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Opération Hippocrate : Epilogue

Le Conseil de l’Ordre des Médecins formalise l’interdit sexuel dans le cadre médical

Première publication : mardi 12 mars 2019,
par Dominique Dupagne, Gilles Lazimi, Marie - Visites : 15957

Le Conseil de l’Ordre des Médecins Français exprime désormais clairement sa position face aux relations sexuelles survenant dans le cadre du contrat thérapeutique : l’asymétrie de la relation médecin/patient vulnérable apparente de telles relations à un abus de faiblesse contraire à la déontologie médicale et sanctionnable comme tel.

RESUME DE LA SAISON 1
- 1) La pétition
- 2) Réponses aux critiques
- 3) Retour sur le communiqué de l’Ordre des médecins

Il y a près d’un an, nous lancions une pétition pour demander l’ajout d’un article au Code de Déontologie Médicale (CDM) explicitant l’interdit sexuel entre médecins et patient.e.s.

Malgré une forte médiatisation et l’empathie du public pour cette pétition, la commission de déontologie du Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM) n’a pas soutenu notre demande auprès du Ministère de la Santé, seul habilité à modifier le Code de Déontologie Médicale. Le CNOM fondait alors son refus sur des considérations juridiques. Nous avons néanmoins décidé de poursuivre le dialogue car nos interlocuteurs n’avaient pas fermé la porte à la discussion.

Lors d’une nouvelle réunion avec le CNOM, nous avons mieux argumenté notre demande. De son côté, l’Ordre nous a mis en garde contre la lourdeur et les incertitudes liées à la demande d’un nouvel article rédigé par le Conseil d’État. Nous sommes finalement arrivés à un compromis qui nous a paru satisfaisant.

Les articles du Code de déontologie médicale expriment des recommandations générales dont l’interprétation introduit une part importante d’arbitraire. L’Ordre a donc décidé il y a quelques années d’assortir chaque article d’un commentaire précisant la doctrine du Conseil National pour chacun de ces articles. Cette doctrine, si elle n’a pas de valeur juridique, influence néanmoins fortement les décisions disciplinaires des cours régionales.

Les conseillers nationaux nous ont proposé de modifier le commentaire de l’article 2, qui traite du respect de la personne et de sa dignité pour y introduire l’interdit sexuel, et d’héberger sur le site du CNOM une page d’aide pour les patients s’estimant victimes d’inconduites ou d’agressions sexuelles.

Ce commentaire a été mis en ligne fin 2018, et il énonce enfin sans ambiguïté l’importance de l’interdit sexuel dans le cadre thérapeutique. Extraits :

Le médecin ne doit pas abuser de sa position notamment du fait du caractère asymétrique de la relation médicale, de la vulnérabilité potentielle du patient, et doit s’abstenir de tout comportement ambigu en particulier à connotation sexuelle (relation intime, parole, geste, attitude, familiarité inadaptée, …).

La jurisprudence de la chambre disciplinaire nationale (note 10) condamne cet abus aux fins d’obtenir des relations sexuelles :
« Il résulte [des dispositions du code de déontologie médicale] qu’un médecin, qui dispose nécessairement d’un ascendant sur ces patients, doit, par principe, dans le cadre de l’exercice de son activité, s’interdire à l’égard de ses patients toutes relations intimes de nature à être regardées comme méconnaissant le respect de la personne, de sa dignité ou les principes de moralité et de probité ou à déconsidérer la profession ; qu’il en va ainsi tout particulièrement s’agissant de patients en état de fragilité psychologique, les relations intimes s’apparentant alors à un abus de faiblesse ; que si de telles relations viennent à s’instaurer, il appartient au médecin d’orienter son patient vers un autre praticien ;…
Considérant … que, dans ces conditions, et compte tenu de ce qu’il a été dit plus haut,
le Dr S, en engageant, et en poursuivant, une relation intime avec sa patiente, alors que cette dernière se trouvait dans un état de fragilité psychologique et, qu’au surplus, il assurait la prise en charge médicale de cette fragilité, a gravement méconnu les dispositions précitées du code de la santé publique ».

Ancien commentaire de l’article 2

Ce commentaire est désormais clair et sans ambiguïté. La phrase mise en gras par l’Ordre lui-même est particulièrement importante, mettant fin aux prétendues “relations banales entre adultes consentants” régulièrement invoquées par les médecins abuseurs et leurs avocats. Une relation sexuelle avec un patient ou une patiente vulnérable est un abus de faiblesse et doit être réprimé comme tel.

Témoignage et conseils aux victimes

Nous travaillons actuellement avec l’Ordre sur la page d’aide aux victimes qui sera mise en ligne sur le site du CNOM. Une femme abusée par son psychiatre nous a récemment communiqué un témoignage décrivant son difficile cheminement juridique, dans l’optique d’aider des femmes ayant vécu le même enfer. Ce témoignage résume la situation qui prévalait jusqu’à cette évolution de la doctrine ordinale.

Nous nous réjouissons de cette avancée pour les victimes qui pourront enfin faire valoir auprès des chambres disciplinaires ordinales la souffrance et l’emprise qu’elles ont subies. De même, ces victimes pourront s’appuyer sur la jurisprudence ordinale nationale pour affronter l’épreuve de la réunion de conciliation (qui n’est pas obligatoire) où certains conseillers ordinaux départementaux persistent à dénier le caractère fautif et abusif d’une relation sexuelle entre un médecin et un.e patient.e au prétexte de l’absence de violence physique.

Certes, nous avons encore beaucoup de retard sur d’autres pays. Il suffit de lire la plaquette destinée aux quebecois pour mesurer le chemin qui nous reste à parcourir, mais nous sommes heureux d’avoir participé à l’évolution de la doctrine de l’Ordre des médecins français sur ce sujet.

Il y a 73 messages sur ce forum.

Messages

  • Bravo à tous, c’est en effet l’épilogue d’une belle histoire ( même si elle parle de chosees très tristes )

  • Bravo et un grand merci à vous tous et toutes qui avaient soutenu cette cause .
    Enfin on peut dire il était temps !!!!!!

  • Super.

    Merci et bravo. Nous serons vigilants sur l’application concrète de ce texte.

    Neptune

  • De longues et douloureuses années à culpabiliser d’une relation psychiatre-psychothérapeute fondée selon lui « sur une relation entre adultes consentants « .
    Merci. Mais aurais- je le courage d’une poursuite judiciaire au risque de revivre ces moments ....
    F

  • La médiatisation de cette avancée en matière de protection des patients, et surtout des patientes, a suscité de nombreux commentaires négatifs, hostiles, voire injurieux sous les articles de presse, par exemple :
    - 20 Minutes https://www.20minutes.fr/sante/2472887-20190314-deontologie-ordre-medecins-interdit-relations-sexuelles-entre-medecins-patientshttps://www.20minutes.fr/sante/2472887-20190314-deontologie-ordre-medecins-interdit-relations-sexuelles-entre-medecins-
    - Quotidien du Médecin : https://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2019/03/12/lordre-formalise-linterdit-des-relations-sexuelles-entre-medecin-et-patient_866833 et https://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2019/03/14/interdit-sexuel-le-est-deviter-aux-femmes-blessees-et-meurtries-de-sentendre-dire-quelles-vont-briser-une-carriere-assure-le-dr-dominique-dupagne_866910

    Quand on n’a jamais été confronté à la souffrance de femmes abusées par leur médecin, cet interdit peut paraître soit superflu tant cette règle est évidente, soit liberticide et donc révoltante.

    Ce n’est pas mon cas. J’ai lu beaucoup de témoignages de vies brisées, de familles explosées, à cause d’une relation sexuelle sous emprise qui n’aurait jamais dû avoir lieu. J’ai connu trois cas dans ma seule clientèle, dont deux ont eu des conséquences graves car il s’agissait de psychiatres. Sur le web, mon forum a été un lieu d’expression pour les vicitimes, par exemple : https://forum.atoute.org/forum/conf%C3%A9rence-principale/la-m%C3%A9decine-les-soignants-et-les-soign%C3%A9s/128878-victime-de-son-m%C3%A9decin et beaucoup d’autres du même acabit.

    C’est pourquoi j’ai accepté de soutenir Marie quand elle a fait appel à moi pour l’aider à faire inscrire cet interdit dans le code de déontologie. Elle aussi était passée par là Marie, comme Cassandre et Ariane). C’était un mois avant l’affaire Weinstein.

    Je précise qu’à aucun moment, nous n’avons demandé l’interdiction de relations entre un médecin et un.e ex patient.e (bien que dans le cas de la psychiatrie, cela puisse se discuter). Nous avons concentré notre demande d’interdit sur la période de la relation thérapeutique. Cela n’empêche en rien la constitution de couples stables liés à une rencontre dans le cadre thérapeutique, même si à mon avis ce n’est pas souhaitable.

    Il ne s’agit pas de pudibonderie ni d’un retour des ligues de vertus. Il s’agit du contrat moral lié à l’exercice médical : lorsqu’un femme pénètre dans le cabinet d’un médecin et se met à nu physiquement , qu’elle lui livre ses secrets et ses faiblesses, cette femme pense que cet "abandon de pudeur consenti" ne servira jamais à autre chose que la soigner, que ces révélations intimes ne seront pas utilisées dans le cadre d’une tentative de relation extra-professionnelle. C’est une évidence, cela méritait d’être écrit dans les commentaires du code de déontologie du fait d’un certain flou dans le libellé des articles.

    Je me fiche de ces réactions hostiles, de ces insultes, car je sais que nous avons contribué à la protection, ou au moins à la défense, des futures victimes de mes rares confrères prédateurs. Je suis fier d’avoir pu aider ces femmes et d’avoir stimulé puis accompagné l’Ordre dans sa réflexion sur ce sujet. Je remercie Marie, les signataires de la pétition et notamment mon confrère Gilles Lazimi qui s’est beaucoup investi et qui était un précurseur dans ce domaine.

    Dans quelques années, cet interdit paraîtra une évidence, les étudiants y seront formés pendant leurs études, comme dans beaucoup d’autres pays évolués, et ces débats paraîtront d’un autre âge. Heureusement pour mes détracteurs, leur anonymat leur permettra de ne pas faire honte à leur descendance.

  • J’oubliais : je ne suis pas un grand fan de la psychanalyse, mais ce texte de Freud est à lire pour ceux qui doute de l’importance de cet interdit https://www.atoute.org/n/IMG/pdf/ObservationsSurlAmourDeTransfert_Freud_1915-2.pdf

  • Je suis Marie à l’origine de la pétition. Je voudrais demander aux médecins qui sont ironiques, voire insultants dans leurs commentaires, comment ils reçoivent les victimes de violences ?
    Oui, c’est d’une grande violence,ce que nous avons vécu. Dans mon cas, un de vos confrères a profité de ce que je vivais suite à la greffe cardiaque, inattendue, sur mon enfant. D’une fragilité psychologique, due à une enfance difficile, une agression sexuelle et des années d’isolement. Il devait m’aider, il m’a achevée. Ce sont ces types d’abus de pouvoir que nous condamnons et je ne comprends pas que vous ne soyez pas à nos côtés. Vos réactions banalisent ces agressions et le message qu’elles véhiculent est irresponsable. Pendant des mois, à l’hôpital, j’ai côtoyé un personnel médical compétent, respectueux et humain, pour qui je garde un profond respect, aujourd’hui,j’ai mal de vous lire. Renseignez-vous sur l’emprise, comment on peut se faire manipuler dans un contexte dans lequel ce genre de situations ne doit pas, plus se présenter. Je rappelle, si nécessaire, que dans un couple médecin/ex-patient, donc dans le cas d’une relation saine, il n’y a pas de plainte.
    Je remercie le Dr Dupagne d’avoir répondu à ma lettre et pour son investissement, merci aux premiers signataires et particulièrement au Dr Lazimi. Merci aux membres du Conseil de l’Ordre d’avoir été à notre écoute et d’avoir pris cette décision de l’ajout dans le code de déontologie, ça allait de soi, mais c’est mieux en l’inscrivant clairement.

  • Bonjour,
    Merci à vous Marie ainsi qu’à celles et ceux qui vous ont soutenue dans cette démarche plus que nécessaire.
    Je suis celle, qui par ma plainte, a fait condamner Mr Hazout aux assises ainsi que le conseil de l’ordre pour inaction fautive.
    Ne tenez pas compte de tous ces gens qui insultent. Ce sont des ignorants des souffrances infligées aux victimes de ces prédateurs que sont ces médecins agresseurs.
    Avec toute ma considération, Cécile

    • Madame,
      Vous nous honorez par votre présence sur ce forum. Vous avez tracé la voie, et seule Marie (et les autres victimes) savent le courage qu’il vous a fallu pour vous faire condamner un homme célèbre et affronter sa corporation censée le juger. Vous êtes d’ailleurs une des seules à saluer d’abord Marie, et vous avez raison. Je râle chaque fois que je lis les journalistes qui mettent mon nom en avant, alors que je ne suis que l’agence de communication au service du combat d’une femme exceptionnelle.

