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Plaidoyer pour un débat sur le déconfinement

Avons-nous choisi la bonne stratégie après le 11 mai ?

Première publication : vendredi 8 mai 2020,
par Dominique Dupagne

Faut-il poursuivre un confinement partiel ? La stratégie choisie par le gouvernement est-elle la bonne ? Et si on en discutait à la lumière des données récentes sur la malade COVID19 ? Depuis le début de l’épidémie, je me suis gardé de commenter ou de critiquer les décisions gouvernementales, mais le déconfinement partiel du 11 mai me semble échapper à la logique.

La justification du confinement initial du 18 mars était simple et consensuelle : étaler l’épidémie dans le temps pour permettre aux services de réanimations de faire face à un afflux de malades en état grave. C’est le fameux graphique des deux courbes du Lancet :

Ce qu’il faut comprendre avec ces courbes, c’est qu’elles délimitent deux surfaces identiques : l’une en dôme pointu, l’autre plus aplatie. Ces surfaces traduisent le nombre total de malades touchés. Le confinement n’est pas destiné à diminuer le nombre de sujets contaminés, mais à étaler les contaminations dans le temps.

En France, cela a fonctionné : quasiment tous les malades relevant d’une hospitalisation en réanimation avec des chances de survie correctes ont pu être pris en charge. Les capacités de réanimation sont passées près de la saturation, mais ne l’ont pas atteinte (au niveau national). Les lits se libèrent progressivement, tandis que les nouveaux cas nécessitant des soins intensifs sont moins nombreux tous les jours.

Le confinement initial était justifié

La France a choisi initialement un confinement autoritaire, strict et policé. C’était logique : nous sommes un peuple latin, contestataire, individualiste et désobéissant par nature. Au contraire, la Suède a pu se contenter de donner des conseils à sa population, qui les a suivis à la lettre.

Malgré notre nature rebelle, notre compliance à ces contraintes a été forte. Pourtant ce confinement tournait parfois à l’absurde, avec l’interdiction de se promener sur les immenses plages bretonnes ou normandes désertes.

Mais à quoi sert le maintien d’un confinement encadré et policé après le 11 mai ?

Quelles sont les objectifs du maintien d’un confinement partiel ? Sauver des vies ? Désormais, la théorie des deux courbes ne s’applique plus. Nous sommes en mode “aplati” et la probabilité d’une deuxième vague qui déborderait notre système de santé ne tient pas : Beaucoup de français ont intériorisé les mesures barrières et continueront à les mettre en oeuvre spontanément, par peur ou par sens civique. Par ailleurs, une (petite) partie de la population est désormais immunisée. Dans les pays qui ont connu une deuxième vague, celle-ci n’a jamais atteint une intensité supérieure au quart de la vague initiale. Donc, ce confinement résiduel accentuera l’étalement, mais rien ne permet de penser qu’il sauvera des vies.

Dans tous les cas, nous ne retrouverons pas de sitôt nos comportements pré-confinement : contacts étroits, embrassades, repas en groupe, réunions sans masque dans des salles exiguës et mal ventilées, théâtres et cinémas remplis etc.
Faute de vaccin à court ou moyen terme, le confinement ne fait que retarder les contaminations et donc retarder l’immunité de groupe qui sera le seul moyen de protéger les plus fragiles, ceux qui ne peuvent pas se permettre d’être atteints par le SARS-CoV-2

Objectif : immunité de groupe

La nécessaire installation d’une immunité de groupe rejoint la nécessité de réduire le coût social, économique et humain du confinement. Or, nous avons appris des choses depuis le début de l’épidémie. Une des données les plus importantes est notre incroyable inégalité devant la maladie : la maladie COVID19 ne tue qu’un homme de 25 ans sur 100.000, et à peine plus à 35 ans. En revanche, la mortalité après 80 ans est de 8.300 pour 100.000, soit 8.000 fois plus ! Cette inégalité phénoménale était déjà connue pour la grippe, qui tue beaucoup moins, mais qui est tout aussi inégalitaire pour les victimes.
Qui connaît un homme ou une femme de 40 ans mort de la grippe ou de la COVID19 ?

C’est l’âge qui est le grand facteur de risque de mortalité pour cette maladie. Les autres facteurs de risque : antécédent cardiaque, diabète, obésité, ne multiplient le risque que par 2 ou 3, qui reste donc très modéré pour des sujets jeunes chez qui le risque de base est infime, comparé la multiplication par 8000 que représente le grand âge. Même à 55 ans, la probabilité moyenne de décès (avec ou sans facteur de risque), reste de l’ordre de 2 pour 1000, ce qui est tout de même peu dans l’absolu.

En tenant compte de ces données de mortalité, une autre stratégie se dessine, qui mériterait d’être envisagée :
- Continuer la pédagogie sur les mesures barrières, orientée vers les sujets à haut risque : essentiellement les sujets âgés ou ceux qui cumulent les facteurs de risque.
- Continuer à encourager le télétravail pour les plus de 50 ans.
- Ne plus lutter contre la diffusion du virus dans les populations quasiment sans risque de complications graves : enfants, adolescents, adultes de moins de 30 ans sans facteurs de risque.
- Trouver des solutions intermédiaires pour les sujets jeunes qui cohabitent avec des sujets à haut risque.
- Réserver l’autorité publique coercitive aux rares situations mettant en danger la vie d’autrui, comme les visites en EHPAD sans masque.

Le principe serait de restaurer un libre-arbitre réfléchi, chacun choisissant ou non de s’exposer en fonction de son risque personnel ou familial et de ses priorités de vie.

Cette attitude accélèrerait considérablement la constitution d’une immunité de groupe, avec des conséquences modérées en terme de surcroît de décès. Ses bénéfices sociaux, économiques et humains seraient en revanche considérables.

Par ailleurs, même si nous n’avons pas de certitudes, il paraît hautement probable que les sujets ayant une sérologie SARS-CoV-2 positive présentent un risque infime de retomber malade et d’être de nouveau contaminant à court terme. Dès que nous disposerons de sérologies très fiables (dont la spécificité sera supérieure à 99%), il sera utile de tester massivement la population.

On pourrait donc permettre à une part importante des français de reprendre une vie normale, d’aller au restaurant, au cinéma et de prendre en charge les enfants. Cette population de moins de 50 ans (et donc à faible risque) se contaminerait sans danger significatif et accroîtrait considérablement l’immunité collective, au bénéfice du reste de la population qui continuerait à se confiner volontairement.

Je ne prétends pas détenir LA solution, mais il me semble qu’une réflexion sur ce sujet serait intéressante. Ce billet est destiné à ouvrir un débat auquel vous pouvez participer ci-dessous.

Messages

  • Je me posais exactement les mêmes questions merci d’avoir lancé ce débat. Je ne sais plius quoi penser.

  • Si je comprend bien, vous voulez tuer les jeunes pour sauver les vieux !! Merci....

    • Bonjour Kev
      C’est exactement ce type de message que je souhaiterais éviter dans ce forum. Vous avez le droit de le penser, de l’écrire, mais prenez au moins la peine de détailler votre point de vue, de donner des arguments. Ce type de phrase lapidaire ne fait pas avancer le débat.

  • Même si le taux de mortalité est plus bas chez les jeunes, sait on s’il y a des risques de séquelles ?
    Le virus est dans certains cas très fort même chez des personnes jeunes

  • Analyse qui s’entend mais est ce que ce n’est pas trop réducteur de prendre que la mortalité dans l’analyse du confinement ?
    Erreur qui d’ailleurs a fait dire a beaucoup que c’est une grippette ( ben oui 1 a 2% de mortalité en valeur absolue c’est pas un virus super létal) avant qu’on ne plonge dans ce semi chaos inédit pour nos générations , pendant que beaucoup sur les RS s’inquiétait plutôt des cas réanimatoires qui paraissaient élevés / capacité du systéme ;
    - la surcharge du système de soin c’est les cas graves , et 10-15% ( sur les études Chinoise ou Italiennes ) c’est énorme et ça impacte tout autant l’économie et sature le systéme de santé pendant des mois... si on déconfine largement ça repart
    - qui peut prédire la mortalité totale a long terme ? , par conséquences ultérieure de l’infection ( fibrose pulmonaire par ex) qui pourra s’ajouter et peut étre modifier tes chiffres dans quelques années ( et sans en mourir impactera aussi le systéme de santé et l’économie, et aura conséquences sociales)

    • Les conséquences mortelles ou handicapantes à long terme comme la fibrose pulmonaire, concerneront la même population que celle touchée par la mortalité. Les moins de 50 ans sont très peu concernés. De toute façon, le confinement ne les empêche pas, il les retarde.

  • Je suis d’accord avec votre analyse et vos propositions.
    La logique, le simple bon sens ne semblent pas avoir présidés dans beaucoup de décisions gouvernementales covid19 !
    Quels sont les éléments actuels sur l’installation espérée d’une immunité de groupe ?

    • Bonjour
      Nous n’avons aucun élément fiable. Théoriquement, je dis bien théoriquement, il faudrait que 70% de la population soit contaminée. Avec un déconfinement partiel comme instauré en France, cela prendra des mois voire des années si le virus ne disparaît pas spontanément.

  • @Mariammin
    Qui peut prédire la mortalité indirecte causée par le confinement autoritaire ?

  • Bonjour,
    Je suis avec attention et apprécie vos différentes prises de position, mais là je reste un peu sur ma faim. Pourquoi ne se focaliser que sur la mortalité, alors que le problème me semble plutôt résider dans le pourcentage de cas grave nécessitant une hospitalisation en réa, taux qui a failli mettre le système hospitalier (et l’économie française) à terre, et qui pourrait bien le faire si on déconfine à tout va ?

