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À lire si vous ne savez pas quoi penser des vaccins COVID19

Première publication : samedi 17 juillet 2021,
par Dominique Dupagne

Si je n’étais pas moi-même médecin, j’avoue que je serais bien en peine de me faire une opinion sur la vaccination COVID19 ! Entre les informations contradictoires et souvent inquiétantes qui circulent sur internet, les conflits d’intérêt des experts, les mensonges des autorités sanitaires et le souvenir de la vaccination contre la grippe A/H1N1 de 2009, il faut vraiment être d’un naturel confiant pour n’avoir aucune doute sur l’intérêt de cette vaccination !

Le but de cet article n’est pas de vous convaincre de vous vacciner. De toute façon, vous risquez de devoir "y passer" du fait des contraintes croissantes imposées aux non-vaccinés. Je souhaite juste vous donner des éléments pour vous aider à réfléchir, à vous faire votre propre opinion.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, il nous faut passer par une étape importante et indispensable : vous dire qui je suis !

Lorsque vous lisez une information sensible, la première question que vous devez vous poser est de savoir qui parle : quels sont ses liens d’intérêt financiers ou affectifs, ses compétences, son passé ? Répète-t-il ce qu’il a lu ailleurs sans avoir creusé le sujet ? Son point de vue est-il neutre ou sous influence ? Tant que vous n’avez pas la réponse à ces questions, je vous invite à n’accorder aucun crédit à ce que vous entendez ou lisez.

Je suis médecin généraliste, avec une formation scientifique complémentaire sur le médicament. J’ai exercé pendant 33 ans, tout en ayant une activité importante dans la communication santé : journaliste pour la revue Prescrire puis Que Choisir Santé en 1990-92, puis à France-Inter ou j’ai tenu une chronique médicale scientifique entre 2011 et 2019 dans l’émission la Tête au Carré. Entre 1992 et 1995 la société VIDAL ma confié la rédaction de la version grand-public de son dictionnaire professionnel sur les médicaments ; j’y suis toujours employé à mi-temps.

Ce blog (atoute.org) contient 280 articles publiés en 18 ans. J’ai également posté des dizaines de milliers de messages sur le forum atoute depuis 20 ans, en réponse aux questions des visiteurs.

Je n’ai pas de liens d’intérêt avec les industriels du médicament. Mon épouse a travaillé dans l’industrie pharmaceutique pendant 25 ans. Elle l’a quittée il y a 10 ans pour devenir gériatre.

Une partie importante de mon activité médiatique a consisté à dénoncer les liens d’intérêts des experts médicaux. Avec le FORMINDEP dont je suis membre, nous avons mené en 2006 un recours devant le Conseil d’Etat pour exiger la mise en application de la Loi Kouchner qui imposait (et impose encore...) aux médecins s’exprimant dans les médias de mentionner leurs liens d’intérêt financiers.
J’ai utilisé mon expérience des réseaux sociaux pour soutenir Irène Frachon lorsqu’elle était harcelée par les sbires de Servier.

Les inconditionnels de la vaccination ne m’aiment pas : je me suis prononcé contre l’obligation vaccinale. J’ai critiqué certains vaccins d’intérêt douteux comme le BCG ou celui contre la varicelle. Celui contre les virus du cancer du col de l’utérus->https://bit.ly/3kucJvU] m’a longtemps laissé dubitatif. Je milite pour que l’on réserve la vaccination contre la grippe aux personnes très âgées ou très fragiles. Bref, je suis tout sauf un idolâtre des vaccins. Pour autant, je n’ai jamais remis en cause le principe de la vaccination, progrès thérapeutique absolument majeur : je ne suis pas un médecin "antivaccin".

Pour ce qui est de la fiabilité de mes propos, je me suis peu trompé depuis 30 ans [1] et beaucoup de mes prises de positions qui ont pu paraître initialement exagérées ou trop polémiques sont désormais consensuelles. Je suis respecté par mes confrères, et notamment les plus scientifiques d’entre eux. Leurs seuls reproches ont été mon refus de condamner l’homéopathie que j’ai longtemps considérée comme une pratique magique mais utile et sans danger, et de ne pas être favorable à l’obligation vaccinale.
Vous en saurez plus en lisant ma notice Wikipedia.

Bref, je suis tout sauf un membre de l’Église de vaccinologie ou un nervi de Big Pharma ; ma parole est libre et je pense être qualifié pour parler des vaccins.

Je vais maintenant aborder les principales questions qui se posent habituellement sur les vaccins contre le SARS-CoV2 virus responsable de la maladie COVID19.

N’a-t-on pas commercialisé les vaccins COVID19 trop précipitamment ?

Les vaccins contre le SARS-CoV2 (le virus du COVID19) ont en effet été commercialisés avec une rapidité jamais vue. J’ai moi-même été inquiet face au faible recul sur les vaccins à ARN lors de leur commercialisation. Ils avaient déjà été testés sur des dizaines de milliers de volontaires, mais le recul restait limité à quelques mois. Mon inquiétude à disparu depuis que des centaines de millions de personnes ont reçu les vaccins à ARN (PFIZER et MODERNA) depuis un an sans problème majeur.

En fait, tout est lié à l’urgence : lorsqu’un vaccin combat une maladie infectieuse rare et déjà bien connue, il est nécessaire de prendre son temps, ne serait-ce que parce qu’il est difficile d’évaluer l’efficacité du vaccin du fait de la rareté des sujets infectés. Dans le cas des vaccins COVID19, la fréquence des contaminations a permis de faire en trois mois des études qui nécessitent habituellement deux à cinq ans.
Le grand nombre de sujets inclus dans les études précédant la commercialisation et la fréquence des contaminations a permis de démontrer très vite l’efficacité de ces vaccins et l’absence d’effets indésirables fréquents à court terme. Nous verrons plus loin ce qu’il en est du risque d’effets indésirables très rares ou tardifs.

Les vaccins anti-COVID19 sont-ils efficaces ?

C’est le sujet sur lequel il existe le moins de doute. Les vaccins à ARN ont montré une efficacité remarquable, divisant en moyenne par 10 le risque de présenter une maladie COVID19 symptomatique, et réduisant quasiment à zéro le risque de faire une forme grave de la maladie. Peu de vaccins ont montré une telle efficacité. À titre de comparaison, le vaccin contre la grippe réduit au maximum de 50% le risque de contracter cette maladie.

Le vaccin ASTRAZENECA VAXZEVRIA semble un peu moins efficace pour prévenir l’infection COVID19, mais il protège bien contre les formes graves.

Aux USA, moins de 1% des décès COVID sont désormais observés chez des vaccinés, alors que les vaccinés représentent plus de 50% de la population. Si le vaccin était inefficace, on verrait autant de décès chez les vaccinés que chez les non-vaccinés. En Israël, une polémique est née du fait que de nombreux vaccinés sont contaminés par le dernier variant du virus, mais ce n’est pas cela qui compte : ce qui est important, c’est le taux de formes graves, et ces formes graves restent très rares chez les vaccinés.

Les données récentes montrent que les vaccins restent très efficace sur la prévention des formes graves de la maladie.

Deux questions font encore débat :
- La première concerne la durée de l’immunité conférée par ces vaccins. La réponse est simple : personne ne le sait ! Pour ce qui est des virus ayant muté (les variants), aucun pour l’instant ne résiste vraiment à l’immunité induite par la vaccination (y compris le variant delta), mais personne ne peut dire combien de temps cela va durer ! Il n’est pas du tout exclu que la protection conférée par le vaccin nécessite un ou plusieurs rappels, comme c’est le cas pour d’autres maladies virales.
- La deuxième est aussi très importante : le vaccin empêche-t-il la transmission du virus chez les sujets infectés malgré leur vaccination complète ? Je pense qu’on le saura bientôt, en espérant que la réponse soit positive, ce qui est loin d’être certain pour l’instant. Or, une grande partie de la politique sanitaire actuelle (française en tout cas) est fondée sur l’hypothèse que les sujets vaccinés ne transmettent pas ou très peu le virus autour d’eux.

Pourquoi ne pas laisser faire l’immunité naturelle ?

Cette question qui hérisse beaucoup de mes confrères n’est pas absurde. En effet, la maladie ne tue qu’une fois sur mille, ce qui est très peu pour une épidémie. De plus, la majorité des victimes sont fragiles ou âgées et les opposants au vaccin font remarquer que leur espérance de vie ne sera que peu modifiée si elles décèdent du COVID19, car elles seraient mortes de vieillesse ou d’autres maladies peu de temps après.

On aurait pu ne rien faire, comme ces sociétés primitives qui laissent mourir dans la forêt leurs handicapés et leurs vieux. On aurait pu laisser exploser les hôpitaux et les pompes funèbres, entasser les cadavres dans des chambres froides en attendant de pouvoir les enterrer. C’est un choix de société. Si c’est le vôtre, c’est votre droit. Ce n’est pas le mien, mais surtout, le problème est qu’il est difficile de l’imposer aux autres, surtout aux victimes potentielles.

D’aucuns répondent que les jeunes ont un risque infime de faire une forme grave et que les vacciner est sans intérêt. Ce serait vrai si ces jeunes ne fréquentaient aucun adulte. En pratique, c’est plutôt rare. Un jeune infecté par le SARS-CoV2 est un cheval de Troie pour le virus qui pourra ainsi contaminer le reste de sa famille. Là encore, il nous manque cruellement des certitudes sur l’aptitude du vaccin à empêcher la transmission par les vaccinés.

Il faut aussi prendre un compte un risque qui existe chez les jeunes : celui de "COVID long". On ne meurt pas de la maladie, mais on met des mois à s’en remettre, c’est une épreuve qui laisse des traces et parfois même un handicap définitif. J’espère que l’on saura bientôt si la vaccination prévient les Covid longs aussi bien que les formes graves nécessitant une hospitalisation.

Une option proposée serait de ne vacciner que les plus de 40 ans, pour les protéger individuellement, et laisser les jeunes se contaminer naturellement. Cela peut paraître logique, mais ça ne l’est pas forcément : la circulation du virus pourrait être facilitée, favorisant la diffusion de variants de plus en plus résistants au vaccin. De plus, et ce n’est pas de chance, les personnes âgées sont à la fois les plus fragiles face à la maladie, et la population sur laquelle le vaccin "prend" le plus mal. Même vaccinés, ces sujets âgés risqueraient de mourir si le virus continuait à circuler chez les jeunes.

Pour autant, la décision de vacciner les adolescents n’est pas évidente. Les obliger à se vacciner pour avoir une vie sociale me paraît un sujet de débat plus qu’une évidence scientifique. Reste que les risques associés au vaccins chez l’adolescent sont infimes.

Les vaccins anti-COVID19 sont-ils dangereux à court terme ?

De nombreux évènements graves ont été signalés chez des personnes ayant reçu ces vaccins, mais pour qualifier ces évènements d’effets secondaires du vaccin, il faut pouvoir "imputer" cet évènement au vaccin : faire le lien de cause à effet avec l’injection. Deux éléments principaux permettent de faire ce lien :
- Soit un mécanisme identifié : il est évident qu’une réaction douloureuse au point d’injection est très probablement due au vaccin.
- Soit une fréquence anormalement élevée d’évènements chez les vaccinés par rapport à ceux survenant "normalement" chez des sujets non vaccinés.
Exemple : On constate 6 décès et 12 infarctus dans la semaine suivant l’injection chez 10000 sujets vaccinés de plus de 85 ans. Or, dans une population identique non vaccinée, il survient 7 décès et 10 infarctus. Il est alors impossible de dire que ces 6 décès ou ces 12 infarctus sont des conséquences du vaccin, puisque leur fréquence de survenue n’est pas significativement modifiée chez les vaccinés par rapport aux non-vaccinés.

C’est ce type de comparaison qui a permis de découvrir que le vaccin ASTRAZENECA/VAXZEVRIA augmente de façon certaine le risque de thrombose cérébrale. Cette complication touche environ une personne vaccinée sur 100 000. C’est très peu, mais nettement plus que chez des sujets du même âge non vaccinés. Autant l’usage de ce vaccin pouvait paraître pertinent en période de pénurie de vaccins ARN, autant il est probable qu’il sera retiré du marché lorsque les quantités de vaccin ARN produites seront suffisantes pour vacciner tout ceux qui le souhaiteront.

Les vaccins à ARN (MODERNA/SPIKEVAX, PFIZER/COMIRNATY), déjà utilisés chez des centaines de millions de sujets, sont à l’origine de fréquentes réactions douloureuses au point d’injection, de maux de tête, de douleurs musculaires, de "coups de fatigue" passagers, voire, beaucoup plus rarement, d’un état de faiblesse pouvant durer une semaine. Fréquent ne veut pas dire automatique. Beaucoup de vaccinés n’ont ressenti aucun symptôme. Des cas de myocardites et péricardites nécessitant une hospitalisation ont été observés à une fréquence anormalement élevée chez de jeunes vaccinés. Cela ne touche qu’un vacciné sur 100000, mais comme cela concerne surtout des sujets jeunes (moins de 40 ans) qui n’ont accès à la vaccination que depuis peu de temps, la fréquence de ces accidents pourrait augmenter. Cette fréquence est actuellement faible et ces problèmes cardiaques guérissent sans séquelles 4 fois sur 5, mais c’est un argument pour ceux qui s’opposent à la vaccination systématique des sujets les plus jeunes, même si le rapport bénéfice risque du vaccin reste favorable chez les jeunes adultes.

Que sait-on des risques à long terme des vaccins ARN ?

La réalité est que nous n’avons aucune certitude, et que nous n’en aurons pas avant plusieurs années.

La problématique autour des effets secondaires (des médicaments en général) est délicate.
On peut les classer en trois catégories :
- les effets secondaires survenant à court terme touchant au moins une personne sur mille : ils sont facilement détectés dans les études précédant la commercialisation.
- les effets secondaires rares touchant moins d’une personne sur dix mille. Ils sont rarement détectés dans les études avant commercialisation, mais se révèlent plus tard, lors d’un usage massif du médicament. C’est le cas pour le risque de thrombose cérébrale avec le vaccin ASTRA-ZENECA ou myocardite avec les vaccins ARN.
Pour mémoire, le vaccin contre la grippe A/H1N1 de 2009 a provoqué avec certitude de très rares cas de narcolepsie constatés après plus de 6 mois de vaccination intensive de la population européenne. De même, l’impact délétère du vaccin contre la dengue chez les enfants qui n’avaient jamais eu cette maladie a été détecté dès les études précédant sa commercialisation.
- Les effets secondaires tardifs, survenant longtemps après l’utilisation d’un médicament, et donc indétectables dans les études avant commercialisation ni dans les mois ou parfois les années suivant leur usage généralisé. L’exemple le plus connu est l’effet délétère du DISTILBENE sur la fertilité des filles de mères traitées par ce médicament pendant leur grossesse. ll a fallu une génération pour s’en rendre compte. Heureusement, à ce jour, aucun vaccin n’a été responsable d’effets secondaires tardifs, ce qui ne veut pas dire que c’est impossible.

En fait, la question que nous devons nous poser est la suivante : "le risque (hypothétique) d’effets secondaires tardifs graves justifie-t-il de renoncer au vaccin ou de retarder sa vaccination si l’on croit à son efficacité ?". Et pour moi la réponse est simple : c’est non. Un tel effet indésirable tardif pour un vaccin n’a jamais été observé [2].

La probabilité d’effets indésirables tardifs pour les nouveaux vaccins à ARN n’est pas nulle, mais elle est proche de zéro. Vous devez donc mettre en balance deux risques :
- Celui de présenter dans quelques années un effet indésirable grave encore inconnu en vous vaccinant.
- Celui de faire un COVID grave, un covid long, une forme mortelle, ou de contaminer une personne fragile qui vous est chère.
Dans l’état actuel de nos connaissances, le deuxième risque est 100 à 1000 fois plus probable que le premier.

J’ai fait une prise de sang et j’ai des anticorps, pourquoi me vacciner ?

La présence d’anticorps anti SARS-CoV2 dans une prise de sang signifie que vous avez déjà été infecté par le virus. Attention : leur absence ne signifie pas que vous n’avez pas été infecté, car l’immunité contre cette infection fait appel en grande partie à des lymphocytes T (globules blancs "tueurs") qui ne sont pas dosables par prise de sang.

Même si vous avez un taux élevé d’anticorps, ce n’est pas une contre-indication à vous faire vacciner, car les anticorps induits par le vaccin sont différents et complémentaires de ceux induits par la maladie. Donc, dans le pire des cas, vous aurez une réaction un peu plus forte au vaccin, mais il est très probable que vous serez mieux protégé en vous vaccinant (avec une seule injection si on a la preuve que vous avez déjà eu le COVID19).

Il existe de nombreux cas prouvés de personnes ayant fait deux fois le COVID19 à quelques mois d’intervalle.

Est-il vrai que l’on a plus de risque d’avoir le COVID19 juste après avoir été vacciné ?

Il y a un fond de vrai dans cette affirmation. Lorsque nous sommes contaminés ou vaccinés, nous fabriquons des anticorps, c’est un des principes de l’immunité. Mais il existe un phénomène troublant : celui des "anticorps facilitants" qui ne protègent pas, bien au contraire, mais accélèrent la diffusion de l’infection ! Ils apparaissent brièvement après certaines infections.

C’est peut-être une des raisons pour lesquelles des sujets exposés à des contaminations rapprochées font des formes plus graves de la maladie car ils se réinfectent pendant qu’ils fabriquent encore des anticorps facilitants (ce serait le cas des soignants chinois en début d’épidémie, qui n’avaient que des masques chirurgicaux peu protecteurs).

Un effet "anticorps facilitants" du même type pourrait sembler plausible avec les vaccins COVID19, mais en pratique, les études avant commercialisation montrent que cela n’arrive pas. Si le problème existait avec les vaccins COVID19 on constaterait dans les jours suivant la vaccination une augmentation du nombre de malades chez les vaccinés par rapport aux non-vaccinés. Ce n’est pas le cas, comme on le voit dans la courbe suivante. Elle montre le pourcentage de sujets vaccinés ayant contracté le COVID19 après vaccination, soit par le vrai vaccin PFIZER, soit par un vaccin placebo (inactif).

Comme vous le constatez, il n’y a aucune augmentation des contaminations chez ceux qui ont reçu le vaccin, par rapport à ceux qui ont eu le vaccin placebo, dans les jours qui suivent l’injection.

Ensuite, l’efficacité du vaccin apparaît dès le dixième jour après l’injection avec une réduction spectaculaire du nombre de contaminations chez ceux qui ont reçu le vrai vaccin.

Donc, vous pouvez toujours vous isoler dans les jours qui suivent les injections si vous le souhaitez, mais absolument rien ne prouve que cette précaution soit nécessaire.

J’ai peur de me faire vacciner car j’ai déjà eu de mauvaises réactions à certains vaccins.

Je comprends très bien cette peur, mais une mauvaise réaction avec un autre vaccin ne présume pas de votre réaction face aux nouveaux vaccins, d’autant que les vaccins ARN ne contiennent pas d’aluminium, souvent mis en cause dans les réactions aux vaccins traditionnels. Personne de sérieux ne dit que la vaccination ne pose aucun problème, mais tous les gens sérieux disent à juste titre que les réactions possibles après vaccination ne peuvent être comparées à la violence du COVID19 symptomatique, même sans parler des formes graves.

J’hésite à me vacciner car : je suis enceinte/atteint d’un cancer/sous traitement immunosuppresseur/de nature allergique/cardiaque/j’ai déjà fait une phlébite/atteint de sclérose en plaque/atteint d’une maladie auto-immune etc.

Aucune étude spécifique n’a été menée dans ces populations, par ailleurs fragiles vis-à-vis de la maladie COVID19. En revanche, après vaccination des plusieurs centaines de millions d’individus (ce qui est énorme), aucune population à risque élevé de complication aux vaccins n’a été identifiée.
Dans le doute, parlez-en à votre médecin, ou à celui qui vous recevra en entretien préalable au centre de vaccination.

La vaccination ne sert qu’à enrichir les labos !

C’est vrai et faux à la fois. C’est vrai que les laboratoires pharmaceutiques ne sont pas des sociétés philanthropiques et qu’elles cherchent avant tout (quoi qu’elles en disent) a rémunérer leurs actionnaires. Les laboratoires ayant produit des vaccins efficaces vont gagner beaucoup d’argent avec la vente de ces vaccins. Mais ce que beaucoup de gens ne savent pas, c’est que pour les gros laboratoires, le chiffre d’affaire de ces vaccins représente peu de choses par rapport à celui des autres médicaments : ceux qui traitent les maladies chroniques.

Le "bon médicament", pour un laboratoire, c’est celui que des millions de malades prennent tous les jours, pendant des années, pour une maladie qui ne guérit pas et qui ne tue pas trop vite ! Ce sont les médicaments du diabète, de l’hypertension, de l’excès de cholestérol, de l’arthrose etc.

Le vaccin contient-il des nanoparticules dangereuses, des toxines ou des métaux lourds ?

On rentre dans le domaine de la pure légende. Non, les vaccins et notamment les vaccins à ARN ne risquent pas de vous intoxiquer. Ceux qui l’affirment sont des manipulateurs dangereux. Les images de téléphones ou d’aimants qui restent collés sur l’épaule des vaccinés sont des fakes.

