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Opération Hippocrate : Epilogue

Le Conseil de l’Ordre des Médecins formalise l’interdit sexuel dans le cadre médical

mardi 12 mars 2019, par Dominique Dupagne, Gilles Lazimi, Marie

Le Conseil de l’Ordre des Médecins Français exprime désormais clairement sa position face aux relations sexuelles survenant dans le cadre du contrat thérapeutique : l’asymétrie de la relation médecin/patient vulnérable apparente de telles relations à un abus de faiblesse contraire à la déontologie médicale et sanctionnable comme tel.

RESUME DE LA SAISON 1
- 1) La pétition
- 2) Réponses aux critiques
- 3) Retour sur le communiqué de l’Ordre des médecins

Il y a près d’un an, nous lancions une pétition pour demander l’ajout d’un article au Code de Déontologie Médicale (CDM) explicitant l’interdit sexuel entre médecins et patient.e.s.

Malgré une forte médiatisation et l’empathie du public pour cette pétition, la commission de déontologie du Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM) n’a pas soutenu notre demande auprès du Ministère de la Santé, seul habilité à modifier le Code de Déontologie Médicale. Le CNOM fondait alors son refus sur des considérations juridiques. Nous avons néanmoins décidé de poursuivre le dialogue car nos interlocuteurs n’avaient pas fermé la porte à la discussion.

Lors d’une nouvelle réunion avec le CNOM, nous avons mieux argumenté notre demande. De son côté, l’Ordre nous a mis en garde contre la lourdeur et les incertitudes liées à la demande d’un nouvel article rédigé par le Conseil d’État. Nous sommes finalement arrivés à un compromis qui nous a paru satisfaisant.

Les articles du Code de déontologie médicale expriment des recommandations générales dont l’interprétation introduit une part importante d’arbitraire. L’Ordre a donc décidé il y a quelques années d’assortir chaque article d’un commentaire précisant la doctrine du Conseil National pour chacun de ces articles. Cette doctrine, si elle n’a pas de valeur juridique, influence néanmoins fortement les décisions disciplinaires des cours régionales.

Les conseillers nationaux nous ont proposé de modifier le commentaire de l’article 2, qui traite du respect de la personne et de sa dignité pour y introduire l’interdit sexuel, et d’héberger sur le site du CNOM une page d’aide pour les patients s’estimant victimes d’inconduites ou d’agressions sexuelles.

Ce commentaire a été mis en ligne fin 2018, et il énonce enfin sans ambiguïté l’importance de l’interdit sexuel dans le cadre thérapeutique. Extraits :

Le médecin ne doit pas abuser de sa position notamment du fait du caractère asymétrique de la relation médicale, de la vulnérabilité potentielle du patient, et doit s’abstenir de tout comportement ambigu en particulier à connotation sexuelle (relation intime, parole, geste, attitude, familiarité inadaptée, …).

La jurisprudence de la chambre disciplinaire nationale (note 10) condamne cet abus aux fins d’obtenir des relations sexuelles :
« Il résulte [des dispositions du code de déontologie médicale] qu’un médecin, qui dispose nécessairement d’un ascendant sur ces patients, doit, par principe, dans le cadre de l’exercice de son activité, s’interdire à l’égard de ses patients toutes relations intimes de nature à être regardées comme méconnaissant le respect de la personne, de sa dignité ou les principes de moralité et de probité ou à déconsidérer la profession ; qu’il en va ainsi tout particulièrement s’agissant de patients en état de fragilité psychologique, les relations intimes s’apparentant alors à un abus de faiblesse ; que si de telles relations viennent à s’instaurer, il appartient au médecin d’orienter son patient vers un autre praticien ;…
Considérant … que, dans ces conditions, et compte tenu de ce qu’il a été dit plus haut,
le Dr S, en engageant, et en poursuivant, une relation intime avec sa patiente, alors que cette dernière se trouvait dans un état de fragilité psychologique et, qu’au surplus, il assurait la prise en charge médicale de cette fragilité, a gravement méconnu les dispositions précitées du code de la santé publique ».

Ancien commentaire de l’article 2

Ce commentaire est désormais clair et sans ambiguïté. La phrase mise en gras par l’Ordre lui-même est particulièrement importante, mettant fin aux prétendues “relations banales entre adultes consentants” régulièrement invoquées par les médecins abuseurs et leurs avocats. Une relation sexuelle avec un patient ou une patiente vulnérable est un abus de faiblesse et doit être réprimé comme tel.

Témoignage et conseils aux victimes

Nous travaillons actuellement avec l’Ordre sur la page d’aide aux victimes qui sera mise en ligne sur le site du CNOM. Une femme abusée par son psychiatre nous a récemment communiqué un témoignage décrivant son difficile cheminement juridique, dans l’optique d’aider des femmes ayant vécu le même enfer. Ce témoignage résume la situation qui prévalait jusqu’à cette évolution de la doctrine ordinale.

Nous nous réjouissons de cette avancée pour les victimes qui pourront enfin faire valoir auprès des chambres disciplinaires ordinales la souffrance et l’emprise qu’elles ont subies. De même, ces victimes pourront s’appuyer sur la jurisprudence ordinale nationale pour affronter l’épreuve de la réunion de conciliation (qui n’est pas obligatoire) où certains conseillers ordinaux départementaux persistent à dénier le caractère fautif et abusif d’une relation sexuelle entre un médecin et un.e patient.e au prétexte de l’absence de violence physique.

Certes, nous avons encore beaucoup de retard sur d’autres pays. Il suffit de lire la plaquette destinée aux quebecois pour mesurer le chemin qui nous reste à parcourir, mais nous sommes heureux d’avoir participé à l’évolution de la doctrine de l’Ordre des médecins français sur ce sujet.

Messages

  • Bravo à tous, c’est en effet l’épilogue d’une belle histoire ( même si elle parle de chosees très tristes )

  • Bravo et un grand merci à vous tous et toutes qui avaient soutenu cette cause .
    Enfin on peut dire il était temps !!!!!!

  • Super.

    Merci et bravo. Nous serons vigilants sur l’application concrète de ce texte.

    Neptune

  • De longues et douloureuses années à culpabiliser d’une relation psychiatre-psychothérapeute fondée selon lui « sur une relation entre adultes consentants « .
    Merci. Mais aurais- je le courage d’une poursuite judiciaire au risque de revivre ces moments ....
    F

  • La médiatisation de cette avancée en matière de protection des patients, et surtout des patientes, a suscité de nombreux commentaires négatifs, hostiles, voire injurieux sous les articles de presse, par exemple :
    - 20 Minutes https://www.20minutes.fr/sante/2472887-20190314-deontologie-ordre-medecins-interdit-relations-sexuelles-entre-medecins-patientshttps://www.20minutes.fr/sante/2472887-20190314-deontologie-ordre-medecins-interdit-relations-sexuelles-entre-medecins-
    - Quotidien du Médecin : https://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2019/03/12/lordre-formalise-linterdit-des-relations-sexuelles-entre-medecin-et-patient_866833 et https://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2019/03/14/interdit-sexuel-le-est-deviter-aux-femmes-blessees-et-meurtries-de-sentendre-dire-quelles-vont-briser-une-carriere-assure-le-dr-dominique-dupagne_866910

    Quand on n’a jamais été confronté à la souffrance de femmes abusées par leur médecin, cet interdit peut paraître soit superflu tant cette règle est évidente, soit liberticide et donc révoltante.

