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"La médecine a fait tellement de progrès que plus personne n’est en bonne santé !" *


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Histoire de fesses

mercredi 4 novembre 2015, par Dominique Dupagne

Je n’ai jamais raconté d’histoires de patients. Ce n’est pas mon truc et d’autres le font mieux que moi. Si je publie ici le calvaire qu’a vécu une de mes patientes, c’est parce qu’elle m’a demandé de le faire, tant la façon dont elle a été traitée l’a bouleversée. Voici comment j’ai découvert son histoire, lors d’une consultation où elle me l’a racontée en détails puis retranscrite avec ses propres mots.

Docteur, il était temps que je vienne vous raconter mes dernières carabistouilles de santé … Désolée, ça va être un peu long !

La dernière fois que je suis venue vous voir, je vous avais montré un bouton qui me tracassait un peu, très mal placé, tout proche de l’anus. Vous m’aviez conseillé d’aller voir ma dermato, que j’aime beaucoup et que vous connaissez, ce que j’ai fini par faire. J’ai un peu tardé à prendre ce rendez-vous, espérant que ce machin disparaîtrait tout seul, et pas très à l’aise avec son emplacement …

Bref, j’y suis enfin allée, et ce qu’elle a vu ne lui a pas plu. Elle n’était pas trop tentée d’y toucher, se demandant à quel genre d’autre spécialiste m’adresser, ce que je comprends ! Finalement, elle m’a envoyé voir une dermatologue, spécialiste des problèmes uniquement vulvaires (ah bon, ça existe "vulvologue" ?), car elle soupçonnait que j’avais en plus un "eczéma lichénifié". Jusque-là, tout allait bien ! Enfin… Je me suis un peu tracassée par tout ça, mais je me sentais en de bonnes mains et en sécurité.

A partir de là ….. On attaque !

Episode 1 - Le carcinome du Dr D

Je vais donc voir la vulvo-anusologue, elle me confirme que j’ai bien un méga lichen. Elle a la même réaction que ma dermato en voyant mon bouton :

  • Houla ! Ça ne me plaît pas du tout ! Il faudrait l’analyser, mais je ne sais pas si je fais la biopsie car on sort un peu de mon domaine, ou alors je vous envoie voir un gastro… ou un proctologue…

Je me fais un peu engueuler car j’ai attendu trop longtemps, mais bon, pas grave, je pensais la même chose. Par contre, quand elle me dit :

  • Mais enfin, vous auriez pu regarder au moins vous-même !

Je lui ai assuré que je n’étais pas contorsionniste de métier … Elle s’est calmée.
Et puis elle le regarde dans tous les sens (je suis en position gynéco, super agréable et hyper décontractante …), et finalement me dit

  • C’est très certainement un carcinome. Je vais faire une biopsie pour confirmer. On peut avoir une bonne nouvelle, mais je n’y crois pas !

Elle me redemande plusieurs fois si j’ai bien compris ce qu’elle est en train de me dire. Oui, oui… je comprends… J’ai 55 ans, et pour ma génération le cancer est encore un couperet, une condamnation fatale. J’ai failli lui demander combien de temps … Et me suis senti un peu ridicule, alors je n’ai rien dit.

Donc, elle a fait la biopsie, et pendant que je reprenais un peu mes esprits :

  • Dès qu’on aura les résultats, il faudra aller vite ! À moins bien sûr d’une bonne nouvelle, mais n’y croyez pas trop. Vous serez prise en charge par le service d’oncologie de l’hôpital Saint-Machin.

Et puis elle m’a décrit tous le processus : examen par un comité, puis des rendez-vous, puis etc... Elle a ajouté :

  • Ce qui est ennuyeux, c’est que dans ce type de cancer de la peau on retire “large”, et que de fait, vu son emplacement, il n’y a pas beaucoup de marge …

Mais comment vont-ils faire ? Bon, on verra bien.

Et là j’ai entendu LA phrase, parce que ça faisait un moment que je ne disais plus rien :

  • Mais ne vous inquiétez pas, on va vous soigner !

Et la réponse dans ma tête a été : « Ah bon ? Parce que c’est une option ? ». Et en même temps, parce que dans nos petites têtes de patients la panique arrive vite : « Donc c’est grave à ce point-là ? ».

J’ai aussi eu droit à :

  • On va fixer un rendez-vous pour les résultats, parce que je veux vous avoir ici devant moi quand je vous les donnerai !

Très gentille, pleine de compassion devant la gravité de mon cas. Donc je suis rentrée chez moi… Au radar, sonnée. Et puis je n’avais qu’à m’en prendre qu’à moi, j’aurais dû y aller plus tôt, etc…

J’ai passé les 15 jours d’attente à me préparer, à l’annoncer à mes enfants, mes frères et sœurs, tenter de m’endurcir et faire face. Tout mon entourage a été super, me rassurant, me donnant du courage. Bon, vous voyez ce que je veux dire !

Et vient enfin au courrier une convocation pour un rendez-vous. Boum ! Je suis partie voir mon mari, parce que si j’avais encore un espoir que ça soit bénin, là j’avais compris. Je lui ai demandé de m’accompagner à la lecture des résultats.

Pas le courage d’y aller seule.