En fait, en est encore dans le "vrai-faux" : par exemple, de nombreuses eaux minérales et eaux de source du commerce contiennent des taux infimes d’arsenic, car ce produit est naturellement présent dans l’environnement. Le taux est tellement faible que l’on parle de "traces". Ces eaux n’ont bien sûr aucune toxicité car les traces d’arsenic sont trop faibles pour avoir un quelconque effet sur notre organisme. Il en est de même sur les légendes qui entourent la présence de métaux lourds ou de toxines dans les vaccins.

Les vaccins ARN risquent-ils de modifier mon ADN ? Pourrais-je avoir des enfants malformés ?

Tout le monde se souvient de cette phrase de Jeff Goldblum dans Jurassic Park I  : "La vie trouve toujours son chemin", prédiction qui se vérifiera ensuite dans le film : l’artifice (carence en lysine) mis en place pour empêcher les dinosaures créés de se reproduire dans la nature ne fonctionnera pas, car la "Vie" réussira à contourner ce verrou chimique.

Ce souvenir peut être perturbant face aux scientifiques qui affirment l’impossibilité pour l’ARN viral du vaccin de s’intégrer dans notre ADN. Mon point de vue est qu’il ne s’agit pas d’une certitude absolue, car tout n’est pas prévisible et la "Vie" peut en effet réserver des surprises. En revanche, je sais que le nombre de conditions à remplir par cet ARN pour venir s’intégrer dans notre ADN est proche de celui de la chauve-souris enragée de Bigard qui voudrait pénétrer dans son appartement :

Donc, personne ne peut affirmer scientifiquement que c’est impossible, mais en pratique c’est aussi improbable que de mourir en recevant une météorite sur la tête en allant faire ses courses.

En conclusion

Voici donc les principaux éléments qui pourraient éclairer votre réflexion. J’espère avoir pu faciliter votre choix et soulager l’angoisse de beaucoup de français qui vont se vacciner faute de pouvoir faire autrement, en craignant beaucoup pour les conséquences de cette vaccination. Je ne méconnais pas les interrogations importantes qui restent en suspens, mais je pense vraiment que ces craintes ne sont pas assez justifiées pour renoncer à la protection du vaccin chez les adultes.

Dernière mise à jour le 24/7/2021 : ajout du chapitre sur les questions concernant les antécédents médicaux vis-à-vis de la vaccination, des liens vers les fiches officielles des vaccins, et vers un article récent sur l’efficacité conservée des vaccins vis-à-vis du variant Delta)


[1Sur 281 articles, je me suis trompé deux fois : J’ai prédit à tort en 2005 la survenue d’une grippe aviaire et incité les gens à stocker des masques et des gants... J’ai aussi prédit la fin de la deuxième vague COVID19 en septembre 2020...

[2On a vu des effets indésirables survenir plus d’un an après d’autres vaccins chez certains patients, mais ces mêmes effets indésirables avaient déjà été détectés dans les mois suivant la vaccination chez d’autres patients vaccinés. On n’a jamais vu des effets indésirables survenir plus d’un an après la vaccination sans jamais s’être manifestés plus tôt. Je précise cela pour ceux qui citent la narcolepsie comme exemple d’effet indésirable tardif pour le vaccin contre la grippe H1N1. C’est un mauvais exemple car cette narcolepsie (très rare) est apparue en quelques mois chez certains patients. Ce n’était donc pas un effet indésirable tardif, mais un effet indésirable pouvant apparaître tardivement chez certains patients, ce qui est très différent. Un an après la diffusion de ce vaccin, on savait déjà qu’il y avait un risque.

Messages

  • Merci c’est exactement le type d’article que je cherchais. En revanche, je n’aurais pas cité ce crétin de Bigard.

  • Bonjour,
    Merci pour votre article
    Effectivement il ne semble pas y avoir de problème majeur pour l’instant
    Seulement une fois vacciné on devient dépendant de cette vaccination...avec des rappels probablement régulièrement...personnellement je n’envisage pas d’imposer ça a mes enfants...je trouve qu’il y a une forme d’engrenage..sur lequel nous n’avons aucun recul..

    • Bonjour
      Pour le recul, je comprends votre anxiété, même si je ne la partage plus. En revanche, les mots "dépendance" et "engrenage" me semblent injustifiés : ce serait pertinent si la vaccination nous privait de notre immunité naturelle, or ce n’est pas le cas. On peut être recontaminé en étant vacciné, mais on ne développe pas d’infection grave.

      S’il y a des rappels, ce qui est assez probable, il sera toujours possible de ne pas les faire. On restera mieux protégés que ceux qui ne se sont jamais vaccinés, mais moins que ceux qui auront fait les rappels.

  • Bonjour
    Merci pour votre article ..
    Voilà je voulais vous demander si le moderna
    N avait pas plus de risque que le pfizer.
    Il est plus facile pour moi le moderna qui peut se faire par infirmière..médecin et même pharmacie. Alors que l autre il faut aller plein centre ville et vu mon agoraphobie qui va et vient c est compliqué. Je suis seule et personne pour me conduire.
    Merci de votre réponse. Déjà que j ai la trouille du vaccin mais bon à 65 ans plus prudent dixit ce que j ai lu.
    Voilà compliqué pour moi.

  • Merci pour cet article
    En parfait accord avec vous sur la majeure partie de l article
    Je ne partage pas le point sur la vaccination obligatoire des moins de 50 ans
    La circulation du virus chez les jeunes asymptomatiques peut induire une immunité cellulaire durable et éviterait des rappels de vaccinations chaque année
    Cela ne permettrait pas d éviter l émergence de variants car elle continuera à se produire partout dans le monde où la couverture vaccinale est insuffisante ou quasi inexistante (pays emergents) quoique nous fassions nous aurons chaque année des variants sauf si notre président vacciné le monde comme il l’a suggère le 12 juillet
    Ce qui me semble important aujourd hui en France est d imposer la vaccination aux plus de 50 ans et de laisser libre de choix les moins de 50ans en faisant preuve de pédagogie et de transparence. LA COERCITION renforce les résistances et la méfiance.
    Pourquoi aujourd hui imposer le vaccin aux soignants et pas aux résidents d ehpad ?

  • Merci Docteur pour ces éclairages sur la vaccination.
    J’aurais aimé un médecin comme vous pour m’aider à y voir plus clair.
    Ma décision n’est pas encore prise, mais vous parvenez par cet article à me convaincre à franchir le pas.
    Cordialement.

  • Merci pour votre article
    Dans son livre, et sur son blog, M de Lorgeril indique que les essais de tous les vaccins contre la covid ont été observer-blinded et non double-blinded.. ce qui n’est pas la "procédure" permettant d’avoir une certitude scientifique. Qu’en pensez vous , d’autant que l’on observe une remontée de l’épidémie en Israel et au Royaume Uni ? Vous me direz qu’il n’y a pas de formes graves .. peut être, Néanmoins, les personnes plus agées et plus fragiles se confinent peut être elles mêmes comme je le fais actuellement..par ailleurs, les sérologies permettant d’avoir une idée de l’immunisation post covid ou post vaccination sont bien passées sous silence (notamment dans le pass sanitaire) .. Comment expliquer la vaccination des personnes qui ont eu le covid ? Avez vous connaissance d’études montrant l’interet de vacciner (et combien de temps après et combien de doses ) dans la diminution de formes graves/ sans vaccination.. Et la troisième dose, pareil.. Y a t il un interet scientifique prouvé . On a l’impression que tout ça est fait au doigt mouillé...
    Perso , ayant fait une dysautonomie post vaccin H1N1 et trainant une fatigue chronique et une désadaptation à tout (chaleur, froid, effort.. etc) s’aggravant à toute stimulation antigénique , je pense sursoir à ce vaccin..le covid ne me parait pas non plus fameux à attraper.. donc FFP2 dans toutes les circonstances et pour le moment ça marche assez bien.. enfin bien puisqu’à ma connaissance je ne l’ai pas attrapé

    • Bonjour,
      Le Dr De Lorgeril devrait se cantonner à la spécialité : la cardiologie. Les études en double aveugle sur les vaccins sont irréprochables. Il est prouvé que la vaccination des personnes ayant eu le COVID les protège mieux d’une récidive.
      L’intérêt de la troisième dose n’est pas encore prouvé.

  • Merci pour cet excellent article, factuel et dépassionné, merci également pour le rappel méthodologique de base (nous l’enseignons tant bien que mal à nos L1 psycho...) des " 4 cases" : j’ai l’impression qu’il ne pleut pas à chaque fois que je prends mon parapluie, mais si je ne prends pas en compte les jours où il pleut et où je prends mon parapluie, ainsi que les jours où je ne prends pas mon parapluie et qu’il pleut ou ne pleut pas, je ne peux pas vraiment savoir si c’est vrai...

  • Bonjour,
    Merci beaucoup pour cet article éclairant et éclairé.
    J’ai deux questions, peut être stupides, relatives à la vaccination contre le Covid 19 :
    - étant donné que les vaccins actuellement sur le marché réduisent mais n’empêchent pas la transmission du virus, est ce que la vaccination massive ne pourrais pas avoir pour effet négatif d’entraîner préférentiellement l’apparition et la prépondérance de variants résistants aux vaccins (un peu à la façon des bactéries antibiorésistantes) ?
    - question sans doute plus loufoque : est ce que le fait de d’utiliser des vaccins arn sur des personnes déjà porteuses du virus ne peut pas conduire à la recombinaison de l’arn avec le virus et créer ainsi de nouveaux variants ?
    Merci par avance pour l’attention que vous porterez à les questions.

    • Bonjour
      Vos questions ne sont pas stupides.
      La vaccination, comme l’infection naturelle, crée une immunité qui favorise l’émergence de variants résistants. C’est ce que l’on observe pour la grippe.
      Mais si la vaccination massive parvient à stopper la diffusion du virus, il n’y aura plus d’épidémie et plus de variant. C’est le pari des autorités sanitaires.
      La deuxième question n’est pas loufoque, mais la réponse est non. Ce qui crée des variants, c’est la cohabitation de deux infections virales différentes chez la même personne. Le vaccin ne crée pas d’infection.

  • Vous ne parlez pas des syndromes de Guilain Barré, en augmentation après vaccination .
    j’ai moi même développé ce syndrome , très douloureux et handicapant sur plusieurs mois .
    il faut parler aussi de ces cas difficiles à répertorier … ne veut on pas en parler en France ?
    les États Unis viennent de publier des enquêtes qui valident ce problème .

  • Bonjour,
    Merci beaucoup pour cet article éclairant et pédagogique. Je rejoins les questions et les remarques émises par le docteur Pinard mais je voulais aussi une précision sur quelque chose que j’ai lu dans Le Monde mais peut-être mal compris : les vaccins ARN messager pourraient dans le futur poser des problèmes au niveau de l’immunité lors de l’apparition de nouveaux variants. Je n’ai pas retenu toute l’explication (un peu compliquée pour mon niveau nul scientifique) mais une connaissance me l’a imagé ainsi : dans un premier message : "Mais si le virus se transforme en A1, AB, AE, A42 etc .... Il y a un risque que le vaccin empêche le corps de neutraliser le virus, vu qu’il est toujours A, il pensera avoir déjà les défenses contre" (elle me perd avec les A1, AB etc, pour vous dire lol).
    Un second message plus explicite pour moi : "Sinon, tu as l’analogie des couleurs. Imagine que le virus soit perçu comme bleu par le corps, on envoie un signal que le bleu ne doit pas passer. Le corps va faire des barrages, des anticorps, mais si le virus est bleu clair, bleu foncé bleu rayé etc ...." . Donc en gros de ce que je comprends, le variant devient "bleu clair", le vaccin n’agira plus et on aura grillé notre possibilité de défense immunitaire.
    Je me méfie beaucoup des possibles théories du complot et des experts auto-proclamés, aussi votre éclairage me serait bien utile. La semaine prochaine je vois mon médecin traitant car je reste attachée à la notion de "consentement libre et éclairé" et je poursuis une démarche de réflexion que j’avais engagée avant l’allocution présidentielle (qui a failli me faire renoncer à cette démarche :-/)
    Enfin, à ma connaissance quatre vaccins sont actuellement administrés. Je vois beaucoup parler de Pfizer et d’Astrazeneca et très peu des deux autres (je ne sais même pas si Johnson et Johnson est présent sur le territoire français). Peut-on choisir son vaccin et si oui, quels sont les critères de choix ?
    Merci beaucoup pour vos éclairages, ce sont les éléments qui freinent encore mon passage à l’acte (plus que les effets à long terme car ce que vous expliquez me paraît être une question de bon sens et un scientifique qui s’engagera sur ce terrain ne me paraîtra pas crédible).
    Très cordialement

    • Bonjour
      Ce que vous avez lu dans Le Monde est une simple hypothèse. Rien ne la vérifie pour l’instant.
      Astra-Zeneca est de moins en moins utilisé. Le vaccin Jonhson (identique au Janssen) est un cousin de l’AstraZeneca.
      Les vaccins ARN Pfizer et Moderna sont très proches l’un de l’autre.
      On ne peut pas choisir, mais on peut demander en prenant RV quel vaccin sera fait.

  • Merci pour cette synthèse très claire.
    Concernant les ados, j’ai bien compris l’importance de les vacciner pour limiter la propagation du virus mais qu’en est-il vraiment de leur balance bénéfices/risques individuelle, notamment pour les garçons et le risque de myocardite due au vaccin ? A leur âge, le plus gros risque encouru à ne pas se faire vacciner est d’avoir un covid-long, mais est-on certain que le vaccin, qui n’empêche pas la contamination, empêche bien les covid-longs ?

    • Bonjour
      Le risque de décès ou de forme grave est infime chez l’adolescent.
      Le risque d’effet grave (myocardite, qui reste à prouver) est également infime (du même ordre de grandeur). Le bénéfice individuel est sans doute nul car on n’a pas de données sur la protection du COVID long par le vaccin.

  • Bonjour,
    Quelle est la différence entre cette épidémie et celle de la grippe H1N1, pouvez vous m’éclairer sur les chiffres concernant la mortalité, la vitesse de propagation, contamination,etc...? Merci :)

    • Bonjour
      La grippe H1N1 a fait 300 morts en France, le COVID19 en a fait 100.000

      Le virus SARS-CoV2 est beaucoup plus contagieux que la grippe. Et on ne sait pas tout pour l’instant

  • Merci !
    j’étais en recherche d’un résumé depuis qq jours…
    C’est exactement ce que je cherchais pour expliquer à ceux qui s’inquiètent de l’obligation, la révolte gronde…
    je ne sais pas exactement pourquoi mais plusieurs m’ont dit vouloir attendre décembre et le vaccin pasteur…
    bon we

  • Bonjour Docteur, j’ai lu votre article avec grand intérêt. Je suis une femme de 54 ans non encore vaccinée à ce jour. Je souffre d’une maladie auto immune, la maladie de Basedow, problème de thyroïde avec hyperthyroïdie. J’ai déjà fait une rechute, et en ce moment, je ne prend plus de traitement, depuis plusieurs mois, car j’étais stabilisée et mon endocrinologue m’a proposé de refaire une tentative d’arrêt de traitement pour voir ce que ça donne, en sachant que si je devais rechuter, l’ablation totale serait l’ultime solution. Pour l’instant, les résultats sont limites .... avec une tsh qui commence à baisser, de tpo en hausse mais les anticorps traks restent négatifs pour l’heure ; on me parle d’hyperthyroïdie infraclinique .... à suivre ... On me parle des co-facteurs qui doivent être hauts .... Je me demande si le fait de se faire vacciner et de stimuler le système immunitaire peut relancer ma maladie auto-immune qui est en sommeil actuellement ? vu mon âge, je serai vaccinée avec Pfizer ou Moderna ; est ce que tous les vaccins sur le marché actuellement fonctionnent de la même manière, en titillant le système immunitaire ? je ne vous cache pas que j’aurai aimé pouvoir attendre la mise sur le marché français des vaccins français de Pasteur ou Sanofi, qui semble t il fonctionnent davantage comme les vaccins que nous avions dans notre enfance ?? je vous remercie infiniment de me lire et pour votre réponse ... Je suis inquiète et angoissée avec tout ça .... Marie-Laure

    • Bonjour
      Je comprends votre inquiétude, mais elle n’est pas fondée. Les porteurs d’organes greffés n’ont pas eu de problème, et ce qui stimule les malades autoimmunes, ce sont plutôt les vieux vaccins qui contiennent de l’aluminium.
      A votre place, à 54 ans, je me ferais vacciner avec un PFIZER ou un MODERNA.

  • @Dominique Dupagne
    Merci beaucoup pour votre réponse rapide qui m’a effectivement rappelé que Le Monde signalait me semble-t-il que cette "hypothèse" n’avait pour l’instant pas été validées par les pairs. Néanmoins, au cas où, dans le futur cette hypothèse s’avérait exacte (j’ai cru comprendre aussi que des chercheurs pensaient avoir trouvé comment prévoir les prochaines mutations ce qui laisserait, d’après eux, quatre mois pour agir (ça me paraît peu au regard de la réactivité dont ont fait preuve les autorités jusqu’à présent), bref au cas où et au nom du sacro-saint principe de précaution qu’on nous brandit depuis des années dans de nombreux domaines, quel élément vous fait pencher pour une vaccination immédiate dans l’immédiat, sachant que, d’une part, la population des pays pauvres ne compte aujourd’hui que 1 % de vaccinés et qu’aucun effort n’est fait dans leur direction et d’autre part que, d’après Antoine Flahault, il faut continuer malgré tout à exercer les gestes barrière ainsi que des mesures d’isolement pour les contaminés et pour ceux qui reviennent de zones particulièrement touchées ?
    Vous aurez compris que c’est le risque de me grever d’une protection future qui est mon principal frein actuellement et si vous le faites sauter, on pourra dire que vous m’aurez probablement convaincue.

    • Bonjour
      Le principe de précaution s’applique quand il y a un doute sur le bénéfice. Dans le cas présent, le risque hypothétique que vous craignez pèse peu face au risque de COVID grave ou mortel.

      Je ne crois vraiment pas que cette histoire d’immunité bloquée par la vaccination tienne la route, alors que c’est un argument que j’ai invoqué pour expliquer pourquoi je ne conseillais pas le vaccin contre la grippe avant 85 ans.

  • Enfin un article mesuré, rassurant, sobre, intelligent et même agréable à lire.
    Je ne vais pas faire une liste plus longue d’adjectifs dithyrambiques, mais le coeur y est.
    Votre impartialité peut en aider certains.
    J’ai appris que mon ancien généraliste et sa remplaçante incitent leurs patients, y compris les plus fragiles, à ne pas se vacciner... Ça m’a mis un coup au moral.
    Merci !

  • Donc les autorités sanitaires font le pari que l’on arrivera à vacciner 90% à 95% de la population et atteindre l’immunité collective avant que de nouveaux variants plus résistants apparaissent ? Cela paraît insensé.

    Docteur, ne pensez vous pas que le pass élargi soit un pacte faustien ? Nous sacrifions nos libertés fondamentales pour un objectif inatteignable. Les nouveaux variants apparaissent plus rapidement que notre rythme de vaccination. Cela promet une prolongation indéfini de l’état d’exception.

    Et même si l’on arrivait à l’immunité collective en France, nous n’arriveront jamais à vacciner 90% de la population mondiale suffisamment rapidement pour éviter l’apparition de nouveaux variants. Le pass sanitaire sera donc pérennisé. Il devra être mis à jour périodiquement, chaque nouvelle dose répondant à un nouveau variant.

    Accepter ce pass c’est entrer dans une société du contrôle permanent. On sait déjà que le gouvernement reçoit sur ses serveurs l’information chaque fois qu’un pass est scanné. Personnellement, je suis favorable au vaccin (volontaire), mais cette idée de pass me choque profondément.

    "Même vaccinés, ces sujets âgés risqueraient de mourir si le virus continuait à circuler chez les jeunes." Certes, mais les conséquences de l’alternative que le le gouvernement nous propose seront bien plus désastreuses...

    • Bonjour
      Je ne souhaite pas déborder le sujet "bénéfices et risques des vaccins COVID19". L’obligation vaccinale et le pass sanitaire sont des sujets connexes mais différents, et très complexes !

  • Merci pour ces explications !
    Au sujet des personnes souffrant d’une sclérose en plaques stabilisée (donc ne prenant plus de traitement), n’y a t il pas un risque que le vaccin, en stimulant le système immunitaire, relance la maladie ? Je n’arrive pas à trouver de données claires à ce sujet. Les recommandations que j’ai trouvées portent essentiellement sur les personnes sous traitement immunosuppresseur.

  • Votre article est bien écrit et rassurant, et je vous remercie pour la qualité de vos propos !
    Cependant, il y a une grande absence depuis les discussions et les différentes évaluations : l’immunité naturelle.
    Comme pour chaque épisode infectieux, on rencontre des personnes avec des carences dans leur système immunitaire, qui vont nécessiter une aide (sous la forme d’un traitement ou d’un vaccin) et des personnes ayant une excellente réponse aux agents infectieux - les fameux "asymptomatiques".
    Lorsque le système immunitaire est suffisamment réactif pour défendre tout seul l’organisme, quel est l’intérêt de lui inoculer un vaccin ? Ne fait-on pas excès de zèle dans ces cas, et d’une manière dogmatique et aveugle ?
    Et si, de manière hypothétique, on vaccine 100% de la population, il ne reste aucun groupe de contrôle, n’est-ce pas ? On aurait quel moyen de comparaison ?
    Merci par avance pour votre éventuelle réponse !