    Ce n’est pas mon cas. J’ai lu beaucoup de témoignages de vies brisées, de familles explosées, à cause d’une relation sexuelle sous emprise qui n’aurait jamais dû avoir lieu. J’ai connu trois cas dans ma seule clientèle, dont deux ont eu des conséquences graves car il s’agissait de psychiatres. Sur le web, mon forum a été un lieu d’expression pour les vicitimes, par exemple : https://forum.atoute.org/forum/conf%C3%A9rence-principale/la-m%C3%A9decine-les-soignants-et-les-soign%C3%A9s/128878-victime-de-son-m%C3%A9decin et beaucoup d’autres du même acabit.

    C’est pourquoi j’ai accepté de soutenir Marie quand elle a fait appel à moi pour l’aider à faire inscrire cet interdit dans le code de déontologie. Elle aussi était passée par là Marie, comme Cassandre et Ariane). C’était un mois avant l’affaire Weinstein.

    Je précise qu’à aucun moment, nous n’avons demandé l’interdiction de relations entre un médecin et un.e ex patient.e (bien que dans le cas de la psychiatrie, cela puisse se discuter). Nous avons concentré notre demande d’interdit sur la période de la relation thérapeutique. Cela n’empêche en rien la constitution de couples stables liés à une rencontre dans le cadre thérapeutique, même si à mon avis ce n’est pas souhaitable.

    Il ne s’agit pas de pudibonderie ni d’un retour des ligues de vertus. Il s’agit du contrat moral lié à l’exercice médical : lorsqu’un femme pénètre dans le cabinet d’un médecin et se met à nu physiquement , qu’elle lui livre ses secrets et ses faiblesses, cette femme pense que cet "abandon de pudeur consenti" ne servira jamais à autre chose que la soigner, que ces révélations intimes ne seront pas utilisées dans le cadre d’une tentative de relation extra-professionnelle. C’est une évidence, cela méritait d’être écrit dans les commentaires du code de déontologie du fait d’un certain flou dans le libellé des articles.

    Je me fiche de ces réactions hostiles, de ces insultes, car je sais que nous avons contribué à la protection, ou au moins à la défense, des futures victimes de mes rares confrères prédateurs. Je suis fier d’avoir pu aider ces femmes et d’avoir stimulé puis accompagné l’Ordre dans sa réflexion sur ce sujet. Je remercie Marie, les signataires de la pétition et notamment mon confrère Gilles Lazimi qui s’est beaucoup investi et qui était un précurseur dans ce domaine.

    Dans quelques années, cet interdit paraîtra une évidence, les étudiants y seront formés pendant leurs études, comme dans beaucoup d’autres pays évolués, et ces débats paraîtront d’un autre âge. Heureusement pour mes détracteurs, leur anonymat leur permettra de ne pas faire honte à leur descendance.

  • J’oubliais : je ne suis pas un grand fan de la psychanalyse, mais ce texte de Freud est à lire pour ceux qui doute de l’importance de cet interdit https://www.atoute.org/n/IMG/pdf/ObservationsSurlAmourDeTransfert_Freud_1915-2.pdf

  • Je suis Marie à l’origine de la pétition. Je voudrais demander aux médecins qui sont ironiques, voire insultants dans leurs commentaires, comment ils reçoivent les victimes de violences ?
    Oui, c’est d’une grande violence,ce que nous avons vécu. Dans mon cas, un de vos confrères a profité de ce que je vivais suite à la greffe cardiaque, inattendue, sur mon enfant. D’une fragilité psychologique, due à une enfance difficile, une agression sexuelle et des années d’isolement. Il devait m’aider, il m’a achevée. Ce sont ces types d’abus de pouvoir que nous condamnons et je ne comprends pas que vous ne soyez pas à nos côtés. Vos réactions banalisent ces agressions et le message qu’elles véhiculent est irresponsable. Pendant des mois, à l’hôpital, j’ai côtoyé un personnel médical compétent, respectueux et humain, pour qui je garde un profond respect, aujourd’hui,j’ai mal de vous lire. Renseignez-vous sur l’emprise, comment on peut se faire manipuler dans un contexte dans lequel ce genre de situations ne doit pas, plus se présenter. Je rappelle, si nécessaire, que dans un couple médecin/ex-patient, donc dans le cas d’une relation saine, il n’y a pas de plainte.
    Je remercie le Dr Dupagne d’avoir répondu à ma lettre et pour son investissement, merci aux premiers signataires et particulièrement au Dr Lazimi. Merci aux membres du Conseil de l’Ordre d’avoir été à notre écoute et d’avoir pris cette décision de l’ajout dans le code de déontologie, ça allait de soi, mais c’est mieux en l’inscrivant clairement.

  • Bonjour,
    Merci à vous Marie ainsi qu’à celles et ceux qui vous ont soutenue dans cette démarche plus que nécessaire.
    Je suis celle, qui par ma plainte, a fait condamner Mr Hazout aux assises ainsi que le conseil de l’ordre pour inaction fautive.
    Ne tenez pas compte de tous ces gens qui insultent. Ce sont des ignorants des souffrances infligées aux victimes de ces prédateurs que sont ces médecins agresseurs.
    Avec toute ma considération, Cécile

    • Madame,
      Vous nous honorez par votre présence sur ce forum. Vous avez tracé la voie, et seule Marie (et les autres victimes) savent le courage qu’il vous a fallu pour vous faire condamner un homme célèbre et affronter sa corporation censée le juger. Vous êtes d’ailleurs une des seules à saluer d’abord Marie, et vous avez raison. Je râle chaque fois que je lis les journalistes qui mettent mon nom en avant, alors que je ne suis que l’agence de communication au service du combat d’une femme exceptionnelle.

      Ce sont des actions comme la vôtre, et les suites qu’elles ont eues, qui ont permis à l’Ordre de réformer sa gestion des agressions sexuelles. Il lui restait à l’écrire, à écrire noir sur blanc "non, vous ne devez pas avoir de relations intimes avec vos patients ou vos patientes, c’est mal, c’est dangereux, c’est toxique, c’est souvent un abus de faiblesse" . Et cette description claire de l’abus de faiblesse aidera les futures victimes à se faire entendre. Et cela, elles le devront avant tout à Marie.

      Le monde est assez grand pour que les médecins trouvent leur bonheur conjugal ailleurs que dans leur clientèle. Et si un sentiment fort, sincère et durable naît d’une relation thérapeutique, ce qui est parfois impossible à prévenir, un relation ne devrait pouvoir s’installer que si la patiente ne risque pas d’être blessée ou mise en difficulté par le transfert du suivi à un confrère, ce qui est rarement le cas lorsque la relation thérapeutique est ancienne et durable. Dans le cas contraire, le médecin devrait cacher ses sentiments et dominer ses pulsions, comme dans toutes les situations ou une personne dispose d’une position d’autorité face à une autre personne en situation de vulnérabilité.