Nous sommes donc reçus avec nos têtes de circonstance, et immédiatement le Dr D nous saute dessus

  • J’ai une bonne nouvelle, les résultats sont négatifs ! Je n’y croyais pas, je suis la première surprise, mais ça va !
  • Pardon ?!?
  • La biopsie est négative, mais je n’ai retiré que 5mm, et la lésion fait environ 15mm, donc il faut l’enlever entièrement, et attendre quand même les résultats de l’analyse de la totalité avant de se réjouir définitivement. Ne prévoyez rien dans le mois qui vient ! Je vous ai pris RV avec une collègue de l’hôpital Saint-Machin qui veut vous examiner avant de se prononcer, et un autre avec un chirurgien. Si l’analyse finale n’était pas bonne, ce serait elle qui vous prendrait en charge en oncologie. Je vous avais expliqué le processus, vous voulez que je vous réexplique comment ça se passe ?
  • Non merci ! (ça va, là !)

À la fin, elle prend ma carte Vitale et me demande le nom de mon médecin traitant. Je donne donc votre nom, et lui dit qu’il faudrait peut-être que je vous tienne au courant de tout cela.

  • Non ! Pas encore la peine, tout est organisé là, vous êtes prise en charge, nous le tiendrons informé, bien sûr, mais plus tard.

Je crois que j’en suis ressortie quasiment aussi sonnée que la première fois. Je ne comprenais plus rien, désorientée. Une bonne nouvelle, oui, oui, mais … ?
L’aspect positif, c’est que j’ai pu commencer mon traitement au Dermoval contre le lichen, et que ça a été du vrai bonheur !

Episode 2 : "Touchez pas ! C’est moi qui fait !"

Donc, je vais à l’hôpital Saint-Machin … J’y vais avec mon fils cette fois, 22 ans, étudiant en 4ème année de médecine et justement en stage dans cet hôpital. Il a donc demandé à se libérer pour ne pas me laisser seule. Je crois qu’en plus que toute cette histoire a pas mal perturbé mes proches, même s’ils n’en disaient rien.

Après pas mal de galères administratives, on est reçus par le Dr V. Un contact bizarre. Elle regarde mon dossier et agresse brutalement mon fils

  • Qui êtes-vous ? Le fils ? Je vais vous demander de sortir. Je vais examiner votre mère quand même !

Elle me demande donc de m’installer, et pouf ! Change d’attitude : toute gentille, je n’étais plus une intruse mais sa patiente. Curieux, mais bon …
Bonne nouvelle : elle ne voit pas mon vrai/faux carcinome ! Je tente de lui montrer avec mon doigt et là, j’ai commencé à rire intérieurement quand elle m’interrompt :

  • Ne touchez pas ! C’est moi qui fait !

Elle me rassure, pense que ce n’est rien, que le traitement au Dermoval a eu un effet sur mon truc et l’a fait régresser, qu’il faut donc que je continue, mais qu’on doit quand même enlever ce qu’il en reste !

  • Le chirurgien vous fera ça rapidement sous anesthésie locale, ça ne sera rien. !

Dr V demande qu’on fasse des photos de mon trucmuche, et du lichen. Parce que pour les dermatos, m’explique-t-elle, les photos sont comme les radios pour les autres. Allez ! Je n’en suis plus à ça près …

Le photographe est très gentil. Le Dr V est venue lui donner ses consignes pour ce qu’elle voulait en photo. Mon entrejambe a été mitraillé en gros plan, et donc, ce jour, mes fesses et le reste sont devenus des stars …

On reprend RV pour 1 mois après, pour la suite du traitement et les résultats de ce qui aura été retiré lors de l’intervention.

3ème épisode : Le chirurgien pressé

Alors là … j’attaque le meilleur !

Une infirmière vient me chercher, me pose quelques questions en l’attendant, vraiment adorable, rassurante.

Le chirurgien arrive, pressé,

  • Bon, alors vous, on fait quoi, on enlève quoi ? Où est le dossier ?

Quand je stresse je plaisante et je parle trop, mais j’ai réussi à ne pas répondre à voix haute … "Un bras ? Une jambe ?"

Mais là, il a commencé à m’angoisser :

  • Il n’y a rien dans ce dossier ! Bon, c’est pas grave, vous allez me montrer et m’expliquer.

Je lui assure que si, sûrement, qu‘il doit même y avoir plein de photos, des analyses …

Finalement, il trouve la lettre du Dr V, la parcourt vite et me dit

  • OK ! Je vois … Mais c’est vous qui allez me dire où c’est !
    Sinon, comment vais-je vous installer pour faire ça...

Je lui dis que les précédents médecins m’avaient mise en position gynéco, ou sur le côté, ce que je préférerais à tout prendre. Il opte quand même pour la position gynéco (mais c’est gentil d’avoir demandé)… Avec le recul, ça fait un peu cauchemar ce que j’ai vécu là …

Donc, je lui montre avec mon doigt et guide le sien.

  • Ah ! Ce n’est que ça !

Il me fait des piqûres d’anesthésie locale (aïe !), et dit à l’infirmière :

  • Ok, passez-moi une lame de rasoir.

Et là … Je leur dit que cette fois, ça y est, j’ai peur ! Imaginez ma position, où on se sent un peu en état de faiblesse, et entendre ça…

Infirmière adorable, qui me faisait parler. Tout va bien pendant un moment. Les derniers points de suture ont été douloureux : l’impression que ça me tirait à l’intérieur de l’anus, ce qui m’inquiétait.

Bon, c’est fini. D’après lui ce n’est qu’un kyste, bénin, qu’il a retiré et donc pas d’inquiétude. Je le retiens un peu pour lui demander ce que je dois faire maintenant, s’il y a un pansement ?

  • Non ! Mettez juste des compresses
  • Et je reviens pour les fils ?
  • Non ! Ils sont résorbables, ils vont partir tout seuls.
  • Euh. Mais je mets quelque chose pour désinfecter ?
  • Ah oui ! Lavez-vous avec de la Bétadine moussante plusieurs fois par jour.