    • Bonjour
      Il n’y a aucune chance pour qu’une deuxième vague liée au déconfinement aboutisse à la même explosion de cas que la première. Ce n’est jamais arrivé. Ce n’est pas ce qui est observé en Chine par exemple.

  • Débat tout à fait justifié et intéressant. Je suis en partie d ’accord avec vous mais malheureusement le gouvernement poursuit une politique infantilisante ne comptant nullement sur la responsabilisation des citoyens. Il sont passés d’un excès en impréparation à un excès de précaution pour le déconfinement progressif.
    Il n’y a pas de logique dites vous sur le plan rationnel peut être pas mais sur le plan social et politique, l ’absence d’un nouveau droit à l erreur explique en partie ce déconfinement progressif...Votre option exposerait à une explosion de procès pour tous les morts de moins de 50 ANS....
    Il faut lire l’article du Monde de ce jour sur le modèle suivi par hongkong qui s’appuie sur 4 principes
    Le masque, le dépistage précoce, le dépistage des contacts et le TRAITEMENT PRECOCE !

  • J’ai beaucoup de mal à participer à un débat qui commence par légitimer une décision en se basant sur la "nature désobéissante" d’un peuple.
    Si le confinement autoritaire, contrôlé par la police, avec sanctions et menaces d’arrestation à la clé, était légitime parce que nous ne serions pas capables de comprendre une information bien faite et de prendre soin les uns des autres, alors je ne vois pas pourquoi nous serions capables de prendre nos responsabilités en temps de déconfinement...
    A force de coller des étiquettes sur les gens, on finit par se retrouver avec l’esprit tout englué.

    • Bonjour Sophie,
      Nous avons l’exemple de la ceinture de sécurité, dont l’obligation était discutable puisque chacun n’encourait de risque que pour lui-même. L’expérience a montré que l’usage a été intériorisé par des gens qui ne l’auraient pas mise initialement sans obligation, et qui la mettent désormais pour leur sécurité et non par peur des contrôles.

  • @ Dominique Dupagne
    Bonjour Dominique,
    L’exemple de la conduite automobile est revenue souvent. Elle me fait tiquer. Je trouve difficile de comparer un comportement d’automobiliste et les libertés individuelles primordiales : circuler, être dans la rue sans avoir à s’en justifier, etc. L’immense différence par ailleurs est que le port de la ceinture avait fait ses preuves avant qu’on ne l’impose.
    L’économie est à genoux, les effets secondaires du confinement seront très lourds.
    La décision est tombée comme un ordre parental : "file dans ta chambre !" C’est pour ton bien qu’ils disaient. Des explications ? vaseuses. Des messages pour faire peur, des menaces et des prédictions de fin du monde. On nous a pourtant considérés comme assez adultes pour voter, mais soudain nous n’avions plus aucun libre arbitre parce que nous serions par nature irresponsables ?
    Navrant.
    Chacun aurait dû pouvoir faire ses choix avec une information claire et appuyée sur des sources fiables (ça ne te rappelle rien ?). C’est d’ailleurs exactement ce que tu aimerais que nous puissions pouvoir faire aujourd’hui.

    • Ce dont il faut se souvenir, c’est qu’au début du confinement, il y avait peu d’adhésion. Jusqu’à la veille, les gens ont fait la fête ensemble. Pendant la semaine du 8 au 15 mars, je portais un masque au travail et je refusais de serrer les mains, je désinfectais à l’alcool mes couverts au restaurant, et tout le monde me prenait pour un martien.

  • Une vraie réflexion.
    Sous réserve d’une immunité conférée et durable... Ac neutralisants recherchés.

  • Bonjour,
    Merci pour ce billet, je n’en attendais pas moins de votre réalisme et la clarté de vos propos.

    Une première remarque sur la courbe grise qui "pourrait s’allonger" comme vous le dites sur des années dans votre théorie des 70% (sortie d’où ?) mais qui tout aussi bien "pourrait se raccourcir" du fait de la saisonnalité d’une infection virale somme toute légèrement différente. Je dis différente par sa pathogénicité, pas par sa contagiosité (infection respiratoire virale). Il faut absolument prévoir pas seulement le pire et l’annoncer pour se donner les moyens de l’accélération du déconfinement dans cette hypothèse. J’aurais bien vu deux courbes grises, une plus courte :-)

    Ma deuxième remarque est celle du débordement des services de réa. Attention, au début, les réanimations, par ignorance de cette nouvelle pathologie, ont été trop agressives au niveau des indications de mise sous machine et de pressions des machines. Et pour le dire clairement mais sans critique aucune, ont précipité les décès ou les cas qui n’arrivent pas à sortir de la machine... Ce n’est plus du tout le cas aujourd’hui. Ca serait peut être bien que les Juvin reviennent sur les médias télévisés grand public, expliquent honnêtement, et actualisent leur discours effrayant et suppliant en revenant à la vraie réalité bien plus rassurante. Vous n’en parlez pas non plus, or vous êtes beaucoup lu...

    Sinon tout à fait d’accord avec les proposition de scinder deux populations, les moins de 50 ans libérés, libres et respectueux (barrières pour les autres), les plus de 70 fortement enjoints à se protéger.
    Entre les deux, où je me trouve d’ailleurs, je ne sais pas trop (laisser la responsabilité éclairée jouer son jeu comme en Suède ?) mais on a déjà bien avancé, merci

  • Merci Dominique de cette proposition
    Je me pose la question d’un grand debat multidisciplinaire et avec les usagers (methodologie, choix des experts independants et des usagers ?). Une concertation citoyenne qui aurait de la valeur (pas comme celle sur la vaccination ou la mammo de depistage). Pour ma part, je n’ai pas bien compris les mesures autres que d’empêcher la surcharge des reas Covid.

  • Bonjour Dominique,

    Merci pour alimenter ce débat.

    Dans les pays qui ont connu une deuxième vague, celle-ci n’a jamais atteint une intensité supérieure au quart de la vague initiale.

    Pourrais-tu étayer cet argument central ?
    Quel recul a-t-on sur des pays ayant connu une deuxième vague ?

    Amicalement
    Pierre-Alain

  • Bonjour
    Effectivement j’aimerais connaitre les fondements de ce chiffre de 70% de contamination pour une immunité collective dont Raoult (dont j’écoute les communications sans en être fan) répète à l’envi qu’il ne correspond à rien

    • Bonjour
      L’estimation de 70% est fondée sur le taux de contagiosité précédant le confinement. Ce chiffre pourrait baisser considérablement si les mesures barrières deviennent une routine.

  • Bonjour Dr Dupagne,
    Votre réflexion m’a beaucoup intéressée ; mais quelques questions me viennent à l’esprit :

    - concernant l’immunité collective de 70% à atteindre, nous ne savons pas encore la durée de celle-ci. Donc, si elle se révèle très basse, sans traitement ou vaccin, ce covid peut perdurer longtemps.
    - Concernant le respect des mesures barrières qui seraient maintenues lors d’un déconfinement total, j’émets des doutes car avant même le déconfinement partiel du 11 mai, beaucoup ne respectait plus la distanciation, toussait , éternuait et même crachait sans aucune précaution au grand dam des personnes âgées et fragiles comme moi qui crains maintenant de sortir !! Et me pose des questions : ex : puis-je retourner chez le coiffeur sans crainte ??? Pourrais-je voir mes petits-enfants sans risque alors qu’ils retournent à l’école ?...etc...

    En tous cas : merci pour vos articles qui nous poussent à réfléchir autrement qu’en "pensée unique" !
    Cordialement

    • Bonjour
      Le port d’un masque vous protège des autres. Vous pouvez sortir sans crainte et aller chez le coiffeur si vous l’utilisez correctement et si vous vous lavez les mains en rentrant.
      Pour les petits enfants, ça va être plus difficile, malheureusement. Mais en en saura beaucoup plus dans 1 mois. Nous sommes en pleine phase de transition et d’analyse des données.

  • J’ai joint à titre indicatif cette option chirurgicale thérapeutique de MG France qui a comme inconvénient de laisser pour compte nos femmes et filles.......

  • Les Français ne sont disciplinés que s’ils ont la peur au ventre. Avant le 15 mars, seuls mes amis médecins observaient des mesures de sécurité, comme vous-même le faisiez, ce qui amusait fort la galerie.

    Un traçage et une surveillance draconiens, caractéristiques d’un pays totalitaire, sont bien heureusement impossibles chez nous.

    Votre article a le mérite d’être clair, dans une période où l’on entend tout et son contraire sur ce virus opportuniste. Merci.

  • nous avons confiné sur base d’une escroquerie intellectuelle le modele utilisé par Fergusson qui n’est JAMAIS reproductible https://www.armstrongeconomics.com/world-news/corruption/i-have-reviewed-fergusons-code/?fbclid=IwAR2I-qnWC00mYf7L-iM0JI0p-sG2SPaX5OA215APRohbGX6Mto6aUqHs4XA
    Une fois (et il y a d’autres critiques du meme tonneau) qu’on comprends cela toute l’absurdité du confinement nous saute à la figure. Par contre vu le nombre et la constance des Clusters Religieux autour du monde il faut continuer à interdire les messes, offices, regroupements théologique cérémonies ( et les mariages baptèmes anniversaires..) et autres our un bout de temps : la contagion y est 50 fois plus forte qu’ailleurs.