      Ce sont des actions comme la vôtre, et les suites qu’elles ont eues, qui ont permis à l’Ordre de réformer sa gestion des agressions sexuelles. Il lui restait à l’écrire, à écrire noir sur blanc "non, vous ne devez pas avoir de relations intimes avec vos patients ou vos patientes, c’est mal, c’est dangereux, c’est toxique, c’est souvent un abus de faiblesse" . Et cette description claire de l’abus de faiblesse aidera les futures victimes à se faire entendre. Et cela, elles le devront avant tout à Marie.

      Le monde est assez grand pour que les médecins trouvent leur bonheur conjugal ailleurs que dans leur clientèle. Et si un sentiment fort, sincère et durable naît d’une relation thérapeutique, ce qui est parfois impossible à prévenir, un relation ne devrait pouvoir s’installer que si la patiente ne risque pas d’être blessée ou mise en difficulté par le transfert du suivi à un confrère, ce qui est rarement le cas lorsque la relation thérapeutique est ancienne et durable. Dans le cas contraire, le médecin devrait cacher ses sentiments et dominer ses pulsions, comme dans toutes les situations ou une personne dispose d’une position d’autorité face à une autre personne en situation de vulnérabilité.

      Mesdames, merci et chapeau bas.

  • Bravo pour cette avancée !

    Je me demande comment des médecins peuvent écrire de tels commentaires. C’est lamentable, consternant. Avoir bac + 8, 10 ne vaccine apparemment pas contre la bêtise, l’ignorance...
    Quand on ne sait pas lire correctement un texte (pourquoi cette pétition, conséquences des abus sexuels, témoignages, etc.), quand on ne maîtrise pas un sujet, on devrait se taire.
    Pratique l’anonymat pour se lâcher et piétiner les victimes ! Ca en dit long sur certains médecins et leur conception du soin.
    Amélie, agressée sexuellement par le psychiatre L.

  • @Dominique Dupagne
    Merci aussi à vous,, même si vous êtes "une agence de communication". Sans votre soutien, le combat de Marie aurait été plus difficile et plus long.
    Il est rare qu’un médecin soutienne une victime face à ces collègues.

  • Bonjour Cécile,
    Je suis très touchée,comme le Dr Dupagne, de votre passage. J’ai souvent pensé à vous, aux victimes de Mr Hazout, à votre courage. Rien de pire qu’un médecin qui abuse de son pouvoir et dans mon cas, indirectement de ce qui est arrivé à mon enfant, c’était tellement violent.
    Être médecin ou parent, ne me semblait pas nécessaire pour comprendre l’horreur de cette emprise,dans ce grand moment de vulnérabilité. C’est l’irrespect total pour la profession et pour les confrères qui ont tout fait pour sauver une vie. Les commentaires les plus virulents sont venus de médecins,quelle déception.
    C’était tellement évident que ce devait être écrit, et qu’il n’y ait aucune indulgence envers ces prédateurs.
    Marie-Anne Soubré,avocate, sur un plateau de télé, nous avez traitées de "folles", "Les médecins savent ce qu’ils font..." à lire les commentaires, et à constater le nombre d’abus,pas si sur.
    Tout mon respect, c’est grâce à vous et à tous les témoignages de femmes que cela a été possible.
    J’ai une pensée particulière pour les femmes qui n’ont jamais parlé, dénoncé, je veux leur dire qu’elles m’ont motivée aussi.

  • @Marie,
    Ne prenez pas ombrage de tous ces médecins qui fustigent cette décision et qui, pour certains la minimisent. C’est la preuve que la décision du COM est judicieuse et démontre qu’il y a encore beaucoup de boulot à faire pour que la femme soit respectée....pour beaucoup....bien sûr, pas par tous. Heureusement il existe des médecins dignes de ce nom et ils sont majoritaires.
    Quant à cette avocate elle juge tintin idiot et Hergé raciste, sans remettre cette BD dans le contexte de ces années là. Mais là est un autre débat.

    Toujours est il que petit à petit les choses bougent et avancent même si cela nous paraît long et douloureux.
    C’est grâce à notre courage et à notre ténacité et de toutes celles et ceux qui nous poussés, qui nous ont supportés (dans tous les sens du termes) que les choses se mettent en place.
    Bravo à vous et sachez que même si rien ne s’oublie, tout s’apaise avec le temps.

  • Je viens de lire et d’écouter la rubrique du Dr Dupagne du 19 mars 2019 sur France Inter.

    Bon à savoir.

    Cependant je ne vois pas pourquoi le Dr Dupagne parle du droit des femmes dans sa conclusion.... ??? Comme si "situation de vulnérabilité" était forcément synonyme de "femme" !!!!👎👎👎 Les hommes aussi peuvent être victimes d’abus de faiblesse non ???? !!!!😡😡

  • @Dominique
    Il reste à faire de la prévention, à convaincre les médecins qui s’expriment, de façon irresponsable sur les réseaux sociaux, par des propos souvent proches de l’insulte pour les victimes, de réfléchir à l’image de la profession et au message qu’ils renvoient.

    Oui,ils pourront continuer à avoir des relations sexuelles avec leur conjoint,dans une relation saine, personne ne porte plainte.
    Et non, ce n’est pas la même chose avec un patron, qui n’est pas censé être bienveillant, respecter l’autre, devant lequel, on n’a pas à se déshabiller ou à se livrer intimement. Un médecin, par sa position, devrait avoir ces qualités et ne jamais profiter d’une situation de vulnérabilité. Et l’on sait, à quel point on peut l’être, vulnérable, lors d’un suivi thérapeutique.
    En se focalisant surtout sur ce qui ne concerne pas l’interdit, la victime est oubliée, décrédibilisée.

    Comment reçoivent-ils les victimes de violences sexuelles,conjugales ? De la même façon ? La pétition a mis en évidence un réel besoin dune formation sur le respect dans la relation soignant/soigné, sur l’emprise psychologique pour accompagner les victimes.
    Avec cette pétition, j’avais imaginé les médecins à nos côtés, contre leurs confrères agresseurs.Déception.

  • Merci Marie et aux autres personnes qui ont participé aux changements. Grâce à vous, je vais pouvoir poursuivre mon combat face au médecin psychiatre/psychothérapeute qui m’a agressé récemment. Cela fait un an que je porte des symptômes post-traumatique suite aux faits d’abus et de violence et un an en attente d’une convocation par la chambre disciplinaire sans nouvelle ni du parquet (la notion de la présomption d’innocence/la parole du médecin contre celle du patient). Mais je suis assez lucide pour savoir ce que j’ai subi et pourquoi on douterait la mienne de parole ? Mais l’attente est longue et la reconstruction moins rapide. Mais je tiendrai sans faille cette fois-ci ! mes failles que ce médecin a si bien décelé durant des mois pour m’affaiblir et arriver à m’emprisonner pour ne pas pouvoir m’échapper et réagir. Aberrant...en effet...aberrant, face à des propos si délétères de la part de médecins. Cela confirme que certains points devaient être inscrits dans votre code pour vous...Merci Dr DUPAGNE et vos collègues, votre reconnaissance m’a permis de cicatriser davantage mes blessures et j’irai jusqu’au bout pour représenter aussi les autres victimes qui n’ont pas eu le courage d’avertir les autorités.

  • @Nathalie
    Voici un article récemment publié qui fera peut-être réfléchir les médecins qui ont des propos décevants sur le sujet.

  • Concernant la conciliation.

    Il faudrait aussi que l’Ordre départemental ait l’obligation d’informer la plaignante par écrit que la conciliation n’est pas une étape nécessaire, que la plainte sera directement envoyée à l’ordre régional si la plaignante ne veut pas d’une conciliation.

  • Pour les victimes,
    Je souhaite que mon témoignage vienne en aide aux victimes et à ceux/celles qui n’ont pas eu le courage de s’exprimer auprès de l’Ordre..Je continuerai à témoigner car seules les victimes savent de quoi il s’agit et des conséquences sur la suite de leur existence.
    Ci-joint les étapes que je suis en train de porter lors d’une plainte et les remarques que j’ai pu constater lors de la conciliation...n’hésitez pas à me solliciter pour des conseils si je peux y répondre...
    Bon courage

  • Merci Nathalie.
    Il faut savoir que la conciliation n’est pas obligatoire,je l’ai refusée.

    Quand à l’avocat, c’est l’idéal d’en avoir un, mais j’ai fait sans. Il ne faudrait pas qu’une victime s’empêche de porter plainte pour cette raison.

    J’ai déposé plainte au pénal pour "abus de faiblesse", pas d’enquête,classement sans suite.Idem en appel. "Ce n’est pas une faute pénale,mais déontologique"

    Les témoignages sont très importants.Je suis persuadée qu’il y a beaucoup de cas comme les nôtres. Ce n’est pas un manque de courage que de se taire, simplement se reconnaître victime est une étape à franchir. Et conserver en tête que "peut-être qu’il m’aimait bien quand même" est plus arrangeant que d’affronter la réalité, mais c’est bien une ordure qui a profité d’une situation de vulnérabilité. Ce n’est pas évident de déposer plainte, quand certaines sont en couple, ont des enfants.
    Mais, anonymement, elles peuvent parler.

  • @ Dominique
    Bonjour Dominique, concernant votre hésitation d’une plainte au pénal, les actes que vous avez subi est un abus de faiblesse en autre, reconnu par un article pénal et réprimandé....il faudra prouver votre vulnérabilité a ce moment là qui pourrait être justifiée par votre hospitalisation mais si ça peut vous faire du bien ou avancer, il n’y a que vous qui le savez. Néanmoins, ça reste une épreuve de plus a porter face aux enquêteurs et leurs questions. Dans mon cas, il n’y a pas eu de confrontation avec le médecin agresseur a la gendarmerie, ça fait plus d’un an, enquête préliminaire en cours. Ils peuvent aussi vous reconvoquer plusieurs fois selon l’avancement de l’enquête. Il y a des juristes gratuits qui peuvent vous accompagner, demander service d’aide aux victimes au tribunal. Je suis suivie aussi par une juriste sans honoraire du cdiff (association qui est implanté partout en France, une équipe de professionnels qui m’a permis de ne pas sombrer sur une période d’un an et qui reste à votre disponibilité). Néanmoins, ce que j’ai du mal encore a accepter est, que ce médecin exerce encore..je pense totalement aux autres patients d’aujourd’hui...c’est quelque chose pour moi d’incomprehensif et qui me dépasse..comme affirme son avocat ..et la présomption d’innocence alors !
    Après, chaque victime réagit a sa façon et trouve des moyens qui lui convient pour passer chaque étape pour rebondir et se reconstruire...c’est long et toujours présent dans ma mémoire..accepter et vivre avec...le temps et la réparation sera la clé de l’acceptation...je remercie tout le soutien que j’ai eu par des professionnels de la santé et le cdiff, juriste, amis et famille. Il NE FAUT PAS RESTER SEUL

  • @dominique
    J’ai oublié de vous dire que ce sont deux plaintes qui sont différentes donc deux juridictions bien distinctes ( la chambre disciplinaire des médecins et le parquet)
    Il m’a fallu aussi du temps en tant que victime, pour assimiler cette complexité... aidé par les juristes étant choquée et sidérée...L’ordre des médecins concerne la profession du médecin mis en cause et la plainte, un individu agresseur comme tout agresseur qu’il soit médecin ou autre...pour moi c’était mon ex medecin..le même individu.
    Neanmoins le substitut du procureur peut interpeller la chambre disciplinaire selon le déroulement l’enquête...
    Cdt

  • Quelle bonne nouvelle !
    Un immense bravo à vous toutes et à vous tous pour cette avancée qui se faisait attendre depuis trop longtemps. Un immense merci aussi à vous, car cette reconnaissance est déjà une forme de justice et j’avoue que cela fait beaucoup de bien. Je ne désespère pas que nous soyons aussi bien équipés d’ici quelques temps que les québécois pour une protection optimale des patients et patientes. D’ailleurs, le jour où j’ai eu connaissance de cette plaquette, cela remonte à un petit paquet de temps maintenant, j’ai cru que j’hallucinais. Maintenant, cela va devenir réalité. Encore merci !