L’infirmière lui fait remarquer que ce n’est pas facile dans la journée à l’extérieur… Pas de réaction. Bref ! Retour maison.

Quelques jours plus tard, j’ai commencé à avoir de gros problèmes pour aller à la selle. Au début, je trouvais cela normal vu l’opération, mais de jour en jour, la douleur augmentait au lieu de diminuer, je saignais de plus en plus, et il m’est devenu impossible d’éliminer. Je suis allée à la pharmacie leur demander quelque chose pour les ramollir, me souvenant que les opérés des hémorroïdes se « shootent » à l’huile de paraffine. C’est ce qu’ils m’ont donné, et ça a vraiment aidé.

Mais cette douleur me tracassait … J’ai donc, 3, 4 jours après l’opération, osé essayer de sentir ma cicatrice, les points, et là … le ciel m’est tombé sur la tête.
Mon bouton, mon truc qui m’avait valu tout cela était toujours là, à côté de la cicatrice, en pleine forme, écroulé de rire ! Même pas eu !

Donc, je ne sais pas ce qu’on m’a fait, je souffre toujours lors des selles, il me semble que j’ai toujours des fils, je ne comprends pas …. Je ne sais pas quoi faire, et aujourd’hui je viens vous dire « Au secours Obi-Wan Kenobi, vous êtes mon seul espoir ! »

Je revois donc ma patiente, un peu penaude de ne pas m’avoir tenu au courant. Je lui explique que ce n’était pas à elle de le faire. Elle me prévient que son histoire va être un peu longue. Pas grave, j’avais du temps. Au fur et à mesure qu’elle me raconte tout cela, j’ouvre des yeux ronds, alternant stupéfaction et fou rire avec elle une fois rassuré sur la bénignité de sa lésion.

À chaque fin de « partie » Je pensais que c’était tout, mais non ! Il y avait une suite, et de pire en pire. Et puis je l’ai examinée.

En effet, la petite lésion verruqueuse initiale était toujours en place. En revanche, elle avait subi une excision cutanée empiétant sur la marge anale, assez conséquente, et les fils “résorbables” étaient toujours là, assez tendus. Leur ablation a soulagé la patiente. Je lui ai fait un dessin pour lui expliquer ce qu’on lui avait enlevé et je lui ai prescrit des laxatifs osmotiques.

Elle est revenue me voir un mois plus tard pour me raconter la suite...

Le second rendez-vous avec le Dr V était fixé peu de temps après vous avoir vu. Ce n’était pas un RV post-opératoire (il n’en a jamais été prévu), elle voulait juste vérifier l’état de mon lichen et me donner un traitement. Je n’y suis pas allée, et n’ai pas téléphoné pour annuler.

L’idée même de revenir, de revoir cette cinglée, d’avoir à lui expliquer que le chirurgien s’était planté et avait opéré à côté … Bref ! Non !

Un détail à ce sujet : je n’ai jamais eu aucun appel, aucun courrier, rien, me demandant pourquoi je n’étais pas venue, ni pour au moins me faire passer les résultats de l’analyse de ce qui a été retiré, ni pour tenter de fixer un autre RV.

Dans la série « rien à cirer »…

Et puis, 15 jours après, je reçois un appel téléphonique du Dr D (Celle qui prenait ma verrue pour un carcinome). Je ne décroche pas.

Elle me laisse un message à partir de son téléphone portable, assez sèche, me disant qu’il est urgent qu’elle me parle, qu’elle n’a aucune nouvelle mais a eu mes résultats d’analyses (?). Rien de grave, mais…

Devant l’insistance de mon mari, qui préférait quand même savoir, je la rappelle. Je le fais aussi car je pensais naïvement que c’était enfin l’appel que j’attendais suite à mon RV manqué. Ah oui : elle me précisait dans son message de la rappeler sur son numéro fixe au cabinet, et d’oublier son numéro de portable, “qui était personnel ”. Et comme je suis … comme je suis, c’est ce que j’ai fait.

Donc, je rappelle sur le fixe. Très sèche au début :

  • Je vous appelle car je n’ai aucune nouvelle, j’aimerais quand même bien savoir si vous êtes allée à Saint-Machin, si on vous a opéré, où vous en êtes, etc…

J’ai réussi à stopper le flot de parole, et je lui ai tout raconté…

Elle m’a dit qu’elle était « anéantie » par ce qu’elle entendait. Et voici ce qu’elle m’a raconté :

  • Comme je n’avais aucune nouvelle, ni de vous ni d’aucun de mes confrères, j’ai tenté d’appeler et n’ai pu avoir personne au téléphone. Je suis donc allée chercher sur l’intranet de l’hôpital, et c’est là que j’ai trouvé votre dossier et les résultats d’analyses. Mais ils m’ont paru tellement curieux que je voulais vous voir. Rien de grave, juste incohérents. Maintenant que je sais où le chirurgien a opéré, je commence à mieux comprendre.

Toujours au téléphone je lui ai demandé si elle se souvenait où était mon bouton :

  • Oui, à 1 cm ½ de l’anus. Or, on a trouvé un herpès … ce qui n’était pas possible en opérant là où c’était prévu. Bon, je comprends mieux, mais venez me voir mardi prochain pour que je vous donne un traitement, car l’herpès aussi c’est très embêtant.

J’ai refusé d’y aller (fière de moi !), et elle m’a dit qu’elle allait donc m’envoyer par la poste mes résultats ainsi qu’un traitement contre l’herpès et surtout de continuer le Dermoval contre le lichen.