    • Bonjour
      Si on savait déterminer à l’avance ceux qui font faire une forme grave ou mourir du COVID19, ce serait beaucoup plus simple. En pratique, on ne le sait pas et lorsque la maladie est là, c’est trop tard.
      Si on vaccine 100% de la population, ce qui en pratique est impossible, même avec une dictature militaire, et que l’épidémie disparaît, on peut dire qu’on a gagné, surtout si l’épidémie persiste dans d’autres pays moins bien vaccinés.

  • Merci cher Dominique Dupagne, comme toujours vous êtes extrêmement pointu et bienveillant
    vous me manquez tellement, j’ai eu la très grande chance de vous avoir pendant près de 30 ans et votre lucidité et savoir sont indiscutables
    Encore merci

  • J’ai déjà laissé un message de remerciements,
    j’ai lu toutes les questions et les réponses mais j’en ai encore une.
    Vous avez répondu au sujet de la vaccination des adolescents.
    Je n’ai rien trouvé chez les jeunes, moins de 20 ans, sous immunosuppresseurs (Imurel) si ce n’est que les recommandations chez les immuno supprimées seraient de trois doses…
    L’adolescent en question ne veut pas se vacciner, est-ce que médicalement il peut y avoir un intérêt ( à défaut de l’obligation qui peut survenir et dont on ne débat pas dans ce blog.)
    merci

    • Bonjour
      Dans ce genre de situation, la réponse est personnalisée, et il y a peu de données scientifiques pour étayer la réponse. Sachez que s’il refuse le vaccin, il court de toute façon très peu de risques à son âge. Le problème est plutôt les gens qu’il fréquentera et qu’il pourrait contaminer.

  • Bonjour,

    Article intéressant et qui porte à réflexion merci.
    Quid des conseils/informations/bénéfices risques concernant les femmes enceintes ?

    • Bonjour
      Le risque de COVID grave est à peine plus élevé chez la femme enceinte, qui est jeune est peu à risque.
      Pour l’instant, on n’a aucun signal de danger chez les femmes enceintes vaccinées avec un vaccin ARN. Le risque s’évalue plutôt en fonction de la fragilité des personnes que côtoie la femme enceinte.

  • Merci pour cet article.
    Je comprends mal ceci :
    "Vous devez donc mettre en balance deux risques : (...)
    Dans l’état actuel de nos connaissances, le deuxième risque est 100 à 1000 fois plus probable que le premier."

    Puisque le premier risque est "encore inconnu", sur quelle base prédire ce 100 à 1000 fois ?

    • Vous avez raison de mal comprendre, ce que j’ai écrit est idiot :-)

      Je vais changer pour écrire "est au moins 100 fois plus probable que le premier" car on ne sait pas l’estimer, mais ont sait que sa probabilité est infime.

  • Tout d’abord merci pour cet excellent article.
    J’ai reçu ma 1ère dose avec Pfizer, peu après on m’a diagnostiqué une maladie (pas trop grave heureusement), qui pourrait être un effet secondaire très rare du vaccin (des cas précédemment déclarés qui constituent un "signal potentiel").
    N’ayant pas trouvé de cause autre que le vaccin, mon médecin m’a suggéré de faire la 2ème dose avec Moderna par précaution.
    Mais l’idée de refaire un vaccin ARN, même si c’est un autre produit, me fait hésiter.
    Qu’est-ce qui différencie ces 2 vaccins ?

  • Bonjour.
    De quel type sera le vaccin SANOFI prévu pour la fin de l’année et que bcp disent attendre ? Quels
    seront ses avantages et inconvénients par rapport au PFIZER et MODERNA ?
    Merci d’avance.

  • Bonjour,
    Simple question. Je reste craintive vis à vis de ces vaccins à ARN, c’est plus fort que moi. Sur le fond, tant que mon employeur ne me l’impose pas directement, je ne compte pas le faire. Pour être franche, à la base, je souhaiterais attendre le Sanofi sans ARN qui devrait sortir en fin d’année. Le problème est qu’il contient de l’aluminium. Quels peuvent être les effets indésirables ?

    • Bonjour,
      Je pense que vous faites un mauvais choix. Les vaccins ARN sont probablement beaucoup plus efficaces que le futur vaccin SANOFI qui utilise une technologie ancienne, avec en effet de l’aluminium, accusé à tort ou à raison d’être la cause de la majorité des effets secondaires des anciens vaccins. Par ailleurs, cela vous expose tout l’été au moins au virus Delta. A vous de voir.

  • @Dominique Dupagne : Merci pour votre réponse ; si je ne me trompe pas, on peut détecter la présence des anticorps dans le sang ; je pense à l’exemple de l’année dernière quand cela était une piste intéressante pour traiter (en récupérant le plasma d’une personne ayant guéri pour la distribuer aux personnes malades).
    Dans ce contexte, l’immunité naturelle acquise par quelqu’un est-elle égale, supérieure ou inférieure à l’immunité induite par vaccination ?
    Encore merci pour éclairer ma lanterne !

    • Bonjour
      Le taux d’anticorps ne reflète pas l’intensité de la protection. On peut même être protégé avec un taux d’anticorps nul car l’immunité cellulaire, indosable, jouer un rôle important dans le COVID19.
      Il est donc impossible de savoir actuellement si l’immunité vaccinale est supérieure ou inférieure à l’immunité naturelle.

  • Bonjour,

    Pouvez- vous m’éclairer sur l intérêt de la vaccination et quel vaccin choisir pour une personne qui a déjà eu le covid ?
    Merci d avance

  • Bonjour,
    merci pour cet article !! Qu’en est il de l’impact de la vaccination sur les taux de transmission ? Très égoïstement, si vous rajoutez ce point dans votre article, ça me permettrait de ne plus avoir à réfléchir aux liens que j’envoie à mes proches inquiets de la vaccination, je pourrais dire : tout est là !

  • Bonjour docteur, merci pour ce message. Je ne suis pas contre le vaccin , ce qui me dérange c’est qu’il est encore au stade expérimental. Étant dans le recherche clinique (de médicament en phase précoce, pas de vaccin) je suis étonnée que l’on ne nous présente pas , avant de nous piquer, un consentement. Dans la note d’information il y aurait eu l’explication du mécanisme d’action d’un vaccin à ARN, des bénéfices par rapport à un vaccin classique, quelques statistiques, bref j’aurais aimer signer un consentement ÉCLAIRÉ Cela m’aurait beaucoup aidé. Merci pour vos explications.

  • Bonjour,
    Merci pour cet article clair et intéressant. J’ai une petite question qui n’a pas été abordée : a-t-on des données concernant spécifiquement la vaccination des femmes enceintes ? En particulier sur les effets sur le bébé ?
    Merci !

  • Merci pour le ton de cet article. Je suis abonné depuis 20 ans à la revue prescrire qui reste ma boussole. .
    Je reviens sur la balance bénéfice/ risque individuelle des adultes jeunes sans facteurs de risques et des ado qui est " nulle " . Mais vous établissez cette affirmation sur hypothèses. Hypothèses que les formes graves sont " infimes " quels chiffres ? Qu’en est-il des PIMS , ? . Hypothèse que les effets secondaires sont infimes ? Peu de recul réel sur ces vaccins ARN , même si c’est l’hypothèse que c’est proche de zéro ! Tout comme le résidu des nanoparticules qui est proche de zéro, mais dont on sait qu’elles passent la barrière hemato-méningée.
    Je conclue donc qu’il s’agit d’un pari , pour bloquer une épidémie mondiale, dans des populations inégalement vaccinées, et qui est aussi une zoonose, comme montré par les contaminations des visons. Et qu’en est il de la population des moins de 12 ans ? Je trouve que ce pari s’appuie sur de nombreuses incertitudes.
    Ce jour, j’apprends qu’une de mes patiente a été contaminée, variant delta, par une collègue de travail correctement vaccinée, asymptomatique mais dépistée par un test avant départ en avion. Quel est le taux de protection ?
    Et dernière question. Est il vrai, que lors des mutations, dans l’histoire des épidémies, la létalité diminue. Si c’était juste, comment pourrait on alors imputé la protection des formes graves a la vaccination.
    Encore merci pour votre attention

    • Bonjour
      Il y a en effet beaucoup de paris et d’hypothèses dans ce dossier.
      La létalité n’est pas favorable aux épidémies : un virus "intelligent" ne tue pas les sujets qui le portent et le transmettent.

  • Bonjour, vous dites : aucun effet indésirable grave n’a pu être imputé aux vaccins ARN. Pourtant quand on regarde le rapport de l’ANSM pour Pfizer au 01/07 après plus de 42 000 000 vaccins on a 8689 cas graves dont 761 décès, pour Moderna pour plus de 5 000 000 millions de doses a la même période, on trouve 1050 effet secondaires graves dont 44 décès. Je trouve que c’est déjà beaucoup. Que penser du Jansen ? j’ai l’impression qu’il est moins dangereux que les 3 autres quand je compare les effets recensés par l’ANSM, d’autant plus qu’il ne demande qu’une seule dose. Par contre comme il s’agit d’un vecteur adénovirus si j’ai bien compris, le vaccin contient-il de l’aluminium ? Le conseillez vous ? merci

  • Bonjour,
    Ma question est...Ayant la Sclérose en Plaques depuis 27 ans maintenant, et le vivant plutot bien, mon médecin de l’epoque m’avait déconseillé tout vaccin à l’avenir (sauf cas de risque grave genre rage) expliquant que cela ferait des dégats dans mon système immunitaire, déjà compromis...Que me répondez vous.
    Cordialement.

    • Bonjour
      Cela pouvait se justifier pour des vaccins contenant de l’aluminium (et encore...) mais pour les vaccins ARN, on n’a vu aucune poussée de SEP pour l’instant.

  • Bonjour,

    merci pour cette article très intéressant, on ne parle que de vaccination, mais pourquoi les laboratoires pharmaceutique ne travaillent -ils pas aussi sur un traitement, plutôt que d’essayer de vacciner absolument tous le monde ?
    cela n’aurait il pas un intérêt d’essayer de traiter la maladie comme on le fait dans beaucoup de cas et d’essayer de réduire les formes graves en prenant des médicaments dès les 1er symptôme .

  • Bonjour docteur,

    Merci beaucoup pour cet article passionnant !

    Question pratique (qui paraîtra peut-être anecdotique mais qui est importante pour moi…) :

    Y’a t-il plus de risques d’avoir des effets indésirables (fièvre, état fébrile ou pseudo-grippal..) lorsque l’on fait la seconde injection à J+21 de la 1ere que lorsque elle est réalisée à J+39 ou 42 (comme cela s’est fait pendant un temps) ?

    merci pour votre réponse et pour tout ce que vous faites.

  • Bonjour,

    Je ne trouve aucun article qui justifie réellement pourquoi les covid longs guéris devraient se faire vacciner. Quel est le rapport bénéfice-risque dans ce cas, s’il vous plaît ? Merci d’avance !

  • Bonjour,
    Cet article est complet et clair pour le commun des mortels, oups LECTEURS. J’ai une petite question, en 1964, mon frère a été vacciné contre la variole, les effets secondaires ont été considérable, perte de la mémoire et de la conscience, invalidité mentale et motrice.
    J’étais jeune et je n’ai pas d’information concernant la vaccination et la survenue des premiers symptômes, ce risque est-il présent selon vous avec un vaccin ARN ?
    Un grand merci pour toutes les informations présentes dans votre article.
    Pascal

    • Bonjour
      Le vaccin contre la variole était un vaccin vivant connu dès le début pour pouvoir provoquer des effets secondaires graves.
      Rien à voir avec les vaccins ARN.

  • Bonjour
    Si parmi les plus de 50 ans les vaccinés sont 90% des positifs "nouvellement infectées" et si dans le même pays 90% des plus de 50 ans sont (doublement) vaccinés depuis mars , je ne vois pas d’autre explication qu’une efficacité nulle de la vaccination
    S’ils sont plus de 90% à avoir été vaccinés depuis mars, être vacciné augmenterait même le risque de contamination
    J’attends vos explications avec grande curiosité

    JerusalemPost #Israel
    17 juillet
    "selon des chercheurs de l’Université hébraïque qui conseillent le gouvernement, environ 90 % des personnes nouvellement infectées de plus de 50 ans sont complètement vaccinées"

    https://mobile.twitter.com/YanickToutain/status/1416567499496300549

    Le plus important est que plus de 80 % des personnes de plus de 50 ans ont déjà été entièrement vaccinées et on est près des 90 %, l’objectif qu’on s’était fixé au début de la campagne, se félicite l’épidémiologiste Ran Balicer, président du conseil des experts Covid-19 auprès du gouvernement israélien lors d’une conférence de presse le 3 mars 2021. La chute des cas a été due en partie au confinement, mais aussi à la vaccination, car c’est précisément dans les plus de 60 ans (vaccinés en premier) que cette chute a été la plus rapide.”

    https://www.sciencesetavenir.fr/sante/covid-19-en-israel-retour-a-une-vie-normale-grace-a-la-vaccination_152379

  • Merci Dominique pour tes éclairages toujours pertinents … La vaccination protège en outre des complications probables des longues périodes masquées ou de confinement sur les apprentissages de nos enfants, et de tout ce qui peut advenir après cet interminable repli social…
    amicalement Thierry
    PS : comme dit plus haut, je ne suis pas certain que Bigard serve ton papier

  • Bonjour,

    Les données de la surveillance pharmacologique (données pharmacovigilance) en Europe rapportent 17 mille morts suite au vaccin, pour 180 million de vaccinations complètes, soit 0.1 pour mille de décès pour le vaccin. Et quand on sait le faible taux de couverture de ces remontées, doublé de la réticence à attribuer un effet (très) indésirable au vaccin lui-même plutôt qu’au pas de veine, le chiffre est certainement très sous-estimé.

    En regard, les statistiques pour Singapour (données our world in data), où la détection a été féroce et les soins précoces, donnent 36 décès pour 62_938 cas de covid, soit 0.6 pour mille de décès.

    Pourquoi s’enrager à promouvoir un vaccin qui tue probablement plus que la maladie qu’il prétend prévenir, quand cette dernière est bien soignée ? Le rapport coût/bénéfice n’y est pas. Entre la probabilité (relative) d’être infecté, et le risque (faible) d’en décéder, et la certitude de s’inoculer un vaccin potentiellement létal avec le risque (du même ordre) d’en décéder, il vaut mieux prendre le pari de ne pas se faire vacciner. D’autant plus que le variant delta apparaît comme nettement moins létal que les précédents.

  • Bonjour Docteur,

    De mon Sud Ouest, je continue à vous lire.
    Positive depuis le 08 mars dernier, mes anticorps me protègent-ils 180 jours ?
    Tellement d’informations arrivent et je n’y vois plus très clair.
    Entendu que je pouvais me faire vacciner maintenant !
    Une sérologie peut-elle m’indiquer le nombre d’anticorps restant ?
    Prenez soin de vous.
    Monique FRANCO

  • bonjour,
    un grand merci de prendre le temps d’apporter vos éclaircissements et votre opinion sur cette situation ô combien anxiogène et déstabilisante. au delà des mauvaises decisions du gouvernement depuis le début de cette épidémie, le plus criticable est la façon avec laquelle celui-ci impose ses décisions, sans aucune pedagogie, et en se contredisant à de trés nombreuses occasions, semant ainsi les germes du doute et de la suspicion.
    le covid long est absent des discours du gouvernement, et ceux qui en souffrent et ceux qui les soignent sont tels don quichotte, à livrer un combat qui semble dérisoire et vain. y a t’il une opportunité, pour les patients covid long ou apparentés, de voir le vaccin agir efficacement contre les symptômes de cette maladie ?
    merci encore.
    bonne journée et bonne continuation à vous
    ciao viva

  • Merci Dr Dupagne pour vos article toujours très "éclairant". Souffrant d’une vascularite, je suis sous cortisone depuis 4 ans à doses dégessives. (6mg à ce jour/jour). J’ai eu ma 2è dose Pfizer en avril, aurais-je une 3è en septembre ?
    Merci

  • Bonjour
    En ce qui concerne les anticorps facilitants, la courbe des cas Pfizer ne commence que 7 jours après la vaccination. Mais avant, d’après leur propre étude :
    "Suspected COVID-19 cases that occurred within 7 days after any vaccination were 409 in the vaccine group vs. 287 in the placebo group."
    Du coup, la question mériterait d’être creusée...
    Cordialement

  • Bonjour
    Je viens de lire votre article sur le vaccin contre le Covid et comme beaucoup de gens je doute mais là encore plus car je suis enceinte et j’ai peur, pas pour moi mais pour les effets futur que cela pourrait avoir sur mon enfant.
    je ne suis pas scientifique et j’aimerai savoir si ça peu avoir une influence sur le fœtus ?

  • Bonjour
    votre citation du distilbene ne me parait pas adaptée comment comparer un perturbateur endocrinien à demi vie très longue à une réponse biologique immunitaire
    nous n’avons à mon avis pas de modèle comparable
    la fragilité de l’ARN me laisse imaginer que les effets à long terme n’existent pas mais c’est juste mon avis
    cordialement

  • Bonjour
    effectivement tout cela est plein de bon sens
    je suis scientifique plutôt versé dans les mathématiques et l’ingénierie que la médecine

    Je souhaiterais votre avis sur plusieurs points
    - comment est-il possible que la courbe que vous présentée sur les taux de contamination en fonction du temps chez les vaccinés et les placebo soit parfaitement linéaire. On voit depuis le début que les taux d’incidence varie fortement d’un mois sur l’autre. Cette courbe devrait donc varié en fonction de la dérivée du taux d’incidence. Dérivée qui n’est évidemment pas constante dans le monde réel.
    le doute est la base de toute recherche et tout phénomène non trivial se doit donc d’être explicité sous peine de remettre en question l’ensemble de la démonstration.

    - Les études présentées ont été réalisées en périodes de pandémie elle tiennent donc compte exclusivement de l’état des populations à ce moment. Il est une question qui me semble peu abordée c’est la question du masque. Puisque évidemment toute ces études porte sur des populations ou le port du masque était obligatoire. Nous avons donc aujourd’hui des résultats qui ne relève pas de l efficacité du vaccin mais de la combinaison vaccin plus masques. Est-il raisonnable et cela sans études supplémentaires d’affirmer que le masque n’est plus nécessaire une fois qu’on est vacciné comme sont en train de le faire les anglais ou ce que suggère de faire notre gouvernement.
    ( je ne parle même pas des mesure de confinement de distance sociale de télétravail… il semble que la notions de biais soit totalement ignorée de nos jours dans la lectures de résultats)
    sans remettre en question votre optimiste sur l’efficacité du vaccin il se pourrait qu’elle soit a tempérée et que nous attendions d’avoir des chiffres de contamination des populations vaccinés remis dans un contexte de vie d’avant pandémie pour affirmer que la solution tout vaccinale soit effectivement efficace

    - effectivement les effets à court termes semble maîtrisé pour le moment mais connaissez les études publiées sur les problème de l’industrialisions du vaccin. Il semble aujourd’hui compliqué d’assurer la pureté parfait de la séquence ARNm en phase industrielle avec des brins raccourcis ou prolongé. Quels sont les effet potentiel d’un tel phénomène ( efficacité ou genotoxicite ou autres effets qui pourrait être limité sur certains lots uniquement )
    - concernant la question économique pourquoi impose t on le vaccin le plus chère. AstraZeneca malgré de très rare cas de trombose à globalement peu d’autres effets secondaire et est 5 fois moins cher. . Il ne repose pas sur la technologie ARNm et aurait pu convaincre plus de gens s’il n’avait pas fait l’objet d’une campagne majeur de dénigrement…
    - le sinovac plus traditionnel n’aurait il pas lui aussi un rôle à jouer pourquoi imposer de mettre tous les œufs dans le même panier quitte à voir un jour une chauve souris enragée se pointer à notre porte. Une chance sur un milliards c’est quand même possible si on vaccine des milliards de gens
    - et enfin pourquoi si tout va bien et que tout est aussi simple que vous semblez le dire ne pas avoir opté pour une obligation vaccinale adossée à un maintien des responsabilités comme ça à été le cas pour le h1n1 ( je parle de la responsabilité pas de l’obligation) bien que les rares personnes reconnues victimes attendent toujours leur indemnisation dix ans après. Le pass sanitaire ( qui correspond de fait à une obligation de « soins » imposée au non malade) est une mane potentiel pour les labo et une fois mis en place ne ne sont pas prêt de vouloir s’en passer vu les enjeux financiers…
    - c’est tout cela adossé à la corruption qui gangrène nos système de santé depuis des années qui encourage le doutes voir la transformation de l’acte vaccinale en acte politique. Les médecins et les pharmaciens pour ne pas avoir combattu et avoir trop longtemps accepté les cadeaux des labos sont eux aussi responsables aujourd’hui de cette situation. La confiance ça se gagne ça se perds et aujourd’hui on voit bien à quelle point cette perte de confiance est gravissime en cas de crise majeure ….venant de la part de la communauté médicale et des politiques : Rejeter aujourd’hui la responsabilité sur des gens qui refusent ce système sans faire son propre mea-culpa me semble un peu facile… ( aucune attaque personnelle puisque en dehors de votre bref autobiographie je ne connais pas vos antécédents personnels dans ce domaine. )

    • Bonjour
      Votre remarque sur la linéarité est tout à fait intéressante. Il s’agit de cas cumulés mais cela ne change rien. Cela veut donc dire que le taux de contamination a été constant pendant l’étude. C’est en effet inhabituel, mais il est quasiment impossible de trafique ce type d’étude. Celles qui l’ont été récemment et qui ont défrayé la chronique émanaient d’une société douteuse. Là, on est chez des gens sérieux et surtout très surveillés.