  • @dominique, à toutes et tous
    15 mois depuis mes plaintes...et mon combat continue aussi pour toutes les victimes...sans nouvelle ni du parquet ni de la chambre disciplinaire, j’ai déposé une plainte
    directement au juge d’instruction, accompagnés de professionnels juridiques...
    Merci à tous les professionnels de tout secteur médical qui m’entourent et à vous...Ne lâchez rien..notre détermination permettra peut-être et j’espère une prise de conscience à ceux qui ont accès à toutes ces plaintes qui proviennent de victimes de ces actes délictueux de médecins, qui ont de graves conséquences sur la santé de ces patients qui les subissent..Merci aux autres médecins bienveillants qui s’engagent et comprennent que ces démarches n’ont rien à voir avec eux ni contre eux.

  • @nathalie, à toutes et tous

  • @dominique
    Merci de vos encouragements..et vous apporte tout mon soutien car je comprends ce que vous pouvez supporter.. Malgré cette attente depuis un an et demi des décisions de mes plaintes a l’encontre de ce medecin ( parquet, juge d’instruction et chambre disciplinaire)..car il est bon de répreciser aussi qu’une victime ne peut se reconstruire grâce a une décision et ou une reconnaissance, j’arrive davantage a vivre avec, en bâtissant de nouveaux projets heureux..mais afin que les souvenirs de ces violences ne détruisent ma nouvelle vie ( mémoire traumatique), je continue a être suivi par un professionnel bienveillant m’expliquant que tout événement dans ma vie d’aujourd’hui peut réveiller les symptômes traumatiques des violences subies par ce médecin et faut du temps voire des années pour qu’elles soient totalement refoulées.. voici les conséquences de tels actes ! Qui pourraient penser qu’un médecin soit destructeur et toxique sur long terme ? A titre d’info, pour la région nouvelle Aquitaine, la chambre disciplinaire a pris du retard pour l’instruction des plaintes car elle est localisée maintenant a Bordeaux..elle est en pleine restructuration depuis février...constitution de nouveaux membres etc..revisiter les plaintes des 3 ou quatre anciennes regions..j’attends donc...et surtout en attendant ce médecin psy exerce toujours...bon courage a tous

  • A tous et toutes,

    Aujourd’hui, je souhaite échanger avec vous les étapes que j’ai pu franchir suite au comportement toxique et agressif de mon ex médecin, dans le seul but d’informer et d’encourager les victimes à retrouver leur capacité d’espérer et, de transmettre la possibilité, avec de la ténacité et un environnement présent et de soutien, de se reconstruire et de transformer ce traumatisme si difficile à accepter en pulsion de vie. En effet, le fait que mon ex médecin m’a brisé en utilisant son outil de travail pour m’infliger des sévices, est un fait du passé que je ne peux pas changé. En revanche aujourd’hui, j’ai la possibilité de m’en sortir. Comment ? Je me suis entourée de professionnels et en premier temps je me suis orientée vers de l’activisme, assez épuisant, mais cela m’a permis d’éviter de ruminer et de court circuiter mes pensées afin de ressentir un minima de souffrance en permanence. Aujourd’hui, j’apprends davantage à me poser pour que ces activités multiples ne soit plus un phénomène de fuite mais un plaisir présent. Pour cela j’ai dû traverser plusieurs étapes douleureuses, encore maintenant mais maîtrisées : 1/ le temps du traumatisme c’est a dire ce déclic qui m’a permis de réaliser que j’étais sous emprise avec toute la violence qu’elle comporte. 2/ le temps de l’intégration avec une succession de symptômes elles aussi très douleureuses ( la sidération, l’incompréhension, la peur, la colère, la culpabilité...). 3/ le temps de la réparation qui est un temps plus long qui a commencé pour moi à donner un sens à mes blessures psy et physiques suite aux faits d’autant plus compliqué quand l’agresseur est votre propre médecin a qui vous avez fait confiance dans une relation médecin/patient. Moyen ? La parole et l’écriture.. comme le dit si bien Dominique dans le message précédent, mes valeurs propres se sont davantage exprimées et renforcées. J’ai donc acqueri une force qui m’a aidé à continuer à me battre par rapport aux procédures en cours et a confirmé qu’il est préférable pour soi et les autres patients comme pour le corps médical à dénoncer ces abus de médecins qui sont dans la toute puissance et ne se préoccupe même pas de leurs confrères respectueux. Ainsi, j’ai réussi à porter plainte..ça m’a beaucoup aidé et j’ai pu retrouver mes bases et en créer ou découvrir d’autres... Et à ce moment, vous voyez réapparaître et renaître des projets de vie et de choix personnels..la vie peut donc reprendre et vous vous accrochez non plus à ces images de violence et de gestes malsains de votre ex médecin du passé, même si je fais encore des cauchemars par exemple ou ayant toujours ce sentiment de culpabilité mais à des moments agréables du présent et de l’avenir. J’ai conscience que lorsque les décisions des procédures engagées vont se réveiller, une autre épreuve sera de nouveau a franchir mais je suis bien entourée,ma vulnérabilité du temps des soins il y a un an1/2 n’y sont plus et ma confiance redevue celle d’avant les faits. Ainsi, ne restez pas dans le silence.. si j’ai transformé ma souffrance en une rage de vie et ma capacité à vivre à se développer en dépit de l’adversité, vous pouvez le faire...surpassez votre peur même face a un professionnel de la santé malveillant qui a un statut d’autorité...bon courage

  • Bonjour á tous, toutes et á vous Dominique,
    A l’inverse de vous, Dominique, mon ex médecin agresseur a un comportement Aussi dérisoire mais, en multipliant ses mémoires afin de prouver tant bien que mal son innocence auprès de ses confrères bienveillants et de repousser un face á face si la chambre disciplinaire opte pour une recevabilité...combien de mémoires faudra til pour avoir un rendez vous ( 3 ou 4 maintenant)car en attendant il exerce toujours puis á chaque fois, cette sensation de douleur en tant que victime de devoir prouver la veracité des faits...pourtant dans mes reponses tout est dit avec des preuves...pire encore, Les attestations jointes par lui meme montrent par constat un corporatisme de taille...pire encore, l’utilisation de ses ex patients fragilisés pour sa défense...ce medecin specialisé est dans la toute puissance et un fort desir de sa part cette fois ci de m’impressionner mais je persisterai meme si ça me côute...quelle tenacité ! mais Elle est utile... et peut etre un jour je pourrai souffler et être liberée car ces démarches et attente sont des épreuves supplémentaires.. A bientot

  • Bonjour Dominique, tous et toutes...
    En corrélation avec les propos précédents de Dominique, à ce jour, l’attente des décisions tardives des juridictions ne me sont plus insupportables même si je sais qu’elles m’aideront à avancer plus rapidement dans l’acceptation des faits et dans ma reconstruction qui est en bonne voie.
    Je la comparerais plutôt à un moment de répit qui m’aide à modérer mes émotions et me fortifier quand ma mémoire traumatique se réveille. Je vous conseille d’être accompagné par un professionnel de la santé suite aux faits même si votre force de vie reprend son cours car d’une part il vous aidera à comprendre vos émotions se référant aux faits de violence et à interpréter vos ressentis afin d’ évacuer vos tensions qui peuvent avoir des conséquences sur votre vie de tous les jours encore aujourd’hui et vous préparera à faire face le jour J à ce luciférien de médecin et d’autre part cette démarche m’a réconcilié avec la médecine qui vous tire vers le haut plutôt que vous détruire, d’autant plus que je travaille avec des médecins et avec un public en souffrance.
    (exemples concrets : 1er/ j’ai perdu mon emploi très apprécié suite aux faits et, précédent un rendez-vous d’embauche, je tremble et me mets d’un coup à pleurer malgré mon optimisme à m’y rendre. Une émotion forte se manifeste alors et réalise que cette émotion me ramène aux émotions ressenties lors des agressions de ce médecin puisque mon licenciement est une des conséquences de ce drame...je revis donc une peur passée qui sans le contrôle de mes émotions aurait pu me mettre en échec. 2er/Mon petit ami et/ou entourage partage des gestes et propos qui d’un coup me font réveiller de fortes réactions émotionnelles. Même gestes même propos, je revis les émotions du passé au cours des consultations de ce médecin et des visites à son domicile...conseil/ afin que votre entourage comprenne ce qui se passe, partagez ce que vous avez vécu sans honte ( c’est pas simple) afin que que vous ne perdez pas les personnes qui vous apprécient et que vous aimez.
    Voici des exemples parmi tant d’autres qui vous montrent qu’il faut du temps pour qu’une telle blessure se cicatrice et la nécessité de vous faire aider si vous en sentez le besoin pour ne plus rien perdre et à un moment donné vous arrivez sur le chemin de la reconstruction.

    Pour avoir été entendue par la gendarmerie, je pense qu’il est nécessaire que les enquêteurs soient formés sur une telle problématique. Exemple, en effet quand vous affirmez en état de choc que vous avez été agressés par votre médecin thérapeute..vous ne vous sentez pas réellement entendue. Des propos m’ont resté comme " un médecin peut tomber amoureux d’une patiente" malgré que j’étais en thérapie depuis plusieurs mois et que les faits se sont déroulés dans son cabinet médical et à son domicile...Maladresses acceptées car en effet, qui pourrait penser q’un médecin d’autant plus de la santé mentale seraient capables de tels gestes ? Mais les enquêtes sont toujours en cours...et moi, je continue à vivre avec la réussite d’avoir pu porter plainte et de pouvoir témoigner, de rebondir progressivement mais surement en reprenant mes activités d’avant et mes passions comme le sport,la culture, la lecture (mes problèmes de concentration et de mémoire suite aux faits ont disparu)..Courage car c’est possible de s’en sortir et de ne pas sombrer car chacun d’entre nous à une force qui faut exploiter.
    A bientôt

  • A Marie, Cassandre, Ariane, Dominique,...
    Dr Dupagne et ses confrères….et les autres personnes

    Merci. Je penserai à vous tous, qui se sont battus ensembles à faire reconnaître un manquement au code déontologique des médecins concernant la pratique sexuelle et la violence physique de certains envers leur patient. Le jour J, arrive bientôt pour moi de devoir pour la deuxième fois, dans le cadre de ma plainte, en un an et 8 mois, affronter de nouveau ce médecin abusif, la chambre disciplinaire ayant posée la date de l’audience.
    D’une part, mon témoignage d’écrits par l’intermédiaire de mémoires en destination de la chambre et ma présence avec mon avocat à cette future convocation, permettront, je l’espère, à faire évoluer le regard porté sur ces actes violents et destructeurs et amoindrir leur banalité. En effet, J’évoque aisément la notion d’emprise (l’impossibilité de dire non) que je peux décrire, la grande vulnérabilité vécue qui empêche d’agir par aussi la confiance qui s’instaure entre le médecin et le patient ( la notion de soumission), la notion de transfert dans le cadre d’une thérapie régulière, de la pratique incontrôlée de certains thérapies complémentaires, de la violence reçue et de ses conséquences sur ma vie encore aujourd’hui. Je parle de traumatismes : lorsque j’ai ouvert le courrier m’indiquant la date de la confrontation, de nombreuses émotions se sont ponctuellement réveillées et entrechoquées ( la peur de ce qu’il représente, l’irrationnalité ; le dégout/ atteinte de mon intégrité, la culpabilité, la honte...puis cette sensation d’une première reconnaissance de ses pairs. Elle me confirme donc la nécessité de déposer plainte pour pouvoir se reconstruire plus rapidement même si les démarches m’ont atténuées à certains moments.
    Pour moi, la croyance de mon témoignage par un président et ses médecins, juges, est un aspect essentiel pour pouvoir oublier et cour circuiter ma mémoire traumatique et me convaincre que les médecins que l’on appelait à une époque "médecin de famille" sont respectueux comme une évidence pour moi avant les faits. La sanction appartient qu’au président et ses membres. Ce qu’il est difficile à faire transmettre et à décrypter pour eux surement est l’intensité de ce qu’un patient victime ressent suite à des faits ponctuels, intrusifs et aussi violents d’où la nécessité d’être entouré. L’entourage dont les professionnels vous transmettent tout au long du parcours des plaintes de la résistance et un soutien nécessaire pour continuer.
    Néanmoins je considère que persévérer à laisser un médecin agresseur, continuer à exercer sa profession est une mise en danger à l’encontre d’autres patients. Ce médecin a été capable de me briser sans retenue ayant une grande expérience professionnelle acquise en tant que médecin, il peut être capable donc de recommencer, ne pouvant pas se retenir et d’être dans l’incapacité de contrôler ses pulsions lors de soins.
    En conséquent, cette première étape me préparera à la deuxième suite à ma plainte auprès du parquet et du juge d’instruction.
    Ma résistance actuelle avec toute sa fragilité quand j’en parle, vient du fait que je souhaite pour l’avoir vécue comme tant d’autres que ce tabou soit davantage reconnu et que l’ordre des médecins prennent en compte cette succession de témoignages de patients, qui ne sont pas destinés à salir la profession de la médecine mais à la préserver.
    A bientôt.