      Mesdames, merci et chapeau bas.

  • Bravo pour cette avancée !

    Je me demande comment des médecins peuvent écrire de tels commentaires. C’est lamentable, consternant. Avoir bac + 8, 10 ne vaccine apparemment pas contre la bêtise, l’ignorance...
    Quand on ne sait pas lire correctement un texte (pourquoi cette pétition, conséquences des abus sexuels, témoignages, etc.), quand on ne maîtrise pas un sujet, on devrait se taire.
    Pratique l’anonymat pour se lâcher et piétiner les victimes ! Ca en dit long sur certains médecins et leur conception du soin.
    Amélie, agressée sexuellement par le psychiatre L.

  • @Dominique Dupagne
    Merci aussi à vous,, même si vous êtes "une agence de communication". Sans votre soutien, le combat de Marie aurait été plus difficile et plus long.
    Il est rare qu’un médecin soutienne une victime face à ces collègues.

  • Bonjour Cécile,
    Je suis très touchée,comme le Dr Dupagne, de votre passage. J’ai souvent pensé à vous, aux victimes de Mr Hazout, à votre courage. Rien de pire qu’un médecin qui abuse de son pouvoir et dans mon cas, indirectement de ce qui est arrivé à mon enfant, c’était tellement violent.
    Être médecin ou parent, ne me semblait pas nécessaire pour comprendre l’horreur de cette emprise,dans ce grand moment de vulnérabilité. C’est l’irrespect total pour la profession et pour les confrères qui ont tout fait pour sauver une vie. Les commentaires les plus virulents sont venus de médecins,quelle déception.
    C’était tellement évident que ce devait être écrit, et qu’il n’y ait aucune indulgence envers ces prédateurs.
    Marie-Anne Soubré,avocate, sur un plateau de télé, nous avez traitées de "folles", "Les médecins savent ce qu’ils font..." à lire les commentaires, et à constater le nombre d’abus,pas si sur.
    Tout mon respect, c’est grâce à vous et à tous les témoignages de femmes que cela a été possible.
    J’ai une pensée particulière pour les femmes qui n’ont jamais parlé, dénoncé, je veux leur dire qu’elles m’ont motivée aussi.

  • @Marie,
    Ne prenez pas ombrage de tous ces médecins qui fustigent cette décision et qui, pour certains la minimisent. C’est la preuve que la décision du COM est judicieuse et démontre qu’il y a encore beaucoup de boulot à faire pour que la femme soit respectée....pour beaucoup....bien sûr, pas par tous. Heureusement il existe des médecins dignes de ce nom et ils sont majoritaires.
    Quant à cette avocate elle juge tintin idiot et Hergé raciste, sans remettre cette BD dans le contexte de ces années là. Mais là est un autre débat.

    Toujours est il que petit à petit les choses bougent et avancent même si cela nous paraît long et douloureux.
    C’est grâce à notre courage et à notre ténacité et de toutes celles et ceux qui nous poussés, qui nous ont supportés (dans tous les sens du termes) que les choses se mettent en place.
    Bravo à vous et sachez que même si rien ne s’oublie, tout s’apaise avec le temps.

  • Je viens de lire et d’écouter la rubrique du Dr Dupagne du 19 mars 2019 sur France Inter.

    Bon à savoir.

    Cependant je ne vois pas pourquoi le Dr Dupagne parle du droit des femmes dans sa conclusion.... ??? Comme si "situation de vulnérabilité" était forcément synonyme de "femme" !!!!👎👎👎 Les hommes aussi peuvent être victimes d’abus de faiblesse non ???? !!!!😡😡

  • BONJOUR,
    MERCI A CES FEMMES COURAGEUSES ET AU DOCTEUR DUPAGNE QUE J’AI CONTACTE APRES UNE PLAINTE AU CONSEIL DE L’ORDRE QUI EST EN COURS....ET QUI TRAINE UN PEU, MAIS QUI ME PERMET DESORMAIS D’ALLER A LA CONFRONTATION CONTRE MON ANCIEN MEDECIN-PREDATEUR OFFICIANT ALORS DANS L’EXERCICE D’UN CHEF DE SERVICE REMPLACANT DANS UN CENTRE DE SOINS.
    J’AI TOUT SUBI :L’OMERTA COMPLICE OU INDIFFERENTE D’UNE EQUIPE MEDICALE, LA PSEUDO-MEDIATION AVEC LA COMMISSION DES LITIGES DE L’ETABLISSEMENT,MES PROCHES PARFOIS QUI CROYAIENT ME RENDRE CE MAUVAIS SERVICE DE NE RIEN DIRE .....CE FUT UN COMBAT INTERIEUR DE 6 MOIS ,GRACE A VOUS TOUS/TOUTES JE SUIS AUJOURD’HUI SEREINE ET PLUS QUE JAMAIS DETERMINEE.

  • @Dominique
    Il reste à faire de la prévention, à convaincre les médecins qui s’expriment, de façon irresponsable sur les réseaux sociaux, par des propos souvent proches de l’insulte pour les victimes, de réfléchir à l’image de la profession et au message qu’ils renvoient.

    Oui,ils pourront continuer à avoir des relations sexuelles avec leur conjoint,dans une relation saine, personne ne porte plainte.
    Et non, ce n’est pas la même chose avec un patron, qui n’est pas censé être bienveillant, respecter l’autre, devant lequel, on n’a pas à se déshabiller ou à se livrer intimement. Un médecin, par sa position, devrait avoir ces qualités et ne jamais profiter d’une situation de vulnérabilité. Et l’on sait, à quel point on peut l’être, vulnérable, lors d’un suivi thérapeutique.
    En se focalisant surtout sur ce qui ne concerne pas l’interdit, la victime est oubliée, décrédibilisée.

    Comment reçoivent-ils les victimes de violences sexuelles,conjugales ? De la même façon ? La pétition a mis en évidence un réel besoin dune formation sur le respect dans la relation soignant/soigné, sur l’emprise psychologique pour accompagner les victimes.
    Avec cette pétition, j’avais imaginé les médecins à nos côtés, contre leurs confrères agresseurs.Déception.

