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A quand la transparence en médecine ?

Le Syndicat de la Médecine Générale communique sur le recours en conseil d’état déposé par le FORMINDEP

mercredi 14 mars 2007, par Dominique Dupagne

Le gouvernement actuel renâcle à appliquer la loi sur la transparence de l’information médicale. Depuis plus de 5 ans, il fait traîner en longueur la publication des décrets permettant d’appliquer la loi sur la déclaration des conflits d’intérêts des médecins s’exprimant en public.

Le FORMINDEP lutte pour une information médicale au service des patients et donc protégée des lobbies de tout poil.

Il a lancé il y a quelques jours une action d’envergure à savoir un recours en conseil d’état pour contraindre le gouvernement à appliquer enfin une loi votée en 2002, dite loi "Kouchner".

Cette loi, entre autres choses intéressantes, prévoit que tout professionnel de santé qui s’exprime en public doit déclarer ses conflits d’intérêt avec des sociétés commerciales impliquées dans le domaine qu’il aborde dans sa communication.

Une affaire récente qui me concerne est venue confirmer la nécessite de ce préalable élémentaire à une information honnête.

Ce recours commence à faire parler de lui, et le syndicat de la médecine générale (SMG) publie ce jour un communiqué qui résume bien mon point de vue personnel :

Le retard mis à la publication du décret d’application de l’article 26 malgré les demandes répétées du Formindep et de certains parlementaires auprès des pouvoirs publics ne peut s’expliquer que par l’influence majeure des firmes pharmaceutiques sur la politique de santé de notre pays : rôle reconnu de la visite médicale comme vecteur d’information des médecins, place de plus en plus grande des firmes dans la formation continue des soignants.

La mobilisation récente des professionnels du soin, des associations de patients, de consommateurs, des organismes mutualistes, des sociétés savantes et des élus a permis de faire reculer le gouvernement qui voulait accorder aux firmes le droit de mener des programmes d’aide à l’observance des médicaments auprès des patients.

La mobilisation doit se poursuivre pour demander la parution sans délai du décret d’application de l’article 26 et pour lutter contre toutes les entraves à la transparence de l’information médicale.

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