  • Pour Dominique,
    Merci de votre soutien...et je peux vous assurez que chacune de nos démarches nous permettront d’ici peu d’accepter ce drame vécu pour pouvoir se réapproprier d’une nouvelle liberté d’exister...comme vous, il m’a été très difficile de lire des aberrances, mensonges venant de ce médecin pour sa défense comme des violences supplémentaires qu’il m’infligait de nouveau. J’ai fini par ne plus lire ses commentaires et de m’accrocher à ma seule vérité....plus le temps passe, plus ma confiance refait surface et mon tempérament d’optimiste me fait croire et espérer qu’une juridiction ne peut pas passer a côté d’une telle évidence...sinon, la société française va très mal...mon avocat aussi me permet de me reposer sur son professionnalisme pour qu’elle prenne le relais..Prenez soin de vous, Dominique. Ne laissez pas vos émotions et votre colère vous submerger..faites vous entourer et exprimez les. Avant l’audience, je me fais accompagner par des professionnels et une association cdiff pour me préparer à supporter de revoir mon agresseur de médecin ou a dénouer une oppression pour l’occasion (c’est difficile a entendre un médecin violeur qui après un climat de confiance instauré, s’est permis en toute connaissance de cause à toucher mon corps sans mon consentement...les enquêteurs vous diront vous ne l’avez pas repoussé ou refusé ses gestes mais faux parce qu’il fallait qu’ à ce moment là j’ai conscience de ce qu’il m’arrivait, la vulnérabilité qui vous rend complètement dépendante, soumise, à la merci du médecin comme si vous lui devez quelque chose..pendant le parcours des procédures, c’est comme si votre vie s’arrêtait..pas encore dispo pour mettre en place tous mes projets même si ma santé est plutôt bonne...car a chaque nouvelle ou confrontation, la cicatrice qui tente à se refermer s’ouvre de nouveau et les émotions vous transpercent ponctuellement ou vous faites cauchemars à répétition avec des courtes nuits.
    Courages Dominique, ne vous laissez pas impressionner par ce que vous lisez, la vérité finira bien par prédominer.
    A bientôt

  • Bonjour a tous, toutes
    Je vous enverrai bientôt mon observation sur le déroulement d’une audience à la chambre disciplinaire en tant que patiente plaignante et des conseils après que celle-ci annonce son verdict par lettre recommandée quant au devenir de ce médecin agresseur sexuel en espérant que la force de Cassandre, Marie et vous autres en insistant pour dénoncer ces faits destructeurs et inacceptables soit récompensée et vous apporte une meilleure cicatrication des vos blessures, avec le soutien de médecins, représentants du corps médical qui ont eu aussi le courage de soulever ce manquement dans le code déontologique car ils n’ont pas été non plus été épargnés par certains. Cela fait environ 3 semaines que l’audience est passée ..3 a 4 semaines m’ont ils évoqué avant de prendre une décision. Pour moi, l’attente ne m’apparaît pas stressante car je suis allée jusqu’au bout de ma démarche mais plutôt comme un soulagement..l’avant le pendant et l’après a été très difficile mais j’en ressens aujourd’hui le bénéfice mais ne suis toujours pas arrivée a une résilience qui me permettrait d’être plus sereine et reposée. Cette audience reste le début d’un long combat puisque l’enquête au parquet est toujours en cours depuis début 2018 et le juge d’instruction a été aussi interpellé. A bientôt

  • A Cécile, Marie, Ariane, Cassandre, Dominique
    Au Dr Dupagne et ses confrères et toutes les personnes qui ont signé la pétition/

    Grâce à votre démarche et votre ténacité afin que les instances reconnaissent davantage les dérives sexuelles de certains médecins envers leurs patients vulnérables, la sanction de mon ex médecin psychiatre, psychothérapeute et hypnotiseur n’est certes pas à la hauteur des conséquences sur ma vie actuelle engendrés par ses actes répugnants, néanmoins elle est une avancée vers une meilleure reconnaissance puisque d’un blâme ou d’aucune sanction il y a quelques temps, elle est considérée pour mon cas à quelques semaines d’interdiction ferme d’exercer dont quelques semaines avec sursis. Le médecin a un mois pour faire appel, ainsi la sanction n’est pas définitive. Après l’audience,il y plus d’un mois, la décision est rendue par courrier en A/R.
    Dans la décision, non prise en compte des gestes sexuels dans son cabinet, non prise en compte des rapports sexuels à son domicile ni de l’agression physique faute de preuve. Prise en compte des caresses et baisers à son domicile puisque le médecin accusé a reconnu un minima de faits, seulement une heure...Prise en compte des sms au contenu non professionnel et équivoque. Est noté qu’il a profité de ma faiblesse alors qu’il aurait dû me diriger vers un autre praticien, sachant qu’il disposait nécessairement d’un ascendant sur moi, sa patiente...et qu’il aurait dû s’interdire toute relation intime...est notifié un manque aux règles de déontologie et de faute grave. Ma demande de prise en charge des frais irrépétibles (frais d’avocat) par le médecin accusé a été rejetée ainsi que la demande de quelques mille euros du médecin pour plainte abusive.
    La stratégie de défense du médecin a été la suivante/ en dire le minima pour prouver sa bonne foi et parallèlement mettre en avant avec insistance une maladie psychiatrique non considéré par d’autres médecins et impossible par rapport à ma profession (travail en équipe en santé social)afin d’insinuer que le reste des accusations et gestes sexuels plus graves ne sont que de l’imagination de ma part.
    Le médecin fera t-il appel ou pas ? Le parquet et le juge d’instruction annonceront ils sans suite ou pas ? ci-joint un fichier pour plus d’informations sur le déroulement de l’audience,mes observations, mes ressentis en tant que patiente plaignante.
    Merci à tous....

  • Audience,
    Observation :

    - Manque de parité dans la constitution de la chambre disciplinaire pour des plaintes d’ordre sexuel, présents 6 médecins dont un médecin femme + le président homme ( peut être, il n’y avait pas suffisamment de médecin femme disponible ce jour là ?)

    En revanche, présence dans les membres d’un médecin psychiatre qui de part sa spécialité est un médecin indispensable pour ces faits. Il a posé une seule question primordiale face à son confrère psychiatre accusé « quel est l’élément médical qui a fait Que Madame est allait à votre domicile » en lui signifiant la notion de transfert au cours d’une thérapie, que tout médecin connaît.

    - Manque d’impartialité dans la lecture du rapport par le rapporteur (Dr) désigné ; n’a pas résumé mes mémoires en surplus envoyés tout au long de la procédure. A mis en évidence davantage ceux du Médecin accusé avec beaucoup de détails en oubliant d’évoquer mes propos tels que la manipulation, l’emprise, les rapports sexuels et l’agression physique et ses conséquences. Pour mon cas, il s’est référé seulement sur mon premier mémoire qui encore en état de choc traumatique sans être entouré de juriste, à cette époque, était succincte ( dû aux agressions, problème de concentration, d’élocution……)..aucun élément des autres mémoires plus développées n’a donc été rapportés...
    D’ailleurs mon avocat est intervenu afin de pointer cette différence.

    - Manque de considération puisqu’il a fallu que je demande d’intervenir par besoin de m’exprimer à côté de ce médecin accusé en surplus de mon avocat.

    - Manque d’information concernant la sanction du médecin accusé aux patients de la région qui seraient susceptibles de le consulter. 
    En effet, la sanction n’est qu’affichée qu’à la porte de l’établissement de l’instance, pour mon secteur, à 200 km où le médecin exerce. De même, un patient n’a pas le réflexe d’interpeller le comité départemental pour connaître le passif d’un médecin ayant toute confiance en général au professionnel.
    J’estime que les patients sont en droit de choisir ou non d’entamer un suivi par un médecin qui a été interdit d’exercer pendant un temps donné dans son passé. Donc Manque de prévention et mise en danger en laissant des patients dans l’ignorance.

    - La décision rendue serait plus reconnaissante pour la victime si celle ci est annoncée par la chambre elle-même. Le fait de recevoir un courrier en A/R est extrêmement difficile puisqu’elle réactive aussi la mémoire puisque traumatisme a été identifié. La communication orale est plus cicatrisante.

    - Manque d’aide financière par l’aide juridictionnelle puisque le plafond est de 300 euros max dans cette plainte administrative......dérisoire par rapport aux frais d’avocat qui s’élève à plus de 5 000 euros.Ce qui va m’engendrer des dettes puisque ses agressions ne m’ont pas permis de reprendre en temps voulu mon emploi me retrouvant aujourd’hui au RSA ; Pour moi, UN AVOCAT EST INDISPENSABLE pour représenter un patient qui a été abusé sexuellement. Néanmoins, sans avocat il faut porter plainte aussi systématiquement afin de les dénoncer.

    Déroulement,
    En premier, une fois, c’est le patient plaignant donc l’avocat pour moi qui a eu la parole puis celle de l’avocat du Médecin ou le médecin. Aucun droit de réponse est possible sachant que le médecin passe en dernier et intelligemment peut donc mensonger sans droit de réponse.
    A la fin des deux plaidoiries (10 minutes à 15 minutes chacun), le Président demande aux membres s’ils ont des questions a poser.

    Audience qui apparaît pour moi comme une formalité assez expéditive ( ce qui confirme que la sanction prise est davantage en fonction des mémoires écrits et des pièces jointes….D’ailleurs les membres de la chambre ne prennent pas de notes, ainsi en raison de plusieurs jugements l’un après l’autre, je ne pense pas que certaines précisions ORALES soient enregistrées.

    Je conseille aux plaignants donc de rédiger en réponse des mémoires du médecin accusé tout ce que vos avez envi de relater, ainsi que de décrire les conséquences des agressions sur votre santé et votre vie sociale après les faits même si celles-ci ne m’apparaissent pas avoir été prises en compte pour la sanction. Vous n’aurez pas l’autorisation ou le temps de développer le jour même à l’audience les faits les plus importants et détaillés avec ses conséquences.

    Je conseille aux patients plaignants de préparer sur papier ( que je n’ai pas fait) le contenu de vos propos les plus importants car vous n’aurez que 10 à15 minutes pour pointer les éléments de votre plainte.
    Face à mon ex médecin agresseur mes propos que j’avais enregistré dans ma mémoire pour leur communiquer et ceux que je devais impérativement exprimer à ce médecin accusé se sont très vite volatilisées car mes émotions ne m’ont pas permis de verbaliser clairement et avec précision. Mais mon avocat a pris le relais ayant préparé sa plaidoirie.

    Mes ressentis avant, pendant et après/

    Je remercie les médecins présents lors de la conciliation au conseil départemental de mon secteur malgré qu’ils ne se sont pas associés à ma plainte car je me suis sentie moins mise à l’égard et plus considérée comme patiente plaignante.

    En tant que patiente victime, pour permettre d’être davantage reconnu le jour de l’audience , j’aurai bien souhaité que les membres de la chambre disciplinaire me posent au moins une question qui m’aurait permis de me sentir plus considérée dans ma démarche de plainte.

    Je n’ai pas envi de décrire l’attitude de ce médecin lors de cette audience car il en vaut pas la peine...je ne suis même sûr qu’il se rend vraiment compte des dégâts qu’il a pu occasionner sur ma santé, mon avenir sur long terme...et encore moins qu’il se préoccupe des victimes collatéraux suite aux faits comme mon petit garçon qui voit certes une maman battante mais quelquefois en souffrance encore...
    Je peux dire aujourd’hui que je suis inquiète, sans exagérer, pour ses patients actuels et à venir par rapport à ce qu’il a fait et ce qu’il a pu dire au cours de sa défense….

    Le fait que j’interpelle les médias n’est aucunement pour me venger de ce médecin ni pour exprimer ma colère car il représente rien, le néant. La vengeance et la colère ne servent à rien si ce n’est l’épuisement et la non reconstruction personnelle. Ma démarche sert à témoigner et à informer et à faire passer des messages car seule la victime qui a vécu ces abus peut le faire en toute connaissance de cause par rapport à ce qu’elle a vécu ou ressens encore.