  • @ Marie
    merci Marie.
    J’AI LU, MOI AUSSI LES COMMENTAIRES IRRATIONNELS DE CERTAINS MEDECINS ...CE QUI EST TRES SURPRENANT DE LA PART DE SCIENTIFIQUES ... CES MESSIEURS MELANGENT TOUT, ILS N’ONT DONC PAS COMPRIS QU’UNE VRAIE RELATION ENTRE 2 ADULTES CONSENTANTS NE SE TERMINE PAS PAR UNE PLAINTE AU CONSEIL DE L’ORDRE...MAIS PAR UNE SEPARATION OU UN DIVORCE ! CETTE IMMATURITE EST DANGEUREUSE POUR LES PATIENTES...CERTAINS SEMBLENT FURIEUX NE NE PLUS POUVOIR UTILISER UN DROIT DE CUISSAGE POUR DECOMPRESSER ? C’EST CE QUE CE MEDECIN M’A OPPOSE , JE CITE , "J’AVAIS BESOIN DE DECOMPRESSER ....J’AI MEME LU , JE CITE UN ARTICLE , ENTRE COLLEGUES , LA MAIN AU C..., CA FAIT RIRE TOUT LE MONDE , C’EST POUR ELIMINER LE STRESS..LES MEDECINS FEMMES COMMENCENT A DENONCER , MEME LA MINISTRE Y A FAIT ALLUSION ...ET QUE DIRE DES INFIRMIERES OU DES AIDES SOIGNANTES , ECRASEES PAR LA HIERARCHIE .MAIS ELLES SONT CENSEES ETRE PROTEGEES PAR LE CODE DU TRAVAIL . IL Y AVAIT UN FLOU JURIDIQUE INSUPPORTABLE CONCERNANT LES PATIENTES.MERCI ENCORE , JE VOUS TIENDRAI AU COURANT DE LA SUITE. DOMINIQUE

  • Merci Marie et aux autres personnes qui ont participé aux changements. Grâce à vous, je vais pouvoir poursuivre mon combat face au médecin psychiatre/psychothérapeute qui m’a agressé récemment. Cela fait un an que je porte des symptômes post-traumatique suite aux faits d’abus et de violence et un an en attente d’une convocation par la chambre disciplinaire sans nouvelle ni du parquet (la notion de la présomption d’innocence/la parole du médecin contre celle du patient). Mais je suis assez lucide pour savoir ce que j’ai subi et pourquoi on douterait la mienne de parole ? Mais l’attente est longue et la reconstruction moins rapide. Mais je tiendrai sans faille cette fois-ci ! mes failles que ce médecin a si bien décelé durant des mois pour m’affaiblir et arriver à m’emprisonner pour ne pas pouvoir m’échapper et réagir. Aberrant...en effet...aberrant, face à des propos si délétères de la part de médecins. Cela confirme que certains points devaient être inscrits dans votre code pour vous...Merci Dr DUPAGNE et vos collègues, votre reconnaissance m’a permis de cicatriser davantage mes blessures et j’irai jusqu’au bout pour représenter aussi les autres victimes qui n’ont pas eu le courage d’avertir les autorités.

  • @Nathalie
    Voici un article récemment publié qui fera peut-être réfléchir les médecins qui ont des propos décevants sur le sujet.

  • Concernant la conciliation.

    Il faudrait aussi que l’Ordre départemental ait l’obligation d’informer la plaignante par écrit que la conciliation n’est pas une étape nécessaire, que la plainte sera directement envoyée à l’ordre régional si la plaignante ne veut pas d’une conciliation.

  • LA CONCILIATION
    JE VOUS CONFIRME A TOUS/TOUTES , QUE L’ON PEUT LA REFUSER . C’EST CE QUE J’AI FAIT .
    J’AI BIEN SUR ARGUMENTE . J’AI DEMANDE A CE QUE LE CONSEIL DE L’ORDRE DE MA REGION (OU AVAIENT EU LEU LES ACTES LORS DE MON HOSPITALISATION )ME RECOIVE POUR CETTE CONCILIATION , CAR LE MEDECIN MIS EN CAUSE EST UN REMPLACANT QUI EST INSCRIT DANS UNE AUTRE REGION ET JE DEVAIS FAIRE PRES DE 800KM ALLER-RETOUR POUR CETTE PREMIERE ETAPE DE CONCILIATION. MA DEMANDE A ETE VALIDEE PAR LE CONSEIL NATIONAL ( PARIS). MALHEUREUSEMENT , IL M’A ETE REPONDU QUE LE CONSEIL DE MA REGION N’ETAIT PAS EQUIPE DE WEBCAM !!, DONC PAS POSSIBLE,CE QUI EST UN PEU SURPRENANT , A NOTRE EPOGUE DE LA TELEMEDECINE ... J’AI DONC REFUSE , ENCORE SOUS SEQUELLE ET CONVALESCENTE . NEANMOINS , DANS TOUS LES CAS , CETTE ETAPE N’EST PAS OBLIGATOIRE , ET SI ON Y VA QUAND MEME , ON PEUT DEMANDER A NE PAS ETRE CONFRONTEE AU MEDECIN EN CAUSE , IL RESTERA DANS UNE AUTRE PIECE.SACHEZ QU’A CE STADE , UN MEDECIN ASSISTE DE SON AVOCAT VA TOUT FAIRE POUR VOUS INTIMIDER....MON DOSSIER A DONC ETE TRANSMIS DIRECTEMENT A LA CHAMBRE DISCIPLINAIRE REGIONALE . C’EST LONG , JE DOIS DIRE QUAND MEME , QUE LE CONSEIL DEPARTEMENTAL DE CE MEDECIN A ETE TRES A L’ECOUTE , BIEN QUE UN PEU LENT A LA DETENTE , J’AI DU ARGUMENTER , GRACE A LA PREMIERE ETAPE DE LA PETITION DE D. DUPAGNE ET DONC LA COM DU CONSEIL DE L’ORDRE EN REPONSE ,," QUE TOUTE DOLEANCE DEVAIT ETRE INSCRITE DANS UNE PLAINTE ORDINALE DE FACON SYSTEMATIQUE EN PARTICULIER POUR HARCELLEMENT OU ABUS A CARACTERE SEXUEL"..TOUS CES DETAILS DE LA PROCEDURE SONT IMPORTANTS A CONNAITRE POUR CELLES QUI ENGAGENT UNE PLAINTE ORDINALE .JE VOUS TIENDRAI AU COURANT DE LA SUITE, CELA PEUT ETRE UTILE AUX AUTRES FEMMES , CAR NE PAS SE LAISSER ENVAHIR PAR LE STRESS EST PRIMORDIAL.BON COURAGE A CELLES QUI SONT DANS CETTE SITUATION .DOMINIQUE

  • Pour les victimes,
    Je souhaite que mon témoignage vienne en aide aux victimes et à ceux/celles qui n’ont pas eu le courage de s’exprimer auprès de l’Ordre..Je continuerai à témoigner car seules les victimes savent de quoi il s’agit et des conséquences sur la suite de leur existence.
    Ci-joint les étapes que je suis en train de porter lors d’une plainte et les remarques que j’ai pu constater lors de la conciliation...n’hésitez pas à me solliciter pour des conseils si je peux y répondre...
    Bon courage

  • Merci Nathalie.
    Il faut savoir que la conciliation n’est pas obligatoire,je l’ai refusée.

    Quand à l’avocat, c’est l’idéal d’en avoir un, mais j’ai fait sans. Il ne faudrait pas qu’une victime s’empêche de porter plainte pour cette raison.

