de calcium et pas d’aluminium. Mais il y a eu la grande valse des rachats de laboratoires pharmaceutiques : Mérieux a racheté Pasteur Vaccins, Aventis à racheté Mérieux, et Sanofi a finalement racheté Aventis.

Suite à ces fusions et à de sombres histoires de gros sous ou de rationalisation industrielle, le nombre de vaccins sur le marché a été divisé par trois. Le seul vaccin Diphtérie-Tétanos-Polio qui ne contenait pas d’aluminium a été retiré du marché par Sanofi, au prétexte d’effets indésirables plus importants et d’une efficacité insuffisante.

Mais personne ne s’est intéressé aux effets indésirables de l’aluminium ?

Et bien non, ou quasiment personne. C’était un sujet tabou, et le fait que l’injection répétée d’un métal puisse avoir des effets secondaires sérieux était considéré comme absurde. Enfin c’était ce qu’ont dit pendant des années les spécialistes (qui étaient financés par les fabricants de vaccins...).

Hum, ça ne change pas... Et ça a duré longtemps ?

Quasiment 60 ans. C’est le vaccin contre l’hépatite B qui a fait naître le doute. C’était le premier vaccin produit à partir de cellules vivantes génétiquement modifiées. Pour éviter d’utiliser un jus de microbes qui contenait pas mal de saloperies, les industriels sont passés au génie génétique ! Des cellules de hamster ont été modifiées et cultivées pour produire des antigènes du virus de l’hépatite B. C’était plus propre, même si le côté OGM n’a pas plu à tout le monde.

Mais on a eu le même problème que Ramon avec ses anatoxines : un produit trop propre, donc peu stimulant pour le système immunitaire. Et donc, on a mis de l’aluminium, et comme ça ne suffisait pas, on a recommandé l’injection du vaccin dans le muscle de l’épaule, plus réactif et non dans la graisse sous la peau (sous-cutanée) comme on le faisait pour les autres vaccins inertes.

En 1991, des millions d’adultes ont reçu plusieurs injections intramusculaires d’un vaccin contenant de l’aluminium, et certains ont commencé à se plaindre de douleurs ou de fatigue chronique. Pire, le vaccin contre l’hépatite B est alors accusé de favoriser la sclérose en plaque et d’autres maladies rares appelées auto-immunes !

Et alors, c’est vrai ça ?

C’est compliqué. Si l’on regarde au microscope une biopsie de muscle prélevé à l’endroit où le vaccin a été injecté, on trouve une l’inflammation appelée myofasciite à macrophages, mais c’est assez logique car l’aluminium était justement destiné à créer une inflammation locale pour permettre au vaccin de prendre. Par ailleurs, la survenue de maladies graves chez les vaccinés est très rare, et pas nettement plus fréquentes que chez les non-vaccinés. Les statistiques sont donc difficiles à interpréter : tout ce que l’on peut dire, c’est que si des accidents graves dûs à l’aluminium existent, ils ne touchent pas plus d’une personne sur 100.000 tous les ans. C’est peu, mais c’est beaucoup pour les personnes en question !

Le problème, c’est que les vaccinologues ont oublié de réfléchir.

C’est à dire ?

Je te rappelle le principe de l’adjuvant : simuler une infection en créant une inflammation locale, pour que l’antigène contenu dans le vaccin soit pris au sérieux par le système immunitaire. Dans l’immense majorité des cas, tout se passe bien, l’inflammation artificielle disparaît après quelques semaines, et notre organisme s’immunise contre l’antigène du microbe et seulement contre lui.

Et dans les autres cas ?

C’est pas bon... En fait, chez certaines personnes, sans doute génétiquement prédisposées, l’inflammation artificielle créée par l’adjuvant dans l’organisme peut mal tourner et avoir des conséquences graves. On regroupe depuis 2010 ces accidents sous le nom barbare de syndrome auto-immunitaire/inflammatoire induit par les adjuvants (SAIA). C’est très très rare, mais c’est comme quand tu jettes un mégot de cigarette par la fenêtre de ta voiture. Dans 99,99% des cas, il ne se passe rien ; mais si tu fais ça en été dans une pinède par jour de grand vent, tu peux provoquer un feu de forêt dramatique ! Le problème avec les adjuvants, c’est qu’on ne voit rien "par la fenêtre", c’est à dire qu’on ne sait pas identifier les sujets qui risquent des complications liées à l’adjuvant.

Et c’est qui ces sujets ?

Ce sont des gens chez qui l’inflammation induite par l’adjuvant va provoquer une erreur de cible du système immunitaire. Je reprends ma comparaison avec le type bizarre mais innocent qui traîne dans la rue à côté de la voiture incendiée. Quand les flics arrivent, ils l’embarquent, prennent ses empreintes et les conservent dans leur fichiers. Le type va s’en sortir faute de preuve. Mais si tu remets le feu à une autre voiture un mois après au même endroit, toujours à côté de lui, il risque d’être condamné à tort. C’est d’ailleurs pour ça que les réactions graves aux adjuvants sont souvent plus violentes lors d’un rappel de vaccin que lors de l’injection initiale.

J’ai rien compris…

Je te l’explique autrement : en mettant un adjuvant pour créer une inflammation et dire au système immunitaire “Eh ! Regarde bien autour du feu, là, y’a un truc louche dont tu devrais t’occuper”, on risque de faire également passer pour dangereux des constituants inoffensifs de l’organisme qui sont au même endroit. C’est-à-dire que le système immunitaire va fabriquer des anticorps contre ses propres constituants ! On appelle ça des maladies auto-immunes, et une fois que c’est lancé, ça peut aller très loin !

Et ben alors c’est facile de savoir si un adjuvant est dangereux, il suffit de compter les maladies auto-machin chez les gens vaccinés !

Et bien non, malheureusement, c’est plus difficile que ça. Ces maladies auto-immunes existaient bien avant les vaccins. Donc, comme elles surviennent aussi chez les non-vaccinés, ce qu’il faut déterminer, c’est s’il y a plus de maladies auto-immunes chez les vaccinés que chez les non-vaccinés, et là, ça devient coton.

Ah bon ? Et pourquoi ?

Parce que si la maladie favorisée par l’adjuvant est très rare, il faut suivre énormément de gens pour mettre en évidence une différence. En plus, il peut y avoir des biais, c’est à dire qu’il est possible que les gens qui choisissent de se faire vacciner soient différents de ceux qui ne le souhaitent pas. Les comparer est alors problématique [4].

Et alors, on les a faites ces études ?

Oui, mais surtout avec les adjuvants huileux, pas trop avec l’aluminium

Et ça donne quoi ?

Pour le vaccin Pandemrix (contre la grippe de 2009), on a constaté qu’une maladie neurologique très rare, la narcolepsie, était 14 fois plus fréquente chez les enfants vaccinés. Plus récemment, une étude portant sur 2 millions de jeunes filles a montré que le vaccin Gardasil (celui contre le cancer du col) multipliait par 4 le risque de syndrome de Guillain-Barré.

C’est quoi ça ?

Une paralysie plus ou moins étendue. Heureusement, ça régresse complètement dans la grande majorité des cas, mais ça fait peur. Et puis c’est très rare : si on vaccinait toutes les adolescentes françaises, cela correspondrait à 4 à 6 cas supplémentaires de Guillain-Barré tous les ans. La même étude a montré que cette vaccination augmentait légèrement le risque de maladies inflammatoires de l’intestin, mais c’est moins net. Pour les 12 autres maladies auto-immunes analysées dans cette étude, il n’y a pas eu d’augmentation significative des cas chez les vaccinées [5].

Ben dis donc, c’est pas emballant tout ça !

N’exagérons rien. Lorsque le vaccin est indispensable et sauve des dizaines ou des centaines de vies tous les ans, c’est un risque qui peut être accepté. Il n’y a pas de médicament sans danger. Le problème, c’est pour les vaccins dont on pourrait se passer. À force de multiplier des vaccins d’intérêt discutable et de créer à chaque fois une inflammation à l’aluminium pour stimuler le système immunitaire, on pourrait bien arriver à faire plus de mal que de bien.

Je te donne un exemple : si tu accompagnes ton fils à l’école en voiture, il a moins de risque de se faire agresser, mais il a plus de risque d’être blessé dans un accident, or les accidents de voiture sont plus fréquents que les agressions. Donc, tu lui fais courir plus de risques. Parfois, on fait pire en croyant faire mieux. Ce qui est important avec les médicaments et les vaccins, c’est ce qu’on appelle le rapport bénéfice/risque. Il faut que la protection apportée contre la maladie soit nettement supérieure au risque que faire courir le vaccin.

Et on pourrait pas revenir aux vaccins sans adjuvant ?

Si, mais il faudrait y mettre plus de conservateurs [6], ou faire des rappels plus fréquents… Il n’y a pas de solution parfaite, et ça mériterait des recherches. Malheureusement, le chiffre d’affaires de la vaccination se compte en milliards d’euros, et quasiment toutes les recherches sont financées par les industriels des vaccins.

Il n’y a pas de recherche publique ?

Quasiment plus, en dehors de l’étude sur le vaccin du cancer du col dont je viens de te parler. C’est pour ça que les publications sur les risques des adjuvants sont très rares. Un spécialiste des vaccins qui publierait un article sur les dangers de l’aluminium a intérêt à le faire juste avant sa retraite, sinon, il n’aura plus jamais de financement, ne sera plus invité aux congrès, et sera bon pour poursuivre ses recherches tout seul dans sa cuisine !

Dans la mesure où la vaccination est globalement un bienfait, ce qui est vrai, toute critique est présentée comme un blasphème. Il existe une véritable Église de Vaccinologie qui est prête à excommunier tous les renégats qui osent exprimer une réserve sur un vaccin ou un adjuvant ; malheureusement, les ministres de la santé et les dirigeants sanitaires français sont souvent des membres militants de cette Église, parfois pour des histoires de fric : l’industrie du vaccin arrose large, elle en a les moyens.

Pour le vaccin contre le cancer du col de l’utérus, on attend toujours la preuve qu’il diminue les cancers. Or, si toutes les adolescentes étaient vaccinées, il en coûterait 100 millions d’euros par an à la sécurité sociale ! Et certains commencent à parler de vacciner les garçons... Difficle de calculer un rapport bénéfice/risque quand le bénéfice est encore hypothétique.

Bon ben alors je fais confiance à qui ?

À moi bien sûr ;-)

Je ne plaisante qu’à moitié. C’est vrai que je plains les gens. Entre les antivaccinaux primaires et leur fatras de conneries et l’Eglise de vaccinologie qui ne fait pas beaucoup mieux, il y a de quoi être totalement perdu. En fait, les gens font comme toi : ils prennent l’avis de quelqu’un en qui ils ont confiance, c’est peut être la moins pire des solutions.