    Concernant les médias, je pense qu’il faut être prudent et bien connaître le journaliste afin qu’il ne vous occasionne pas des méfaits supplémentaires par son article...C’est une démarche supplémentaire mais voulu pour ma part pour les raisons citées ci-dessus mais est très difficile émotionnellement car le fait de détailler de nouveau le contenu des agressions et tout ce qui tourne autour, les rendez-vous, audience….la mémoire traumatique se réveille et les pensées envahissantes concernant les faits subis
    m’ empêchent de continuer mes projets de vie...elles me stoppent provisoirement. Mais chaque victime a sa façon de réagir suite à des agressions de ce genre.
    Aussi cette démarche permettra peut être que d’autres victimes dans le département où il exerçait avant se reconnaissent….Personnellement, je pense qu’un médecin avec autant d’expérience dans la médecine et dans sa spécialité de psychiatre, âgé de 63 ans environ au cours des faits a déjà fait faute grave auparavant.

    Je continue à penser qu’il est nécessaire de porter plainte par rapport à de tels dérives sexuelles par des médecins non scrupuleux pour soi-même si je n’en sens pas encore une vraie délivrance, occasionnant encore des freins dans mes projets de vie et de reviviscence des agressions au moment des convocations...Malgré la sanction qui m’apparaît minime, mon statut de patiente victime a été reconnu par la mise en place d’une sanction, faute grave….une plainte auprès du conseil de l’ordre des médecins permet aussi de sensibiliser et de prévenir les patients que ces agressions sexuelles peuvent arriver à toute personne à des moments de vulnérabilité donc de non consentement, dans l’impossibilité de dire non…

    Merci de m’avoir lu…

  • Bonjour,
    Article paru ce jour sur actu.fr La Rochelle sur la dérive sexuelle d’un médecin psychiatre
    sur l’ile d’Oléron.
    La parole se libère...

  • @dominique et les autres personnes
    Vous allez tenir Dominique..vous avez entrepris le plus difficile...Porter plainte même si vos blessures tentant à se cicatriser, peuvent se réanimer aux aléas de telles procédures.Recentrez vous comme je pratique sur vos raisons d’exister afin de faire disparaître le plus possible vos pensées néfastes des agressions subies.
    Des témoignages comme les nôtres permettront de maintenir cette vigilance que tout patient doit être sensibilisé comme les futurs médecins. En effet, il est triste de constater encore le substrat culturel particulièrement misogyne du secteur médical. En témoignent des actes malsains et sexuels sous couvert de bizutage ou suite à la publication d’une tribune dénonçant la pratique vaginal des étudiants sur des patientes en anesthésie générale.
    Pour avoir relu les attestations des confrères de mon ex médecin agresseur, il est impensable qu’ils le couvrent à ce point. Ils s’avèrent aussi coupable et participant à ses dérives sexuelles à mon égard donc de violeur potentiel.Au Québec pour y avoir travaillé, de tels comportements immoraux sont totalement rejetés ; c’est comme ci dans mon domaine de travail, je cautionne un de mes collègues en attestant son professionnalisme hors paire alors que j’ai connaissance de ses actes pédophiles envers d’enfants et jeune majeur.C’est humainement et professionnellement inacceptable dans l’intérêt du patient.
    Pourquoi ce corporatisme médical et les instances juridiques perpétuent à "faire l’autruche". Qui protège t-on ?
    D’ailleurs, il y a suffisamment d’outils pour se rendre compte ou évaluer si le patient plaignant ou le médecin accusé fabule ! Mais la présomption d’innocence domine toujours et le statut d’autorité apparemment représente la vérité.
    Le non consentement des patients si évident, comment peut-il être encore mis en doute ? En effet, je peux affirmer que ma position d’infériorité à l’époque, ma reconnaissance envers ce médecin, ce sentiment d’être en dette donc d’accepter ses avances sans se rendre compte de ce qui se passe, n’a rien à voir avec le fait de consentir librement. Combien de temps faudra t-il encore que le statut de médecin représente un camouflage qui offre des opportunités idéales d’emprise, de création d’une dépendance et d’une manipulation. La reconnaissance des victimes ne peuvent provenir aussi que par les médecins eux même ou professionnels de la santé comme le Dr Dupagne et d’autres qui sont conscients de la problématique non résolu et mettent au centre de leur priorité professionnelle le patient et non leur intérêt plus personnel...Je dis un grand merci d’ailleurs à mon médecin qui m’a informé de l’existence d’un conseil ordinal des médecins. Il m’a permis par ce geste de me réparer plus rapidement et fait preuve ici d’un professionnalisme non contesté.
    La dénonciation de ces actes immoraux par les victimes est aussi nécessaire ainsi, l’opportunité de pouvoir changer les mentalités et d’arriver dans quelques dizaines d’années à la radiation définitive dans l’intérêt des victimes abusés.La culture est très difficile à faire bouger.
    Bon courage Dominique et les autres personnes...A bientôt Nathalie

  • @dominique
    C’est ça Dominique...la confrontation à la réalité des faits est très difficile...c’est pourquoi, on parle de traumatisme. Différentes étapes sont donc a franchir, pouvoir l’accepter afin de continuer à exister et tant que les procédures perdureront, la plaie pourra de temps à autre s’ouvrir de nouveau avec une douleur qui sort de vos tripes.
    Parlons avec les mots qui choquent afin de réveiller les consciences...mon ex médecin a mis sa langue dans ma bouche, à toucher mes seins et mon sexe dans son cabinet médical et chez lui, m’a obligé par son statut d’autorité à lui faire des fellations et m’a embrassé mon corps et fait un cunni dans son lit...mal à l’aise et désorientée comme paralysée, mon ex médecin a mis ses doigts dans mon vagin et son sexe...contexte visite de sa maison et feu de cheminée à plusieurs reprises en me proposant de me détendre dans son rocking-chair en bois et son impatience à me diriger vers sa chambre au 1er étage....n’ai pas peur me dira t-il lors de sa première invitation. Puis la violence physique de coups constaté par un légiste...qu’il est difficile d’accepter d’autant plus de se faire taper pour la première fois de sa vie par son ex médecin. Les soins continuant à cette époque dans son cabinet médical....Pratique médicale cachée.... irréaliste à première abord mais comme vous Dominique, des scènes de violence réels qui se sont déroulées dans un huit clos, sans témoin direct. Il ne se doutait pas à cet époque que j’aurais la force de le dénoncer, pourtant lors des séances de thérapies, il me disait souvent tu es belle, intelligente et tu as peu de chose à changer...impressionné aussi par ma force de vie.Il est passé très vite du vouvoiement au tutoiement lorsqu’il a dû être certain qu’il avait entre ses mains une proie facile.
    A contrario, je ne me suis pas senti entendue par le commissariat..en campagne, les professionnels sont ils moins sensibilisés par ces faits rarissimes que dans les grandes villes ? Je vis dans un secteur fermé et discret où toute la population se connait et c’est un des seuls spécialistes libéral dans son domaine. En revanche, au conseil départemental d’ordre des médecins, ils ont été à l’écoute de mes propos...Manque de grille d’évaluation identique dans chaque région au sein de la chambre ordinale des médecins, j’ai la nette impression qu’il y a une certaine inégalité des sanctions, pourtant, il en résulte pour les patients victimes les mêmes symptômes post-traumatiques.
    Dans mon corps de métier, j’entreprendrai une atteinte si grave auprès de personnes, je me ferai licencier immédiatement pour faute grave..On parle donc bien d’un corporatisme spécifique puissant où le patient n’est pas protégé en cas de dérives de l’un des leurs.
    Bon courage A bientôt

  • Inconduite sexuelle par des professionnels de la santé : des conséquences dévastatrices pour les victimes

    "Les victimes mettent des années à s’en remettre"

    https://www.journaldemontreal.com/2019/12/02/des-consequences-devastatrices

  • Bonjour,
    @dominique

    Meilleurs voeux 2020 à tous... déjà deux années que mes plaintes ont été déposées et le médecin psychiatre/thérapeute exerce toujours...il a fait appel au mois de décembre de la décision de la chambre disciplinaire qui le sanctionnait de six mois d’interdiction dont trois avec sursis, à la dernière minute, suite à des abus sexuels à mon égard, la veille pratiquement de la fin de l’échéance. Le dossier est donc transféré à Paris au national..je l’ai su car mon avocat a contacté le conseil national à cette époque, il y a plus d’un mois 1/2 et pas de retour de leur part depuis...je n’ai donc pas connaissance encore du contenu de son appel...sans commentaire, ce médecin reste dans l’espoir que ses collègues le soutiennent malgré des preuves flagrantes dans le dossier et ses contradictions lisibles dans ses mémoires.
    Son arrogance fait de nouveau son apparition. Il restera ce médecin pernicieux alors que d’autres patients actuels croient en sa compétence puisque l’appel repousse la sanction..très inquiétant...Je vous conseille en tant que victime faire appel systématiquement à la décision au national afin qu’elle soit revue. Plus le conseil national sera interpellé par les victimes, plus il prendra conscience de la gravité des faits de l’un des leurs.
    Bien évidemment, il ne recommencera pas de si tôt, peut-être, ses gestes malsains sexuels envers d’autres patients et continuera à faire semblant d’être un excellent professionnel. Comment laissez un psychiatre exercer, incapable de contrôler ses pulsions et son agressivité ? Comment peut-il accompagner encore des personnes vulnérables, lui même agresseur ? Il apparaît si gentil dit-on à l’extérieur (rumeur de campagne). Mais pour un médecin psy qui possède tous les outils d’influence, il est peut être plus facile de cacher sa perversité...l’habit ne fait pas le moine n’est ce pas ? et je sais de quoi je parle puisque mon corps a été infecté, brisé par ce médecin.
    Fort heureusement, pour moi même et mes proches, ma force mental me permette de surmonter ce drame mais cela a été une réelle épreuve psychologique et l’est toujours mais je peux maintenant prendre du recul plus facilement...Mais il est évident que cette douleur restera gravée dans ma mémoire traumatique...Comme dit le Dr Dupagne ainsi que nos pays voisins et je peux le confirmer, il faut des années pour cicatriser et se reconstruire...avec cette sensation passée que vous êtes perdu, le flou qui avec de la ténacité et de la croyance vous font retrouver un chemin moins douloureux. Sachez que le temps longs des procédures ne sont pas si néfastes que ça puisqu’ il vous permet de prendre des forces et d’être plus solide à affronter le déroulement des enquêtes. Néanmoins, ce qui est difficile pour une victime est de se rappeler des détails deux ans après puisque une mémoire traumatique a tendance à gommer les événements d’agression pour pouvoir mieux se reconstruire. Mais mon psychologue d’aujourd’hui me permet de retrouver ces moments si douloureux pour pouvoir répondre aux juridictions le plus justement possible, plusieurs années après, d’où l’importance de continuer à être suivi par un professionnel compétent.
    Autre événement, au mois de décembre, la gendarmerie m’informe que je vais être convoquée suite à ma plainte au juge d’instruction...La justice prends enfin le relais et une autre épreuve m’attend mais je serais présente pour y répondre et croire enfin que la justice prenne conscience de ces faits destructeurs causés par un médecin sur un de leur patient.
    Merci de m’avoir lu car l’écriture permet aussi d’estomper des ressentis pas toujours agréables. Cdlt

  • @dominique
    Vous allez tenir Dominique, vous avez la force de faire face à ce monstre de médecin, représentatif de la toute puissance...ces médecins malveillants qui sont persuadés que leur statut d’autorité et porteur d’une image d’intouchable les protège. En tant que victime comme vous, ce n’est plus du courage qu’il me faut avoir mais une force inimaginable pour faire face aux instances qui repoussent l’évidence d’actes aussi répugnants. Au conseil de l’ordre national, pour moi, la demande de mémoire responsif de l’appel du médecin est reparti. Même principe qu’au régional, si le médecin sanctionné de 6 mois d’interdiction dont 3 mois avec sursis renouvelle ses mémoires et moi y répond, leur décision est autant repoussée de deux mois en deux mois.. alors qu’il ne donne pas plus d’arguments supplémentaires.... faudra t’il encore un an ? En attente, il continue d’exercer ses fonctions de psychiatre/thérapeute...ça fait deux ans...au pénal, idem, la gendarmerie m’annonce une future audition concernant ma plainte auprès du juge d’instruction pour viol, abus de faiblesse et agression physique...il leur a fallu un mois pour poser une date, dans quelques jours. La prise en compte de la victime apparaît elle inexistante ? Oui car Pensent t’elles que cette attente réveille la mémoire traumatique ? Non...l’attente est ce qui est de pire pour une victime, les cauchemars et ou malaises reviennent, cette sensation que cela va jamais s’arrêter et n’aide absolument pas à pouvoir passer à autre chose alors, vous essayez de composer avec ces reviviscences des agressions du passé et votre vie d’aujourd’hui...vous essayez tant bien que mal à faire des clivages pour continuer à stabiliser vos projets d’avenir. Mais la colère d’il y a deux ans suite aux faits s’estompent...et vous vous apercevez qu’elle était votre pilier et votre force alors de nouveau il faut réajuster et réapprendre à s’encourager autrement pour pouvoir continuer à agir...oui dr Dupagne et vos confrères, Marie Cassandre et les autres, vous avez eu une initiative porteuse d’une réalité à contreverser.
    A bientôt

  • @remarque
    D’un côté, vous avez une instance qui résiste à la sanction et de l’autre (judiciaire), la victime doit apporter des preuves sur un comportement d’emprise et d’actes sexuels interdites d’un médecin a l’égard de son patient qui s’opèrent systèmatiquement dans un huit clos...avec un manque d’information auprès des enquêteurs qui n’ont pas spécialement les acquis pour se rendre compte que lors d’une thérapie le patient est dans un état de grande vulnérabilité, et dans la capacité de dire non au thérapeute..ce qui fausse son évaluation et sa pertinence dans ses questions posées ainsi que dans la transmission au parquet...et juge d’instruction.