  • Bonjour Dominique,
    Tu m’as pris de vitesse... ça me démangeait d’écrire un article sur le sujet.
    Il m’aurait paru difficile de le traiter sans prendre du recul sur deux axes :
    1) Ajouter au graphique "courbe aiguë vs courbe aplatie", celui des "4 vagues" : la vague épidémique, la vague des décès dus aux intervention urgentes non réalisés, celle des décès dus à l’interruption de suivi des pathologies chroniques et, enfin, la vague bien plus dommageable des effets économiques et psychiques du confinement.
    Il faut comprendre que les vies sauvées ici sont perdues plusieurs fois là. L’antienne "le confinement a sauvé des vies" est une évidence à très courte vue.
    2) Interroger la composante sociétale, et au premier degré démocratique, de ce stress.
    Que les jeunes acceptent la maladie pour protéger les ainés ne peut naître que dans une société adulte et saine dont les membres sont en position de prise de décision dans un contexte complexe.
    Un témoin de la réussite coréenne expliquait que la stratégie de ce pays était bien plus que chez nous un mécanisme d’intelligence des foules... c’est à dire de "mise en situation d’intelligence" du plus grand nombre.
    Notre société n’a jamais participé à la stratégie. Qu’on la trouve bonne ou mauvaise (c’est du complexe, donc une logique d’essais erreurs où le succès vient de la capacité à apprendre de ses échecs, donc de les accepter, de les reconnaître, d’en faire débat) elle est le "fait du prince" et pas la réponse saine d’un groupe à une perturbation.
    Nous nous en tirerons plus ou moins bien, ceux qui aiment le pouvoir en place loueront son courage, ceux qui ne l’aiment pas critiquerons ses erreurs... mais, au final, notre organisation aura démontré qu’elle est tout sauf "anti-fragile".
    Attendez-vous à un nouveau confinement dur lors de la prochaine grippe, puisque le balancier est désormais dans une position opposée à celle qui a amené, face à la sur-réaction à H1N1, à brader en douce les stocks stratégiques de masques.

  • Bonjour,
    pourriez-vous citer les sources sur lesquelles repose votre affirmation que la seconde vague ne serait pas aussi terrible que la première ?
    Il semble qu’il n’y ait pas de consensus dans la communauté scientifique à ce sujet. Je vous partage ici un texte d’épidémiologistes de l’université John Hopkins :

    https://coronavirus.jhu.edu/from-our-experts/early-herd-immunity-against-covid-19-a-dangerous-misconception?fbclid=IwAR0TLWf1EBQpvldcLZqTfWmChjmK0ttneZ9RG1LI0axjDjxqmbKT6nwkz6g

  • merci beaucoup pour cette analyse et ces chiffres que je cherchais (les taux de décès selon l’âge et le sexe) - cela devrait permettre d’organiser le retour à l’école et au lycée de façon beaucoup plus simple que préconisée par le ministère.
    Il manque le risque absolu de mourir du Covid, c’est à dire que pendant plusieurs années le risque de contracter la maladie va rester faible en général.
    j’apprécie aussi les réflexions de Philippe Ameline sur la non responsabilisation de notre société par nos dirigeants ; propos que je partage entièrement : les français sont beaucoup plus adultes que nos dirigeants passés et présents ne le croient mais jamais on ne nous laisse le montrer ; pourtant la vie quotidienne de toutes et tous le démontre amplement ; à force de nous prendre pour des idiots un certain nombre font exprès de faire l’idiot : réaction peut-être infantile mais parfaitement logique.

  • Bonjour Dr Dupagne,

    Donc les Français seraient un peuple rebelle et indiscipliné, incapable de porter des masques et de se soumettre à des tests ou à toute discipline collective, et qu’il faudrait traiter comme des enfants ?
    Dans tous les pays où l’épidémie a été bien gérée, les gouvernants ont décidé d’une stratégie, l’ont appliquée et l’on partagée avec leurs administrés.
    En Suède cette décision a été d’ordre purement médical, et non politique. En Corée, à Hong Kong et au Viet-Nam, les masques et les tests ont été achetés et produits dès janvier, alors qu’ils étaient disponibles et à un prix acceptable. L’exécutif a continuellement informé la population de l’évolution de la crise et a été à ses côtés, de même qu’en Nouvelle-Zélande.

    Mes collègues infirmières ont travaillé sans masque puis avec des masques et des protections comptés depuis le début, et bien qu’elles soient françaises elles n’ont pas du tout eu la même interprétation que vous de cette carence, ni la même indulgence à l’égard de nos décideurs, qui n’ont été capables ni d’en organiser la production et la distribution ni d’en acheter. Le manque flagrant de tests, qui n’ont pas été non plus considérés comme un élément stratégique de lutte contre l’épidémie en France, a été mis sur le compte de l’imprévoyance et du refus de budgéter.

    Les services vétérinaires, équipés et habitués à tester les coronavirus qui peuplent les élevages, avaient proposé de participer aux campagnes diagnostiques, mais cela a été refusé par nos autorités.

    Les Français n’ont effectivement pas pris le confinement au sérieux à son début... Il faut dire que notre président est sorti au théâtre quelques jours avant son décret, et de grandes manifestations publiques ont été autorisées, notamment le maintien du premier tour des municipales.

    La gestion de cette crise, effectivement sans précédent, donne une impression d’amateurisme un peu affolant. Entendu à France Inter en décembre ou janvier, la réception à l’aéroport du premier couple de Français arrivant de Wuhan par des journalistes, mais sans aucun comité d’accueil sanitaire (pas de médecin, d’infirmière, rien..) : "ah on est embêtés, on sait pas comment faire, on a peur de transmettre le virus à notre famille, on va aller aux urgences..."

    Le covid aura ouvert une perspective impitoyable sur la capacité des gouvernements à décider, appliquer et communiquer avec leurs administrés.
    Pardon Dr Dupagne, mais quand l’argument principal est "l’exception française" pour masquer la grave incompétence de nos décideurs lors de cette crise, c’est frustrant, d’autant que l’avenir proche s’annonce difficile...

  • Je suis médecin généraliste, je ne vois aucun justification éthique a continuer de confiner strictement les personnes agées en maison de retraite ou chez elles. Ce sont eux qui souffrent le plus du confinement, avec comme consequence une altération claire de leur santé : depression, anxiété... Demandons leur ce qu’ils préfèrent, voir leur famille, pouvoir les embrasser, les prendre dans leur bras, ou rester bien en sécurité seule dans leur chambre pour allonger leur vie.... Beaucoup d’entre eux m’ont déja donné la réponse, et d’autres on perdu le sens du présent, leur yeux sont devenus vides !
    Nous choisissons pour elles, et "pour leur bien" ?....c’est un non sens, absurde, nous sommes en train de maltraiter nos personnes agées de les faire mourir de solitude.
    Je suis choquée du manque d’humanité des mesures prises.

  • Médecin retraitée de 70 ans avec facteurs supplémentaires de "fragilité", je me garderais de dire ce qu’il "aurait fallu" faire, à part reconstituer le stock de masques, ressortir le plan européen de lutte contre une pandémie de Michel Barnier, et écouter la conférence de Bill Gates de 2015 je crois . Tout y etait ! Ceci etant dit, je suis très en colère d’avoir vu traiter mes confrères comme des ignorants, mes compatriotes comme des irresponsables infantilisés à coup de mensonges , alors que le couple médecin/patient fonctionne en confiance ce qui aurait permis la prise de conscience et la responsabilisation de chacun. On n’obéit qu’à une recommandation légitimée par la confiance ce qui n’a pas été le cas avec notre gouvernement et son sacro saint et humiliant "comité scientifique" lequel, de toute évidence n’avait rien à dire sinon d’aider les politiques à dissimuler leur manque d’anticipation sous de faux arguments au lieu de l’encourager à être " Churchillien" et d’annoncer la couleur, c’est à dire le combat collectif avec les moyens du bord.

    Là où nous en sommes , c’est maintenant la légitimation de la privation de liberté que je crains le plus, et pas de perdre la vie. Ce contrôle, cette violation recommandée du secret médical, voilà ce qui m’inquiète pour notre démocratie. Et, comme beaucoup d’entre vous l’ont dit, toutes les morts "non Covid+" qui vont suivre, pendant des années.

  • Deux remarques après lecture de ce propos -à mon sens judicieux- :
    1. le propos "quasiment tous les malades relevant d’une hospitalisation en réanimation avec des chances de survie correctes ont pu être pris en charge" est imprécis : qui juge de ces "chances de survie correctes" ? ça fait même un peu peur, non ? Je crois que certains responsables d’EHPAD ont reçu des consignes claires de ne pas envoyer de résidents à l’hôpital en cas de suspicion de Covid19. Quelle que soit la gravité.

    2. (dans le commentaire de Philippe Ameline)
    La hiérarchie des "dommages" est grotesque dans la phrase "la vague des décès dus aux intervention urgentes non réalisés, celle des décès dus à l’interruption de suivi des pathologies chroniques et, enfin, la vague bien plus dommageable des effets économiques et psychiques du confinement". Je veux dire que comparer les effets du confinement en les décrivant comme "bien plus dommageables" que des décès n’a pas beaucoup de sens.