Ce qu’il faut retenir, c’est que :
- Les accidents sérieux liés aux adjuvants sont très très rares,
- Les vaccins constituent un des plus grands progrès de la médecine ; toute personne qui conteste cette évidence n’est pas crédible.
- Certains vaccins sont indispensables : polio, tétanos, diphtérie, coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole.
- Certains vaccins posent plus de problèmes qu’ils n’en résolvent : BCG, varicelle, rotavirus
- Les autres vaccins infantiles sont optionnels. Si tu mets un casque en plus de la ceinture de sécurité à tes enfants à l’arrière de la voiture, tu les protèges mieux, c’est sûr ; mais bon, on s’arrête où ? Et à chaque fois, c’est une nouvelle giclée d’adjuvant…

Ce qui est le plus insupportable, c’est la globalisation : à en croire Marisol Touraine, on devrait être soit pour, soit contre la vaccination en général. Or il en est des vaccins comme de tous les médicaments : certains sont utiles, d’autres néfastes, d’autres sans grand intérêt.

Et puis j’aimerais bien savoir pourquoi on ne peut pas revenir aux anciens vaccins DT Polio sans aluminium qui ont donné toute satisfaction pendant des années.


[1Paradoxalement, l’usage généralisé de ce vaccin buvable dans un pays ou la polio a été éradiquée (grâce à lui) aboutirait à un situation absurde : tous les nouveaux cas de poliomyélite (1 ou 2 par an au maximum pour tout la France) seraient dus au vaccin ! Il n’est donc utilisable que dans les pays où la polio reste fréquentee.

[2Si on recommande une deuxième injection ROR, c’est juste au cas où le premier vaccin ne serait pas parvenu à provoquer l’infection bénigne protectrice. C’est une revaccicnaton de sécurité et non un rappel.

[3Les chevaux était vaccinés et donc immunisés contre la toxine tétanique. Leur sérum contenait beaucoup d’anticorpts contre cette toxine, et il était injecté aux malades car la vaccination aurait été trop lente à agir face à une maladie débutante.

[4Imaginez que le vaccin soit cher et remboursé partiellement par l’Assurance-maladie. Il risque d’y avoir plus de riches chez les vaccinés et plus de pauvres chez les non-vaccinés. Imaginons alors que la maladie étudiée soit favorisée par la consommation de caviar (sans qu’on le sache). On trouvera plus de malades chez les vaccinés, mais pas à cause du vaccin, à cause de leur consommation de caviar. On appelle ça un biais statistique, ou plus précisément un facteur de confusion. Beaucoup de gens, y compris chez scientifiques, ont du mal à comprendre cette cause fréquente d’erreur d’interprétation des statitistiques.

[5Ce qui ne veut pas dire, contrairement à ce qui est affirmé dans la presse, que le vaccin n’augmente pas le risque de survenue de ces maladies. Cette étude montre que le risque accru de maladie auto-immune, s’il existe, est trop faible pour être mis en évidence dans une étude portant sur 2 millions de jeunes filles, ce qui est tout de même très rassurant.

[6Les conservateurs sont destinés à empêcher le vaccin de s’altérer, malgré sa conservation au froid. On a beaucoup parlé du mercure, mais les vaccins destinés aux enfants n’en contiennent plus.

Messages

  • Faudrait également parler à votre fille de posologie, de pharmacocinétique, de notre très sérieuse pharmacovigilance et de comment les anticorps crées par l’anatoxine tétanic vont allés s’occuper de la véritable toxine (sécretée par une bacterie anaerobie strict) qui évolue dans la gaine des nerfs pour rejoindre le système nerveux central. il serait bon également de lui parler de l’influence du niveau de vie , d’hygiène , de l’alimentation, du tout à l’égout , du traitement de l’eau par le chlore , où encore de notre si vilaine fièvre qui tue le virus de la polio passé 39° . On peut également lui parler de ce vilain sorcier le Pr delbet et de son élève qui dans leur salle de torture aurait apparemment fait survivre des personnes par l’injection de chlorure de magnésium et de la vitamine C.

    • Bonjour,
      J’aurais pu, bien sûr, détailler tout cela sur les anatoxines, mais le but était d’être pédagogique et accessible à tous, c’est le format "la médecine racontée à ma fille". Quant à la suite, je m’attends à me faire traiter de dangereux antivaccinal par certains, et d’empoisonneur pro-vaccin par d’autres.

      Et pour ce qui est de l’hygiène et du tout-à-l’égoût, éléments déterminants des progrès en santé publique, ils sont paradoxalement à l’origine de la paralysie polio qui était une maladie de riche : les enfants rencontraient le virus trop tard pour être encore protégés partiellement par les anticorps de leur mère. Et l’allergie semble également liée à l’excès d’hygiène dans la petite enfance. C’est compliqué la biologie !

  • Bonjour,

    Merci pour cet article qui a l’avantage d’être nuancé, ce qui est rare dans le domaine des vaccins où l’argument d’autorité est trop souvent utilisé.

    A mon sens l’un des plus grands progrès de la médecine c’est le lavage des mains des médecins entre la dissection des cadavres et l’accouchement divisant la mortalité maternelle causé par la fièvre puerpérale par 10.

    Mes questions sont :
    - Comment établir que les vaccins polio, tétanos, diphtérie, coqueluche, ROR sont les plus utiles quand il y a autant de facteurs de confusion que l’absence de guerre sur notre territoire depuis des décennies et l’amélioration nette du niveau de vie avec par conséquence moins de dénutrition et un travail quotidien moins difficile physiquement qu’il y a quelques décennies ? Pourrait on dire que c’est une action conjuguée plutôt que d’attribuer tout le mérite aux vaccins ?
    - Existe t’il des études vaccins/placebo en double aveugle ?
    - Le tétanos étant une maladie non contagieuse il n’y a donc pas de risque d’épidémies pourquoi le rendre obligatoire ?
    - D’ailleurs rendre des vaccins obligatoires et d’autres non, n’est-ce pas là une grande source de confusion ?
    - L’efficacité des vaccins semble se mesurée au taux d’anticorps, l’immunité n’est-elle pas quelque chose de plus complexe que les anticorps ?

    Merci !

    • Merci pour vos encouragements. Ce n’est pas moi qui suis nuancé, c’est la réalité scientifique...

      Bien sûr, le lavage des mains est fondamental, mais les matrones qui accouchaient à domicile le savaient, contrairement aux médecins du 19e...

      Pour répondre à vos questions très pertinentes :
      - L’efficacité des vaccins diphtérie et tétanos est d’une rare évidence : l’obligation vaccinale, en 1936, a fait disparaître brutalement ces maladies chez les vaccinés. Pour la polio, c’est pareil, la vaccination de masse par le vaccin a fait disparaître en moins de 5 ans cette maladie qui touchait paradoxalement les pays riches à niveau d’hygiène élevé, et non les pays pauvres ou en guerre, comme je l’ai expliqué ci-dessus.
      - Le vaccin ROR a fait disparaitre les maladies concernées chez les vaccinés. Mais il est vrai que la mortalité de la rougeole est essentiellement liée à la pauvreté (dénutrition, pas de soins). C’est néanmoins une maladie très pénible, comme les oreillons. La rubéole ne touche plus que très rarement les femmes enceintes et tant mieux.
      - L’efficacité très insuffisante du vaccin anticoquelucheux acellulaire provoque une résurgence de la coqueluche, chez les adultes heureusement, mais cela devient inquiétant pour les nouveaux-nés.

      Donc, l’hygiène a fait disparaître la typhoïde, le typhus, les maladies transmissibles par les médecins (qui se lavent les mains...), les parasitoses. Mais les vaccins sont les grands responsables de la disparition des maladies contagieuses, avec les antibiotiques qui en atténuent les conséquences (rougeole, grippe) ou traitent celles qui n’ont pas de vaccin, et un bon état nutritionnel des populations.

      Une étude vaccin contre placebo pour ces maladies ne seraient plus éthique car le niveau de preuve est élevé (idem pour la pénicilline contre placebo dans la syphilis, pourtant jamais étudiée contre placebo)

      Il existe des études vaccins contre placebo pour les nouveaux vaccins (méningites) plus ou moins convaincantes.

      je suis, à titre personnel, opposé à l’obligation vaccinale, surtout en effet pour les maladies non contagieuses.

      Vous avez tout à fait raison pour le dosage des anticorps : leur taux sanguin ne reflète que très imparfaitement l’immunité.

      Enfin, les provaccins à tout crin ont compris qu’il était plus subtil de recommander les vaccins plutôt que de les rendre obligatoires. Les médecins, de peur d’être condamnés pour négligence en cas de maladie, inciteront leurs patients à faire tous les vaccins recommandés.

    • Encore merci (je sens que je vais beaucoup utilisé ce mot tant il est sincère !) pour ces éclaircissements. Mais j’ai encore des questions :

      - Le tétanos n’est pas toujours mortel et quand on en guérit on n’est pas immunisé contre la maladie. Pas quel mécanisme le vaccin y arrive t’il ?

      - Dans les 1970 les manuels de médecines présentaient la rougeole comme une maladie bénigne de l’enfance, pourquoi est-elle devenue maintenant si crainte ? La vaccination infantile repousse l’age de survenue de la rougeole, celle ci n’est elle pas plus grave à l’age adulte ?

      - Je n’ai pas trouvé la baisse aussi spectaculaire dont vous parlez concernant le tétanos et la diphtérie. Pour le tétanos je trouve 1000 décès en 1945 (mais je ne trouve pas de chiffre antérieure si vous avez une source...), 1000 décès c’est beaucoup (mais au sortie de la guerre) et à la fois peu en terme de santé publique pour une maladie, encore une fois, non contagieuse.

      - Pourquoi vacciner contre le tétanos à partir de 2 mois en sachant que le risque de plaie profonde souillée est vraisemblablement improbable ?

      - Pourrait-on penser à un schéma vaccinal différent pour les enfants encore allaités et les autres comme c’est le cas, pour des raisons bien différentes, concernant les recommandations de supplémentation en vitamine K ?

      - Le système immunitaire du nourrisson est-il déjà suffisamment développé pour apprendre des vaccinations ou est-il préférable d’attendre ?

      - Serait-il possible de tester l’immunité contre une maladie qu’a la personne, plutôt que de vacciner à "l’aveugle" ?

      - Concernant l’éthique et le vaccin contre la polio : est-il légitime de poursuivre des vaccinations en pays endémique par vaccin oraux en sachant que ceux-ci entrainent la survenue de polio dérivée d’une souche vaccinale (source OMS) ?

      - La polio se transmettant par voie oro-fécale on peut peut être accorder à l’hygiène une petite place concernant la diminution des cas, non ?

      Excusez moi pour ces nombreuses interrogations mais depuis que lors d’un cours en P2 un infectiologue a répondu à ma question par un "ne te pose pas tant de questions, c’est obligatoire et c’est tout ce que tu as à savoir"... Et bien je m’en pose plein !