      Pour le masque et les études observationnelles, vous avez raison !

      Enfin, il est triste, mais normal, de voir que toutes les affaires de corruption, réelles, fréquentes, ont sapé la confiance du public, y compris scientique, dans la science médicale. En effet, un mea culpa serait nécessaire. Je lutte contre cette corruption depuis 30 ans.

      Ecoutez ça, cela devrait vous plaire, j’y parle de fraude scientifique https://www.franceinter.fr/emissions/la-tete-au-carre/la-tete-au-carre-22-septembre-2015

  • Bonjour merci pour cette analyse intéressante. J’ai 30 ans pas de comorbidites. Vu les contraintes de plus en plus je pense à me faire vacciner. Mais ma sœur de 27 ans vaccinée complètement avec Pfizer depuis 2 mois à développé un Covid symptomatique assez fort (similaire grippe). Alors j’aurais aimé savoir quel mécanisme se met en route avec la vaccination. Car dans son cas les symptômes auraient ils été encore plus forts sans vaccination ? Ou fait elle un complet échappement immunitaire ? En gros elle n’aurait pas été vaccinée est ce que ça aurait été pareil ou pire ? Car j’avoue que me faire vaccinée juste pour aller au restaurant tranquillement n’est pas une raison médicale suffisante pour moi. Merci d’avance

  • Bonjour
    Juste une question d’ordre pratique : peut on prendre des anti inflammatoires style diclofenac et recevoir la vaccination Pfizer ? Merci

  • Bonjour docteur, merci pour votre article. Juste une question : Comment expliquez vous qu’il y ait tant de personnes censurées quand elles essaient d’exprimer un point de vue différent, et peut-être contradictoire, à la pensée de la lignée gouvernementale ? En effet certains chercheurs et médecins sont très qualifiés ,donc spécialistes , pour parler de ce vaccin et ils se plaignent de se voir censurés ….

    • Bonjour
      Je n’ai pas constaté de censure pour les gens qui expriment un point de vue différent, bien au contraire : je trouve que les médias donnent la parole un peu trop facilement à des charlatans ou des illuminés.

      Les seuls rares censurés sont les faux prophètes dangereux dont le discours délirant met en danger la vie des gens.

      Depuis 30 ans, je tiens souvent un discours anticonformiste et éloigné de celui des autorités sanitaires et je n’ai jamais été censuré.

  • Bonjour,

    Selon une nouvelle étude publiée par The Lancet à cette adresse https://www.thelancet.com/journals/ebiom/article/PIIS2352-3964(21)00203-6/fulltext , la réponse immunologique est quasiment équivalente entre ceux qui développent des symptômes acutes et les asymptomatiques.
    La conclusion est que l’organisme humain possède déjà une mémoire liée aux coronavirus et que la réponse du système immunitaire est similaire, avec ou sans vaccin.

    Le mode de fonctionnement des vaccins ARNM pousse à la fabrication de la protéine "spike" - mais comme l’agent actif voyage dans le flux sanguin, il s’infiltre dans les cellules des parois des vaisseaux et les incite à fabriquer la protéine - qui sera ensuite attaquée par le système immunitaire. Parfois cela conduit à la création des caillots et parfois la réponse devient assez violente.

    Ayant ces informations, je trouve personnellement que les risques induits par ces vaccins sont trop importants et que les bénéfices apportés sont trop petits / illusoires (en Israel la proportion des personnes vaccinées infectées par le variant Delta est alarmante ; au Gibraltar, ou la quasi-totalité de la population est vaccinée, il y a une remontée inquiétante due au variant Delta).

    Le pire est que l’information purement scientifique a été tellement détournée, déformée, bloquée et manipulée à des fins politiques, que la pression ressentie ces derniers temps ne ressemble plus du tout à une initiative de preserver la santé de tous, mais à une agression équivalente à une guerre.

    Restez informés ...

  • Bonjour Docteur, Merci pour votre article mais en ce qui me concerne j’ai quelques inquiétudes.Je suis un traitement en continu ( AINS ) pour une spondylarthrite ankylosante depuis l’âge de 20ans j’en ai 75. Mon rhumatologue ( hospitalier ) me propose un anti-tnf ( AMGEVITA .J’ai toujours été réticent à ces traitements. mais face à une SPA qui reste très active avec de fortes poussées inflammatoires, j’ai accepté.Je suis actuellement sous RIFINAH pour 3 mois j’en suis à la fin du 2eme mois et 2 injections d’ AMGEVITA.
    Mais j’hésite à me faire vacciner,par rapport à ces médicaments.
    Qu’en pensez vous ?
    merci d’avance.

    • Bonjour
      J’ai déjà répondu à ce type de message. Personne n’a fait d’étude sur des gens dans votre situation. Donc, faites confiance à votre rhumatologue.

  • Merci de cet excellent résumé bien nuancé
    Bien sûr l’obligation vaccinale est un autre sujet

  • En général je n’aime pas les histoires de Bigard ; sauf celle de la chauve-souris... qui est un sourire dans vos explications techniques et scientifiques

  • bonjour, suite au vaccin( 2em dose ), j’ai le pere d’une amie qui est mort d’un avc ( grand sportif ) j’ai aussi ma grand-mere qui est dans le coma depuis sa 2em dose aussi, j’ai aussi d’autre personne dans mon entourage qui ont u des probleme, on m’explique pourquoi vous faite des article insitant a se faire vacciner quand des personne en souffre ( j’ai u plus de probleme lier au vaccin en 2 mois que de probleme lier au covid sur 2 ans )

    • Bonjour
      Franchement, ce genre de message est sans intérêt, d’autant que je le soupçonne d’être faux. Je suis médecin, comme mes confrères, j’ai eu beaucoup de décès et d’hospitalisations avec des patients atteints de COVID19 et aucun problème grave chez les vaccinés. C’est ce qui ressort d’ailleurs du suivi des vaccinés. Alors ce type de pseudo témoignage m’énerve au plus haut point. Si votre "entourage" ce sont les réseaux sociaux, alors oui vous allez trouver des histoires à raconter. Mais dans la vraie vie, ça ne se passe pas comme ça.

  • Bonjour.

    Je vous cite : "Le Dr De Lorgeril devrait se cantonner à la spécialité : la cardiologie. Les études en double aveugle sur les vaccins sont irréprochables."

    N’avez-vous donc même pas remarqué que les données présentées sont incohérentes et puent la fraude alors que c’est la même population qui est sensée être présentée ((mITT population) ?

    https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/nejmoa2034577

    Les courbes de survie (figure 3) montrent 7 cas graves chez les non vaccinés alors que dans les données complémentaires il y a en a 9 (page 12) https://www.nejm.org/doi/suppl/10.1056/NEJMoa2034577/suppl_file/nejmoa2034577_appendix.pdf

    Que dire des critiques de Peter Doshi ?

    https://blogs.bmj.com/bmj/2021/01/04/peter-doshi-pfizer-and-modernas-95-effective-vaccines-we-need-more-details-and-the-raw-data/

    et tous les contrôles vaccinés ?

    https://www.bmj.com/content/373/bmj.n1244

    Je ne vais pas débunker vos propos sur la pharmacovigilance vaccinale, ça prendrai trop de temps (effet dunning-kruger) mais tout ce que vous écrivez sur les effets indésirables à effet retard est faux. Quant aux myocardites/péricardites qui seraient la plupart du temps bénignes ; est-ce une plaisanterie ?

    • Bonjour
      En fouillant partout, on peut toujours trouver des éléments contestables. Mais le New England Journal of Medicine n’a pas pour habitude de publier des études de mauvaise qualité, et Peter Doshi est bien isolé dans ses critiques.

      Et puis si on sort des études, il y a la réalité : 1% seulement des décès COVID19 aux USA touchent des vaccinés.Cela a beau être de l’observationnel et non du randomisé, cela me paraît suffisant pour défendre l’efficacité des vaccins Pfizer et Moderna.

  • Bonjour Dominique,

    J’ai milité comme toi, mais dans la douce pénombre de mon cabinet rural, contre le mensonge médical colporté par les officines gangrénées par la corruption, tant au niveau local des réunions des « gentils visiteurs médicaux », que de l’hôpital et des représentants des organisations de contrôle du médicament au niveau national et européen.

    Le constat est toujours sévère, profond et durable.

    La pandémie a mis en évidence pour le grand public les enjeux financiers de la santé au niveau mondial, les contradictions scientifiques, les conflits d’intérêts majeurs, les courroies médiatiques.

    En France, on a interdit aux médecins généralistes de traiter leur patients, la solution vaccinale a été annoncée comme le Graal pour lever les mesures barrières.

    L’injonction vaccinale obligatoire m’a fait quitter le centre de vaccination où j’apportais mon aide, bien que partiellement convaincu de l’intérêt de la vaccination, celle-ci m’apparaissant, dans la balance bénéfices/risques plutôt favorable à des personnes âgées ou à risques majeurs.

    Il est important de rappeler que la vaccination proposée est de nature génétique, que nous sommes toujours en phase expérimentale 3, et que les résultats de cette étude clinique en cours ne seront connus qu’en 2022-2023. C’est pour le moins inédit de mettre sur le marché un traitement sans validation préalable, et surtout de ne pas oublier que les laboratoires ont décliné toute poursuite ultérieure pour évènements médicaux graves.

    Contrairement aux USA (CDC), nous n’avons pas, en France, le compte-rendu précis des effets indésirables graves notifiés et des décès imputables à la vaccination.

    De ce fait, motiver un consentement éclairé me parait illusoire et pernicieux. La responsabilité d’un médecin est aussi de dire « à ce stade de connaissances, je ne sais pas ».

    A ce stade, je ne peux conseiller la vaccination à des enfants, des adultes jeunes en bonne santé, des femmes en âge de procréer… et surtout pas à des femmes enceintes.

  • Bonjour,
    Merci pour ces explications détaillées.
    On entend aujourd’hui parler du variant epsilon qui serait plus résistant aux vaccin à ARN. Le vaccin actuel n’est-il pas déjà obsolète ?

  • Merci Dominique.
    Tes réflexions donnent à penser et à réfléchir.
    Je reste convaincu, néanmoins, que l’obligation vaccinale serait une catastrophe sociale et une perte de libertés
    Bonne route
    G Y F

  • Bonjour,
    Merci pour cet article simple et clair comme toujours.
    Pour ceux qui ont été infectés lors de la première vague quel est l’intérêt du vaccin ?

    • Bonjour
      Il y a des arguments scientifique forts à défaut d’être formels pour penser qu’une vaccination après une infection renforce l’immunité et la protection contre une forme grave future.

  • Bonjour, merci pour votre article
    Étant enceinte de 18SA et voyant que cela n’a pas été abordé, y a-t-il un risque potentiel pour le bébé à naître ? Risque de fausse couche ? De souci cardiaque ou autre, ou est-ce encore trop tôt pour déterminer cela ?
    Aussi, pourquoi tant de professionnels de santé (médecins, sage femmes...) sont tant en désaccord quant à la vaccination chez la femme enceinte ? Pourquoi l’attente du second trimestre est-il préconisée pour la vaccination ?
    Diverses femmes enceintes ont témoigné de n’avoir eu aucun souci particulier durant la grossesse et post accouchement, que ce soit pour elles ou leur enfant, mais qu’en est-il de l’approche/l’avis des scientifiques sur la question ?
    Cordialement, Sarah

    • Bonjour
      J’ai déjà répondu deux fois à cette question. Il n’y a pas de science car il n’y a pas d’études, pas de données, donc personne ne serait ce qui est le plus dangereux, risquer le COVID19 enceinte ou se faire vacciner. Il y a quand même des arguments pour penser que le risque de COVID19 est très supérieur au risque hypothétique de problème lié au vaccin.

  • Bonjour Docteur (et merci),
    Pourquoi la propagande vaccinale ne porte pas plus à connaissance du public le TROD sérologique pré-vaccinal (scientifiquement validé et émis depuis le 11 février et réaffirmé en mai 21, et répercuté par le Vidal.fr le 8 juin) ?
    Extrait communiqué de presse de la HAS du 3 juin 21 :
    « [...] on estime que 23% de la population a été infectée alors que 8% seulement ont été dépistés par test PCR ou antigénique. Il serait donc utile d’identifier tous ceux qui ont été infectés sans le savoir : cela permettrait de simplifier le schéma vaccinal des personnes concernées, et de mieux protéger la population dans son ensemble en vaccinant plus rapidement plusieurs millions de personnes supplémentaires dans les créneaux et avec les doses ainsi libérées.
    C’est pourquoi la HAS considère qu’un dépistage par TROD sur prélèvement sanguin (test rapide d’orientation diagnostique) sérologique des formes asymptomatiques de Covid-19 en même temps que l’administration de la première dose de vaccin pourrait ainsi permettre de n’injecter qu’une seule dose lorsque ce test s’avère positif.
    Ainsi, la HAS préconise la réalisation de ce test chez les personnes immunocompétentes sans antécédent connu d’infection au SARS-CoV-2
    , notamment chez les personnes les plus susceptibles de faire une forme asymptomatique de la maladie, et plus particulièrement les jeunes adultes.
    Elle souligne qu’avant de généraliser cette démarche, il est essentiel de vérifier en conditions réelles de mise en œuvre que ce dépistage ne perturbe pas l’organisation de la vaccination actuelle.
    Elle rappelle également que les TROD utilisés dans cette expérimentation doivent avoir des performances conformes aux exigences de la HAS.
     »
    Source : https://www.has-sante.fr/jcms/p_3269831/fr/covid-19-des-trod-pour-optimiser-l-utilisation-des-doses-de-vaccins-disponibles->https://www.has-sante.fr/jcms/p_3269831/fr/covid-19-des-trod-pour-optimiser-l-utilisation-des-doses-de-vaccins-disponibles

  • Quid des études observationnelles longitudinales dignes de ce nom (en France) pour décrire et comprendre le statut immunitaire naturel de la population et son évolution dans la durée notamment chez les personnes asymptomatiques ayant été infectées par le coronavirus SRAS-Cov-2 Covid-19 ?
    De telles études (sérologiques ?) ont-elles ou auraient-elles pu être conduites en masse notamment auprès du public des donneurs de sang par exemple ? Si oui, auraient-elles aussi permis de détecter des variants plus tôt ? Bref, d’en savoir plus (plus de données collectées ?)
    Et comment alors parvenir à conduire de telles études si tout le monde est vacciné en masse ?
    Tout ça pique mon esprit critique ....

    • Bonjour
      Malheureusement, de telles études sont impossibles car du fait de l’importance de l’immunité cellulaire (indosable) dans le COVID19, de nombreux sujets infectés, y compris symptomatiques, ont une sérologie négative.« »

  • Bonjour,
    Quel est le niveau de preuve scientifique de l’argument : " Les personnes non-vaccinées contribuent à la transmission de façon disproportionnée : une personne non-vaccinée a 12 fois plus de risque de transmettre le SARS-CoV-2 qu’une personne vaccinée. ", argument porté par une modélisation ("autopubliée" ?) .... par rapport à une étude épidémiologique réellement conduite ?
    Et quid des liens d’intérêts (je n’ai pas écrit conflit) avec Sanofi Pasteur fabriquant d’un des vaccins ?
    Source :
    https://modelisation-covid19.pasteur.fr/evaluate-control-measures/impact-partially-vaccinated-population/
    Document intégral : https://hal-pasteur.archives-ouvertes.fr/pasteur-03272638/document

    • Bonjour
      Le niveau de preuve est très faible, c’est une modélisation fondée sur des hypothèses.
      Je ne connais pas les liens exacts entre "Pasteur Vaccins/SANOFI" et l’Institut Pasteur

  • Bonjour,
    Merci pour votre article factuel.
    Mon fils de 20 ans a un bloc de branche droit. Comme il y a des risques potentiels de myocardite avec le vaccin Pfizer et étant donnée que (pour vous citer) "la vaccination des jeunes n’est pas une évidence", on se demande si la balance bénéfice/risque ne penche pas vers le risque dans ce cas, et du coup il hésite à se faire vacciner ? Qu’en pensez-vous ?
    Merci

    • Bonjour
      Je viens de mettre à jour l’article pour faire passer le risque de myocardite/péricardite avec les vaccins ARN de "à confirmer" à "confirmé avec certitude".
      Cela dit, ce bloc de branche n’est ni une maladie préoccupante, ni un facteur de risque de complication cardiaque avec le vaccin.

  • Une amie entrée à l’hôpital pour une péritonite, testée négative au cov 2 est ressortie 2 semaines plus tard positive sans aucune visite extérieur aux soignants. Elle a du revenir hospitalisée en réa pour cause de covid.
    Est ce normal d’être au bord de la mort parce que certains soignants contaminent les patients ?
    Je suis vaccinée et heureuse de l’être

  • Bonjour ,

    Question qu ´on me pose : qu ´en est il de vacciner en période épidémique ?
    Plus de risque entre 2 doses ?
    merci !

    agréable journée

  • Bonjour, merci pour cet article.
    Ma mère (franchement pas convaincue au départ et dont le choix de s’être fait vacciner tient beaucoup à l’amicale insistance de ses proches, dont je suis) me fait part de plusieurs cas parmi ses ami(e)s proches (dans sa génération, sans doute autour de 65-75 ans) de réaction très vives suite à la vaccination.
    Elle m’évoque notamment deux personnes qui ont été hospitalisées plus d’une semaine pour des tableaux sérieux (fatigue extrême, faiblesse) suite au vaccin, ce qui l’a perturbée. Ce sont des gens qu’elle connaît directement, pas des "on dit", et elle m’en reparle encore hors de nos débats maintenant qu’elle est vaccinée.

    Je ne sais pas comment prendre l’information qu’elle me donne, car aucun article relatant les éléments de pharmacovigilance ne fait état de ce genre de réactions. J’aurais tendance à penser que ce sont des cas de personnes qui ont contracté le virus avant la vaccination mais je n’ai pas d’élément plus tangible à apporter au débat.

    Pour moi la question est sans véritable enjeu, dans la mesure où toute la cellule familiale est vaccinée, mais c’est quand même un sujet qui me trotte dans la tête et sur lequel j’aimerais pouvoir apporter de vrais éléments, quels qu’ils soient d’ailleurs.

    • Bonjour
      Ces situations existent, elles sont connues mais peu mises en avant en effet... Ces personnes ont survécu. Dans la même classe d’âge, beaucoup de malades COVID19 ont été encore plus mal ou en sont décédées.

      Ils ne faut pas croire que ces vaccins sont anodins : comme je l’ai écrit, certaines personnes passent une semaine difficile et certaines parmi les plus de 65 ans sont surveillées à l’hôpital.

  • Bonjour, depuis 3 ans je prends de la morphine, ayant été opérée des artères et varices et je suis sujette à faire des flebites et je fais beaucoup d’eau dans ma jambe, je mets des bas de contentions, pouvez vous me dire si je peux faire le vaccin merci

  • Très clair et synthétique, merci beaucoup. Il ne reste plus à expliquer à nos concitoyens la différence entre bénéfice individuel et collectif et le fait que, in fine, un bénéfice collectif devient individuel… mais ce n’est plus de la médecine.

  • Voilà une source sur le Jansen et le SGB (vaccin de Johnson & Johnson)
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/syndrome-de-guillain-barre-et-vaccin-janssen-ce-quil-faut-savoir_fr_60ed77bfe4b0a771e7fd89d0

    Résumé : le risque semble avéré mais très faible et probablement pas plus important que de développer ce fameux syndrome en attrapant le Covid.

    Affirmation non sourcée : en France le Jansen est proposé aux personnes de + de 55 ans dans les pharmacies qui font la vaccination (sinon elles proposent le Moderna, elles n’ont pas les frigos pour le Pfizer)

  • Bonjour Docteur,

    J’ai lu votre article avec intérêt. Mon mari et moi-même ne sommes pas vaccinés car nous avons encore des questions, comme beaucoup. Surtout mon mari qui craint à long terme pour sa santé. Entre 2015 et 2018 il a vécu un cancer et une occlusion intestinale avec les soins et opérations qui s’en suivent. Depuis trois mois il est traité pour une LMC, le traitement est fort et le fatigue beaucoup. N’y a-t-il pas un risque de le faire vacciner ? Merci de votre réponse.

  • Bonjour et merci pour votre réponse rapide, je tiens à saluer votre travail, car écrire un article comme celui-ci, à la fois claire et détaillé et répondre aux nombreux commentaires, cela mérite un grand BRAVO.
    Bonne journée.
    Pascal

  • Bonjour
    Je ne me fais guère d’illusions, mon message ne sera pas validé, mais bon...

    Concernant les enfants "qui répandent le virus" :

    Plus de 20 études épidémiologiques dans une dizaine de pays ont recherché opiniâtrement des contaminations à partir d’enfants de moins de 15 ans : aucune n’a pu mettre en évidence un seul exemple réellement probant.

