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Dé Désinformation médicale

Les médecins réunionnais financent la lutte contre la désinformation en matière de santé

dimanche 18 mai 2008, par Dominique Dupagne

Le regroupement des médecins libéraux de l’île de la réunion lance une action contre la désinformation médicale. Cette initiative émanant d’une instance officielle est une grande première alors que la presse manifeste quotidiennement son incapacité à trier la bonne information où à s’abstraire des conflits d’intérêts économiques.

Les URML (Unions Régionales de Médecins Libéraux) sont des structures professionnelles dont la mission principale est définie par la Loi n° 93-8 du 4 janvier 1993 "Elles contribuent à l’amélioration de la gestion du système de santé et à la promotion de la qualité des soins."

Peu connues du grand-public, les URML gèrent surtout les rapports entre les professionnels de santé libéraux et les caisses d’assurance maladie ou leur tutelle ministérielle.

L’URML de la réunion lance une initiative qui mérite d’être saluée et qui correspond parfaitement à sa mission d’information du public prévue dans le décret de 1993.

Sur différents thèmes qui sont l’objet d’une désinformation fréquente, les généralistes réunionnais vont apporter une information plus objective et surtout financer des encarts dans la presse papier traditionnelle :

Le dépistage du cancer de la prostate est logiquement un des premiers sujets traités. Rappelons qu’il n’est pas recommandé par la Haute Autorité de Santé. Cette non recommandationb n’empêche pas une intense promotion par des urologues étroitement liés à l’industrie pharmaceutique [1]

Certes, il existe une contre-information sur de nombreux sites comme ceux cités dans la référence précédente(et à commencer par Atoute.org), mais c’est la première fois à ma connaissance que des encarts de presse sont financés par des groupes de médecins ! Et ce, sans aucun sponsor (contrairement aux urologues...), avec leurs seules cotisations personnelles.

Chapeau bas chers confrères ! Vous honorez votre profession ; longue vie à la DéDésinformation.

Au passage, je note avec intérêt que la véritable information (le dépistage du cancer de la prostate n’a actuellement aucun intérêt démontré) est présente sur l’encyclopédie collaborative Wikipédia souvent critiquée, mais absente [2]de l’encyclopédie Larousse qui est en ligne depuis quelques jours.

Pour finir, si vous voulez comprendre la problématique de ce débat, et constater qu’il existe encore des pays ou une information médicale de qualité est disponible, regardez (entièrement surtout) cette émission récente de la télévision suisse romande sur le dépistage du cancer de la prostate.

Ajout du 26 juin 2008 : la suite ici


[1Voir à ce sujet :
- Journée 2007 de la prostate
- Article sur Esculape
- Dossier du Formindep

[2L’accès à l’encyclopédie Larousse étant erratique et non liable, en voici une copie

EXAMENS

- Le toucher rectal est un examen très simple et fiable, qui permet de palper la prostate et d’évaluer sa forme, sa consistance, sa régularité et son volume.Il devrait être réalisé annuellement à titre de dépistage de l’adénome ou du cancer de la prostate chez l’homme de plus de 50 ans.
- Les examens bactériologiques sont l’examen cytobactériologique des urines (E.C.B.U.) et l’examen des sécrétions prostatiques, pratiqué en cas d’écoulement urétral ou après un massage prostatique.
- Le dosage sanguin du PSA (antigène prostatique spécifique) renseigne sur le volume prostatique et, en cas d’hypertrophie, sur la nature, cancéreuse ou non, du tissu prostatique ; il permet parfois de déceler un cancer de la prostate qui ne s’est pas encore manifesté cliniquement. Ses valeurs varient normalement de 2 à 4 nanogrammes par millilitre de sang.
- L’échographie prostatique, pratiquée par voie endorectale, permet d’évaluer très précisément la structure et le volume de la prostate.
- La biopsie prostatique permet de confirmer le diagnostic d’un cancer de la prostate. Cet examen est réalisé par voie endorectale sous contrôle échographique, ce qui permet de prélever très précisément une zone prostatique suspecte à l’échographie.Il ne nécessite pas d’anesthésie.
- L’urographie intraveineuse ne permet pas de visualiser la prostate ; en revanche, elle sert à évaluer l’éventuel retentissement sur la miction et sur les reins d’un adénome de la prostate.

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