  • @dominique
    Je reviens sur l’attente...une attente pour la victime qui la pénalise car elle l’empêche plus difficilement a se reconstruire mais aussi met en danger d’autres patients car le médecin agresseur exerce toujours...le conseil national de l’ordre des médecins a informé à mon avocat que leur décision sera probablement instruite dans
    20 mois
    Une plainte d’abus sexuel d’un médecin envers sa patiente dure aujourd’hui 4ans sachant qu’il y a une autre instance après..A quoi sert réellement cette juridiction ? La présomption d’innocence est un fléau pour la véracité de faits comme ceux ci..elle condamne préalablement de potentiels nouveaux patients victimes... en observation, ce sont donc les médecins qui sont d’avantages protégés que les patients.
    Combien de victimes faudra t’il encore ? La prévention en France n’a jamais été prédominante....alors qu’elle est essentielle pour éviter un éternel recommencement.
    Je n’ai plus de mots pour d’écrire le système...je m’accroche à ma 1er reconnaissance de la chambre disciplinaire en novembre 2019, c’est mieux qu’un rejet de plainte et une seconde par la justice, meilleure écoute et de compréhension, le vent tourne, ma plainte prend forme...au contraire, j’accepte volontiers d’être vu et revu par des experts psy..ça sera un plus dans ma plainte..cela confirmera les mensonges du médecin agresseur même si à ces moments là, ma mémoire traumatique me refait revive les blessures des agressions et entravent momentanément mes projets de vie...qu’en sont t’ils des expertises a l’encontre du médecin psychiatre qui connait tous les rouages des tests ? La justice ne s’assure en premier temps de la véracité des faits de la victime en lui faisant passer des expertises a répétition alors que ce serait davantage le psychiatre accusé qui devrait être confronté a une évaluation concernant son état psychique pour avoir été acteur de tels actes sexuels condamnables envers son patient ? La victime n’est pas épargnée dans l’évolution d’enquêtes alors qu’elle se trouve davantage traumatisée que le médecin par les coups portés psychologiquement et physiquement par le médecin lui même envers elle..
    A bientôt

  • @ A tous, Dominique

    La parole se libère...les juridictions avancent !
    Article paru ce jour sur Actu.fr La Rochelle

    https://actu.fr/nouvelle-aquitaine/rochelle_17300/agression-sexuelle-oleron-juge-ordonne-une-expertise-psychiatrique-sur-docteur-amiraux_31714325.html

  • @ Dominique, à tous
    En réponse à Dominique, tout ce que je peux rajouter est plus il y aura de victimes qui dénonceront ces dérives sexuelles, plus l’ information et la vision sur la gravité des faits seront perçues..malheureusement faudra du temps. La France est en effet très en retard comme dans beaucoup d’autres domaines d’ailleurs.
    De part mes plaintes, la démarche de dénoncer, faites le pour vous...elle vous permettra de rebondir plus facilement, de comprendre l’inacceptable et d’alléger ce boulet qui a pesé très lourd et qui aurait pu être fatal pour moi mais j’y suis arrivée, faire face avec force à ce médecin hors du commun par sa dangerosité. Il a rajouté de la souffrance a celle initiale, ce qui a retardé ma guérison et a dégommé mes repères et ce que je possèdais. C’est pour cela, la reconnaissance par des juridictions ou des catégories de profession est primordial, il est bien temps qu’ils écoutent les victimes qui sont à même de retranscrire ce qu’ils ont vécu.. votre démarche prend enfin un sens mais parmi tout ce monde, il y en aura toujours qui adhèreront à ces monstres, ignorez les, recentrez vous sur ceux qui vous soutiennent...soutien ici de ma famille, mes amis, des médecins qui dénoncent leurs collègues violeurs, les victimes, remerciement aussi au journaliste de l’actu qui informe sur ces faits meconnus par ses investigations et pour avoir pris du temps a m’écouter longuement ce que j’ai subi par ce médecin et l’avoir retranscrit avec véracité, à mon avocat qui est un maximum présente pour m’accompagner, mon psy qui me donne des outils pour me préparer aux interrogatoires et , l’association cdiff qui m’ont pris en charge dès le départ
    (sans eux, je ne sais pas où je serai aujourd’hui)...mais ceux qui minimisent les faits sont bien loin de ressentir ce qu’une victime vit depuis peu ou depuis bien longtemps car sachez que ces horreurs sont inscrits dans chacune de leur mémoire à vie...on croit les avoir oublié mais elles peuvent apparaître d’un coup car une situation présente ou une émotion fait revivre votre mémoire traumatique...un exemple, j’en rigole aujourd’hui mais plus proche des faits j’en avais des angoisses ou de la panique, ces fortes émotions que vous n’arrivez pas à canaliser..ce médecin lors de la thérapie lorsqu’il m’a emmené chez lui, avait allumé sa cheminée a plusieurs reprises pour mettre de l’atmosphère si on peut dire, suite aux agressions lorsque je me retrouvais face a un feu de cheminée chez des amis, je fuyais la pièce en m’écroulant...et voilà a quoi on peut être confronté a une multitude de situations, d’odeurs, de bruits, de paroles qui vous rappellent ces moments où vous vous êtes fait abusé et, à contrôler et qui vous puise de l’ énergie donc de la Santé au quotidien tant que vous n’arrivez pas à les surmonter....mes dépôts de plainte m’ont vraiment secouru.
    Nathalie

  • Bonjour à vous,

    Je vous ai particulièrement lu Nathalie et Dominique. Pas dans tous les détails. Et je compatis très clairement à votre histoire. Et je vous remercie pour vos témoignages. J’avais besoin de les lire. Vous m’avez aidé.

    La parole doit se libérer pour espérer que les lignes bougent. Je parle donc. Même si mon témoignage est un peu différent du votre.

    Mon rhumatologue a initié une relation avec moi (très courte) tout en connaissant l’emprise psychologique qu’il avait sur moi et qu’il avait créé (admiration, sentiment d’infériorité...). Quand j’ai voulu changer de médecin, il s’en est pris à moi. En gros, d’après lui, j’étais trop perturbé psychologiquement pour être raisonnable. C’était trop compliqué de transmettre mon dossier. C’était une perte de chance pour ma guérison car il était le meilleur rhumatologue. Et d’autres arguments pour tenter de me faire croire que j’étais psychologiquement instable. Il m’a répété ça à plusieurs reprises.

    Bref, je suis tombé sur un homme qui était clairement en faute, et plutôt que de s’excuser il a préféré user de sa position pour me harceler et tenter de me garder comme patient. Pour continuer à me manipuler ? Je ne sais pas trop.

    J’ai donc envoyé une plainte (mai 2019). J’étais en conciliation face à lui et son avocate (juin 2019). Puis le conseil départemental a décidé de porter plainte avec moi contre lui. Je me suis retrouvé devant la chambre disciplinaire en février 2020.

    Chacune de ces étapes a été difficile. Lire son mémoire en défense, rédiger mon propre mémoire ont été des épreuves éprouvante. Rédiger mon mémoire a aussi été très libérateur pour moi. Ça m’a permis de mettre de l’ordre dans ce qu’il s’est passé. Il s’agit beaucoup de manipulation psychologique. Dans la rédaction du mémoire, j’ai tenté de mettre au mieux mes sentiments et mes hypothèses le concernant pour m’en tenir aux faits. J’ai mis 2 semaines entières à l’écrire. Je l’ai écrit, ré-écrit. Je l’ai fait relire. J’ai noté toutes les preuves. J’ai mis mon travail de côté pour régler ça. Mais au final, j’ai un mémoire qui m’a aidé à mettre de la lumière.

    Il y a toujours des moments où on est prêt à croire la défense. À ressentir de la honte, de la culpabilité ou de la crainte. Même 1 an après. Je ne vous apprends rien en vous disant que la base de sa défense c’était de dire, même si c’était faux, qu’il n’avait cherché que de l’amitié avec moi, que je ne cherche qu’à me venger, que je suis quelqu’un de mesquin, malhonnête, cupide, que je cherche à atteindre sa notoriété, que j’ai des problèmes psychologiques.

    Bon j’avoue que j’ai laissé un commentaire sur Google maps, assez correcte mais qui dit simplement que je déconseille ce médecin étant donné que j’ai porté plainte contre lui. Pas sûr que cela ait été une bonne idée. En même temps, si je ne suis pas bien placé pour mettre une étoile, qui l’est ? Bizarrement, des proches à lui sont venus mettre des commentaires pour me discréditer. C’est le jeu. Mais ça veut dire aussi qu’assumer être la victime, c’est aussi se confronter à des personnes qui trouveront toujours une bonne raison pour dire que tu n’es pas une victime assez acceptable.

    L’important c’est qu’un an plus tard, j’y pense encore. C’est moins difficile d’y penser. Ça s’estompe. C’est traumatisant. La violence psychologique, mine de rien, ça fait des tâches.

    Aujourd’hui, j’attends le verdict. Même si les membres de la chambre disciplinaire semblaient très bienveillants, j’ai tout de même le sentiment qu’il va s’en sortir avec une tape sur les doigts. Comme à l’école. On verra bien.

    Voilà. Je mets une petite pierre à l’édifice. J’espère

  • @Dominique

    Je vous tiendrai au courant. Merci encore

  • @ romain
    Bien contente de vous lire, il permet aux lecteurs et aux victimes de se rendre compte que nous avons été face aux mêmes techniques de manipulation (l’emprise) de ces monstres de médecin comme je les surnomme et des similitudes sur les symptômes dévastateurs de l’après. Ecrire et échanger vous permettra de vous libérer. Merci au dr dupagne et ses confrères de nous mettre à disposition cet outil comme je l’appelle de la guérison. Quelqu’en soit la décision de la chambre disciplinaire, votre démarche est déjà un pas vers un mieux être et une reconnaissance pour vous même. Je le ressens aujourd’hui depuis 2 ans. Le fait que le conseil départemental s’est associé a votre plainte c’est un atout pour vous, moi ce n’était pas le cas malgré des preuves irréfutables dans le dossier. Cela montre bien encore aujourd’hui que les conseils d’ordre départementaux ne sont pas sensibilisés sur le sujet de la même façon comme les chambres disciplinaires ( faudrait que le conseil national se penche sur cette incohérence et différences de décision selon les régions ; de réfléchir sur une grille d’évaluation commune puisque aujourd’hui, la déontologie du corps médical souligne l’abus de faiblesse) Tenez nous au courant Romain
    bonne soirée Nathalie