    L’étude de l’INSERM 10 est très démonstrative. L’enfant des Contamines a été en contact, alors qu’il était malade, avec 172 personnes, dont 112 élèves et professeurs dans trois écoles et un ski-club. Il n’a contaminé personne, même pas les deux autres enfants de sa fratrie. Et l’infection apportée de Singapour par un adulte est restée cantonnée aux occupants du chalet.

    L’étude de l’Institut Pasteur sur les écoles primaires de Crépy-en-Valois11 a porté sur 1 340 personnes, dont 139 infectées (81 adultes et 58 enfants). Parmi 510 élèves de six écoles primaires, ils ont identifié trois enfants de trois établissements différents qui étaient infectés au moment où les écoles étaient encore ouvertes. Aucun de ces trois enfants n’a contaminé quiconque, qu’il s’agisse d’autres élèves ou d’adultes.

    L’étude Coville12, du groupe Activ (Association clinique et thérapeutique infantile du Val-de-Marne) dirigé par le professeur Robert Cohen, vice-président de la Société française de Pédiatrie, a porté sur 600 enfants, de la naissance à l’âge de 15 ans permet de conclure que : « sans histoire de Covid parental, l’enfant n’a rien ».

    Aux Pays-Bas, les enfants âgés de 0 à 17 ans ne représentent que 1,3% de tous les patients déclarés avec Covid-19, bien qu’ils représentent 20,7% de la population. Seulement 0,6% des hospitalisations signalées concernaient des enfants de moins de 18 ans et Il n’y a pas de cas d’enfants décédés du Covid-19. Une étude des ménages aux Pays-Bas a rapporté des données sur 116 enfants de 1 à 16 ans13 et les résultats préliminaires ont montré que rien n’indique que les enfants de moins de 12 ans aient été les premiers infectés de la famille.

    En Irlande14, avant la fermeture des écoles aucun cas de contamination scolaire n’a été détecté parmi les 924 enfants et 101 adultes au contact de six infectés (trois enfants, trois adultes).
    En Australie15,16, 9 élèves et 9 membres du personnel infectés par le SRAS-CoV-2 dans 15 écoles ont eu des contacts étroits avec un total de 735 élèves et 128 membres du personnel. Seules 2 infections secondaires ont été identifiées, aucune chez le personnel adulte. 1 élève du primaire a été potentiellement infecté par un membre du personnel.
    En Suisse17 : sur un total de 4 310 patients atteints du SRAS-CoV-2, 40 étaient âgés de moins de 16 ans (0,9%). Parmi les 111 contacts familiaux positifs des enfants étudiés, les mères prédominaient (n = 39), suivies des pères (n = 32), des frères et sœurs pédiatriques (n = 23), des frères et sœurs adultes (n = 8) et des grands-parents (n = 7).
    En Finlande un enfant de 12 ans qui allait à l’école durant sa maladie a été en contact avec 121 personnes et n’en a contaminé aucune.

    En Grèce18, l’analyse épidémiologique de 23 clusters touchant 109 personnes (66 adultes et 43 enfants n’a retrouvé aucun cas de transmission à partir d’un enfant.
    À Singapour19, deux écoles primaires et une école secondaire ont constaté des Covid-19 infantiles. Aucun des 34 contacts identifiés des écoles primaires ne s’est révélé positif. Parmi les 77 contacts de l’école secondaire, 8 ont développé des symptômes grippaux, mais aucun d’entre eux n’a été testé positif.

    Sur les plus de 11 180 articles ayant pour sujet l’enfant et le Covid-19 répertoriés par PubMed le 9/4/2021 et les 1 794 spécifiquement dédiés à la transmission éventuelle par les enfants, aucun n’apporte la preuve d’une transmission d’un enfant à un autre enfant ou à un adulte dans le monde réel.20,21,22,23,24

    Les seuls articles qui évoquent cette possibilité se basent sur la charge virale ou sur des modélisations aux hypothèses fausses.

    Certes des enfants scolarisés peuvent être malades ou testés positifs, mais chez les asymptomatiques, il s’agit le plus souvent de faux positifs (plus de 90%), ou d’infections anciennes qu’ils ont contractées à domicile et dont ils sont guéris. Les transmissions scolaires sont possibles, mais toutes celles qui ont fait l’objet d’une enquête épidémiologique sérieuse montrent qu’elles sont liées au personnel adulte.
    Comme les enfants sont innocents de la transmission de la maladie leur vaccination, même si elle était efficace ne servirait à rien pour protéger les autres.

    Références :
    [9] OMS Covid19 dashboard consulté le 9/4/2021
    [10] Kostas DANIS et al pour Santé Publique France Cluster of coronavirus disease 2019 (Covid-19) in the French Alps, 2020 Clinical Infectious Diseases Oxford University Press for the Infectious Diseases Society of America.
    [11] Fontanet et al SARS-CoV-2 infection in primary schools in northern France : A retrospective cohort study in an area of high transmission medRxiv 2020
    [12] Christèle Gras-Le Guen https://theconversation.com/rentree-scolaire-la-covid-19-nest-definitivement-pas-une-maladie-pediatrique-145287 []
    [13] Sur la base des rapports des services de santé publique municipaux (GGD
    [14] Heavey L, Casey G, Kelly C, et al. No evidence of secondary transmission of COVID-19 from children attending school in Ireland, 2020. Euro Surveill 2020 ;25 :2000903
    [15] D’après l’Australian National Centre for Immunisation Research and Surveillance https://www.bing.com/search?q=l%E2%80%99Australian+National+Centre+for+Immunisation+Research+and+Surveillance&form=QBLH&sp=-1&pq=&sc=0-0&qs=n&sk=&cvid=4D88315372394AACB2AA964A03900C84
    [16] Centre national de recherche et de surveillance de la vaccination. COVID-19 dans les écoles — L’expérience en NSW. Nouvelle-Galles du Sud, Australie : Centre national de recherche et de surveillance sur l’immunisation
    [17] Hildenwall H, Luthander J, Rhedin S, et al. Paediatric COVID-19 admissions in a region with open schools during the first two months of the pandemic. Acta Paediatr. 2020 ; 00 :1–3. https://doi.org/10.1111/apa.15432
    [18] Helena C. Maltezoua Transmission dynamics of SARS-CoV-2 within families with children in Greece : a study of 23 clusters J Med Virol. 2020 août 7 ;10.1002/jmv.26394. doi : 10.1002/jmv.26394
    [19] Agence gouvernementale de Singapour. COVID-19 : cas à Singapour [Internet]. Singapour, Agence gouvernementale de Singapour. 2020 ; [cité le 12 mars 2020. Disponible sur : https://www.gov.sg/article/covid-19-cases-in-singapor [
    [20] Weiyong Liu .et al : Detection of Covid-19 in Children in Early January 2020 in Wuhan, China N Engl J Med. 2020 2 avril ; 382 (14) : 1370-1371
    [21] ) Liu Y, Yan L-M, Wan L, et al. Viral dynamics in mild and severe cases of COVID-19. Lancet Infect Dis. 2020. https://doi.org/10.1016/ S1473 -3099(20)30232
    [22] Hong H, Wang Y, Chung H-T, Chen C-J, Clinical characteristics of novel coronavirus disease 2019 (COVID-19) in newborns, infants and children, Pediatrics and Neonatology, https://doi.org/10.1016/j.pedneo.2020.03.001.
    [23] Wu Z, McGoogan JM. Characteristics of and important lessons from the coronavirus disease 2019 (COVID-19) outbreak in China : summary of a report of 72 314 cases from the Chinese Center for Disease Control and Prevention. JAMA 2020 ; published online Feb 24. DOI :10.1001/jama.2020.2648
    [24] Jonas F Ludvigsson macroanalysis of Covid 19 in children. Acta Paediatr. 2020 23 mars

  • Bonjour Docteur,

    Votre article est clair et instructif , j ai malgré tout une question concernant la contagiosité des personnes vaccinés.

    Lors d’une de vos réponses sur la vaccination d’un jeune vous écrivez "Sachez que s’il refuse le vaccin, il court de toute façon très peu de risques à son âge. Le problème est plutôt les gens qu’il fréquentera et qu’il pourrait contaminer."
    Cela laisse supposer qu’une personne vacciné est moins contagieuse, mais a t’on des études, des résultats concrets pour affirmer cela de ce vaccin en particulier, ou seulement des hypothèses, des extrapolation issues du comportement habituel d’autres vaccins.

    Ce point me semble important pour le comportement des personnes vaccinés, les spots TV de Santé France nous montre des gens vaccinés n’ayant plus de masque ni aucun geste barrière.C’est l’espoir de tout le monde mais seulement quand le virus circulera très peu,non ?
    en attendant cela amène de la confusion et peut mettre en danger des personnes non vacciné.
    Quand on est vacciné on est protégé mais protège t-on les autres ?

    Bonne soirée

    Patrick

  • Bonjour Docteur,

    Un grand merci pour cet article précis qui rassure énormément quand on a le sentiment de ne pas tout comprendre et que notre peur vient de là !
    J’ai eu un lymphome de Hodgkin à 18 ans, en 2015, traité par chimiothérapie et radiothérapie, avec rémission complète à l’issue des traitements. J’ai fait durant cette période une thrombose en veine jugulaire droite. Depuis les traitements, j’ai des difficultés à cicatriser et un simple rhume me couche une semaine. Je suis très inquiète que le vaccin puisse réactiver mon lymphome, par une surstimulation de mon système immunitaire. J’ai conscience que cela peut sembler absurde, mais je suis très stressée et n’ose pas franchir le cap de la vaccination, de peur de revivre tout ça. De plus, le lymphome s’est manifesté par un ganglion sus claviculaire gauche + thrombose en jugulaire droite, dans quel bras pourrais je me faire piquer ?
    Je vous remercie par avance !

    Bien cordialement

    • Bonsoir
      Je suis désolé, mais comme je l’ai écrit plus haut, je ne veux plus donner de conseils personnalisés sur ce forum. D’ailleurs, personne n’a de réponse à votre question, puisqu’il n’y a pas d’études chez des gens dans votre situation.

  • Merci encore pour votre travail remarquable.
    juste besoin d’une précision : vous dites que la maladie tue un patient sur mille et, un peu plus bas, qu’il y a moins d’un pour-cent de mort chez les vaccinés... je ne comprends pas.

  • Bonsoir Dr,
    Avec tout le respect que j’ai pr votre profession et la passion que vous déployez à comprendre les rouages vaccinaux, je reste dubitative quant à l’adéquation entre votre parcours riche en combats divers et variés et votre positionnement actuel vis à vis de la vaccination anti Covid ! Votre verve à répondre aussi positivement avec le peu de recul que l’on sur ces vaccins m’interroge beaucoup ! Parce que les combats que vs avez mené avant avaient un goût de doute alors que là il a un goût de certitude... Et ça, ça me dérange profondément.
    Donc vous ne m’avez pas convaincue ! Dommage parce que je pensais trouver ici un début de vérité pour moi mais malheureusement ce ne fut pas le cas !

  • Votre blog me semble simplement une publicité à décharge pour vanter les résultats de vaccins à ARN messager, pourquoi pas, si c’est votre conviction !
    Mais mis en perspective avec votre ressentiment contre le BCG qui avait fait ses preuves, l’on pourrait prendre cela comme une posture du moderne contre les anciens.

  • Bonjour
    J’ai quelques questions sur l’étude epi-phare qui vient de sortir (https://www.epi-phare.fr/rapports-detudes-et-publications/vaccin-pfizer-biontech-evenements-cardiovasculaires/).
    Tout d’abord, l’étude comporte quelques fautes de frappe (ces pauvres personnes âgées ont été victimes de leurs problèmes à l’âge de 84 ou 85 jours ! ). Il me semble aussi que le pourcentage indiqué dans la troisième ligne, troisième colonne du tableau page 8 (après 3716) est faux. Cela devrait être 30 et non 23%.
    Surtout, je ne comprends pas comment on peut conclure que le vaccin est sans effet alors qu’on a une trentaine de pourcents de vaccinés parmi les personnes concernées pour l’infarctus, l’accident ischémique et l’embolie et seulement 24% pour l’accident hémorragique. S’agissant de la même population, avec le même pourcentage de vaccinés, on devrait avoir des pourcentages similaires. Sinon, cela signifie que le vaccin diminue le risque d’accident vasculaire hémorragique, ou qu’il augmente celui des trois autres événements, ou une combinaison des deux phénomènes. Qu’en pensez-vous ?
    Plus généralement, il me semblerait utile que, pour tous les décès et toutes les pathologies hospitalières suffisamment fréquentes pour faire des stats, on note chaque semaine le nombre de vaccinés ou non vaccinés qui sont touchés et qu’on compare avec le pourcentage de vaccinés dans la population. Cela assurerait une véritable pharmacovigilance sans demander beaucoup d’efforts.
    Merci.

  • Bonjour,

    Votre propos est intéressant.
    Néanmoins, j’ai bloqué à la lecture de "Et pour moi la réponse est simple : c’est non. Un tel effet indésirable tardif pour un vaccin n’a jamais été observé”

    D’un côté, c’est un nouveau procédé — vous l’évoquez clairement — de l’autre en une phrase assassine : ”c’est non”, cette différence n’importe plus. Balayée, éradiquée du paysage.

    Puisque on a jamais constaté d’effet tardif sur les vaccins, ça vaut aussi pour ce cas là, puisque c’est un vaccin.

    D’après vos propres propos : c’est faux et ça n’a jamais pu être observé, puisque le procédé est nouveau. Dans mon jargon, quand on arrive à se contredire dans les faits, on appelle ça mentir. Ce propos est mensonger, ne déplaise.

  • Bonjour,
    Merci pour ce travail de clarification. Toutefois il me semble que la problématique de la "résistance" à la vaccination exprimée par certaines personnes, peut s’expliquer par plusieurs facteurs.
    Les logiques présentes en France depuis le début de la pandémie sont nombreuses et contradictoires :
    - politiques : le déni de la pandémie par le chef de l’Etat lui-même. Les mensonges éhontés de la ministre Buzin. Les atermoiements du gouvernement en matière d’approvisionnement de masques etc. Aucune transparence entraine la suspicion.
    - choix économiques : publics avec l’affaiblissement continu des capacités de l’hôpital public (qui continue !), privés avec les choix de Sanofi de ne pas investir dans ce secteur.
    - électoralistes : saisir l’opportunité de la crise sanitaire pour amoindrir les expressions politiques adverses. Prolonger sans cesse l’état d’urgence sanitaire...jusqu’aux présidentielles ?
    - dystopiques : la tendance mondiale des gouvernements à contrôler les populations dans un contexte de crise paupérisant des millions de personnes et captant de plus en plus de richesses au profit de quelques-uns, conduit à un recul des libertés publiques et individuelles.
    Il me semble que cela peut éclairer le fait que des gens refusent ou rechignent à se faire vacciner. Mais également incite les vaccinés (dont je suis) à se méfier des discours officiels qui de toute évidence n’ont pas le seul bien commun comme objectif principal.

  • Merci pour votre réponse précédente mais pourquoi n’est-il pas possible de voir les effets secondaires en comptant régulièrement le nombre de gens malades toutes causes vaccinés ou non vaccinés alors que c’est la méthode utilisée pour calculer l’efficacité du vaccin ?
    Par ailleurs, d’où vient cette différence bizarre dans les pourcentages entre les différentes pathologies ?
    Merci d’avance

    • Bonjour,
      C’est compliqué de se lancer dans un cours de statistiques épidémiologiques dans un forum.
      Le problème est la puissance de la méthode, c’est à dire son aptitude à montrer un éventuel effet de la vaccination. La méthode de l’autocontrôle (chaque sujet est son témoin) permet d’avoir une puissance maximale, c’est à dire la meilleure chance de détecter une différence statistiquement significative.
      Il est normal d’observer des différences modestes, liées au hasard. Le calcul de l’intervalle de confiance qui est mentionné permet d’évaluer le rôle possible du hasard dans cette différence.
      Je vous confirme que le 23% paraît être une erreur, il faudrait interpeller EPI-PHARE à ce sujet.

  • Bonjour,
    Merci de m’avoir répondu. J’avais mal lu . J’ai d’autres questions... Je suis convaincue par la solution vaccinale et y travaille tous les jours avec mes patients. J’essaie d’être claire et précise maison certains points sont flous.
    je me pose une question. si on ne sait pas encore si la vaccination diminue la contagiosité des porteurs sains ou pauci-symptomatiques vaccinés ( il me semblait que c’était pourtant établi, grâce à la diminution de la charge virale), en imaginant que la vaccination ne diminue par la transmission, comment peut on déjà avancer le fait que les non vaccinés favoriseraient d’avantage le risque de mutation. À risque de circulation égale, risque de mutation induite égale dans les 2 populations non ?
    Je vois plusieurs chiffre sur sur la létalité du covid:1/1000, 0,5 à 1% pour to be or not toubib, 3% sur santé publique France. Que retenir ?
    merci !

    • Bonjour
      Oui, il y a beaucoup d’hypothèses optimistes et peu de certitudes...
      POur ce qui est des chiffres, cela dépend énormément de l’âge des sujet, cela varie d’un facteur 200 au minimum entre 35 et 85 ans.

  • Bonjour et un grand merci,
    Juste une critique (constructive, je l’espère) : j’ai tendance à me méfier des articles qui ne citent aucune source, et je conseille généralement à mes amis d’éviter ce genre d’articles.
    C’est pourquoi j’apprécierais que l’article soit étoffé de sources pour les principaux points affirmés (même si tout cela me paraît cohérent avec mes lectures précédentes).

    • Bonjour
      Si vous lisez mes autres articles, vous constaterez qu’ils sont toujours sourcés avec soin. En l’espèce, il s’agit d’un article de vulgarisation destiné à des lecteurs indécis et non scientifiques. C’est volontairement que je n’ai pas mis de références, comme c’est le cas dans les articles de presse de vulgarisation scientifique. Par ailleurs, sur ce sujet mouvant, les références se périment très vite.
      Mais votre remarque est tout à fait pertinente.

  • J’ai eu le Covid en mars 2020, malade 4 bonnes semaines avec hospitalisation 3 jours mais je me suis bien rétablie . En juin 2021 soit 16 mois plus tard, mon médecin me fait une sérologie, j’ai des anticorps neutralisants protecteurs à un taux très élevé… Mon médecin (pro vaccin) ne sait plus si je dois me faire vacciner ou pas.
    Le problème est que ce cas de figure n’est pas répertorié dans le passe sanitaire.
    J’hésite à me faire vacciner , c’est sans aucun doute inutile , Mais je suis prête à le faire pour rentrer dans le rang… Cependant ma question est : n’y a-t-il pas un risque, en ayant déjà développé une immunité très forte, d’effets secondaires aggravés ?
    je précise que je suis sujette aux maladies auto immunes

  • @ Dominique Dupagne
    les différends problème de sante que j’ai rencontré, me font de plus en plus douter des médecins. comme il n’y a pas si longtemps, l’attitude de certains médecins, dans l’affaire du Levothyrox, qui ont nier les problèmes sérieux et effets secondaires rencontres par les patients et je doute encore plus quand ceux-ci, sont des ministres comme Monsieur Veran ou madame Buzin qui a mentis effrontément, au début de l’épidémie, pour s’effondrer en pleurs en disant que nous allions tous mourir, j’ai pris rendez-vous mais ne je ne suis pas convaincue, j’hésite encore, je me sens forcée je ne comprend pas pourquoi on nous dis tout, et son contraire. Pourquoi si ce variant est si contagieux, sommes nous tous, dehors, alors que au début il étais moins virulent, le monde étais sous cloche, et il y a très peu de contrôle aux aéroports comme le montre certains médias une personne de ma famille a eu le covid, est vaccine, et a fais pas moins de 11 test a cause de sa profession et malgré le vaccin elle dois rester en isolement au moindre cas contact cela me semble incoherent.

    • Bonjour
      Et bien si j’ai pris le temps d’expliquer mon passé en début d’article, c’est justement pour que vous ne doutiez pas de moi. Cet article a été écrit pour des gens dans votre situation.

  • Bonsoir,
    Une question sur l’intérêt collectif de la vaccination, celui qui prime pour moi qui ai moins de 50 ans et des ados qui doivent choisir.

    Est’il vrai que l’on réduit notre probabilité de recevoir et de transmettre la maladie lorsque l’on se vaccine ? Et si oui, dans quelles proportions ?
    La vaccination de masse permettrait-elle d’atteindre la fameuse immunité collective, et de sortir de cette galère ? J’ai lu qu’un taux de 93 % de vaccination serait efficace face au variant delta, est-ce vrai ?

    Enfin, pour l’intérêt individuel des jeunes à arrêter l’épidémie par leur vaccination, n’est-il pas possible, si on laisse faire les choses, que de nouveaux variants deviennent agressifs envers nos ados ?

    Pour moi, si la vaccination permet effectivement de réduire sérieusement notre probabilité de transmettre à autrui une maladie mortelle, il me semble qu’il y a un devoir altruiste à y recourir. Si cette conclusion n’engage que ma façon de voir les choses, pouvez-vous au moins valider ou invalider ma prémisse selon l’état des connaissances ?

    Merci pour vos écrits, pour leur côté informatif mais aussi pour leur tempérance !