  • Bonjour Monsieur Dupagne,
    Vous avez souhaité un débat sur de déconfinement et je crois que vous l’avez obtenu. Bravo.
    A part une exception, il est de bonne tenue et je vais tenter d’y apporter ma pierre, modestement.
    Pour reprendre une phrase très courue il y a quelques semaines, je ne suis pas médecin mais….
    Je suis un malade potentiel et à ce titre, je revendique de pouvoir exprimer mon avis (à condition de faire un minimum d’effort pour comprendre la problématique du moment).
    Aussi, lassé de ces discours lénifiants de ces « grands » scientifiques que l’on voit régulièrement à la télévision, j’ai cherché d’autres sources d’information et en autre, je suis arrivé sur votre blog dont j’apprécie la clarté des explications, la modération des opinions (des vôtres comme celles de vos contributeurs).
    Le début de votre texte m’a heurté quand vous justifiez la nécessité du confinement par un manque de discipline de la population française, (indiscipline que vous justifiez, en réponse à une remarque d’une de vos contributrices, en prenant l’exemple de la ceinture de sécurité).
    Je m’insurge contre cette affirmation. Si on veut obtenir d’un ensemble de personnes une conduite responsable, il faut commencer par se comporter comme responsable avec elle. Les mensonges (car c’est bien le mot qu’il faut aujourd’hui utiliser) du gouvernement et des principaux scientifiques intervenant sur les télévisions dès le début de la crise ne permettaient pas d’obtenir l’adhésion car pour cela, il faut de la confiance, et la confiance ne peut pas exister si ceux qui doivent nous indiquer la voie à suivre nous mentent.
    Vous dites dans un de vos commentaires qu’avant le confinement vous portiez un masque au travail, que vous refusiez de serrer les mains et désinfectiez vos couverts au restaurant. Pour le port du masque, en tant que professionnel de santé, vous pouviez le faire mais pour nous, simples citoyens, on nous déconseillait d’en porter, puisque nous ne savions pas les porter (dixit certains membres éminents du gouvernement et de certains médecins sur les plateaux de télévision). Quant à ne pas serrer les mains, je crois pouvoir témoigner que beaucoup de gens l’ont fait aussi (en tout cas, ce fut mon cas et de ceux que j’ai croisés). Alors il aurait été préférable que, à l’époque, vous puissiez venir dire à la télévision qu’il fallait porter des masques, mais on n’en avait pas assez pour tout le monde. Pour ce qui est de désinfecter les couverts au restaurant, je retiens l’idée pour le moment où ils auront le droit de rouvrir.
    Ce comportement de nos gouvernants (infantilisation des citoyens) est une habitude bien ancrée depuis des décennies, pour ne pas dire plus. Donc on ne peut pas reprocher à des citoyens de se comporter en rebelle par moment quand ils ont à faire à des décisions politiques fondées sur des mensonges.
    Ce qui explique la nécessité du confinement généralisé c’est plus le manque de moyens (masques et capacité à faire des tests) que l’indiscipline des français. D’autres pays comme l’Allemagne ont réagi bien différemment de nous et aujourd’hui on voit le résultat sur le plan sanitaire et demain on verra le résultat sur le plan économique.
    Pour revenir à vos propositions sur le déconfinement, il me semble qu’il manque une composante essentielle : utiliser les traitements actuellement disponibles, notamment ceux qui s’appuient sur des médicaments éprouvés depuis des décennies et dont on connait parfaitement les limites et les risques. Il ne s’agit pas de se lancer dans de nouvelles recherches qui vont mettre plusieurs mois avant d’aboutir alors que nous sommes en pleine épidémie et que des gens meurent tous les jours.
    Comment peut-on défendre l’idée qu’il fasse absolument faire des études randomisées en sacrifiant une partie des cohortes étudiées pour pouvoir prouver l’efficacité de tel ou tel traitement alors que des démarches plus empiriques, menées par des professeurs ou des médecins expérimentés montrent que des résultats peuvent être obtenus pour, au moins, diminuer le nombre de gens qui vont être hospitalisés. Qu’on fasse des recherches sur de nouveaux traitements (vaccins notamment), oui, mais pas au détriment des soins qu’on peut apporter tout de suite à la population.
    En tant que simple malade potentiel, je suis effaré par la teneur qu’a pris ce débat entre personnes, a priori, ayant des niveaux de compétence équivalents mais qui n’arrivent pas à s’écouter et à trouver un juste équilibre pour le bien de l’ensemble de la population.
    J’ai entendu un philosophe se gausser des 66 millions d’infectiologues français (comme des 66 millions de sélectionneurs de l’équipe de France de football). Selon ce philosophe, il y a les sachants (qui seuls ont le droit de s’exprimer) et il y a les autres (qui n’ont qu’à fermer leur g…..). Non, il y a 66 millions de malades potentiels qui ne veulent pas qu’on les laisse sans soin pendant 14 jours avant de les conduire à l’hôpital s’ils ne vont pas mieux). J’ai l’impression que nos grands scientifiques ont oublié les principes de base de la médecine.
    En conclusion, je vous rejoins sur vos propositions pour le déconfinement mais j’ajouterais la nécessité de rendre aux médecins généralistes la possibilité de prescrire un traitement qui leur parait le plus adapté pour leurs malades. Et moi, je ferai confiance à mon médecin généraliste qui me soigne depuis 30 ans et m’a évité bien des désagréments pour ne pas dire plus.
    Je suis désolé de la colère qui peut poindre dans certains de mes propos. Elle est mauvaise conseillère, je le sais, mais c’est difficile de supporter autant de mauvaise foi de la part de nos gouvernants et des scientifiques qui les entourent.

  • Bonjour et merci pour vos analyses si pertinentes et précises. Je vous suis depuis votre intervention lors de la crise du levothyrox...

    Vous démontrez la nécessité d’installer une immunité de groupe. J’ajouterais que ce changement de stratégie doit se faire sans attendre la disponibilité d’un vaccin :

    Nous ronronnons aujourd’hui dans un système difficilement mis en place. Maintenant que la mobilisation a permis d’éviter l’inacceptable, votre analyse novatrice est intéressante, tirant parti des chiffres constatés et les stat qui en découlent. Reparler de l’immunité de groupe s’impose, d’autant que nombre d’incertitudes subsistent sur les médicaments, leur date de disponibilité, et que l’existence d’un vaccin ne me semble être à ce jour qu’une spéculation et non une certitude. J’espère qu’il viendra un jour, mais encore faut-il qu’il soit accessible au plus grand nombre à l’échelle de la planète (Bill Gates). Si l’on veut faire redémarrer rapidement la société pour limiter l’appauvrissement et la casse sociale, vous présentez l’auto immunisation comme la seule solution.

    Le masque est efficace, sa mise en place a mis nos dirigeants dans le discrédit :

    Ceci m’amène à une première précision : dans votre précédente intervention vous disiez trop prudemment que "rien ne prouve que le port du masque n’apporte aucune protection". Au Japon où chacun porte un masque dès le moindre signe de rhume, de petit bobo, de grippe etc. Ils ont le réflexe remarquable et social de protéger les autres depuis des années, même avant le SRAS et sans "menace" policière. La distanciation sociale s’y pratique en partie spontanément car on s’y salue sans se toucher, même en famille, dans tout ce pays à très forte densité de population, même à la campagne.

    Je regrette profondément que nos gouvernants n’aient pas choisi la transparence quand, après que le Ministre de la Santé ait promis de distribuer des millions de masques en 48h, ils ont constaté que les chiffres des stocks affichés par les diverses administrations étaient totalement faux. Bien sûr il y avait risque de désordres graves voire d’émeutes. Ils n’ont pas choisi dès ce moment de faire preuve de pédagogie et de clarté. Ceci les a discrédités et les plombe encore d’avoir cautionné et martelé des affirmations évidemment sommaires telles que le masque ne sert à rien, la distanciation sociale suffit...A tel point que certains français montent aujourd’hui des associations pour trainer en justice nos élus à tous niveaux ce qui ne manquera pas de nuire à la démocratie.

    Changer de méthode,

    On se démasque jusqu’à 50 ans, pause le problème de l’acceptation par ces « jeunes » de cette nouvelle méthode et leur respect de la distanciation vis-à-vis des personnes fragiles - donc masquées – et de réfléchir aux diverses situations.

    Trouver des solutions pour la cohabitation des sujets déconfinés (plus de masque, plus de distanciation sociale y compris dans les transports) est compliqué. Un encadrement policé semble difficile. Or alors que nous sommes « efficacement » confinés, je vois dans mes déplacements que les mesures de distanciation sociale ne sont non seulement pas appliquées mais aussi moquées par un petit noyau dur mettant en danger la population à risque qui sera obligée de conserver un minimum d’activités sociales ne serait-ce que pour subvenir à ses besoins.

    Le principe serait de restaurer un libre-arbitre réfléchi, chacun choisissant ou non de s’exposer en fonction de son risque personnel ou familial et de ses priorités de vie :

    Nous sort de « l’infantilisation » vue par d’aucuns, mais…
    Cette méthode nécessite une société beaucoup plus tournée vers les autres et beaucoup moins « moi je » qu’elle ne l’est aujourd’hui.