    J’ai déposé plainte au pénal pour "abus de faiblesse", pas d’enquête,classement sans suite.Idem en appel. "Ce n’est pas une faute pénale,mais déontologique"

    Les témoignages sont très importants.Je suis persuadée qu’il y a beaucoup de cas comme les nôtres. Ce n’est pas un manque de courage que de se taire, simplement se reconnaître victime est une étape à franchir. Et conserver en tête que "peut-être qu’il m’aimait bien quand même" est plus arrangeant que d’affronter la réalité, mais c’est bien une ordure qui a profité d’une situation de vulnérabilité. Ce n’est pas évident de déposer plainte, quand certaines sont en couple, ont des enfants.
    Mais, anonymement, elles peuvent parler.

  • Merci Nathalie et Marie :( j’ai lu avec beaucoup d’attention le document pdf joint sur la conciliation)
    Je doute , moi aussi, qu’une plainte au penal aboutisse , bien que j’aie subi ces comportements dans un service de medecine , lors d’une hospitalisation. Ce qui aggrave les choses ....NEANMOINS , J’HESITE ENCORE ....
    Marie , vous avez ecrit quelque chose de tres important : "c’est une ordure qui a profite de votre faiblesse ". Vous avez mis l’accent sur le fait qu’ il ne peut pas s’agir de sentiments , encore moins d’amour , ni de respect . Quand on a du respect et des sentiments pour quelqu’un , a fortiori pour une patiente , on ne se comporte pas de la sorte . Premierement , on respecte son code de deontologie, dans tous les cas , mais aussi la personne , dans son alterite .CETTE REALITE INSOUTENABLE , je n’ai pas pu la concevoir sur le moment ,j’ai ete dans une espece de deni . J’ETAIS , DE PLUS , DEPENDANTE D’UN SERVICE DE MEDECINE , BLESSEE PHYSIQUEMENT. Dans l’indifference generale ....CERTAINES INFIRMIERES ONT ETE TEMOINS DES AVANCES DE CE MEDECIN( toujours faits sur le ton de la plaisanterie) et n’ont pas reagi....ni signale ....probleme de hierarchie ? Il etait remplacant chef de service ....IL A RECOMMENCE , apres ma sortie , dans un autre etablissement , et , la , une infirmiere a signale ses propos et comportements inappropries envers des patientes ....
    Il ’m’a fallu 6 mois pour alerter et signaler , a l’ordre des medecins, LE DECALAGE NECESSAIRE A MA RECONSTRUCTION , autant physique ( convalescence ), que psychologique .
    IL EXERCE TOUJOURS ......
    Le CONSEIL DE L ’ORDRE a mis 2 mois pour reagir et accuser reception , et 6 mois pour transmettre a la chambre disciplinaire ... C’est tres long !
    Mais comme le dis Dominique Dupagne , je peux m’en rejouir , car je vais bebeficier de la mise a jour de l’article 2 du code de deontologie .
    Bon courage a toutes .

  • @ Dominique
    Bonjour Dominique, concernant votre hésitation d’une plainte au pénal, les actes que vous avez subi est un abus de faiblesse en autre, reconnu par un article pénal et réprimandé....il faudra prouver votre vulnérabilité a ce moment là qui pourrait être justifiée par votre hospitalisation mais si ça peut vous faire du bien ou avancer, il n’y a que vous qui le savez. Néanmoins, ça reste une épreuve de plus a porter face aux enquêteurs et leurs questions. Dans mon cas, il n’y a pas eu de confrontation avec le médecin agresseur a la gendarmerie, ça fait plus d’un an, enquête préliminaire en cours. Ils peuvent aussi vous reconvoquer plusieurs fois selon l’avancement de l’enquête. Il y a des juristes gratuits qui peuvent vous accompagner, demander service d’aide aux victimes au tribunal. Je suis suivie aussi par une juriste sans honoraire du cdiff (association qui est implanté partout en France, une équipe de professionnels qui m’a permis de ne pas sombrer sur une période d’un an et qui reste à votre disponibilité). Néanmoins, ce que j’ai du mal encore a accepter est, que ce médecin exerce encore..je pense totalement aux autres patients d’aujourd’hui...c’est quelque chose pour moi d’incomprehensif et qui me dépasse..comme affirme son avocat ..et la présomption d’innocence alors !
    Après, chaque victime réagit a sa façon et trouve des moyens qui lui convient pour passer chaque étape pour rebondir et se reconstruire...c’est long et toujours présent dans ma mémoire..accepter et vivre avec...le temps et la réparation sera la clé de l’acceptation...je remercie tout le soutien que j’ai eu par des professionnels de la santé et le cdiff, juriste, amis et famille. Il NE FAUT PAS RESTER SEUL

  • @dominique
    J’ai oublié de vous dire que ce sont deux plaintes qui sont différentes donc deux juridictions bien distinctes ( la chambre disciplinaire des médecins et le parquet)
    Il m’a fallu aussi du temps en tant que victime, pour assimiler cette complexité... aidé par les juristes étant choquée et sidérée...L’ordre des médecins concerne la profession du médecin mis en cause et la plainte, un individu agresseur comme tout agresseur qu’il soit médecin ou autre...pour moi c’était mon ex medecin..le même individu.
    Neanmoins le substitut du procureur peut interpeller la chambre disciplinaire selon le déroulement l’enquête...
    Cdt

  • @Nathalie
    J’ai fait le même parcours.Juristes gratuits à la maison de la justice, CiDDF, mais après 2 entretiens de chaque , plus une avocate consultée gratuitement tous me disent d aller au pénal.
    Quand je lis des résultats d affaires plus ou moins médiatisés, c’est à pleurer...voire carrément surréaliste.
    On voit clairement la détermination des victimes dans leurs combat pour faire respecter leur droit. C’est épuisant.....
    Je vais tout signaler au procureur de la république de mon département qui a bonne réputation et est assez impliqué dans les violences faites aux femmes ( mon médecin comme les médecins libéraux y ont été sensibilisés).
    A chaque victime sa lecture des événements....Néanmoins il n’y a pas que le droit , les textes. Il y a aussi la composante psychologique des "protagonistes", les uns en face des autres.Je viens de bénéficier d’une analyse juridique d’ une avocate en droit civil et cela me convient parfaitement pour cette deuxième étape.Je vais laisser a l’ appréciation du procureur d enquêter ou de me renvoyer a une décision personnelle d’ aller en justice.J’ai encore besoin de temps.C’est une affaire compliquée ou plusieurs medecins peuvent être mis en cause.Mon constat est amer et je ne décolère pas. Il y a une réelle connivence corporatiste inadmissible en regard du préjudice des victimes.
    Merci pour nos échanges
    Dominique

  • Quelle bonne nouvelle !
    Un immense bravo à vous toutes et à vous tous pour cette avancée qui se faisait attendre depuis trop longtemps. Un immense merci aussi à vous, car cette reconnaissance est déjà une forme de justice et j’avoue que cela fait beaucoup de bien. Je ne désespère pas que nous soyons aussi bien équipés d’ici quelques temps que les québécois pour une protection optimale des patients et patientes. D’ailleurs, le jour où j’ai eu connaissance de cette plaquette, cela remonte à un petit paquet de temps maintenant, j’ai cru que j’hallucinais. Maintenant, cela va devenir réalité. Encore merci !