    • Encore d’excellentes questions, je vais répondre par morceaux ;-)

      - Le bacille du tétanos se reproduit dans des plaies où les anticorps ne peuvent pénétrer et agir, et où le système immunitaire ne peut pas les identifier. Mais leur toxine s’échappe par les nerfs. Le vaccin produit des anticorps contre la toxine, et empêche donc celle-ci de provoquer les lésions et symptômes de la maladie.
      http://www.vaccination-info.be/questions-reponses/questions-specifiques-a-un-vaccin/175-comment-les-anticorps-anti-tetanos-agissent-ils-sur-la-toxine-tetanique
      - Dans les années 70, à peine 10 ans après la généralisation de l’usage des antibiotiques, on était moins sensible aux accidents thérapeutiques. On venait aussi de vivre la révolution de la victoire contre la polio, après celle contre la diphtérie et le tétanos. Les gens avaient connu ces maladies et considéraient les vaccins comme miraculeux (ce qui n’avait pas toujours été le cas, loin de là). La rougeole faisait quelques dizaines de morts tous les ans et ça paraissait acceptable. Notre tolérance à la maladie et à la mort a diminué, tant mieux. Bien sûr, il existe un risque en cas de sous-vaccination de voir réapparaître plus de formes adultes. C’est ce risque qui explique le rejet justifié du vaccin contre la varicelle en France. Mais le ROR reste à mon sens un vaccin utile.
      - Pour l’efficacité des vaccins DT, il est clair que l’usage des sérum obtenus en vaccinant des chevaux avait déjà fait chuter la mortalité humaine https://fr.wikipedia.org/wiki/Dipht%C3%A9rie#Histoire

      à suivre

    • (Suite)

      - Pourquoi vacciner les nourrissons à 2 mois ? C’est uniquement pour la coqueluche, potentiellemnet mortelle à cet âge. Mais il se trouve, pour les raisons évoquées dans le billet, que le mélange diphtérie + tétanos + polio + coqueluche renforce mutuellement l’immunité créée par chacun des antigènes vaccinaux. On pourrait très bien attendre pour le tétanos, mais ça ferait des injections supplémentaires.
      - Pour ce qui est de la maturité du système immunitaire du nourrisson, je n’ai pas la réponse, mais de toute façon, il faut faire la coqueluche et la diphtérie très tôt.
      - Il m’arrive de tester l’immunité avant de vacciner, quand mon patient est d’accord, notamment pour l’hépatite A ou la rougeole/rubéole (chez les jeunes filles qui on un doute sur leur deuxième vaccination). Le discours de l’Egilise de vaccinologie est qu’il est plus simple et moins cher de re/vacciner à l’aveugle.
      - Pour le vaccin polio oral en pays endémique, c’est logique. Ce vaccin présente trois gros avantages : sa simplicité, son coût et sa contagiosité (il vaccine la famille du vacciné). Quand on est confronté à de nombreux cas qui vont être prévenus par le vaccin, une polio vaccinale tous les millions de vaccinés devient acceptable, contrairement aux pays à la polio a disparu et qui ont les moyens financiers et techniques d’utiliser massivement le vaccin injectable.
      - Le virus de la polio se transmet en effet par voir orofécale, mais aussi oro-orale (salive). Il est très contagieux, ce qui explique pourquoi la maladie est paradoxalement plus fréquente dans les pays riches à haut niveau d’hygiène : dans les pays sous-développés, le virus est si répandu que que les enfants sont contaminés pendant les premiers mois de leur vie. Mais du fait de la présence d’anticorps maternels dans leur sang, la minigrippe provoquée par le virus est rapidement bloquée et le virus ne peut atteindre le système nerveux. Donc les enfants font la polio, s’immunisent contre le virus, mais ne font que rarement des complications paralytiques.
      Au contraire, dans les pays riches, les enfants rencontraient le virus plus tard, et ont plus de risque de faire une forme paralytique ou encéphalytique. C’est donc une des rares maladies, (peut-être avec l’asthme), où un excès d’hygiène est défavorable. Détails.

    • Hygiène des mains..sujet de thèse du docteur Destouches alias Celine sur ce malheureux Semmelweis qui osait s’attaquer à l’aristocratie médicale ..À lire ou relire ....

    • "je suis, à titre personnel, opposé à l’obligation vaccinale, surtout en effet pour les maladies non contagieuses."

      Je suis pour , mais pour certains vaccins seulement. Ceux concernant les maladies épidémiques graves ou potentiellement telles, dans la mesure où existe réellement un effet de protection grégaire : la forte proportion de vaccinés empèche la propagation .

      Toute intervention, dont les vaccins, a un risque.
      Il ne serait pas juste que les vaccinés s’affranchissent du risque en bénéficiant de la prise de risque des vaccinés, qui une fois vaccinés et en nombre suffisant, protègent les antivaccins.

      Primaire ? Oui .

  • Et c’est quoi le problème du pus comme adjuvant à part que ça fait pas propre ? Si c’est plus sur on s’en fout non ?

    • ça provoque assez souvent des abcès au point d’injection. Chez le cheval, on s’en fichait, car ça marchait encore mieux ! Plus c’est enflammé, plus on produit d’anticorps, et donc plus le sérum du cheval était efficace pour traiter les malades. (le sérum agit instantanément, contrairement au vaccin, qui ne permet de traiter un patient déjà infecté que dans de très rares cas comme la rage.)

  • A propos de vaccinations, vous avez des infos sur la rupture de stock de vaccins tetravalents, j’ai l’impression que ça fait presque 1 an que ça dure, j’ai du mal à comprendre que la production ne soit pas capable d’être plus réactive.

    • Mélange de :
      - concentration des fabricants par rachats successifs des producteurs.
      - accident dans une chaîne de fabrication (c’est long à relancer)
      - "priorités économiques" de certains laboratoires.

      C’est drôle : on sécurise les approvisionnement d’énergie, mais pas ceux des médicaments. C’est un des effets de bord dramatiques des génériques.

    • Merci pour ces informations précieuses.
      Cela fait 2 ans et demi (l’age de mon fils) que je cherche le "vrai du faux". J’ai lu le livre "Qui aime bien vaccine peu" parmi d’autres sources. Et je trouve ici des réponses à mes questions.
      J’ai fait le choix d’attendre 1 an avant de vacciner mes enfants. Et je n’ai pas fait faire le ROR encore.

      C’est quand même assez étonnant de voir que tout le monde s’accommode de cette pénurie de vaccins, étant donné la pression qui est mise sur les parents pour faire vacciner les enfants en France. Sans explications, et sans la modération dont vous faite preuve.

      Faites-vous une veille sur ces sujets ?

  • Bon ben alors je fais confiance à qui ?

    À moi bien sûr ;-) ....

    Tout est dit... là ...
    En Médecine il y a toujours un moment où on a besoin d’une personne de confiance dont on connait les valeurs et les compétences depuis longtemps qui connait la Médecine et pas que cela ...
    Or l’évolution du système de santé et des systèmes d’information fait que cette personne ne peut plus travailler dans le soin de proximité sans une pression telle qu’il ne peut plus réfléchir sur sa pratique et sur les pratiques recommandées qui deviennent des lois tant que les patients ne se révoltent pas ...car en ce qui concerne la vaccination c’est de cela qu’il s’agit
    Quand on est médecin généraliste depuis 25 ans ,on observe ces paradoxes flagrants mais notre "expertise généraliste" notre "parole"en santé publique est systématiquement étouffée disqualifiée
    (tiens un autre exemple médiatique récent qui fait penser à Astérix et au combat des chefs ou la polémique à la française. : "risque cardio vasculaire et prescription de satines."..)
    Pendant combien de temps avons nous signalé en France que vacciner autant les enfants pour tout et n’importe quoi ce n’était pas anodin et que cela allait peut être nous détourner de la couverture vaccinale pour des pathologies comme la diphtérie le tétanos et la poliomyélite ?
    Il faut maintenant que des parents se détournent eux de ce progrès qu’est la vaccination,que la diphtérie réapparaisse en Espagne et le tétanos en France ,qu’on voit le nombre d’injections recommandées être divisé par deux dans le nouveau "calendrier vaccinal " pour qu’on se rende compte que la confiance dans la prévention et donc le domaine vaccinal c’est fondamental ...
    Combien de parents sont venus avec un vaccin contre la méningite C prescrit par un confrère pour que je pique leur enfant contre une infection improbable ?
    Pourtant nous connaissions tous ces peuplades vaccinées par les médecins en brousse qui coupaient le bras de leur enfant à qui on avait injecté un vaccin sans tenir compte des valeurs et de ce groupe humain..
    Tobie Nathan et même les fondateurs de l’EBM nous ont montré combien la connaissance des "valeurs du patient" était importante quand on veut soigner ... notre Santé Publique feint de l’ignorer à grand coups de chiffres alignés ... de preuve ,d’"évidence"
    Voila ce que peut être une santé publique sans médecin de famille,avec un "médecin traitant" de caractère administratif couplé au paiement à la "performance quantitative" ...spécialisée
    De plus c’est une gabegie financière assurée car même en économie la confiance c’est fondamental...
    Il serait urgent que nos politiques se rendent compte que sans le soin de proximité il n’y a pas de confiance possible pas de politique de santé possible mais une Médecine d’organes ,inspirée d’un réductionnisme caduque , qui déshumanise ,qui installe le doute et qui coûte de plus en plus cher,avec des dépassements d’honoraires que le tiers payant ne réglera pas ,générant un système de contrôle qui finit par défier les fondamentaux du soin ...(ouf un peu long mais des années de gestion débile c’est dur à résumer..)
    Et pourtant lobbying et conflits d’intérêts faisant on subventionne le déni en disqualifiant ceux qui soignent qui réfléchissent tous les jours à partir de la réalité qu’ils observent et qui n’oublient pas que la Médecine si elle est un science ne peut être "qu’une science des limites du savoir que les autre sciences prétendent lui conférer"
    Au fait pendant que les failles en ont marre qu’on pique leurs enfants et le Pr EVEN provoque sur les statines ,le cardiologue député humaniste, Gérard Bapt, vient de trouver comment trouver des médecins demain pour vacciner dans les déserts de demain : il leur donne le concours de première année quand ils ont échoué moyennant un engagement à vie pour exercer là où personne ne veut aller ...et cela permettra d’éviter d’importer des médecins généralistes venus d’ailleurs
    Nous vivons vraiment une époque moderne non ?
    ....merci ...Philippe Meyer ..
    merci à vous DD de réactiver ce forum car enfin quoi le progrès fait rage ...

  • Abrutissant ce que vous avez écrit à propos du vaccin de la polio !!!