  • Bonjour,
    Débat utile et riche, MERCI
    On peut résumer les "mesures justes" (passées et à venir) à ce que l’on considère comme acceptable.
    "Pourrait-on tous vivre avec un équipement sécurisé comme les chercheurs dans les laboratoires P4 ?", peut-être... mais pas très longtemps, et cela devrait avoir un début et une fin.
    Pour les soignants (je suis médecin hospitalier), le plus insupportable dans la gestion de la pandémie aura été les messages contradictoires.
    Nos sociétés savantes nous recommandaient de nous protéger, les autorités relayées hélas parfois par des équipes d’hygiène des hôpitaux (médecins, pharmaciens, infirmières hygiénistes) en "bons soldats" nous interdisaient l’utilisation large des masques "inutiles" tant qu’ils étaient en quantité insuffisantes, idem pour toutes les protections... (surblouses, gants...) ; une seule protection remplaçait toutes les autres : l’hygiène des mains pour les soignants (mais la SHA était interdite dans les services administratifs car elle aussi en quantité insuffisante...).
    On en perdait son latin... et on avait même mauvaise conscience de se protéger (et ainsi quand même de protéger nos patients) de peur d’utiliser les réserves qui risquaient de manquer cruellement si la vague des cas graves s’amplifiait...
    J’aurai aimé juste la vérité, et l’on aurait été suffisamment responsable pour en faire bon usage, on aurait sûrement beaucoup plus vite imaginé des solutions alternatives aux pénuries...
    Il faut savoir quel sacrifice nous est acceptable pour ne pas contracter cette maladie.
    Je retiens un point inédit dans la gestion de cette pandémie, c’est que l’humain a prévalu sur l’économie... (mais certes pas que pour de bonnes raisons).
    Essayons de tous repenser notre vie, qu’elle ne soit plus "comme avant"... Que l’on se pose simplement LA question de ce qui compte le plus pour nous...
    Francine

  • Déconfiner le 11, le 25 ou le 42 ne changera rien tant que la politique du gouvernement restera la même.
    D’abord nous avons pas été confinés mais assignés à résidence, c’est à dire obligés de rester cloitrés avec autorisation de sortie et verbalisation en cas de mon respect de la loi. Le gouvernement a choisi une réponse pénale à un problème sanitaire. La symbolique était donc très claire dès le début.
    Les politiques de santé destructrices mises en œuvre depuis des années et le manque patent d’équipement de protection de base sont les motifs principaux d’une décision de confinement total décidée dans la hâte et sans information préalable. Et ce, malgré des signaux très forts qui n’ont été pris pas en considération. Ironiquement et toute honte bue, l’état s’est totalement reposé sur l’engagement sans limite d’un corps médical sur lequel il envoyait, quelques semaines auparavant, lacrymogènes et l.b.d au nom même de cette conscience professionnelle qui était un frein à l’économie de marché.
    Le scandale du mensonge d’état sur le stock des masques a généré une propagande indigne et plus que méprisante des citoyens. Les tests à grande échelle constamment annoncés resteront fort probablement des promesses sans lendemain. A longueur de journée le décompte macabre des contaminés et des décès, sur-emplifiés par les médias, n’a jamais été fait en comparaison avec d’autres données épidémiologiques, laissant la grande majorité d’entre nous totalement désemparée et de plus en plus angoissée.
    Les jours passant, la réalité de la crise économique est devenue tangible et donc s’est ajouté à la peur de la mort celle de la faillite, personnelle comme de l’état. Le résultat est une population cernée par de multiples problèmes anxiogènes, saturée par une quantité d’informations ingérables et d’injonctions contradictoires.
    Sans ignorer le fait qu’il fallait absolument prendre des mesures pour éviter le pire, le gouvernement dans son impréparation et son amateurisme, a utilisé la stratégie de la peur et a criminalisé les actes ordinaires de la vie. Ces méthodes semblent très éloignées d’une stratégie de santé publique réfléchie et responsable.
    Comme nous avons tous pu l’expérimenter dans le travail ou la vie privée, la confiance et la reconnaissance mutuelle sont fondamentales pour gérer une crise, qu’elle soit majeure ou mineure. Hélas tout le contraire a été mis en œuvre. L’exécutif a choisi la crainte de l’autre, le mensonge, l’autoritarisme et la pénalisation plutôt que la pédagogie, la responsabilisation et la confiance. Après plusieurs semaines, la peur est maintenant solidement encrée dans les esprits, les fins de mois vont être systématiquement angoissantes et le tissu social gravement meurtri va avoir du mal à se reconstituer. Comment maintenant rétablir un équilibre relationnel entre les individus et favoriser la solidarité avec un gouvernement défaillant plus prompt à donner des ordres contradictoires que de s’appliquer à lui-même rigueur et éthique ? La question est si vaste que le temps pour y répondre risque de durer au-delà des difficultés.
    Déconfiner, certainement et nécessairement. Il est absolument impossible de maintenir toute une population dans la claustration, mais pour que les médecins puissent faire leur travail sans être oppressés, que la dynamique économique arrête sa chute vertigineuse et que la vie reprennent un cour à peu près normal, il faudrait avoir une stratégie de pédagogie et de responsabilisation. Constamment on entend que la solution est de briser la chaine de transmission pour cela il aurait d’abord fallu ne pas avoir brisé la chaine de confiance.
    Hélas, il y a beaucoup à craindre que rien ne change vraiment dans les stratégies adoptées et que la « méthodologie » de déconfinement risque fort de ressembler en pis à celle du confinement. Après avoir pénalisé la rue, ce sont les couloirs du métro qui vont prendre le relais des zones à autorisation, contrôle et verbalisation. Les distances passent de 1 à 100 km, selon une règle dont personne ne comprend le sens. L’application Stop Covid totalement ratée et en retard va être remplacée par des équipes de contrôle centralisées par le médecin généraliste dans un cadre juridique absent aux risques évidents de trahir le secret médical. Tout ça est à l’image de la reprise de l’école. Un système chaotique, inégal et inefficace, mis au point sans réelle concertation ni coordination, qui va pour de multiples raisons aboutir une fois encore au contrôle, à l’apprentissage pour les enfants de la distance et de la crainte d’autrui. L’exact inverse d’une pédagogie bien pensée. Il semble malheureusement que la dégradation de la société, des droits du travail et des droits humains va continuer même si inévitablement l’épidémie va se calmer. Et ça, la date de déconfinement ne pourra rien y changer.

  • Bonsoir Dominique, au Centre 15 et dans nos cabinets médicaux, pourtant situés dans la région la moins touchée, la Nouvelle-Aquitaine, quelques situations récemment rencontrées, avant le déconfinement, nous disent que le Covid19 est toujours là et bien là. Si nous ne respectons pas strictement les mesures barrières nous allons nous contaminer les uns les autres. La vie de tous les jours doit reprendre. Mais l’épidémie doit rester sous contrôle jusqu’à ce qu’un traitement soit trouvé - nous en sommes très loin - ou jusqu’à ce qu’un vaccin soit proposé. Nous aspirons tous à retrouver une vie sociale normale, à retrouver des moments heureux dans l’intimité des familles ou des cadres amicaux. Nous avons tous envie de retourner au restaurant, au cinéma ou d’aller à la plage. D’abord, apprenons à vivre en société avec ce virus très présent. Apprenons à ne pas le transmettre les uns aux autres. Nous savons que la propagation de l’épidémie est évitée par des mesures de prévention strictes que nous devons tous continuer à respecter, par des mesures de dépistage élargies à toute personne symptomatique et à tous les « cas contacts », en cercles concentriques. Ces mesures devront être respectées pendant de longues semaines, peut être de longs mois. Ce que doivent bien entendre nos concitoyens, et nous les médecins en premier : ces prochains mois nous ne vivrons pas comme avant l’épidémie.
    L’âge est un facteur de risque majeur, tu as raison de le souligner. En évitant la contamination, on évite que le virus n’atteigne les personnes âgées.
    Il faut nous préparer, individuellement et collectivement, à modifier nos comportements, nos modes de vie, peut-être à faire bouger certaines convictions personnelles pour une bonne efficacité préventive à long terme...

  • Bonjour,

    Vous mettez avec raison en avant la situation de la Suède, ’village gaulois’ résistant à l’épidémie mondiale de confinement forcé. La Suède, décriée pendant des semaines, s’imposera comme comparateur des choix différents de pays : clarté de l’analyse de départ (caractère inéluctable de la diffusion du virus/de l’immunité, reconnaissance des groupes de personnes à risque de d’infection grave), évaluation des conséquences des options possibles. Une stratégie pragmatique mais en aucun cas passive. Il lui reste à démontrer dans les semaines à venir qu’elle évitera la saturation de l’offre de soins.

    L’acquisition des mesures de distanciation en France, après quelques jours de confinement, dément le stéréotype du peuple frondeur et indiscipliné. On pourrait dire qu’’une analyse rationnelle a été explicitée en France par le Premier ministre dans son discours de présentation de la stratégie de déconfinement. Mais à ce stade, il s’agit désormais de gérer le retour en arrière des décisions, après une longue interruption de la vie essentielle d’une société : scolarité des enfants, vie du tissu économique et social de proximité.

    Une analyse comparative, pays par pays, du pilotage de crise et des choix de stratégie de risposte devrait être riche d’enseignements sur les enjeux démocratiques, leur protection, voire l’intelligence des stratégies de riposte :
    - la primauté ou non du politique dans la définition de la doctrine , et la tentation (resistible ?) de la gouvernance autoritaire et de l’arbitraire.
    - l’autonomie ou non de l’expertise scientifique dans la gestion de crise (parfois des surprises : le pilotage en Grande Bretagne semble cahotique, l’agence européenne ecdc est absente du débat)
    - La tonalité de la communication reprise en boucle par les médias ; le mode apocalyptique et terrifiant a largement prévalu, s’appuyant sur des indicateurs insignifiants (nombre de cas, nombre de morts par pays et au niveau mondial). Quel sera le prix payé d’un gouvernement par la peur ? Ce sera aussi un sujet d’étude.
    - l’interrogation des bases factuelles, la capacité à adapter une stratégie. Un extrait d’interview inclus dans le lien ci-dessous rappelle avec malice qu’aucun pays ne disposait de données justifiant ses choix radicaux de doctrine.
    https://www.bbc.com/news/world-europe-52395866

  • Bonsoir, j’ai 42 ans et un rdv pour un poste de travail dans un commerce en ville en Aquitaine ; après avoir perdu mon travail je suis impatient de retravailler mais j’ai également peur des complications liées à une éventuelle contamination au Covid-19. A mon age, je risque beaucoup (pas de comorbidités ni obésité) ? Cordialement

  • Bonjour et merci mille fois pour tout ce travail qui est une référence pour moi et dans les conseils que je suis amenée à donner dans ma vie quotidienne de medecin retraitée et de citoyenne. pouvez vous m’expliquer quels sont les mécanismes biologiques de l’acquisition de l’immunité collective ?