  • @dominique
    En effet, l’omerta est encore bien présente et par constat, malheureusement le conseil d’ordre par ces sanctions minima perpétue et encourage cette pratique hors norme de maltraitance physique et psychologique envers les patients en état de santé fragile. Allez cher confrère, nous vous autorisons à continuer vos atteintes corporelles, nous nous pencherons sur le dossier d’appel seulement dans 20 mois. Jamais la chambre disciplinaire s’est autorisée a réfléchir du pourquoi le parquet est toujours en enquête préliminaire depuis 2 ans, c’est incontestablement se désengager de toute responsabilité...et face en plus à des constats de coups et blessures avec une itt de 15j rédigé par un de leur confrère, pensez vous qu’ils ont réagi...laissons la justice faire...c’est le jeu du ping pong...en tant que victime, que penser si ce n’est que du soutien de l’ un des leurs ou de l’ ignorance ou vraisemblablement faire l’autruche est une pratique courante. Comment après une attitude de retrait, patients pouvons nous faire de nouveau confiance à la médecine ? Sauvons l’honneur de la médecine en se taisant, sous entendent ils. Ce n’est pas si grave si ce médecin continue à violer ! Oh laissons lui encore quelques temps à exercer, à 66 ans, il va sûrement prendre sa retraite bientôt et puis en campagne, c’est le dessert médical et d’autant plus un spécialiste laissons le combler ce vide géographique. Et puis encore d’autant plus, les nombreuses attestations de ses confrères parisiens d’antant prouvent bien que c’est un excellent professionnel sans faille. Horreur, malheur puisque je suis là à hurler sa perversité...pensez vous que je perdrai mon temps à partager soutenir et me battre pour que les juridictions reconnaissent la dangerosité de ce médecin et pour faire avancer quelques peu une prise de conscience...Non..
    Mais, les journaux commencent fortement à s’intéresser à ce dysfonctionnement et aux cachotteries du corps médical...et bien, heureusement qu’ils sont là !
    A bientôt. Nathalie

  • @ dr Dupagne, à tous et Dominique

    Je viens d’apprendre que le Dr Didier Raoult est menacé d’être suspendu par le conseil de l’ordre des médecins dans l’affaire du covid....décision qui apparaît décidément plus rapide que celle d’un médecin psychiatre qui exerce toujours ayant abusé sexuellement sa patiente, sanctionné et appel en cours ( combien de temps d’attente au fait 20 mois voir plus)...vous allez me dire rien à voir, je vous réponds, incohérence fonctionnelle. Vous voyez, dans l’intérêt de, je ne sais quelle raison , le conseil de l’ordre peut être réactif de façon accélérée....nous faisons parti des dossiers ou numéros non urgent, vous savez ces patients sur qui certains médecins prédateurs ont abîmés et non sauvés ni soignés, en utilisant une thérapie ou un traitement interdits ( le toucher, la manipulation, l’emprise etc....).

    • Bonjour
      Je suis bien d’accord avec vous, mais je doute que le Pr Raoult soit suspendu par l’Ordre. Il faudrait commencer par un plainte, un jugement en première instance etc.

  • Salut,

    je viens vous donner les nouvelles du délibéré concernant la plainte contre mon rhumatologue. Les articles pour lesquels il a été jugé coupable sont les articles 2, 3 et 6. Il a obtenu un mois d’interdiction d’exercer avec sursis.

    Bonne nouvelle : il est coupable. Du sursis, ça fait un peu pétard mouillé. Une tape sur les doigts pour lui dire d’être plus discret la prochaine fois. Ça me permettra au moins de garder la tête haute la prochaine fois que je le croiserai. Parce que je le croise assez régulièrement quand même. Au supermarché, dans la rue...

    Je ne sais pas trop ce que ça représente pour un médecin d’être condamné. Est-ce qu’il a un casier ? Est-ce que l’hôpital où il travaille est au courant ? Ses collègues du cabinet ?

    Ça sent quand même vachement la profession qui s’auto-protège. Parce que même si ça l’a un peu chiffonné cette histoire, ça reste pas cher payé pour abuser de la faiblesse et harceler son patient.

    À la base, je ne suis pas pour une justice punitive. Ça me fait réfléchir aujourd’hui. Mais avec la chambre disciplinaire, l’interdiction d’exercer est déjà une sanction intermédiaire. Il ne s’agit pas de prison. On doit arrêter de surprotéger ces délinquants en blouse blanche.

    À bientôt ;)

    • Bonjour
      Merci pour ce retour. Pourriez vous copier le ou les paragraphes qui concernent la sanction et sa motivation, à la fin de la décision ?
      Comme vous le disiez plus haut dans votre premier message, c’est une "tape sur les doigts", ce médecin n’en subira aucune conséquence. Si vous faites appel, la sanction sera probablement alourdie par le Conseil National qui est beaucoup plus sévère dans ce genre d’affaire.

  • Bonjour Dr Dupagne,

    La motivation n’est pas dans la décision mais dans le délibéré. Je pourrais vous transmettre le détail en privé si vous le désirez.

    La décision dit juste :

    Article 1 : la sanction de l’interdiction d’exercer la médecine pendant une durée d’un mois, assortie du sursis, est infligée au [Docteur]

    C’est rassurant de savoir qu’il n’en subira pas les conséquences...

  • @ bonjour Romain,
    Pas cher sanctionné, la blouse blanche restera décidément dans le tout pouvoir pour certains au détriment encore et toujours des conséquences graves sur la santé des patients victimes.
    A mon avis Romain, faites appel comme le suggère le dr Dupagne, comme je l’ai fait même si je sais pour le vivre, que ça n’assouvira pas vos souffrances...en effet, quelque soit la sanction, elles seront encore là, le temps de l’accepter si c’est possible, deux ans 1/2 après, j’ai encore un long chemin à parcourir pour y arriver...je me suis poser la même question que vous étant non procédurière : "a quoi ça sert"
    Si, votre appel va permettre au comité national, autre équipe sanctionnante de se rendre compte que ces dérives de médecins non scrupuleux continuent à faire des ravages sur des patients subissants et que les sanctions minimisent toujours les faits dans sa globalité..plus il y aura d’appels, sorte de manifestation et de désaccord réaliste, plus l’opinion publique et professionnelle se réveillera peut être enfin et sanctionnera par la suite à juste valeur ces drames...car si une juridiction comme celle ci accepte ce minima, cela veut dire que les médecins juges, causionnent les agressions de leur propre confrère et laisse libre cours à la récidive. Cela remettrait en cause aussi la réelle nécessité et coûteuse de cette juridiction à exister.
    L’appel peut être long, le greffier a annoncé à mon avocat un délai de 20 mois, faites le choix le mieux pour vous..bon courage Romain
    Nathalie

  • Merci Nathalie et Dominique.

    Vous me faites réfléchir maintenant ;) Vos arguments sont effectivement intéressants. Je vais déjà retourner voir le conseil départemental pour en discuter étant donné qu’ils sont associés à ma plainte.

    Je n’ai juste pas très envie que cela continue à me peser pendant 2 ans. Même si j’avoue que la reconnaissance de sa culpabilité est un soulagement énorme. Et en même temps, je trouve important de sentir qu’on se bat et qu’on ne se laisse pas faire. Je ne sais pas comment je me serais senti si je n’avais rien fait.

    Je vais rapidement prendre ma décision, mais je ne manquerais pas de vous tenir au courant.

    Merci Nathalie ! Et je suis avec vous également.

  • Bonjour Romain,

    Je pense aussi que vous devriez faire appel, la sanction n’est pas acceptable.
    Les décisions du Conseil de l’Ordre National sont suivies, je pense qu’ils ne peuvent que sanctionner votre médecin plus lourdement.
    Je sais pour l’avoir vécu combien ces attentes sont difficiles à vivre et stressantes.
    Dites-vous que vous militez avec nous pour plus de justice dans ces affaires. Etre dans le "combat" m’a aidée à ne pas sombrer complètement.
    Je ne regrette pas d’avoir fait appel(6 mois d’interdiction d’exercer), je ne me sentais pas capable de rester sur un avertissement , il méritait pourtant clairement une radiation...
    Les années passent et je me considère toujours comme un déchet. On doit continuer à se battre pour que ces affaires ne soient plus du tout acceptables et minimisées par le COM .
    Bon courage
    Marie

  • @marie, romain

    Marie, vous n’êtes pas un déchet même si je comprends ce que vous ressentez mais courageuse et battante...vous m’avez aidé à supporter ces horreurs grâce à vos témoignages et ne pas baisser les bras.

    Romain, si le conseil départemental s’est associé a votre plainte, c’est très bon signe...je comprends encore moins ce minima de sanction par la chambre disciplinaire...dans mon cas, le cd ne s’était pas du tout associé...courage, vos démarches seront bénéfiques pour vous...

  • @marie @nathalie

    Je comprends complètement vos positions. Je comprends aussi que vous vous sentiez encore comme un déchet. Évidemment vous ne l’êtes pas. Personnellement, je vois encore son regard arrogant et méprisant qu’il posait sur moi une fois qu’il avait obtenu l’admiration qu’il était venu chercher. Par moment, quand je suis en déficit de confiance en moi, je pense à ce qu’il pouvait me dire pour me faire douter de moi. Et je me dis que forcément il avait raison.

    Mais suite à vos conseils, j’ai commencé à rédiger mon appel. J’ai un peu peur de m’attarder dans trop de détails différents alors que je devrais peut-être concentrer ma stratégie sur le plus important. Mon premier mémoire faisait 13 pages. Plus toutes les retranscriptions de messages SMS et d’autres éléments. Ça m’a semblé long.

    Le truc, c’est que je me défends aussi tout seul. Je n’ai pas d’avocat. J’ai peut-être mal présenté mon cas. Je n’ai pas été aussi virulent qu’un avocat pourrait l’être. Lors de l’audience, je me suis concentré sur les dommages que ça avait pu causer.

    Je me demande si je dois repréciser des points qui n’ont pas été bien compris. J’ai commencé à citer des jurisprudence aussi.

    C’est toujours agréable et rassurant de vous lire. Merci

  • @romain,
    Pour la rédaction de votre appel, en effet, recentrez vous sur les points essentiels c’est a dire les faits en faisant référence aux articles du code déontologique car ils auront connaissance de votre 1er mémoire avec les détails et ses conséquences et aussi les preuves en annexe (13 pages, ce n’est jamais trop, ça vous permet aussi de vous soulager, c’est primordial)..en appel, Plus vous allez répéter, plus ils vont s’y perdre et franchement au niveau de la chambre disciplinaire, je me suis rendue compte que le rapporteur à synthétiser d’une façon très très succinte mes 4 mémoires que j’ai voulu écrire moi même pour cette commission accompagné par des termes plus juridiques par mon avocat...je me suis même demandé si chaque médecin les avait lu.
    Si vous détenez des preuves ou d’autres éléments nouveaux que votre mémoire a fait resurgir, rajoutez les dans votre appel..par exemple, vous pouvez solliciter votre médecin traitant ou spécialiste pour un diagnostic écrit (une attestation)de votre état de santé d’aujourd’hui suite aux faits.
    Le conseil d’ordre aurait plus tendance à étudier les faits en référence au code pour la sanction que les conséquence graves sur les victimes car il n’ont pas à évaluer les dommages et intérêts comme la justice lors d’une plainte pénale quand le médecin est poursuivi. Et c’est dommage qu’elle puisse faire abstraction de cela (à revoir).
    Si c’est possible, passez votre messagerie personnel au dr dupagne pour que je vous envoie des documents.

    Facile à dire mais à le vivre c’est bien autre chose..laissez venir vos émotions et acceptez les..ce sont des ressentis qui assoment fortes mais qui sont normaux ( mon psy me l’a fait comprendre)...car lorsque les victimes ont de nouveau contact avec les procédures, toutes ces émotions comme la colère, la sidération, l’humiliation, l’incomprehension, le dégoût, la honte, la culpabilité....vous réexplose en pleine face..mais elles doivent s’exprimer pour pouvoir se reconstruire.
    Cdt Nathalie

  • Merci pour votre réponse Nathalie,

    J’ai quelques éléments que je pourrais ajouter. J’ai peur qu’ils ne soient pas assez flagrants pour être pris en compte.

    J’ai posté ici le dépliant québecois de l’équivalent de l’ordre des médecins. Ils ont un document que je trouve assez juste. Surtout lorsqu’il s’agit de décrire les conséquences d’inconduites sexuelles. Ça m’a permis d’accepter ce que je pouvais ressentir, notamment la honte et la culpabilité.
    D’ailleurs, j’avais cru comprendre que l’ordre des médecins prévoyait une page sur son site pour mieux accompagner les victimes de ce genre d’abus, ainsi qu’à travailler à la sensibilisation des étudiants et des médecins... je n’ai rien vu qui ressemblait à de tels engagements.

    Et sinon je vais communiquer mon adresse mail auprès du Docteur Dupagne. J’espère qu’il vous la transmettra.