  • Mais attention ! Si vous voyez que vous avez de l’herpès, surtout vous arrêtez le Dermoval !

Juste une question : comment je sais si j’ai de l’herpès ? Bref, je n’ai pas eu à me poser le problème puisque le courrier n’est pas arrivé. En attendant, je continuais le Dermoval, puisqu’elles m’avaient dit toutes les deux qu’il fallait en mettre tous les jours pendant au moins 3 mois, mais du coup en m’inquiétant un peu…

Début septembre arrive, avec un nouveau coup de fil, toujours avec son portable, du Dr D, que je prends cette fois. Rien d’important, elle n’avait juste pas bien noté mon adresse et le courrier lui avait été retourné. Elle me redemande de revenir, je re-refuse, et cette fois j’enregistre son numéro de portable … On a les toutes petites vengeances que l’on peut !

J’ai bien reçu son courrier, mes analyses que je vous ai données, et l’ordonnance.

Plus de nouvelles à ce jour.

Il m’arrivait d’avoir un peu mal encore, et je ne savais pas du tout ce qu’il fallait que je fasse, ni quand, ni ce que j’avais. Il m’était arrivé d’oublier un peu le Dermoval certains jours, est ce que c’est embêtant ? D’un autre côté, il ne faut surtout pas en mettre si c’est de l’herpès… Donc ? J’ai quoi ? Je fais quoi là ?

Je suis revenue vous voir, vous m’avez examinée, bien expliqué ce que je devais mettre et dans quel cas, et surtout… Que j’allais très bien !

Le petit bouton est toujours là mais c’est certainement une petite verrue, bénigne, et je sais comment agir selon démangeaison, brulure etc … Et surtout : on le laisse tranquille !

Ceci dit, je suis très en colère et encore meurtrie. Non seulement pour les souffrances physiques inutiles, mais aussi émotionnelles : Annoncer un cancer à quelqu’un sans poser aucune question sur son état psychique, ou son entourage… Et sans aucune assurance que ça en soit un !

Pour info, manque de bol, j’ai justement fait une grave dépression il y a quelques années, médicaments arrêtés uniquement en 2009, et je suis en couple depuis 2010 après plusieurs années seule avec mes enfants. Je ne sais pas comment j’aurais fait face à tout cela à l’époque...

Mais maintenant, je répète : JE VAIS BIEN !!!

Épilogue

J’ai accepté de publier l’histoire de cette patiente parce que je la trouve exemplaire. J’aimerais qu’elle soit distribuée à tous les étudiants en médecine, pour qu’ils ne se comportent jamais aussi mal avec leurs patients dans leur exercice futur.

L’empathie ne fait pas partie des critères de sélection des médecins et c’est vraiment dommage, parce que ce serait techniquement possible. Il nous faut certes des techniciens, mais l’humanité qui entoure la technique n’est pas négociable.

Cette histoire démontre également l’intérêt d’informer le médecin traitant à toutes les étapes de la prise en charge d’un patient confronté à un problème inquiétant. Nous sommes souvent de bons amortisseurs de l’angoisse. J’ai bien compris que l’inquiétude de voir certains patients ne pas se soucier d’éléments préoccupants pousse certains médecins à leur faire peur pour les motiver. Mais cette explication ne justifie en aucun cas ce manquement à l’éthique de notre profession .

Messages

  • J’en connais pas mal de ce genre et la dernière date de mardi ;-)))

  • Tous mes proches ainsi que moi même regrettons ce genre de comportements lors de nos visites chez les spécialistes.
    On pourrait écrire un nombre incalculable de livres à ce sujet, rien qu’avec les citations des patients.

    • Certes, les spécialistes sont parfois un peu trop dans la technique, mais ces comportements ne leurs sont pas spécifiques. C’est une certaine façon d’exercer une médecine deshumanisée, quelle que soit la spécialité, qui est condamnable.

  • Cette "observation" est un condensé de la médecine. J’allais écrire moderne mais les choses n’étaient pas moins pires auparavant.

    Le problème vient de ce que, avant, on ne réfléchissait pas et on trouvait tout normal. Aujourd’hui on sait, des milliers d’articles de thèses ont été publiés de par le monde pour insister sur les difficultés de la relation médecin/patient, et rien n’a ou presque changé sinon qu’on aurait dû changer.

    La premire leçon de cette histoire, à mon avis, c’est la formidable impossibilité de tous ces médecins (et nul doute que chacun d’entre nous a pu être ou sera perçu comme cela par un ou des patients) à assumer la maladie de l’autre et à se réfugier derrière des mots et des gestes creux pour cacher cette trouille de l’autre et cette trouille du pathologique.

    L’autre leçon de cette histoire est que la disparition du médecin de famille et, ici, son oblitération, rend tout d’un coup tout possible, et qu’au lieu que les choses se corrigent, elles ne cessent de s’aggraver par addition de comportements anormaux.

    Enfin, tout est bien qui finit bien mais malheureusement ce n’est pas toujours le cas. Imagine-t-on ce qui ce serait passé si la verrue avait été sénologique...

    Et quand on lit actuellement ce qui se passe chez les gynécologues, plus rien ne peut m’étonner.

    Toutes mes excuses au nom de la médecine à ta malade.

  • Variantes rigolotes de cette histoire :
    - L’analyse du fragment opéré cette dame donne "tissu prostatique normal"
    - La voisine de la patiente, agent d’entretien à l’hôpital, lui dit dans l’ascenseur : Ah ! Tiens ! J’ai vu que vous aviez été opérée là où je travaille !
    - La dermatologue laisse un message sur le répondeur pour annoncer que c’est un cancer, mais se trompe de numéro et laisse le message sur le répondeur de la belle-mère de la patiente.
    - La patiente pleure et se fait engueuler par le chirurgien.
    - La patiente est finalement traitée pour un cancer et finit par apprendre que son bouton est dû à une allergie à un fauteuil (true story !)