  • Bonjour à toutes, tous..
    Voilà c’ est parti.
    Le mot magique... : Procureur ...!!
    Pour obtenir enfin un début de traitement de la chambre disciplinaire...
     ! Jour J : ma lettre recommandée a la chambre disciplinaire.....
    Pour moi il y a des pouvoirs corporatistes en jeu ,à l ’oeuvre.
    1er contre pouvoir d un établissement de soins : l ARS de son département , avec un signalement.
    2eme, le procureur face au conseil de
    l ’ordre.....
    7 mois s’étaient écoulés depuis ma lettre de plainte et la transmission a la chambre disciplinaire.... mon signalement au procureur a tout débloqué.....
    Je ne lâcherai rien . Dès a présent ,c’est tolérance zéro....Pour que les combats de Marie ,Ariane ,Cassandre ,Nathalie et toutes les autres ne reste pas vain .
    Courage et persévérance.
    Avec mon admiration pour la détermination et la dignité de tous les acteurs de ses dossiers douloureux...
    Dominique

  • @dominique, à toutes et tous
    15 mois depuis mes plaintes...et mon combat continue aussi pour toutes les victimes...sans nouvelle ni du parquet ni de la chambre disciplinaire, j’ai déposé une plainte
    directement au juge d’instruction, accompagnés de professionnels juridiques...
    Merci à tous les professionnels de tout secteur médical qui m’entourent et à vous...Ne lâchez rien..notre détermination permettra peut-être et j’espère une prise de conscience à ceux qui ont accès à toutes ces plaintes qui proviennent de victimes de ces actes délictueux de médecins, qui ont de graves conséquences sur la santé de ces patients qui les subissent..Merci aux autres médecins bienveillants qui s’engagent et comprennent que ces démarches n’ont rien à voir avec eux ni contre eux.

  • @nathalie, à toutes et tous

  • @ Nathalie , toutes et tous ,

    Voila ... moi aussi j’attend ... j’ai ecrit un memoire en appui de ma plainte, avec des documents... un tres gros dossier , qui doit etre envoye en 7 exemplaires ... a la chambre disciplinaire .

    Ne lachez rien , Nathalie , qui etes en pleine procedure. POUR MOI , C’EST UNE CHOSE APRES L’AUTRE, J’ATTENDRAI LA CONCLUSION APRES LA CONFRONTATION DE LA CHAMBRE DISCIPLINAIRE DE MARSEILLE. ET ENSUITE , JE DECIDE OU NON DE PASSER du simple signalement au procureur , a la plainte avec constitution de partie civile .
    Il faut dire que j’ai aussi engage une procedure AU CDOM ( CONSEIL DEPARTEMENTAL ) contre l’etablissement ou j’ai ete hospitalisee, et contre le pseudo mediateur de la commission des usagers, car il y a eu la aussi une faute professionnelle , en vue d’etouffer cette affaire . J’ai saisi le comite d’ethique du CNOM -Paris , qui m’a repondu .....je n’en peux plus , par moment , mais vous lire me fait tenir. A BIENTOT , ET NE LACHEZ RIEN , NATHALIE ET TOUTES CELLES QUI SONT EN PROCEDURE. Pour Nathalie, peut etre que la chambre DISCIPLINAIRE , pour gagner du temps, peut sursoir a la decision de justice , mais vous pourriez exiger que la chambre INSTRUISE VOTRE PLAINTE DANS LES MEILLEURS DELAIS, EN ARGUMENTANT VOS PROPRES PROBLEMES DE SANTE ET L’INCAPACITE A VOUS SOIGNER CORRECTEMENT A CAUSE DU PREJUDICE ,......?
    ... ON ESSAIE DE S’ENTRAIDER....
    BON COURAGE
    DOMINIQUE

  • @dominique
    Merci de vos encouragements..et vous apporte tout mon soutien car je comprends ce que vous pouvez supporter.. Malgré cette attente depuis un an et demi des décisions de mes plaintes a l’encontre de ce medecin ( parquet, juge d’instruction et chambre disciplinaire)..car il est bon de répreciser aussi qu’une victime ne peut se reconstruire grâce a une décision et ou une reconnaissance, j’arrive davantage a vivre avec, en bâtissant de nouveaux projets heureux..mais afin que les souvenirs de ces violences ne détruisent ma nouvelle vie ( mémoire traumatique), je continue a être suivi par un professionnel bienveillant m’expliquant que tout événement dans ma vie d’aujourd’hui peut réveiller les symptômes traumatiques des violences subies par ce médecin et faut du temps voire des années pour qu’elles soient totalement refoulées.. voici les conséquences de tels actes ! Qui pourraient penser qu’un médecin soit destructeur et toxique sur long terme ? A titre d’info, pour la région nouvelle Aquitaine, la chambre disciplinaire a pris du retard pour l’instruction des plaintes car elle est localisée maintenant a Bordeaux..elle est en pleine restructuration depuis février...constitution de nouveaux membres etc..revisiter les plaintes des 3 ou quatre anciennes regions..j’attends donc...et surtout en attendant ce médecin psy exerce toujours...bon courage a tous

  • @ NATHALIE, TOUS ET TOUTES,
    Je suis soulagee pour vous , que ces retards soient d’ordre stucturel , une recomposition de chambre disciplinaire , plutot qu’une omerta , ou une plainte volatilisee.....
    Avec le temps , j’ai eu de moins en moins peur, jusqu’a aujourd’hui , plus du tout. J’ai repris ma vie , ai fait le tri de mes relations , plus ou moins bonnes pour moi , et surtout , il faut se dire qu’au bout de la route , il y aura UN RENFORCEMENT DE VOS PROPRES VALEURS .
    Ce qui m’a protegee lors de ces faits , c’est que je n’ai pas compris , ou pas pu ni voulu voir .....plus le temps passe , plus je realise la toxicite et la dangerosite de ce praticien , pervers , manipulateur , destructeur , alcoolique , fumeur , violent, sous anxyolitiques ... et tres seul !! Bon j’arrete , la coupe est pleine ! Moi qui ne fume pas , ne bois pas , ai des activites creatrices , une vie artistique et sociale riche.... c’est le monde a l’envers , ET IL M’A FALLU ENGAGER TOUTE MA JOIE DE VIVRE ET MA TOLERANCE FACE A CE MALVEILLANT PERSONNAGE POUR EN AVOIR LE COEUR NET.... Etre confrontee a une realite insupportable , c’est tres complique,comme un insecte attire par l’ ampoule qui va lui griller les ailes .C’est bizarre , cette sensation d’etre toujours en vie , comme avant, et en meme temps se ressentir tres different,n’etre plus tout a fait la meme personne ...
    Nathalie, votre agresseur sait tres bien ce qu’il risque ,ces gens- la detestent etre demasques. Ne vous faites pas plus de mal en croyant qu’il ne ressent rien . Quand la sanction va tomber, son ego certainement demesure va en prendre un coup , et vous allez vous reconstuire , encore plus forte ,et plus vigilante , aussi . CE DICTON , CE QUI NE VOUS TUE PAS VOUS RENFORCE ,et aussi , LA VIE EST UNE MEULE QUI VOUS USE OU VOUS POLIT , SELON LE METAL DONT VOUS ETES FAIT . .. allez, courage .
    DOMINIQUE