  • Bonjour Dr,

    Concernant la confiance au docteur, est-ce que le docteur a encore de la confiance dans les produits pharmaceutiques qu’il prescrit ? On sait que c’est plutôt rare mais quand les scandales comme celui du Médiator" explosent, le médecin est en première ligne dans un premier temps, sans parler des victimes qui l’ont suivi.
    Avez-vous de votre côté, tiré des conséquences de ces événements dans votre pratique professionnelle, avez-vous dorénavant un oeil plus inquisiteur dans les produits que vous prescrivez ? Informez-vous vos patients de ce type de démarches ?
    Merci pour vos réponses.

  • Comment des non-vaccinés pourraient-ils contaminer les vaccinés, puisque ceux-ci sont vaccinés ?...

    • C’est le contraire. Les vaccinés "contaminent" les non-vaccinés avec le virus vaccinal, c’est à dire qu’ils les vaccinent !

    • C’est encore pire.

      Rien que l’exemple de la rougeole dont la vaccination massive a modifié profondément l’écologie de la maladie !

      À noter également que les épidémies explosent souvent parmi les vaccinés !

      Qui contamine donc qui ?

      Quant à l’histoire du "vaccin idéal"... Questionnez des familles qui s’occupent depuis des années d’enfants handicapés suite à des - et à certains - vaccins, et pas un problème grave pour un million comme vous l’écrivez !!!

    • Je pense que vous n’avez toujours pas compris de quoi il est question. Il ne s’agit pas d’accidents vaccinaux commele dramatique accident Cutter. Il s’agit d’une propriété du vaccin polio buvable qui protégeait l’entourage par diffusion.

    • Si, si, j’ai bien compris.
      Le vaccin et ses conséquences dramatiques, c’est de cela que vous souhaitez parler sans doute.

      http://www.rolandsimion.fr/spip.php?page=recherche&recherche=rougeole

    • Le vaccin oral, bien pire.

    • http://www.rolandsimion.fr/spip.php?article349

      Voir note 2.

      Ce site est documenté d’une manière excellente, et vaut le coup d’être étudié, au moins lu.

    • Le problème avec vous, les antivaccinaux, c’est que vous ne lisez pas les sources que vous citez, et quand vous les lisez, vous ne les comprenez pas.

      Je connais bien Marc Girard et son site est en effet très riche.
      Il explique que les données disponibles rendent probable l’impact du vaccin sur la disparition de la polio.

      Vous citez sa note 2, où il fait référence à cette publication que vous n’avez aparemment pas lue. Dommage, car elle est très intéressante (je l’ai ajoutée au références de l’article). Elle confirme ce que j’ai écrit plus haut : le dramatique "Cutter Incident", suivi d’un vaccin oral stable dont le taux d’accident est de 1/750000, et qui présente de nombreux avantages en zone endémique. Vous pourrez également lire dans cette publication tous les éléments qui prouvent l’efficacité du vaccin. Mais du coup, je pense que vous ne ferez plus référence à cette publication.

  • Pour ma part, je ne suis pas convaincu que les effets indésirables allégués des adjuvants soient réels. Bien entendu, je ne demande qu’à changer d’avis. Dans mon esprit, les effets indésirables allégués des adjuvants ne sont que des fantasmes savamment entretenus par des marchants de peur (au delà de la lésion bénigne au point d’injection).

    Bien entendu, la simple constatation que l’aluminium est toxique pour le cerveau, par exemple, ne constitue pas pour moi une preuve suffisante de la réalité de la toxicité de cet adjuvant dans le cadre de la vaccination. Dans le même esprit, une étude épidémiologique montrant une légère surreprésentation d’une maladie rare chez les personnes ayant reçu un vaccin avec adjuvant n’est qu’une indication faible, qu’il convient de considérer avec prudence et circonspection et de ne pas considérer comme une preuve formelle à cause des inévitables faux positifs.

    Vous semblez accorder aux effets indésirables allégués des adjuvants une certaine réalité objective. Je le note. C’est votre avis. Pour l’instant, je ne partage pas cet avis. Mais, j’admets que la quête de la vérité est longue est complexe pour chacun et je ne prétends surtout pas être au bout de ce chemin !

    Et surtout, merci pour votre article très intéressant !

    • Bonjour
      Il existe en effet des facteurs de confusion qui peuvent exliquer les différences observées entre des groupes non randomisés.
      Néanmoins, un odd ratio de 4 pour le Guillain Barré par exemple semble solide sur le plan causal.
      Lire la synthèse : http://www.atoute.org/images/2015/asia%20adjuvants.pdf

    • Merci pour cette synthèse. Elle émet des hypothèses sur des mécanismes d’action des adjuvants et sur la manière dont ils pourraient causer un syndrome autoimmune/inflamatoire. Mais cela reste des hypothèses, certainement crédibles vis-à-vis des connaissances en immunologie, mais qui ne demandent qu’à être confirmées. Evidemment, je n’ai pas lu les 149 référence !

      J’ai lu les abstracts des trois références qui citent Guillain barré (GBS) dans leur titre.

      145 : http://ajph.aphapublications.org/doi/abs/10.2105/AJPH.2013.301651
      Conclusions . Our findings suggest that at the end of the influenza season cumulative GBS risk was less among the pH1N1vaccinated than the unvaccinated population, suggesting the benefit of vaccination as it relates to GBS. The observed potential protective effect on GBS attributed to vaccination warrants further study.

      146 : http://adc.bmj.com/content/99/6/532
      Conclusions The outcome for childhood GBS and FS after 6 months was better than reported in adults. Most UK GBS and FS cases had infections in the preceding 3 months. When considering the children living in England, there was no significantly increased risk of GBS after pandemic A/H1N1 2009 influenza vaccination or 2010/2011 seasonal influenza vaccination.

      147 : http://cid.oxfordjournals.org/content/58/8/1149
      Studies over the years have also shown an increased risk of GBS following influenza infection, and the magnitude of risk is several times greater than that following influenza vaccination. Because GBS is rare, and even rarer following vaccination, it is difficult to estimate precise risk.

      Notez que je suis informaticien, sans connaissance particulière sur le sujet. En aucune manière mes messages ne doivent être interprétés comme l’affirmation de certitudes de ma part. Je chemine laborieusement à mon rythme vers la vérité, ou pas ...

  • Il est dommage que tu ne juges pas nécessaire de référencer tes écrits. Je comprends bien que tu fais œuvre de vulgarisation, mais dans la mesure où ton texte et ton commentaire sont émaillés d’un certain nombre d’erreurs, cela permettrait à ceux qui n’ont pas travaillé le sujet de se faire une idée de la validité de tes propos.

    Le principal mérite que je trouve à ton texte est de contextualiser l’efficacité des vaccins. En effet, il ne suffit pas de mettre en face une supposée efficacité vaccinale, représentée par une élévation de certains anticorps (pour les anglophones « efficacity » ne se réfère qu’à l’élévation du taux d’anticorps et ne dit rien de l’efficacité d’un vaccin sur le terrain) et des chiffres de fréquence d’une maladie pour que, magiquement, la maladie soit éliminée. Cette approche ulta-simpliste est pourtant celle qui est le plus souvent mise en avant vis-à-vis du public, y compris par les experts.

    Tu fais valoir que des multiples paramètres entrent en ligne de compte. A l’échelle d’une population, épidémiologie de la maladie dans cette population mais aussi des facteurs qui tiennent au niveau et au style de vie de la population et aux propriétés du vaccin. A l’échelle des individus il existe ce qu’on appelle des facteurs de risque, les facteurs de risque pour la maladie augmentant le risque d’être malade ou d’avoir des complications, les facteurs de risque vis-à-vis du vaccin augmentant les risques d’effets indésirables. Etre malnutri est un facteur de risque majeur de complications de la rougeole. La létalité due à la rougeole est jusqu’à 1000 fois supérieurs parmi certaines populations d’enfants de moins de 5 ans en Afrique, par rapport à celle rencontrée sous nos latitudes, où la létalité est de 1 pour 10 000 malades. C’est aussi un facteur de risque de complications vis à vis de ce vaccin vivant qui peut provoquer une infection bien réelle, et éventuellement grave, surtout chez des personnes immunodéprimées comme c’est le cas des enfants ayant des carences nutritionnelles. C’est pourquoi en Afrique, une dose de vitamine A est administrée en même temps que le vaccin.

    Je suis également d’accord avec le fait qu’il est de moins en moins possible de disposer d’ une recherche publique indépendante pour valider ou invalider les affirmations des fabricants qui financent de manière directe ou indirecte au moins 90% des études dans le domaine des vaccins.

    Le problème de l’uniformité est aussi un sujet majeur. Il est bien clair que du point de vue des sociétés commerciales que sont les laboratoires l’idéal est de fournir exactement le même vaccin à l’humanité entière indépendamment des besoins de telle ou telle population. Cela représente des économies d’échelle considérables et la possibilité d’imposer et les vaccins et leurs prix, lorsqu’il n’y a que quelques fabricants à se partager le marché. Un exemple est donné par les penta et hexavalents. L’ajout de la valence hépatite B au vaccin pentavalent permet au fabricant d’augmenter son prix de 50% (l’infanrix quinta coûte environ 27 euros et l’infanrix hexa 40).

    In fine c’est l’oligopole puis le monopole et nous n’en sommes pas très loin quand on observe à quel point le marché des vaccins est à la fois concentré sur quelques très gros laboratoires et sectorisé au niveau de la planète en raison du partage des marchés entre ces gros laboratoires.

    On notera que les Pharmas sont en train de parvenir à leurs fins, avec l’assistance opportune de l’OMS, qui émet des recommandations vaccinales planétaires. Actuellement les vaccins préconisés en Inde ou au Zaïre, sont pratiquement les mêmes que ceux préconisés en France.

    Ce qui est très gênant c’est, d’une part, le divorce croissant entre le coût et l’utilité des nouveaux vaccins c à d des vaccins toujours plus chers pour des bénéfices toujours plus rares et incertains et, d’autre part, entre l’utilité de ces vaccins et une coercition croissante. Objectivement, nous avons de moins en moins de choix sur les vaccins que nous faisons à nos enfants et à nous-mêmes. Sous prétexte de pénurie et de solidarité voire de philanthropie (en réalité GSK et Sanofi ne veulent pas se faire doubler par les laboratoires des pays émergents sur les nouveaux marchés) notre choix en matière de vaccination s’est réduit à sa plus simple expression : c’est hexavalent ou hexavalent pour tous les nourrissons, sous peine de ne pas être en règle avec les obligations vaccinales. Des projets de vaccination de masse des petites filles de 9 ans à l’école par le vaccin contre le papillomavirus sont toujours dans les cartons sur l’instigation du président du Comité Technique de vaccination, Daniel Floret.

    Cette coercition croissante contraste avec l’intérêt décroissant des vaccins préconisés.