  • Cher DD vous avez bien fait de le "publier" c’est arrivé à une proche à l’hôpital pour un abcès de la marge anale pour lequel elle a vu 3 chirurgiens différents pour que le jour de l intervention on lui dise que celui de la veille n’était pas venu e que c’était un autre service qui allait l’opéré ...
    on en rit mais c’est de plus en plus cela la médecine spécialisée à la française ...
    une médecine d ’agenda où les urgences emmerdent tout le monde (ainsi un membre de famille s’est vu donner un rendez vous par son cardiologue alors qu’il vient de faire un IDM grave avec SMUR et CHU un rendez vous pour ...février 2016) et où le patient est géré par des secrétaires en contrat précaire ou à distance...avec pour le généraliste des heures passées chaque semaine au téléphone avec des impatients qui vous pressent pour leur faire avancer des rendez vous et avoir des passe droit
    je me surprend à dire de plus en plus souvent que l’on ne peut plus exercer la Médecine générale dans un tel "système" spécialisé de confort pour certains ...
    mais tout le monde s’en fout non ?

  • Bonjour,
    En ma qualité de patiente, je suis effarée par cette histoire. J’essaie dans ma vie de ne pas me faire de soucis à l’avance pour des pbs qui n’existeront peut-être jamais, mais là, on en tombe à la renverse ...
    Je vous fait part de ma petite expérience. Je me suis entendue dire un jour par une dermatologue remplaçant la mienne qui avait examiné ma fille pour un petit souci :"On ne vous a jamais dit qu’il y avait une très forte probabilité que votre fille ait une maladie génétique ?" et elle lui a prescrit un test de dépistage à faire dans un hôpital spécialisé tout en précisant qu’il y avait des mois d’attente et en s’étonnant de l’air catastrophé que je devais avoir ! Après avoir encaissé le choc, j’ai appelé le pédiatre qui avait suivi ma fille et qui m’a rassuré. J’ai attendu le retour de notre dermatologue qui n’était pas inquiète non plus mais a prescrit à ma fille, par principe de précaution, un simple examen à faire chez notre opthalmo et qui s’est avéré ... négatif.
    Imaginez le stress que j’aurais enduré et sûrement communiqué à ma fille si nous étions directement allées faire ce test de dépistage à l’hôpital et je ne parle pas du coût pour la sécu ! Cette expérience m’a laissée perplexe.

  • Le pouvoir sans conscience sur la vie des gens. Cette histoire n’est pas isolée, malheureusement. Dès le départ, l’histoire de cette dame pleine d’humour, que l’on gagnerait tou(tes)s à rencontrer, n’fait penser à un sketch deDieudinné.
    Quelque soit ce quee vous pensiez de lui, ne ratez pas son sketchs sur "le cancer" qu’il a écrit après avoir vécu un décès dans sa famille :
    https://m.youtube.com/?gl=FR&hl=fr#/watch?v=If3nvt0UiKA _

  • Incroyable comme ça me rappelle un vécu personnel ! Le chirurgien qui allait m’enlever l’utérus (j’avais 49 ans) m’a dit d’un ton sec : "vous n’en avez plus besoin, vous ne comptiez pas encore faire des enfant quand même" et pour terminer a ajouté : "vous avez de la chance, en "enlevant la pièce", en principe ça s’arrête-là".
    Je me suis sentie comparée à un véhicule usagé sur lequel on pouvait prélever "des pièces"... Je lui ai répondu aussi sec : "Si on vous parlait de vous enlever une couille, il vous en resterait une et vous pourriez encore bander, ça vous amuserait qu’on parle comme ça".
    La consultation pré-opératoire s’est terminée un peu froidement... et je vais bien, 20 ans plus tard, avec "une pièce en moins".
    Il faudrait leur claquer le beignet un peu plus souvent à ces "je sais tout et je le dis comme je veux", ça les ramènerait à la réalité

  • Ce manque d’empathie reste incompréhensible de la part de professionnels qui ont choisi comme métier de soigner les autres. Heureusement que la grande majorité des praticiens restent humains et à l’écoute !
    Certains sites ne font malheureusement qu’illustrer ces mésaventures (cf. les avis sur notetondoc.com, les avis sur google, et autres forums).

  • Le nombre de Diafoirus en exercice est sidérant.

    En tant que patiente devenu impatiente et révulsée par le nombre d’incapables inhumains et bouffis d’orgueil croisés au cours de ma "carrière" de malade :

    1/ Je considère désormais TOUS les médecins (et dentistes) que je consulte comme des imbéciles en puissance,

    2/ A chaque diagnostic, à chaque prescription, je consulte les cours de médecine en rapport et je vérifie la pertinence de ce qui m’est dit et prescrit.

    J’en ai ras le bol mais je considère à tout prendre que cette parano continuelle est un moindre mal eu égard à celui que nous font subir les trop nombreux idiots qui sortent diplômés de la fac de médecine.

  • "L’empathie ne fait pas partie des critères de sélection des médecins et c’est vraiment dommage, parce que ce serait techniquement possible"
    Avez vous plus d’infos sur ce sujet ?

    • Il existe des tests psychologiques assez bien faits. La difficulté est d’éviter un apprentissage du test, mais on peut très bien faire visualiser un vidéo au sujet et lui demander de décoder la communication patient médecin qu’il a observée. Si la vidéo est différente à chaque fois, l’apprentissage est plus difficile.