  • A tous et toutes,

    Aujourd’hui, je souhaite échanger avec vous les étapes que j’ai pu franchir suite au comportement toxique et agressif de mon ex médecin, dans le seul but d’informer et d’encourager les victimes à retrouver leur capacité d’espérer et, de transmettre la possibilité, avec de la ténacité et un environnement présent et de soutien, de se reconstruire et de transformer ce traumatisme si difficile à accepter en pulsion de vie. En effet, le fait que mon ex médecin m’a brisé en utilisant son outil de travail pour m’infliger des sévices, est un fait du passé que je ne peux pas changé. En revanche aujourd’hui, j’ai la possibilité de m’en sortir. Comment ? Je me suis entourée de professionnels et en premier temps je me suis orientée vers de l’activisme, assez épuisant, mais cela m’a permis d’éviter de ruminer et de court circuiter mes pensées afin de ressentir un minima de souffrance en permanence. Aujourd’hui, j’apprends davantage à me poser pour que ces activités multiples ne soit plus un phénomène de fuite mais un plaisir présent. Pour cela j’ai dû traverser plusieurs étapes douleureuses, encore maintenant mais maîtrisées : 1/ le temps du traumatisme c’est a dire ce déclic qui m’a permis de réaliser que j’étais sous emprise avec toute la violence qu’elle comporte. 2/ le temps de l’intégration avec une succession de symptômes elles aussi très douleureuses ( la sidération, l’incompréhension, la peur, la colère, la culpabilité...). 3/ le temps de la réparation qui est un temps plus long qui a commencé pour moi à donner un sens à mes blessures psy et physiques suite aux faits d’autant plus compliqué quand l’agresseur est votre propre médecin a qui vous avez fait confiance dans une relation médecin/patient. Moyen ? La parole et l’écriture.. comme le dit si bien Dominique dans le message précédent, mes valeurs propres se sont davantage exprimées et renforcées. J’ai donc acqueri une force qui m’a aidé à continuer à me battre par rapport aux procédures en cours et a confirmé qu’il est préférable pour soi et les autres patients comme pour le corps médical à dénoncer ces abus de médecins qui sont dans la toute puissance et ne se préoccupe même pas de leurs confrères respectueux. Ainsi, j’ai réussi à porter plainte..ça m’a beaucoup aidé et j’ai pu retrouver mes bases et en créer ou découvrir d’autres... Et à ce moment, vous voyez réapparaître et renaître des projets de vie et de choix personnels..la vie peut donc reprendre et vous vous accrochez non plus à ces images de violence et de gestes malsains de votre ex médecin du passé, même si je fais encore des cauchemars par exemple ou ayant toujours ce sentiment de culpabilité mais à des moments agréables du présent et de l’avenir. J’ai conscience que lorsque les décisions des procédures engagées vont se réveiller, une autre épreuve sera de nouveau a franchir mais je suis bien entourée,ma vulnérabilité du temps des soins il y a un an1/2 n’y sont plus et ma confiance redevue celle d’avant les faits. Ainsi, ne restez pas dans le silence.. si j’ai transformé ma souffrance en une rage de vie et ma capacité à vivre à se développer en dépit de l’adversité, vous pouvez le faire...surpassez votre peur même face a un professionnel de la santé malveillant qui a un statut d’autorité...bon courage

  • A toutes et tous , Nathalie et ceux/celles dont les procedures sont en cours....

    Mon adversaire n’a meme pas ete fichu de faire un memoire en defense ( en bonne et due forme ) ... confirmation de la chambre disciplinaire par lettre A.R.... SEULEMENT une simple lettre , meme pas dans un delai lui etant imparti , c’est lamentable . Ces pervers , pris isolement , sont probablement des laches , sans consistance . Cela devient presque frustrant , voire pathetique , un tel desequilibre entre l’autorite affichee qui permet parfois a des deviants de s’exprimer, ET LA FAIBLESSE D’UN ARGUMENTAIRE FAIT POUR SALIR ET HUMILIER.Le profil de cet individu est apparu maintenant au grand jour(cote procedure ).
    De mon cote ,j’ ai pu m’en sortir par le haut , grace a mes actvites d’artiste , avec cet etablissement ou il y a eu des manquements lors de mon hospitalisation.
    Neanmoins, j’y vais tres doucement, car la confiance n’est pas revenue. Mon entourage et la premiere etape de rage de vivre ( comme pour vous , Nathalie), ont remplace toutes les emotions negatives liees a cette histoire , que je regarde aujourd’hui comme etrangeres a moi-meme .Finalement , la lenteur de la procedure a ete benefique . Vous aurez de mes nouvelles , par un vecteur peut-etre inhabituel , des dessins ...? J’aurai tout gagne sur ce mal , si je peux vous faire sourire , par derision de ces comportements. Le but affiche etant , bien sur , de lacher ses illusions , sans perdre l’espoir .
    Je lis ca et la des comptes rendus de procedures , dans la presse . C’est toujours complique de depoussierer les institutions et le poids de la hierarchie ou trop souvent encore, les idees recues , empilees au fil des siecles ( je parle de la mysoginie ), sont encore tenaces .Des amazones , les femmes d’aujourd’hui ...? Celles qui denoncent, agissent et le font savoir se heurtent encore a tant de brutalite , il y a du boulot ..! Je vous dis a tres bientot , courage et tenacite, car faire sortir les gens de leur zone de confort est loin d’etre simple . Dominique

  • Bonjour á tous, toutes et á vous Dominique,
    A l’inverse de vous, Dominique, mon ex médecin agresseur a un comportement Aussi dérisoire mais, en multipliant ses mémoires afin de prouver tant bien que mal son innocence auprès de ses confrères bienveillants et de repousser un face á face si la chambre disciplinaire opte pour une recevabilité...combien de mémoires faudra til pour avoir un rendez vous ( 3 ou 4 maintenant)car en attendant il exerce toujours puis á chaque fois, cette sensation de douleur en tant que victime de devoir prouver la veracité des faits...pourtant dans mes reponses tout est dit avec des preuves...pire encore, Les attestations jointes par lui meme montrent par constat un corporatisme de taille...pire encore, l’utilisation de ses ex patients fragilisés pour sa défense...ce medecin specialisé est dans la toute puissance et un fort desir de sa part cette fois ci de m’impressionner mais je persisterai meme si ça me côute...quelle tenacité ! mais Elle est utile... et peut etre un jour je pourrai souffler et être liberée car ces démarches et attente sont des épreuves supplémentaires.. A bientot