    Nous serions certainement plus en confiance s’il n’y avait pas une telle confusion des genres avec des membres du Comité technique de vaccination qui ont en grande majorité des conflits d’intérêt majeurs avec les laboratoires dont ils recommandent les vaccins. http://www.hcsp.fr/explore.cgi/groupe?clef=64 . Même les médecins généralistes du comité technique de vaccination, Serge Gilberg et Henry Partouche, n’échappent pas à la loi du genre. Véronique Dufour, un médecin PMI, a également des conflits d’intérêts avec le laboratoire Lundbeck. Mais c’est le praticien hospitalier Salmon-Céron qui semble battre tous les records avec 108 avantages accordés par divers laboratoires pharmaceutiques et 40 conventions signées avec eux, qu’on peut retrouver dans la base de données transparence santé.

    Les vaccins combinés ont un rôle particulier dans la stratégie des Pharmas. Ils permettent d’ imposer des produits sous des prétextes supposément vertueux.
    C’est ce qu’explique bien Catherine Weil Olivier, membre d’Infovac https://www.canal-u.tv/video/canal_u_medecine/cif_vaccinologie_2011_les_combinaisons_vaccinales_interet_et_limites.7109 , dont on peut avoir ici http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Tableau_DPI_Comite_MAJ_26_janvier_2010.pdf un petit aperçu des conflits d’intérêt en 2009.

    Concernant les erreurs relevées, de manière non exhaustive :
    -  La durée de l’immunité conférée par les vaccins vivants n’est pas illimitée. Lorsque le virus circule l’immunité peut être relancée par des infections inapparentes, donnant l’impression d’une immunité qui se prolonge. D’autre part, ce qui est encore plus gênant c’est que l’immunité peut varier parmi des valences combinées dans un même vaccin, comme dans le ROR. Ainsi, le vaccin contre les oreillons, qui n’est d’ailleurs absolument pas une maladie grave, y compris d’après l’OMS, avec la souche Jerryl –Lyn, finalement retenue (la souche Urabe provoquait un trop grand nombre de complications), promeut une immunité qui ne persisterait qu’une quinzaine d’années, alors que celle due au vaccin contre la rougeole pourrait durer 25 ans en moyenne. Cette faible durée d’immunité du vaccin a donné lieu à des petites épidémies ourliennes, notamment au Canada et aux Etats-Unis. Au cours de ces épidémies jusqu’à 75% des sujets malades étaient vaccinés. En France les oreillons ne font pas l’objet d’une surveillance particulière. Les infections chez les hommes adultes peuvent donner lieu à des orchites (inflammation des testicules), qui, si elles sont bilatérales, peuvent conduire à une perte de fertilité.

    -  Avec le vaccin contre la rougeole, c’est surtout la deuxième dose qui est problématique, car elle est inutile (pas d’effet de rappel) pour 90 à 95% des enfants vaccinés. Elle ne vise qu’à atteindre un taux d’immunisation maximal, en immunisant les quelques 5% d’enfants qui n’ont pas répondu à la première dose, selon les préconisations de l’OMS visant à l’élimination de la rougeole. Si on atteignait une immunisation maximale, il serait possible que le virus cesse de circuler en France, empêchant la relance de l’immunité par des infections inapparentes. Pour autant, les vaccinés ne seraient immunisés que pour un temps limité, et deviendraient progressivement de plus en plus vulnérables aux virus de la rougeole importés. Comme d’autres maladies de l’enfance telles la varicelle et les oreillons, la rougeole induit plus de complications à l’âge adulte par rapport aux infections presque toujours bénignes rencontrées pendant l’enfance http://docteurdu16.blogspot.fr/2012/05/la-rougeole-etat-de-lart-sous-forme-de.html

    -  En général, les valences rassemblées dans des vaccins combinés ne se potentialisent pas entre elles. Au contraire, la multiplication des valences dans un même vaccin tend à diminuer l’immunogénicité de chacune d’entre elles (exp du Prevenar 13 /Prevenar 7). Cf ce que dit Catherine Weil Olivier.

    -  La capacité d’un vaccin à déclencher une forte réponse immunitaire varie avec l’âge. La réponse immunitaire des nourrissons est généralement la plus faible, nécessitant la multiplication des doses de vaccins pour maintenir l’immunité sur plusieurs années.
    Je m’arrête là. Mais c’est un sujet complexe et il y aurait beaucoup à dire.

    • Bonjour Claudina
      Je suis prêt à reconnaître mes erreurs, mais là, je ne comprends pas bien

      J’ai écrit que l’immunité conférée par les vaccins vivants était presque toujours définitive. Je maintiens. Curieusement, tu reconnais que le dosage d’anticorps a une valeur limitée, puis tu t’appuies sur des dosages d’anticorps pour expliquer que l’immunité est limitée dans le temps. En pratique, ce n’est pas vrai. Pour la grande majorité des vaccins vivants, l’immunité est définitive. Les cas de rougeole observés au Canada correspondaient à des sujets chez qui le vaccin n’avait pas pris, et qui ont d’ailleurs été malades quelques années après leur vaccination. Comme tu le signales, et comme je l’ai écrit, la revaccination n’est pas un rappel, mais un rattrapage pour les 5% d’échec. Personne n’a jamais vu un enfant vacciné deux fois par le ROR attrapper la rougeole.

      Tu précises que lors de cette épidémie de rougeole, 75% des sujets étaits vaccinés (une seule fois), mais il faut aussi préciser que 95% des vaccinés n’ont pas eu la rougeole.

      Pour les valences multiples dans la même seringue qui amplifieraient mutuellement leur pouvoir immunogène, ta critique est plus justifiée. Ce que je voulais dire, c’est que l’adjuvant aluminium des antitoxines tétaniques et diphtériques bénéficiait aux autres valences. Ce n’est pas clair, je vais corriger. Mais il existe quand même parfois des potentialisations sans aluminium.

      Je n’ai pas parlé de la variation d’effet avec l’âge. Il me semblait que c’était surtout les vieillards qui réagissaient peu aux vaccins. Si tu as des sources, ça m’intéresse.

    • Bonjour,
      Quand tu affirmes quelques chose dont personne d’autre n’a connaissance, « l’immunité dues aux vaccins vivants est définitive », il faudrait au moins que tu cites tes sources. Même Infovac ne dit pas une chose pareille.

      Je reprends depuis le début. Faire une vaccination avec un vaccin vivant atténué n’est rien d’autre que provoquer une forme atténuée de la maladie. Tout l’enjeu est donc de trouver le meilleur compromis, le plus acceptable, entre la capacité du vaccin à promouvoir une immunité suffisamment durable et protectrice et les effets indésirables provoqués par cette infection.
      Il est connu que le vaccin contre la rougeole provoque environ 5% d’éruptions cutanées fébriles, qui apparaissent justement après une période d’incubation. On peut jouer sur les mots et appeler cela des éruptions cutanées fébriles ou bien dire que ce sont tout simplement des rougeoles vaccinales.

      Il en est tellement ainsi, que, dans le cas de la rougeole, on a tâtonné un certain temps, et que cela s’est traduit par une augmentation de la mortalité des enfants vaccinés, notamment en Afrique http://ije.oxfordjournals.org/content/25/3/665.short . Pour arriver à un compromis acceptable, on peut jouer sur le type de souche utilisée, sur le titrage ou la dose de virus atténués dans chaque vaccin, ou sur le degré d’atténuation des virus. La souche Urabe utilisée pendant un temps pour le vaccin contre les oreillons a été retirée en raison du nombre jugé excessif d’effets indésirables, notamment des méningites ourliennes http://www.who.int/vaccine_safety/committee/topics/mumps/questions_answers/fr/ .

      Comment sait-on qu’une personne est protégée une fois qu’elle est vaccinée ? Pour l’essentiel les vaccins promeuvent une réponse humorale, donc une élévation des anticorps. On sait qu’une personne est protégée, dans la mesure où on a pu définir un corrélat entre un seuil du taux d’anticorps retrouvés à la sérologie et une protection clinique contre la maladie (pour la rougeole c’est 120 UI/ml).

      Mais les anticorps ne sont pas éternels. Comme nous l’avons appris à la fac leur concentration décline progressivement. C’est pourquoi les Finlandais, après avoir éliminé la rougeole en 1996, se sont posé la question d’une possible recrudescence des épidémies en raison du déclin constant des anticorps pour la rougeole les oreillons et la rubéole en l’absence d’une relance naturelle de l’immunité par une circulation virale http://jid.oxfordjournals.org/content/197/7/950.long . Dans mon article, cité dans le commentaire précédent, je détaillais l’élégante étude d’un médecin chinois, Daï, qui a pu suivre quelques 2800 enfants vaccinés contre la rougeole dans une province isolée de la Chine pendant 15 ans et comprendre ainsi le déclin des anticorps et le rôle des infections dans la relance de l’immunité (et également comment une deuxième dose de vaccin pouvait accélérer le déclin de l’immunité).

      Donc, oui les anticorps déclinent avec les vaccins vivants. Et non en dessous d’un certain seuil d’anticorps on n’est généralement plus protégé contre une infection clinique.

      Les anticorps anti-ourliens déclinent plus vite que ceux de la rougeole et de la rubéole (cf réf supra). Une autre étude montrait le rôle d’une infection infraclinique dans la persistance à long terme de l’immunité contre la rougeole http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736%2898%2902364-2/fulltext .

      Concernant l’épidémie où 75% des personnes étaient vaccinées, il s’agissait d’une épidémie d’oreillons aux Etats Unis en 2009 2010 http://www.cdc.gov/mmwr/preview/mmwrhtml/mm5905a1.htm [Update : Mumps Outbreak --- New York and New Jersey, June 2009—January 2010 « Among the patients for whom vaccination status was reported, 88% had received at least 1 dose of mumps-containing vaccine, and 75% had received 2 doses. This is the largest mumps outbreak that has occurred in the United States since 2006 (2)”

      Les nourrissons ont un système immunitaire immature et, ils ne sont pas immunocompétents, en tous cas pas au même niveau que les adultes. C’est pourquoi il faut plusieurs doses de vaccins, le plus souvent, pour stimuler l’immunité, et c’est pourquoi la réponse immunitaire dure moins longtemps que chez l’adulte ou l’enfant plus grand.
      Voici une référence , un article de l’association des enseingants en immunologie : http://www.assim.refer.org/colleges/colleges/styled/files/page80-l3.9a.de0301veloppement-du-syste0300me-immunitaire-a0300-la-naissance.pdf

    • Bonjour,

      Quand tu affirmes quelques chose dont personne d’autre n’a connaissance, « l’immunité dues aux vaccins vivants est définitive », il faudrait au moins que tu cites tes sources. Même Infovac ne dit pas une chose pareille.