  • Bonjour Docteur,
    Je réside en Asie où j’ai dû me faire vacciner car c’est devenu obligatoire pour les enseignants, donc ce fut Sinovac sans autre choix. Bien que ce vaccin soit traditionnel et non ARN messager, j’ai eu moi aussi mal au bras à l’endroit de l’injection pendant quelques jours et une fatigue assez sévère pendant 4 jours après la deuxième injection !
    J’ai trois questions : ce vaccin est-il à peu près identique à ses cousins occidentaux non ARN messagers ? Pourquoi l’Union Européenne met-elle autant de temps à accepter ce vaccin qu’elle étudie depuis Mai ? J’ai l’impression que l’Europe fait du protectionnisme ! L’OMS a déjà validé Sinopharm « en procédure d’urgence » et devrait valider Sinovac prochainement car sans ça le programme Covax pour les pays pauvres n’ira pas loin… Mais l’UE résiste.
    Si je devais rentrer en France, mon vaccin n’étant pas reconnu, je devrais alors me faire revacciner par un vaccin accrédité. Est-ce sans risque ? Devrais-je privilégier un type de vaccin plutôt qu’un autre dans ce cas ?
    Merci par avance de vos réponses.

  • Bonjour,
    Merci pour votre article intéressant et qui me semble assez objectif.
    Cependant, il y a une problématique très peu abordée (ou en tous cas sur laquelle je n’ai rien vu passer), c’est le risque pour une personne ayant déjà contracté le covid et ayant toujours des anticorps, 1/ de le contracter une 2ème fois et 2/ de contaminer les autres ? Y a-t-il des études sur le sujet ? Est-il vraiment indispensable dans ce cas de se faire vacciner, même une dose ?
    Merci de vos éclaircissements si vous en avez ;-)

  • Bonjour Monsieur,

    Je vous remercie pour votre site et ce que vous essayez de faire.
    Concernant cet article, je regrette que vous ne citiez quasiment aucune source. C’est pour moi l’un des grands problèmes de la science actuellement et de la médecine : c’est comme quand un médecin devient un editocrate sur une chaine d’information continue. Pourquoi faudrait il davantage croire un médecin plutôt qu’un autre ?

    Or, il existe justement pour ça des études et des revues à comité de lecture. Ce sont les seules sources fiables à mon sens, vous y faites d’ailleurs référence parfois de manière implicite, ce que je trouve donc dommageable.

    Sur la transmission du virus après vaccination, il me semble qu’il y a déjà eu plusieurs résultats prouvant une réduction importante.
    https://lejournal.cnrs.fr/billets/covid-19-vaccine-peut-sinfecter-et-transmettre-le-virus

    Sur la létalité, je suis étonné du 1 pour 1000 indiqué quand les chiffres français font état de 1%/1.5% (mais avec plusieurs confinements ayant empêché une explosion de l’épidémie comme vous le dites bien) et les chiffres monde 2% (avec des données pas très fiables agglomérées de nombreux pays, mais par exemple susceptibles d’être sous-estimées pour des pays comme l’Inde avec les crématoires qui tournent à plein régime, ou la Chine dont peu d’informations sortent).

    Je cherche de nombreux articles et vidéos fiables pour diffusion sur les réseaux et j’ai notamment trouvé celle ci qui me parait pas mal
    https://youtu.be/8bIx8nbQ2GY

    Merci

    • Bonjour
      J’ai déjà répondu à la question des sources quelques messages plus haut.

      L’article que vous citez pour la transmission est déjà périmé par la situation israélienne actuelle (c’est le problème des sources et de leur faible durée de vie dans le domaine COVID19)

      La mortalité est bien globalement de 1 décès pour mille sujets infectés tout âge confondu. Une article sourcé ici https://www.atoute.org/n/article386.html

  • Bonjour
    Merci pour votre article, dont l’exercice de neutralité/objectivité n’est pas une mince affaire...
    Il serait intéressant de savoir sur les 18 000 nouveaux cas évoqués hier (du "jamais vu" depuis le début de l’épidémie), le nombre de cas graves... ces annonces nous laissent toujours penser que ce sont 18 000 personnes qui vont être très malades ! Je ne trouve pas ces chiffres... Car si la très grande majorité ne développe aucun symptômes ou des symptômes très mineures , pourquoi ne pas laisser circuler le virus et favoriser l’immunité naturelle ? Et proposer la vaccination, comme pour la grippe, aux personnes à risque (ou toute autre personne qui le souhaite).
    Engager ma propre santé, en tant qu’adulte responsable, me pose pas de problème ; par contre j’ai une fille de 14 ans et un fils qui va bientôt avoir 12 ans, et là je souhaite bonne chance à tous les parents qui sont face à cette décision.
    Dernière question : j’avais lu il y a quelques mois que les labo ne s’engageaient pas sur les risques des effets des vaccins (pas de leur responsabilité) mais l’État (sur la question assurances / dommages...), est-ce vrai ?
    Merci.

    • Bonjour,
      Vous pouvez suivre les hospitalisations COVID19 ici https://germain-forestier.info/covid/

      Le débat que vous posez est évoqué dans l’article.

      Pour les risques et les labos, c’est normal, les labos tiennent un discours cohérent : "soit vous voulez les vaccins tout de suite et vous assumez les risques, soit vous voulez que nous soyons responsables, et on doit d’abord faire un suivi pendant 2 ans sur des effectifs limités".

  • Merci pour l’ajout du paragraphe concernant les personnes ayant déjà eu le covid. Cependant vous notez "Il existe de nombreux cas prouvés de personnes ayant fait deux fois le COVID19 à quelques mois d’intervalle". "Nombreux" n’est pas un chiffre ;-) et parmi ces "nombreux cas", combien ont contracté une forme grave ou combien en sont morts ? et cela ne répond pas à la question de savoir si une personne aves des anticorps naturels présente un risque de contamination plus ou moins élevé qu’une personne vacciné qui attrape le covid...
    Encore merci de prendre le temps de répondre aux interrogations de chacun qui sont nombreuses...

  • Bonjour,

    Vous citez :"Pour les risques et les labos, c’est normal, les labos tiennent un discours cohérent : "soit vous voulez les vaccins tout de suite et vous assumez les risques, soit vous voulez que nous soyons responsables, et on doit d’abord faire un suivi pendant 2 ans sur des effectifs limités". Et dans quelques années avec le recul qui assumera les effets secondaires qui ’’ peut être "se révèleront, l’état ou les Labos ?

    D’autant qu’on nous impose quand même un peu cette vaccination, par des biais déguisés certes, mais imposée quand même....

  • Bonjour, à propos l’argument du "covid long", je suis dérangé par plusieurs points. Tout d’abord, il y a un amalgame qui est fait entre des patients souffrant de séquelles de formes graves de covid (séquelles pulmonaires etc) et ceux souffrant de symptômes apparentés au Syndrome de fatigue chronique ou à la fibromyalgie (+ quelques spécificités comme la perte d’odorat etc). Ayant participé à une cohorte de patients pour la recherche sur le "covid long", j’ai constaté que j’avais déjà une partie des symptômes cités comme typique du "covid long" (fatigue, douleurs articulaires, photophobie etc). Or je suis infecté au VHB de façon chronique et la plupart des médecins consultés réfutent le lien entre l’infection VHB et des symptômes "extra-hépatiques" ou même les imputent à des facteurs psy (anxiété, hypocondrie etc), et même le lien avec une thrombopénie immunologique est contesté. Pourtant ces manifestations extra-hépatiques sont bien documentées (https://www.wjgnet.com/1007-9327/full/v27/i18/2073.htm). Il semble donc que la médiatisation du sarscov2 permet aux patients ayant eu un covid d’être pris plus au sérieux... Une étude récente indique qu’il s’agirait plutôt de réactivations virales d’autres virus, surtout le virus d’Epstein-Barr (https://www.mdpi.com/2076-0817/10/6/763). Si c’est confirmé, serait ce l’effet de l’infection covid elle même , du stress important ou dans certains cas de traitements à effet immuno-suppresseur ? Peut on justifier la vaccination des enfants, ados et jeunes par le risque de "covid long" alors que ce "syndrome" n’est pas encore bien défini et compris ? N’y a t-il pas aussi des risques avec les vaccins ?

  • Cher Dominique,
    Ces questions sont le fruit d’échanges , autour de ton travail, avec mon ami Alfred Zimmer :

    - En Israël la population est très vaccinée. En Cisjordanie et à Gaza la population palestinienne n’est que très peu vaccinée.

    Comment expliquer que les évolutions de l’épidémie y sont semblables avec un retard de deux mois du côté palestinien (voir les graphiques en fichier joints) ? Pourquoi y-a-t-il beaucoup moins de morts par million d’habitants du côté ... palestinien ?

    Source : https://www.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html?fbclid=IwAR2M3RbF7f1wiN-xBoBZbjWY_ThPAC3VKTdKB0xmHV41lM52nIoa88BFQ-M#/bda7594740fd40299423467b48e9ecf6

    - Les effets éventuels à long terme ne sont pas connus. Or là réside le refus de beaucoup de vacciner les jeunes à partir de 12 ans comme y incite fortement le pass sanitaire.

    En partage. Merci pour ton travail de bénédictin et de titan.

    • Bonjour
      De nombreux déterminants sociaux diffèrent entre ce deux populations et peuvent expliquer ce paradoxe, à commencer par l’âge médian : 21 ans en Palestine et 30 ans en Israël. Cela paraît peu, mais c’est énorme en terme d’impact sur la mortalité.

  • Bonjour,
    Merci pour votre article qui semble équilibré dans les points de vue, et plutôt rationnel.
    Vous n’avez pas abordé dans cet article les vaccins "à protéine recombinante" comme celui de GSK-Sanofi qui devrait prochainement être disponible (on parle de la fin d’année).
    Pouvez-vous nous éclairer sur cette technologie ? Sur ce vaccin en particulier ? Qu’en pensez-vous ?
    Merci d’avance

    • Bonjour
      C’est une technologie classique et bien connue, utilisée largement depuis le vaccin contre l’hépatite B qui fut un des premiers à l’utiliser. On attend de voir les résultats.

  • Bonjour Dominique
    je tiens vraiment à vous remercier pour cet article.
    merci car le sujet est un véritable casse-tête et vous y avez apporté de la clarté
    et merci aussi de dire que le questionnement est légitime, sans être traités de marginaux ou de complotistes.
    Je suis enceinte, pour ma part mes préoccupations sont
    - sur les effets à long terme sur mon enfant (car j’ai lu que le vaccin passe de la mère à l’enfant, des traces ayant été trouvées dans le cordon et le placenta)
    - sur les effets sur la fertilité à long terme. Avez vous eu vent du grand nombre de témoignages relatant des dérèglements au niveau du cycle, chez certaines jeunes femmes s’étant faites vacciner (absence de règles par ex) ?
    Merci
    Valentine

    • Bonjour
      J’ai en effet entendu quelques histoires de cycles déréglés.
      J’ai aussi lu des témoignages de réanimateurs ayant reçu des femmes enceintes en détresse respiratoire et ayant dû les mettre sur le ventre pour qu’elles puissent survivre.

      Si j’étais enceinte, je n’hésiterais pas.

  • Bonjour,
    Merci pour votre article que je trouve vraiment pertinent.
    J’aimerais soulever un argument éthique : dans les vaccins ARN, une des bases qui constitue l’ARN de toutes les formes de vie depuis 4 milliards d’années est remplacée par une base créée de toute pièce (psi remplace U/T).
    On pourrait presque dire que c’est une des définitions de la vie que d’être composé de ces bases ACGT/U.
    Les personnes qui se font ingérer cet ARNm sont les premiers êtres vivants depuis des milliards d’années sur la planète Terre a incorporer un tel ARNm ACGPsi.
    Cela me gêne éthiquement que cette décision fondamentale dans l’évolution de la vie ait été prise dans l’urgence, et par des groupes pharmaceutiques qui plus est.
    Et c’est la raison pour laquelle je ne me ferai en aucun cas vacciner par un vaccin ARNm.
    Cela se comprend-il, selon vous ?
    Bien cordialement

    • Bonjour
      Le nombre de choses que vous faites, que vous ingérez, que l’on vous injecte depuis 100 ans, et qui ne s’est pas fait depuis que l’Homme existe, est vraiment très important.
      Dans la majorité des cas, cela s’appelle le progrès.
      Dans d’autres cas (amiante, mediator...) cela se passe mal ou très mal.
      Tout est affaire de comparaison de risque : celui de mourir du COVID 19, et celui que vous redoutez.

  • cf 18 juillet, 08:49, par @Yanick Toutain

    Je ne sais plus quel est le % de vaccinés parmi la population israëlienne selon la tranche d’âge ? pas retrouvé de chiffres détaillés... https://ourworldindata.org/covid-vaccinations?country=ISR

    Sauf erreur de ma part, en Israël (hors territoires palestiniens), à part les groupes réfractaires extrémistes ou autres (certes quantitativement non négligeables), les populations adultes ont été quasi-totalement vaccinées.
    Mathématiquement, quasi tout adulte âgé ou à risque actuellement contaminé est donc quasi-nécessairement une personne vaccinée, non ?
    C’est peut-être idiot, mais pour en tirer un enseignement, je me dis qu’il faudrait, si c’était possible et malgré les biais, tenter de rapprocher le % de cas graves parmi chacune de ces 2 populations, vaccinées et non-vaccinées, selon les tranches d’âge ?

  • "Les images de téléphones ou d’aimants qui restent collés sur l’épaule des vaccinés sont des fakes."

    Votre crédibilité tombe à l’eau là sur ce point car cela est bien réel... Dans mon entourage proche, c’est arrivé à ma cousine ainsi que des patients sur la tournée de ma compagne, infirmière...

  • Bonjour,
    Je ne suis qu’un quidam, ni scientifique, ni politique, ni intellectuel, juste un homme qui essaie de penser, entre autre à lui et ses descendants, et de façon plus générale, au monde dans lequel nous nous trouvons...
    Je vous ai lu avec grand intérêt car suis moi-même très interrogatif de ce qui doit être fait devant la diversité de l’humain et de ses réactions aux virus et anti-virus...
    Je ne sors convaincu de rien et surtout toujours plus dans le doute
    A vous lire, en préalable à tout vaccin devrait être fait un test de dépistage d’anticorps afin de déterminer le niveau de vaccination ou non à faire.
    Par ailleurs, depuis mon enfance, je n’ai jamais attrapé de virus, ni même été vraiment malade... mon corps a rejeté tous les vaccins reçus (je n’ai donc jamais fait les rappels) et je n’ai attrapé la grippe que l’année ou j’en ai été vacciné.
    Comprenez mon inquiétude s’agissant de moi !
    Pire encore, votre analyse concernant les enfants et des effets secondaires à très long terme me conforte dans ce que la Haute Priorité est de vacciné les personnes fragiles "du monde entier !" bien avant les enfants.
    Les variants apparaissent au gré des croisées de chemin des grands voyageurs (vaccinés ou non rencontrant des populations totalement à l’abandon) que sont devenus les terriens et quand rien n’est fait aux antipodes alors même que les liaisons internationales fonctionnent encore !
    Mettre un "point d’interrogation" sur l’avenir de mes enfants pour satisfaire des lobbyes qui n’ont que faire de la santé des humains au sens global pour parfaire leur service des nantis bien payant et surtout naïfs au point de signer l’irresponsabilité des Big Pharma sur les éventuelles conséquences de leurs produits sur l’humain... J’ai beaucoup de mal !
    D’autant plus que le politique responsabilise l’individu devant ses paires quand il s’est prémuni, ainsi que l’industrie concernée, de futures catastrophes liées à cette orgie vaccinale mondiale me font soupçonner un doute, voire une connaissance des dangers à venir.

    • Bonjour
      je n’ai jamais écrit qu’il fallait faire un test de dépistage avant de se vacciner. Recevoir deux injections alors qu’on a déjà eu le COVID sans le savoir est sans gravité.
      Pour le reste, je vous laisse à vos théories sur les "rejets de vaccins". Certains douteront quoi qu’il arrive.

  • Bonjour,
    Bravo pour votre article, il est limpide !
    J’ai malgrè tout une question : Vaccinée avec l’astrazeneca en février et ayant moins de 55 ans, j’ai eu ma seconde dose avec le vaccin pfizer au mois de mai ( je trouve d’ailleurs qu’on aurait dû nous laisser le choix ...).
    j’aimerai connaitre votre avis concernant cette combinaison de vaccins car on ne trouve que très peu de documentation concernant l’efficacité et les risque d’effets secondaires liés à ce procédé très très peu expérimenté. J’avoue être assez anxieuse car le vaccin à Arn est nouveau et cette combinaison aussi.
    Par avance merci.

    • Bonjour
      Ce "mélange" semble sûr à partir d’expériences nombreuses, qui ne constituent pas véritablement des études scientifiques. Tout va tellement vite qu’on ne peut pas faire d’études "lourdes" pour tout.

  • Merci pour les éléments partagés !
    Autre point...
    Faut-il se vacciner malgré un taux d’anticorps élevé ? Je connais une personne qui a eu la covid de manière assez forte pendant plus d’1 mois (été 2020 - 52 ans), son généraliste lui a indiqué de ne pas se faire vacciner tout de suite, risque de santé possible...), je suis moi même avec un indice de 37.400 sur mon test sérologique.
    Encore un peu flou...

  • Bonjour et bravo pour votre excellente analyse,

    J’émets juste un bémol sur votre phrase consistant à se poser la question d’être protégé ou de "contaminer une personne fragile qui vous est chère" (je vous cite).

    Il n’a pas été démontré clairement, si je ne m’abuse, que la vaccination empêche la transmission ou la réduit de manière vraiment significative.

    Cette phrase sous-entend que le non-vacciné serait responsable de la propagation du virus et par extension de la contamination. Ce qui relève de la propagande et non pas de faits scientifiques.

    D’où ma question : existe-t-il des études scientifiques indépendantes qui démontrent dans quelles proportions les personnes vaccinées risquent de développer des formes graves de la maladie à cause des non-vaccinés ?

    Merci pour votre aide.

    • Bonjour
      J’ai déjà répondu à ces questions dans l’article et dans les questions précédentes, sauf pour la dernière.
      Dans la mesure ou les non-vaccinés sont les principaux responsables de la transmission du virus, et où les personnes âgées s’immunisent mal avec le vaccin, la réponse est : oui, les non vaccinés pourraient contribuer à la contamination des vaccinés mal immunisés.

  • Bonjour Docteur,
    Merci pour votre article.

    Il semblerait que les vaccins à ARN messager soient constitués de bruns d’ARN et de protéines Spike.
    Avons-nous la certitude que ces bruns d’ARN disparaissent rapidement de notre organisme ? Et de même sommes nous sûrs que ces protéines Spike présentes dans nos cellules pour nous protéger du Sars cov2, n’auront pas d’effets délétères sur notre organisme à moyen-long terme ?
    Merci par avance pour votre réponse.

  • Bonjour,

    Savez vous si les porteurs de maladie auto immunes ont des risques à se faire vacciner ?
    Je ne suis pas vaccinée pour cette raison et je ne sais quoi faire ?
    et en plus du reste j ai fait 1 pericardite il y a 5 ans

  • Votre Article et votre démarche sont très intéressants, vu le flou de ce qui est dit ou publié. Le problème est que vous collaboriez à France Inter, lorsque l on constate le manque total de pluralisme et de débat contradictoire sur les média du service public. On ne peut que lire de loin votre participation et se demander quel est votre but ?
    Je continuerai de m informer sur des médias sérieux étrangers. Triste Pays qui a un service public manipulateur..
    Désolé, j aurais aimé croire en votre démarche.

  • c’est sur les personnes âgées que le vaccin prend le plus mal et que même vacciné elles risqueraient d’en mourir. Du coup les personnes âgées vaccinés ne sont pas immunisés contre les formes graves ? Mon père a des problèmes de santé donc même vacciné il va devoir rester isolé ?

    • Disons qu’il est préférable que les personnes âgées vaccinées continuent à porter un masque en intérieur dans les lieux public et pour les réunions familiales pour l’instant.

  • J’aurais aimé connaître l’origine de l’ARNm qui nous est injecté, sur qui ou quoi est il prélevé avant de nous l’être injecté ?
    De la même façon j’aurai souhaité connaître la liste des adjuvants presents dans ce vaccin a ARNm.
    Merci beaucoup d’éclairer Nos lanternes

  • Bonjour Docteur et merci pour cet article compréhensible de tous.
    Après avoir parcouru les commentaires afin de ne pas générer un doublon, j’aimerais connaître votre position en ce qui concerne les personnes allergiques (eczéma chronique et récurrent) qui m’oblige à me méfier de tout ce que je touche sous peine de provoquer la survenue brutale d’eczéma sévère. J’ai lu que le vaccin contient du propylène glycol et que c’est une substance allergisante.
    J’ai 65 ans, plutôt en bonne santé, active (1 h de marche quotidienne en pleine nature), mangeant très peu de produits transformés, pas d’alcool ni de tabac... bref, une hygiène de vie assez correcte.
    Quels risques de réaction allergique prennent les personnes dans ma situation en se faisant vacciner ? Ceci est la raison principale qui m’a conduite jusqu’alors à surseoir à cet acte.
    Certaines précautions sont-elles à envisager avant de se faire vacciner ?
    D’avance merci de votre réponse

  • Bonjour,
    votre article est intéressant
    cependant je me pose une question.
    on m’a toujours appris dans mes cours de bio, et c’est toujours ce que je comprends dans votre article, que le principe d’un vaccin c’est de stimuler le système immunitaire pour ne pas mourir de la maladie concernée ou avoir des séquelles graves. En se faisant vacciner on peut tout de même être porteur du virus et le transmettre puisque tout ce que fait le vaccin c’est d’empêcher le virus de vivre dans notre corps. En soit entre le temps où on reçoit le virus et celui où il est totalement détruit dans notre corps on va le transmettre aux personnes autour de nous et cela qu’on soit vaccinés ou non !
    C’est pourquoi je ne comprends pas lorsque vous parlez de bloquer la transmission du virus.
    C’est impossible même en se faisant vacciner. Il y aura toujours une possibilité de transmettre le virus donc la seule solution pour ne pas le transmettre et le supprimer de la surface de la terre serait qu’on vivent totalement reclus sans avoir aucun contact avec qui que ce soit.