  • Ci-dessous une info très surprenante issue d’une transmission d’ami d’amis. Non vérifiable et non sourcée elle bouscule les idées quant à la nature des affections et donc la prise en charge !! Dr Dupagne, en avez-vous connaissance ?

    HORS DU DEBAT PLAIDOYER SUR LE DECONFINEMENT

    🎯Dernières nouvelles sur Covid19.
    Grâce aux autopsies pratiquées par les Italiens ... il a été démontré que ce n’est pas une pneumonie ... mais c’est : une coagulation intravasculaire disséminée (thrombose).
    Par conséquent, la façon de le combattre est avec des antibiotiques, des antiviraux, des anti-inflammatoires et des anticoagulants.
    Les protocoles sont modifiés ici depuis midi !
    Selon des informations précieuses de pathologistes italiens, des ventilateurs et des unités de soins intensifs n’ont jamais été nécessaires.
    Si cela est vrai pour tous les cas, nous sommes sur le point de le résoudre plus tôt que prévu.

    Important et nouveau sur le coranovirus :
    Partout dans le monde, COVID-19 est mal pris en charge en raison d’une grave erreur de diagnostic physiopathologique.
    Le cas impressionnant d’une famille mexicaine aux États-Unis qui prétendait avoir été guérie avec un remède à la maison a été documenté :
    trois aspirines de 500 mg dissoutes dans du jus de citron bouilli avec du miel, prises à chaud.
    Le lendemain, ils se sont réveillés comme si rien ne leur était arrivé !
    Eh bien, les informations scientifiques qui suivent prouvent qu’elles ont raison !

    Ces informations ont été publiées par un chercheur médical italien :
    Grâce à 50 autopsies effectuées sur des patients décédés de COVID-19, les pathologistes italiens ont découvert qu’il ne s’agit PAS de PNEUMONIE à proprement parler, car le virus non seulement tue les pneumocytes de ce type, mais utilise une tempête inflammatoire pour créer une thrombose vasculaire endothéliale.
    Comme dans la coagulation intravasculaire disséminée, le poumon est le plus touché car il est le plus enflammé, mais il y a aussi une crise cardiaque, un accident vasculaire cérébral et de nombreuses autres maladies thromboemboliques.

    En fait, les protocoles ont laissé les thérapies antivirales inutiles et se sont concentrés sur les thérapies anti-inflammatoires et anti-coagulantes.
    Ces thérapies doivent être effectuées immédiatement, même à domicile, dans lesquelles le traitement des patients répond très bien.
    Ce dernier s’est révélé moins efficace.
    En réanimation, ils sont presque inutiles.

    Si les Chinois l’avaient dénoncé, ils auraient investi dans la thérapie à domicile, pas dans les soins intensifs !

    COAGULATION INTRAVASCULAIRE DIFFUSÉE (THROMBOSE) :
    Donc, la façon de le combattre est avec des antibiotiques, des anti-inflammatoires et des anticoagulants.
    Un pathologiste italien rapporte que l’hôpital de Bergame a fait un total de 50 autopsies et une à Milan, 20, c’est-à-dire que la série italienne est la plus élevée du monde, les Chinois n’en ont fait que 3, ce qui semble confirmer pleinement les informations.
    Auparavant, en résumé, la maladie est déterminée par une coagulation intravasculaire disséminée déclenchée par le virus ; il ne s’agit donc pas d’une pneumonie mais d’une thrombose pulmonaire, une erreur diagnostique majeure.

    Nous avons doublé le nombre de places de réanimation à l’USI, avec des coûts déraisonnables, inutilement.
    Rétrospectivement, nous devons repenser les radiographies pulmonaires qui ont été discutées il y a un mois et qui ont été administrées comme pneumonie interstitielle ; en fait, elle peut être entièrement compatible avec la coagulation intravasculaire disséminée.
    Le traitement en USI est inutile si la thromboembolie n’est pas résolue en premier. Si on ventile un poumon où le sang ne circule pas, cela ne sert à rien, en fait, neuf (9) patients sur dix (10) meurent.

    Parce que le problème est cardiovasculaire et non respiratoire.
    C’est la microthrombose veineuse, et non la pneumonie, qui détermine la mortalité.

    Pourquoi les thrombus se forment❓
    Parce que l’inflammation, selon la littérature, induit une thrombose par un mécanisme physiopathologique complexe mais bien connu.
    Malheureusement, ce que la littérature scientifique a dit, en particulier chinois, jusqu’à la mi-mars, était que les anti-inflammatoires ne devaient pas être utilisés.
    Maintenant, la thérapie utilisée en Italie est avec des anti-inflammatoires et des antibiotiques, comme dans la grippe, et le nombre de patients hospitalisés a été réduit.
    De nombreux décès, même dans la quarantaine, avaient des antécédents de fièvre pendant 10 à 15 jours, qui n’étaient pas traités correctement.
    L’inflammation a causé de nombreux dommages aux tissus et a créé un terrain propice à la formation de thrombus, car le problème principal n’est pas le virus, mais l’hyperréaction immunitaire qui détruit la cellule où le virus est installé. En fait, les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde n’ont jamais eu besoin d’être admis aux soins intensifs parce qu’ils sont sous corticothérapie, ce qui est un excellent anti-inflammatoire.

    C’est la principale raison pour laquelle les hospitalisations en Italie diminuent et deviennent une maladie traitable à domicile. En la traitant bien à la maison, non seulement l’hospitalisation est évitée, mais aussi le risque de thrombose.
    Ce n’était pas facile à comprendre, car les signes de microembolie ont disparu !
    Avec cette découverte importante, il est possible de revenir à la vie normale et d’ouvrir des accords fermés en raison de la quarantaine, pas immédiatement, mais il est temps de publier ces données, afin que les autorités sanitaires de chaque pays fassent leur analyse respective de ces informations et préviennent de nouveaux décès inutile !

    Le vaccin peut arriver plus tard.
    Nous pouvons maintenant attendre.
    En Italie, à ce jour, les protocoles changent.
    Selon des informations précieuses de pathologistes italiens, les ventilateurs et les unités de soins intensifs ne sont pas nécessaires.
    Par conséquent, nous devons repenser les investissements pour bien faire face à cette maladie.
    (Traduction par appareil automatique).
    MERCI A MES AMIS MEDECINS EN ITALIE

    • Bonjour
      Le ton général et l’avis péremptoire sur l’inutilité totale des respirateurs évoque un avis mal étayé.

      On sait depuis longtemps que ce n’est pas une pneumonie infectieuse, mais inflammatoire (interstielle).

      Ce texte ne me paraît pas sérieux. On m’en propose un de ce type tous les jours, c’est lassant.

  • Bonsoir
    J’ai du mal à comprendre cette soudaine suedolatrie. Ce pays , la Suède donc, qui, pourtant a des resultats catastrophiques comparés à ses voisins deviendrait un modèle et il faudrait suivre ses préceptes ? Expliquez-moi pourquoi, merci d’avance.

  • Bonsoir Docteur, bonsoir à tous,

    Je vous pose ça là, ce sont mes remarques (mais je source) :

    - Le seuil de saturation hospitalière, à mon sens, est inexacte exprimée comme une constante (donc une ligne horizontale), mais sous la forme d’une droite décroissante qui tendrait vers la ligne actuelle. Les différents pics se situeraient après la pente décroissante
    Par cette rectification, le public pourrait apprécier la spectaculaire chute de l’effectif de lits d’hospitalisation depuis ces 10 dernières années (plus de 100 000 lits, avec une légère progression des lits moyens séjours, mais tout le reste a décru)
    — > https://www.lci.fr/politique/nicolas-dupont-aignan-a-t-il-raison-de-dire-que-100-000-lits-ont-ete-fermes-en-20-ans-dans-les-hopitaux-2146533.html

    - Je n’ai jamais compris comment on justifiait la diminution des
    3 P ( places/personnels/plateaux tech.) des hôpitaux dans une population en croissance démographique. Si quelqu’un connait un haut fonctionnaire spécialiste en management de la Santé (oui oui, ça existe)... Ils font à ce point la confiance dans les campagnes de prévention pour fermer des soins curatifs ?

    Transition toute trouvée, j’ai remarqué dans un commentaire plus haut que certains s’étonnent d’un déconfinement non accompagné par le déploiement de traitements curatifs.
    Alors sans créer la polémique vis-à-vis du cocktail magique d’un certain professeur du Sud, (je ne suis qu’un humble infirmier ... avec un cursus universitaire, mais qu’infirmier)

    A quel moment le préventif a t’il perdu la bataille contre le curatif à vos yeux ?

    Quand il n’y a pas de consensus scientifique, c’est que des doutes persistent et qu’ils n’ont pas été balayé. Hors ce(s) traitement(s) ne font pas l’objet de consensus point. On en reparlera quand ce sera le cas.
    Non l’urgence ne dédouane pas de la prudence. C’est même la première règle enseignée dans le monde du secours partout dans le monde : "Protéger avant d’agir"
    Car les effets indésirables sont parfois tardifs avec les nouveaux traitements et le nombre d’exemple où "on s’est un peu trop emballé", pullule sur les frises chronologiques : l’arsenic, le radium, la thalidomide, la dépakine ...

    D’autant que ce virus n’est pas létale par sa virulence, son agressivité. Il l’est par son fort taux de contagiosité. 10% de formes graves n’aboutit pas au même résultat sur une population de 1000 personnes que sur une mégapole d’1 million d’habitants.