      Ben si. Les vaccins vivants combinés contre la rougeole, la rubéole, et les oreillons apportent une immunité définitive, et heureusement. Idem pour la fièvre jaune http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2013/yellow_fever_20130517/fr/ quand à la polio, personne n’ayant reçu le vaccin vivant pratiqué il y a 60 ans n’a eu la polio.

      Le BCG est à part, c’est de toute façon un mauvais vaccin.

      Donc, c’est plutôt ceux qui affirment que les vaccins vivants confèrent une immunité limitée dans le temps qui devraient apporter des preuves. Encore une fois, les dosages d’anticorps n’ont pas de valeurs probante pour affirmer l’absence d’immunité. Tu le disais toi-même dans ton premier message.

      Je reprends depuis le début. Faire une vaccination avec un vaccin vivant atténué n’est rien d’autre que provoquer une forme atténuée de la maladie. Tout l’enjeu est donc de trouver le meilleur compromis, le plus acceptable, entre la capacité du vaccin à promouvoir une immunité suffisamment durable et protectrice et les effets indésirables provoqués par cette infection.
      Il est connu que le vaccin contre la rougeole provoque environ 5% d’éruptions cutanées fébriles, qui apparaissent justement après une période d’incubation. On peut jouer sur les mots et appeler cela des éruptions cutanées fébriles ou bien dire que ce sont tout simplement des rougeoles vaccinales.

      Ce sont des rougeoles vaccinales, modérées, qui sont tout à fait normales et traduisent une réaction un peu plus forte de certains enfants au virus vaccinal.

      Il en est tellement ainsi, que, dans le cas de la rougeole, on a tâtonné un certain temps, et que cela s’est traduit par une augmentation de la mortalité des enfants vaccinés, notamment en Afrique http://ije.oxfordjournals.org/conte... . Pour arriver à un compromis acceptable, on peut jouer sur le type de souche utilisée, sur le titrage ou la dose de virus atténués dans chaque vaccin, ou sur le degré d’atténuation des virus.

      A te lire, on pourrait croire que les enfants vaccinés ont eu une surmortalité par rapport aux non vaccinés. Ce n’est bien sûr pas le cas. La comparaison portait sur un vaccin normal et un vaccin fortement dosé, et l’augmentation était très minime pour le vaccin fortement dosé. Mais je ne vois pas le rapport avec la durée de l’immunité conférée par le ROR

      La souche Urabe utilisée pendant un temps pour le vaccin contre les oreillons a été retirée en raison du nombre jugé excessif d’effets indésirables, notamment des méningites ourliennes http://www.who.int/vaccine_safety/c... .

      Oui, comme je l’ai expliqué dans l’article, les vaccins vivants atténués présentent des risques, et il y a eu des tâtonnement avant d’arriver aux vaccins actuels qui présentent un rapport bénéfice/risque à mon sens peu contestable.

      Comment sait-on qu’une personne est protégée une fois qu’elle est vaccinée ? Pour l’essentiel les vaccins promeuvent une réponse humorale, donc une élévation des anticorps. On sait qu’une personne est protégée, dans la mesure où on a pu définir un corrélat entre un seuil du taux d’anticorps retrouvés à la sérologie et une protection clinique contre la maladie (pour la rougeole c’est 120 UI/ml).

      Encore une fois c’est une donnée statistique. Rien ne permet d’affirmer, à partir d’un taux d’anticoprs, qu’une personne n’est plus immunisée (sauf malheureusement pour l’administration qui impose des revaccinations sans intérêt sur la base de ces taux).

      Mais les anticorps ne sont pas éternels. Comme nous l’avons appris à la fac leur concentration décline progressivement. C’est pourquoi les Finlandais, après avoir éliminé la rougeole en 1996, se sont posé la question d’une possible recrudescence des épidémies en raison du déclin constant des anticorps pour la rougeole les oreillons et la rubéole en l’absence d’une relance naturelle de l’immunité par une circulation virale http://jid.oxfordjournals.org/conte... . Dans mon article, cité dans le commentaire précédent, je détaillais l’élégante étude d’un médecin chinois, Daï, qui a pu suivre quelques 2800 enfants vaccinés contre la rougeole dans une province isolée de la Chine pendant 15 ans et comprendre ainsi le déclin des anticorps et le rôle des infections dans la relance de l’immunité (et également comment une deuxième dose de vaccin pouvait accélérer le déclin de l’immunité).

      Pures supputations pour l’instant. Intéressantes, mais demandant confirmation.

      Donc, oui les anticorps déclinent avec les vaccins vivants. Et non en dessous d’un certain seuil d’anticorps on n’est généralement plus protégé contre une infection clinique.

      Non, désolé. Prouve-le moi pour des vaccins vivants atténués (hors BCG). De toute façon, c’est contredit par la réalité sur le terrain.

      Les nourrissons ont un système immunitaire immature et, ils ne sont pas immunocompétents, en tous cas pas au même niveau que les adultes. C’est pourquoi il faut plusieurs doses de vaccins, le plus souvent, pour stimuler l’immunité, et c’est pourquoi la réponse immunitaire dure moins longtemps que chez l’adulte ou l’enfant plus grand.
      Voici une référence , un article de l’association des enseingants en immunologie : http://www.assim.refer.org/colleges...

      Dont acte. Mais je n’ai jamais dit le contraire. C’est tout de même étrange d’avoir un système immunitaire immature juste au moment où on constitue l’essentiel de son immunité. Bizarre que la mortalité en crèche soit si faible :-)

    • Bonjour,
      Tu me fais quand même le coup de la théière de Russell quand tu dis :

      « Ben si. Les vaccins vivants combinés contre la rougeole, la rubéole, et les oreillons apportent une immunité définitive, et heureusement. Idem pour la fièvre jaune http://www.who.int/mediacentre/news... quand à la polio, personne n’ayant reçu le vaccin vivant pratiqué il y a 60 ans n’a eu la polio.
      Le BCG est à part, c’est de toute façon un mauvais vaccin.
      Donc, c’est plutôt ceux qui affirment que les vaccins vivants confèrent une immunité limitée dans le temps qui devraient apporter des preuves. Encore une fois, les dosages d’anticorps n’ont pas de valeurs probante pour affirmer l’absence d’immunité. Tu le disais toi-même dans ton premier message. »

      Je te réponds que ce n’est pas aux sceptiques de démontrer que Dieu n’existe pas, mais aux croyants. En général, quand on affirme l’efficacité d’un médicament ou d’un vaccin, c’est à celui qui l’affirme de le démontrer, et non à ceux qui la nient de l’infirmer.

      Si tu ne peux pas apporter la preuve de ton affirmation, cela relève tout simplement de la désinformation.

      Par ailleurs tu restes très évasif en ce qui concerne les mécanismes de cette protection.
      En guise de réponse, tu donnes une référence concernant la fièvre jaune. La fièvre jaune est une maladie particulière, qui ne se transmet pas d’homme à homme, et qui est concentrée dans certaines régions pauvres.

      Parlons plutôt de la rougeole et des oreillons, qui nous concernent davantage.

      Je peux te prouver que ce que tu avances est faux, et tu ne trouveras sur aucun site sérieux l’affirmation que les vaccins contre la rougeole ou les oreillons protègent à vie. Tout au plus peut-on affirmer qu’il y a une protection contre les maladies cliniquement apparentes qui est prolongée dans le temps par rapport aux vaccins tués (inactivés) ou aux vaccins composés de sous-unités de virus ou de bactéries. L’immunité provoquée par ces derniers peut ne durer que un ou deux ans chez l’enfant, comme cela a été le cas pour les premiers vaccins polyosidiques non conjugués contre le pneumocoque type Pneumovax.

      Pour démontrer que ce que tu dis est faux il suffit de montrer qu’on peut être vacciné ou avoir eu la rougeole ou les oreillons et néanmoins faire une séroconversion ou avoir une maladie cliniquement apparente.

      Pour la rougeole, de nombreuses études ont montré que, d’une part, on pouvait avoir une rougeole cliniquement apparente après avoir réagi à un vaccination, et, d’autre part qu’il existait une corrélation étroite entre le taux d’anticorps et les manifestations cliniques de la rougeole.

      En fait, la durée de l’immunisation est directement liée à l’intensité de la réponse initiale. Et s’il existe bien une réponse anamnestique, liée aux cellules T mémoire, la durée de celle-ci est également liée à l’intensité de la réponse initiale et variable et imprévisible d’un individu à l’autre.

      Je donne des références sérieuses à l’appui de cette affirmation et j’aimerais que tu en fasses autant.

      Pour commencer une étude de Hiss (Characteristics of asymptomatic secondary immune responsa to measles virus in late convalescent donors http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1046/j.1365-2249.1997.00137.x/pdf ). Dans cette étude il s’agissait d’adultes ayant eu la rougeole. En utilisant différents tests de laboratoire l’auteur constate que sur 44 adultes ayant eu la rougeole 4 ont développé une rougeole asymptomatique. Et que l’existence de cette forme asymptomatique de la rougeole était directement liée à leur taux d’anticorps.[ « SIR was found only in individuals with a pre-exposure IgG level below a well defined threshold, which was determined in this study to be <780–870 mOD. Above this threshold none of the parents developed a reaction to MV after exposure. “]

      C’est aussi ce qu’a montré Daï (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2393239/pdf/bullwho « Duration of immunity following immunization with live measles vaccine : 15 years of observation in Zheijang, province China ») dans sont étude portant sur quelques 2800 enfants vaccinés en même temps avec plusieurs types de vaccins contre la rougeole en 1973 et suivis pendant 15 ans avec des sérologies sérologies régulières par la méthode d’hémagglutination. Parmi ces enfants 333 ont été exposés à un virus sauvage, pendant la période de l’étude et plus particulièrement en 1985 donc 12 ans après la vaccination. Parmi ces 333, 78, qui n’avaient plus d’anticorps détectables suite à la diminution progressive du taux d’anticorps après vaccination, ont présenté une rougeole attestée par une séroconversion. Pour 74 d’entre eux la rougeole était inapparente. Mais pour 4 c’était une rougeole clinique.

      Dans une autre étude faite sur des donneurs de sang dont le taux d’anticorps a pu être mesuré grâce à ce don de sang, juste avant une épidémie de rougeole, par la méthode de référence, PRN ou séroneutralisation par réduction des plages de lyse (http://jid.oxfordjournals.org/content/162/5/1036.short Measles antibody, reevaluation of protective titers , R Chen) 8 donneurs sur 9 ayant un taux d’anticorps inférieur à 120 UI/ml ont eu les critères cliniques typiques de la rougeole (confirmée par la sérologie pour 7 d’entre eux), mais aucun de ceux qui avaient un taux d’anticorps supérieur à 120 UI/ml. L’intensité clinique des symptômes éprouvés était proportionnelle au taux d’anticorps, pour ceux qui avaient un taux supérieur à 120 UI/ml. La méthode Elisa, la plus souvent utilisée en routine, ne permettait pas d’observer ces nuances, par manque de sensibilité de la méthode, notamment.