    Pourriez-vous m’éclairer sur cette histoire de blocage de transmission s’il vous plaît ?

    • Bonjour
      C’est en effet un peu flou. Pour certains vaccins, l’efficacité est telle que le virus est totalement bloqué, il n’a pas le temps de se reproduire et donc de diffuser. Mais pour d’autres, et cela semble être le cas du SARS-CoV2, l’infection reste possible, seule l’aggravation est prévenue par le vaccin. Dans ce cas, le vaccin ne limitera que très peu la transmission.
      Nous en saurons plus dans dans quelques mois.

  • Bonjour Docteur !
    Futur père, j’ai accepté de me faire vacciner sans trop de réticences, en dépit d’une vie sociale réglée à l’heure de la covid (gestes barrières et distance physique en permanence)
    Cependant, je m’inquiète au plus haut point quant aux risques de malformations pour le petit que porte ma compagne.
    Chaque médecin, nous rappel en permanence qu’aucun médicament ne doit être prit par une femme enceinte, ormi le paracétamol, et avec une extrême parcimonie.
    Aussi, je m’interroge quant à l’opportunité de faire vacciner madame (deuxième trimestre).
    Les éventuels bénéfices me semblent bien hypothétiques, comparativement à une prise de risque qui est elle bien tangible.

    Par ailleurs, vous parler des sociétés "primitives" qui laissaient mourir leurs vieillards dans la forêt. Ici en Bretagne, les handicapés ne subissaient pas ce traitement, les handicapés mentaux et physiques ayant un rôle social reconnu depuis l’antiquité.
    Les simples d’esprits n’étaient pas tués à la naissance, mais intégrés socialement. Les vieux quant à eux, savaient pertinemment que l’avenir est à la jeunesse, et acceptaient de "partir à la montagne" (expression consacrée, bien que nous n’ayons pas de montagne). C’est ce qui explique en partie une très forte prévalence de maladie génétique dans le massif armoricain.
    Ce constat étant fait, comment peut-on juger une société subissant une forte dénatalité , et mettant sciemment en péril ses femmes enceintes, et donc l’avenir de la dite société ?

    • Bonjour
      Pour l’instant, le péril qui guette les femmes enceinte et leur futur bébé est le COVID19. Cela pourrait changer avec le temps, mais cela reste très improbable actuellement.

  • Bonjour,
    merci pour votre article ! Il y a je pense une autre question qui mériterait réflexion et qui est source d’anxiété pour de nombreux français. Pourquoi doit-on signer une décharge lorsque qu’on se fait vacciner indiquant que le Gouvernement et le laboratoire se dégagent de toute responsabilité et que nous faisons le vaccin sur base volontaire (ce qui aussi discutable) ? Comment avoir confiance et agir de façon civique pour les plus vulnérables quand ceux qui nous demandent de se faire vacciner se déchargent dans le même temps de toute responsabilité ?
    Dans mon cas, je n’ai pas d’avis tranché sur le vaccin. J’ai 32 ans et je suis atteinte d’une maladie auto immune (mon corps se bat contre lui-même) et je m inquiète des effets du vaccins sur mon système immunitaire.
    Merci par avance pour votre retour.
    Bien cordialement

    • Bonjour
      La décharge, c’est pour empêcher les gens de porter plainte en cas d’effet indésirable. Sinon, cela pourrait aller très loin si tout le le monde portait plainte en cas de problème dû ou non au vaccin. Sachez néanmoins que cette décharge ne protège pas les laboratoires et le gouvernement en cas de danger connu par eux mais caché au public.
      Pour l’instant, aucun problème n’a été constaté avec les vaccins disponibles chez les porteurs de maladies auto-immunes.

  • Outre l’aspect des inconnues à long terme de la technologie ARN déployée sur l’Homme a si grande échelle il y a 2 informations qui personnellement m’ont troublé mais impossible de vérifier leur véracité car je ne trouve pas de source.

    1. La vaccination en période de pandémie plutôt qu’en amont ou entre les pics favoriserait non pas la création de variants mais la prédominance de la circulations des variants car ils sont moins attaqués par les vaccins que la souche originale.
    Ce qui par extension favorise la prolifération de ces variants, ce qui pourrait être dangereux en cas d’apparition d’un variant ayant un plus haut taux de mortalité car ce variant aurait le champ libre avec la souche originelle et ses variants proches neutralisés par le vaccin (j’en conclu qu’on ne peut être contaminé par 2 variants en simultané ?).

    2. La vaccination pousse notre corps à produire des anticorps spécifiques. Ces anticorps entreraient en compétition avec ceux du système immunitaire inné et prendraient le dessus.
    La conséquence étant un amoindrissement de la capacité naturelle de notre système immunitaire à combattre certes moins efficacement de façon spécifique mais un spectre plus large d’infections comprenant de futurs variants qui seraient par exemple : à 90% résistants aux anticorps généré par le vaccin maintenant prédominants dans l’organisme quand nos anticorps naturels auraient été efficace à 20% (faible mais toujours mieux que les 10% de ceux créés par le vaccin).

    Que pensez vous de ces 2 théories, ont elles une véracité ou à minima une logique d’éventualité ?

    • Bonjour
      Le point 1 est vrai. Une vaccination partielle participe à la sélection de mutants résistants au vaccin. C’est le principe darwinien de la sélection naturelle. Mais à terme, si la vaccination rompt la chaîne de transmission (ce qui est loin d’être certain) elle bloque aussi la possibilité pour le virus de muter. Donc, il y a une période difficile en effet en début de vaccination.

      Ceci n’est pas un argument pour ne pas vacciner, car cette sélection de mutants se fait aussi après l’infection et l’immunité naturelles qui bloquent la progression du virus original.

      Le point 2 est faux. Les anticorps générés par le vaccin sont différents de ceux générés par l’infection, mais ils ne se nuisent pas mutuellement et au contraire agissent ensemble contre les virus.

  • Bonjour,

    Je trouve votre article rigoureux, étayé et honnête.
    Vous abordez rapidement la vaccination des jeunes avec une réponse plutôt orientée sociétale.

    C’est cette question qui me gêne et jete un discrédit sur cette vaccination massive non ciblée.

    Le gouvernement attend (espère ?) un vaccin homologué pour les 4 -12 ans.
    Existe t il un intérêt médical de vacciner un enfant de 4 ans pour un risque qui est nul ? Pourquoi une telle frénésie ?
    Cela ne ressemble pas plus à une vision dogmatique, voire préparée qu’à un besoin de réalité sanitaire ?

    Si vous voyez une argumentation médicale, je suis intéressé d’en connaître les grandes lignes.
    Bien cordialement.
    Thierry S.

  • Bonjour Docteur,
    je salue la pertinence, la clarté, la pédagogie et le désintérêt de votre article.
    je suis persuadée que votre légitimité sur le sujet grâce notamment, à votre formation, votre profession, votre prise de recul aideront sans doute quelques personnes hésitantes, désinformées, craintives….à franchir le cap j’ose l’espérer.
    Je vous remercie pour ce brillant travail d’information, j’ai bien compris l’intérêt et
    le bien fondé d’exercer votre devoir moral en tant que médecin.
    Mais en ce qui me concerne je n’envisage pas de me faire vacciner et je ne suis pas dans cette réflexion.
    Bien avant la crise sanitaire, j’ai toujours pris le temps de réfléchir aux possibilités que m’offre la vie.
    Et en fonction, je crée et choisis ma vie que j’aime vivre responsable, consciente avec le
    monde.
    Nous avons été privés de tous ces plaisirs qui contribuent à maintenir le lien social et à procurer un bonheur humain pendant un long moment.
    On nous présente ce vaccin comme ci vaccinés on se sentirait plus heureux, moins seuls….
    je continue d’observer ces privations contre mon gré en puisant dans mes ressources personnelles.
    Belle journée

    je

  • Bonjour, votre article est intéressant et éclairant. Je ne suis pas foncièrement contre cette vaccination, mais je suis contre L’OBLIGATION et contre LE PASSEPORT VACCINAL.
    Nous avons tous reçu à la naissance un carnet de santé. Le passeport vaccinal pour les personnes n’en ayant pas ok mais autrement pourquoi faire du double emploi. Ok vous allez me dire que ce sera un carnet vaccinal informatique… et oui et là le Hic. Quand on voit comment il est facile d’obtenir des informations par le biais d’Internet … et que, pour avoir travaillé dans l’administration, j’ai pu constater que les moyens financiers et matériels ne suivaient pas les ambitions démesurées de nos leaders…. Pour mettre un antivirus de type Norton … alors qu’un béotien sait pertinemment qu’il est facile à cracker … c’est soit méconnaître le système soit avoir la volonté de ne rien faire et là à qui cela profite t’il ?
    Par ailleurs de tout cela sont évincés nombre d’individus réfractaires à l’informatique ou étant trop âgés pour avoir eu une formation dans ce domaine. Nous sommes en 2021 et je me sers de l’informatique depuis 1986 (date de ma 1ere formation) et je dois dire que maintenant que je suis à la retraite j’aime l’utiliser pour satisfaire ma curiosité mais pour tout ce qui est administratif ça me gave ! Alors pensons à ceux que ce système n’emballe pas.
    Merci de votre attention. YMAH
    _

  • bonjour, le problème de la vaccination / non vaccination réside dans la peur, me semble-t-il. je me suis vacciné par peur de terminer dans les salles de réanimation, d’autres ne le font pas par la peur de faire partie des victimes ’inattendues" du vaccin, ce que j’arrive à entendre.
    En revanche, il me parait difficilement acceptable de voir et entendre des manipulateurs de propos qui prennent plaisir à créer de nouvelles peurs. dans quel but, pour quelles raisons, sur quelles certitudes ? ces personnes, je ne leur souhaite pas d’être confrontés au virus, ni eux , ni leurs proches, mais je reste sidéré par leur imbécilité.
    merci pour cet article "éclairant" et facile à lire et à comprendre. Puisse tout le monde être votre lecteur.

  • Bonjour et merci pour votre article. C’est le plus pédagogique ET le moins subjectif lu jusqu’à présent.
    Je ne suis absolument pas légitime à le juger scientifiquement. Je l’ai fait lire à mon père chercheur en immunologie qui lui, m’a dit : "ça tient tout à fait la route", alors je l’ai relayé sur Linkedin et Twitter !
    Pourtant je l’ai relu puis déroulé le fil des commentaires, sans trouver votre avis sur un sujet brûlant que les sceptiques du vaccin mettent le plus avant en ce moment (désolé si vous avez déjà répondu à cette question) : que pensez-vous de l’AMM "conditionnelle" du vaccin Pfizer, notamment ? Les plus sceptiques avancent : "on n’est pas des cobayes, les phases de test ne sont pas terminées, Pfizer le reconnaît d’ailleurs, etc.".
    J’ai trouvé cette article visant à démontrer que c’était un faux problème/débat ici, crédible mais sans pour autant connaître la légitimité de son auteur : https://threadreaderapp.com/thread/1414442331806253056.html.
    Qu’en pensez-vous ? Merci.

  • Bonjour monsieur,
    merci pour votre témoignage et vos explications.
    À aucun moment dans votre développement vous n’abordez le fait que tous les vaccins cités sont encore en phase d’expérimentation et que lors de la vaccination on demande au patient de signer une décharge de responsabilité des labos, de l’état et des médecins en cas de problème. Il y a des personnes certainement peu nombreuses je l’espère qui vont se retrouver dans des situations catastrophiques suite à des décès, handicaps etc....
    Qu’en pensez-vous ?
    En ce qui concerne les moins de 35 ans qui semblent bénéficier d’une immunité naturelle à la covid19 en quoi les vacciner les rendrait moins contaminants puisqu’ils ne développent pas la maladie. Il me semble qu’il y a une énorme contradiction et vos arguments peinent à me convaincre du bien fondé de la vaccination pour eux.
    Je vous remercie pour vos éclairages.
    Respectueusement Armand Pinchon

    • Bonjour
      J’ai déjà répondu : oui, pour bénéficier rapidement de ce vaccins, suffisamment étudiés pour être commercialisé, mais sans le recul habituel, il faut signer une décharge. Cela me paraît normal. Sinon, on peut attendre 3 ans...

      Je ne sais pas d’où vous sortez que les moins de 35 ans bénéficieraient d’une immunité naturelle. Pour le reste, j’ai répondu dans l’article.

  • Merci pour ce très bon résumé.

    Concernant la faible possibilité d’intégration génomique, vu que vous semblez être très au fait de la littérature sur ces vaccins, savez-vous si une bête pcr de contrôle à été réalisée pour rechercher de telles intégrations au moins in vitro dans les études publiées sur les vaccins arn ?

    Malgré effectivement un risque théorique faible, la découverte récente de l’activité rt de Polθ mérite néanmoins de poser la question dans ce cadre.

    Par contre, je n’ai pas bien compris pourquoi vous suggérez que l’immunité collective favoriserait l’apparition de variants par rapport à la vaccination. Si les vaccinés peuvent contaminer, la pression de sélection serait bien plus efficace chez les vaccinés non ?

  • Bonjour, merci pour votre article très intéressant, vous faite référence au vaccin Astrazeneca et j’ai compris qu’il ne protégeait pas aussi bien que les ARNm, mais que dans l’urgence il ne fallait pas se priver d’une possibilité de se protéger !

    Il y a un 4ieme vaccin janssen mais vous n’y faite pas référence ? Qu’en pensez-vous ?

    D’avance merci pour votre réponse. Cdt

  • Efficace en effet la photo avec la chambre mortuaire. En lien avec "Pourquoi ne pas laisser faire l’immunité naturelle".

  • Bonjour

    Je regrette vos propos condescendants au sujet de sociétés primitives qui abandonnent leurs vieux ou les handicapés à une morte certaine. Je suis issue d’une société où la solidarité, malgré les conditions de vie, est la norme et où tout le groupe social s’engage à la préservation de l’ensemble des individus. Comme vous, je vis aujourd’hui dans cette société qui est la vôtre de naissance où on laisse des anciens mourir d’isolement dans des Ephad en refusant que leur famille les visitent à cause de la covid.
    Ce propos est, à mes yeux, la preuve d’un relatif aveuglement, une vision qui prend sa source dans vos représentations mentales.
    Par ailleurs, je travaille dans le secteur de la santé et vous n’êtes pas sans savoir que peu de médecins font correctement et systématiquement les déclarations de pharmacovigilance. Vos données sont donc très probablement erronées ; je vous invite à les confronter à une réalité de terrain en interrogeant notamment des pompiers ou des infirmiers d’urgence sur la recrudescence d’AVC massifs, de morts suspectes et d’autres accidents à temporalité suspecte.
    Que dire aussi de compagnies d’assurance qui écartent dorénavant les "accidents vaccinaux" des risques couverts pour une assurance pour un prêt immobilier ?
    Merci néanmoins pour votre travail que je suis régulièrement et votre honnêteté apparente
    Bien à vous

  • Bonjour,

    Merci pour vos éclairages pondérés et rassurants sur les vaccins ARNm. Je me pose surtout des questions pour mes 3 ados, qui courent peu de risques avec le Covid et je ne vois pas comment résoudre le problème éthique, puisque je dois décider pour eux : leur faire prendre un risque pour le bien des plus âgés, surtout si la vaccination n’empêche pas la circulation du virus ? Il est plus facile de décider pour soi.
    Par ailleurs, vous n’évoquez pas les alternatives qui courent sur les réseaux sociaux, les fameux traitements ambulatoires précoces qui réduiraient les risques d’aggravation et permettraient de prendre en charge les gens malades, vaccinés ou non. Les molécules en cours d’évaluation semblent nombreuses, comme à l’Institut Pasteur de Lille, certaines ont même fait l’objet de multiples études ou de déclarations du prix Nobel de médecine Omura, comme l’Ivermectine. Qu’en pensez-vous ? Ces pistes sont-elles sans espoir ?
    Enfin faut-il prendre au sérieux des articles dans ce genre qui montreraient une baisse de l’efficacité du Pfizer : "Preliminary data from an analysis conducted by the Health Ministry shows 42% decrease in vaccine protection from infections and up to 60% from severe illness among vaccinated ; Israel mulls 3rd booster shot for all over 65s" ’https://www.ynetnews.com/health_science/article/bytq34n0u?utm_source=ynetnews.com&utm_medium=Share&utm_campaign=twitter&utm_term=bytq34n0u&utm_content=Article) ?

    Je suis impressionnée par la patience et la qualité de vos réponses.

    • Bonjour
      Faire un choix pour les adolescents est vraiment difficile en effet.
      Les "alternatives qui courent sur les réseaux sociaux" n’en sont pas. Contrairement à ce que pourraient laisser penser certains écrits d’allure convaincante, aucun traitement de ce type n’a fait ses preuves à ce jour, qu’il s’agisse de vieux médicaments ou de produits récents.

      L’actualité israélienne est perturbante, et semble montrer que la vaccination protège mal contre la contamination avec les nouveaux variants. Mais pour l’instant, les cas graves chez les vaccinés n’y dépassent pas quelques dizaines.

      Ce qui est préoccupant, c’est que cette actualité israélienne pourrait montrer (mais c’est à confirmer) que la vaccination de masse protège mal contre la diffusion du virus.

      Sur le maitien de l’efficacité contre les formes graves, lire cet excellent article https://www.vidal.fr/actualites/27475-variants-de-sars-cov-2-quelle-efficacite-pour-les-vaccins-en-vie-reelle.html

  • Bonjour Monsieur
    Quand une personne est en contact avec un virus potentiellement mortel et que cette personne ne développe ni la maladie ni de symptôme comment appelle t’on ce phénomène ?
    Merci pour votre réponse.
    ARMAND PINCHON

    • Bonjour
      On appelle cela une infection asymptomatique, ou une non-infection. Une non-infection peut avoir des mécanismes variés : charge infectante insuffisante, immunité liée à une infection ancienne, immunité liée à une immunité croisée avec des virus proches, immunité naturelle chez certains sujets à la génétique particulière comme chez les rarissimes personnes naturellement résistantes au sida. Cette dernière option est rarissime.

  • Bonjour
    Article vraiment excellent et factuel. Cependant, un point m’interpelle plus que les autres. Vous écrivez que "il nous manque cruellement la réponse à la question "la vaccination empêche-t-elle la transmission de l’infection par les vaccinés ?""
    C’est tout le noeud du problème. Le médecin qui m’a vacciné m’a expliqué qu’il fallait continuer à porter le masque et tout le saint frusquin, ce qui corrobore vos dires.
    Mais comment, après avoir vacciné des centaines de millions de personnes, ne peut-on pas savoir avec certitude si un vacciné peut contaminer ou pas ? Pourquoi est-ce si difficile de mettre ce point précis (et structurant pour la vie sociale) en évidence ?
    Merci beaucoup.

    • Bonjour
      C’est très difficile a mettre en oeuvre, tout simplement parce que sauf à enfermer les gens, il est très difficile de déterminer par qui ils ont été contaminés.

  • Merci pour votre réponse plus haut :

    "Les "alternatives qui courent sur les réseaux sociaux" n’en sont pas. Contrairement à ce que pourraient laisser penser certains écrits d’allure convaincante, aucun traitement de ce type n’a fait ses preuves à ce jour, qu’il s’agisse de vieux médicaments ou de produits récents."
    Ce qui me perturbe cependant est que les preuves semblent au contraire s’accumuler, on parle de centaines d’études sérieuses de par le monde réalisées sur des milliers de patients, par des centaines d’équipes, sans lien entre eux, de chercheurs de premier plan, un prix Nobel, Omura, tout de même entre autres, et de méta-analyses à l’allure indiscutable. Il semble que des pays entiers traitent comme le Mexique, des Etats de l’Inde (d’ailleurs le Delta ne fait plus de dégâts là-bas, non ? ), avec succès, et ont accès à des traitements précoces, bref les contre-exemples foisonnent. On n’en parle pas beaucoup, c’est vrai, mais en quoi n’est-ce pas convaincant ? Je vous assure que cela me trouble et que je n’arrive pas à comprendre. Par ailleurs, on a l’impression que tout l’argent, par exemple les fonds versés par Trump, sont allés à la recherche sur les vaccins, qui s’en est trouvée extraordinairement boostée, tant mieux, l’ARNm est impressionnant et prometteur (15 mds de dollars ?), et pas grand chose pour les traitements précoces, alors que des pistes existaient depuis le Sars-Cov 1. Cela ne me semble pas logique.

    Par ailleurs, les cas graves, heureusement, ne dépassent pas quelques personnes chez les vaccinés, mais ils sont encore beaucoup moins nombreux chez les non-vaccinés en Israël, ce qui ne plaide pas pour l’efficacité des vaccins, même pour les cas graves. Comme vous, je trouve ces résultats perturbants, car je me plierai sans doute à la règle de la vaccination devenue de toute manière obligatoire, mais j’ai le sentiment que cela ne servira pas à grand chose.