    Population qui subira des décès supplémentaires "évitables" si le système de santé n’a pas (ou plus) les infrastructures pour les accueillir (point soulevé plus haut) dans le cas ou le virus circule dans une population sans protections (comme ... des masques ? Et petite ironie, le gouvernement a parfaitement raison quand il dit que porter un masque ne s’improvise pas : allez faire un tour sur Public Sénat et regardez les séances de commissions parlementaires, ils sont loin de montrer le bon exemple)

    Donc il n’y a pas de raisons de "jouer au cobaye" en pensant que c’est la dernière chance de survie.
    Permettez moi de vous narrer une très courte histoire vraie qui s’est déroulée sur notre bonne vieille Terre :
    Dans les années 80, juste après la découverte du HIVirus (virus du SIDA), nombre de scientifiques se sont précipités pour participer (un peu comme maintenant) à la découverte d’un traitement curatif qui pourraient sauver des vies.
    Parmi tant d’autres, émergent la Ciclosporine, "immuno-modulateur" très efficace, appuyé par UN scientifique, qui avait le raisonnement suivant : le virus s’attaque aux lymphocytes. Si on neutralise les lymphocytes, on neutralise le virus (je schématise Grave !)
    Et incroyable !! Dès le premier mois d’essai : 100 % (oui oui, vous avez bien lu !)
    — > 100% des patients VIH présentent une baisse significative de la charge virale sous traitement.
    Fin
    Quoi c’est tout ?
    Je m’arrête là, la fin est trop triste.
    ...
    Bon d’accord : on a continué à distribuer la ciclosporine pour lutter contre le VIH
    Jusqu’à ce qu’on découvre un 2ème 100%
    - > 100 % des patients VIH traités sous ciclosporine décèdent dans les 5 ans.

    A vouloir aller trop vite, on va trop loin ...

    (Et la je rentre dans la polémique) Donc, quand une méthode a été élaborée, qu’elle est utilisée avec succès dans des recherches prospectives/rétrospectives, dans le présent comme dans le passé, c’est qu’il y a une raison.
    Elle permet d’éloigner autant que faire se peut, les biais cognitifs et les "effets de manche" (analysés en zététique) qui parasiteraient l’exactitude de résultats.
    Donc quand le grand enchanteur du sud (pardon, Professeur) qui veut convaincre tout le monde de prendre son traitement, tout ça pour gagner un Nobel sur un coup de bluff, ça m’irrite un peu.
    Surtout que Professeur est un titre de reconnaissance pour les années d’études effectuées, il ne fait pas de vous une personne sans erreur et sans défaut (surtout lui, qui, depuis le début, a eu tout le temps tort !)

    Prenez Reinhart, C. M., & Rogoff, K. S. par exemple : 2 économistes de Harvard qui avec leurs recherches, ont corrélé que l’augmentation de la dette souveraine d’un pays entraînait une chute de sa croissance. Comme ce sont de célèbres économistes, pas de relecture de l’étude par d’autres professeurs, hop publication.
    Beaucoup de pays ont reçu cette publication avec beaucoup d’attention.
    La chute de l’histoire : ils ont utilisé un fichier Excel avec une erreur de calcul
    Moralité : un titre ne sert qu’à présenter, il n’est pas un gage de véracité
    Source —> https://sciencetonnante.wordpress.com/2020/04/17/austerite-excel/

    Enfin, sur la conduite des français : je suis partagé. Oui je reconnais que les Français savent être disciplinés quand c’est nécessaire. Delà à compter sur la responsabilité individuelle pour fonder la protection communautaire ... Je n’y crois pas.
    Oui les Français sont assez intelligent pour comprendre le confinement,
    mais visiblement pas assez pour comprendre l’effet de groupe et sa contagion aux autres individus. Que leurs actions vont être reproduites par mimétisme. Et puis dès la première semaine de confinement, j’ai vu + de masques FFP2 canards (donc médicaux) au supermarché qu’à l’hôpital... et là, j’ai su.

    J’espère ne vous avoir pas trop ennuyé, ni heurté, ni blessé qui que ce soit.
    Bonne soirée à tous
    JB

  • Bonsoir docteur,

    Je suis âgée de 45 ans et j’ai un petit garçon de 4 ans et demi appelé à re-fréquenter son école maternelle à Paris. Ils seraient 3 dans la classe. J’hésite beaucoup et j’aimerais savoir si je peux accepter sans courir de risques pour lui, les enseignant-es et l’ensemble du personnel et moi même. Nous vivons seuls tous les deux. Un grand merci pour votre réponse.

  • Bonjour,
    Merci pour ce débat très intéressant. Je vous suis depuis longtemps et ai toujours trouvé vos prises de position limpides et sensées.

    J’ai quelques questions quand-même sur votre proposition.

    1/ Le confinement servait-il vraiment seulement à applatir la courbe pour ne pas saturer les réanimations ? S’attend-on vraiment à ce que le nombre total de cas soit le même que sans mesures (disons 70% de la population infectée) ? J’avais compris que le but était double : ne pas saturer les services, mais aussi gagner du temps pour trouver un éventuel traitement ou vaccin, qui éviterait que xx% (disons 1%) des 70% de français meurent du coronavirus... Car ce chiffre est astronomique et difficilement acceptable, non ?

    2/ Je trouve intéressante l’idée d’un déconfinement pour les moins de 50 ans (qui peuvent attraper la maladie et s’en remettre) mais pas pour les plus de 50 ans, mais cela signifie pour fonctionner qu’il faudrait des barrières STRICTES entre les deux populations : une population sous cloche, et l’autre qui se contamine et s’immunise. Ensuite, lorsque les deux populations seront remises en contact, soit le virus a arrêté de circuler dans la population immunisée, et l’autre est sauve, (c’est le but), soit il suffit de quelques cas toujours présents dans la population "libre" pour faire repartir l’épidémie dans la population pas encore immunisée. Un tel "déconfinement lié à l’age" signifierait donc une grande liberté pour les "jeunes", mais une interdiction pour eux de voir des "vieux". Les "vieux" seraient condamnés à rester entre eux, ou à voir leurs enfants et petits enfants avec des masques et de la distance, et le moins possible, d’autant moins que les "jeunes" sont libres de ne pas faire attention et ont donc davantage de risque d’être porteurs. Est-il acceptable de couper les ponts entre les générations pour des mois ? Peut-être même plus ?? Nos "vieux" pourront-ils vraiment y survivre ? N’est ce pas tout aussi inhumain que de priver des enfants d’école ?? Je me demande donc si cette solution n’est pas pire que celle d’un déconfinement progressif pour tous, où tout le monde continue à faire des efforts, mais au moins nous sommes tous dans le même bateau...
    En outre, la limite de 50 ans pose problème, parce que à 50 on n’est même pas "vieux" : on a des enfants qui sont jeunes, souvent encore au foyer, on a encore une vie professionnelle... Cela semble très difficile pour eux de s’isoler des moins de 50 ans...

    Merci encore pour ce débat, je serais ravie d’avoir vos commentaires.
    Cordialement,
    France.

  • Les réflexions sur un problème échouent souvent sur ’prenons l’exemple de...’ alors que l’exemple est mal connu des interlocuteurs, et parfois même de la personne qui l’invoque. C’est très souvent une façon de clore le débat, à tort.
    Sur l’exemple de la ceinture de sécurité, ça commence à se perdre dans le souvenir donc c’est presque aussi lointain que la Suède.
    Lorsque la ceinture a été imposée en France, je doute fort qu’aucune ’preuve’ du genre de celle demandée par les opposants au masque aie jamais été fournie (étude randomisée en double aveugle). Si ça vous parait absurde, c’est que le port de la ceinture a fait longtemps l’objet d’un ’débat’, à savoir que la porter exposait au risque de mourir brulé vif si la voiture prenait feu à la suite d’un choc, alors que si on était éjecté de la voiture on s’en sortait. C’est pour ça que pendant des années il y a eu des révoltés de la ceinture qui la posaient simplement pour éviter les contrôles policiers (car il y en avait et même beaucoup, les gendarmes repérant de leur oeil de lynx les conducteurs n’ayant pas la bande au dessus de leur corps), sans la ’boucler’ (ce qui était un signe de sujétion à l’oppression étatique)
    A l’époque les réseaux sociaux n’existaient pas donc cette croyance ne faisait même pas l’objet de discussion mais bon ça a disparu sans doute plus parce que ces révoltés ont pris de l’age (ou bien ils sont morts dans des accidents de la route) que parce qu’ils ont finalement vu la lumière de la raison (et d’un point de vue ’scientifique’ on ne pouvait pas ’prouver’ qu’ils avaient tort en plus !)
    Mais ça a pris du temps et beaucoup de répression. Oui une majorité de français avait accepté ça à l’époque, mais il y avait un mouvement de refus clandestin non négligeable.
    Je ne suis même pas certain qu’il aie totalement disparu.