  • Bonjour Nathalie et toutes/ tous...
    J’avance a grands pas.
    J’ai changé de juridiction.
    Maintenant c’est police, auditions enquête du procureur.
    Je n’en reviens pas d’être aussi bien reçue. Je pense que les pouvoirs publics ont pris la mesure du problème.
    J’ose dire que c’est même...presque confortable au commissariat...quel soulagement.Je sors donc de cette fosse aux lions et je sors du cadre imposé( juridiction ordinale). Ce qui ne me surprend pas c’est le comportement de votre ex médecin agresseur, Nathalie. Il doit considérer ses pairs comme des complices. C’est une erreur de prédateur conforté par de vieilles ideologies paternalistes et sexistes.
    Je suis sûre que cela va finir par se décanter. Ces gens- la ont des faiblesses, pris tout seul votre agresseur ne vaut rien. Je me demande même si ce n’est pas un combat idéologique, juste un jeu de pouvoir... Le temps qui passe , insupportable, peut aussi vous permettre d’ apprivoiser vos émotions.
    Envisager votre adversaire comme un rat de laboratoire qui cherche la sortie et multiplie les leurres ( mémoires multiples) pour tenter les diversions et surtout vous épuiser. Il doit commencer à avoir la trouille et c’est bien fait pour lui.Tenez bon vous allez y arriver, j’en suis sûre ,
    Courage.
    Dominique( en attendant je me mets a la table a dessins...et vous ? Vous avez certainement vos trucs à vous ..vos centres d’ intérêt voire des passions ? S’ autoriser de la légèreté à les vivre pleinement et tuer le sentiment d’ impuissance lié a la lenteur de la procédure ...?)

  • Bonjour Dominique, tous et toutes...
    En corrélation avec les propos précédents de Dominique, à ce jour, l’attente des décisions tardives des juridictions ne me sont plus insupportables même si je sais qu’elles m’aideront à avancer plus rapidement dans l’acceptation des faits et dans ma reconstruction qui est en bonne voie.
    Je la comparerais plutôt à un moment de répit qui m’aide à modérer mes émotions et me fortifier quand ma mémoire traumatique se réveille. Je vous conseille d’être accompagné par un professionnel de la santé suite aux faits même si votre force de vie reprend son cours car d’une part il vous aidera à comprendre vos émotions se référant aux faits de violence et à interpréter vos ressentis afin d’ évacuer vos tensions qui peuvent avoir des conséquences sur votre vie de tous les jours encore aujourd’hui et vous préparera à faire face le jour J à ce luciférien de médecin et d’autre part cette démarche m’a réconcilié avec la médecine qui vous tire vers le haut plutôt que vous détruire, d’autant plus que je travaille avec des médecins et avec un public en souffrance.
    (exemples concrets : 1er/ j’ai perdu mon emploi très apprécié suite aux faits et, précédent un rendez-vous d’embauche, je tremble et me mets d’un coup à pleurer malgré mon optimisme à m’y rendre. Une émotion forte se manifeste alors et réalise que cette émotion me ramène aux émotions ressenties lors des agressions de ce médecin puisque mon licenciement est une des conséquences de ce drame...je revis donc une peur passée qui sans le contrôle de mes émotions aurait pu me mettre en échec. 2er/Mon petit ami et/ou entourage partage des gestes et propos qui d’un coup me font réveiller de fortes réactions émotionnelles. Même gestes même propos, je revis les émotions du passé au cours des consultations de ce médecin et des visites à son domicile...conseil/ afin que votre entourage comprenne ce qui se passe, partagez ce que vous avez vécu sans honte ( c’est pas simple) afin que que vous ne perdez pas les personnes qui vous apprécient et que vous aimez.
    Voici des exemples parmi tant d’autres qui vous montrent qu’il faut du temps pour qu’une telle blessure se cicatrice et la nécessité de vous faire aider si vous en sentez le besoin pour ne plus rien perdre et à un moment donné vous arrivez sur le chemin de la reconstruction.

    Pour avoir été entendue par la gendarmerie, je pense qu’il est nécessaire que les enquêteurs soient formés sur une telle problématique. Exemple, en effet quand vous affirmez en état de choc que vous avez été agressés par votre médecin thérapeute..vous ne vous sentez pas réellement entendue. Des propos m’ont resté comme " un médecin peut tomber amoureux d’une patiente" malgré que j’étais en thérapie depuis plusieurs mois et que les faits se sont déroulés dans son cabinet médical et à son domicile...Maladresses acceptées car en effet, qui pourrait penser q’un médecin d’autant plus de la santé mentale seraient capables de tels gestes ? Mais les enquêtes sont toujours en cours...et moi, je continue à vivre avec la réussite d’avoir pu porter plainte et de pouvoir témoigner, de rebondir progressivement mais surement en reprenant mes activités d’avant et mes passions comme le sport,la culture, la lecture (mes problèmes de concentration et de mémoire suite aux faits ont disparu)..Courage car c’est possible de s’en sortir et de ne pas sombrer car chacun d’entre nous à une force qui faut exploiter.
    A bientôt

  • Bonjour à tous/ toutes
    Nathalie,
    Nous avons le même cheminement et ce n ’est pas un hasard...pour l’ instant j écris..tout ce que la policière me demande. C est une vraie thérapie ,
    c ’est intéressant et je rend ma copie bientôt. Je comprends que c’ est une collaboration pour coincer ce tordu dangereux pour des femmes( patientes ou non) de son choix.... La police a autant besoin de moi pour faire son boulot que j ai besoin d elle pour être reconnue et protégée . Moi qui suis plutôt du genre rapide, je suis comme la tortue de la fable, pourvu que ça finisse aussi bien pour moi ! J’ai été remarquablement reçue, quand ça se passe bien il faut le dire , pour celles et ceux qui hésitent ( comme moi ) à franchir ce pas ( du pénal ).Sinon
    l’ herbe ne repoussera pas derrière le passage de ces dévoyés , il faut aller les débusquer sur leur territoire...
    Côté Conseil de l Ordre mon adversaire va recevoir une mise en demeure car il n a toujours pas fait de mémoire ! Décidément je ne comprends rien à sa stratégie, depuis le début ça n’ a pas de sens.....et puis les dessins reprendront leur place et mes activités de la rentrée ...A h oui
    j ai oublié de préciser que j ai 63 ans
    ( 61 à l’ époque des faits) et que décidemment il n y a pas d âge pour se faire traiter en objet sexuel par un pervers pépère pourrai- t ’on dire
    ( il a à peu près le même âge). Eh oui un abruti ne se bonifie pas avec les années qui passent.... Si je retrouve quelques zestes d humour , il reste encore beaucoup a faire... Le tri de mes relations c est fait, le reste , des projets ! .Mais ça coince vraiment avec le corps médical :trop de connivences malsaines autour de cette affaire, les temps sont durs pour la confiance .
    A bientôt .

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