  • @romain, dr dupagne

    C’est ok, je vous recontacte en mp avant la fin de la semaine.
    Mettez sur votre mémoire d’appel même les nouveaux éléments qui vous apparaissent peu significatifs pour vous...cela peut que vous permettre de décharger vos émotions( colère, honte...)et plus il y aura de nombreux petits éléments pour le conseil national qui vous reviennent,passés au moment des faits, plus votre parole sera eventuellement davantage crédible.
    Tout médecin reconnaît des symptômes post traumatiques, elles sont spécifiques et évoluent avec le temps...la mémoire peut faire reapparaitre des éléments nouveaux plusieurs mois après...laissez vous guider par vos écrits même s’ils ne sont pas rédigés par un avocat. D’un mémoire à un autre, avec le temps, la rédaction et le contenu évoluent.
    (quand je lis mon premier memoire que j’ai rédigé seule et sans avocat et encore sous le choc du trauma,au conseil de l’ordre départemental et sans conseil..tout est succinct sans référence aux articles du code déontologique car je ne les connaissais pas). D’ailleurs l’ avocat du médecin en a profité pour mettre en avant au conseil l’ incohérence de mon premier mémoire sous entendant la folie..et c’est peut être pour cela qu’ils ne se sont pas associés à la plainte ?

    D’OU L’ IMPORTANCE QUE LA VICTIME SOIT ACCOMPAGNEE OU AVOIR UNE TRAME POUR REDIGER SA PLAINTE

    car elle est d’autant plus pénalisée par ses symptômes post trauma. Autre exemple, le secrétariat du conseil départemental m’a dit d’ envoyer toutes les preuves..comme preuve, j’ai remis mon dépôt plainte déposé à la gendarmerie, ce que l’avocat adverse à utilisé pour me descriditer aussi..

    L’avantage au niveau pénal pour une victime concernant ces faits d’agressions médecin à l’ encontre de son patient, est que le parquet fait passer à la victime une ou des expertises psychiatriques dans le temps pour évaluer si vous n’affabulez pas (preuve supplémentaire)..épreuves supplémentaires que j’ai accepté,au contraire.

    Au conseil de l’ordre des médecins, ils ont seulement les mémoires et des preuves s’il y en a (ex SMS)...donc le médecin agresseur peut plus facilement passer à côté des sanctions plus conséquentes car des attouchements et/ ou actes d’agression sexuelle ou physique sont toujours difficiles à prouver car tout se passe à huit clos...
    A bientôt Nathalie

  • bonjour
    Je suis retraitée mais j’ai travaillé comme médecin de PMI (Protection maternelle et infantile)
    pour ma part j’ai été , avec mes collègues de l’époque, très bien formée grâce à notre employeur, sur la protection de l’enfance, donc entre autre sur tout ce qui est de l’ordre de la maltraitance à enfant (abus sexuels compris).
    il existe des thèses médicales sur le sujet des abus sexuels
    je partage votre avis..
    ce fut le même problème pour le clergé ;
    1. comment des personnes non formées, fussent elles médecins, peuvent se décréter en capacité de juger ce type d’abus ? les abus sexuels semblent , au delà de la victime sidérée car sous emprise, "sidérer" également ceux qui n’ont pas été formés à prendre du recul dans ce genre d’affaire, au point d’en nier l’importance ou la refuser ;
    donc au minimum il faudrait dans ces chambres ordinales la participation d’un médecin de PMI formée ou de tout autre professionnel de la protection de l’enfance formé à recevoir des personnes abusées ; mais n’oublions pas que généralement ces professionnels ne sont pas interpellés, excepté dans certains départements où une commission s’est mise en place. une plaquette sur les abus a vu le jour avec les noms de personnes qui pouvaient être interpellées dans notre département ; une plaquette d’arbre décisionnel figure dans une thèse médicale.
    2. de toutes les façons le mieux est d’aider en premier la personne à portée plainte auprès du tribunal , en s’appuyant sur le fait que l’abuseur va continuer son chemin avec d’autres tant que le tribunal ne l’aura pas jugé ! dans ce cas un accompagnement est utile.. la 1ère chose est que la personne prenne conscience que l’on prend au sérieux ce qu’elle nous dit, que l’on reconnait que c’est un interdit condamnable par la justice (crime si viol).ensuite que nous l’aidions à aller jusqu’à porter plainte
    et en parallèle la victime pourra si elle le désire demander photocopie de sa plainte (si c’est possible) ou simplement écrire au conseil de l’ordre pour dire qu’elle a porté plainte auprès du tribunal, mais le faire qu’une fois qu’elle l’a fait.
    bravo pour votre combat
    confraternellement
    C Chevillard

  • @ Cassandre, Marie, dr Dupagne et les autres...
    Oui, merci pour votre itiniative d’avoir lancé cette pétition et l’ouverture de cette page. Elle devient une ressource, un soutien pour les victimes et un outil d’orientation pour certaines associations d’aide au victime de médecins pour en avoir un retour récent dans le département en autre du 17.
    Parce qu’il est dommageable à notre époque que ces faits d’abus sexuels et d’agression par des médecins soient encore autant cachés et non dit...il est primordial de prévenir en informant pour être vigilant puisque ces dérives désastreuses existent encore..la prévention...car combien de patient pourrait croire être un jour victime d’un médecin lors d’un moment de très grande vulnérabilité ? C’est bien aussi un des rôles que le conseil de l’ordre des médecins devraient s’approprier...ALERTER ET SOUTENIR dans l’intérêt des patients et non se taire dans l’intérêt de la profession.
    Pour avoir travaillé au Québec dans les services médico sociaux, le patient est davantage considéré et protègé..le patient est égal au professionnel medical..il y a quasiment pas cette notion de statut d’autorité du medecin envers le patient par son savoir et sa notoriété ou de pouvoir comme en France. Les abus sont donc davantage contrôlés et moins permissives. La notion de hiérarchie n’existe pas..le patient est au centre de leur préoccupation... pour eux, dénoncer un de leur collègue pour des actes aussi graves est une décision évidente en accord avec leur éthique de protéger le patient et de le soutenir...il n’y a pas cette crainte d’exclusion du clan...
    Un exemple de propos de l’avocat du médecin accusé sur la notoriété et la réputation mondaine, lors de l’audience
    de 1er instance qui pour moi représente une défense ridicule et hautaine..."le dr...avant d’exercer dans cette nouvelle région avec une clientèle bourgeoise" comme si cela faisait preuve de son innocence...on s’est regardé avec mon avocat en espérant que les membres du conseil ont considéré ces propos
    d’ inadaptés.

  • Bonjour Nathalie,Bonjour à tous,

    Parallèlement à l’article du Dr Dupagne, j’ai fait un courrier à O.Véran et M.Schiappa.
    Je n’en attends pas de réponse, j’ai bien compris la différence entre la parole publique et le comportement en privé. Agnès Buzyn et M.Schiappa ont ignoré mes courriers, puis la pétition.Et pourtant, que ne les a t-on entendu appeler à la libération de la parole !
    Certaines victimes dérangent plus que d’autres apparemment.
    J’ai joint à ces courriers la plaquette du Collège des Médecins du Québec, je la connaissais mais je n’y avais pas pensé, quand Romain en a reparlé, c’était évident que je devais la joindre.
    J’ai évoqué le rapport de la Cour des Comptes de 2019, qui dénonce le traitement des plaintes à caractère sexuel. Le Conseil de l’Ordre n’a pas tenu compte des remarques faites lors du précédent rapport, en 2012.
    Ce n’est plus possible de laisser traiter ces plaintes par le Conseil de l’ordre seul. Le Conseil National nous dit que les conseils régionaux et départementaux sont indépendants, difficile de croire qu’il n’y a pas de communication sur ce sujet.
    En fait, ça arrange bien tous ces gens là. Le départemental donne un avertissement et si la victime a encore le courage après ce coup de massue pour faire appel, elle peut espérer une interdiction de 3/6 mois et, épuisée, va s’en contenter. Mais la réalité est que les deux sanctions sont inacceptables. Au Québec, c’est la radiation quand un médecin détruit une patiente.
    On sait que les victimes sont des personnes vulnérables, de par leur passé.Leur enfance a bien souvent connu la maltraitance physique ou psychologique, voire l’inceste. C’est aussi quand elles traversent un épisode de la vie douloureux, que ces pervers agissent. la sanction est avant tout une reconnaissance de leur souffrance, quand elle est injuste, c’est y rajouter de la violence.
    Ce qui fait défaut au Conseil de l’Ordre, c’est de l’humain, du respect envers les patientes, le sens de la Justice, de la psychologie et une formation en victimologie.
    Ce qui manque et, que j’ai demandé naïvement à O.Véran, une formation spécifique aux étudiants sur ces sujets.
    Vu les commentaires de certains médecins, à la limite de l’injure suite à la pétition et l’absence de réaction des autres qui préfèrent fermer les yeux, en France le retard en ce domaine est colossal.

  • @marie, dr dupagne
    Je pense qu’il faut insister et ne pas lâcher auprès du ministère , non plus seule par votre courrier mais à plusieurs victimes (puisqu’en fin d’année 2019, il y a eu plusieurs sanctions tellement différentes les unes des autres selon les régions pour des mêmes faits d’abus sexuels et aucune radiation d’autant plus)..l’effet de groupe mobilisée les rendront peut être plus actif ? L’aide des médias est un atout aussi..il est impératif de les sensibiliser à restructurer cette juridiction administrative puisque qu’aucun lien est existante entre le département, région 1er instance et le national pour la gestion des abus...la cour des comptes n’avait elle pas soulever un problème récurrent budgétaire au sein de cet juridiction ? Il y aurait peut être des économies à envisager ou utiliser à bon escient leur budget dans la prise en charge et de suivi des victimes..

  • Bonjour,
    Depuis la pétition, si j’écris c’est au nom des victimes en faisant référence au DR Dupagne, à qui je fais lire mes courriers avant de les envoyer.
    La Cour des Comptes fait le même constat que nous, j’ai donc fait un courrier à sa Procureure générale en m’appuyant par exemple sur le cas récent de Cassandre, dont le médecin a été sanctionné d’un simple avertissement. Et comment sont résumées les situations, c’est de la violence à lire, tellement si éloignées de la réalité des faits. J’ai joint les courriers aux ministres et la plaquette du Québec.
    Je ne me fais pas d’illusion quant à une réponse.
    A propos de courrier, quand j’envoie une lettre ou un simple mail, je suis surprise/blessée de n’avoir même pas un accusé de réception, la moindre des politesses.
    Que ce soient des ministres, associations, médecins, bref pour certains des spécialistes des victimes, qui s’expriment volontiers dans les médias, et qui ne comprennent même pas la base, le mépris ressenti au silence, à l’indifférence.
    Les médias sont difficiles à mobiliser, le sujet est encore tabou.

    Quant à ce que l’on peut entendre en conciliation ou en audience...

    • Bonjour Marie
      Je pense que l’article du nouvel Obs qui paraîtra bientôt fera date.
      Il restera un dernière étape, finale, consistant à suppléer l’Ordre dans sa défaillance à protéger les patients et les patientes, nous en reparlerons.

  • @Marie, Dr Dupagne et les autres,
    Je sais Marie que votre démarche auprès du gouvernement est au nom de tous les victimes et je vous en remercie en tant que victime aussi...
    C’est sûr qu’il ne faut pas compter d’un retour de mail de leur part car je pense que la mobilisation n’est pas pour l’instant suffisante...mais comme le dit le dr Dupagne, il faut insister par un renouvellement de démarches et avec l’aide d’outils de communication même si comme vous le dites, ils semblent rien comprendre des ressentis des victimes mais ils sont présents pour faire passer le message .
    Dans mon département, Certains journalistes dont un particulierement qui suit mes plaintes et interpelle l’extérieur, est sensibilisé à ce sujet et a très bien ressenti ce que j’ai vécu et vis en rapport à sa réaction mais il est évident que personne ne pourra réellement avoir accès à la douleur des victimes et imaginer un instant les dégâts destructeurs engendrés (et tant mieux pour eux)
    Pour l’instant en raison encore de ma fragilité suite aux faits et les plaintes en cours aussi judiciaire, je n’ai pas pu interpeller les radios et info télévisé ou d’autres journalistes mais quand je me sentirai dégagé de tout stress post traumatique encore présent, je souhaite informer le tout public par mon témoignage.
    Mon avocat aussi est très investi dans le suivi de mes plaintes et me soutient. L’assoc cdiff également...et comme vous, je veux faire prendre conscience de ce mépris et ce silence...comptons aujourd’hui sur l’article de l’obs...je pense qu’il est nécessaire d’y croire et être perspicace pour faire changer le fonctionnement et le comportement d’une institution ou juridiction en France.

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