      Pour les oreillons.

      Une étude menée au Royaume Uni en 2004-2005 soit 8 ans après l’introduction d’une deuxième dose de MMR en 1996, montrait que l’efficacité contre les manifestations cliniques des oreillons diminuait avec l’âge et donc avec la durée écoulée depuis la vaccination ‘Cohen, Vaccine effectiveness estimates, 2004-2005 mumps outbleak England http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2913658/ ). Plus concrètement, chez les enfants vaccinés à 15 mois puis entre 4 et 5 ans, l’efficacité vaccinale en situation d’épidémie décroit de 94% à l’âge de deux ans à 66% à l’âge de 11 12 ans pour une dose, et de 99% à l’âge de 5 ans après une deuxième dose à 86% à l’âge de 11-12 ans.

      Une autre étude en Belgique a montré la même évolution

      Cela pourrait expliquer l’âge élevé des cas, pourtant vaccinés par deux doses, lors des épidémies américaines comme celle survenue à New York en 2009-2010 (http://www.cdc.gov/mmwr/pdf/wk/mm5905.pdf Update, mumps outbreak New York and New Jersey 2009-2010) où l’âge médian parmi les 1385 cas dont l’âge était connu était de 15 ou 17 ans selon les zones considérées.

      Autres affirmations de ta part :
      « Ce sont des rougeoles vaccinales, modérées, qui sont tout à fait normales et traduisent une réaction un peu plus forte de certains enfants au virus vaccinal. »

      Je te réponds : bien sûr. Encore faut-il que les parents soient informés de cette possibilité et que les laboratoires acceptent d’explorer les cas pour savoir s’il s’agit de virus vaccinal ou sauvage. Dans un des cas de rougeole post -vaccinale que j’ai connu le laboratoire a refusé de faire une étude du génome décrétant que de toutes façons il s’agissait d’une infection due à l’épidémie alors que le cas avait eu lieu 10 jours après la vaccination.

      Tu dis aussi, à propos de l’étude africaine montrant une surmortalité des enfants vaccinés par des vaccins à haut titre : « A te lire, on pourrait croire que les enfants vaccinés ont eu une surmortalité par rapport aux non vaccinés. Ce n’est bien sûr pas le cas. La comparaison portait sur un vaccin normal et un vaccin fortement dosé, et l’augmentation était très minime pour le vaccin fortement dosé. Mais je ne vois pas le rapport avec la durée de l’immunité conférée par le ROR »

      Je te réponds : j’essayais de montrer les tâtonnements qui cherchent à établir le bon titrage du vaccin, On cherchait en fait à améliorer la réaction immunitaire des nourrissons. Tu dis que l’augmentation de la mortalité est minime. Tu n’as pas regardé les chiffres. La mortalité globale observée de ces enfants était de l’ordre de 10% pendant la période d’observation. L’augmentation de la mortalité était estimée à 33% avec le vaccin à haut titre par rapport au vaccin standard et à 86% pour les filles. De fait, la surmortalité avec le vaccin à haut titre faisait qu’on ne trouvait plus aucune différence de mortalité entre les enfants non vaccinés et ceux vaccinés avec le vaccin à titre de virus élevé.

      Tu dis aussi, à propos de la relation entre taux d’anticorps et rougeole : « Encore une fois c’est une donnée statistique. Rien ne permet d’affirmer, à partir d’un taux d’anticoprs, qu’une personne n’est plus immunisée (sauf malheureusement pour l’administration qui impose des revaccinations sans intérêt sur la base de ces taux). »
      Je viens de te démontrer que c’est faux.

      Enfin tu dis : » C’est tout de même étrange d’avoir un système immunitaire immature juste au moment où on constitue l’essentiel de son immunité. Bizarre que la mortalité en crèche soit si faible :-) »

      Je ne peux que te dire que tu dois te renseigner auprès de ceux qui connaissent l’immunologie, c’est-à-dire les immunologistes. Tu sembles avoir oublié qu’au début du vingtième siècle la mortalité infantile en France était encore supérieure à 100 pour 1000. Et qu’on évitait de s’attacher aux enfants, sachant qu’on pouvait les perdre à tout moment.

      Lorsque les enfants sont bien nourris, protégés du forid et que l’environnement dans son ensemble est protégé les taux de mortalité chutent. Au début du vingtième siècle, les principales causes de mortalité étaient les pneumonies et les diarrhées, comme c’est d’ailleurs encore le cas dans les pays les plus pauvres. Les vaccins contre ces fléaux sont arrivés dans les années 1990-2000.

      Au total, la rougeole et les oreillons sont généralement bénignes entre 1 et 10 ans, chez des enfants bien nourris en bonne santé. N’oublions pas que la létalité de la rougeole est au moins dix fois inférieure à celle de la grippe.
      Les vaccins sont efficaces sur le nombre de cas et les complications mais ne protègent pas à moyen et long terme. Donc il faut éviter de désinformer et aussi de terroriser inutilement les populations.

      NB : mes liens ne marchent pas dans les commentaires précédents et ton site me demande de les rétirer

    • Bonjour Claudina
      Je ne vais pas ergoter, je reste sur ma position. Les lecteurs intéressés ont les éléments pour se faire une opinion. Je profite juste de ce message pour signaler qu’il existe dans l’éditeur des messages une balise "Quote" à droit du boution de création des liens, qui permet de décaler à droite les citations. Et je n’ai pas compris l’histoire des liens refusés par le site (envoie moi un email).

  • Bonjour,
    Qu’en est il des vaccins avec phosphate de calcium au lieu d’aluminium ?
    Pourquoi le BCG n’est il pas indispensable ?
    Merci.

    • Les vaccins au phosphate de calcium ont été retirés du marché. La référence (déjà liée dans le texte) : http://www.myofasciite.fr/Contenu/Divers/SuspensionDTPolioSansAluminiumDonneesFalsifiees_20140601.pdf

      Le BCG est un vaccin à la fois très imparfait (il ne protège pas contre la tuberculose pulmonaire) et mal supporté (il donne des réactions parfois spectaculaires et exceptionnellement graves). De plus, il empêche d’utiliser le test à la tuberculine comme test diagnostique pour la tuberculose, puisque les vaccinés ont une réaction positive.

      C’est une des raisons pour lesquelles il n’est pas pratiqué aux USA.

      En France, il est recommandé dans les régions dites "à risque" dont Paris ! Avec l’argument qu’il préviendrait les méningites tuberculeuses chez l’enfant, ce qui est loin d’être prouvé.

  • Bonsoir,

    Merci pour ces informations pertinentes et nuancées.
    Je fais partie d’un collectif qui défend la liberté de choix vaccinale.
    Nous organisons parfois des conférences-débats.
    Seriez-vous intéressé pour y participer ?

    Au plaisir de vous lire,
    Bonne soirée.

  • Considérez vous le vaccin contre l’hépatite B comme accessoire ?
    Bien cordialement

    • Le vaccin contre l’hépatite B est un vaccin majeur qui a permis de faire chuter la prévalence de l’hépatite B chez les professionnels de santé et qui est indispensable en cas de profession exposée ou de comportements sexuels à risque.

      En revanche, vacciner la population entière ne me semble pas justifié. C’est toujours la même comparaison : il est préférable de porter un casque en voiture en plus de la ceinture. Faut-il le faire pour autant ? Où s’arrête la prévention ?

    • Merci.
      Grâce à ce billet, vous en profitez pour révéler un fait peu connu : il existe dans notre pays une Eglise de la vaccinologie. Si, si. J’imagine très bien les messes tous les Mercredi (jour des enfants et puis, les vendredi, samedi et dimanche sont déjà pris). On y vénère la sainte Trinité : le Dieu de la transition épidémiologique, le petit Louis Pasteur et l’immaculé conception Edward Jenner. On y chante le gospel et l’office se termine par des vaccinations collectives. Ca à l’air très sympa.

      Humour mis à part, votre classement me gène beaucoup.
      Le vaccin contre le Rotavirus, Ok. Les vaccins BCG et varicelle, ça se discute. L’absence de vaccination contre la varicelle n’est pas un problème de vaccin mais de stratégie vaccinale. Classer ainsi les vaccins BCG et Varicelle avec le Rotavirus sans explication, c’est tendancieux, et sur le profil des vaccins, et sur le profil des maladies.

      Mais classer la vaccination contre l’hépatite B comme non indispensable en la comparant à un casque de passager arrière, j’ai beaucoup de mal à comprendre cette logique. De toutes les maladies évitables par la vaccination, c’est aujourd’hui la plus meurtrière :

      Hépatite B : En 2004, environ 280 000 personnes infectées en France. 1327 morts. Entre 2008 et 2012, l’InVS a détecté 6000 nouveaux adultes pris en charge pour une hépatite B chronique.
      Rubéole : 13 femmes enceintes en 2012. 0 malformation foetale.
      Oreillons : 5 841 cas en 2011. 0 décès
      Rougeole : 23 300 cas en 2013. 10 décès.
      Coqueluche : 428 cas en 2013. 13 décès.
      Tétanos : 4 cas en 2014. 1 décès.
      Diphtérie : 1 cas en 2014 (à Mayotte). 0 décès.
      Polio : 0 cas (donc 0 décès) en France depuis 1995.

      Si je suis votre logique, vous faites du vaccin contre l’hépatite B, maladie bien présente en France, un vaccin optionnel. Par contre, le vaccin contre la polio, maladie disparue du territoire depuis 20 ans, est indispensable.

      La polio est encore indispensable car l’humanité a entrepris l’éradication de cette maladie. Le contrôle et l’éradication de l’hépatite B est un autre objectif, à long terme celui-là. Mais je doute sérieusement qu’en considérant ce vaccin comme "optionnel" et en le réservant à une population particulière, on atteigne un jour cet objectif.

      Où doit s’arrêter la prévention ? Poseriez-vous cette question aussi pour un vaccin VIH ?
      Classeriez-vous un vaccin contre le VIH dans les optionnels ou dans les indispensables ? Avant de répondre, rappelez-vous que la prévalence et la mortalité de l’hépatite B sont supérieures au VIH.

      Oui, le vaccin contre l’hépatite B est un casque, celui d’un pilote de Formule 1. Indispensable à sa sécurité au même titre que sa ceinture de sécurité.

      Alléluia.

    • Bonjour

      L’intérêt du vaccin contre le virus de l’hépatite B peut se discuter, mais les chiffres sont les suivants : mortalité 2,5/100000, soit un décès pour 40.000 personnes infectées, sachant que l’infection touchent en grande majorité des populations à risque. http://www.invs.sante.fr/fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Hepatites-virales/Hepatite-B/Autres-donnees-epidemiologiques

      Donc, pour une personne qui, du fait de son métier et des ses pratiques sexuelles, n’a pas plus d’une chance sur 50 d’être contaminée au cours de sa vie, ne pas se vacciner expose à une "chance" sur 2.000.000 de mourir d’une hépatite B. C’est un risque, certes, mais il n’est pas élevé...