    Enfin, des proches ont contracté le variant Delta, heureusement des formes légères. En quoi est-ce utile qu’ils aient une dose booster basée sur le variant de Wuhan, surtout si on ne sait rien du prochain variant ? Ne vaut-il pas mieux attendre des vaccins plus efficaces ?

    Bref, je me pose tous les jours mille questions avec ce satané virus.

    • Bonjour
      Non, les preuves ne s’accumulent pas. La quantité n’est pas la qualité.
      Des laboratoires ont dépensé des fortunes pour trouver des médicaments efficaces, sans succès à ce jour.
      Les autres médicaments ont eu leur heure de gloire, et ont été ou sont sur le point d’être délaissés (sauf la cortisone).
      En Israël, quasiment tous les sujets à risque de cas graves sont vaccinés. Donc il est normal d’en trouver plus que les rares non-vaccinés dans les quelques dizaines de cas graves.

      POur l’instant, les vaccins conçus avec les souches initiales restent efficaces sur les variants delta https://www.vidal.fr/actualites/27475-variants-de-sars-cov-2-quelle-efficacite-pour-les-vaccins-en-vie-reelle.html

  • Bonjour.
    Et merci pour votre analyse. Pour moi, elle est un peu trop analytique, car elle ne porte que sur les vaccins dans une "crise" dont la gestion est plus politique et économique que réellement sanitaire, car même si vous parlez des mensonges antérieurs, sidérants, vous ne parlez que des vaccins eux-mêmes dans cet article, et pas de la société induite par cette obligation et celles qui ont pu précéder. car ce sont plutôt les conditions dans lesquelles on arrive à ce genre de choses, qui font grincer les dents , que les vaccins eux-mêmes. À mon humble avis...
    Cela dit, je m’écarte de ce que je voulais dire : vous dites qu’il "sera toujours possible de ne pas les ( les rappels ) faire". Sauf que là, vous vous avancez. dans le chemin pris, on peut très bien penser qu’ils seront tout aussi obligatoires ( dans les faits )
    D’autre part, le gouvernement a fait revoter ( sale habitude qu’il a lorsque le résultat ne lui plait pas ) la question de l’accès aux hôpitaux. Si les urgences ne sont pas concernées par le Pass, les visites programmées, elles, le sont. Du coup imaginons ( pas très difficile ) la situation où on a une visite pour un diagnostic de cancer, par exemple, si on ne veut pas la vaccination, et qu’on n’a pas l’argent nécessaire pour passer un test ( et encore cela fait aussi partie du Pass, qu’on pourrait refuser, là aussi par solidarité, mais pour les plus jeunes et la société dans laquelle ils vivront ), il ne sera plus possible à ces gens de se faire soigner, même s’il y a un risque mortel ? Il s’agit bien de santé à 2 vitesse.

  • Bonjour,
    Concernant le covid long, l’experience des Etats Unis et d’Israël permet-elle d’en savoir un peu plus sur l’impact de la vaccination sur le nombre de cas de covid long ?
    Merci !

  • Qu’est ce que vous appelez les "alternatives qui courent sur les réseaux sociaux" ?

    Est ce genre de choses citées ici https://c19early.com/

    Est-ce que toutes ces études sont à rejeter ? Avec quels arguments si c’est le cas ?

  • Bonjour,
    Merci pour vos explications.
    Pour rebondir sur d’autres messages de parents en proie aux doutes vis-à-vis de la vaccination des adolescents, il faut reconnaître que nous manquons cruellement d’informations permettant de prendre la bonne décision sans regrets/remords. Je pensais faire vacciner mes enfants pour leur éviter d’éventuels effets à long terme du virus encore inconnus à ce jour (je crois avoir compris que certains virus peuvent entraîner toutes sortes de pathologies plus ou moins graves, allant de maladies auto-immunes à certains cancers). C’est pour moi ce risque qui est le plus important à prendre en compte dans la balance bénéfices / risques des plus jeunes, plutôt que le risque de décès qui semble peu concerner cette catégorie de population. Mais les dernières actualités venant d’Israël remettent en question ma décision : si le vaccin semble efficace pour éviter les cas graves de Covid, son efficacité à empêcher l’infection paraît moins évidente. Et donc, est-ce qu’une personne vaccinée qui contracterait le virus pourrait être touchée par les effets néfastes du virus à long terme, comme si elle n’avait pas été vaccinée ? Ou bien est-ce qu’on peut penser que le vaccin, en limitant tout de même la durée de vie du virus dans l’organisme, peut jouer un rôle protecteur ?
    Ne devrait-on pas attendre, pour vacciner les plus jeunes, d’avoir un peu plus de recul sur l’efficacité des vaccins (en étudiant de près les données des Etats Unis et d’Israël) ?

    • Bonjour
      Votre interrogation est tout à fait compréhensible.
      Je serais tenté de répondre la chose suivante : les risques du vaccin sont quasi-inexistant. Du fait de la pression gouvernementale, ne pas être vacciné va pourrir la vie de vos enfants, donc, pour leur confort, je vous suggère de les vacciner.
      C’est n’est pas très scientifique comme réponse, mais c’est tout ce que j’ai à vous proposer.

  • Cher docteur,

    Merci pour votre nouvelle réponse plus haut sur les traitements précoces : mais j’ai l’impression d’une réponse argumentaire d’autorité, pas d’une réponse scientifique ou rationnelle. J’ai vraiment besoin d’arguments et de liens à des études, non d’affirmations. Sinon, je sors assez peu rassurée, ni convaincue... Les patients sont impatients de nos jours !

    Cela me perturbe que de vieilles molécules repositionnées, faciles d’emploi car connues, ne soient pas explorées en urgence et utilisées aussi en urgence quand elles ont un signal d’efficacité, même partiel. Cela pourrait aider tout le monde, dont 250 000 immunodéprimés qui ne répondent pas aux vaccins, même 3 doses, par exemple, ou même les vaccinés qui tombent malades et tomberont malades, si les vaccins ne sont pas efficaces sur les prochains variants, puisqu’ ils semblent déjà faibles contre le Delta...

    Bref, n’oubliez-pas que vous parlez à des familles qui prennent des risques à se faire vacciner, peut-être pour rien, surtout les très jeunes, et qui auront de toute manière besoin de solutions en cas d’échec du vaccin. Pourquoi ne pas mettre plus d’argent dans l’ambulatoire ? Pourquoi mettre cet argent à vacciner des millions d’ados et demain peut-être des millions d’enfants ?

    Bref, à mes yeux, la rationalité scientifique ne nous dit-elle pas "vaccination des populations fragiles et à risques comme pour la grippe (sans oukaze stalinien, on ne peut vacciner entre deux gendarmes tout de même !) et traitement précoce pour tous en cas de Covid symptomatique , y compris les vaccinés" ? Si les vaccins protègent comme vous dites les plus fragiles, qu’ils ne meurent plus, pourquoi vacciner tout le monde de force, où est la faille dans mon raisonnement ? Et pourquoi ne pas chercher à sauver encore plus de vies avec des prises en charge précoces ?

    • Bonjour
      Sur votre première remarque, je revendique l’argument de confiance plus que l’argument d’autorité. Je ne possède aucune autorité ni titre me permettant de m’en servir pour convaincre. En revanche, j’ai longuement expliqué mon parcours pour que chacun décide de me faire confiance ou non. Dans de nombreux domaine extérieur à la santé, je me repose sur des gens à qui je fais confiance dans leur domaine. Je ne leur demande pas de prouver tout ce qu’ils me disent. Je sais simplement qu’ils ont fait le job critique et analytique à ma place et qu’ils ont une tête bien faite et pas de liens d’intérêt qui pourraient obscurcir leur jugement.

      Sur la nécessité de fournir des études pour expliquer pourquoi j’en critique d’autres, je me heurte à la Loi de Brandolini ! Elle s’énonce ainsi : "Il faut dix fois plus de temps et d’énergie pour réfuter les idioties que pour les produire" , c’est donc une tâche lourde que d’autres ont pourtant réalisée : https://ducotedelascience.org/

      Enfin, pour ce qui est de traiter les gens avec des produits "ayant une signal d’efficacité partiel", c’est un retour au moyen-âge. Si quelqu’un pense avoir trouvé un traitement efficace, il monte un protocole scientifique pour démontrer qu’il fonctionne. Sinon, c’est n’importe quoi et ça peut même être dangereux, comme c’est arrivé avec l’Hydroxychloroquine.

  • Bonjour Docteur,
    Que pensez vous de ce point de vue scientifique concernant la vaccination des ados ?
    Bien à vous,
    https://www.bmj.com/content/374/bmj.n1687/rr-8

  • J’ai reçu une dose de moderne le 3 juin et j’ai développé un problème de peau très étendu à partir du 18 juin.
    Pytiriasis, psoriasis ou autre ?
    C’est très difficile à supporter car pas de solution actuellement.
    Est ce que c’est lié au vaccin ?
    Est ce déjà arrivé ?

  • Bonjour,
    Cet article m’a paru très clair pour expliquer les intérêts de la vaccination.

    Puis je m’en servir sur ma page Facebook ? Afin de contrecarrer l’envahissement des avis négatif qui inondent le web et pourraient faire douter les indécis.

    En diffusant des articles comme celui ci peut être pourrons nous arriver à une reflexion plus posée...?

    Mais j’attends votre accord. Merci.

  • Pour ne pas paraître trop idiote, ni trop moyenâgeuse et pour échapper à la loi de Brandolini, si je peux, je plonge illico dans Ducotedelascience : il reflète bien les positions des instances sanitaires, et c’est bourré de graphiques et d’articles.

    Désolée d’avoir confondu autorité et confiance et merci pour votre patience...

    Bien entendu, nous ne repartirons pas du côté de l’Hydroxychloroquine et de sa dangerosité déjà dénoncée dans le Lancet, sujet glissant s’il en est... Et nous n’aborderons pas non plus l’épineux dossier de la célèbre Ivermectine...

  • Vous me répondez que les études évoquées sur le site ci https://c19early.com/ sont "des tableaux et des analyses déguisées en données scientifique, mais qui n’en sont pas."

    Pourtant si je suis par exemple les liens concernant le budesonide j’arrive à cet article https://www.thelancet.com/journals/lanres/article/PIIS2213-2600(21)00160-0/fulltext

    Est-ce que selon vous le Lancet publie "des tableaux et des analyses déguisées en données scientifique, mais qui n’en sont pas" ?

    Et si le Lancet est un journal sérieux qui a publié une étude sérieuse, pourquoi si peu d’écho et tant de dénigrement ?

    Je vois que le premier auteur de l’étude, Sanjay Ramakrishnan, est de l’université d’Oxford. Faut il donc se méfier des universités anglaises ? Je suis absolument perplexe !

    • Bonjour
      J’ai écrit que le seul traitement ayant montré une efficacité est la cortisone. Le budésonide est justement un médicament corticoïde...
      Inutile de me sortir tous les médicaments un par un.

  • Merci, merci, merci, votre article est totalement rassurant, c’est mon médecin qui me l’a communiqué suite à la réception que j’ai eu d’une fake new, émanant soit disant d’un grand virologue nous annonçant la vaccination comme un futur carnage à savoir que le vaccin détruirait toutes nos défenses immunitaires, et j’en passe sur les fake news... et dire qu’ ils arrivent à retourner le cerveau des gens !
    Un premier regret, que cet article ne soit pas lu par tous ! Un second, que le gouvernement n’explique pas aux gens comme vous le faites si bien ici.
    Merci encore, je n’ai plus peur d’aller faire la seconde injection !
    Bien à Vous

  • Bonjour et merci pour cet article, qui aide à mieux comprendre.

    J’ai vu hier un article de Mediapart qui est très intriguant sur l’efficacité vaccinale. Je n’arrive pas à savoir quel crédit lui accorder.
    Pouvez-vous me donner votre avis ?
    Voici le lien :
    https://blogs.mediapart.fr/laurent-mucchielli/blog/200721/la-vaccination-l-epreuve-des-faits-1ere-partie-les-chiffres-de-l-epidemie

    Bonne journée

    • Bonjour
      Attention, ce n’est pas un article de Mediapart, mais un billet de blog hébergé par Mediapart.
      L’analyse est intéressante, mais il manque un élément important : quels vaccins ont été utilisés ! Le vaccin russe par exemple est nettement moins efficace que les vaccins dont nous disposons en France.

      Sinon, à partir d’Israël qui est le meilleur "laboratoire d’étude" à mon avis, il se confirme deux choses :
      - L’efficacité du vaccin contre l’infection s’émousse de mois en mois.
      - Le vaccin PFIZER reste efficace à plus de 90% contre les formes graves

    • J’ajoute que ces ces chiffres concernent essentiellement les premiers vaccinés israéliens, c’est à dire des personnes âgées et vulnérables et ne peuvent être projeté sur une population de moins de 80 ans, mieux protégée par le vaccin du fait d’un système immunitaire plus performant que celui des vieillards.

  • Bonjour Docteur,
    Je me tiens informée tous les jours des nouveaux commentaires et des modifications du texte initial de cet article qui m’a beaucoup aidée dans mon orientation. Je compte encore consulter mon médecin traitant pour prendre ma décision définitive, mais il s’agit plus d’un passage qui me paraît logique et obligé, de mon point de vue, qu’une remise en cause de ma décision définitive qui me mènera à me faire vacciner.
    En revanche, ce qui me chagrine et ce, depuis le début, c’est cette histoire de moindre transmission par les vaccinés, les amenant pour la majorité à des comportements inadaptés : non respect des gestes barrière, ne pas se faire tester en cas de suspicion de "covid léger" (sic !), pas de quarantaine au moindre symptôme qui pourrait laisser penser à un covid éventuel (volontaire ou involontaire). Parallèlement, on se sert des personnes vaccinées pour mettre une pression sur les non vaccinés (désignés automatiquement par une pensée devenue binaire d’anti-vax et donc de complotistes obscurantistes) et de les taxer de manque de civisme (sic !) car ils ne pensent pas aux autres.
    Personnellement et de manière non scientifique (je ne le suis pas du tout) et très intuitive, je n’ai jamais compris cette assertion de moindre transmission qui ne me paraissait pas très logique, mais je ne suis pas scientifique et j’ai donc cherché des informations sur le sujet sans avoir rien trouvé : vous êtes le premier que je lis et qui, de ce que j’ai compris, qu’il ne s’agit que d’une hypothèse, ce qui convient mieux à ma propre logique.
    Auriez-vous des liens qui m’aideraient à soutenir vos dires afin d’inciter les personnes, vaccinées ou non, à respecter les gestes barrière ? (je ne me rappelle pas en avoir vu dans vos réponses, mais peut-être suis-je passée à côté)

    D’avance un grand merci

    • Comme je vous l’ai dit, nous n’avons que des hypothèses, donc je n’ai de liens scientifiques. Notez que le discours officiel est bien que la vaccination ne dispense pas des mesures barrières.

  • Bonjour Docteur,
    Je reviens vers vous concernant une situation personnelle.
    Il y a 6 ans de ça j’ai été traité pr un cancer du sein hormono dépendant !
    Pouvez vous m’assurer avec le recul que vous avez sur la situation vaccinale, que ce type de thérapie génique ne relancera pas un processus de cancérogenèse ?
    Je vous pose la question parce-que j’ai une amie qui a eut le même type de cancer, 2 ans avant le mien, s’est fait vaccinée 2 doses Pfizer et se retrouve 6 mois après injection avec ses ganglions sous aisselles tjrs gonflés, et du coup est sous surveillance au cas où !
    Vous comprendrez mon inquiétude sachant qu’apparemment aucunes institutions prend en charge les effets indésirables post vaccinaux.
    D’autre part vous parlez de décharge à signer ! Sachez que le grd centre hospitalier où je travaille, les vaccinés ont signé aucunes décharges ! Est-ce normal ds ce cas-là ? Est ce que cela voudrait dire que c’est le CHU qui en prend en charge les accidents post vaccinaux ?
    Merci pour une réponse qui je le souhaite sera transparente et éclairante.

    • Bonjour
      Je ne donne plus aucun avis personnel, d’abord parce que je serais débordé, et aussi parce que la réponse est généralement inconnue, comme dans votre cas.
      Parmi les milliers de cancéreux vaccinés, il est malheureusement banal d’observer des récidives, dont l’imputabilité au vaccin est très hypothétique (lire la partie de l’article qui l’explique).
      Je n’ai pas de réponse non plus concernant la décharge.

  • @Dominique Dupagne

    Merci pour cette réponse. Je suis d’accord pour le discours officiel, l’humain à tendance à n’entendre que ce qui l’arrange (un peu raccourci, mais c’est ça, je pense, en gros).

    Il y a une de vos réponses qui a été postée pendant que je rédigeais ma propre question : vous parlez de l’efficacité du vaccin Pfizer qui est confirmée sur le fait du risque de développer une forme grave à partir de ce qui remonte de l’expérience israëlienne. Le vaccin Pfizer semble en rupture de stock actuellement. Avons-nous ce genre de données sur le Moderna qui me faisait de l’oeil aussi lol ?

  • Merci pour votre réponse.
    Si il y a des récidives c’est à cause de vos poisons injectés aux gens ! Alors oui ça devient banal du coup les récidives chez les cancereux comme vous dit !
    Décidément derrière votre air de je suis impartial se cache bien un bienfaiteur de l’humanité en ne pas en douter !

    • Merci pour vos encouragements ;-)
      Je vous laisse à vos certitudes. Le problème, c’est que la science qui fait progresser la santé depuis un siècle est un peu plus compliquée que la simple observation sans réflexion.

  • Bonjour, Puis je permettre de vous poser deux questions ?
    1 Dans les documents concernant les autorisations de mise sur le marché que vous fournissez, on peut lire ceci :
    "En vue de confirmer l’efficacité et la sécurité de Comirnaty, le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché devra soumettre le rapport final d’étude clinique pour l’étude randomisée, contrôlée contre placebo, avec observateur en aveugle (étude C4591001). Date Décembre 2023."
    Or j’ai lu que Pfizer comptait proposer le vaccin à son groupe contrôle avant la fin du suivi de deux ans. Qu’en sera il alors de l’observation du groupe contrôle s’il devient vacciné à son tour ? Cela ne pose t’il pas un grave problème d’éthique ? Pourquoi avoir pris l’engagement de suivre les deux groupes sur deux ans dans le cadre de cet essai randomisé et ne pas le tenir ? A t’on brulé les étapes ? Les conclusions définitives de l’essai ont elles pu être anticipées et publiées, justifiant ainsi la disparition du groupe placebo ?
    2 J’ai également lu que Pfizer avait communiqué sur les mesures de réduction du risque relatif et pas sur les mesures de réduction du risque absolu, ce qui selon l’auteur de ce papier, est contraire à l’éthique. Sa conclusion fait un peu froid dans le dos. Je ne comprends pas tout, mais ce papier me fait craindre une tromperie sur la communication de l’efficacité . Qu’en pensez-vous ?
    Voici ma source : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7996517/
    Merci pour vos réponses

    • Bonjour
      C’est tout le contraire. Il n’aurait pas été éthique de priver durablement le groupe placebo d’un vaccin ayant prouvé son efficacité. Tout était prévu dans le protocole initial. C’est toujours comme cela lorsque l’on teste un traitement potentiellement salvateur : on aimerait un suivi comparatif aveugle long, mais c’est incompatible avec la protection des intérêts des sujets sous placebo.

      L’auteur que vous citez fait remarquer que la réduction du risque relatif est toujours plus flatteuse que la diminution du risque absolu : passer de 4 à 1%, cela fait une diminution de risque relatif de 75% (1-1/4) et de risque absolu de 3% (4 - 1)

      C’est un problème présent dans tous les essais cliniques pour tous les médicaments, et il faut bien sûr toujours avoir les deux chiffres. Mais le risque relatif reste à mon avis une donnée très pertinente et c’est d’ailleurs celui qui est presque toujours mis en avant.

  • bonjour, monsieur-Dupagne,

    Je lis régulièrement et avec plaisir les articles de votre blog et ceux de Michel de Lorgeril. Je trouve que vous êtes 2 très bonnes sources et je trouve attristant votre formule lapidaire le concernant. On pourrait aussi vous rétorquer que vous feriez mieux de vous occupez de ce que vous savez faire, c’est-à-dire de la médecine générale.

    Je ne vous trouve pas aidant dans cette posture que je trouve assez violente et très éloignée de la controverse scientifique. Ce qui serait très aidant est que vous repreniez les arguments précis de ce cardiologue pour en faire une critique scientifique, rigoureuse. Encore mieux : de vous rencontrer pour un débat qui s’avérerait absolument passionnant. Car c’est bien cela qui nous aiderait : un débat entre personnes qui n’ont absolument aucun conflit intérêt de tous ordres.

    • Bonjour
      J’avais beaucoup de respect pour Michel de Lorgeril que j’avais d’ailleurs cité très positivement dans un de mes articles sur le cholestérol.
      Malheureusement, ce n’est pas réciproque et Michel de Lorgeril ne perd pas une occasion de m’insulter. J’ai essayé de dialoguer avec lui sur son site il y a quelques années, mais il n’est pas vraiment accessible au dialogue.
      Je ne peux pas reprendre ses arguements un par un car ce serait une perte de temps (voir la Loi de Brandolini)

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