  • Ma technique personnelle en matière de diagnostic de maladie potentiellement cancéreuse chez un patient : elle semble très rétro, mais en fait elle est novatrice, et surtout ça marche si bien...... je prends mon téléphone, et appelle le médecin traitant du patient. Y compris s’il y a un doute diagnostique.
    Je préviens aussi le patient que son médecin est au courant. Qu’il peut aller en discuter avec lui dès le lendemain s’il le souhaite.
    Putain, c’est simple, les 5 -10 minutes d’échange de parole suffisant à baliser correctement un parcours patient avec un médecin traitant pivot de son parcours de soins.
    Putain, c’est con ce kon a déshumanisé la médecine, nous, les médecins, TOUS les médecins. Et ce n’est pas que la faute des vilains spécialistes, les généralistes y ont aussi leur part, trop facile de jouer le gentil géné parfait qui se moque des incompétents confrères.

  • Merci, c’est drôle, bien écrit (ou retranscrit) et cela se termine, fort heureusement, plutôt bien pour cette dame.
    Cela me rappelle une anecdote de qui m’est arrivée il y a qq temps.
    Je remarque à la base de ma verge des taches, elles ressemblent à des grains de beauté mais sans aucune épaisseur. Je me demande ce que cela peut être et commence à chercher.
    Je me rends vite compte du nombre de possibilités et surtout du nombre de visages qu’elles peuvent revêtir. Impossible de trancher sans l’avis d’un professionnel. Je décide de consulter, surtout qu’elles se sont multipliées car j’ai trainé.
    Après 45mins d’attente (je me dit que ce doit être une urgence) deux représentants de commerce sortent du bureau. Sans excuses je suis reçu et déballe mon anatomie pour examen.
    5mins d’observation, très embêté le docteur. Je lui propose donc de réaliser un prélèvement qu’il refuse et me prescrit une page de médocs sans même me dire à quoi il pense et ce à quoi cela est censé lutter, ne me demande nullement si je suivais un traitement particulier, puis m’invite à prendre rdv pour un prélèvement. Le tout à duré 15mins montre en main et m’a couté entre 35€ et 50€ je ne me souviens plus.
    Je suis resté coi, jeté l’ordonnance et décidé d’attendre en changeant les produits utilisés pour me laver. Il faut préciser que mon zona est parti âpres avoir lu les contre indications des médocs prescrits (et un peu de bol également) et que mon piqué rosé de Gibert, lui aussi s’est fait la malle tout seul après un passage à la Bétadine. Tout cela pour préciser que je ne suis pas un ’calme’ et que cela est toujours propice au développement des autres espèces qui cohabitent avec moi.
    Plusieurs mois sont passés et alors que je n’y faisait plus attention depuis qq temps déjà un beau matin tout avait disparu.

    Que dire de ma compagne qui lors d’une consultation en chirurgie (arthrose sévère non diagnostiquée à ce moment là ) s’est vue manipulée sans ménagement par un chirurgien qui par la suite lui à indiqué que ce ne serait pas lui qui opèrerait (de quoi exactement, mystère, ils a même précisé ’ouvrir pour voir’) mais le docteur X, qui une fois la tête dans l’entrebâillement de la porte, lui à proposé de l’opérer le lendemain, sans même avoir parlé du cas avec son confrère. Et pour faire court, si tous ces spécialistes avaient lu le compte rendu du radiologue, beaucoup de temps, d’examens et de stress auraient pu être évités.

    Nous avons dans la famille 1 généraliste et deux spécialistes.
    Je le dis pour ne pas que l’on pense que je préconise de ne pas consulter et pour souligner que dans toutes professions il y a des incompétents. C’est d’autant plus facile à maquiller que l’on est parfois en état de faiblesse et qu’ils se présentent avec leur habit immaculé de super heros avec leur prise en charge rapide et efficace...

    A puis tant que j’y suis, il y a ma sœur, accident de voiture à Bangkok, poli trauma, une tonne d’examens fait au Bangkok Hospital sur du matériel dernier cri, qui une fois rapatrié en France (après trois semaines de stabilisation), pour opération n’a pas vu son dossier consulté par aucun praticien et tous les examens refaits. elle a bon dos la secu...