  • Bonjour Dr Dupagne, article intéressant, même si le passage sur la France indisciplinée (résumé) m’a fait tiquer, comme d’autres... Je pense, en prof que je suis, que c’est une question d’éducation et de nature des échanges. Tant que l’on traitera les Français comme des enfants indisciplinés, ils seront des enfants indisciplinés. Il faut peut-être changer la nature des rapports entre les élus et électeurs.
    Concernant les chiffres et théories médicales, je ne saurais m’exprimer, je ne suis pas compétente, toutefois j’ai réussi à comprendre le tableau cité de mortalité... et c’est bien ce que j’avais cru saisir dans les discours de mon père, médecin généraliste.
    Je suis donc prof, et maman, et très inquiète pour l’école, un sujet que vous n’avez pas abordé dans ce post.
    Je crois que ce sujet fait partie de ce débat. Nous (enfin les élus) imposons des règles ultra strictes, pour ne pas dire absurdes à nos enfants. Comme à nos vieux, il est plus simple d’imposer des choses que nous ne sommes pas capables de respecter.
    Le maire de mon village incite vivement le port du masque à partir du CP (laïus de sa part si on ne s’y plie pas, on nous dit qu’on met en péril tout le travail du groupe, qu’on ne fait pas un geste "civique") tandis que lui-même ne semble pas se plier à ses propres règles. Quel intérêt d’imposer le masque aux petits ? Que faire d’une école où un enfant de 3 ans n’a plus accès au toboggan, aux livres de la bibliothèque parce que les enfants les touchent ? Que faire d’une école qui va transmettre la peur : ne surtout pas prendre le feutre de ton voisin, masques pour tout le monde...
    En tant que prof de collège, je ne veux et ne peux cautionner ce que l’école devient.
    Et je n’en comprends pas l’intérêt. Je croyais qu’il fallait tout doucement se confronter au virus...
    Tout cela pour rassurer. Mais moi, je ne veux pas vivre dans la peur, ni éduquer à la peur, tout ça pour 0,1 mort / 10 000 (pour les moins de 20 ans, si j’ai tout bien compris) !
    Voilà, je ne sais pas où m’énerver, ça tombe sur vous. Et tout le monde me semble frileux parce que RESPONSABILITE. Je vais peut-être rédiger une pétition...
    Bonne continuation, vos articles sont chouettes, vos chroniques aussi.

  • bonjour,
    cette proposition de déconfinement est conceptuellement très intéressante.
    il faudrait donc en conséquence pas de masque avant 50 ans, et des ffp2 après cet âge.
    conseiller au plus âgés de se passer de restaurants, de spectacles, de stades… jusqu’à l’immunité de groupe.
    convaincre les plus jeunes que la maladie est statistiquement peu grave pour eux.
    la France des procureurs affute déjà ses plumes (on aime faire tomber les têtes dans notre beau pays).
    je ne suis pas sûr que nous soyons collectivement capable de le comprendre. sans être des enfants les français ont quelques lacunes sanitaires, et l’irrationnel est de mise quand la vie est en jeu.
    mais toutefois comme monsieur jourdin qui faisait de la prose sans le savoir, on pourra y tendre peut être sans le dire.
    autour de moi, depuis le 11 mai, le port du masque est très variable, voir parfois comique (sur le menton...) les distances peu respectées, des regroupements se faire.
    l’inconvénient de cette méthode du laisser faire est qu’elle est plus aléatoire que celle qui compte sur l’intelligence collective.
    quoi que ?

  • MON PLAIDOYER POUR MON DROIT D’EXISTER.

    Je suis fille et petite-fille d’orphelins de guerre, je connais et reconnais la valeur du sacrifice individuel pour le bien commun.
    J’en accepte la nécessité.
    Je sais et j’accepte en mon for intérieur que le bien collectif ne doit pas forcément être sacrifié au bien d’un seul individu, voire d’une minorité.

    Il faut que la vie collective reprenne, que les gens revivent à nouveau, qu’ils travaillent, nourrissent leurs enfants, dont mes petits-enfants

    Alors je ne veux pas faire pleurer les chaumières à cause de mes peurs et de mes risques. Je ne veux pas larmoyer sur mon propre sort de personne multirisque (dont l’âge). Je ne veux pas voir vos yeux dégouliner sentimentalement à cause de moi. Je déteste le sentimentalisme, il n’a pas sa place dans la décision d’un responsable public.

    Mais...
    Notre société s’est construite sur l’idée qu’il fallait protéger les minorités, les plus faibles : c’est aussi sa noblesse, sa substantifique moelle, celle pour laquelle beaucoup ont accepté la prison, le déshonneur, le sacrifice suprême, dans l’espoir d’un avenir meilleur pour leurs enfants.

    Alors...
    J’ai lu des articles poignants, anxiogènes, issus de l’expérience de médecins de première ligne. J’ai lu et entendu les témoignages crève-coeurs de proches de malades agonisants, de personnes décédées que l’on n’a pu enterrer décemment... je ne citerai que celui-ci (je le préfère par pudeur à ceux bien plus proches de moi) :

    "les débats sans fin, ésotériques et désorientants sur la question de savoir si l’aplatissement ou l’écrasement de la courbe est plus souhaitable - arrivent, en fin de compte, précisément à ce point, ce moment de froide simplicité. À six pieds de là, un père, un homme sur lequel je n’ai pas encore posé les yeux, meurt d’une maladie nommée il y a seulement un mois.
    [...]
    Plus tard, lorsque Winston a tous les médicaments dont il a besoin et a finalement perdu ce regard d’horreur non déguisé, ses fils et moi conversons à voix basse. J’explique que oui, le temps presse, oui, il en est probablement à ses dernières heures de vie. Soudain, Michael intervient, sa voix abrasive. "Je ne veux pas qu’il soit une statistique." Il sait très bien - chacun de nous dans la salle le sait - que le bilan de demain et sa dissection télévisée incluront, selon toute vraisemblance, son père. Je vois à travers ses yeux l’affront colossal pour quelqu’un que vous aimez - de tout ce que votre bien-aimé a été et signifiait pour le monde - se réduisant à une part numérique dans les gros titres de demain. "Il n’est pas une statistique », répète Michael. Puis il fait une pause. Et dans la morosité et la tendresse des quatre prochains mots, je pense comprendre pour la première fois le véritable coût d’une pandémie. "Il est mon meilleur ami."
    "
    https://www.theguardian.com/books/2020/may/30/this-man-knows-hes-dying-as-surely-as-i-do-a-doctors-dispatches-from-intensive-care

    Ainsi donc...
    Gardant tous mes vécus, passés et récents, à l’esprit (comment faire autrement) et toute ma sidération de ces derniers mois à peine digérée... hier, j’ai fait quelques courses.
    Pratiquement aucun client n’était masqué.
    Je ne sais pas si, au moins, ils avaient respecté les autres gestes barrières
    Je croise leurs regards de non-masqués pour une masquée à risques, risques visibles.
    Je les interprète, ces regards.

    Et moi, avec tous mes facteurs de risque, je ne veux pas non plus être une statistique à cause de l’indifférence ou l’inconscience de quelques-uns.
    Ou même pour l’idée que certains se font de l’immunité collective ou je ne sais quel concept abstrait. Ou du nombre de places libres en réanimation.

    Et (effet collatéral du virus ?) à ce moment-là, je l’avoue, je me fous des libertés des autres, de mes grands principes de liberté et de sacrifice auxquels je crois d’une façon pourtant quasi-atavique, et je me fous de l’intérêt collectif...
    Et je revendique d’un grand cri intérieur la mienne, ma liberté, ma liberté seulement, de ne pas devoir me confiner totalement, de m’enfermer à cause d’eux, à cause de vous, à cause du bien collectif.
    Je refuse le sacrifice que vous me demandez, vous, ceux que je croise non masqués.
    Je refuse de vous sacrifier TOUTE ma liberté.
    Je refuse votre société "Soleil vert".
    (Pour ceux qui auraient besoin d’une référence : http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18639490.html)

    Et tout de même, je vous rappelle l’argument, pervers, lâche de ma part, plein de bassesse : je vous rappelle que votre risque à vous n’est pas totalement nul.
    Vous n’aimeriez pas, individuellement, figurer dans les statistiques ou les études de cas rares publiées par quelques médecins...
    N’est-ce pas vrai, ce que dit une affiche virale sur le net (je cite approximativement) :
    "Le déconfinement, ça ne veut pas dire qu’il n’y a plus de virus en circulation : ça veut simplement dire qu’il y a de la place pour vous en réanimation".
    Ou plutôt, sans doute, il y a de la place pour moi, si jamais...

    Non je ne vous veux pas peureux, craintifs, vous les non-masqués.
    Je ne plaide même pas pour le port du masque, je n’ai pas compétence.
    Je ne veux pas vous imposer un fardeau trop lourd.
    Je ne vous veux pas bourrés de culpabilité pour les risques imposés aux autres.
    Mais tout de même, laissez-moi un peu de cette liberté que vous revendiquez tellement haut et fort, visiblement, sans paroles.

  • oh !? que vaut l’info ?
    https://www.theguardian.com/world/2020/jun/01/iran-rapid-rise-in-covid-19-cases-stokes-fears-of-second-wave

    "Iran’s rapid rise in Covid-19 cases stokes fears of second wave"

  • Bonjour,

    je m’inquiète de la réouverture des cafés et restaurants, qui me semble précipitée.
    Ma mère âgée de bientôt 80 ans, est suivie pour de l’hypertension, et a une dilatation des bronches, elle est donc une personne vulnérable face au covid, même si elle vit seule, est en forme...
    Peut-elle envisager de sortir au restaurant, seule avec mon frère, ou prendrait-elle un risque inconsidéré ? Je suis inquiète notamment pour la contamination via les surfaces (verres, couverts, bords des assiettes..) touchées par les serveurs qui portent les plats, débarrassent et qui, même s’ils portent un masque, ne se lavent sans doute pas les mains entre chaque assiette ?? Qu’en pensez-vous ? Le risque existe-t-il par ce biais-là ou la distanciation sociale, le port du masque lors des déplacements et le lavage des mains sont suffisants ?
    Merci de vos conseils.

    • Bonjour
      Il semble de plus en plus que le risque que vous décrivez est inexistant, ou en tout cas insuffisamment caractérisé pour justifier de priver une vieille dame de vie sociale.

  • @Dr Dupagne
    Merci Docteur de cette réponse rassurante.

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