      Curieusement, vous prenez l’exemple du pilote de formule 1 qui devrait mettre un casque en plus de sa ceinture. Or, nous sommes d’accord : le "casque" en voiture (le vaccin) c’est pour les sujets à risque, par pour les conducteurs du dimanche.

      Par ailleurs, l’INVS annonce en 2013 le nombre de 237 rougeoles déclarées. A supposer que la sous-déclaration atteigne 90%, on est loin de vos 23.300 cas. Il semble que vous confondiez avec le cumul sur 7 ans incluant l’épidémie de 2010/11 : http://www.invs.sante.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Maladies-a-prevention-vaccinale/Rougeole/Points-d-actualites

    • Bonjour,

      Merci pour cette réponse.

      Effectivement le nombre de rougeole est de 23 300 cas entre 2008 et 2013 dont 15 000 pour la seule année 2011.

      La présentation de l’InVS n’est pas des plus lisibles. D’ailleurs, vous évoquez une mortalité de 2,5/100000 soit 1 décès pour 40 000 infectés. Or, les données InVS (nous nous référons tous les 2 au même lien) indiquent que 1327 décès sont imputables au VHB, soit 2,2 décès pour 100 000 habitants (et non 100 000 infectés) (cf. également http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3124.)

      Car sinon, nous aurions soit 60 millions d’infectés en France soit 5 à 7 morts par an provoqués par l’hépatite B (puisque qu’environ 200 à 300 milles infectés)

      Je vous laisse réévaluer le risque pour une personne dite "à risques". Mais vu le profil de l’hépatite B, avancer cette notion de "risque" me semble étonnante. Le feriez-vous pour le VIH ?

      A mon humble avis, il est vraiment dangereux de sous-estimer cette maladie.

      A l’aune de cette réévaluation de la fréquence de la mortalité, vous comprendrez, j’en suis sûr, la comparaison avec une formule 1. La prévalence est comparable à la vitesse. Plus elle est grande, plus les mesures de sécurité sont nécessaires.

      Nous ne tomberons peut être pas d’accord, mais je vous remercie pour cet échange et pour votre travail d’argumentation et de vulgarisation que j’apprécie.

    • Merci pour la précision sur la mortalité de l’hépatite B .En effet, ce n’était pas clair. Il faut savoir que cette mortalité est estimée (1300 morts par an) et non mesurée, et que la consommation excessive d’alcool est associée à un tiers de ces décès.

    • Ne pas promouvoir la vaccination généralisée Hépatite B ?
      Ca va faire plaisir à Gilead : au prix où ils vendent le Ténofovir....
      Un bon porteur chronique c’est un chiffre d’affaire assuré pour 20 ans.

  • Merci pour cet article très instructif. Au final, que pensez-vous de l’utilité du vaccin contre le papillomavirus pour les jeunes filles ? Faut-il le limiter à certain type de population, sachant qu’en tant que parent nous ne pouvons présager du futur comportement sexuel de nos filles.

  • Merci à vous, Dr DUPAGNE, pour votre "dialogue" père-fille.
    La suite est également extrêmement intéressante à lire mais longue tant le sujet est complexe.
    Il n’en demeure pas moins que votre conclusion est essentielle et que la mesure et le bon-sens qui devraient être la démarche de tout scientifique en sont l’ essence même.
    Il est rassurant pour moi de me trouver sur cette ligne de conduite dans ma pratique de médecin généraliste, la vaccinologie ne constituant qu’ une toute petite partie de notre pratique ... Merci encore !

    Dr Olivier FOLLIOT

  • Bonjour et merci pour cet article
    Vous ne parlez pas des vaccins contre les méningocoques, notamment le méningocoque C prescris automatiquement par les pédiatres de mon entourage. Que pensez-vous de l’utilité de ce vaccin en France ?
    Bonne journée

    • Bonjour,
      Ces vaccins sont dans la catégorie "optionnelle", comparable au casque à l’arrière pour les enfants en voiture. Avec une problématique spécifique : une vaccination de masse contre certains méningocoques provoque l’émergence de nouvelles souches, relativisant l’intérêt de la vaccination.

  • Bonjour et merci pour votre article très compréhensif.

    Je souhaiterai juste préciser que l’adjuvant des vaccins n’est pas de l’aluminium mais de l’hydroxyde d’aluminium... ça change tout !!!

    L’hydroxyde d’aluminium est une base forte et va avoir tendance à remplacer les principaux métaux alcalins : sodium / potassium / calcium dans les systèmes nerveux, musculaire, cellulaire,...

    Vous comprenez mieux maintenant les différents désordres de santé qui peuvent se déclarer : sclérose en plaques, néofasciste à macrophages, ...

    Ce simple détail chimique apporte une autre compréhension des problématiques post-vaccinatoires et des solutions "réparatrices".

  • Bonjour

    Ce qui m’étonne, c’est qu’on continue à vacciner avec des méthodes qui appartiennent au paléolithique de la vaccination alors qu’on a quand même fait quelques progrès en matières de connaissance du système immunitaire.

    Les travaux de Besredka (et d’autres) sont mis de côté alors qu’une vaccination en intra dermo semble prometteuse et permet de réduire considérablement les doses de produits injectés.

    (personnellement, j’ai une obligation vaccinale concernant l’hépatite B et avec une seule inection d’un centième de dose en intra dermo il y a 20 ans, je suis toujours considéré comme vacciné quand on mesure mon taux d’anticorps...)

    Alors, la recherche, elle en est où ?

  • J’ai lu sur ce blog en date du 20 septembre 2015 le propos suivant tenu apparemment par a annetin
    “ Bon ben alors je fais confiance à qui ?
    À moi bien sûr ;-)
    ....

    Tout est dit... là ...
    En Médecine il y a toujours un moment où on a besoin d’une personne de confiance dont on connait les valeurs et les compétences depuis longtemps qui connait la Médecine et pas que cela ...
    Or l’évolution du système de santé et des systèmes d’information fait que cette personne ne peut plus travailler dans le soin de proximité sans une pression telle qu’il ne peut plus réfléchir sur sa pratique et sur les pratiques recommandées qui deviennent des lois tant que les patients ne se révoltent pas ...car en ce qui concerne la vaccination c’est de cela qu’il s’agit "
    Mon expérience : c’est précisément en s’en remettant à la compétence supposée d’un médecin que le pire est arrivé : paralysie générale (SLA)et mort en moins de 3 ans après vaccination par Genhevac B, vaccin présenté par ce médecin comme "anodin" et bon à recevoir par toute personne retraitée et donc tentée de voyager. Ce type de médecin n’est hélas pas rare : à force de vacciner sans trop se poser de questions, ce n’est même plus un acte médical, c’est un geste devenu machinal. Après quoi, le plus souvent, on s’empresse de nier toute relation avec le vaccin, sûr d’être soutenu par le Pr Floret pour qui ce n’est pas un accident vaccinal mais seulement une coïncidence ! Et qu’a dit l’actuel président du HCSP dans son rapport d’expertise et contre l’avis des plus hauts spécialistes de cette maladie dans les 3 plus grands centres SLA de France ? Il a écrit : c’était une SLA primitive !!! Comme si on pouvait mourir en moins de 3 ans d’une SLA primitive !!! Est-ce qu’il connaît la médecine ? Quelle différence fait-il entre SLA primitive et SLA sporadique ? Inquiétant au niveau de responsabilité de l’un et de l’autre...

  • Enfin une position mesurée et rassurante. Article clair et didactique. J’ai fait suivre à des amis qui peuvent face à certains dictat choisir la voie de la non vaccination. Personnellement, je suis allée en espagne pour faire face à la pénurie des pentavalents, mais personne n’aurait vacciné mon fils contre l’hépatite B. C’est lui qui fera ce choix plus tard.

    la question que je me pose, n’est il pas plus sérieux d’attendre pour le ROR que l’enfant soit complètement terminé (étanchéité de la barrière hémato-encéphalique ?). Le rouvax n’est il pas plus fiable que le ROR puisque de plus en plus de voix s’élèvent même chez les médecin (conférence en présence du Pr Montagnier, modification de la composition du CDC pour mieux cerner les données scientifiques liées à la vaccination....). Je ne sais pas pourquoi on s’acharne sur des bébés immatures avec tant d’injections. Ne prendrait on pas moins de risque de complications majeures si on retardait certaine vaccination à 2-3 ans ? Si moins de complications, moins de peur, donc plus de vaccination et plus de couverture de groupe.... suffisant pour protéger nos tous petits le temps qu’ils acquièrent un âge raisonnable pour participer à cette protection de groupe à leur tour. Qu’en pensez-vous ? Y a t’il un point sur lequel je me trompe ?

    • Bonjour
      Les effets secondaires sérieux du ROR sont rarissimes. Le système immunitaire d’un bébé d’un an est parfaitement capable de développer des anticorps contre un vaccin vivant comme le ROR, et cela diminue le risque de le voir contracter la rougeole avant qu’il soit vacciné.

  • C’est vrai que cet article est bien fait.

    Et pourtant, il ne peut parler de tout.. Je suis allergique à l’aluminium et à la plupart des métaux (eh oui, ça existe). Ma vie a été foutue en l’air par les vaccins. Oh, ça ne se voit pas beaucoup. J’ai l’air normale. Mais en fait, rien ne va. Je me suis construite sur un oedème constant : résultat : macrocéphalie, syndrome d’asperger, maladie d’Ehlers-Danlos, allergies multiples, inflammation de l’intestin, fatigue chronique, retard de croissance, problèmes oculaires, hyper-acousie, sensibilité anormale à la lumière etc etc Mon état de santé s’est amélioré depuis la chélation. Mais, mes tissus trop lâches (Ehlers Danlos) ne se densifieront pas. Je resterai poreuse et relativement faible.

    Des tests d’allergie aux adjuvants serait un minimum avant injection.

  • Bonjour,
    j’ai trouvé votre article intéressant, mais j’ai été troublée en lisant des articles contradictoires (il ne s’agit pas des adjuvants, mais de l’utilité de la vaccination :/) ... Pourriez-vous me dire si le contenu de cet article dit vrai ?

    http://www.sylviesimonrevelations.com/article-la-disparition-des-maladies-infectieuses-n-est-pas-due-aux-vaccins-119159716.html

    Je vous remercie

    • Bonjour,
      Ce n’est pas le sujet de cet article, et je ne veux pas que le débat sur les adjuvants soit détourné vers une discussion sur la vaccination en général. Sans rentrer dans le détail, je connais bien ce site. Il s’appuie sur des faits réels et en tire des conclusions fausses.