  • Enfant, j’ai fais une crise d’épilepsie, il y avait un rapport précis, avec préconisation d’un traitement ; que le généraliste ne m’a jamais donné.
    A trente ans, lors d’une grossesse à risque, les médecins m’ont fait des tas de traitements (entre autre brassé le sang)sans avoir d’explication claire.
    A la naissance mon fils prématuré à reçu un choc à la tête, mon mari en a été témoin, et il y a des séquelles.
    Mon conjoint a été traité à la streptomycine, cela entrainé de la surdité.
    La mère de ma cousine à reçu du dystilbène, donc la cousine est stérile.
    Mon fils a eu un œdème foudroyant au niveau de la langue et du sexe, tout les étudiants on défilé devant ce cas d’école, pour voir.
    J’avais un gynécologue, qui disait des paroles blessantes et qui prenait dix minutes à chaque cliente (il était surnommé TGV) .
    Une dentiste, à l’habitude d’arracher toutes les dents aux personnes d’une maison de retraite pour poser des dentiers à 5000 euros, alors qu’un autre dentiste ne fait que des soins.
    Cette même dentiste à conservé une couronne en or et a prétendu que c’était pas de l’or.
    La collègue de cette dentiste à commencé sa consultation en demandant si la patiente avait eu un cancer de la mâchoire, sympathique pour une même de 88 ans.
    Ma mère à fait des séjour à l’hôpital, la première fois, on m’a dit aller chercher des bas de contention, quand je suis revenu, on m’a dis, trop tard on l’a fait sortir.
    La deuxième fois, après un séjour en cardiologie, une infirmière m’a dis, il faut revoir le cardiologue à l’extérieur, le lendemain, plus personne ne se souvenait de ça et il a fallu attendre trois mois avant de repasser devant le cardiologue, alors qu’il y avait eu un séjour en réanimation.
    Mon père est décédé brulé par les rayons de sa chimiothérapie (l’hôpital de N...) fait parti de la liste des hôpitaux mis en cause. Un médecin à eu des propos significatifs sur ce qui se passait juste avant le décès. Mon père est resté toute une nuit à se tordre dans tous les sens, et c’est qu’au matin qu’il a eu un masque respiratoire.
    Mon fils et mon jeune cousin on été suivi en orthophonie à N et L R.., avec des dossiers médicaux vides, et sans explications claires.
    Quand je voulais des certificat médicaux, le pédopsychiatre été absent car il réorganisait la santé mondiale en C....
    Après un doigt cassé, pour mon mari, la kiné continuait les massages alors qu’elle savait qu’il fallait une attelle dynamique.
    Fausse couche et douleurs j’ai attendu des heures, arrête planté dans la luette j’ai du attendre le lendemain.
    Ma collègue a été opérée d’un genoux, le médecin s’est trompé de jambe.
    Ponction lombaire douloureuse pour mon mari (c’est ancien) l’interne à du piquer plusieurs fois.
    Biopsie au niveau de la poitrine pour moi, le médecin, pourtant de confiance à du piquer plusieurs fois.
    Hôpital de R.., mon beau père agonisant ne pouvait plus se servir de son bras, mais les infirmière refusaient de l’aider.
    Toujours mon père cancéreux, on le faisait déshabiller à l’hôpital de N, pour l’emmener en examen à l’hôpital de L. R.
    Parfois lors d’urgence, il était envoyé dans des hôpitaux ou son cas n’étais pas connu, et moi je téléphonais partout pour savoir ou il était.
    A l’hôpital de L R, lors d’une hospitalisation on m’a donné des médicaments qui me raidissait et me faisait baver.
    Ma belle mère a eu une intervention de la vésicule à la clinique de R., alors qu’il y avait des travaux et de la poussière, elle a fait une infection.
    NOTE POSITIVE, l’hôpital de N., qui suis mon mari est très bien et à une bonne renommée.
    S’il vous plaît, osez me publier !
    Merci
    Cordialement

    • Il y a quelques années, je suis brusquement "tombée dans les pommes" à la fin du déjeuner, sur le carrelage, devant mes parents.
      Mon père est allé chez les gendarmes, qui lui ont dit d’appeler les pompiers. Quand ceux-ci m’ont trouvée allongée sur le lit de mes grands-parents, ils m’ont dit :
      "on vient vous emmener à l’hôpital de V."
      Moi : "c’est pas possible !"
      Eux : "mais pourquoi ?"
      Moi : "Enfin, regardez-moi, je ne suis pas maquillée !"
      Eux : "on vous assure que c’est pas grave !"

      A l’hôpital de V., la neurologue a estimé que mon état nécessitait une ponction lombaire.
      Cette chef de service était en fin de carrière. J’avais confiance, elle était bien expérimentée !
      Et bien… elle devait en fait passer son temps à remplir de la paperasserie administrative !
      Parce que cette fameuse ponction lombaire, elle l’a ratée TROIS fois de suite !
      Réflexion à l’aide-soignante : "et pourtant, je les réussis, d’habitude !"
      Certes, elle a réussi ma ponction, à la QUATRIEME tentative !
      L’aide-soignante est venue me réveiller à 3 heures du matin, pour que je prenne…du Stilnox.
      Quand je l’ai reposé sur la table de nuit, elle m’a dit "non, maintenant !"
      Et le lendemain, on m’a fait sortir, sans le moindre conseil, mais en m’ayant lourdement facturée !

      J’avais un bel oeil au beurre noir, et j’ai réalisé qu’après une (enfin, plusieurs tentatives ) de ponction lombaire, il faut une semaine d’arrêt de travail, vu que l’on ne peut pas tourner la tête, se pencher pour enfiler ses chaussures, sans se sentir au plus mal ! Il faut être accompagné tout le temps, même jusqu’aux toilettes ! n’envisagez pas de descendre les escaliers toute seule !
      Marchez lentement, en vous tenant partout tout le temps !

      Résultat, une semaine après, je suis allée demander à une clinique d’une ville concurrente, si tous ces symptômes étaient bien normaux, ils ont bien écoutée, et m’ont répondu qu’avec ce genre de ponction lombaire, j’en avais bien pour une semaine encore !

      Et bien, comme je suis membre de l’Association Française des Femmes Pilotes, malgré mon bel oeil au beurre noir, je n’ai pas pu râter l’occasion de faire faire leur baptême de l’air à mes parents, au musée de l’aviation de chasse, et nous avons fait une découverte aérienne très sympathique de Montélimar et notamment des vestiges romains à l’entrée Nord de la ville, que l’on ne voit pas du tout en voiture !

      Puis j’ai voulu savoir ce que les médecins de l’hôpital de V. avait soupçonné pour me faire une ponction lombaire. J’ai donc écrit une lettre avec accusé de réception, au directeur de l’hôpital, en demandant une copie de mon dossier. La lettre m’a été retournée, non ouverte.
      J’ai pensé avoir fait une erreur d’adresse, et en ai renvoyée une autre. Retour de ma lettre toujours non ouverte. Il m’a fallu demander aux trois associations de patients de plaider ma cause.
      On m’a donc proposé de venir consulter le dossier dans la Drôme, alors que j’habitais Paris !

      Depuis la loi Kouchner, les patients ont droit à une copie de leur dossier médical, on ne peut pas leur facturer la photocopie plus qu’à un prix très bas, et surtout, si vous êtes le patient, vous n’avez pas à apporter la moindre justification de votre demande !
      Il m’a fallu TROIS mois pour que l’hôpital de V m’en envoie une copie !
      Elle a été … très instructive.
      C’est l’hôpital qui conserve l’original, et on vous en envoie la copie.
      Et si à cet hôpital, on vous propose une ponction, votez "Spahis", c’est le contraire, côté professionnalisme et sens des valeurs !

      J’ai préféré rentrer faire des vérifications à un hôpital de Neuilly (vous ne saurez pas lequel, puisqu’il y en a plusieurs). Depuis, je sais qu’une spécificité de mon corps, m’oblige à faire trois repas par jour, et 2 collations. Donc manger toutes les trois heures et ne JAMAIS sauter de repas, et TRES équilibré ! Franchement, je conseille ce mode de vie à tout le monde !

      Si je suis devenue épileptique en 2013, c’est à cause d’un traumatisme crânio-cérébral grave, en Allemagne, en 2011, donc c’était ULTRA prévisible.
      Je ne suis plus suivie à cet hôpital de Neuilly (mais j’y invite mes parents au restaurant dans les grandes occasions) et j’ai voté pour la concurrence, c’est à dire un hôpital parisien qui est comme une ville dans la ville, et où même les taxis se perdent.
      Cela fait 2 ans et demie que je n’ai eu aucune crise, donc depuis le tout début du traitement, et ce ponte de l’épilepsie m’a dit que l’objectif, c’était trois ans sans la moindre crise, donc je garde le moral !
      Au fait, il y aurait quelqu’un ici qui prenne de la drogue du violeur ?
      Et bien, pas moi !
      Quand j’ai demandé à mon médecin traitant si c’était bien ce médicament que l’on surnommait "la drogue du violeur", il m’a répondu :
      "oui, mais avec vous, il n’y a pas de risque  !"
      Je ne sais pas s’il voulait dire :
      - que les anti-épileptiques, cela fait grossir tout le monde,
      - ou que vu que je prépare un grand concours, il se doutait que je n’avais plus de "cher et tendre" !!!
      Voilà, j’espère qu’on aura eu la patience de me lire, mais je préférerais poster la totalité de la traduction française de mon dossier allemand sur remede, vu que c’est tout de même bourré de termes ultra-techniques, … qui me font regretter d’avoir fait des grandes écoles, mais pas médecine ! D’un autre côté, j’aurais vraiment conscience d’y être passée ULTRA PRES, pour mon salto arrière raté sur le carrelage allemand, à 3 heures du matin !
      Un détail : je suis sortie du coma au bout d’un mois, en ne m’exprimant plus qu’en anglais !
      La neuro-chirurgienne n’a pas été étonnée, vu qu’elle avait déjà opéré un allemand bilingue espagnol, qui était sorti du coma en ne parlant plus qu’espagnol, et avait dû réapprendre la totalité de l’allemand a 50 ans !
      Purée ! j’ai fait allemand première langue, je conçois la difficulté !
      J’ai dû aussi réapprendre la totalité des tables de multiplication, et ne m’en souvenais plus, 10 secondes après les avoir récitées !
      Heureusement que je n’avais pas fait l’X !

    • à bien regarder au fond des choses, elles sont parfois différentes à ce que l’on pense, car TOUT CHANGE TOUT LE TEMPS

  • merci pour cet article, je ne suis donc pas le seul patient en errance (dixit mon neurologue)

  • J’ai vecu ca deux fois.
    Premiere fois, echo de la thyroide (ma toute premiere). Annonce du ’diagnostic’ par la radiologue, qui a pris un visible plaisir a enfoncer le clou et me terroriser. Retour darre darre chez l’ORL qui avait prescrit l’echo, en evitant de justesse de me faire ecraser dans la rue tellement j’etais sonnee. Sa reaction : ’mais elle n’a jamais vu de nodules !’ 2nde echo avec un autre radiologue recommande par l’ORL : nodules sans aucun caractere pejoratif, pas d’hypervascularisation. On continue a surveiller la thyroide (ca va faire une demi douzaine d’annees) et pour l’instant ca va bien.
    Deuxieme fois, biopsie d’un fibroadenome qui avait fait de la gonflette. Il y avait effectivement du carcinome, in situ. La chirurgienne, une jeune trentenaire, avait l’air absolument ravie (pour elle, pas pour moi) : ’un cancer ! j’ai un cas de cancer !’. Elle voulait faire une lumpectomie (+ radiation), et songeait aussi a ’retrecir’ mon deuxieme sein, afin qu’il n’y ait pas une dissymetrie trop marquee entre les deux. Comme je devais avoir l’air choquee, elle m’a sortie : ’vous avez de gros seins, meme apres que j’ai opere, il en restera toujours assez’. Je suis allee dans un autre hopital (plus ’specialise’, avec un chirurgien qui avait une bonne vingtaine d’annees d’experience de plus que cette bonne femme), j’ai refait une biopsie, et comme le diagnostic est identique (in situ), pour l’instant on fait de la surveillance. Et le canard est toujours vivant !

  • Totalement d’accord avec vous la chirurgie des fesses est une chirurgie très délicate surtout pour les femmes !

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